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Accueil du site > Actualités > Société > E pericoloso sporgersi

E pericoloso sporgersi

Je suis plutôt fier d’avoir été élevé dans les années 1950 : sans baby phone, sans ceinture, ni harnais, ni gilet de rien, sans airbag, sans casque intégral agréé, sans dorsale, protège-tibia et protège-coude, sans bouchons de sécurité, sans bloque-porte, fenêtre et tiroir, sans protège-coins et arêtes, sans anti-pince doigt, sans cache-prise, sans vidéosurveillance, sans alarme aux portes et fenêtres, sans portable, sans GSM, sans iPod, sans iPhone, sans iPad, sans iTune, sans Blackberry, sans Smartphone, sans tablette, sans PC, sans Mac, sans Internet, sans Twitter…, mais avec de vrais amis, sans psychopédagogue, mais avec une vraie maman, sans conseils nutritionnistes, mangeant de tout sans devenir obèse, sans eaux minérales et buvant celle du robinet, mon berceau et mes jouets nappés de peinture au plomb, sans coupable désigné pour tout ce qui pouvait m’arriver dans la cours de récré, en classe, au réfectoire, au dortoir, sur le chemin de l’école ou des vacances, sans aucun code-barres ou autre code, sinon celui de bonne conduite, sur un chemin des écoliers non piégé, sans experts en prudence et pour une vie meilleure…

J’ai eu de la chance, quelle chance ! Je ne suis pas tombé de ma table à langer, je n’ai pas eu les roubignoles aplaties par mon pot de chambre, je ne me suis pas noyé dans mon bain, je ne suis pas mort d’asphyxie par obstruction ou confinement, je n’ai pas été étouffé ni dans mon couffin, ni par un de ces sacs plastique qui écrasent les prix et les enfants, aucune dragée ne s’est mise en travers de ma gorge, je n’ai pas été mordu par un chien policier (peut-être et seulement par le policier lui-même), je n’ai pas avalé un hyménoptère, les araignées, les scorpions et les vipères n’avaient rien contre moi, je n’ai pas dégringolé les escaliers, je n’ai pas goûté à la soude caustique, je n’ai ni été électrocuté, ni défenestré, ni brûlé par une queue de casserole, ni calciné par un incendie domestique ou forestier, ni même intoxiqué au monoxyde de carbone, je n’ai pas fini empalé sur la grille du jardin, ni même éborgné par une fléchette.

En ces temps de grande imprudence, quand les marchands de peurs n’avaient pas encore harnaché les bébés d’une panoplie Mad Max, le risque était partout ! On ne pensait pas à nous avec tant de prévention et de précautions, à dire qu’on ne nous aimait pas ou que l’inconscience parentale était grande. Déjà, on accouchait sans douleurs pour la mère, mais avec violence pour l’enfant. Je n’ai pourtant pas succombé à ces années « dégueulasses » !

Mais…, on ne me parlait pas, non plus, d’extinction des espèces et des espaces, de laminoir de biodiversité, de déliquescence des écosystèmes, de métastase écologique, de désertification galopante, de tarissement des ressources, de trou d’ozone, de réchauffement planétaire, de réfugiés de l’environnement, du cancer tapi dans chaque bol alimentaire, dans chaque bol d’air, dans la moindre goutte de rosée. Aujourd’hui, où le tourisme organisé est la seule alternative au cocooning, que de pointilleuse sécurité pour la fin annoncée de notre humanité !

Kamikazes, n’oubliez pas votre casque !

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E pericoloso sporgersi

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64 réactions à cet article    


  • Kermit Kermit 31 octobre 2011 10:21

    Vous venez encore culpabiliser la génération qui suit votre génération (la vôtre est celle des baby boomers). Celle qui suit patauge en ce moment dans le monde que vous avez contribué à construire, un monde sécuritaire et individualiste.

    C’est bien la retraite, hein ?


