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Accueil du site > Actualités > Société > Education : le culte de l’immédiateté

Education : le culte de l’immédiateté

On ne peut pas tout comprendre immédiatement, sans effort et sans moyens. Pourtant la mode de l’évaluation par compétences permet de distribuer des bons points à tous les élèves en s’intéressant principalement à des savoirs instrumentaux accessibles à moindre coût. Est-ce la bonne solution ?

Depuis de nombreuses années, les modèles d’autorité n’ont plus cours dans nos sociétés, et l’on ne peut pas imposer quoi que ce soit sans prévoir une concertation, un dialogue, voire un débat national.

 
Au premier abord, cette conception donne plus de liberté en individualisant les choix des citoyens. Elle permet de réfléchir, et d’investir son temps, donc aussi son argent, seulement après avoir été convaincu par les arguments qui ont été présentés. Les modèles habituels d’autorité, longtemps véhiculés par la religion et par l’armée, s’étiolent. On cherche l’adhésion à une politique, le consensus sur un programme avant de se lancer dans l’action. Qui pourrait vouloir le contraire ?
 
Cependant, dans les classes, cela se traduit par une volonté de déposséder le professeur de toute forme de pouvoir qui lui permettrait d’avoir prise et de gérer des crises graves. Un élève perturbateur peut nuire à l’apprentissage de toute une classe de 30 élèves sans que l’on autorise son professeur à l’exclure de son cours. Les heures de colle n’existent plus ou, lorsqu’elles sont encore utilisées, le sont avec une telle parcimonie qu’elles en deviennent inefficaces. Le professeur n’a plus que son discours pour tenter d’instaurer une atmosphère de travail. Il doit calmer les esprits dans l’urgence, trouver des solutions personnelles pour gérer les conflits et les rebuffades, sans jamais s’attendre à une aide venant de l’administration qui, elle aussi, reste assez démunie dès qu’il s’agit de problèmes de discipline.
 
L’épanouissement personnel passe par l’écoute de slogans comme « Faites seulement ce que vous voulez ! » ou « Qui le veut le peut ! ». Ces commandements aident quand il s’agit de prendre conscience de sa liberté d’agir et permettent de libérer de l’énergie pour atteindre ses objectifs. Mais ils sont dévoyés s’ils sont utilisés pour justifier un refus de travailler en classe.
 
Pour un élève qui n’a pas encore pris conscience de l’importance de ses choix et des enjeux d’une vie, « faire comme on veut » peut seulement signifier compter sur ses parents pour vivre et passer toute sa journée devant des jeux vidéo. Cela peut aussi vouloir dire que l’on peut passer tout son temps et ses nuits avec des copains dans la rue ou en boîte.
 
Pour un élève, être persuadé que l’on peut atteindre n’importe quel objectif seulement si on le désire ardemment, c’est imaginer que l’on peut devenir ingénieur, juge ou chirurgien, dès qu’on aura décidé de le faire, et qu’il n’y a alors qu’à y consacrer deux ou trois mois de travail acharné. Sur les feuilles de renseignement collectées en début d’année, des élèves faibles indiquent souvent qu’ils veulent devenir juge ou médecin sans imaginer ce que cela signifie en terme de travail et d’étude, en oubliant complètement quels résultats scolaires ils ont obtenus dans les classes précédentes.
 
Penser ainsi est reposant à bien des égards : à quoi sert-il de travailler, de réfléchir, d’essayer de comprendre et d’accumuler des connaissances s’il suffit de vouloir pour pouvoir ? Il est alors beaucoup plus intelligent, et reposant, de rentrer dans l’immédiateté et de profiter de ce dont on peut profiter, ici et maintenant, sans délai.
 
De façon plus nihiliste, on peut toujours penser que la connaissance ne sert à rien puisqu’aucune maîtrise du monde n’est possible, et d’en déduire que la solution consiste à penser à ses petites affaires et cultiver son bien-être immédiat. Retournons jouer sur consoles ou allons regarder les derniers films d’horreur au cinéma. Ce sera toujours ça de pris.
 
Vivre, c’est profiter de l’instant présent en faisant ce que l’on veut. On s’intéressera à un sujet seulement si cela ne demande pas de « prise de tête » et l’on zappera rapidement vers un sujet plus attrayant dont on peut tirer immédiatement des bénéfices. Il s’agit de prendre un plaisir immédiat, on de laisser tomber.
 
L’enfant est devenu unique et désiré par ses parents. Il y a longtemps, on faisait simplement des enfants, mais maintenant on choisit d’en avoir un au bon moment, et celui-ci comble un désir. L’enfant change de statut en devenant un bien rare et précieux. On ne peut plus rien lui refuser sous peine de se sentir être de mauvais parents. La culpabilité guette et dans une société marchande, cela se traduit par des biens de consommation que l’on se sentira obligé de fournir à sa progéniture, immédiatement et si possible à profusion. Nous voilà replongés dans l’immédiateté de la satisfaction de nos désirs.
 
Face à cette philosophie de vie, l’enseignant qui essaie de montrer qu’il existe autre chose que des profits immédiats, qu’il faut être opiniâtre et travailleur pour atteindre ses objectifs, et qu’il existe d’autres moteurs dans la vie que l’argent ou le plaisir immédiat, comme la soif de connaître et le désir de servir à la société, se trouve bien démuni. Doit-il se déguiser en clown pour canaliser l’énergie de sa classe et motiver des apprentissages ? Comment peut-il calmer les élèves les plus extravertis pour établir le calme nécessaire à la réflexion et aux échanges, et aussi pour donner la parole aux élèves plus réservés ?
 
« Faire le clown », c’est « pratiquer une pédagogie de garçon de café » comme le dit si justement Philippe Meirieu dans un article du Monde du 2 septembre 2011 [2] :
 
« Pour avoir enseigné récemment en CM2 après une interruption de plusieurs années, je n'ai pas tant été frappé par la baisse du niveau que par l'extraordinaire difficulté à contenir une classe qui s'apparente à une cocotte-minute.
 
