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Accueil du site > Actualités > Société > Eliminer le chômage par la généralisation d’un haut niveau (...)

Eliminer le chômage par la généralisation d’un haut niveau d’instruction

Un taux de chômage de 9% , et les décideurs s’en félicitent. L’affaire d’Outreau avait déclenché une véritable campagne antipopulaire, mais on n’en parle plus guère. Après la crise des banlieues, la presse fait état de pratiques de certains employeurs consistant à sélectionner les candidats d’après des fiches policières sans confirmation en justice. En même temps, une affaire comme Clearstream nous rappelle à quel point la grande majorité des citoyens se trouve dans l’impossibilité de contrôler ce que font vraiment ses « élites ». Sur le plan institutionnel et sur celui de la démocratie, les choses ne font qu’empirer. Mais pour retourner à la stabilité sociale et à la transparence démocratique, une mesure permettrait d’avancer considérablement : l’élimination du chômage par l’instauration d’un enseignement de haut niveau pour tous.

Le Parisien du 22 juin nous apprend, page 8, que « 30% des chômeurs en fin de droits ont retrouvé un travail ». Il semblerait que ce soit une bonne nouvelle... mais que devient l’autre, 70% ?

Depuis vingt ans, le discours des décideurs a été de plus en plus ouvertement : « Ne perdez pas votre temps dans des études qui ne servent à rien ! Courez trouver un emploi... » Mais le bilan est très différent de ce qu’annonçait cette propagande : le chômage s’est installé autour de 10%, et ce sont des chiffres officiels souvent contestés par des organisations qui pensent que cette évaluation occulte une large partie du chômage et de la misère réels ; les banlieues ont connu il y a un an une crise sans précédent ; les sanctions électorales adressées par la population à ceux qui la gouvernent se durcissent à chaque élection ou référendum ; le gouvernement a dû retirer le CPE en toute hâte ; les organisations politiques et syndicales dites « majoritaires » se trouvent confrontées à un discrédit croissant... Et le rapport de la Commission parlementaire sur l’affaire d’Outreau nous rappelle à juste titre la misérable campagne médiatique « anti-pauvres » contre les « parents abuseurs issus des milieux modestes » , contre « deux mondes. L’un miséreux, oisif et sans instruction, rongé par l’alcool... » ou « deux mondes... l’un oisif vivant des allocations familiales... » , dénonçant un prétendu « réseau... construit au fil d’une misère qui s’installait... » ou encore se référant à « une sorte de mode de vie dans les cités », etc.

La crise des banlieues serait théoriquement « bien prise en main » avec la mise en exergue de « ceux qui s’en sortent », des peines sévères pour les responsables des désordres et, à en juger par le début de campagne électorale, des mesures d’embrigadement très conséquentes en préparation. Mais Le Monde du 23 juin nous en apporte une vue très différente du panorama « sécuritaire » français. Dans un article intitulé : "Roissy sélectionne sur des fiches policières", ce quotidien nous apprend que depuis l’automne 2001, l’aéroport de Roissy et ses 80 000 emplois sont devenus inaccessibles aux jeunes du département « connus des services de police », même « malgré l’absence de poursuite ou l’obtention d’une relaxe ». L’article évoque le cas d’un agent de sûreté qui s’est vu refuser une habilitation de la préfecture en novembre 2001 et a fini, de ce fait, par perdre son emploi à Roissy. L’intéressé a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif en mars 2004, mais la préfecture a fait appel et, dans l’attente du jugement, le licenciement est intervenu en août 2004 faute pour l’agent de pouvoir « respecter ses obligations contractuelles ». Lorsqu’il gagnera en appel, en novembre 2005, il sera trop tard. Jusqu’où va, exactement, cette machine à exclure, quelles conséquences faut-il en prévoir ?

Et ces jours-ci, avec notamment Clearstream en toile de fond, on nous joue des mauvaises pièces de théâtre dans les hémicycles. Où va le pays ?

S’il fait beau lors des élections de 2007, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet risquent de livrer des deuxièmes tours très solitaires. Déjà, en 2002, un sénateur s’était plaint des effets pervers de la pêche. Mais ira-t-on jusqu’à interdire ce loisir pour rassembler davantage d’électeurs ? Ou jusqu’à sanctionner ceux qui expriment leur rejet du monde politique en ne se déplaçant pas aux urnes ? De telles mesures risqueraient d’être vaines, car elles ne feraient qu’aggraver la marginalisation progressive de la grande majorité des citoyens, qui a caractérisé l’évolution institutionnelle et politique des deux dernières décennies.

Installer le chômage dans la durée permettait, du point de vue de certains, d’instaurer une « pression salutaire » sur le « marché du travail ». Il en a résulté une véritable spirale de catastrophes sociales et économiques. La surenchère sécuritaire et la course à l’exclusion et à l’embrigadement risquent de se solder par des résultats encore pires. Il existe, pourtant, une autre possibilité.

