Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Doit-on obligatoirement aimer ses enfants ?

Doit-on obligatoirement aimer ses enfants ?

Il existe un tabou dont on parle peu, bien moins en tout cas que de celui de l’inceste, c’est celui de ne pas aimer ses propres enfants, et pourtant, il n’est même pas illégal. Attention, il ne s’agit pas là de maltraitance ou de sévices, mais du fait de n’éprouver aucun plaisir, aucune satisfaction en compagnie de ses enfants, voire même de les considérer comme une charge et un désagrément. Ceux qui disent ne pas aimer les enfants sont le plus souvent regardés d’un air torve par ceux qui en ont, surtout quand il s’agit d’une femme qui professe ce point de vue. L’opinion parle alors d’égocentrisme, de manque de maturité, de carence d’affectivité, pour ne pas dire de propos tenus en l’air par quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle. A ce genre d’affirmation, il est de bon ton de conclure par un péremptoire : « Tu verras, quand tu auras les tiens ! ». Mais celui ou surtout celle qui oserait dire qu’il n’aime pas ses propres gosses, verrait s’arrondir les yeux de stupéfaction. La société n’est pas prête à entendre ce genre de propos, et ressent ce genre d’affirmation avec le même effarement que face à ceux qui diraient qu’ils fréquentent régulièrement les travestis, sont sexuellement attirés par les enfants, battent régulièrement leur épouse, ou qu’ils attaquent des vieilles au marteau pour les dépouiller.
 
Et la réaction est universelle, il n’y a pas d’exception culturelle sauf en cas de famine chronique, [1]celui qui n’aime pas ses enfants est considéré comme un anormal, même s’il ne les maltraite pas. Or, il est totalement possible dans l’absolu d’assumer à plein ses obligations d’éducation et de soin envers sa progéniture, sans en concevoir le moindre plaisir et sans véritablement ressentir d’affection, d’intérêt ou d’attrait pour ses enfants. Ne pas éprouver de sentiment fort vis-à-vis de sa descendance ne signifie pas pour autant qu’on éprouve de la haine mais plutôt, du désintérêt, de l’ennui et un manque d’enthousiasme. Car celui ou celle qui n’aime pas ses enfants, ne finit pas obligatoirement en première page d’un fait divers sordide. A l’inverse, les pires tortionnaires, s’ils déclarent pour se disculper, s’être énervés, avoir eu un coup de folie, avoir pété les plombs, n’avouent qu’exceptionnellement qu’ils détestent leurs gosses. Ils peuvent même rendre l’enfant responsable des sévices qu’ils ont infligés par le comportement de la victime, mais ont du mal à avouer qu’ils exècrent leur souffre-douleur.
 