Dans l'ensemble, les élèves ne sont pas violents ou agressifs, mais ils ne tiennent pas en place. Le professeur doit passer son temps à tenter de construire ou de rétablir un cadre structurant. Il est souvent acculé à pratiquer une « pédagogie de garçon de café », courant de l'un à l'autre pour répéter individuellement une consigne pourtant donnée collectivement, calmant les uns, remettant les autres au travail.
 
Il est vampirisé par une demande permanente d'interlocution individuée. Il s'épuise à faire baisser la tension pour obtenir l'attention. Dans le monde du zapping et de la communication « en temps réel », avec une surenchère permanente des effets qui sollicite la réaction pulsionnelle immédiate, il devient de plus en plus difficile de « faire l'école ». Beaucoup de collègues buttent au quotidien sur l'impossibilité de procéder à ce que Gabriel Madinier définissait comme l'expression même de l'intelligence, « l'inversion de la dispersion ». »
 
L’un des problèmes est celui du rapport du citoyen (des parents et des enfants) avec le savoir et la culture. Il semble que l’on dépose maintenant son enfant à l’école dans le seul but qu’il atteigne son épanouissement personnel. La question de l’acquisition des savoirs passe au second plan.
 
Le savoir et la culture sont considérés comme ayant uniquement un rôle utilitaire ou distractif : il faut bien que son médecin ait fait des études sérieuses si l’on espère qu’il pourra traiter notre maladie, et il est bien agréable de se distraire en lisant quelques récits des guerres passées ou en s’apercevant que la Terre tourne autour d’une étoile qui elle-même appartient à une galaxie qui en compte plus de 10 milliards. Mais n’en faisons pas trop, et que cela ne demande pas d’efforts ! N’approfondissons surtout pas plus que nécessaire. Partout restons superficiel sauf si cela peut rapporter vite et gros.
 
Cela me fait penser à la mode des TPE (travaux personnels encadrés) qui envahit les classes des collèges et des lycées, qui consiste à adopter des points de vue résolument interdisciplinaires où l’on parlera « un peu » de beaucoup de choses sans jamais se donner les moyens d’en comprendre parfaitement une. Quand on n’a pas les moyens de comprendre, on ne peut rester que dans la superficialité et l’apparence.
 
Un de mes collègues de l’IUFM présentait hier en amphi ce que l’on attendait des étudiants de master dans la réalisation de leurs mémoires. Devant un parterre de 150 étudiants dont beaucoup se destinaient au professorat des écoles, il évoqua son exemple favori : celui de l’étudiant préparant le CAPE (certificat d’aptitude au professorat des écoles) qui choisirait de travailler un mémoire sur « l’utilité d’organiser une réflexion en classe de CM2 sur le problème de la quadrature du cercle, ses enjeux et les conséquences ».
 
A ce niveau de préparation en mathématiques, ni le professeur des écoles ni ses futurs élèves de CM2 n’ont les moyens de débuter une quelconque réflexion sur ce sujet, à moins de rester très superficiel et de se contenter d’une lecture rapide (et non contrôlée) de quelques textes vulgarisateurs sur internet, ce qui n’est pas un problème en soi, mais qui en devient un quand on sait le peu de temps dont on dispose en classe pour apprendre des choses plus fondamentales compte tenu des élèves auxquels on s’adresse.
 
Dans le même ordre d’idées, se repaître de TPE en classe de seconde sur les techniques et les enjeux de la cryptographie rime à peu de choses quand les corps finis et les structures algébriques ne font pas partie des enseignements des sections scientifiques du lycée, et que la relation de congruences est uniquement envisagée sur le bout des lèvres en terminale S. Dans un tel TPE, la seule solution serait de puiser des renseignements sur les opérations de chiffrement utilisés dans l’antiquité, au moyen-âge ou durant la seconde guerre mondiale. Mais alors pense-t-on au temps nécessaire pour réunir ces données, les assembler dans un document, les présenter ? Ce temps ne pourrait-il pas être utilisé plus efficacement pour apprendre les savoirs fondamentaux qui font défaut ?
 
L’immédiateté : soyons ambitieux même si l’on n’a pas les moyens de l’être ! Rédigeons de beaux rapports même si l’on n’a pas les bases théoriques pour comprendre de quoi il s’agit. L’honneur est sauf : extérieurement, on n’y voit que du feu.
 
Dans sa classe, l’enseignant ne doit compter que sur son charisme et son bricolage personnel pour canaliser les énergies. Il doit arriver à convaincre l’élève qu’il est dans son intérêt de travailler. Il doit montrer son autorité sans avoir jamais recours à la force, ce qui relève souvent d’un pari impossible. Et il ne doit rien attendre de l’administration. Quel dur métier…
 
Et Philippe Meirieu de rappeler [1] :
 
« Si les lycées napoléoniens ont si bien fonctionné, c'est qu'à mi-chemin entre la caserne et le couvent, ils alliaient l'ordre et la méditation. Réinstitutionnaliser l'école, c'est y aménager des situations susceptibles de susciter les postures mentales du travail intellectuel. » [2].
 
Et d’avoir ces paroles admirables :
 
« Nous devons ensuite, contre le savoir immédiat et utilitaire, contre toutes les dérives de la « pédagogie bancaire », reconquérir le plaisir de l'accès à l'œuvre. La mission de l'école ne doit pas se réduire à l'acquisition d'une somme de compétences, aussi nécessaires soient-elles, mais elle relève de l'accès à la pensée. Et c'est par la médiation de l'œuvre artistique, scientifique ou technologique que la pensée se structure et découvre une jouissance qui n'est pas de domination, mais de partage. » [2]
 
Les élèves ont toujours soif de connaissance, mais veulent y accéder immédiatement, sans faire d’effort pour construire les outils qui leur permettront d’obtenir cette connaissance. On subit la frénésie du savoir immédiat :
 
« L'accès à l'œuvre, parce qu'elle exige de différer l'instrumentalisation de la connaissance et d'entrer dans une aventure intellectuelle, se heurte à notre frénésie de savoir immédiat. Car les enfants de la modernité veulent savoir. Ils veulent même tout savoir.
 