- Au lieu de fomenter le chômage pour entretenir la machine à dumping social, supprimons-le entièrement par la généralisation d’un enseignement obligatoire de haut niveau. Fournissons aux jeunes une culture pluridisciplinaire conséquente, au lieu de les jeter dans le marché du travail dans le seul but malthusien de « chasser des vieux de cinquante ans ».

- Garantissons à tous les citoyens un réel accès permanent au savoir et à l’éducation, leur permettant de concourir directement à la gestion effective du pays. Supprimons la filière ENA et remplaçons-la par une voie de recrutement citoyenne dans l’accès aux instances dirigeantes de l’administration. Transformons les administrations elles-mêmes, les tribunaux dont elles dépendent, le Conseil d’Etat... dans le sens d’une plus grande ouverture à la majorité des citoyens et d’une participation directe de ces derniers.

L’éducation remplaçant le chômage, et le monopole des « élites » dans la direction des affaires disparu, la France pourrait sans doute très bien se porter. Qui propose un tel programme pour 2007 ?


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90 réactions à cet article    


  • Dominique (---.---.184.109) 23 juin 2006 10:55

    Pour faire vite, parce que l’article ne vaut pas plus, c’est Jospin alors ministre de l’éducation nationale et plus tard premier secrétaire du PS qui a voulu et « réussi » un tel programme : 80% d’une classe d’âge a le bac aujourd’hui (Vs. 30% en 1980). Et les profs de fac n’en peuvent plus d’accueillir des mômes incultes, illétrés, disorthographiques, incapables de structurer leur raisonnement et d’apprendre à apprendre (lisez donc le livre du président de la Sorbonne, Jean-Robert Pitte, vous comprendrez mieux)

    Quant à Outreau vous allez vraiment l’art de simplifier et d’interpréter les propos de quelques journalistes, qui, depuis, ont fait amende honorable. Mais est-ce que ça change quoi que ce soit à l’engrenage -dans lequel ne sont pas broyés tous les pauvres d’ailleurs- misère intellectuelle et morale, chômage, pauvreté ? Il ne s’agit nullement de racisme anti-pauvres !

    Enfin, la « propagande » du patronat responsable du drame du chômage, c’est à se la mordre !


    • CP (---.---.160.111) 23 juin 2006 11:23

      A Dominique : et quoi encore ?

      L’éducation dans le pays a de moins en moins de moyens, les gamins sont acheminés très tôt vers des filières de plus en plus utilitaires et l’échec scolaire est devenu fréquent, ce qu’il n’était pas il y a trente ans.

      Je pense que l’article vise juste par rapport à ces questions : on évolue depuis vingt ans vers une conception voltairienne d’après laquelle le « bas peuple » doit rester inculte. C’est un véritable moyen de domination.

      Evidemment, un salarié qui essaye de faire des études dans une fac, un jeune mal encadré lors de ses précédentes études... se trouveront très vite dans une situation difficile dans le contexte universitaire, L’ELITISME DES MANDARINS AIDANT.

      C’est pourquoi il faut s’attaquer au problème à la source, avec de véritables moyens pour l’éducation. Des moyens qui, comme le souligne l’article, sont de toute façon dépensés en allocations de chômage et d’autres aides sociales liées au chômage et à la misère. Eliminons le chômage et avec lui la misère, et donnons à tous une éducation de haut niveau. C’est une revendication juste.

      Quant à Outreau, l’amende honorable de la presse n’excuse pas son comportement d’avant les audiences. Je vous conseille la lecture du rapport parlementaire. C’est évident, d’ailleurs, que les commentaires des journalistes étaient influencés par une pensée politique anti-RMI, anti-allocations et ultra-sécuritaire.

      Vous parlez de Jospin, mais quelle différence sur le fond entre Jospin, Raffarin, Villepin, Sarkozy, Royal... ? C’est le même rôti qu’on nous sert avec des sauces qui varient légèrement.

      D’ailleurs, le peuple n’est pas idiot et, avec une éducation à la hauteur de la société industrielle de ce début de siècle, il n’aurait aucun besoin d’énarques et d’autres « élites » pour le gouverner et le « gérer ». Bien sûr, ça peut ne pas plaire à ceux qui défendent le pouvoir des groupes restreints où d’ailleurs on voit beaucoup trop de phénomènes « héréditaires ».