    • panpan 31 octobre 2011 10:35

      Non, le monde des baby boomers, le monde de l’après-guerre n’était ni sécuritaire ni individualiste
      (Bon, d’accord, il était obsédé par la Bombe et les Russes).
      Mais c’est après 68 que, curieusement, il s’est mis à devenir sécuritaire et individualiste...
      Vous expliquez ça comment ?


    • Bilou32 Bibi32 31 octobre 2011 16:37

      Je suis de 58, et la retraite c’est pas encore, au ttrain où çà va au moins 13 ans à tirer, en ayant commencé à travailler à 21 ans !!! Par contre je me reconnais dans cet article. Il semble en effet que 68 ait été une année charnière. La génération Mc Do / TV est arrivée à ce moment là...


    • Yvance77 31 octobre 2011 10:37

      Monsieur Tarrier,

      Le « c’était mieux avant » est possible à mettre à beaucoup de sauce. Moi-même qui suis des années 80, je peux en dire autant.

      J’ai connu sans doute la meilleure période musicale, l’avènement des radios FM, Michael Jackson noir et avec du talent, la Méditerranée propre, Bon Scott et son charisme, Trust etc...

      Par contre, ce qui est certain c’est que la différence se fait sur le respect des aînés et du legs de nos aïeux. Et là, force est de reconnaître que je ne voudrais pour rien au monde être des années post 90 !

      En effet, un transfert générationnel plus loin, et une perte d’identité font que jamais je ne voudrais avoir à leur ressembler. Et je souhaite, que ma progéniture ne suive pas les traces de ses individus.

      Par contre, j’aurai aimé connaître la période bénite du rock ’n’ roll, de la frivolité des années 60, de la libération des mœurs soixante-huit-arde etc...


      • barrere 31 octobre 2011 11:16

        hihihi

        moi aussi des années 50 ! pas de digicode à l’immeuble ce qui permettait aux chanteurs de rue de venir dans la cour intérieure jouer son air d’accordéon et moi de balancer avec mes freres des grosses pieces de 5 centimes d’ ancien franc emballé dans du papier journal pour qu’elles ne rebondissent pas........

        d’aller avec mon pere aux halles faire le marché pour la semaine en traversant le pont neuf..et ramasser aussi quelques légumes apres la cloche avant que la SITA les ramasse...


        • etychon 31 octobre 2011 22:03

          Ah !... CarmenSita....


        • Slipen’Feu 31 octobre 2011 11:16

          Article amusant  smiley 


          • Jason Jason 31 octobre 2011 11:25

            Ah, le bon vieux temps. Chaque génération a le sien.

            Je n’ai pas cette impression des années 50, corsetées par une bien-pensance pesante, avec ses conformismes, ses inertitudes pour les adolescents (comme aujourd’hui), ses fortes notions des classes sociales, de ces catégories de « fréquentables » et de ces gens « pas pour nous ». Il y avait eu la guerre du Viêt-Nam, puis celle d’Algérie, et tous les clivages politiques, le PCF, la guerre froide, etc.

            Pour ma part, je n’aimerais pas y revenir. Le bon vieux temps évite de traîner trop de casseroles, mais tout compte fait c’était un temps très déraisonnable.

            Vous êtes un rescapé, tant mieux pour vous.


            • oncle archibald 31 octobre 2011 11:44

              Débarqué sur notre bonne terre de France 16 jours après les américains à Homaha Beach j’ai moi aussi évité tous ces « parachutes » qui d’ailleurs n’empêchent en rien le destin de faire son oeuvre ...

              Ce qui est vraiment dommage c’est qu’au cours de ces soixante et quelques années l’on ait totalement perdu le sens de ce qui est important et de ce qui ne l’est pas .. Mes paerents me racontaient avec plaisir que pour ma naissance ils étaient ravis et optimistes. les allemands repartaient vers le nord, tout le monde et eux d’abord sentaient que c’était la fin, un ami de mon père avait apporté une poule et un panier de pommes de terre nouvelles .. un festin « comme si ça n’était pas la guerre » dont on parlait encore 20 ans après ...