Mais ils ne veulent pas vraiment apprendre. Ils sont nés dans un monde où le progrès technique est censé nous permettre de savoir sans apprendre : aujourd'hui, pour faire une photographie nette, nul n'a besoin de calculer le rapport entre la profondeur de champ et le diaphragme, puisque l'appareil le fait tout seul...
 
Ainsi, le système scolaire s'adresse-t-il à des élèves qui désirent savoir, mais ne veulent plus vraiment apprendre. Des élèves qui ne se doutent pas le moins de monde qu'apprendre peut être occasion de jouissance. »
[Philippe Meirieu, [2]]
 
Cette recherche d’une jouissance intellectuelle est en fait mise à mal par la généralisation du travail par compétence :
 
« Des élèves rivés sur l'efficacité immédiate de savoirs instrumentaux acquis au moindre coût, et qui n'ont jamais rencontré les satisfactions fabuleuses d'une recherche exigeante. C'est pourquoi l'obsession de compétences nous fait faire fausse route. Elle relève du « productivisme scolaire », réduit la transmission à une transaction et oublie que tout apprentissage est une histoire... » [Philippe Meirieu, [2]]
 
Le choix de travailler par compétences complique évidemment le débat sans proposer de réelle solution. Savoir utiliser une calculatrice pour afficher la somme ou le produit de deux nombres complexes ne suffit pas pour comprendre ce que représentent les nombres complexes, ni quel est le statut de l’imaginaire pur « i ». Ce savoir procédurier et mécanique n’engendre pas une « extase de la découverte » comme on peut l’avoir en comprenant qu’avec les complexes, on fait de l’algèbre dans un sur-corps du corps des nombres réels, et que l’on ressent mieux ainsi ce que représente une structure de corps.
 
En analyse mathématique, on peut acquérir la compétence de tracer une courbe en utilisant un grapheur sans jamais comprendre ce qu’est une fonction, ni connaître le lien entre les variations d’une fonction et l’étude du signe de sa dérivée. L’immédiateté réside dans l’affichage instantané d’une courbe après avoir tapé quelques lignes sur un ordinateur et avoir cliqué là où il fallait. La courbe affichée peut être l’objet d’investigations simples, de constatations visuelles faites en groupe, sans que jamais l’élève ne comprenne ce qu’est une fonction (trois choses dont on ne parle plus : un ensemble de départ, un ensemble d’arrivée et une transformation qui indique comment l’on associe un élément de l’ensemble d’arrivée à un élément de l’ensemble de départ) ni comment on doit l’étudier pour obtenir son tableau de variations et son comportement à l’infini.
 
Quant à l’évaluation des compétences, je rejoins complètement Philippe Mérieux quand il se pose la question de savoir ce que représente une compétence que l’on maîtrise à 60%. Pour la compétence « Savoir appliquer un taux de pourcentage », que peut bien vouloir signifier qu’un élève sait appliquer un taux de pourcentage à 40% ? Sans doute qu’il échoue 6 fois sur dix si on lui donnait des milliers de calculs à faire ?
Le travail sur les compétences procède-t-il d’un culte irraisonné de l’immédiateté ?
 
« De même qu'aucun métier ne se réduit à la somme des compétences nécessaires pour l'exercer, aucun savoir ne se réduit à la somme des compétences nécessaires pour le maîtriser. Les compétences graphiques, scripturales, orthographiques, grammaticales suffisent-elles pour entrer dans une culture lettrée ? Je n'en crois rien, car entrer dans l'écrit, c'est être capable de transformer les contraintes de la langue en ressources pour la pensée. 
 
Ce jeu entre contraintes et ressources relève d'un travail pédagogique irréductible à l'accumulation de savoir-faire et à la pratique d'exercices mécaniques. Il renvoie à la capacité à inventer des situations génératrices de sens, qui articulent étroitement découverte et formalisation. Or, nous nous éloignons aujourd'hui à grands pas de cela avec des livrets de compétences qui juxtaposent des compétences aussi différentes que « savoir faire preuve de créativité » et « savoir attacher une pièce jointe à un courriel ». 
 
Que peut bien signifier alors « l'élève a 60 % des compétences requises » ? La notion de compétence renvoie tantôt à des savoirs techniques reproductibles, tantôt à des capacités invérifiables dont personne ne cherche à savoir comment elles se forment. Ces référentiels atomisent la notion même de culture et font perdre de vue la formation à la capacité de penser. » [2]
 

[1] Il semblerait que Philippe Meirieu ait amorcé ici un revirement en revenant voir ce qui se passe sur le terrain.
[2] Truong, Nicolas. Contre l'idéologie de la compétence, l'éducation doit apprendre à penser. Le Monde du 2 septembre 2011.
 
Précision de l'auteur : le texte de cet article est extrait de mon livre Délires et tendances dans l'éducation nationale - Filières scientifiques en péril, paru aux éditions Publibook le 22 octobre 2012.
 
 
 


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54 réactions à cet article    


  • tf1Goupie 11 novembre 2012 11:13

    Excellent article , peut-être un peu long.

    Je ne pense pas que les Livrets de Compétence aient une quelconque utilité pédagogique ; c’est juste un instrument de mesure administratif qui, à peine existant, est déjà devenu un énième formulaire à remplir.