    • Dominique (---.---.184.109) 23 juin 2006 12:27

      « L’éducation dans le pays a de moins en moins de moyens, les gamins sont acheminés très tôt vers des filières de plus en plus utilitaires et l’échec scolaire est devenu fréquent, ce qu’il n’était pas il y a trente ans. »

      > 1 million de personnes employées par l’éducation nationale, (1.5 million total secteur éducation, soit 6% de la population active)

      > Des professeurs dont le nombre augmente quand le nombre d’élèves diminue

      > un budget qui représente 30% du budget de l’état (VS. 16% en 1989), soit 7% du produit intérieur brut,

      > et, à nouveau, 80% d’une classe d’âge au bac ce qui contredit factuellement vos dires sur « des filières utilitaires » précoces

      C’est ça pour vous allouer de moins en moins de moyens à l’éducation ?????

      Quant à vos propos sur Voltaire, on voit en effet que vous auriez bien besoin de vous cultiver un peu ; point n’est besoin d’argent pour ce faire, vous avez sans doute une bonne bibliothèque près de chez vous...


    • frederic (---.---.219.110) 23 juin 2006 13:16

      Jospin, ministre de l’Education nationale, auteur du projet de 80% d’une classe d’âge au bac ? FAUX. C’est Chevènement à la demande pressante du patronat (Bébéar et consorts). Relisez donc la presse de l’époque.

      La « propagande » du patronat responsable du « drame du chômage » ? Seriez-vous le seul à ne pas avoir compris le rôle de « l’armée de réserve des chômeurs » dans le dumping social et le maintien de la rémunération du travail au plus bas niveau ? Seriez-vous également le seul à ne pas avoir compris les mobiles d’un encouragment à une immigration massive et les raisons de la loi Giscard de 1974 sur le regroupement familial ?

      Alors quant à alphabétiser vos zy-vas de banlieue qui ont fait exploser le système d’enseignement... Nous attendons votre recette avec intérêt.

      Idem, allez donc proposer aux mêmes un emploi au SMIC alors que l’économie criminelle, tolérée par tous les gouvernements jusqu’ici, leur permet un tout autre niveau de vie.


    • frederic (---.---.219.110) 23 juin 2006 13:18

      Jospin, ministre de l’Education nationale, auteur du projet de 80% d’une classe d’âge au bac ? FAUX. C’est Chevènement à la demande pressante du patronat (Bébéar et consorts). Relisez donc la presse de l’époque.

      La « propagande » du patronat responsable du « drame du chômage » ? Seriez-vous par hasard le seul à ne pas avoir compris le rôle de « l’armée de réserve des chômeurs » dans le dumping social et le maintien de la rémunération du travail au plus bas niveau ? Seriez-vous également le seul à ne pas avoir compris les mobiles d’un encouragment à une immigration massive et les raisons de la loi Giscard de 1974 sur le regroupement familial ?

      Alors quant à alphabétiser vos zy-vas de banlieue qui ont fait exploser le système d’enseignement... Nous attendons votre recette avec intérêt.

      Idem, allez donc proposer aux mêmes un emploi au SMIC alors que l’économie criminelle, tolérée par tous les gouvernements jusqu’ici, leur permet un tout autre niveau de vie.


    • Marsupilami (---.---.174.235) 23 juin 2006 11:17

      Ouaf !

      L’auteur a oublié le grand soir où demain on rase gratis...

      Houba houba !


      • Mizo (---.---.117.246) 23 juin 2006 11:39

        Je ne vois pas en quoi cet article promet de raser gratis. Les moyens de l’éducation qu’il demande existent dans le pays et sont gaspillés dans la casse sociale. Plus les délocalisations, le renforcement de l’appareil répressif... Tout cela coûte beaucoup plus cher qu’une bonne éducation pour tous.


      • ald (---.---.229.213) 23 juin 2006 11:30

        C’est n’importe quoi cet article. Il y a plein d’élèves et d’étudiants qui n’ont pas le niveau requis dans leurs sections, car ils passent d’une étape à l’autre, sans problème. Tous les ans, les jurys montent les notes aux examens. Par exemple, cette année dans une filière, la note minimale à un oral est de 8/20. Cette note minimale est attribuée à un élève qui se présente à l’épreuve en respectant le formalisme du dossier, mais qui ne connaît strictement rien au dossier qu’il présente.
        - S’il connaît quelques éléments, c’est 12
        - S’il a un peu travaillé son dossier, c’est 20

        Résultats de cette gestion au %, c’est que les entreprises (publiques ou privées) ne veulent plus de ces personnes, même pour un stage. Il y a une dévalorisation des diplômes, préjudiciables aux 40% d’élèves ou d’étudiants qui les méritent.

        Entre parenthèses, aujourd’hui nous ne manquons pas de diplômés, mais de main-d’oeuvre qualifiée.


        • Mizo (---.---.117.246) 23 juin 2006 11:41

          Vous ne voulez pas comprendre ce que dit l’article. Il s’agit de créer un véritable carde pour une éducation de haut niveau, avec les moyens qu’il faut et qui à présent sont gaspillés.

