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Accueil du site > Actualités > Société > Ecole et égalité des chances

Ecole et égalité des chances

L’ecole publique remplit de moins en moins son rôle d’égalité des chances. Cela empire dans le supérieur ou à moins d’être très brillant et de pouvoir présenter les concours aux grandes écoles, l’université se transforme souvent (mais heureusement pas toujours) en voie de garage.

Dans de nombreux domaines comme les grandes écoles de commerce, il n’existe pas d’alternative au privé. Les élèves modestes sont donc de facto exclus de ces formations qui procurent pourtant des débouchés à leurs diplômés. Parfois, une école privée va également utiliser une pédagogie originale qui n’aura pas d’équivalent dans le public. Je ne dis pas ici que cette pédagogie est forcément meilleure ou moins bonne que dans le public. Le simple fait d’être différente fait qu’elle pourra convenir mieux à certains élèves. Mais aujourd’hui mieux vaut qu’ils soient fortunés vu qu’une école privée dans le supérieur lorsqu’elle n’est pas subventionnée comme les écoles consulaires va facturer environ 7 000 euros par an.

Ces 7 000 euros sont une fortune à l’échelle d’un particulier, mais ils ne sont pas forcément si énormes que cela. A l’université un étudiant coûte en moyenne 6 000 euros par an. Le coût d’un élève de lycée est bien supérieur (inexplicable), de même pour le collège et la maternelle. Je ne parle même pas des grandes écoles dont le budget par étudiant peut largement dépasser les 15 000 euros par an. Bref, former les gens qu’on le paye directement ou indirectement coûte très cher. Autant que la formation offerte soit la plus adaptée possible à l’individu.

C’est pour cela que je propose le dispositif suivant :

 

  • chaque élève a droit à la formation ;
  • s’il s’inscrit dans le public, l’Etat paye normalement sa formation ;
  • s’il s’inscrit dans le privé, l’Etat paye également sa formation ou plus exactement y investit les 6 000 euros qu’aurait coûté la formation de l’étudiant à l’université. Si l’école privée qu’il a choisie veut facturer plus cher, l’étudiant paye la différence.

Les avantages de ce mode de fonctionnement sont nombreux :

  • moins d’inégalités ! Un étudiant qui veut suivre une formation disponible uniquement dans le privé va pouvoir y accéder pour un tarif bien inférieur. La plupart des écoles privées seront ainsi accessibles pour seulement 1 000 euros ce qui est déjà beaucoup plus simple à financer ;
  • plus de concurrence : le public va devoir affronter la concurrence du privé ce qui sera bénéfique à long terme car cela forcera les réformes ;
  • plus de réactivité : le public a souvent été long à créer des formations adaptées au marché. Ainsi dans les domaines de l’informatique et de l’électronique par exemple il existe une myriade d’écoles privées qui ont bénéficiées d’un vide que l’Etat a mis longtemps à combler (EPITA, ESIEE, EFREI, SUPINFO, ESIEA...). Les diplômés de ces écoles ont eu de beaux débouchés mais mieux valait être riche (ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas de très bonnes formations d’informaticiens dans le public mais pour certains étudiants l’EPITA leur réussira mieux que l’ENSIMAG et inversement).

Bien sûr, il est fort probable que certaines écoles privées décident de profiter de la subvention pour remonter le prix de la scolarité, diminuant ainsi en partie l’efficacité de la mesure. Pour en avoir discuté avec le directeur d’une école privée d’informatique, il est en effet difficile de boucler le budget d’une école avec seulement 7 000 euros lorsqu’il faut payer les locaux, les profs, le matériel. Actuellement, ils ne peuvent pas augmenter les frais de scolarité car les 7000 euros sont considérés comme la "limite" du financement qui peut être assuré par un travail en parallèle des études (ceux qui dans l’informatique payent jusqu’à 150 euros par jour). Cela limite bien sûr la qualité de l’enseignement proposé même s’ils s’en sortent plutôt bien. Bref, au vu de ces informations, il est fort possible que, si une telle loi passait, le coût de la formation grimperait. Mais la concurrence dans l’éducation privée est rude et il est également fort possible que la hausse resterait limitée et qu’on ne fonctionnerait pas avec un budget de 14 000 euros par an. Et toute augmentation devrait de toute facon être justifiée à leurs clients par la mise en place de moyens supplémentaires.