    Sur ce que j’ai pu voir les professeurs des écoles sont aujourd’hui noyés sous un monceau de taches administratives qui les éloignent de leur mission première et les frustrent profondément.
    Du « cochage de cases » au kilomètre.


    • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 11 novembre 2012 22:03

      C’est vrai, les professeurs des écoles sont maintenant obligés de cocher beaucoup de cases et personne n’y comprend vraiment quelque chose. C’est du temps perdu qui pourrait être utilisé plus profitablement d’une autre manière.


    • katakakito 11 novembre 2012 11:30

      Très bon article. Il donne envie de lire votre livre.
      En illustration musicale :
      Ecouter les Olivensteins sur Youtube : « fier de ne rien faire »


      • ZEN ZEN 11 novembre 2012 14:12

        Un peu cher, le livre...


      • non667 11 novembre 2012 11:42

        ok

        mais sur un plan beaucoup beaucoup beaucoup plus général 

        les réformes qui ont amené l’E.N. dans l’état ou elle est ne sont pas le fait de l’incompétence de ministres ,inspecteurs , pédagogues mais le fruit d’une volonté d’abrutir le peuple pour mieus le domestiquer ! 


        L’Histoire montre à quel point « l’ordre de la cité » peut passer par le « simple » endoctrinement des masses.

        l’école est un formidable outil d’endoctrinement , croire qu’un pouvoir en place (peillon ) va vouloir s’en passer est naïf .
        instruction publique = lire-écrire-compter
        éducation nationale = déposséder les parents de leur devoir/pouvoir d’éducation (morale ,religieuse ,sentimentale sexuelle )pour la confier à l’endoctrinement idéologique .(de droite ou de gauche , mais surtout pas de libre arbitre ) si bien qu’en 1968 cohn bendit à pu dire : il ne sert à rien de promouvoir/favoriser l’accès des fils d’ouvriers à l’université ils deviendrons les plus fidèles serviteurs du système capitaliste !!! (que lui en bon coco voulait abattre en france )

        sur les récurrentes réformes qui depuis 1965 vont toujours dans le même sens : sabotage
        celles à venir .

        c’est la notation pédagogique des profs par les chefs d’établissements  (qui ont déja la notation administrative qui compte pour 2/5 dans l’avancement ) . il est à noter que l’inspection peut être faite a l’initiative de l’inspecteur ,a la demande de l’intéressé ou du chef d’établissement . dans tout les cas l’inspecteur rencontre informellement le chef d’établissement avant l’intéressé ! si bien que l’on peut dire que la note est mise avant l’inspection ! alors pourquoi l’a confier officiellement au chef d’établissement  ??????????
        la seule explication plausible qui cadre avec toutes les autres réformes de l’ E.N. est que l’on la sabote (*) pour justifier la privatisation par l’autonomie des établissements et un recrutement /maintient des profs par le chef d’établissement (plus de recrutement par concours national anonyme mais recrutement à la carte politique ou piston ! )
        (*) = arrêt des notes....etc...


        • tf1Goupie 11 novembre 2012 12:59

          Vous devez être inspecteur Non6667 pour soutenir à ce point l’inspection-foutage-de-gueule


        • non667 11 novembre 2012 18:53

          à tf1
          vous m’avez lu en diagonale pour comprendre exactement le contraire de ce que j’ai dit !

          elle est ne sont pas le fait de l’incompétence de ministres ,inspecteurs , pédagogues mais le fruit d’une volonté d’abrutir le peuple pour mieux le domestiquer  !

           pour mieux le domestiquer  ! = foutage de gueule en pire !

          dans mon opprobre j’englobe les politiques de droite (mais là c’est normal tout le monde sait qu’ils sont contre le peuple ) mais aussi de gauche ce qui est pas normal y compris les syndicats de gauche (qui ne dit rien contre toutes les funestes réformes consent ! )

          ps :retraité ouvrier soudeur veuf d’une enseignante école collège , j’ai été un témoin très proche de la décrépitude de l’ E.N.


        • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 11 novembre 2012 22:14

          @ non667

          Il y a des choses vraies dans ce que vous dites ; mais je ne pense pas que toutes les réformes bizarroïdes successives proviennent d’un plan d’ensemble mûrement réfléchi. Si elles passent, si on trouve tant de personnes pour les faire passer, à tous les niveaux (social, politique, pédagogique,…), c’est parce qu’au fond une majorité de personnes désire qu’il en soit ainsi. Chacun pour ses raisons propres, et ensuite il n’y a plus qu’à les vivre dans le quotidien. 


        • tf1Goupie 11 novembre 2012 22:14

          Je ne vois pas qu’est-ce qui soutient votre affirmation qu’il y ait « une volonté ’abrutir » le peuple, à part que c’est une théorie qui a l’air plaisante.
          Et je ne vois surtout pas comment on pourrait accomplir un tel « projet » ; il faudrait en effet piloter la communauté enseignante et c’est justement le problème : elle est aujourd’hui ingérable que ce soit pour faire le bien ou faire le mal.

          Par contre l’incompétence des inspecteurs elle est réelle, et cela s’ajoute leur présomption de superiorité, qui serait justifiée par leur leur rang.

          Donc quand vous dites que supprimer la notation pédagogique par les inspecteurs serait une volonté de détruire, j’insiste : le système d’inspection est du foutage de gueule, puisque l’inspection a lieu en moyenne tous les 7 ans, et que le jour de l’inspection l’enseignant ne fait pas du tout un cours normal, il simule pour éviter de se faire piéger par l’inspecteur qui en fait n’est là pour recadrer ceux qui sortiraient du moule.
          Bref, c’est une parodie d’évaluation, et les inspecteurs ne sont pas dupes mais ils rentrent dans cette mascarade.

          Et vous vous semblez vouloir maintenir cette absurdité, pourquoi ?