          Les moyens de l’accès à la pleine citoyenneté pour tous.


        • (---.---.252.222) 23 juin 2006 11:34

          C’est une bonne idée, donner beaucoup plus de ressource à l’éducation des jeunes et moins jeunes. Supprimer le système élitiste qui n’apporte rien à la majorité d’entre nous.

          Plus une majorité de gens seront cultivés, plus ils pourront penser par eux-même et ce faire leur propre opinion. C’est bien ce pourquoi nous lisons agoravox. Et moins on pourra les influencer.

          Une masse d’inculte est très facile à manipuler. Avec des gens qui pensent par eux-même et qui sont capable de vous contredire ou de pondérer vos arguments c’est beaucoup plus difficile.


          • Adolphos (---.---.59.170) 24 juin 2006 01:22

            « Supprimer le système élitiste qui n’apporte rien à la majorité d’entre nous. »

            Ah AH AH AH !! Systéme élitiste ! Ah AH !! nNcore !! Encore !!

            « Plus une majorité de gens seront cultivés, plus ils pourront penser par eux-même et ce faire leur propre opinion. »

            AH AH AH AH AH AH AH !!!! Quel humour ! L’Opinion comme but de la Pensée, excellent, je la ressortirai !

            « Une masse d’inculte est très facile à manipuler. Avec des gens qui pensent par eux-même et qui sont capable de vous contredire ou de pondérer vos arguments c’est beaucoup plus difficile. »

            Tu as Pensé ca, ou c’est juste un préjugé ? Moi, je penses exactement le contraire : plus c’est con, plus c’est difficile à gouverner/manipuler.


          • Thibaut (---.---.202.128) 23 juin 2006 11:39

            Article pitoyable, fait uniquement de lieux communs et de faux procès d’intention... Il n’y a aucun raisonnement économique appuyant l’argumentation.


            • Mizo (---.---.117.246) 23 juin 2006 11:44

              C’est quoi un « raisonnement écononique », pour vous ? Celui du MEDEF, celui des aristos, ou encore celui des énarques... ?

              Il me semble que c’est juste de réclamer que les moyens qui EXISTENT et qui sont gaspillés dans la CASSE SOCIALE passent dans une véritable éducation, en supprimant le chômage par une généralisation de l’enseignement. Cette idée paraît plus que raisonnable.


            • gibello (---.---.120.173) 23 juin 2006 12:01

              ?

              En quoi une éducation de haut niveau pour tous fait-elle disparaître le chômage ?

              A-t-on besoin de plus de plombiers, de boulangers, d’ouvriers, d’employés de banque, de conducteurs de bus... quand tout le monde a fait des études supérieures ? Et si oui, pourquoi ?

              A moins que vous ne vouliez faire de la France une espèce de société de conseil où nous fassions tous de la prestation intellectuelle pour le reste du monde ??

              De plus, l’histoire fourmille d’exemples où le plein emploi a été contemporain d’un niveau d’éducation largement plus bas que celui d’aujourd’hui. Par exemple, les 30 glorieuses, il n’y a pas si longtemps...

              Le lien entre éducation et économie ne semble donc pas si direct... mais je pense que nous pouvons trouver ailleurs d’excellentes raisons de pousser au maximum notre niveau d’éducation !


            • jeantho (---.---.67.200) 23 juin 2006 12:08

              Le fait d’effectuer un travail « manuel » dispenserait-il d’un haut niveau d’instruction ? Je ne vois pas pourquoi, sauf si on part de la base que les gens doivent rester boulangers ou plombiers toute leur vie, ou qu’ils n’ont pas à se mêler de politique et d’administration, etc...

              D’ailleurs, le travail « manuel » sans une forte qualification fait besoin d’un dumping social croissant au niveau mondial. Le travail « manuel » à haute qualification demande, lui, des connaissances.


            • Antoine (---.---.27.200) 23 juin 2006 13:07

              « De plus, l’histoire fourmille d’exemples où le plein emploi a été contemporain d’un niveau d’éducation largement plus bas que celui d’aujourd’hui. Par exemple, les 30 glorieuses, il n’y a pas si longtemps... »

              Il y avait les acquis du Front Populaire et de la Libération. Mais, justement, lorsque les « élites » se sont retrouvées seules dans la gestion du pays, le peuple a tout perdu. Ce qui prouve, si besoin était, l’importance stratégique de l’instruction pour tous.

              Sans defendre ses droits, on n’a rien. Et de nos jours, pour pôuvoir se défendre, l’instruction est indispensable. Autrement, on se fait berner et on avale n’importe quoi.