Le comique américain W C Fields, disait : « Celui qui déteste les enfants et les chiens, ne peut être totalement mauvais », beaucoup l’ont pris comme un mot, un trait d’humour, mais qu’en est-il dans la réalité ?
On peut détester ses parents, qui quelquefois ont été odieux, brutaux, inexistants, on peut en avoir honte, surtout quand on change de classe sociale. On peut dire que l’on n’a pas choisi de naitre et que les obligations parentales sont un devoir auquel, nul ne devrait échapper. On choisit ses amis, on ne choisit pas sa famille. Par contre, avec la possibilité de la contraception et de l’avortement, les enfants d’aujourd’hui, du moins dans la société occidentale, sont voulus et désirés le plus souvent. Mais vouloir avoir des enfants, ne veut pas dire obligatoirement aimer les enfants. Alors, qu’en est-il des sentiments ?
Comme dit plus haut, il existe des célibataires endurcis qui n’ont pas envie de s’encombrer d’une famille et de gosses braillards, quémandeurs et brise-fer. Certaines femmes le disent quand elles sont très jeunes, mais elles persistent exceptionnellement après trente ans. Et quasiment tous ceux qui avaient horreur des gosses rentrent dans le rang au premier vagissement d’un lardon. Restent quelques irréductibles qui considèrent leurs gamins comme une contrainte, un boulet, au mieux comme un inconvénient. Mais la plupart du temps, ils restent muets sur le thème, surtout quand il s’agit de femmes.
Toutefois ce qui est intéressant à analyser, c’est pourquoi certains qui élèvent apparemment normalement des enfants sans aucune carence apparente, puissent ne pas les aimer. Et pourquoi une telle déclaration met mal à l’aise les autres parents, si ce n’est l’ensemble de la population. Alors que ceux qui ont leur progéniture aux lèvres à chaque conversation ne sont pas forcement de bons pédagogues et des parents sans reproche.
Reprenons point par point les raisons qui pourraient être données si un minimum de franchise existait dans le dialogue entre individus.
- Un enfant ça coûte cher et si on est un parent responsable, on doit se priver d’escapades, de belle bagnole, de bijoux, de grand restaurant, c’est donc un luxe de riche. Mais ce n’est pas et de loin la raison principale. Malgré tout, quand on se paye un écran plat avec le montant des allocs, on à beau bramer son amour pour les gosses, on reste dans le pur paradoxe.
- Les grossesses déforment souvent les femmes, ça fait tomber les seins, prendre du poids et des vergetures. Et quand on est subjuguée par sa propre image corporelle, cela doit être pénible de sentir quelque chose qui vous pousse dans le ventre.
- Un gosse ça braille, ça couine pour un oui ou pour un non, les couches, même jetables, c’est loin d’être un plaisir et être réveiller toute la nuit par un bébé n’a rien de particulièrement plaisant, surtout quand on travaille le lendemain !
- Les dessins atroces de l’école maternelle qu’il faut afficher dans la cuisine sont une atteinte à l’art et au bon goût et une insulte à l’esthétique, de même que les affreux cadeaux de Fête des Mères réalisés en classe sous la houlette d’institutrices sadiques.
- Rien de plus niais et roboratif qu’un album de photo avec un bébé dans son berceau, au sein de sa mère, en grenouillère, en maillot de bain, à Disneyland, entrain de jouer au ballon etc.…et puis les vidéos, les murs de collages de photos avec en supplément l’encadrement des diplômes. Bref quand on n’est pas Cartier-Bresson, ce genre de clichés, il vaut mieux les cacher par dignité au lieu de les exhiber avant l’apéritif aux amis ou de les publier sur Face book.
- Quoi de plus déprimant qu’une chambre d’enfant avec un papier peint atroce, des jouets qui trainent partout et un lit cage, qui incite à nourrir les gosses au grain à la volée comme s’il s’agissait de poulets.
- Le gamin le plus calme peut vous ruiner un salon Louis XV ou vous saccager vos porcelaines avant que vous ayez eu le temps de réagir.
- Quoi de plus pénible que les réunions de parents d’élèves avec des abrutis que l’on aurait évités s’il n’y avait eu sa fille dans la même école. Et les goûters d’enfants avec les gosses des autres encore plus insupportables que les siens. Les visites à Disneyland, temple de la médiocrité commerciale, ont de quoi donner la honte à un intellectuel, tout le monde n’a pas la culture de Sarkozy ! Sans oublier Tokio Hotel à écouter en boucle. Et puis, il faut les faire jouer, leur parler « bébé », pratiquer l’éveil des chérubins malgré leur vocabulaire limité, pas de quoi en faire une thèse, ou plutôt si, mais dans le genre tragique. Intéressante est la réflexion de Karl Lagerfeld à propos de sa mère qui lui disait : « Ca m’ennuie de te lire des histoires, alors apprend vite à lire toi-même », ou encore, « Tu es un enfant et tu parles comme un enfant de six ans, mais moi je n’aime pas te parler comme à un gosse de six ans, car moi je parle comme une adulte »
- Est-ce vraiment passionnant, Goldorak, le monde de Nardia et Picachu quand on a passé l’âge ? Et raconter les mêmes histoires tous les soirs pour qu’ils s’endorment ! Un enfant, c’est routinier et un adolescent imitateur des effets de mode, pas de quoi donc exciter l’imagination d’un adulte.
- Comment s’extasier devant un mot d’enfant souvent stupide ou ridicule ? Et quand il vous ruine le papier peint fraichement posé au feutre ou au Stabilo, sans avoir des envies de meurtre, on doit se dire que c’était quand même mieux quand on sortait entre copains, qu’on pouvait partir une semaine à Londres, Amsterdam ou Hénin-Beaumont avec une copine ou un mec de passage avec comme seul souci de trouver quelqu’un pour arroser les plantes.