          Vous raéfléchissez en conformité à clichés du genre : c’est normal la droite est contre le peuple.


        • non667 11 novembre 2012 23:34

          à dany
          mais je ne pense pas que toutes les réformes bizarroïdes successives proviennent d’un plan d’ensemble mûrement réfléchi

          mais sur un plan beaucoup beaucoup beaucoup plus général (politique mondiale N.O.M. )

          votre position dans l’ E. N. montre que vous faîtes parti du système (à l’insu de votre plein gré peut être ! idiot utile comme disait staline ! ) que votre livre ne remet pas en cause. vos remarques (livre ) bien que justifiées ne seront pas prises en compte !
          l’élite du N.O.M. est une bande d’incapable ? bush s’est trompé en disant que saddam avait des armes de destructions massives ?ou il nous à trompé cyniquement ?
          le « principe de peters » n’a pas que des défauts . il permet aux élites d’avoir des collaborateurs qui arrivé au sommet de leurs incompétence ne leurs prendront pas leur place et leurs obéiront d’autant plus servilement !


        • non667 12 novembre 2012 00:30

          à tf1
          Je ne vois pas qu’est-ce qui soutient votre affirmation qu’il y ait "une volonté ’abrutir " le peuple, à part que c’est une théorie qui a l’air plaisante.

          il y a 2 manières de gouverner
          -la force =,le fouet ,la terreur la dictature comme dans l’ex urss !
          - la ruse =,des jeux , l’ignorance ,la propagande , la fausse « démocratie »= usa,france

          Et je ne vois surtout pas comment on pourrait accomplir un tel « projet » ; il faudrait en effet piloter la communauté enseignante et c’est justement le problème : elle est aujourd’hui ingérable que ce soit pour faire le bien ou faire le mal.
          le mamouth  à gauche de la tête aux pieds sait comment . à laissé faire les réformes destructrices par la droite et à continué le travail de sape après 81 !


        • Abou Antoun Abou Antoun 12 novembre 2012 12:05

          dans tout les cas l’inspecteur rencontre informellement le chef d’établissement avant l’intéressé ! si bien que l’on peut dire que la note est mise avant l’inspection !
          Cela est certainement vrai, mais on ne pourra malheureusement jamais le prouver, même en cas d’aveu d’un chef d’établissement, d’un IPR ou d’un IG (le système dira toujours pour sa défense que cela n’engage que lui). Par contre il est vraisemblable que le système fonctionne dans les deux sens, un chef d’établissement avant de demander une inspection sanction pourra s’enquérir de savoir si le sujet est bien ’en cour’ auprès de son IG pour éviter les retours de bâton.


        • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 12 novembre 2012 15:52

          @ non667


          Il y a des tendances, des modes et des systèmes qui se mettent en place mais sans que l’on doive, je pense, parler de plan prémédité et mondial. Il y a plutôt des tas d’opinions et de choix qui se mélangent pour donner des résultats et encore de nouveaux chemins. 

          J’ai tout de même de la chance d’être dans un système qui me permet d’afficher des opinions qui ne sont pas celles qui sont officiellement admises, vous en conviendrez, et c’est cela qui me fait dire que nous avons encore de l’espoir. Je pense que certaines remarques peuvent influencer les choix futurs : ne pas en parler c’est fermer une porte.

          Quoi qu’il en soit, nous vivons en société, donc nous sommes tous obligés de faire des concessions et d’oeuvrer pour le meilleur dans le cadre dans lequel on s’inscrit. 

        • L'enfoiré L’enfoiré 11 novembre 2012 12:38

          L’éducation, c’est avoir une base de réflexion.

          C’est en principe ce qu’on sait à un moment donné.
          Un levier dont il faut s’extraire, très vite pour rester original.
          Pour sortir de la masse des avis de concomitances.
          « Education - Ce qui manque à l’ignorant pour reconnaître qu’il ne sait rien. », disait Albert Brie. 
          L’éducation est permanente.
          L’expérience, c’est ce qui fait un homme ou le perd.
           

          • ZEN ZEN 11 novembre 2012 12:41

            Excellentes pistes de réflexion
            Je suggère cette analyse, complémentaire, à mon avis, ainsi que celles de Dufour, de Michéa et de Lash


            • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 11 novembre 2012 21:33

              @ ZEN

              Merci pour votre lien que j’ai trouvé fort intéressant. J’en ai extrait ce passage du livre de Benjamin Barber qui parle du plagiat. Ce genre d’avertissement devrait nous rendre soucieux de ne pas donner trop d’importance aux « mémoires » et « soutenances de mémoires » dans les cursus par rapport à d’autres types de contrôles de connaissances. Il y a tant d’autres façons de procéder.

              Voici l’extrait :

              « Les étudiants aussi jugent plus facile et entièrement défendable de tricher aux examens et de copier leur mémoire de fin de trimestre. « Sur la plupart des campus, 70 % des étudiants admettent avoir déjà triché. » Le problème, avec le plagiat, n’est plus sa fréquence, ni la multitude des sites Internet qui mettent en vente des devoirs, c’est que beaucoup ne voient plus ce qu’il y a de mal à ça. Parmi les dizaines de sites Internet qui proposent des dissertations, mémoires, thèses et... « thèses de doctorat » entièrement rédigés et « prêts à rendre », on trouve l’entreprise Best Custom Term Papers, dont la publicité sur Internet affiche un en-tête remarquable : « Mémoires de fin de trimestre personnalisés, 100 % sans plagiat  ». Par cette formule, la société veut sans doute dire qu’elle-même n’a pas copié son texte ailleurs, pour que l’étudiant qui l’achète soit certain qu’il n’y a dans cette affaire qu’un seul plagiaire ! 