              Et moi qui ait trimbalé ma famille, mon épouse et moi plus trois enfants, dans une simca 1100 puis une fiat punto, avec une gallerie sur le toit pour les bagages qui débordaient de partout quand nous partions en vacances, sans sièges spéciaux, sans ceintures, etc etc .. Mon fils ainé qui a aussi trois enfants me faisait remarquer qu’à ce jour ce ne serait matériellement pas possible sans être en infraction .. Pour arriver à caser un siège bébé et deux sièges enfants sur une banquette arrière il faut déjà une grosse bagnole .. Malheur à celui qui n’a pas les moyens ..

              • foufouille foufouille 31 octobre 2011 12:10

                oublions pas les inconvenients
                les chiottes dehors
                5° le matin
                les pyjama et edredons
                les km a pied
                etc


                • Loatse Loatse 31 octobre 2011 12:37

                  qui dit édredon , foufouille dit aussi matelas de laine, qu’il fallait faire carder tous les dix ans... Durée de vie d’un matelas aujourd’hui ???

                  aujourd’hui pour le pyjama et l’édredon, à moins d’avoir des actions chez EDF, c’est le grand retour de la couette en plume et du pyjama...

                  quand aux wawas sur le palier, ou dehors, peu de maisons possédaient le confort « moderne »... on n’en est pas mouru... :)))


                • foufouille foufouille 31 octobre 2011 15:53

                  non mais c’etait chiant par -15
                  5° quand tu avais du bol


                • Vipère Vipère 31 octobre 2011 16:14

                  Et le pot de chambre, Foufouille,

                  le bonnet de nuit, pour garder les oreilles aux chaud !

                  Et la bouillote !

                  C’étaient pas des gadgets !!!


                • foufouille foufouille 31 octobre 2011 17:01

                  la bouillotte est toujours utile pour les pieds froids


                • etychon 31 octobre 2011 22:05

                  Les KM à pieds...Excellent pour la santé !


                • Loatse Loatse 31 octobre 2011 12:19

                  Bonjour Michel et tous,

                  « E pericoloso Sporgersi, » cette petite phrase m’a toujours intriguée (pourquoi écrire en italien en premier ?) Mais source de bien des promesses de chateaux de sables à venir pour une gamine qui passait des heures à voir défiler les gares et les vaches à bord du tortillard Paris-saint malo... 

                  Vous l’avez compris je suis de votre génération.... Celle qui a connu le plein emploi (on postulait vendredi, on embauchait lundi), avant le choc pétrolier qui ferma les usines,. Une génération ou la blouse était obligatoire à l’école, ou les pulls étaient tricotés main, les goûters composés de pain et de chocolat noir...

                  Les draps étaient de lin, faits pour durer et non pas made in china faits pour s’user, les gadgets n’avaient pas encore envahis nos foyers ni le plastique, chaque ménagère possédant son filet de coton dans son sac à main pour faire les courses...

                  Pas de supermarchés, mais des crémiers, des épiciers, des quincaillers à profusion.... Dans les grandes villes, suite à la loi de 1948 des loyers bloqués ; l’ouvrier, la femme de ménage, voisinaient avec le medecin...

                  Les poussettes n’avaient pas de harnais, les prises de courant pas de cache prises mais les fenêtres (4ème étage ) possédaient tout de même leur cadre grillagé.

                  Personne n’aurait eu l’idée de nous voler quoique ce soit. A nos pieds, des chaussures de cuir cirées chaque semaine, la marque était sous la semelle... :) pas de portable si ce n’est notre cartable, en cuir également fait pour durer...

                  Il parait qu’on nous en veut, je ne sais toujours pas pourquoi, sans doute parce que nous savions nous contenter de ce que nous avions.... ?



                  • JL JL1 31 octobre 2011 15:27

                    Curieux,

                    dans « mes » trains à moi qu’on avait, en Bretagne, il n’était pas écrit « It dangerous to lean out », mais « Do not lean outside ».