Ainsi il est fort possible que ce système permettrait de diminuer fortement la différence de prix entre école publique et privée. Permettant ainsi à des élèves plus modeste d’en bénéficier sans remettre en cause la gratuité de l’enseignement.


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22 réactions à cet article    


  • JL JL 21 août 2007 10:36

    Le diable se cache dans les détails. Et ici, ils ne manquent pas, puisque rien ou presque n’est défini.


    • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 21 août 2007 10:43

      Et les prêts étudiants ?

      Les banques sont friandes d’élèves qui s’inscrivent dans des écoles ayant un potentiel de gros salaire en sortie. Elles leurs accordent des prêts à taux imbattables, comptant sur le fait que l’étudiant restera chez elle, avec son gros salaire, lors de sa rentré sur le marché du travail.


      • Voltaire Voltaire 21 août 2007 11:26

        Je partage cet avis : les bonnes écoles privées assurant un débouché quasi certain et correctement rémunéré à leurs élèves, les banques proposent des prêts à des taux tout à fait intéressant pour ces étudiants.

        N’oublions pas que les études supérieures doivent être considérées comme un investissement pour l’avenir. A ce titre, il n’est pas ahurissant de devoir contracter un prêt pour ces études.

        Certes, on se retrouve alors face à une inégalité de traitement entre riches et pauvres (et entre formations) ; ceci devrait être justement compensé par des bourses plus largement disponibles pour les élèves méritants sans ressources, y compris pour suivre un enseignement privé quand celui-ci s’avère sans équivalent public.

        L’auteur a cependant raison sur un point essentiel : 7000 € par an par élève, c’est un niveau insuffisant pour assurer des études supérieures de très bon niveau. C’est un des problèmes majeurs de notre système éducatif, l’un des seuls où un étudiant du secondaire dispose de plus de moyens que celui du supérieur...


      • tvargentine.com lerma 21 août 2007 10:43

        Les fonctionnaires de l’éducation sont à l’origine de ce que de nombreux français demandent,car le conservatisme de ces fonctionnaires bloquent toutes évolutions dans la modernisation de l’enseignement.

        Nous n’avons pas à payer encore parce des fonctionnaires ne remplissement pas leur contrat de service.

        Oui ,CONTRAT DE SERVICE,cela doit etre la règle aujourd’hui que le contrat de service pour un fonctionnaire.

        L’Etat n’a donc pas à subventionner des écoles privés mais doit mettre en place une politique correspondant aux attentes des français et non de répondre aux corporations des fonctionnaires de l’éducation nationale qui défendent leurs petits privilèges qui dévraient etre abolis nous l’espèrons avec la présidence de Nicolas Sarkozy.

        Combien de vacances dans l’année déjà ????

        Les privilèges doivent etre abolis et une optimisation des effectifs pour une meilleure productivité doit etre mise en place.

        Quand à tous les fonctionnaires qui travaillent au noir dans le privé,ils devront être révoqué.

        Nous n’avons pas à payer dans le privé un service que l’administration doit nous apporter,car nous payons déjà


        • thirqual 21 août 2007 12:23

          On rappelle au boulet de service que les instituteurs et les professeurs du secondaire sont payés sur une base de 10 mois travaillés par an, pas 12. Et l’autre solution c’est faire travailler les gamins toute l’année, quelle bonne idée !


        • Vincent 21 août 2007 15:54

          Sarkozy ne touchera à aucun privilèges, il fait parti du système, il a les poings liés. Même si il avait vraiment envie de faire les réformes qui s’imposent, il ne pourra pascar trop de gens profitent du système.

          Par exemple, il avait parlé d’un gouvernement resserré, avec peu de ministres, mais il a été obligé de prendre une floppée de secrétaires d’etat parce que ses potes qui l’ont aidé à accéder au poste suprème se sont plaint de ne pas avoir une place bien payée. De même pour les sanctions financières pour les députés absentésites etc.

          Peut être qu’il avait une réelle volonté de changement, mais je crois qu’on n’aura droit qu’à des mesurettes, des rustines par-ci par-là. Il faut tout remettre à plat, et Sarko ne prend pas ce chemin. La seule solution c’est que tout le pays s’effondre sous le poids de sa bureaucratie, et ça va finir par arriver, c’est sûr.