- Le débile qui bave en fauteuil roulant, qui feule, et qui fait se dire, si l’on est croyant : « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu, pour en arriver là ! » est la désespérance et la honte de nombreux parents qui jurent la main sur le cœur qu’ils l’aiment comme les autres. L’enfant qui fait se dire avec effroi aux moments les plus sombres de la dépression et de l’épuisement, s’il mourrait, je serais enfin libéré(e).
La liste peut s’allonger à l’infini pour celui ou celle qui ne supporte pas ses gosses.
Quand ils sont plus grands ou adultes arrivent les autres problèmes :
- L’enfant qui a épousé une juive, un arabe, un goy, une négresse ou …un blanc, un roumi peut chez certains entrainer la haine ou le reniement.
- Le fils qui n’a pas pu devenir médecin, pharmacien ou notaire et qui est incapable de reprendre l’entreprise familiale.
- Le junkie, l’alcoolique, le taulard qui vous pourrit l’existence et peut devenir violent
- La fille qui s’est convertie à l’islam dans une famille traditionnelle catholique. Le garçon homo que l’on comprend, le pauvre, en baissant les bras, mais cela aurait été pourtant si bien d’avoir un petit-fils ! Et puis, même avec un esprit large, l’homosexualité, c’est naturel, mais pourquoi c’est tombé sur notre fils ?
- La petite miss, nouvelle Vanessa Paradis, devenu un thon ou un boudin à l’adolescence, alors qu’elle était si mignonne sur un podium à sept ans.
- Le grand irresponsable qui vous tape du fric passé les trente ans, le « Tanguy » qui s’incruste ou vient faire laver son linge.
- La fille complètement à côté de la plaque qui s’est fait engrosser par un paveur qui n’avait aucune bonne intention, qui fréquente un dealer avec un casier, surtout s’il s’appelle Omar ; celle qui s’est installée avec une sorte de végétarien new age qui croit aux soucoupes volantes et celle qui revient régulièrement pleurnicher dans le giron de sa mère après chaque catastrophe.
Et ceux qui rêvaient d’enfant comme d’un pavillon à Meudon et qui ont hérité d’un « HLM », jaloux des enfants des autres, soit plus beaux, soit plus intelligents. Eux ils ne possèdent qu’une fille « Clio  » alors qu’ils espéraient avoir engendré une « Mercedes  » capable de glorifier leur ego. Car l’amour de l’enfant est habituellement une projection narcissique, on veut souvent en faire ce que l’on aurait aimé être et vivre ses rêves par procuration. On aspire au mieux, à l’excellence, et on est irrité quand le rejeton n’est pas à la hauteur des ambitions. Les Empereurs romains savaient déjà que leurs héritiers ne valaient pas grand-chose et avaient la sagesse d’adopter leur successeurs, Marc-Aurèle ayant par exception désigné son fils Commode, fit une énorme erreur et l’Empire s’en ressentit malheureusement.
Il faudrait aussi évoquer le ressentiment de femmes passionnées par une activité ludique ou professionnelle qu’elles ont du abandonner pour torcher des fesses, que ce soit les compétitions de tango, le tir à l’arc, le bridge, les partouzes ou un poste d’attachée de direction. Surtout quand l’enfant pour lequel « elles se sont sacrifiées » est en échec scolaire, hyperactif, petit délinquant ou rêve d’être chanteur de rap au lieu de finir son droit.
Et puis aimer, est un sentiment subjectif, souvent une imitation par routine et mimétisme ambiant. Et en français, c’est encore plus compliqué de l’exprimer que dans beaucoup d’autres langues. Car dans notre langue, on peut aimer, la choucroute, Picasso, son amant et ses gosses. D’où la surprise de Parisiens venus en Lorraine, avant guerre et qui interrogeant un petit paysan en lui demandant s’il aimait mieux son père ou sa mère, d’entendre le gosse, peu habitué à répondre en français, de dire : « Moi, j’aime mieux le lard ! ». Et oui, dans les langues et patois germaniques, on fait la différence entre lieben d’une part et essen ou fressen gern d’autre part. Dire que l’on aime ses gosses est souvent une profession de foi obligatoire, proche du poncif, du mimétisme du désir de rester dans la norme, mais qui ressort bien souvent du conformisme et du tic verbal.
Donc, rien de plus difficile que de quantifier, évaluer et apprécier un sentiment et en particulier l’amour parental. Aimer, ça veut dire quoi ? Ce sont souvent les plus inconséquents, les plus négligents qui parlent de leurs gamins au superlatif. Par contre, la haine, vis-à-vis de quiconque est facilement identifiable. L’amour dure un temps, la haine toute une vie.
Mais pourquoi est-il si pénible de s’avouer à soi-même et encore plus aux autres que l’on n’a ni amour ni affection pour ses enfants ou alors très peu, parce qu’il le faut bien ? D’abord le mimétisme consensuel y est pour beaucoup. Ensuite, l’autocensure, fait qu’il est quasiment impossible de faire ce constat, au risque de se retrouver au ban de la société, chez le psychiatre ou le psychanalyste ou pire d’avoir sur le dos une inspectrice de la DDASS névrosée ou revêche. Car tout vient enfin de compte de l’éducation normative que l’on a reçu dans la plupart des cas. Peu de gens osent sortir des schémas de la pensée commune, même s’ils ne débouchent pas sur la délinquance ou la déviance. Qui oserait dire ou même penser, j’ai élevé mes enfants le mieux possible, mais je n’en ai tiré que peu ou pas de plaisir et de satisfaction ?
Pour conclure, il faut tout de même reconnaitre que la majorité qui dit aimer ses enfants est capable de son côté de vous sortir une liste deux fois plus longue de bonnes raisons de les aimer. Et de nombreux pères et mères qui ont subi certains des inconvénients et problèmes évoqués dans cet article sont cependant très heureux de leur progéniture et ne regrettent rien. Une pensée, un concept ultra minoritaire est-il donc obligatoirement faux ou mauvais ? Faut-il aller dans le sens de la majorité pour être accepté par la société ? Mais là, on tombe dans l’acceptation de la normalité, avec les difficultés de la définir, de la banalité des valeurs communément acceptées et, comme aurait dit Kipling, c’est une autre histoire.