                    Si quelqu’un peut m’expliquer ... ?


                  • gotjy gotjy 31 octobre 2011 17:30

                    Chère Loatse,vous avez raison à 100%,j’ai vécu cette super époque,mon fils lui même (40 ans psychologue de métier)m’envie, d’avoir traversé ces trentes glorieuses,qui je pense ne reviendront pas de sitôt,mais par certains côtés,il y a certaines bonnes choses actuellement que nous sommes bien heureux de connaitre,mais ce qui m’ennuie en fait,c’est que dès que l’on parle de ces belles années,nous passons pour de vieux Réacs et nous faisons des envieux quoiqu’on en dise.


                  • Loatse Loatse 31 octobre 2011 19:10

                    @Gotjy

                    de l’amertume, de l’envie, je ne sais pas.... Il est vrai qu’il était plus agréable de faire ses courses dans des petites boutiques odorantes aux comptoirs de bois ciré que dans ces temples impersonnels de la consommation.. plus agréable de se baigner en bretagne sans ces saletés d’algues vertes qui polluent aujourd’hui le littoral...

                    peut être nous envient ils nos quarante heures/semaines, l’absence des minimas sociaux tels que le rmi, nos toilettes sur le palier (ou dehors c’est selon), les boulets de coke qu’il fallait chercher à la cave pour se chauffer et les repassages à la pattemouille... ? va savoir ? :)






                  • lemouton lemouton 31 octobre 2011 19:16

                    @JL1
                    «  il n’était pas écrit  » It dangerous to lean out « , mais » Do not lean outside ".

                    — > moi j’ai connu « Do not lean out of the window »

                    @ à l’auteur et @ Loatse
                    merci vous avez tout dit.,

                    je rajouterais aussi le poste TSF sur lequel nous ecoutions les feuilletons aprés le diner, avant que n’arrive la boite à image noir et blanc....
                    L’odeur des protège cahier en plastique, le gout du « bon malakoff »...

                    nous sommes d’une generation qui a vu arriver dans notre vie tous les objets techniques d’aujourd’hui..

                    Dans mon cas quand je suis arrivé dans ma famille, il y avait
                    - l’éclairage électricité (en 110V),
                    - la glacière à pain de glace,
                    - le réchaud à pétrole pour la cuisine,
                    - un wc à la turc et un robinet dans la cour pour 5 à 8 familles,
                    - les bains publics le dimanche ou le baquet dans la cuisine pour les enfants,
                    - le vélo du papa..
                    - le poele à charbon (des boulets)
                    - et comme dit plus haut le poste TSF, avec l’électrophone intégré sur le dessus pour les disques en 45 et 78 tours..

                    Je suis heureux d’avoir vécu cela,  l’avenir était bien plus beau hier..  smiley


                  • Yvance77 1er novembre 2011 13:04

                    @ JL 1

                    Le « E pericoloso Sporgersi, » était dans les trains régionaux proches ou voisin de la frontière italienne.

                    Egalement présent dans les trains grandes distances finissant à Vingtimiglia ou allant dans le pays de Da Vinci.

                    Pour les autres régions je pense qu’il y avait les autres langues : Espagnol, dans le Pyrénnées, Allemand vers Mulhouse, Anglais à Calais, Dunkerque ou sur les côtes bretonnes etc...


                  • JL JL1 1er novembre 2011 13:13

                    Yvance,

                    en Bretagne on y avait droit aussi. Et « Nicht Hinaus lehnen » également.


                  • ZEN ZEN 31 octobre 2011 12:36

                    Il parait qu’on nous en veut, je ne sais toujours pas pourquoi, sans doute parce que nous savions nous contenter de ce que nous avions.... ?

                    Pas mal vu !..
                    A Noël, une orange et un album de coloriage.
                    A la campagne, nous étions livrés bien souvent à nous-mêmes et aux menus travaux de la ferme
                    Nous ne sommes devenus ni des timorés, ni des fatigués de naissance
                    On est les meilleurs !! smiley


                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 31 octobre 2011 13:06

                      C’est vrai que c’était le paradis...