        • xmathieu 21 août 2007 11:10

          Je voudrais juste faire une remarque sur le coût d’un éléve du supérieur qui est de 6000€ (le plus bas d’Europe) alors qu’il est plus important au lycée. Le « problème » vient du fait qu’en France, toute personne qui réussi son bac peut accéder à l’université. Comme souligné dans l’article, c’est souvent une solution par defaut et les effectifs des premieres années de fac sont pléthoriques. Il faut donc créer des infrastructures necessaires à l’accueil de ces étudiants mais qui ne vont souvent servir que pour la premiere année car le taux d’échec est de l’ordre de 30%. Le budget est donc divisé par un très grand nombre de personnes et donc ramené par étudiant, il semble très faible. Ce problème pourrait etre résolu si la France acceptait de mettre en place des quotas à l’entrée des universités basés sur les résultats au bac. Ainsi, au lieu d’avoir des sureffectifs dans des filières qui ne proposent pas assez de débouchés (STAPS...), la selection se ferait au niveau du bac et redonnerait de la valeur à celui-ci. Bien évidemment, un tel système ne peut etre mis en place sans un renforcement de l’orientation au niveau du lycée : combien d’édutiants vont faire 2 voire 3 premieres années de fac avant de trouver leur voie. L’autre avantage des quotas provient de la quasi guarantie de l’emploi en sortie de l’université et donc les banques sont plus à même d’accorder des prêts à faibles taux. Bien sur cette solution n’est pas miracle, mais permet d’éviter les bac +3 voire +5 qui se retrouvent au chomage. Par contre elle va à l’encontre d’un principe humaniste qui veut élever le niveau général culturel de la population... La reforme de l’université, bien que necessaire, s’annonce donc bien difficile.


          • Voltaire Voltaire 21 août 2007 11:28

            Votre remarque n’est que partiellement exacte. Le taux d’accès à l’enseignement supérieur en France n’est que d’environ 40%, bien inférieur à celui des pays nordiques par exemple, où le financement par étudiant est aussi plus élevé.

            Il existe donc bien un problème d’orientation, mais aussi de moyen pour l’université.


          • xmathieu 21 août 2007 11:38

            @Voltaire,

            Je suis bien d’accord avec vous mais l’avantage d’une maitrise des effectifs est de garantir un emploi à la sortie. Les universités peuvent donc se permettrent d’augmenter leurs frais d’inscription. Ainsi au Royaume-Uni (frais d’inscription de l’ordre de 3000£) , la majorité des étudiants commencent la vie active avec un emprunt sur le dos mais sont presque surs de pouvoir le rembourser grace à cette (quasi) garantie d’emploi


          • Voltaire Voltaire 21 août 2007 11:51

            @xmathieu

            C’estr un peu plus compliqué que cela en Grande-Bretagne. Les frais d’inscription, élevés, sont généralement couvert par des bourses, quoique le système ait évolué récemment, avec effectivement un accroissement des charges aux frais de l’étudiant. La « selection » ne garantit pas un emploi, loin de là, à tous les jeunes étudiants anglais. Comme en France, tout dépend des filières. En revanche, la réputation de l’université est très importante, et les entreprises attachent plus d’importance à celle-ci qu’à la nature exacte du diplôme. Elles considèreront ainsi qu’un graduate d’Oxford, quelque soit sa formation, a le potentiel nécessaire pour être cadre, même s’il a suivit des études de psycho ou d’art contemporain... En France halas, toutes les fonctions sont mises dans des cases, avec un diplôme nécessaire en face. Cette rigidité est, en partie, la raison d’un chômage de jeunes plus élevé qu’ailleurs, et source de manque de flexibilité au sein même des entreprises qui fonctionnent toutes avec les mêmes moules.


          • thirqual 21 août 2007 12:29

            Sans compter qu’il est impossible au niveau bac de présager de comment un étudiant s’en sortira en université ou en classe prépa. Je sors d’un lycée technique et j’ai atteint Normale Sup’, je connais un polytechnicien qui a eu son bac au rattrapage. A l’inverse le nombre de mention TB qui s’effondrent au premier semestre de fac ou au premier devoir de maths en sup’ est marquant.

            Et c’est normal : pas le même type de travail, pas le même rythme, pas la même implication nécessaire...


          • ripouette ripouette 21 août 2007 13:00

            Etudiant poil aux dents

            J’suis pas d’ton clan pas d’ta race

            Mais j’sais qu’le coup d’pieds au cul

            Que j’file au bourgeois qui passe

            Y vient d’l’école de la rue

            Et y salit ma godasse

            Rerain

            Maman quand j’s’rais grand

            J’voudrais pas être étudiant

            Alors tu seras un mois que rien

            Ah oui ça j’veux bien

            Renaud


            • uski 21 août 2007 13:51

              Il faut arrêter de dire qu’il faut être riche pour avoir accès aux écoles privées. Je suis moi même inscrit dans une des écoles citées, et grace aux bourses étudier ne me coute presque rien.