            • Adolphos (---.---.59.170) 23 juin 2006 13:12

              « Il y avait les acquis du Front Populaire et de la Libération. Mais, justement, lorsque les »élites« se sont retrouvées seules dans la gestion du pays, le peuple a tout perdu »

              Vous avez perdu quoi ??? Au derniére nouvelle, les congé payés sont passé de 2 à 7 semaines (avec les 35 heure) et la sécu fonctionne encore à peu prés.

              « Sans defendre ses droits, on n’a rien. Et de nos jours, pour pôuvoir se défendre, l’instruction est indispensable. Autrement, on se fait berner et on avale n’importe quoi. »

              De toute façon, c’est le marché qui décide, alors sans doute il faut enfin que les français apprenennt la science éco.


            • (---.---.89.143) 23 juin 2006 13:18

              Adolphos, vous semblez vivre à une autre époque. Ne savez-vous donc pas que les OLIGARCHIES FINANCIERES existent ?


            • Ingrid (---.---.115.42) 23 juin 2006 13:43

              L’article voit juste. Adolphos oublie qu’il y a eu en France une période d’avancées sociales mais que, depuis les années 1980 (vers 1984 environ), c’est le contraire.

              Ce renversement de tendance coïncide avec la montée en puissance des nouvelles « élites » : la nomenklatura « éuropéeene » à la Delors - Lamy, les corps énarques, les cercles d’influence comme Le Siècle... Je rappele sur ce dernier le lien avec l’article de Stratégies du 14 avril 2005 déjà cité par d’autres :

              http://www.strategies.fr/archives/1365/136504901/management_14_le_pouvoir_a _la_table_du_siecle.html

              et dont voici un extrait :

              "Ultrasélectif, le Siècle rassemble la quintessence du pouvoir politique, économique et médiatique. La discrétion de ses membres est à la hauteur de son influence.

              Un mercredi par mois, place de la Concorde à Paris, la fine fleur de la communication et des médias pénètre discrètement dans les salons de l’Automobile club de France. Ce n’est pas l’amour des voitures qui rassemble Maurice Lévy (Publicis), Alain de Pouzilhac (Havas), Serge July (Libération) ou Patrick Poivre d’Arvor (TF1), mais un dîner en compagnie de Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Thierry Breton, Claude Bébéar ou Nicole Notat. Tous sont membres du Siècle, le plus prestigieux des cercles de décideurs hexagonaux..."


            • jeantho (---.---.67.200) 23 juin 2006 12:00

              L’ENA a été depuis 1945, et reste à ce jour, la forteresse de la pensée unique. En quoi avons-nous besoin d’une école nationale d’administration, qui à présent se dit « école européenne de gouvernance » ? La bonne administration et la bonne gouvernance, c’est aux citoyens de les définir et de les juger ! Fermons l’ENA, réformons toutes les instances à recrutement énarque.

              Il faut mettre un terme à l’hégémonie sociale et politique des corps qui s’intitulent « recrutés par la voie de l’ENA » et instaurer un réel accès de tous à la direction des affaires du pays.

              La généralisation d’un haut niveau d’instruction dont parle l’article est un outil stratégique pour y parvenir.


              • Adolphos (---.---.59.170) 23 juin 2006 12:17

                Je comprend pas trop tout ce mélange..

                « Depuis vingt ans, le discours des décideurs a été de plus en plus ouvertement : « Ne perdez pas votre temps dans des études qui ne servent à rien ! Courez trouver un emploi... » »

                Heu, 80% de bachelier, je l’ai rêver ??

                "Installer le chômage dans la durée permettait, du point de vue de certains, d’instaurer une « pression salutaire » sur le « marché du travail ».

                Pas besoin, la menace des taux d’interet suffise : ex USA.

                « Supprimons la filière ENA et remplaçons-la par une voie de recrutement citoyenne dans l’accès aux instances dirigeantes de l’administration. »

                C’est déja « citoyens », puisque les énarque sont à 70% fils d’enseignants, donc trés citoyen de naissance.

                « L’éducation remplaçant le chômage, et le monopole des « élites » dans la direction des affaires disparu, la France pourrait sans doute très bien se porter. »

                L’éducation, ou plutôt l’instruction (laissons l’éducation aux parents), ne garantie ne rien la moindre compétance. Par ailleur on n’a tout simplement pas besoin de millions d’énarques ou de PDG.

                Tout ca, c’est hors sujet. Le probléme de la France, c’est l’économie, et le probléme de l’économie, c’est l’Etat qui pompe les richesses et entretient une petite URSS au frais des salariés du privé. Bref, on oblige les gens à consommer des produit soviétique : evidement que ca produit du chomage de masse !


                • Mizo (---.---.4.34) 23 juin 2006 12:37

                  Voir mon commentaire de 12h34 plus bas. Et comment pouvez-vous sérieusement prétendre que la compétence professionnelle peut être atteinte autrement que par l’instruction ? Sans l’instruction, on ne comprend pas la pratique.