[1] Voir les Iks, le peuple de la faim, de Colin Turnbull 1972 ; Cette population dans les années 60-70 dans le Nord-est de l’Ouganda chassait les enfants dès qu’ils savaient marcher pour qu’ils assument leur pitance tout seuls, mais il s’agissait d’une situation extrême due à la famine, la sécheresse et à une carence de l’état.
 

Moyenne des avis sur cet article :  3.63/5   (35 votes)




Réagissez à l'article

166 réactions à cet article    


  • Marc Viot Marc Viot 10 mars 2010 09:48

    L’amour n’est pas un devoir, mais un sentiment.

    Vous l’éprouvez ou vous ne l’éprouvez pas : la logique n’a rien à y voir.

    Aussi, votre article qui à priori pourrait être d’une logique implacable me semble complètement hors sujet ...

    Cela dit, si tous les parents n’éprouvent pas de l’amour pour leurs enfants, il me semble par contre avoir une certaine responsabilité quand à leur progéniture dont ils sont à l’origine, non ?


    • orage mécanique orage mécanique 10 mars 2010 10:08

      on a les enfants que l’on mérite


      • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 mars 2010 10:12

        pas du tout , les enfants ont leur propre caractère , il n’ y a guère de mérite , plutôt de la chance si cela se passe bien ...


        • LE CHAT LE CHAT 10 mars 2010 10:20

          Salut Captain ,
          oui , c’est un peu mon sentiment , c’est tout mignon à la naissance , mais incertain à l’arrivée , quand à dire qu’on les a comme on les élève , ce n’est plus si vrai qu’avant , se faire valoir auprès de gosses de son âge compte beaucoup plus que plaire à ses parents !
          l’affection est un sentiment qui se construit avec le temps , comme le respect , ça se mérite aussi !


        • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 mars 2010 10:35

          Salut Le Chat ,

          Un enfant est simplement le fruit de deux êtres qui se sont aimé ( on va dire )

          Comme nous sommes maintenant des milliards sur cette terre notre enfant ressemble à des millions d’ autres .