              Il existe non seulement des bourses octroyées par l’état (par le CROUS notamment), mais aussi des bourses octroyées par les écoles, souvent sous forme de remboursement de tout ou partie des frais de scolarité.

              A cela s’ajoute les diverses réductions comme les APL qui aident encore un peu à joindre les deux bouts.

              Au final, étudier dans une grande école ne coute pas plus cher qu’en FAC.

              Bien souvent, ceux qui racontent ça sont des anciens élèves du public frustrés par leurs résultats. Il est plus facile et confortable de mettre la faute sur son manque d’argent que sur son manque de travail... pour information, on peut tout autant se planter dans le privé que dans le public. Entrer dans le privé ne signifie pas qu’on va forcément sortir avec un diplome, chaque année des élèves sont virés et d’autres redoublent... comme partout, et c’est normal.

              Où est l’inégalité des chances là dedans ?


              • Taupine 21 août 2007 16:10

                La privatisation de l’enseignement des universités n’améliora pas les choses. Les prêts étudiants sont une aberration totale, il suffit d’aller voir en angleterre ou l’état injecte des somme colossables chaque année pour maintenir l’établissement de pret à flot.

                L’université francaise ne sera jamais au top mondial, pour la simple raison que le système éducatif français n’est pas basé sur l’excellence mais sur l’enseignement de masse.

                L’herbe parait souvent plus verte de l’autre coté mais le système francais est probablement un des meilleurs du monde. Il manque de souplesse,mais à le mérite de donner une base de culture générale à la majorité de la population. Allez voir outre manche le niveau moyen des jeunes anglais, ils sont hyper spécialisés des 16 ans et ont un niveau général horriblement bas.


                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 21 août 2007 17:15

                  J adore lire ce genre de phrases « Je sors d’un lycée technique et j’ai atteint Normale Sup » . Dire que ce sont des gens instruits et intelligents qui disent ca ! Depuis quand l exception confirme la regle ? Or la regle c’est qu’il y a un nombre hallucinants de polytechniciens qui ont un parent polytechnicien.

                  Sinon, pour revenir sur l’article, Marc Bruxman, premiere porte ouverte enfoncee « L’ecole publique remplit de moins en moins son rôle d’égalité des chances » mais l’a t-elle jamais rempli ???? grrr Il n’y a qu a lire les travaux de Bourdieu il y a 40 ans ou d’ouvrir Marcel Pagnol ou le Grand Meaulne pour voir que les pauvres ou les enfants des classes peu favorisees intellectuellement. L’ecole ne sera jamais egalitaire.

                  2eme exemple : l’ecole n’est pas uniquement une question d’argent, mais plutoit d INFORMATION et d’IMPLICATION DES PARENTS, la preuvre les enfants de profs reussissent beaucoup mieux que les enfants de commercants, meme riches. Il y a des tas de rapports qui ont ete ecrit la dessus.

                  Enfin, plutot que de rendre l’education gratuite, il faut au contraire la privatiser, au niveau du superieur bien sur. Raison : dans les filieres porteuses ou les grandes ecoles ou les DESS et autres filieres selectives, on a surtout des enfants de classes favorisees. Or, les etudes dans le superieur (universites et ecoles d’ingenieurs) coutent peu cher par rapport a l’etranger, ce qui veut dire que c’est bien le budget de l’Etat et non pas les droits d’inscription qui paient les ecoles.

                  La TVA (payee par tout le monde y compris les ouvriers ) reepresente 44% des recettes de l Etat et l IRPP (paye par meme pas 50% des gens) represente un peu moins de 20% . Il est absolument injuste de contribuer a un systeme qui reproduit les inegalites. smiley

                  les petites phrases du type « Je sors d’un lycée technique et j’ai atteint Normale Sup » font penser aux publicites de la Francaise des Jeux (100% des gagnants ont joué.. ah oui est sur il y a eu UN gagnant) .