                • Adolphos (---.---.59.170) 23 juin 2006 13:58

                  « Et comment pouvez-vous sérieusement prétendre que la compétence professionnelle peut être atteinte autrement que par l’instruction ? Sans l’instruction, on ne comprend pas la pratique. »

                  La pluspart des métiers s’apprenent sur le tas. C’est ce que font les anglais, et ca marche trés bien.


                • (---.---.4.34) 23 juin 2006 12:34

                  « Le probléme de la France, c’est l’économie, et le probléme de l’économie, c’est l’Etat qui pompe les richesses et entretient une petite URSS au frais des salariés du privé. »

                  Avez-vous vu les revenus des PDG, les nombreux faiscos de la gestion « au sommet » du pays... ? Il me semble que c’est vous qui êtes hors sujet. Sauf si par URSS vous entendez la nomenklatura des patrons et de ceux qui s’auto-intitulent « hauts fonctionnaires ».

                  Quant aux études, je regrette mais ils deviennent de plus en plus succints et utilitaires, et ça ne règle en rien le problème du chômage.

                  Et qui a parlé de l’ENA pour tous ? Ce dont il est question, c’est de FERMER ce genre d’école.


                  • Adolphos (---.---.59.170) 23 juin 2006 13:58

                    « Avez-vous vu les revenus des PDG, les nombreux faiscos de la gestion »au sommet« du pays... ? »

                    Vos PDG, même à 2 millions d’euro, il sont combien, il représentent combien ? 0,0000000000000000000001% ?

                    « Sauf si par URSS vous entendez la nomenklatura des patrons et de ceux qui s’auto-intitulent »hauts fonctionnaires"

                    Suffit de regarder si ce sont des énarques... Donc si l’entreprise est officieusement étatisé.

                    « Quant aux études, je regrette mais ils deviennent de plus en plus succints et utilitaires, et ça ne règle en rien le problème du chômage. »

                    C’est bien ce que je dis. Par contre elles ne sont en rien utilitaire, et c’est bien pour ca que les djeunes ne sont pas employable (il ne savant même plus le français, aucune culture littéraire, ce qui est indispensable pour gagner des parts de marché).


                  • Fadir (---.---.141.33) 23 juin 2006 13:19

                    « Installer le chômage dans la durée permettait, du point de vue de certains, d’instaurer une « pression salutaire » sur le « marché du travail ». »

                    C’était bien le but premier de l’immigration : créer du chômage pour avoir barre sur les salariés.

                    Maintenant la situation est devenue inextricable ; que vont faire les entreprises ? Elles vont se tirer ailleurs et cela a déjà commencé depuis pas mal d’années et cela va s’amplifier.


                    • Olivier (---.---.203.83) 23 juin 2006 13:38

                      Il y a trente ans, lorsque François Mitterand proposait d’élever le niveau des études pour résoudre le problème du chômage, Arlette Laguiller lui répondait trés justement que nous aurions les chômeurs les mieux formés d’Europe.

                      Pas si bête, la petite Arlette. Ah si seulement elle était un peu nationaliste je voterais pour elle.

                      Le niveau d’étude n’a jamais été aussi bas cet ceci par la faute des fonctionnaires de l’instruction publique. Tout le monde démissionne. Il ne faut surtout pas qu’un cancre redouble car cela serait « discriminatoire ». Le gros mot est lâché. Les prof, un peu honteux, mettent un 10 quand la copie mérite un 2. Les cancres ont le bac et les seuls qui s’en sortent sont la super-élite, la crème de la crème, ceux qui trouvent en eux-même les forces pour étudier tout seul malgré des profs qui les poussent à ne rien faire.

                      Les politiques ont voulu un système égalitaire. Ils ont produit le système le plus élitiste qui soit. L’Education Nationale n’aide plus personne à avancer dans la vie. Chacun pour soi et Dieu pour tous. Quand 80% ont le bac quoi qu’ils fassent on en est au moins point que si personne n’a le bac car ce diplôme ne sert plus à rien.


                      • Ingrid (---.---.115.42) 23 juin 2006 13:48

                        Mitterrand avait, au départ, fait des concessions au mouvement social. Mais en l’occurrence la trotskyste Arlette était à côté de la plaque. On a besoin de l’instruction pour exercer dans la pratique sa pleine citoyenneté. C’est le levier pour exercer une influence réelle sur la politique et, par là, sur la question du chômage.

                        De nos jours, les électeurs sont placés devant le afit accompli des programmes que les « élites » veulent bien leur servir, et ne votent pas Arlette pour autant. Quant au « pote » Besancenot, il est très content de se frotter à la « gauche » en place et parle même de foot à présent...