                      Une chaîne de télévision, et trois stations de radio, toutes sous la tutelle bienveillante de l ’Etat qui possédait une ligne directe vers les directeurs de rédaction pour s’assurer que le Bon Peuple ne serait abreuvé que de Bonnes Nouvelles. Et pas question de laisser les démoralisateurs infester nos ondes ! Hors de nos frontières, les gougniafiers qui prétendaient miner le moral de la Nation ! Au Luxembourg, les émetteurs parasites ! Ou même chez le Boche, tiens !

                      Pas de caméras de surveillances, oui, mais des concierges, et des voisins qui savaient tout de notre vie privée, grâce aux normes de construction anciennes qui favorisaient les murs en papier et un sonorisation totale ou presque.

                      Les automobilistes n’étaient pas harnachés par ces stupides ceintures. C’était la liberté totale. Et 15 000 morts annuels sur les routes, à comparer aux 4 000 de maintenant. Broutille.

                      Socialement, la morale était sauve. Il était hors de question pour un couple de vivre ensemble sans être marié avant. Et la Femme se devait de se réserver à son mari, qui lui troussait la bonne dans la chambre du petit une fois ce dernier à l’école. Quand à ces...invertis... Heureusement, la Loi prévoyait d’enfermer ces amoraux, ces anormaux loin de nos yeux. Heureusement, Luis Mariano est un tel meilleur exemple pour la Jeunesse !

                      Point d’immigrés. Tous ces rastaquouères travaillaient dans les Colonies sous la surveillance bienveillante du chef Blanc, qui seul savait ce qu’il fallait faire pour mettre un pays en valeur, alors que ces arabes ne savaient que faire pousser des dattes.

                      Oh, bien entendu, il y avait quelques agitateurs. Mais baste, un régiment suffirait à les remettre au pas. Il fallait bien montrer ce que c’était qu’ un Français, pas vrai, capitaine Marinelli ? Oh oui, lieutenant Zarzwiesky.

                      Un vrai paradis, en somme. Point d’écologistes malvenus, les tuyaux d’échappement pouvaient rejeter tout le plomb et le soufre qu’ils voulaient, sans devoir passer par ces stupides régulations bruxelloises qui entravent désormais notre droit à recouvrir les parois de nos poumons et de ceux de nos enfants avec du benzène.

                      Les villes étaient optimisées. Pas de lois contraignantes pour imposer ces luxes inouïs que sont le chauffage, l’eau courante, la salle de bains. On pouvait loger une famille dans 8 mètres carrés ! Et un wc par palier, c’est bien suffisant ! Les autres pouvaient laisser libre court à leur débrouillardise pour se construire un logement décent fait de planches, de tôles et de toile cirée. Le terrain ne coûtait pas cher, à Nanterre, avant que ne soit construite l’ Université qui a éparpillé cette Cour des Miracles moderne.

                      Nous n’étions pas non plus assaillis par tous ces produits de confort. La santé ? Un coup de rouge tue le microbe ! Quelques gouttes dans le biberon, et c’est bon ! Et il était bien connu que le tabac était un excellent expectorant, propre à nettoyer les poumons des miasmes de la vie moderne.

                      Ah... Que c’était bien, avant...

                      • JL JL1 31 octobre 2011 13:32

                        Aujourd’hui,

                        les nitrates, les pesticides, les OGM, les ondes électromagnétiques, la radioactivité, le bisphénol A, les additifs alimentaires, les produits Servier, un continent de déchets plastiques dans le Pacifique, j’en passe et des meilleurs !!! ...

                        Broutilles que tout ça !

                         smiley


                      • Loatse Loatse 31 octobre 2011 13:38

                        @Mmarvinbear

                        Il y avait l’ortf, voui mais aussi le canard enchainé, charlie hebdo, l’huma.....