          Simplement , le fait de naître dans sa famille à soi on s’ imagine qu’ il est différent de tous les autres . On l’ entoure d’ affection que la plupart du temps il rend bien . Il s’ imprègne de l’ histoire de ses parents ce qui le rend un peu unique dans son genre . Mais chacun des autres enfants est dans le même cas .

          La question de Yang est plus que pertinente .


        • orage mécanique orage mécanique 10 mars 2010 10:49

          Bien sur qu’on a les enfants que l’on mérite, nos enfants nous regardent et font ce que nous faisons, ils sont notre miroir , regarder ses enfants c’est se voir.
          L’effet est assez basique et que ça peut se résumer ainsi :
          « si tu agis comme une tête de con, tu récolteras une tête de con » 


        • LE CHAT LE CHAT 10 mars 2010 11:49

          @orage mécanique

          oui , c’est sûr que si on donne le mauvais exemple , on risque d’être copié , mais les enfants copient aussi beaucoup les copains , pour ne pas être exclus , et ça on n’y peut rien ! des enfants de gens très biens sont devenus des sales types ! ou alors penses tu comme un certain Nicolas , que c’est écrit dans les gênes ? smiley


        • Yaka Yaka 10 mars 2010 13:59

          Si on élève ses enfants dans l’isolement, ils sera facile d’en faire ce que l’on veut.

          Cependant, dans la vraie vie, ceux-ci sont soumis à bien des influences (Copains-copines, télévision, internet, etc.) qui sont incontrolables par les parents.
          Du coup, il y a une part d’aléatoire qui ne dépend en rien des parents.


        • xbrossard 10 mars 2010 10:26

          j’avais imaginé que l’enfant était le fruit de l’amour de deux êtres, je doit être vieux jeu...

          fondamentalement, le désir d’enfant est le désir d’immortalité ; faire que notre essence profonde (en fait, tout bêtement nos gènes) continue après notre mort.

          La plupart des personnes n’aimant pas les enfants ne s’aiment pas eux-mêmes. Ou alors, ils ne désirent pas d’enfants parce que leur situation actuelle ne leur convient pas.

          Je fait un pari : Si a une femme chomeuse et célibataire, vous la mettez avec un beau milliardaire qui lui paiera sa chirurgie post-accouchement, et à condition qu’elle n’ai pas trop de problèmes psy, il y a 9 chances sur 10 qu’elle ai tout à coup envie d’avoir des enfants...


          • JL JL 10 mars 2010 10:28

            L’amour c’est comme le reste : c’est le trop ou le pas assez qui posent problème. Et ces deux extrèmes se confondent dans le politiquement correct, par des mécanismes de compensation. En la matière, moins par moins, ça ne fait jamais plus, loin de là : du négatif compensé par du négatif opposé, ça fait du négatif à dose massive.

            L’amour envers les enfants ce n’est pas une question de quantité, mais de qualité.


            • Internaute Internaute 10 mars 2010 10:32

              Le sujet est intéressant car il met le doigt sur la diversité des sentiments qui unissent les gens. Les détails de la vie que vous citez n’ont en fait que trés peu d’importance sur les comportements.

              Dans la pratique, beaucoup de parents ont des enfants comme une chienne a ses petits. A une époque de la vie cela devient une nécessité biologique. Les gens simples les prennent comme ils viennent. Les intellos conceptualisent à mort, lisent des bouquins sur l’éducation des touts petits, croient qu’ils conduisent leur vie et s’inventent un tas de raisons psychologiques. Au bout du compte c’est la loi de la nature qui s’impose. L’amour filial vient aprés. Il se construit au fil des ans. Parfois il ne vient pas et ce n’est ni une question des difficultés rencontrées, ni une question d’argent.

              Il est intéressant de regarder l’amour filial du siècle dernier. Dans les bonnes familles, les enfants étaient élevés séparément des parents. Ils ne partageaient pas le même repas et ne voyaient les adultes que de manière assez formelle. Ce type de relations n’a pas empêché de forts amours filiaux ni leur absence totale.