                      • Ingrid (---.---.115.42) 23 juin 2006 13:53

                        « ... la petite Arlette. Ah si seulement elle était un peu nationaliste je voterais pour elle. »

                        Défendre la souveraineté de la France face aux projets « européens » des oligarchies financières n’est pas une attitude « nationaliste ». C’est du simple bon sens. Sauf si vous appelez « nation » l’ensemble des citoyens au sens de la Révolution française.


                      • Larit (---.---.141.33) 23 juin 2006 14:04

                        Eliminer le chômage par la généralisation d’un haut niveau d’instruction ?

                        C’est justement ce que l’on fait depuis 40 ans avec les résultats désatreux que l’on voit.

                        La première connerie a été de faire passer la scolarité obligatoire de 14 à 16 ans.

                        A 16 ans un jeune sortant de deux ans supplémentaires « d’instructiions » sur des matières pourtant non opérationnelles pour la vie active NE VEUT PLUS faire un métier qu’il aurait accepté à 14 ans.

                        Et c’est encore pire avec le bac pour tous : les jeunes préfère faire un petit travail administratif (par exemple)* même mal payé qu’un travail d’artisan qui lui garantirait pourtant de meilleurs revenus et la sécurité de l’emploi (chauffagiste, plombier, ébéniste, menuiser, charcutier, carreleur, serrurier ...).

                        Ce passage à la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans a été une des causes (ce n’est pas la seule)* de la montée du chômage au début des années 70.

                        Quelqu’un à qui on a fait croire qu’il pourrait exercer une profession « intellectuelle » et être assis dans un bureau ne veut plus faire autre chose, même s’il en est incapable, SAUF s’il a l’intelligennce de se remettre en cause une fois sorti de ce système d’enseignement et de retrousser ses manches (il y en a mais peu).

                        * J’ajoute cela pour ceux qui lisent et réagissent sans réfléchir -(un excellent article sur ce sujet hier).


                        • Ingrid (---.---.115.42) 23 juin 2006 14:14

                          A mon commentaire de 14H11, j’ajouterai une remarque : si les métiers à haute qualification scientifique et technique s’en vont à la recherche des bas salaires, quel avenir espérez-vous pour les autres métiers ?

                          Si les citoyens n’ont pas la maîtrise de la politique pour empêcher les délocalisations par exemple, ce sera la débâcle. Mais pour cela, il faut s’instruire afin d’être en mesure de ne pas se laisser faire par les politiques.


                        • Ingrid (---.---.115.42) 23 juin 2006 14:11

                          « A 16 ans un jeune sortant de deux ans supplémentaires »d’instructiions« sur des matières pourtant non opérationnelles pour la vie active NE VEUT PLUS faire un métier qu’il aurait accepté à 14 ans. »

                          Mais ON DELOCALISE LA RECHERCHE EN CHINE, EN INDE... Pourquoi, d’après vous ? On délocalise aussi plein d’activités technologiques de pointe, etc...

                          Qui c’est, qui réagit sans réfléchir ?


                          • CP (---.---.162.214) 23 juin 2006 15:46

                            Supprimer le chômage par une extension et une amélioration de l’enseignement pour tous est de toute évidence matériellement faisable :

                            - Au lieu d’avoir des chômeurs, des RMIstes... ont crée des facs et des écoles à tous les niveaux. Le nombre des « sans emploi » est tranformé en un nombre équivalent additionnel d’étudiants, mais aussi d’enseignants et d’auxiliaires de l’enseignement. Ce n’est pas très compliqué.

                            - Ensuite, on interdit les délocalisations pour que les emplois qualifiés restent dans le pays et on développe également les services publics pour ne pas se ramasser une autre vague de morts de canicule, par exemple.

                            - La gestion d’ensemble du pays est transformée de façon à ce que les citoyens puissent y participer directement.

                            Ce qui s’y oppose ? Pour l’essentiel, des intérêts privés en contradiction avec l’intérêt général.

                            La question est pertinente : quel politique est prêt à proposer un tel programme pour 2007 ?


                            • Adolphos (---.---.59.170) 23 juin 2006 23:14

                              « Ensuite, on interdit les délocalisations pour que les emplois qualifiés restent dans le pays »

                              Gros délires. Les entreprises sont libres, elles consomment ce qu’elles veulent et ou elles veulent, c’est au vendeur à s’adapter.


                            • Mizo (---.---.24.136) 24 juin 2006 13:41

                              « Gros délires. Les entreprises sont libres, elles consomment ce qu’elles veulent et ou elles veulent, c’est au vendeur à s’adapter. »

                              Faux : les entreprises doivent respecter les lois des Etats. Elles peuvent être condamnées, même au pénal. Il suffirait de promulguer des lois, et le problème des délocalisations serait résolu.

                              Toute la question est : qui est prêt à proposer aux électeurs des lois contre les délocalisations, et à tenir parole ? Quitte à sortir de l’Union Européenne et du Conseil de l’Europe. Quant à l’OMC, on n’a rien à y faire.


                            • nono (---.---.94.25) 23 juin 2006 15:52

                              « l’élimination du chômage par l’instauration d’un enseignement de haut niveau pour tous. »

                              c’est deja fait avec 80 % d’une génération au bac... Vous proposez 80 % d’une génération a bac + 2... Bhein voyons continuons les idées simplistes et démagogues qui font plaisir a l’electorat du ps et de la gauche en général...

                              Car a moins de continuer de donner des diplomes en chocolat et de maintenir des offres de formation qui ne conduise que au chomage comme :
                              - histoire de l’art
                              - philosophie
                              - psychologie
                              - sociologie
                              - steps etc etc....

                              Quand on maintient de telle offre de formation uniquement dans l’optique de continuer a garantir un emploi pour les enseignants de ces filieres... au non du statut ultra sécurisé des fonctionnaires...

                              il faut se pauser la question l’education nationale est elle au service des jeunes ou des interets des enseignants ???

                              Commencons a regardé ce qui se fait chez nos voisins européens et notamment dans les filieres professionnelle que de rajouter un article utopiste au catalogue des merveilles de la gauche...dans le genre 80 % d’une génération a bac plus 2..... merci au démagogue jack lang et au ps pour poser les mauvaises questions en matiere d’education pour faire du clientelisme....

                              Tout le monde n’a pas l’intelligence pour decrocher un bac + 2 ou +4... et quel bac +2ou +4

                              il existe d’autres formes d’intelligences (manuelle, emotionnelle) qui trouvent un accomplissemnt et une reconnaissance dans un cap un bep ou un bac pro.... et donc le monde du travail a besoin.

                              Se taper un bac + 3 en philo c’est bien on se fait plaisir on flatte son egaux au frais de la nation on cela pete mais cela ne sert a rien...

                              Ensuite on sera amené a changer plusieurs fois de métier dans sa vie donc a se reformer... et cette accompagnement est a ameliore dans la flexsecurité qui reste a construire en france... car elle est actuellement insuffisante...

                              Pour en revenir a l’article c’est du n’importe quoi et cela part dans tous les sens c’est aussi peu credible que les propositions de l’auteur... c’est jack lang et sa démagogie gauche caviar qui se cache derriere ce pseudo ?


                              • CP (---.---.81.223) 23 juin 2006 18:01

                                "Car a moins de continuer de donner des diplomes en chocolat et de maintenir des offres de formation qui ne conduise que au chomage comme :

                                - histoire de l’art
                                - philosophie
                                - psychologie
                                - sociologie
                                - steps etc etc...."

                                La psychologie peut ou non être une science au sens propre du terme, c’est un débat à avoir vu ce qui s’est passé à Outreau. Mais, vu qu’elle est utilisée partout, il est indispensable que les citoyens sachent de quoi il s’agit.

                                Quant à la philosophie, l’histoire de l’art, la sociologie... elles font partie de la culture globale de l’individu, surtout à l’époque de la mondialisation où on rencontre des gens de tous les continents, et ne prennent pas autant de temps que vous le prétendez.

                                La capacité d’avoir une vue globale des choses est importante, et pour le travailleur, et pour le citoyen.

                                Voir aussi mes commentaires de 16h51 et 17h51 .


                              • Internaute (---.---.242.91) 23 juin 2006 16:18

                                Moi je propose 90% à Bac+3 et le Smig à 1950 euros.

                                Qui dit mieux ?

                                Ah j’oubliais. Je propose aussi l’emploi pour tous dans la fonction publique.

                                Votez pour moi.


                                • Adolphos (---.---.59.170) 23 juin 2006 23:17

                                  Moi je propose 95% à Bac+3 et le Smig à 1999 euros + 15 semaines de congés payés + séjour d’une semaine en vacance.

                                  Qui dit mieux ?

                                  Ah j’oubliais. Je propose aussi l’emploi pour tous dans la fonction publique (sauf pour les fachos lepéniste, villiériste, sarkoziste, bref, uniquement pour des gens qui sont vraiment Républicain et qui défendent le Bien).

                                  Votez pour moi.


                                • CP (---.---.162.214) 23 juin 2006 16:51

                                  « il existe d’autres formes d’intelligences (manuelle, emotionnelle) qui trouvent un accomplissemnt et une reconnaissance dans un cap un bep ou un bac pro.... et donc le monde du travail a besoin. »

                                  Depuis quant les intelligences s’exclueraient-elles ? Mais aujourd’hui on nous submerge avec les « intelligences émotionnelles » et le « tout gestion ».

                                  C’est précisément parce qu’on a tout fait pour déniger les compétences qui viennent des connaissances de haut niveau qu’il y a eu plein de faillites d’entreprises.

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