                        Pas encore des milliers de voitures en circulation, remplies de travailleurs qui ne veulent pas prendre le métro (trop popu ?), ni se regrouper pour moins polluer ((bonjour l’individualisme), ni adopter le vélo, (trop fatiguant. ?)...

                        le tabac tuait, il tue encore... c’est marqué en gros sur l’étiquette.... mais il est toujours en vente libre...

                        On pouvait loger une famille dans 8 mètres carrrés ??? aujourd’hui on ne loge plus du tout....les sans domiciles fixes se chiffrent par milliers...

                        On ne divorcait pas pour un oui, pour un non....y’avait des cocus des deux côtés.. Les mômes certes étaient privés de cette joie de faire partie d’une famille décomp... euh recomposée dont on nous vante les mérites...

                        Les couches, les briquets, les stylos, les unions n’étaient pas jetables.....

                        la guerre d’Algérie (nous étions des mômes alors), vous voulez nous la coller sur le dos ???



                      • Jason Jason 31 octobre 2011 17:21

                        @ Loatse

                        « la guerre d’Algérie (nous étions des mômes alors), vous voulez nous la coller sur le dos ??? »

                        Ben, vous avez eu de la chance qu’un de vos proches n’ait pas été appelé pour aller servir dans les Aurès. Même sur un enfant, ça laisse des traces.


                      • Loatse Loatse 31 octobre 2011 19:45

                        @Stabilob0ss

                        ....et ses piffies (petites larves qu’ils fallait mettre à éclore au chaud pour obtenir des poissons).. (pour moi ce fut poisson grillé.. oups !)


                      • Mmarvinbear Mmarvinbear 31 octobre 2011 20:58

                        Moi, c’est mon chat qui les a bouffés... -___-




                      • Loatse Loatse 31 octobre 2011 13:11

                        Même pas aigris, Zen ;)

                        ... alors qu’on bossait 40 heures/semaines et qu’il fallait éplucher les légumes pour avoir un repas... (pas de plats surgelés à cette époque là).... pas traumatisés non plus de se faire remonter les bretelles par les profs qui avaient pour certains la main leste...

                        Aujourd’hui c’est plein de pov’ mômes qui testent les limites... en vain...


                        • Spip Spip 31 octobre 2011 13:38

                          Les wawas sur le palier ? Quel luxe ! Chez ma grand-mère, c’était le pot de chambre pour la nuit, qu’on descendait le lendemain matin, dans les WC communs au RDC.

                          Je précise que l’immeuble, construit avec les « dommages de guerre » (nous sommes en Lorraine) datait des années 20, sans salles de bain : on me lavait à la cuisine, dans un bac avec de l’eau chaude tirée de la cuisinière bois/charbon. Il fallait donc ne pas la laisser s’éteindre la nuit, tout un art. Pour le reste, (emploi, vêtements, etc.) tout pareil que vous...

                          La réflexion sur « on nous en veut... » est pertinente. Combien de fois ai-je vu, dans les forums, cette aigreur contre une génération supposée responsable en bloc de tous les maux d’aujourd’hui. Ceci-dit, il y a quand même eu, quelque part, un défaut de transmission des valeurs, non ?

                          Par ailleurs, la description de Mmarvinbear est aussi une réalité. Mais bon, pour le contrôle des médias, les copains du Pouvoir ont remplacé le Pouvoir, un progrès ?


                        • foufouille foufouille 31 octobre 2011 15:58

                          on me lavait à la cuisine, dans un bac avec de l’eau chaude tirée de la cuisinière bois/charbon.

                          ca aussi chiatique
                          et pomper l’eau du puits avant


                        • Mmarvinbear Mmarvinbear 31 octobre 2011 21:00

                          « Par ailleurs, la description de Mmarvinbear est aussi une réalité. Mais bon, pour le contrôle des médias, les copains du Pouvoir ont remplacé le Pouvoir, un progrès ? »


                          Le contrôle des média a toujours existé. Il était gouvernemental avant, économique maintenant.