              Il se passe la même chose pour les couples. Bien souvent l’attirance n’est que sexuelle. Le fol amour, c’est prendre son pied avec son partenaire et ne plus penser qu’à cela le reste de la journée. L’amour conjugal, lorqu’il prend la suite, vient aprés au fil des ans. Je me suis rendu compte que la plupart des couples ne s’aimaient pas en rencontrant quelques rares vieux couples qui s’aimaient. Quand l’un trépasse, l’autre meurt dans les trois mois.


              • Arunah Arunah 10 mars 2010 10:46

                Bonjour Georges !

                Si je peux me permettre une remarque sur votre article presque exhaustif, vous avez omis la seule raison politiquement correcte de ne pas aimer ses enfants :

                 LES ENFANTS ÇA POLLUE ! 

                Je ne résiste pas au plaisir de joindre ce lien :

                 http://www.leconfitcestpasgras.com/2009/04/23/poires-belle-heleneexpress-au-micro-ondes/


                • Georges Yang 10 mars 2010 11:54

                  L’enfant est l’animal le plus destructeur avec le rat et les sauterelles


                • Arunah Arunah 10 mars 2010 12:26

                  @ Georges Yang

                  Certes ! Mais les sauterelles ne font pas pipi au lit, elles... 


                • Georges Yang 10 mars 2010 17:55

                  La seule mesure écolo au niveau planétaire c’est la contraception et l’avortement


                • perlseb 10 mars 2010 19:30

                  D’ailleurs, si l’on veut une plus forte proportion de parents qui aiment leurs enfants, il faut supprimer absolument les allocations familiales qui sont anti-sociales. Les gens les plus démunis sont poussés à en faire... pour survivre eux-mêmes. Et faire des enfants pour l’argent, c’est pas une belle preuve d’amour.

                  Suppression des allocations familiales en même temps que gratuité intégrale de tous les frais pour tous les enfants (cantine, vêtements corrects, sport, musique, culture, ...). Au moins, les parents ne pourraient pas s’acheter un écran plat sur le dos de leurs enfants et on serait sûr que les enfants ne subiraient la malnutrition et autres privations (nécessaires à l’achat de l’écran plat) de tels parents...


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 mars 2010 10:48

                  Tall es-tu le frène hainé ..... smiley


                  • Philippe D Philippe D 10 mars 2010 10:49

                    Autant mettre l’amour en équation !



                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 mars 2010 11:53

                      Plutôt en multiplication .....


                    • Romain Desbois 10 mars 2010 10:56

                      Et oui comme on dit on ne choisit pas sa famille... quoique que.

                      L’amour le vrai, ne se décrète pas.


                      • Noor Noor 10 mars 2010 11:50

                        « Doit on obligatoirement aimer ses enfants ? »

                        Quand on aime pas les enfants, c’est bête à dire mais, on en fait pas !
                        Un enfant n’est pas un jouet, et je peux dire aussi que ce n’est pas parce qu’on aime les enfants, qu’on est pret à en faire soi meme !

                        Aimer son enfant est facile, mais peut on l’elever decemment ? Peut on lui donner une éducation correcte ? Il y’a encore des parents qui confondent elever et eduquer malheureusement...
                        Un enfant n’est pas un animal de compagnie !!! Il faut l’elever (le nourrir, lhabiller, l’inscrire à l’école) et lui donner des valeurs, lui inculquer des principes ! C’est ça l’éducation !
                        C’est une charge de tous les instants et il faut sans cesse être à l’écoute de son enfant, lui montrer le chemin en ayant soi meme un comportement droit et exemplaire.

                        Quand on se rend compte de la charge que peut etre un enfant, il est toujours trop tard car l’enfant est déja là. Les parents apprennent sur le tas, comment être parents...
                        Alors, je dis aux couples qui veulent un enfant parce qu’ils sont installés, mariés, et qu’ils adorent les gosses et veulent en avoir....QU il faudrait qu’il y reflechisse à deux fois. On ne fait pas des gosses, pour faire des gosses... 


                        • finael finael 10 mars 2010 20:15

                          Tout à fait exact.

                          Il est très simple de ne pas faire d’enfants quand on n’en veut pas.

                          Un enfant ne peut être responsable du fait qu’il soit né.