              Avec des producteurs décidés à justifier le vol intellectuel commis par leurs clients, et des écrivains et chercheurs adultes en pleine confusion sur le sens de la propriété intellectuelle (notamment en ces temps de critique littéraire postmoderne, ou` les textes sont des produits censés appartenir à ceux qui les consomment autant qu’à ceux qui les produisent), il n’est pas surprenant que les étudiants s’abandonnent si facilement au plagiat – péché si véniel au regard des normes laxistes sur le vol qu’il ne se qualifie même pas pour un pardon. Après tout, emprunter du texte à d’autres universitaires et oublier de renvoyer à leurs travaux n’a pas nui sensiblement à la réputation de plusieurs historiens reconnus. Et la fabrication de faits et d’expériences dans les Mémoires de James Frey sur la drogue et la prison n’a pas eu d’impact majeur sur les ventes de son livre Mille morceaux, du moins jusqu’au jour où Frey a reçu un savon télévisé dévastateur de la célèbre « critique » Oprah (qui, lorsque la tricherie de Frey avait été révélée, l’avait d’abord soutenu). Des journalistes du New Republic et du New York Times ont acquis une grande renommée grâce à des articles d’« information » entièrement fabriqués, qui leur ont coûté, semble-t-il, plus de (vains) efforts pour ne pas se faire prendre que pour créer leurs distrayantes fictions. » [Extrait du livre de Benjamin Barber Comment le capitalisme nous infantilise (2007), relevé dans un article de Marianne]


            • ZEN ZEN 11 novembre 2012 12:44

              Précisions bibliographiques :

              Christopher Lash : La culture du narcissisme (Climats)
              Jean-Claude Michéa : L’empire du moindre mal (Climats)
              Pierre Legendre : Dominium Mundi (Mille et une nuits)
              Luc Boltanski et Eve Chiapello : Le nouvel esprit du capitalisme (Gallimard)
              Marcel Gauchet : L’individu privatisé

              Libéralisme : l’incohérence éthique


              • gaijin gaijin 11 novembre 2012 13:09

                oui ++++

                beaucoup de problèmes viennent du fait que nous sommes dans une culture ( si tant est que l’on puisse encore appeler ça une culture ) ou il y a un refus complet de la notion de discipline.
                en réaction au système précédent ( pré 68 ) on a jeté le bébé avec l’eau du bain

                La discipline est nécessaire a tout accomplissement ( ne serais ce que pour ne pas chier au milieu du salon )
                Dans un monde idéal l’enseignement de la discipline devrait incomber a la famille hélas il n’y a qu’ a regarder autour de soi pour constater que les adultes ne sont pas capables d’autodiscipline ( retards systématique, disparition des bases élémentaires de la courtoisie, ....incapacité a travailler en groupe......). On est au temps de la recherche de la satisfaction immédiate. La pulsion prime sur tout autre considération...
                Dans ces conditions il est bien évident qu’enseigner la discipline est impossible et revient a l’école et là il n’y a pas de miracles...... ce qui marche c’est la carotte et le bâton
                ce n’est ni subtil ni souhaitable ou quoi que ce soit ......c’est juste indispensable
                ( d’autres méthodes pourraient exister mais il faudrait encore bien vouloir y former les enseignants et les laisser faire leur boulot ) 


                • Abou Antoun Abou Antoun 12 novembre 2012 12:07

                  Dans ces conditions il est bien évident qu’enseigner la discipline est impossible et revient a l’école et là il n’y a pas de miracles...... ce qui marche c’est la carotte et le bâton
                  Eh oui, les faits sont têtus, ce principe devrait être la base de la formation des enseignants.


                • ZEN ZEN 11 novembre 2012 13:46

                  Sabine

                  Bonnes questions


                  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 11 novembre 2012 14:27

                    Une société qui ne parvient plus à transmettre les connaissances antérieures et actuelles aux nouvelles générations est une société condamnée.

                    Mais la nature a horreur du vide. Si les libéro-pédagogues font la loi en France, et si l’enfant, et non les connaissances transmises, est au cœur du système éducatif, lui laissant toute liberté de croire en ses opinions à lui, sans savoir aucun, alors d’autres pays continueront cette transmission, notamment scientifique.

                    L’apprentissage est un effort, où l’erreur n’est pas une faute, mais une voie vers son dépassement. Mais pour cela, elle doit être détectée, critiquée, analysée. Si le système éducatif simplifie les connaissances au point où l’élève n’a pas à commettre d’erreur, pour lui éviter toute frustration, toute dévalorisation, il n’apprend plus rien.

                    Adieu alors recherche, innovation, culture, etc. Le pays deviendra dépendant des avancées des autres et sombrera économiquement.

                    Comme quoi tout est lié.


                    • Abou Antoun Abou Antoun 12 novembre 2012 12:25

                      Monsieur Foscarvel,
                      Une société qui ne parvient plus à transmettre les connaissances antérieures et actuelles aux nouvelles générations est une société condamnée.
                      Oui ! l’héritage, que nous léguons aux générations futures (en particulier technologie) est si évolué, si dangereux qu’on ne peut qu’envisager avec effroi qu’elles ne dominent pas totalement le sujet.
                      alors d’autres pays continueront cette transmission, notamment scientifique.
                      c’est ce que nous voyons actuellement avec des programmes plus ambitieux en sciences au Brésil, en Inde en Chine et en Afrique du Nord (Le Maroc mise sur les sciences).
                      L’apprentissage est un effort, où l’erreur n’est pas une faute, mais une voie vers son dépassement. Mais pour cela, elle doit être détectée, critiquée, analysée.
                      C’est un point de vue que j’ai défendu avec une grande vigueur dans une autre discussion sur ce même forum.
                      Adieu alors recherche, innovation, culture, etc. Le pays deviendra dépendant des avancées des autres et sombrera économiquement.
                      Vous êtes fort lucide, malheureusement !


