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Accueil du site > Actualités > Société > Du trou « virtuel » de la Sécurité Sociale

Du trou « virtuel » de la Sécurité Sociale

La Sécurité Sociale est un organisme qui a été mis en place dès 1945 à l’instigation du général de Gaulle et du Conseil National de la Résistance présidé entre autres par Jean Moulin. (CNR défini sur wikipédia comme « l’organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943. ») Elle est inspirée des théories économiques et politiques de John Maynard Keynes qui voyait l’État comme un acteur fort et porteur de régulations positives contre des marchés qui n’étaient, pour lui, ni nécessairement auto-régulateurs, ni producteurs de bien-être généralisé.
Le mode de fonctionnement de la Sécurité Sociale correspond à la devise « De chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins » et vise à fournir aux travailleurs et salariés, puis par la suite à l’ensemble de la population, une meilleure qualité de santé et de vie, les rendant plus forts et plus productifs dans les tâches qu’ils réalisent au service de leur employeur et, partant, de la vigueur économique de la France. En cela, elle rompt avec la tradition libérale et bourgeoise du XIX° siècle dont les écrits d’Émile Zola, notamment, sont un témoignage poignant de la misère dans laquelle sont plongés les perdants de l’individualisme.

Qui veut la fin de la Sécurité Sociale ?

Le système français de solidarité et particulièrement la Sécurité Sociale sont loués dans des discours auto-satisfaits et consensuels pour avoir permis à la France de mieux résister à la première vague de la crise mondiale par ceux-là même qui veulent leur disparition. Cependant, cela ne change rien aux années de propagande qui ont créé dans l’esprit du peuple français la certitude que « la sécu est malade ». Les intérêts sont divers et peuvent être regroupés globalement en deux catégories :

- pour raisons idéologiques : les « libéraux » qui ont courbé l’échine pendant 40 ans de politique mondiale d’inspiration keynésienne et qui portent aujourd’hui le discours de « réforme » (comprendre destruction) de la Sécurité Sociale. Ils proposent des solutions individualistes proches de celles en place au XIX° siècle et qui faisaient d’eux les alliés objectifs des capitaines d’industries et autres grands bourgeois. L’objectif premier est d’assouplir le marché du travail malgré l’affaiblissement de toute la classe des travailleurs en résultant ;

- pour raisons capitalistes : les assureurs, banques et mutuelles (le frère de l’actuel président est d’ailleurs délégué général du groupe Malakoff Médéric qui se définit comme « le premier groupe paritaire de protection sociale. » (1)) ont un intérêt financier direct et à court-terme. Ces organismes bénéficient d’une écoute attentive des décideurs politiques français et européens, bien que leurs intérêts à la privatisation de la Sécurité Sociale soient en opposition avec les recommandations du CNR pour une France économiquement dynamique au service de ses citoyens.

L’origine des dépenses

L’augmentation des dépenses de santé est chaque année supérieure à l’augmentation du produit intérieur brut, de l’ordre de 3 à 6% (2). Le discours libéral relayé dans les médias est de contester le fondement de la Sécurité Sociale qui ne serait qu’un organe « déresponsabilisateur » permettant aux classes populaires, aux chômeurs et autres RMIstes de recourir à des consultations ou des soins dont ils n’auraient pas besoin en profitant d’un biais qui ferait que le « consommateur » n’est pas le payeur. Ce discours est faux et construit sur un mensonge par omission :

- « faux » car, comme le montre « l’enquête sur la santé et la sécurité sociale » effectuée par le credes (3) auprès de 20 000 personnes de plus de 16 ans (enquête reprise en page 100 du livre « Le mythe du « trou de la Sécu » » de Julien Duval (4)), la fréquentation d’un médecin spécialiste est deux fois plus forte chez les cadres que chez les populations affaiblies économiquement. Dans le même temps, le rapport s’inverse au détriment des chômeurs et RMIstes et passe du simple au triple en ce qui concerne le renoncement aux soins (32% et 37% contre 12%) ;

- « mensonger » car ce discours omet des éléments comme l’augmentation de la durée de la vie (et de son corollaire qu’est l’augmentation de la médicalisation et de la dépendance) dont l’accompagnement à un coût élevé. Sont occultés, aussi, les progrès de la médecine qui se mesurent entre autres au prix des machines de pointe comme à l’apparition de traitements nouveaux (contre le cancer, chirurgie plastique pour les grands brûlés, …).
Toutes ces avancées sont coûteuses et doivent faire l’objet d’un choix de société (quel accompagnement propose-t-on à nos retraités, à nos accidentés du monde du travail, de la route ou de la vie, …) plutôt qu’à un simple calcul comptable.

Le déficit

comparatif État / Sécurité Sociale

 

* Données 2008, extraites du travail de la cour des comptes « Rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale – 16 septembre 2009″ – chapitre I : Les résultats et le financement des déficits pour les recettes et les dépenses. Données extraites des comptes du treizième exercice (2008) de la Caisse d’amortissement de la dette sociale pour le volume de la dette sociale (déficit accumulé par le régime général de la sécurité sociale)
** Données 2008, diffusées par performance-publique.gouv.fr pour les recettes et par actualités françaises pour les dépenses et le déficit. Données INSEE pour la dette globale de l’état ( « dette nette » moins « dette sociale »).

Les sommes manipulées par la Sécurité Sociale pour, notamment, la santé de tous sont très élevées, même plus élevées que les recettes perçues par l’état. En allant plus loin, on voit bien à la lecture de ce tableau que l’importance du « trou de la sécu » n’est que relative. Avec une dette globale représentant 30 % des recettes annuelles, nous sommes bien loin des 430 % pour l’ensemble des autres administrations publiques de l’État.
Le propos n’est pas de dire que tout est parfait au niveau de la Sécurité Sociale, mais force est de constater que les attaques qui se concentrent contre elle ne sont pas justifiées d’un point de vue pragmatique. Pourquoi nous parle-t-on systématiquement d’une « Sécurité Sociale malade » souffrant d’un « trou abyssal » ? Les intérêts idéologiques et financiers cités plus haut n’en apparaissent qu’avec plus de force : la Sécurité Sociale n’est pas si mal en point, il est possible de tirer partie de sa privatisation directement (pour les assureurs et banquiers qui investiraient le secteur avec une logique de rendement) ou indirectement (pour les libéraux qui déséquilibreraient un peu plus la balance au détriment des couches sociales les plus faibles).