                          Mais on peut s’en foutre maintenant, le Net permet une information plus libre désormais.


                        • barrere 31 octobre 2011 21:51

                          oh oui oh oui ! la main leste !

                          la phrase culte d’un prof de la rue du Pont de Lodi : « fais attention mon ptit gars ! j’ai la main lourde et quand elle tombe elle fait mal »", lisant l’équipe en cours tous les lundis avec un cigarillo aux levres !...

                          je me souviens de son numéro de téléphone, on le faisait chier ! : Médicis 10 10...


                        • Spip Spip 1er novembre 2011 13:48

                          @ Mmarvinbear

                          Le Net libre, oui, pour combien de temps encore ?


                        • cevennevive cevennevive 31 octobre 2011 14:07

                          Bonjour Michel et tous,

                          Oui ! Tout cela est vrai. Chaque intervenant soulève des nuages de vérités et aussi de nostalgie ! Née le 23 mai 1945 j’ai apporté dans ma famille, en même temps que l’armistice, un formidable espoir. Seule enfant de mes parents (en accord sans doute avec vos thèses, Michel...) dans une grande vieille maison cévenole, j’ai grandi comme les animaux qui m’entouraient. Et aujourd’hui que je suis en retraite, dans cette même vieille maison, je ne vis guère différemment (avec en plus un internet un peu défaillant, mais présent quand même, et pas de téléphone portable car il ne « passe » pas ou difficilement)

                           Moralité, si vous voulez fuir tout ce que vous détestez, vivez reculés, dans des campagnes encore relativement « vierges ».

                          En ce qui concerne l’hyper sécurité, il ne faut rien exagérer. Il y a des pays où les enfants montent aux cocotiers pour faire tomber les noix, où ils marchent les pieds nus sur des bords de mer ou de fleuves empuantis et malsains, où les bébés sont couverts de mouches, où les femmes accouchent sans médecin, et où tout le monde boit de l’eau croupie et peut-être polluée, etc.

                          Y pensons-nous vraiment lorsque nous élevons nos enfants dans un « cocoon » ?

                          Et... au lieu de vétupérer contre notre génération, vous nos descendants, pensez un peu à vos appétits de voitures, de vacances, de bien périssables et inutiles, d’emprunts et de gaspillage d’eau, d’énergie et de nourriture... Les « trente glorieuses » n’ont pas généré des pactoles pour les modestes. Elles leur ont simplement permis de vivre, de travailler, et d’élever leurs enfants modestement. Le pactole est peut-être allé dans d’autres poches, comme d’habitude...

                          Bien cordialement.


                          • Michel Tarrier Michel Tarrier 31 octobre 2011 14:17

                            Merci Cevennevive d’avoir fait passer cette émotion qui m’a renvoyé au coin du feu, aux châtaignes et à Jean-Pierre Chabrol... http://www.youtube.com/watch?v=6HM87wDNc8U


                          • joletaxi 31 octobre 2011 15:14

                            On parle parfois de la vieille europe,mais cet article que je n’ai pas lu,et les commentaires illustrent à suffisance cette maxime,de gens qui regardent en arrière, un passé qu’ils rêvent joyeux, agréable, facile, car en fait, ils regrettent tout simplement leur jeunesse.


                            De grâce, ne changez rien pour moi, je trouve cette époque formidable,et je regrette déjà de savoir que je ne verrai pas d’autres avancées de l’humanité,que des gens qui bossent eux nous préparent,sauf si bien sur, hypothèse que j’espère improbable, cette mouvance malthusienne n’arrive à imposer sa vision,ce qui aurait des conséquences dramatiques.




                            • foufouille foufouille 31 octobre 2011 16:00

                              de gens qui regardent en arrière, un passé qu’ils rêvent joyeux, agréable, facile, car en fait, ils regrettent tout simplement leur jeunesse.

                              ca l’etait quand meme
                              pas de vrp ou voleurs aussi

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