                    • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 12 novembre 2012 16:36
                      @ Abou Antoun

                      Je trouve que vous avez une vision très proche de la mienne en matière d’éducation et j’ai énormément apprécié vos deux commentaires postés le 12 novembre à 12:19 puis 12:25. 

                      Comment ne pourrais-je pas être d’accord avec vous quand vous dites que : « Ce n’est pas au patient de dire comment il doit être traité », puis « Cela a-t-il un sens de poser la question à une masse d’enfants ignorants : »que voulez-vous apprendre en mathématiques, en histoire ou en musique ?«  ?

                      Ou encore plus loin : »Le drame est que les parents, en général parce qu’ils ont un niveau d’études secondaire ou supérieur s’estiment aussi compétents dans tous les domaines que les enseignants de profession« .

                      Dans la dernière grande concertation sur l’avenir de l’école en Guadeloupe, je connais beaucoup d’enseignants de lycée qui n’ont pas pu s’inscrire dans les tables rondes, par manque de places. J’ai aussi été surpris d’apprendre que les organisateurs de ces réunions avaint tout simplement omis d’inviter l’IUFM de Guadeloupe, comme je l’ai appris en allant assister un samedi à une réunion pleinière organisée par notre IUFM pour discuter de l’avenir de la formation des maîtres. En fait, ces réflexions ne faisaient pas partie du grand plan de réflexion nationale et l’IUFM avait organisé ces journées de façon totalement indépendantes de celles qui étaient organisées officiellement, pour dire que nous étions quand même a priori des professionnels de l’enseignement. Dans les journées officielles, une grande partie des acteurs économiques du département avaient été invités dont beaucoup de sociétés comme les »ciments antillais« , etc. C’est bien d’ouvrir le débat à ce point, mais cela prouve bien que tout le monde est invité à définir ce que sera la formation dans les écoles, les collèges et les lycées, et même après.Bon, après il y a les choix à faire, et là tout est encore relancé. 

                      Enfin comment ne pourrais-je pas adhérer à ce message : »L’apprentissage est un effort, où l’erreur n’est pas une faute, mais une voie vers son dépassement. Mais pour cela, elle doit être détectée, critiquée, analysée."

                      Je crois que nous sommes sur la même longueur d’onde.


                    • voxagora voxagora 11 novembre 2012 14:36
                      L’auteur, mine de rien, interpelle tout le monde, sauf lui l’enseignant. 
                      Personne, sauf lui l’enseignant, n’échappe au mépris et à l’infantile revendication.
                      L’article commence pour ce faire par un ON indifférencié (eh, vous là, la masse, bête et méchante.. :
                      sachez que « ON ne peut pas tout comprendre ..
                      P uis de »ON ne peut imposer quoi que ce soit sans que .. à « ON cherche l’adhésion à une politique .. » 
                      il passe ainsi, de ON en ON, 
                      à « ON veut passer son temps avec des copains .. ON ne peut atteindre objectif parce qu’ON le désire ou qu’ON le décide .. ON peut toujours penser que connaître ne sert à rien .. profiter de l’instant en faisant ce quON veut .. ON zappe rapidement vers plus attrayant .. avant ON faisait des enfants .. maintenant ON leur laisse faire .. biens de consommation qu’ON se sent obligé de ..
                      Et je n’en suis qu’au tiers de l’article.
                      Les difficultés de l’enseignant sont une chose. Qu’il doive, pour être le moins atteint possible,
                      mettre de la distance entre lui et ceux sans lesquels il ne gagnerait pas sa vie est une chose.
                      Mais qu’il se place, pour ce faire, à une hauteur telle, et avec une répugnance telle,
                      qu’il ne voit plus en face de lui qu’une entité à ce point chosifiée,
                      laisse perplexe quant à ce qui doit se dégager de lui dans la rencontre avec »ON", la chose, le machin, là, en bas.


                      • Abou Antoun Abou Antoun 12 novembre 2012 12:30

                        @voxagora
                        Vous pouvez condamner la forme mais l’auteur fait une critique (que j’approuve) des tendances actuelles de la société. L’emploi du ’ON’ en la circonstance ne me dérange pas et je crois que vous que c’est par pure subjectivité que vous voyez négativement cet usage.


                      • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 12 novembre 2012 16:58

                        @ voxagora


                        Je comprends le sens de votre message. Mon article donne l’impression de draper l’enseignant de ses « savoirs » et expliquer, depuis ses « hauteurs » que les choses sont bien mal faites et que tout le monde, à par lui, est responsable de ce que l’on peut observer.

                        Ce n’est pas mon but. Dans un commentaire posté plus haut, Sabine aussi note une attaque spécialement dirigée contre les parents. Pour essayer de dissiper ces malentendus, j’ai écris un article sur Agoravox, que je viens de le soumettre aujourd’hui. Son titre est Education : qui est responsable ?, et j’espère qu’il permettra de préciser ma pensée.

                        J’emploie le « On » pour dire simplement que c’est ce qui se fait a priori, pour la majorité, et qu’il s’agit de réflexes de pensées que l’on imagine partagés. Mais il n’y a pas à opposer l’enseignant aux élèves, celui qui sait à celui qui apprend, car nous sommes tous des apprenants.

                        L’enseignant est là pour jouer le rôle de passeur de connaissances et faire profiter ses élèves de ce qu’il sait, en aplanissant les difficultés autant que possible, ce qui ne correspond pas du tout, selon moi, aux choix actuels concernant l’enseignement des mathématiques tels qu’on peut les lire dans les programmes et instructions du lycée, mais bon, c’est une autre histoire, une histoire grave tout de même, puisque c’est cela qui m’a décidé à sortir de mes bouquins « pédagogiques » de maths destinés aux étudiants pour écrire un livre « si littéraire » sur les difficultés de la filière scientifique au lycée. Ce n’était vraiment pas prévu, mais il fallait bien que quelqu’un s’y colle !

                        L’élève et l’enseignant sont sur le même bateau, quoi qu’il arrive, et ils doivent travailler ensemble.



                      • rosemar rosemar 11 novembre 2012 14:41

                        Merci pour cet article qui montre bien les difficultés auxquelles se heurtent les enseignants dans un monde voué à l’immédiateté....

                        Voici 2 articles qui vont dans ce sens...


                        Bonne journée

                        • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 12 novembre 2012 22:20

                          Je suis allé lire les deux articles proposés, et je ne peux qu’acquiescer ! Ils donnent un coup de projecteur aux bons endroits.


                        • Acid World Acid World 11 novembre 2012 15:01

                          On ne peut pas compter sur les enfants pour tout car définition ils ne sont pas adultes. C’est du côté des enseignants et des parents qu’il faut remettre de l’autorité, une autorité ferme et bienveillante malheureusement difficilement compatible avec la culture du divertissement permanent sur le court terme et la peur du chômage dans le futur.


                          Il nous faudra compter sur des enseignants dissidents bien que sur la sellette...

                          • Abou Antoun Abou Antoun 12 novembre 2012 12:33

                            Il nous faudra compter sur des enseignants dissidents
                            Oui, il nous faudra des dissidents parmi les rangs des politiciens, des enseignants, des policiers. Il appartient maintenant aux responsables d’affirmer la rupture avec le système qui est en faillite totale. Le salut (s’il doit venir) viendra de ceux qui ont conservé le pouvoir de révolte.


                          • intercepte 11 novembre 2012 15:47

                            l’école ça devrait être une journée par semaine et pas plus, pour leur apprendre a écrire lire compté et réfléchir à notre l’histoire rencontrerez leurs premiers amis, le reste que du bourrage de cerveaux inutile.

                            Car en réalité nos enfants sont à l’école pour décharger leur parent, car eux travaillent ils ne peuvent pas s’en occuper.

                            Quand nos enfants ont une journée le libre sans école dans la semaine, il voit leur parent partir le matin et revenir le soir du boulot, ce n’est pas comme ça qu’ils vont apprendre quelque chose...


                            • alainmarc 11 novembre 2012 16:10

                              Commentaire navrant de bêtise !
                              Certainement vos parents ont du mettre ces principes en vigueur, on en voit le résultat sur la pauvreté de votre orthographe !


                            • intercepte 11 novembre 2012 18:29

                              Je connais des personnes qui ne savent ni lire ni écrire et ils n’ont eux aucun problème dans leur enfance, ni à trouver du travail, ni à fonder une famille.

                              Et s’ils ont réussi, ce n’est pas grâce à l’orthographe ou à l’école.

                              C’est bien grâce à leur dévouement à aidé leurs prochains, vu qu’ils sont en général bien plus ouverts est savent faire autre chose de leur doigt que de tapé sur un clavier ou une feuille pour communiquer des béotismes.


                            • alinea Alinea 11 novembre 2012 20:39

                              intercepte : ce que vous dîtes est fondamental mais j’ai bien peur que ce que cela soulève ne puisse être débattu sur ce fil !


                            • alinea Alinea 11 novembre 2012 16:23

                              On ne peut que constater la réussite évidente d’une école qui formate, d’une part un petit pourcentage d’élite nécessaire à la perpétuation du système actuel, et, d’autre part, une grande majorité vouée à l’ignorance ! Tout ceci, servi par des Mérieu ( que vous semblez, comme nombre de vos pairs) porter au nues, mais qui a, en son temps, inoculé à l’enseignement une gangrène dont on récolte aujourd ’hui les méfaits.
                              Confondre la discipline obligée de l’apprentissage avec une discipline imposée qui brimerait l« être », c’est avoir semé les graines de l’exclusion.
                              Auteur, si vous êtes du genre ouvert à l’ouverture, je vous conseille l’excellent « L’enseignement de l’ignorance » de Michéa.
                              Je me permets de préciser que je parle du haut de mon statut de linguiste qui a quitté le navire dans les années quatre-vingt, l’époque bénie où n’importe quoi se mettait en place pour satisfaire le Dieu modernité !
                              Vous parlez de mathématique ; je ne pourrais rien dire là-dessus ; en revanche pour l’enseignement du français et des langues étrangères, l’espace total de ce site n’y suffirait pas.
                              Ma colère est grande....


                              • Abou Antoun Abou Antoun 12 novembre 2012 11:47

                                Tout ceci, servi par des Mérieu ( que vous semblez, comme nombre de vos pairs) porter au nues,
                                Vous devriez peut-être lire l’article plus attentivement. Enfin, après tout, c’est à l’auteur de faire une mise au point.


                              • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 12 novembre 2012 22:35
                                Abou Antoun a raison : je ne porte pas aux nues Philippe Meirieu, loin de là ! Dans la note [1] au bas de la page je précise d’ailleurs : « Il semblerait que Philippe Meirieu ait amorcé ici un revirement en revenant voir ce qui se passe sur le terrain. » 

                                Mais je comprends Alinea qui associe immédiatement le nom de Philippe Meirieu à des tas d’expériences pédagogiques et de principes qui ont rendu beaucoup de choses difficiles, pour être gentil... 

                                Dans ce revirement étonnant que d’autres pédagogues ne lui ont pas pardonné, Philippe Meirieu a eu le courage d’aller dans une classe « réelle » de CM2, de constater ce qu’il a constaté, et de l’écrire dans son article. Et je suis d’accord avec l’analyse qu’il donne et que j’ai cité. Tant pis (tant mieux ?) si c’est Philippe Meirieu.

                              • ZEN ZEN 11 novembre 2012 17:39

                                Alina

                                L’enseignement de l’ignorance" de Michéa.
                                Excellent en effet
                                L’auteur doit être parti en vacances...

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