                          Les parents qui n’aiment pas, voire haïssent leurs enfants, devraient au moins le reconnaitre honnêtement et assumer leurs responsabilités. S’ils ne le font pas c’est qu’ils sont lâches, et eux-mêmes infantiles.


                        • Cascabel Cascabel 10 mars 2010 20:42

                          Si tous nos ancêtres s’étaient posé ce genre de questions nous ne serions pas là ! La vie est faite d’imprévus aussi, on ne peut pas toujours tout programmer et penser à l’ avance. 
                          D’ailleurs a force d’avancer dans la peur du lendemain nos sociétés deviennent vieillissantes et nous ne faisons plus d’enfants. Car personne ne me contredira là dessus, ce n’est pas à l’âge de la retraite, au moment où l’on jouit de toutes ses économies et de son temps libre, qu’on devient parent !


                        • vinvin 11 mars 2010 01:11

                          (@NOOR).


                          Il y a encore des parents qui confondent élever et éduquer, malheureusement... ( fin de citation ).

                          J’ ai souvent entendu dire des gens dire qu’ ils élèvent leurs enfants, et malheureusement c’ est une expression que j’ entend toujours, alors que nous sommes en 2010 !....

                          Ors il se trouve que l’ on élève des chèvres, des moutons, des vaches, bref des animaux.

                          En revanche on élève pas un être humain, on l’ éduque.

                          Donc j’ en déduis que les gens qui disent élever leurs enfants les considère comme des animaux, et non comme des humains, ce qui est très grave.

                          je suis placé pour le savoir, vu que ma mère employait souvent le terme élever, durant mon enfance ......

                          Je me souviens qu’ une fois lorsque j’ avais environ 15 ans, ( je viens d’ en avoir 47,) ma mère m’ avait dit que je n’ étais qu’ un « cafard » que l’ on peut écraser avec le pied.

                          Donc si a présent ma mère très âgée et grabataire, je n’ éprouve aucune pitié, ni compassion, voir un profond mépris a son égard, je pense que vous comprendrez pourquoi, et je pense pouvoir bénéficier de circonstances atténuantes !......


                          Bien cordialement.



                          VINVIN.



                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 mars 2010 11:58

                          Un des services à rendre aux enfants c ’est leur faire acquérir l’ autonomie , ne pas les formater de façon à ce qu’ ils puissent penser par eux-même . Ne pas imposer son point de vue .


                          • Noor Noor 10 mars 2010 12:05

                            « Un des services à rendre aux enfants c ’est leur faire acquérir l’ autonomie , ne pas les formater de façon à ce qu’ ils puissent penser par eux-même . Ne pas imposer son point de vue » 

                            On vit dans une sociètè de formatage, vous savez. Ca va être dur, car dans la vie de tous les jours, ils seront confrontés à cette réalité meme s’ils reçoivent le genre d’éducation que vous préconisez Rocla...


                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 mars 2010 12:22

                              analyser , agir , penser , se structurer soi-même et non par les accapareurs en tout genre , religion , argent , pouvoir , et autres conneries malfaisantes voilà ce que je veux dire ..... qui serait bien pour les enfants .


                              • saint_sebastien saint_sebastien 10 mars 2010 12:13

                                Ca veut dire quoi aimer ses enfants ? cela ne veut rien dire , comme être un bon parent ...



                                • Traroth Traroth 10 mars 2010 12:36

                                  Si on n’est pas prêt à aimer ses enfants, on a de nos jours, du moins dans les pays développés, la possibilité de ne pas en faire. Personnellement, je ne considère pas que les gens qui décident de ne pas avoir d’enfants sont anormaux ou égoïstes. C’est un choix qui ne regarde que la personne qui le fait (et son éventuel conjoint).

                                  Dire qu’on a le droit de ne pas aimer ses enfants, une fois qu’ils sont là, relève du relativisme : Les enfants ont besoin d’amour pour s’épanouir et devenir des adultes équilibrés et, oui, sains d’esprit. Donc la prochaine étape, ça va être de dire : mais est-ce qu’il est vraiment nécessaire qu’ils deviennent des adultes équilibrés et sains d’esprit ?
                                  Bref, on rentre dans une logique totalement perverse où on revendique le droit de faire n’importe quoi, même du mal aux autres. Un peu comme les libéraux, quoi.