                  • neptune 21 août 2007 18:47

                    des prêts de la banque ?

                    laissez moi rigoler....

                    si y a papa, maman, derrière...

                    oui, on peut faire un prêt avec des organismes qui se portent caution...

                    mais c’est 2000 euros, à tout casser... 3000 si vous avez l’âme particulièrement battante...

                    c’est pas avec ca qu’on fait une grande école...

                    et puis, à côté, il faut bien vivre...quand on est 8 heures par jour à l’école, dur, dur...

                    si.

                    une solution pour payer loyer (exorbitant), bouffe, etc...

                    papa maman.

                    ha, zut.

                    ils ont pas d’argent...

                    foutage de gueule...

                    l’égalité des chances à l’école est depuis longtemps une vaste fumisterie...et j’en sais quelquechose...j’ai fait des études sans l’aide de mes parents...


                    • Marc Bruxman 22 août 2007 01:34

                      Quelques remarques : - Le pret etudiant ne couvre pas toute la scolarité loin de la. Si vous faites une école en 5 ans et que votre scolarité vous coute 6k en moyenne (cas de nombreuses écoles d’ingénieurs a prépa intégré) vous commencez avec 30 000 Euros a rembourser. (En admettant que votre banque vous prête cette somme). Et même avec des intérêts faibles vous allez en réalité rembourser beaucoup plus. Cela pourrait pourtant faire un très bon apport personnel pour acheter un appartement quand l’on est encore jeune.

                      - Les bourses sont sur critéres sociaux et souvent c’est le revenu des parents qui compte. Or, certains ont des parents riches qui ont décidés de ne pas payer leurs études pour autant. Est ce que ce système est juste ?

                      Et tant qu’a payer pour l’éducation des citoyens je préferai tant qu’a faire que ce paiement soit bien utilisé et de nombreuses écoles privées dans le supérieur semble y arriver avec souvent plus d’intelligence que le public. Car ils savent que si les étudiants finissent chomeurs, ils n’auront plus de clients.

                      D’autant que bien que libéral, l’éducation est un des rares domaines dans lesquels je pense qu’il est utile que l’état continue de s’investir un minimum (mais seulement pour financer, jamais pour organiser) car un individu non éduqué sera un boulet pour la communauté tout au long de sa vie.


                      • gloagf 22 août 2007 15:54

                        Bonjour

                        J’aimerai savoir d’ou vous tenez vos chiffres. Etant moi meme en ecole d’ingenieur, je ne peux que les nier. En effet, mes etudes etant payees par mes parents, je paye plein tarif (moins de 800 euros par an). Un cinquieme de ma promo n’a aucun support parental et est ENTIEREMENT pris en charge par l’etat. De plus, nous sommes obliges dans le cadre de notre formation de realiser quasiment un an de stages remuneres. Aussi, dans mon cas (assez generalise je l’affirme), je paye moins que je ne suis remunere. De plus, les fraix annexes (nourriture, logement) sont egalement payes par l’etat pour les moins favorises. Je ne dis pas qu’ils menent une vie de roi, mais ils vivent aisement... Aussi, je tiens a marquer mon etonnement quant-a-ces chiffres de 6000 euros par an proprement incroyables pour moi. Bien a vous


                      • Marc Bruxman 22 août 2007 20:30

                        « J’aimerai savoir d’ou vous tenez vos chiffres. Etant moi meme en ecole d’ingenieur, je ne peux que les nier. En effet, mes etudes etant payees par mes parents, je paye plein tarif (moins de 800 euros par an). »

                        Vous n’êtes certainement pas dans le privé d’ou ce tarif extrémement bas. Il existe par ailleurs des écoles dites « consulaires » c’est a dire possédées par une organisation telle que la chambre de commerce et d’industrie. Elles sont très largement subventionnée et bien que de statut « privée » elles sont très peu chères. C’est également le cas de SUPELEC dont les frais de scolarité sont négligeables car l’école bien que privée est largement subventionnée.

                        "Un cinquieme de ma promo n’a aucun support parental et est ENTIEREMENT pris en charge par l’etat.

                        Oui sauf que mon article parlait du cas de ceux qui choisissaient une école privée pour une des raisons suivantes : - Il n’existe pas d’école publique équivalente (par exemple HEC et assimilée). - Il y a une pédagogie particuliére qui convient a l’étudiant et qui n’existe pas dans le public (par ex EPITA).

                        Ce ne sont que des exemples, il y a des tas d’autres cas et autres écoles.