Responsabilités

Le discours médiatique nous rappelle très souvent que la « Sécu va mal » et de nombreuses « enquêtes » plus ou moins exclusives nous parlent de l’origine du « trou de la sécu ». Relayant, sans grand effort pour la mettre à l’épreuve de la réalité, la théorie libérale, les journalistes montrent du doigt les utilisateurs et plus particulièrement les patients. Souvent irresponsables, parfois fraudeurs, la mesure de l’impact chiffré sur le déficit de la Sécurité Sociale se fait inversement au scoop que représente la diffusion du témoignage d’un RMIste profitant autant que possible de toutes les allocations de l’État. En cela, cet article dans l’express est symptomatique. Ce discours a tellement été répété que le citoyen va finir par se persuader que la Sécurité Sociale est en danger de banqueroute à cause de la fraude et des abus de parasites. Pour répondre à cette préoccupation créée de toutes pièces, a été institué en 2008 un comité national de lutte contre les fraudes. Cela permet aussi de créer un service pour lequel certains semblent prêts à payer : pour éviter les fraudes à la Sécurité sociale, MEDIVERIF propose une solution aux employeurs : les contrôles médicaux patronaux.
Le propos de cet article n’est pas de justifier la fraude et les abus, surtout venant de réseaux organisés parasites qui profitent des cotisations issues de nos salaires parfois durement gagnés, mais force est de constater que le discours sur le « trou de la sécu » occulte systématiquement et de façon très démagogue toute une série d’autres responsabilités. On pourra aborder :

- les laboratoires pharmaceutiques et les médecins. Dans une France championne du monde de la consommation de médicaments, on continue de culpabiliser les patients. Pourtant le consommateur n’est pas le prescripteur. Jamais le lobbying des laboratoires pharmaceutiques auprès de la profession des médecins n’est remis en cause. Pourquoi le discours libéral, prompt à dénoncer l’attitude du RMIste qui profiterait du fait que le consommateur n’est pas le payeur, ne dénonce-t-il jamais le comportement des laboratoires pharmaceutiques qui poussent à la consommation pour assurer leurs bénéfices ? Ceux-ci se désintéressent pourtant bien du problème puisque « c’est la Sécu qui paye ! » ;

- l’État. Il est choisi dans cet article d’étudier le rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale de 2006. L’étude des différents rapports de la cour des comptes est très instructive. On peut en retirer ces commentaires éclairant le comportement étatique : « l’accroissement régulier des dettes de l’État du fait d’une insuffisance chronique de dotations budgétaires destinées à financer les prestations versées en son nom ou à compenser les exonérations de cotisations sociales… » ainsi qu’ »une confirmation de la tendance à reporter vers des organismes aux ressources insuffisantes ou incertaines les impasses financières liées à l’écart désormais structurel des charges et des produits… ». Une valeur chiffrée est trouvée dans le tableau « Créances et produits à recevoir liés aux mesures en faveur de l’emploi : évolution au cours de l’exercice 2005 » intégré en page 71 et montrant que, pour le seul aspect des exonérations de cotisations patronales devant être compensées, l’État n’a pas respecté son engagement à hauteur de 2,24 milliards d’euros en cette année 2005. Ce seul exemple permet d’expliquer 20% des 11,6 milliards d’euros de déficit du régime général en 2005.
Il arrive parfois que l’État rembourse une partie de ses arriérés (comme un versement d’environ 5Md€ en 2007) mais ceux-ci se reconstituent très rapidement (2 ans plus tard, l’État a reconstitué sa dette à hauteur de 6Md€).
Cet article n’est pas le lieu pour faire une liste exhaustive mais on notera que l’État est de manière récurrente accusé de ne pas non plus verser à la Sécurité Sociale l’intégralité de la part due sur la vente de tabacs, les boissons alcoolisées ou les assurances des véhicules automobiles, … Plus de 5 milliards de dette annuelle de l’État dans un budget en déficit de 10 milliards, à se demander qui des malades ou des hommes politiques creusent le « trou de la sécu » ;

- le patronat. Friand consommateur de travail au noir avec près de 15% des entreprises inspectées en infraction avec la législation sur le travail non déclaré. Le journal « La croix » estime dans un article repris par Impôts-utiles.com : « Pour la Sécurité Sociale, le manque-à-gagner se situerait entre 6,2 et 12,4 milliards d’euros. » On retrouve le même constat dans un rapport de la cour des comptes repris par la Confédération Nationale du Travail et qui parle de « 9,7 à 13,4 milliards d’euros » pour 2007. Plus de 9 milliards de manque à gagner dans un budget en déficit de 12 milliards, à se demander qui des malades ou du patronat creusent le « trou de la sécu ». Patronat qui d’ailleurs crie systématiquement au danger que représente pour les finances publiques ce déficit qu’il contribue chaque jour par la fraude à creuser et qui en demande très fréquemment la privatisation totale. « Aux innocents les mains pleines » ;

- politiques « en faveur de l’emploi ». On parlera ici de la responsabilité de l’État à travers ses choix politiques liés à l’activité économique. À travers les exonérations de cotisations pour les bas salaires de M. Chirac, les exonérations de cotisations pour les heures supplémentaires et le statut d’auto-entrepreneur de M. Sarkozy et le salariat à temps partiel imposé par le patronat avec la bénédiction des politicien(ne)s de tous bords, ce sont autant de manque-à-gagner pour la Sécurité Sociale. On retrouve la Confédération Nationale du Travail qui fait remarquer que les politiques aboutissant à une forme de salariat dégradé entrainent de faibles contributions au système de Sécurité Sociale et par ailleurs que « 1% de masse salariale en moins représente 1,1 milliard d’euros de perte pour la Sécu. » Il est possible de multiplier les exemples de l’impact de ces mesures sur la dégradation des comptes de la Sécurité Sociale telles que l’intéressement et les stock-options plutôt qu’une intégration effective dans la fiche de salaire.

Que se passe-t-il ailleurs ?

En page 25 du livre « Le mythe du « trou de la Sécu » » cité plus haut, on trouve un tableau des dépenses et indicateurs de santé dans quelques pays de l’OCDE. On pourra noter ici la part des dépenses de santé dans le PIB en Allemagne 10,6%, en Espagne 7,3%, aux États-Unis d’Amérique 15,3%, en France 10,5%, en Italie 8,7%, au Japon 8,0% ou au Royaume-Uni 8,5%.

Ce tableau donne envie d’aller voir ailleurs ce qu’il se passe.
On pourra noter quelques éléments anecdotiques permettant des économies à petite échelle en évitant le gaspillage. Ce serait très peu mais ce serait toujours ça …
Au Royaume-Uni, les pharmaciens lisent l’ordonnance du médecin et donnent au malade la quantité exacte prescrite pour le traitement. Quand on sait la quantité de médicaments qui ont passé de validité dans les armoires de salle-de-bain en France, on trouve dommage que ce surplus gaspillé serve à assurer les bénéfices des laboratoires pharmaceutiques avec les sous de la Sécurité Sociale, des sous issus de notre travail.
En Espagne, les personnes reconnues « chroniques » ont une ordonnance spéciale qui leur permet d’obtenir « à vie » leurs médicaments, inutile pour eux de retourner tous les 3 ou 6 mois donner 22€ à leur praticien pour refaire une prescription.

On voit aussi que le pays qui a le plus haut niveau de dépenses de santé par rapport au PIB, les États-Unis d’Amérique est aussi celui qui a la plus grande partie de sa population non couverte pour le risque « santé » (autour de 20% des salariés ne sont pas du tout couverts (5)). Ce chiffre important vient des cotisations aux mutuelles d’assurance-maladie privées qui « investissent une part non négligeable de leurs ressources dans des techniques destinées à démasquer les « mauvais clients » qui dissimulent des problèmes de santé. Ces techniques incluent des incursions très discutables dans la vie privée, et un surcoût important ». (4) L’obligation de rentabilité financière est un autre élément expliquant ce surcoût.
Le système de base états-unien est, lui, structuré comme le modèle libéral en vigueur en France au XIX° siècle. Il dépend essentiellement des employeurs (sauf pour les très pauvres et les indigents bénéficiant de l’équivalent de notre CMU). Si une entreprise fait faillite ou choisit un placement dangereux pour les sommes récoltées… l’ensemble de l’épargne des salariés, pour la couverture maladie comme pour la pension de retraite, est tout simplement perdu !

Conclusion

On a pu voir, au fil de cet article, que la Sécurité Sociale, bien qu’améliorable est dans un état de santé que lui jalousent les investisseurs privés. Ceux-ci rongent leur frein en attendant que le travail de sape de la propagande libérale fasse son effet et que la privatisation apparaisse au peuple français comme une solution nécessaire et bénéfique pour tout le monde, une solution qu’il validera par son vote avec la certitude de faire le bon choix.
La réalité c’est l’abandon de l’idée de vouloir un plus grand nombre en bonne santé. C’est aussi la fin de la solidarité des citoyens envers les accidentés ou les personnes développant une maladie chronique qui n’auraient plus que leur famille comme seul recours face à une maladie grave entraînant une hospitalisation, la perte du salaire et celle de la couverture maladie car « l’abonnement » ne pourrait plus être payé.
La réalité c’est aussi que le discours libéral ne parle pas du coût des dégâts de la privatisation pour la société, l’économie nationale et pour les entreprises. Un employé en bonne santé est productif, un employé malade doit être remplacé par quelqu’un qu’il faut former et à qui il faut laisser le temps de s’adapter à son nouveau poste.
Au final les classes favorisées n’ont pas vraiment de problèmes de santé grâce à un travail facile physiquement, des conditions de vie agréables, des vacances confortables, … Les membres des couches populaires qui, pour beaucoup, ont un travail difficile, mutilant, aliénant, peu rémunérateur, peu propice à l’épargne, … seraient ceux à qui l’on souhaiterait faire payer encore plus alors qu’ils souffrent déjà de leur place de dominés dans la société actuelle. Cela s’inscrit dans la racine de cette maladie de notre époque : le profit immédiat au mépris des conséquences à long terme, en lutte avec la vision de 1945 d’une France forte de sa solidarité.

Auteur : lottà

Pour : Sentinelles de la République

ressources :
(1) http://www.malakoffmederic.com/
(2) http://www.continentalnews.fr/actualite/sante,7/206-5-milliards-d-euros-des-depenses-de-sante-en-france,2539.html
(3) http://www.credes.net/
(4) Le mythe du « trou de la Sécu ». Julien Duval. Éditions Raisons d’agir, 2007. ISBN 978.2.912107.34.3
http://www.homme-moderne.org/societe/socio/jduval/secu/extraits1.html
(5) http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er119.pdf
http://www.cnt-f.org/spip.php?article392
http://www.inegalites.fr/spip.php?article190


Moyenne des avis sur cet article :  4.7/5   (67 votes)




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32 réactions à cet article    


  • paoum 29 mars 2010 15:10

    excellent article, merci citoyens pour ces quelques arguments fondés, simples et libérateurs !


    • anny paule 29 mars 2010 16:11

      Je souscris totalement à cet article et au commentaire précédent.
      Comment faire pour que ces arguments incontestables soient connus du « grand public » et remplacent le lavage de cerveau quotidien dont nous faisons tous les frais ?


      • Bélial Bélial 29 mars 2010 16:42

        Je plusse l’article, et je ramène un complément :

        "POURQUOI TUER AINSI LA SÉCURITÉ SOCIALE ?

        La santé est un marché de 3 500 milliards de dollars dans le monde et évidemment les grands groupes d’assurances ont pour objectif de récupérer cette manne. En France les dépenses de santé représentent plus de 200 milliards d’euros qui échappaient encore au marché. Le corps des assurés sociaux est pour eux ce que la bagnole est au constructeur automobile.

        QUI ORIENTE AINSI LA SÉCURITÉ SOCIALE ?

        Les politiques alliés des financiers organisent donc l’assèchement de la Sécu solidaire par des hommes qui ont des liens étroits avec le pouvoir et avec le patronat, nul ne s’en étonnera.

        Xavier Bertrand
        Agent général d’assurances AXA
        de 1992 à 2004
        Secrétaire d’Etat à l’Assurance maladie,
        de 2004 à 2005
        Ministre de la Santé et des Solidarités
        de 2005 à 2007

        M. Van Roekeghem,
        Directeur de la CNAM
        Ancien directeur de l’audit du groupe d’assurances AXA de 2001 à 2003,
        ex Directeur du Fonds de solidarité vieillesse de 1997 à 2001
        ex Directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Protection sociale, du 15 avril 2004 jusqu’à sa nomination à la Cnam.

        Monsieur Cyril Roux
        Secrétaire général adjoint de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM)
        à ce poste depuis le 1er avril 2008
        Cyril Roux a réalisé le parcours suivant :
        * 2007-2008 : Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (ACAM), chef de brigade en charge des questions financières.
        * 2005-2007 : Axa Investment Manager, directeur opérationnel de la direction des structurés de crédit.
        * 2000-2004 : Groupe Axa, auditeur stratégique senior.
        * 1997-2007 : Groupe Axa, adjoint du directeur de la gestion épargne-prévoyance individuelle, responsable technique au sein d’Axa France Assurance.
        * 1994-1997 : Direction du Trésor, adjoint au chef du bureau des entreprises et chargé des négociations européennes et des relations internationales.
        * 1991-1994 : Commission de contrôle des assurance (devenue ACAM), commissaire-contrôleur.

        Jean-François Chadelat
        Directeur du Fonds de financement de la CMU
        Ex directeur chez AXA de 1990 à 1994.
        auteur du sinistre rapport Chadelat

        Denis Kessler
        Vice-président exécutif du MEDEF de 1998 à 2002
        Membre du Comité européen des Assurances de 1990 à 2002
        Directeur Général d’Axa en 97 et 98
        PDG du groupe Scor (réassurance) depuis nov. 2002

        Guillaume Sarkozy
        Frère aîné de Nicolas Sarkozy
        Vice Président duMEDEF jusqu’en 2005
        Délégué général de Médéric Prévoyance
        (Groupe de retraites complémentaires)

        Jean Louis de Mourgues
        Sous-directeur à la Direction des assurances au ministère de l’Economie et des Finances, de 83 à 89
        Directeur général du groupe AG2R en juillet 1990
        Délégué général du Groupe Prémaliance
        Député UMP depuis 1977

        Guillaume Sarkozy et Jean-Louis de Mourgues sont en première ligne dans les grandes manœuvres qui s’engagent à la Sécu. Les salariés des organismes de Sécurité sociale sont actuellement en lutte contre le régime de complémentaire santé obligatoire que prétend leur imposer l’UNCASS (Union Nationale des Caisses de Sécurité Sociale). Ce régime, qui serait fatal aux mutuelles de salariés et à leurs œuvres sociales, attribue 50 % de la gestion des organismes de Sécurité sociale aux groupes Médéric et AG2R. Or, Il se trouve que le directeur général de Médéric n’est autre que Guillaume Sarkozy ancien vice-président du Medef et ancien vice-président de la CNAM et que le groupe AG2R est dirigé par Jean-Louis de Mourgues, dont le pedigree n’a rien à envier au premier. Ce sont ces groupes qui sont pressentis pour prendre le relais de la Sécurité sociale, une fois qu’elle aura disparu."

        extrait d’un vieil article de vseperyod sur Bellaciao http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69674


        • Gotch 29 mars 2010 17:02

          Un détail qui a son importance. Il a été maintes fois prouvé que si l’Etat et certaines grandes entreprises n’étaient pas en retard de paiement pour des sommes très importantes, la Sécu serait largement bénéficiaire.

          Il suffirait aussi de changer de politique industrielle, et de relocaliser de nombreuses activités : il y en a un nombre assez important qui seraient en fait plus rentables en les ramenant sur le sol national, et en réduisant de ce fait grandement les coûts de transport, et les défauts de fabrication. La main-d’œuvre française est très souvent bien mieux formée d’avance, et contribue à des produits de qualité.

          Tout le personnel ainsi réembauché aiderait grandement à renflouer le budget de la SS.


          • zelectron zelectron 29 mars 2010 17:04

            @L’auteur
            Excellent article.
            Dommage que vous fassiez la confusion entre capitalistes (le profit pur et dur, sans partage) et les libéraux qui sont commes les socialistes : répartis en un nombre importants de courants ...jusqu’aux sociaux-libéraux.


            • Le péripate Le péripate 29 mars 2010 17:11

              Ah, alors si c’est un mythe.

              Je vais me fumer une clope. Ce n’est pas moi qui paye. Cool.


              • wesson wesson 30 mars 2010 01:00

                Bonsoir,

                Mais ma parole cher Péripate,

                il semblerai bien que face à cet article vous en restiez coi !

                Seriez-vous en panne d’argument ?


              • mrdawson 30 mars 2010 09:47

                Il faudrait que je retrouve l’étude mais économiquement les fumeurs font gagner de l’argent à l’état : les taxes payés sur les cigarettes et les gains directs de l’activité commerciale (tabac) et indirects (des soins) contrebalancent positivement les pertes pour l’état.


              • lenonsensdelavie 29 mars 2010 17:31

                merci pour cet article, et les commentaires...


                • copleboss 29 mars 2010 17:55

                  «  pour raisons capitalistes : les assureurs, banques et mutuelles (le frère de l’actuel président est d’ailleurs délégué général du groupe Malakoff Médéric qui se définit comme « le premier groupe paritaire de protection sociale. » (1)) ont un intérêt financier direct et à court-terme »

                  C’est trés bien vu, effectivement, Guillaume Sarkozy (le frere de...et président du directoire de Malakoff Médéric) considère les déremboursements de la sécurité sociale comme des...opportunités pour son Groupe.
                  De plus il souhaite proposer des produits à forte marge (pour l’assureur évidemment), je ne peux donc que vous conseiller plus que jamais de rester trés loin des produits commercialisés par les mutuelles et autres institutions de prévoyance qui sous couvert de légitimité et de respect social apparents proposent des produits excessivement mauvais (vous payez les cotisations ca ca va mais aprés niveau remboursement ca va plus...).
                  La multiplication des filiales dans le groupe MM lui a essentiellement permis de placer ses petits amis à la tête de ces dites filiales (sans légitimité aucune).


                  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 29 mars 2010 18:23

                    Amis paranoïaques, bonjour !

                    En tant que méchant libéral, je me permets quelques commentaires ... slurp ... (excusez-moi, je finissais de manger un enfant ! )

                    "[...]L’objectif premier est d’assouplir le marché du travail malgré l’affaiblissement de toute la classe des travailleurs[...]« 
                    Ne pensez-vous pas que le chômage massif actuel est bien pire comme »asservissement« .
                    Tout ce qui freine et limite l’emploi donne un pouvoir exorbitant au patronat, sans que celui-ci n’ait rien demandé, voire même, à son corps défendant.

                    La cause principale du chômage, est la dette abyssale de l’état, y compris la dette de la sécu : Quand un état absorbe plus de 40% du PIB d’un pays, la croissance ne peut atteindre les 3% indispensables à la création d’emplois. Or en France, ces prélèvements représentent 52,7% (en 2008).[1]

                    Dans votre texte, vous dites des choses et leurs contraires : Il n’y a pas de vraie dette, et la dette est due aux laboratoires pharmaceutiques !

                    Plutôt que de prêter des intentions machiavéliques aux libéraux, lisez leurs publications, et vous verrez qu’une partie de vos remarques y sont présentes :

                    Sans contrôle, et sans responsabilisation, les laboratoires font ce qu’ils veulent. Et c’est justement la critique des libéraux à l’encontre de la sécu, c’est qu’elle est à la fois juge et partie : assureur, mais aussi gestionnaire des hôpitaux et cela sans organe de contrôle, ni des dépenses, ni de la qualité.

                    Les assurés n’ont pas le choix des prestations.

                    La qualité des soins n’est constatée par personne (on ne peut pas demander à un patient de pouvoir juger si tel hôpital ou tel médecin, ou tel médicament est de qualité ou non). En revanche, un assureur indépendant y aurait tout intérêt.

                    La prévention n’intéresse pas grand monde. Un assureur privé aurait tout intérêt à ce que ses adhérents soient le moins malade possible.

                    Tout le monde n’a pas le même besoin de type de soins, ni la même envie. Dans le système américain, par exemple, vous pouvez choisir entre une assurance forfaitaire, qui prend en charge tout vos frais, à charge pour vous de respecter leur recommandations. Ou alors, en payant moins cher, de payer une franchise, au delà de laquelle, les frais sont prix en charge. Certaines assurances, peuvent privilégier les médecines douces, d’autres les médecines allopathiques ... Cela ne veut pas dire que tout est pour le mieux, mais, soyons aussi pragmatique qu’eux. Ils viennent de prendre exemple sur nous en imposant une assurance de santé obligatoire pour tous. Prenons exemple sur eux pour une offre variée et adaptée à chacun.

                    Parmi les principale cause de la dette de la sécu, figure la gestion déplorable des hôpitaux, qui, pour des actes strictement identiques sont 40% plus cher que les cliniques privées.

                    Actuellement, les seuls contrôles qui existent, sont des contrôles comptables : nombre de seringues, nombre de matériels consommables etc.

                    Aucune vrai gestion, c’est à dire, combien coûte un acte et quelle est sa qualité, son efficacité. Y a-t-il des enquêtes, après le décès d’un malade ? Je ne parle pas d’enquête judiciaire, je parle d’enquête de qualité ?

                    Ce ne sont pas des gestionnaires qui »gèrent« les hôpitaux, ce sont des médecins. C’est comme si un chef mécanicien dirigeait une entreprise comme PSA. Gérer, c’est à la fois s’occuper de la finance, mais aussi et surtout de la qualité de la »production« , de la satisfaction des »clients", de l’organisation globale, de la logistique, et de la gestion du personnel.

                    Qui décide que tel hôpital rempli bien ses fonctions ? personne, ou alors de façon totalement artificielle en ne s’appuyant que sur des critères administratifs : nombre d’habitants, nombre d’actes effectués ...

                    C’est là que peuvent intervenir des tiers, les assureurs, en choisissant, pour leur clients, les meilleurs établissements en terme de coûts et d’efficacité. Quand les intérêts sont convergents, tout le monde en bénéficie.

                    [1] Gwartney J., Holcombe R., Lawson R. The Scope of Government and the wealth of nations. 1998. Cato Journal. Vol. 18, No 2


                    • gege061 gege061 29 mars 2010 19:32

                      Bêtises
                      Amnesty s’oppose depuis juin 2006 au groupe financier qui investit dans les mines antipersonnel et les bombes à sous-munitions Axa invoque notamment l’intérêt du client et… les droits de l’Homme.
                      C’est beau le libéralisme.

                      Confondre la budget de la nation et celui de la sécurité sociale c’est faire preuve de dogmatisme ou d’ignorance. Renseignez vous
                      Comparer cliniques et hôpitaux sans donner les mêmes moyens c’est faire preuve de dogmatisme ou d’ignorance. Renseignez vous
                      Avez vous des statistiques comparatives des décès entres ces établissements ? Non car lorsqu’un malade coute cher on le transfére de la clinique à l’hôpital.Renseignez vous

                      C’est la gestion déplorable des cliniques qui fait que pour cause de rentabilité la malade disparait devant le client. Alors oui à la comparaison lorsque le privé aura les mêmes charges que le public.
                       Et puis, je ne vous le souhaite pas, mais si vous avez demain un cancer voudriez vous toujours que l’hôpital gère votre corps avec la même productivité que sur une chaine de montage de moteur ?

                      Quant à juger la qualité de l’hôpital c’est vouloir juger la qualité du privé puisque la formation est des médecins est faite dans la fonction publique.

                      Enfin pouvez vous me dire combien de médecins en France ne passent pas par la sécurité sociale ? une centaine Oui il n’y a qu’une centaine de vrais médecins libéraux les autres ont un exercice libéral mais pris en charge par la sécurité sociale.


                    • bobbygre bobbygre 29 mars 2010 20:11

                      Ami mangeur d’enfant, salutations (oui, dans le temps où j’étais communiste, moi aussi, je mangeais des enfants),

                      Je me demande comment vous pouvez encore croire ce que vous écrivez.
                      Merci au commentateur précédent qui a déjà pointé quelques unes de vos plus grosses contre-vérités. Mais moi ce qui m’a fait bondir, c’est cette phrase : « Un assureur privé aurait tout intérêt à ce que ses adhérents soient le moins malade possible. »

                      Oui, et c’est exactement ce qu’ils font aux E-U en refusant d’assurer les gens qui risquent de développer une maladie couteuse. Autrement dit, effectivement les assureurs privés auraient tout intérêt à ce que ses adhérents soient le moins malade possible, et comment le réalisent-ils ? en assurant que les gens en bonne santé...
                      Mouais, bah, je suis pas envieux là pour le coup...


                    • gimo 29 mars 2010 21:57

                      bob

                       le pb c’est cette universalité des humains non matures

                      d’un côté le privé gourment pour faire des ( profits maxi )
                      de l’autre nationalisé de (etat) le non contrôle des vrais dépenses  (gaspillage)

                      l’idéale serait un juste milieu spécifique à des cas justifiés


                    • zgimbleu 29 mars 2010 23:34

                      Bonjour je suis medecin specialiste dans une petite ville et j’aimerais faire quelques modestes réflexions .

                      Tout d’abord sur le texte et sans revenir sur vision liberale idylique des vertus de la concurrence...... les medecins hospitaliers ne gèrent rien du tout !!! (savez vous de quoi vous parlez ??) ; ils sont salariés et n’ont aucun pouvoir sur le choix du personnel travaillant dans leurs services ni des investisssements matériels qu’ils iront quémander lors des arbitrages administratifs annuels . 

                      La maladie du systeme de santé francais est polyfactorielle et en voici une petite liste rapide

                      -Des patients consommateurs (cf l’emission recente sur les cures thermales et leurs indications , le lobbying des élus des villes d’eau ) encouragés par le tiers payant generalisé qui a fait perdre toute notion de cout . Sans approuver les derives honteuses des dépassements d’honoraires faire croire qu’un cabinet de ville correctement equipé peut survivre a 25 euros la consultation est un gag / Mon cabinet ( 2 medecins avec 2 secretaires , le materiel ; loyer informatique et tout le bazar) coute 10 000 e / mois ...

                      Des médecins refusant la contrainte de la répartition géographique entrainant les désequilibres que l’ont sait aggravés par une féminisation spectaculaire de la profession synonymes d’installation en grande ville et de travail a temps partiel . Ce point est particulierment politiquement incorrect mais confirmé par tous les sondages auprès des internes en formation 

                      Une gabegie hospitaliere qui a empiré depuis les objectifs comptables qui , par exemple , incitent les services d’urgence a accepter tout et n’importe quoi pour faire un maximum d’entrée . Ce qui permet au bon docteur Pelloux de faire sa petite crise deux fois l’an avec service débordé filmé par TF1 etc 

                      Une perversion du « service sécu » au nom de la definition même de « santé » qui s’étend à cette notion floue de« bien être » et qui permets toutes les dérives .

                      Qu’est ce que « l essentiel » en matiere de santé ?? Un siffllement d’oreille par exemple peut etre très genant mais justifie t il pour autant ,une fois les causes graves ecartées , tant de consultations et de traitements en tous genres pour des resultats souvent fort douteux

                      Je suis souvent effaré de constater que certaines journées se passent a rassurer des patients dont les motifs de consultations se resument à des « impressions » et sentiments variés alimentés par une cancerophobie de tous les instants (« quand on voit ce qu ’on voit » )

                      La secu comme je l’ai deja ecrit est elle concue pour prendre en charge votre accident de ski ( opération réeducation arret de travail) a val d’isere alors qu’elle ne vous donne rien pour vos lunettes ?????? n’y a t il pas la une place pour les assurances privées ?? Et le marathonien qui a mal a son genou (IRM, infiltration etc ..) et le plongeur qui veut son certificat et le triathlete que ca tire là au 32 eme kilometre et aussi là quand il nage 8 h par semaine (re IRM re infiltration kiné etc ....

                      Enfin une lacheté generalisée sur les choix douloureux que personne ne veut prendre sousla pression medico legale generalisée  ; Faire une scanner pour un accident vasculaire de 95 ans ne change rien au pronostic.. faire un audiogramme a quelqu’un qui « veut juste savoir » mais n’a aucune intention de s’appareiller ne sert a rien ....

                      Je peux aussi vous parler de tous ces retraités precoces type conducteur SNCF de 50 ans qui vont de confrere en confrere trimballer leur depression mais je m’egare (hmmpff)

                      En somme le vrai miracle est que tout cela n’est pas explosé . La grande reorganistion a cependant débuté ; cela s’appelle le SROSS et va repartir les moyens sur les territoire selon une logique strictement administrativeet dans laquelle les principaux acteurs cad les soignants n’ont aucune place au nom de la sacro sainte evaluation et de la transparence qui nous fait entrer lentement dans une sort de monde normalisé assez effrayant


                    • Laury 30 mars 2010 00:44

                      Bonsoir a tous super article avec encore bien des oublies !!!!
                      Un grand merci a Zgimbleu pour le rétablissement de bien d’autre vérités,j’ai moi aussi suivie
                      ce scandale du thermalisme politique pour des personnes qui pourrait très bien prendre « leurs
                      vacances » en charge !!!!
                      Les Français « du bas » ne vont plus chez le spécialiste fautes de moyens mais la sécu paye
                      les pataugeoires,et je ne parle pas du déremboursement des médicaments qui pour beaucoup ne
                      sont pas de la complaisance !!!!!! Lamentable cette gouvernence 


                    • titi 29 mars 2010 18:39

                      Votre comparatif entre la dette de la sécu et celle de l’Etat est erroné.

                      Tout simplement parce que l’état prend à sa charge la dette de la sécu lorsqu’elle est trop importante.
                      Ainsi la CADES a repri 140 Mds d’euros de dette de la sécu. http://www.cades.fr/
                      Affirmer que la dette de la sécu est de 86 Mds est donc une désinformation.

                      Qui plus est la CADES charger de combler le trou de la sécu le fait par le biais des marchés financiers. Donc du méchant capital...

                      « salariat à temps partiel imposé par le patronat »
                      La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a...
                      D’autre part celà devrait vous réjouir : je pensais que c’était en travaillant moins qu’on allait sortir du chomage de masse ?


                      • titi 29 mars 2010 18:55

                        Concernant l’allongement de la durée de la vie je suppose que vous pensez aux retraites.

                        Bon évidemment sur AV on affirme à tort et à travers que c’est le CNR qui en est à l’origine. Evidemment le CNR c’est les gentils...

                        Sauf que la retraite par répartition, c’est Pétain qui l’a mis en place. L’objectif étant de ne rien capitaliser pour que l’occupant ne puisse faire main basse dessus.
                        Rien à voir avec une vision humaniste donc...


                      • bobbygre bobbygre 1er avril 2010 11:11

                        En France, la sécurité sociale a été définie juste après la Seconde Guerre mondiale, par le Conseil national de la Résistance. Selon l’ordonnance du 4 octobre 1945 :

                        « art. 1er — Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent »
                        Source : wikipedia

                      • bobbygre bobbygre 1er avril 2010 11:11

                        Mais bien sur, seul AV prétend que le CNR est à l’origine de la sécu ! Encore un complot des rédacteurs d’AV !


                      • titi 29 mars 2010 19:05

                        « qu’améliorable est dans un état de santé que lui jalousent les investisseurs privés. Ceux-ci rongent leur frein en attendant que le travail de sape »

                        Vous avez certainement raison.

                        Par contre pourquoi ne soulevez vous pas le débat des « organismes paritaires » ?

                        Est il normal que la sécu (mais aussi les assedics) soit gérés par des gens qui n’ont aucune légitimité démocratique ? Des syndicats (salariés & patronats) qui se « partagent » le gateau depuis 60 ans ?

                        Je propose une sécu « nationalisée » : puisque de toute façon le trou de la sécu c’est l’Etat qui le récupère (qu’il l’ait créé ou non c’est un autre débat), alors pourquoi ce n’est pas l’état qui gère directement par le biais d’un ministère ?
                        CGT, FO, MEDEF, etc... ouste !! du balais !!


                        • cmoy patou 29 mars 2010 19:35
                          L’idée n’est pas de moi ----
                           Mais c
                          est pas bête…
                            
                          Solutions des soins de santé pour les ainés.

                               Vous êtes un aîné et le gouvernement décide qu’il n’y aura plus de soins de santé pour vous..
                          http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-euthanasie-des-aines-47213786.html


                          • toumelin 29 mars 2010 19:42

                            l’auteur de l’article a entierement raison sarkozy veut supprimer la secu au benefice des assurances privees je le remercie pour la justesse de son article en esperant que beaucoup le liront et en tireront les conclusions qui vont biens
                            en 2008 suite a de nombreuses taxes non reversees ( alcool tabac tva retard de paiment prime d’assurance voiture ......) la secu a eu un manque a gagner de 20md d’euros pour un trou de 11 md d’euros (chifrres issu du rapport des comptes de la secu) ou est parti cet argent ? et pourquoi les responsables de la secu ne nous disent pas la verite


                            • yvesduc 29 mars 2010 21:28

                              Superbe, merci beaucoup pour cet article très clair !


                              • zgimbleu 29 mars 2010 23:37

                                Bonjour je suis medecin specialiste dans une petite ville et j’aimerais faire quelques modestes réflexions .

                                Tout d’abord sur le texte et sans revenir sur vision liberale idylique des vertus de la concurrence...... les medecins hospitaliers ne gèrent rien du tout !!! (savez vous de quoi vous parlez ??) ; ils sont salariés et n’ont aucun pouvoir sur le choix du personnel travaillant dans leurs services ni des investisssements matériels qu’ils iront quémander lors des arbitrages administratifs annuels . 

                                La maladie du systeme de santé francais est polyfactorielle et en voici une petite liste rapide

                                -Allez je cède a la facilité et je commence par ...les patients consommateurs (cf l’emission recente sur les cures thermales et leurs indications , le lobbying des élus des villes d’eau ) encouragés par le tiers payant generalisé qui a fait perdre toute notion de cout . Sans approuver les derives honteuses des dépassements d’honoraires faire croire qu’un cabinet de ville correctement equipé peut survivre a 25 euros la consultation est un gag / Mon cabinet ( 2 medecins avec 2 secretaires , le materiel ; loyer informatique et tout le bazar) coute 10 000 e / mois ...

                                Des médecins refusant la contrainte de la répartition géographique entrainant les désequilibres que l’ont sait aggravés par une féminisation spectaculaire de la profession synonymes d’installation en grande ville et de travail a temps partiel . Ce point est particulierment politiquement incorrect mais confirmé par tous les sondages auprès des internes en formation 

                                Une gabegie hospitaliere qui a empiré depuis les objectifs comptables qui , par exemple , incitent les services d’urgence a accepter tout et n’importe quoi pour faire un maximum d’entrée . Ce qui permet au bon docteur Pelloux de faire sa petite crise deux fois l’an avec service débordé filmé par TF1 etc 

                                Une perversion du « service sécu » au nom de la definition même de « santé » qui s’étend à cette notion floue de« bien être » et qui permets toutes les dérives .

                                Qu’est ce que « l essentiel » en matiere de santé ?? Un siffllement d’oreille par exemple peut etre très genant mais justifie t il pour autant ,une fois les causes graves ecartées , tant de consultations et de traitements en tous genres pour des resultats souvent fort douteux

                                Je suis souvent effaré de constater que certaines journées se passent a rassurer des patients dont les motifs de consultations se resument à des « impressions » et sentiments variés alimentés par une cancerophobie de tous les instants (« quand on voit ce qu ’on voit » )

                                La secu comme je l’ai deja ecrit est elle concue pour prendre en charge votre accident de ski ( opération réeducation arret de travail) a val d’isere alors qu’elle ne vous donne rien pour vos lunettes ?????? n’y a t il pas la une place pour les assurances privées ?? Et le marathonien qui a mal a son genou (IRM, infiltration etc ..) et le plongeur qui veut son certificat et le triathlete que ca tire là au 32 eme kilometre et aussi là quand il nage 8 h par semaine (re IRM re infiltration kiné etc ....

                                Enfin une lacheté generalisée sur les choix douloureux que personne ne veut prendre sousla pression medico legale generalisée ; Faire une scanner pour un accident vasculaire de 95 ans ne change rien au pronostic.. faire un audiogramme a quelqu’un qui « veut juste savoir » mais n’a aucune intention de s’appareiller ne sert a rien ....

                                Je peux aussi vous parler de tous ces retraités precoces type conducteur SNCF de 50 ans qui vont de confrere en confrere trimballer leur depression mais je m’egare (hmmpff)

                                En somme le vrai miracle est que tout cela n’est pas explosé . La grande reorganistion a cependant débuté ; cela s’appelle le SROSS et va repartir les moyens sur les territoire selon une logique strictement administrativeet dans laquelle les principaux acteurs cad les soignants n’ont aucune place au nom de la sacro sainte evaluation et de la transparence qui nous fait entrer lentement dans une sort de monde normalisé assez effrayant


                                • brieli67 30 mars 2010 02:03

                                  in http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-mythe-du-deficit-de-la-securite-30961

                                  Par brieli67 (xxx.xxx.xxx.233) 30 octobre 2007 14:46

                                  et de cette trituration des chiffres !

                                  Faut comptabiliser tout ce que rapporte le secteur santé et qui rentre dans les caisses de l’Etat !

                                  Plus de 75 pour cent du budget des hôpitaux le poste le plus important du secteur santé sont des salaires. Quid de l’imposition de ces salaires et de l’impôt sur le revenu des « agents » de Santé ?

                                  Plus on est malade mieux se porte l’Etat ! Sans parler du scandale de la main mise sur les biens des particuliers en fin de vie ! On rogne les retraites et on propose de l’Hôtelerie très chère pour ce qu’elle est. C’est ignoble si on compare avec les pays voisins.

                                  Trop de décideurs dont le politique a encore le dernier mot. Souvenez vous des politiques qui se battaient pour l’attribution d’un scanner dans leur circonscription... ou d’une maison de retraite ou la défense d’un hôpital local.

                                  On nous propose que des économies de chandelle et une navigation le jour le jour. Le kilo de valium est à 2 roros le kilo ! Qu-on nous raconte pas des bobards. Un bon utilisateur de la Secsoc est le mâle qui crève à 45-5o balais.

                                  Un jour prochain au nom de la justice sociale l’ Europe exigera un compte commun. Le citoyen demandera et exigera une égalité des soins et de remboursement des prestations d’Oslo à Gibraltar. Quid alors de ces politiques de santé nationalistes et bornées.

                                  Dites vous bien qu’il y a des morts d’hommes en Europe le long des frontières. L’administration éxige le rapatriement du malade sérieux vers un CHU alors qu’une structure identique d’un pays voisin se trouve à un jet de pierre. Je cite Bâle comme exemple.

                                  Tout ce que vous nous décrivez ce sont des combats d’arrière garde. La Secsoc « bismarckienne » régie par le Droit local en Alsace et en Moselle ne connait pas de déficits même amputée de 2 pour cent de la part patronale sous l’ère Chirac. une honte !

                                  Il est urgent que la botte et les meilleurs éléments de nos grandes Ecoles se penchent au chevet de la Secsoc et de ses diverses branches. Un Audit est plus que nécessaire. Trop de margoulins passent du privé au public et inversement en fonction de leurs couleurs politiques ou syndicales. Dans les décisions et les choix laissez une part plus importante aux consommateurs et utilisateurs de la Santé.


                                  • oj 30 mars 2010 02:18

                                    pour notre ami medecin specialiste :
                                    je comprend les abus dans l’utilisation de notre systeme de santé, mais a privatiser et liberaliser, nous irons vers une augmentation considerable des couts de consultation (5 fois plus aux US ?) alors que les salaires globaux devraient inexorablement baisser.

                                    Donc pour equilibrer : une utilisation plus raisonnée des usagers et un cout plus elevé et des revenus plus importants pour les medecins.

                                    ma foi ca se defend mais raisonablement TOUT va augmenter alors que les revenus de l’ensemble vont baisser , les ecarts de classe vont repartir a la hausse.

                                    malgré tout, ma jeune toubib, a la campagne, possede un coupé BMW.


                                    • Gui Hottine Gui Hottine 30 mars 2010 02:33

                                      Bah ouais écoute. Ta toubib elle a fait combien d’années d’études aussi pour pouvoir se payer ce luxe ?

                                      C’est la même chose pour tous les domaines. Regarde les traders : les étudiants (en théorie) les plus brillants finissent traders, parce que c’est la bas que brille l’argent.

                                      Money is money.


                                    • Mycroft 30 mars 2010 14:41

                                      Le médecin, il est payé pendant une bonne partie de ses études. Comme n’importe quel docteur, au passage. Alors qu’il n’est pas plus brillant qu’un docteur en informatique, mathématique, physique, chimie, et j’en passe. Ni plus brillant, ni plus utile.

                                      Quand aux traders, eux, c’est le comble. Ils n’ont aucune utilité, sauf celle de justifier la concentration des richesse, en prétendant « investir l’argent là où ce dernier sera utile », alors que, dans la réalité, ils se contentent, non pas d’investir, mais de se précipiter sur ce qui est rentable à court terme au détriment de tout le reste, générant une instabilité socio économique et rendant le système complètement chaotique et globalement imprévisible, alors que normalement, le système économique et sociale devrait être complètement maîtrisé par l’humanité. Si encore ils faisaient ce qu’ils prétendent faire, prendre des risques pour permettre une innovation, alors, on pourrait leur voir une utilité, même si d’autre système ne provoquant pas une concentration de richesse pourrait palier à celà, mais en prime, c’est justement ce qu’ils ne font plus. Ils financent et investissent en priorité sur des grosses boites, de préférence quand ces dernières font de la casse sociale bien classique plutôt que de l’originalité. S’ils étaient si géniales, auraient ils suivit cet effet de mode aussi débile prétendant que « le marché de l’immobilier ne peut que monter » ? Feraient ils de la spéculation sur les produits de première nécessité, affamant au passage des milliers de personne en tout impunité ?

                                      Quand on pense que, dans le même temps, ceux qui développent de nouveau programme, de nouveaux modèles ou de nouvelles théories, ne gagnent pas le dixième de leur salaires, il y a de quoi avoir envie de virer tout ces parasites et de faire fermer leur banque.


                                      • Freebird 30 mars 2010 11:00

                                        La Sécu pourrait être viable avec des modifications mineures que tout le monde connait et qui n’altèreraient en rien la sacro-sainte « solidarité » ; c’est donc plus un problème de volonté politique qu’un problème technique. Mais ce problème est « entretenu » par nos dirigeants depuis maintenant 20 ans car cela leur permet de détourner notre attention du vrai problème de notre système social, celui des retraites (qui, contrairement la sécu, n’est pas viable en l’état et doit être totalement remis à plat). Bizarrement, le « trou » de la sécu est apparu au moment-même où on a cherché par tous les moyens à enterrer le fameux « livre blanc » de Rocard sur les retraites ; livre blanc qui, soit dit en passant, reste cruellement d’actualité et qui nous aurait évité le massacre qui nous attend d’ici peu s’il avait été mis en oeuvre à l’époque (et qui aurait accessoirement évité à ma génération de payer des cotisations tout en sachant qu’elle n’aura rien en retour). 


                                        • Henri François 30 mars 2010 12:05

                                          Aux auteurs,
                                          Merci à vous. Un tel tableau mériterait amplement d’être débattu à la télé aux heures de grande audience et même de s’étaler dans bon nombre de quotidiens et magazines.
                                          Ceci étant, que penser de l’attitude de bon nombvre des chaînes de la Télévision Publique qui QUOTIDIENNEMENT poussent à la consommation abusive de médicaments.
                                          Exemples :
                                           Antenne 2 qui traite chaque jour dans ses éditions d’informations un ou deux sujets sur la santé ou plutôt sur les maladies, graves ou bégnignes, ainsi que de longs reportages sur le sujet dans Télé Matin.
                                           France 5 qui tous les après-midi, aux heures d’écoute des ... vieux ou retraités, diffuse « Allo Docteurs » avec moult reportages catastrophiques sur les maladies et leur traitement phamaceutiques.
                                           A trop regarder ces émissions vous conduisent inexorablement chez le docteur, le corps perclus de maladies « véridiques puisque vues à la télé ».
                                           Dans un cas comme dans l’autre la question est de savoir par qui sont rémunérés les « journalistes spécialisés » occupant l’écran, et par qui sont sponsorisées ces émissions ? 
                                           Il serait également intelligent d’interdir, à la télé toujours, les publicités de médicaments qui y fleurissent actuellement. 

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