                                  • Halatak 10 mars 2010 21:29

                                    Dieu a dit : « Aimez-vous les uns les autres. »
                                    Donc ne pas aimer ses enfants est mal. En reconnaissant ce pêché et en requérant l’aide de Dieu, le parent aimera ses enfants, ce qui est bon.
                                    ...
                                    Ce raisonnement peut paraître dogmatique et autiste, mais il m’a l’air sacrément moins tordu que l’article en question.

                                    Ceci étant dit, je ne juge absolument pas les parents qui n’aiment pas leurs enfants, car Dieu a dit aussi de ne pas juger son prochain : il ne s’agit que d’un avis.


                                  • Traroth Traroth 11 mars 2010 17:43

                                    Vous êtes conscient que tout le monde n’est pas chrétien ? Ni même croyant ? Et pourtant, les athées et agnostiques aiment leurs enfants comme les autres...


                                  • Gueudin 10 mars 2010 13:14
                                    « J’aime mes enfants »
                                    Sentiment monolithique et invariable ? 

                                    Mon opinion est que ne pas s’avouer les sentiments négatifs ressentis fait perdre toute sa valeur à l’amour ensuite exprimé.

                                    L’exprimer aux autres, c’est effectivement mal vu, mais quelle hypocrisie de la part de ces juges !

                                    Alors j’en rajoute...

                                    « Pour partir en week-end avec madame, je loue mes enfants à des chatelains pour leurs réceptions. Non seulement on est tranquille, mais en plus, cela finance notre escapade »

                                    Ce n’est pas que mes interlocuteurs le prennent au premier degré, mais rien que le fait que je puisse évoquer aussi violemment un rejet de mes enfants, cela me grille à vie. Au moins ils ne viennent plus me casser les burnes ceux la. Malheureusement, je n’ose pas toujours...

                                    • Halatak 10 mars 2010 21:32

                                      On parle d’amour, il n’est pas ici question de bien aimer ou de mal aimer.
                                      L’article parle bel et bien de parents qui N’AIMENT PAS leurs enfants.
                                      Nuance.


                                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 mars 2010 14:52

                                      et que dire des enfants sauvages  ?


                                      • koanzench koanzench 10 mars 2010 15:04

                                        Les enfants adoptés venaient d’Éthiopie. Très vite, leurs parents adoptifs s’étaient sentis dépassés. Jusqu’à l’abandon. Le couple était poursuivi, hier, à Nantes, pour soustraction à ses obligations légales.

                                        Les mots du procureur de Nantes sonnent comme une gifle : « Ils resteront parents de ces enfants qu’ils le veulent ou non, jusqu’au bout de leur vie ». Mais ils ne veulent plus. La mère, enseignante en collège, le père, administrateur de société, refusent tout contact avec leurs deux garçons, aujourd’hui sur le banc des victimes.

                                        Lire la suite


                                        • Internaute Internaute 10 mars 2010 16:33

                                          Ces pauvres parents ont été victimes de la propagande télé pour le métissage obligatoire, le soit-disant bienfait du mélange des cultures et la bien-pensance dégoulinante. Il faudrait donner ces deux bambins en garde forcée à Claire Chazal et à Lise Lucet pour leur apprendre à raconter des mensonges toute la journée.


                                        • Fantômette Fantômette 11 mars 2010 09:39

                                          @koanzench

                                          Merci d’avoir proposé ce lien : l’histoire est cruelle, infiniment, pour ces enfants .
                                          On est tenté de qualifier les parents d’incompétents, d’incapables et de sans coeur, mais je crois que surtout c’est une rencontre ratée et beaucoup de souffrance des deux côtés.
                                          Je reste persuadée que ce n’est heureusement pas la majorité, et que ces exceptions ne doivent pas nous faire oublier les adoptions réussies : on peut s’aimer sans se ressembler et sans avoir de liens de sang, et ainsi devenir une « vraie » famille, quoi que les esprits chagrins vous disent.

                                          Cordialement.


                                        • sisyphe sisyphe 10 mars 2010 15:27

                                          Encore un article qui se veut provoc’ et d’une bêtise confondante...

                                          On est habitué avec l’auteur...

                                          A jeter.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès