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Elections professionnelles à l’Education Nationale : un paysage syndical éclaté !

L'année prochaine, la droite pourra fêter les 20 ans de l'éclatement de la FEN.

Avant Hier les personnels étaient unis et organisés dans une seule fédération : la FEN , hier la FSU, première fédération obtenait la majorité absolue des sièges dans les instances, aujourd'hui, le paysage syndical est éclaté

UN PAYSAGE SYNDICAL ECLATE !

C'EST LE PREMIER INDICATEUR DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES DANS L'EDUCATION NATIONALE ! 

Les élections professionnelles dans l’Éducation Nationale viennent de se dérouler.

C'est la première fois que ce scrutin était organisé par voie électronique...

La participation a perdu plus de 20 points par rapport au scrutin de 2008 et beaucoup de personnels ont renoncé à jongler avec le code qu'il fallait aller chercher « laborieusement dans l'usine à gaz ministérielle ».

Comme l'écrit un militant syndicaliste révolutionnaire, «  il s'agissait d' un dispositif numérique dont la visée fondamentale est d'affaiblir le syndicalisme et les luttes dans l’Éducation, et par ailleurs d'expérimenter un peu plus la destruction généralisée d'un acquis laïc et républicain : la "sincérité", la fiabilité, la confidentialité et le contrôle démocratique des opérations de suffrages, par l'abandon du vote papier. »

Les cartes sont redistribuées.

Si la FSU reste de loin la première organisation syndicale avec 40,62% des voix, elle perd 6 points par rapport à 2008 et la majorité absolue des sièges en obtenant 7 sièges sur 15 au comité technique ministériel.

L'UNSA obtient 20,72% des suffrages soit 4 sièges et un bond de 6% et FO et le SGEN sont au coude à coude autour de 10%.

FO, le SGEN CFDT, la CGT et Solidaires ont chacun un siège.

Aujourd'hui, c'est l'éclatement syndical qui domine à un moment où les attaques contre les personnels, leurs garantis statutaires sont de plus en plus importantes.

Il est loin le temps où la majorité des personnels étaient syndiqués et que l'unité du personnel s'exprimait dans le cadre d'une FEN majoritaire à 80¨%, face à quelques groupuscules syndicaux .

En 2011 , le taux de syndicalisation dans l'enseignement est de 15% et les syndiqués appartiennent à six syndicats différents concurrentiels.

Face à cet éclatement qui profite aux adversaires de l'école publique, quelques initiatives unitaires existent comme celle qui consiste à mettre en place des Ag du personnel ou celle initiée par des courants intersyndicaux comme l’Émancipation où se côtoient et agissent de concert, au delà des appartenances des syndiqués, des militants et militantes qui aspirent à l'unité contre ce gouvernement.

Jean-François Chalot


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5 réactions à cet article    


  • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 22 octobre 2011 11:20

    Quand la FEN syndicalisait la majorité des enseignants, le moteur était le Syndicat des Instituteurs.

    Ces derniers étaient pour beaucoup issus des écoles normales primaires où ils étaient imprégnés d’une culture laïque et républicaine et invités très tôt à se syndiquer.
    Les évènements de 1968 ont été favorables à la syndicalisation de toute une génération d’enseignants. Depuis, le monde a changé. L’individualisme a progressé et le vote électronique n’a fait qu’accélérer un processus.

    Peut-être aussi que nombre d’enseignants n’ont pas mesuré les enjeux... Il faut dire que l’éparpillement syndical n’était pas fait pour inciter à voter. Et que les syndicats se sont faits ces dernières années bien discrets dans la défense des intérêts immédiats des personnels...

    • Daniel Arnaud Daniel Arnaud 22 octobre 2011 19:21

      Le vainqueur de cette élection est l’abstention, et c’est d’abord un désaveu pour le syndicalisme dans l’Education nationale. Une bonne nouvelle :

      http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/22/suicides-dans-l-education-nationale-le-bal-des-hypocrites.html


      Bien à vous,
      DA


      • CHALOT CHALOT 22 octobre 2011 19:32

        C’est surtout une opération politique qui a été menée par Le ministre de l’Education nationale
        moins de 40% de votants , là où il y en avait 60
        C’est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent briser le cadre national des programmes et des carrières.


        • Daniel Arnaud Daniel Arnaud 22 octobre 2011 19:44

          Voilà longtemps que les syndicats de l’Education nationale ne jouent plus leur rôle de contre-pouvoirs. Pourquoi aller chercher un complot fomenté par le ministère ?

          Dans d’autres services publics, il y avait aussi le vote électronique, et pas la même abstention.
          Ce qui est frappant, c’est l’absence de remise en question des grandes centrales syndicales. Vraiment, il leur est impossible d’envisager qu’il y a de moins en moins de profs qui leur font confiance ? Et que des contractuels qui, cette année, votaient pour la première fois, n’ont peut-être pas oublier le mépris avec lequel ils ont été traités pendant des années ?

          Je ne regrette pas d’avoir appelé à l’abstention quelques jours avant le scrutin. Et si je n’ai pas voté, ce n’est pas par dysfonctionnement technique ou à cause d’une quelconque « opération politique ».


          • mouais 22 octobre 2011 21:25

            « L’usine à gaz ministérielle » de ce logiciel de vote était un dispositif non seulement anti-démocratique par définition du vote électronique, mais mal conçu exprès pour empêcher au maximum les électeurs de voter : difficulté d’accès et erreurs, lenteur extrême, refus des systèmes d’exploitation non tributaires de la maison Bill Gates (ce qui signifie que le ministère est vendu aux américains,mais on le savait déjà).

            Je vous conseille de lire une opinion voisine ici :

            http://leblogdelapresidente.over-blog.com/

            Ce qu’écrit la présidente, c’est le reflet de la vraie vie de terrain des salles de professeurs, où les collègues depuis belle lurette ne viennent plus aux assemblées de personnels, quels que soient ceux qui les convoquent.

            Ils ne viennent plus à des manifestations que les directions syndicales détournent, ne votent plus pour des directions dont ils connaissent les trahisons, et savent que ce n’est pas seulement contre l’actuel gouvernement qu’il faut se battre : ce que dit mon camarade Jean-François Chalot ne suffit pas.

            A cet égard je rejoins tout à fait le blog de la présidente : les enseignants n’en sont pas encore à descendre dans la rue pour brûler des pneus, mais on n’en est pas loin.


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