                        « De plus, nous sommes obliges dans le cadre de notre formation de realiser quasiment un an de stages remuneres. Aussi, dans mon cas (assez generalise je l’affirme), je paye moins que je ne suis remunere. »

                        Oui effectivement c’est pareil dans le privé et c’est ce qui permet de payer les frais de scolarité.

                        Il y a également les juniors entreprise, quand elle est bien gérée il y a moyen de s’y goinfrer. Mais il faut accepter de sécher une partie des cours pour cela.

                        « De plus, les fraix annexes (nourriture, logement) sont egalement payes par l’etat pour les moins favorises. Je ne dis pas qu’ils menent une vie de roi, mais ils vivent aisement... »

                        « Aussi, je tiens a marquer mon etonnement quant-a-ces chiffres de 6000 euros par an proprement incroyables pour moi. Bien a vous »

                        C’est pourtant une somme fréquamment demandée dans le privé. HEC coute jusqu’a 12 000 Euros par an en Master 1 et 2 (http://www.hec.fr/hec/fr/ecole/financement.html)

                        L’ESSEC demande près de 8000 Euros par an.

                        De nombreuses écoles d’ingé privées comme l’EPITA ou l’EFREI facturent dans les 7000 Euros en cycle ingénieur.

                        Bref non des gros frais de scolarité ce n’est pas si rare que cela.


                      • Tony Pirard 22 août 2007 02:04

                        Tout cela c’est seul conjecture,nous disons ici au Brésil,comme...« Jouer conversation mou dehors ! »Il n’y a pas école public ou privé meilleur que l’autre !il y a..OUI ! l’éleve avec la volonté de vaincre ! je connais un cas d’un cousin que a étudié dans une école d’une ville de 10.000 habitant et a été aprouvé dans trois université brésilien au même temps et en « premier place ». Commemt expliquer ce fait ? égalité de chance où ? Le gouvernement brésilien a encouru dans errer d’intervenir dans l’écoles,donc,je demande:quel type de professionell nous aurons demain ?? Le medécin que laisse un bistouri dedans un patient de l’hôpitale ? architecte que fait une « Bridge » et aprés elle tombe ? une maison peut-être ??

                        C’est nécessaire en premiére place repenser la maniére d’enseignement ! comment ? donnant meilleurs conditions aux professeurs,meilleurs salaires et produire la réciclage durant certain temps pour les nouveaux technologies. Bien,je vais arrêter par ici,car ,je pense être frapper en fer froid... ! Mais,c’est l’unique solution !! Tant ici au Brésil,comme en France ou plusieurs pays.

                        Tony do Brasil


                        • antoineb 26 août 2008 17:18

                          A voir le nombre impressionnant de posts laissés par Marc Bruxman, il semble qu’il y ait un problème évident de motivation chez nos scientifiques dans leur travail... je plaisante.
                          Je suis d’accord avec le fait que l’école franaçaise dans son idéal universaliste et égalitaire échoue et Bourdieu nous l’a bien montré. Cependant s’il échoue, il ne s’agit pas de la saborder en proposant que l’Etat paie les écoles privées des éléves :
                          1/ C’est dur pour le porte monnaie
                          2/ Pq l’Etat ne paierait- il pas ma bouffe ?

                          L’école française n’est pas si pourrit que celà (les études, les classements à la con ne satisfont que les déclinistes dépassés).

                          Le problème est qu’il nous faut une réforme du collège qui est organisé de manière abhérante, nous avons un bon lycée, l’Etat doit investir au niveau des autres pays occidentaux dans son université. Comment obtenir de bons résultats avec des moyens inférieurs ? Nous devons payer mieux nos chercheurs sous peine de les voir quitter la France (en même temps, celà veut dire que nos chercheurs ont une certaine valeur puisqu’ils intéressent les autres pays). Voir le collecvtif "sauvons la recherche".
                          Cependant il ne faudrait pas perdre de vue que l’université n’est pas une usine à petits soldats, que les fondations qui comptent investir dans l’université ne le feront que dans un but lucratif. Quid des sciences fondamentales, de la recherche pure (le généticien, l’historien d’art...). L’Etat doit consacrer un budget plus important à celà (au lieu de le perdre en cadeaux fiscaux absurdes et inutiles).
                          C’est le savoir qui demeurera le nerf de la guerre comme le disait Attali dans sa "Brève Hisroire de l’avenir" ou Philippe Aghion, professeur à Harvard "lancer toutes nos forces dans l’économie de la connaissance".
                          Il est normal que l’etat place la priorité et augmente son budget pour ce dessein là.



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