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Accueil du site > Actualités > Société > Eloge du miséreux : travailler moins pour vivre (et rire) plus (...)

Eloge du miséreux : travailler moins pour vivre (et rire) plus !

Livre hilarant et enrichissant de Mabrouck Rachedi, jeune auteur brillant, « Eloge du miséreux » (éditions Michalon) est un essai à lire et à relire.

Etudiante en droit du travail, j’ai été naturellement intéressée par le sujet d’Eloge du miséreux. Le parcours de l’auteur, analyste financier avant de devenir... chômeur m’a aussi interpellée. Alors, comme le dit le sous-titre du livre « comment bien vivre avec rien du tout » ?

Mabrouck Rachedi décrit un miséreux (chômeur ou RMiste) qui au lieu de se lamenter sur sa misère, la prendrait comme une chance pour profiter de son seul luxe : le temps libre. Provoc ? Certainement car l’auteur s’attaque à l’un des piliers de notre société, le travail comme valeur fondamentale de notre société. Avec un second degré et un humour décapants !

Mettant en scène un chômeur qui fait tout pour le rester, Rachedi campe des situations drolatiques. Par exemple son « conseil » (je mets le mot entre parenthèses car j’ai vu l’auteur chez Ruquier où il précisait bien que les scènes étaient scénarisées) devant un conseiller ANPE « Il serait malvenu de venir trop bien habillé à un entretien ANPE. Ce serait inverser ostensiblement le rapport de force. Le but est d’être le fort dans l’habit du faible, pas d’être le faible dans l’habit du fort » ou, dans la même veine, face à l’assistante sociale « Avec l’assistante sociale, tout ce qui est vrai avec le conseiller ANPE est encore plus vrai. Habillez-vous encore plus mal car vous devez paraître plus pauvre. Soyez encore plus modeste car vous êtes dans une situation plus modeste. Paraissez avoir mille fois plus de projets car vous en avez mille fois moins ». Les conseils se multiplient, tous plus amusants les uns que les autres, avec des fausses lettres de motivations, une création d’entreprise bidon et plein de scénettes savoureuses.

Un autre exemple, à un entretien d’embauche, le dialogue avec un recruteur :

« - Pourquoi avez-vous répondu à notre annonce ?

- Parce que je m’ennuyais / parce que le conseiller ANPE me l’a ordonné / parce que c’était à la page sport de mon journal préféré.

- Quelles sont vos prétentions de salaire ?

- Un million d’euros en petites coupures non marquées déposées sur un compte off shore aux Caïmans chaque mois.

- Quel est votre plus grand défaut ? Votre plus grande qualité ?

- Ma plus grande qualité : ma puissance de travail. Mon plus grand défaut : ma mythomanie »

Eloge du miséreux regorge de pépites avec en point final la description d’un slacker pour qui « Doc Gynéco est un dangereux hyperactif sous amphétamines » ( sic !)

Mais derrière cet humour, qui fait d’Eloge du miséreux le livre le plus drôle de l’année 2007, il y a une vraie réflexion sur le travail. Pourquoi la société ne se mettrait pas un peu plus au service de l’individu au lieu de l’inverse ? Rachedi parle du travailleur « grand dépressif qui regarde avec envie un accidenté de la vie », le miséreux. Mon expérience personnelle me confirme ce propos lucide. Dans la France qui prône le « travailler plus pour gagner plus », qui exalte « ceux qui se lèvent tôt », il existe parallèlement une vraie angoisse, un malaise dans toutes les catégories socioprofessionnelles. Qui n’a pas entendu parler de l’industrie en crise ? Des agriculteurs en colère ? Du malaise des cadres ? Des buralistes inquiets ? Des petits commerçants mécontents ? La question est : doit-on travailler pour travailler comme une abeille dans une ruche ou travailler pour s’épanouir. L’homme en tant qu’élément de la société ne serait-il pas en train de supplanter l’homme en tant qu’individu ? Et le travail, est-ce vraiment une valeur, une fin ou un moyen ?

Eloge du miséreux a ouvert la porte à beaucoup de réflexions, entre deux fous rires. J’invite tout le monde à s’offrir le même plaisir que moi. Et si nous en reparlions quand vous l’aurez lu, en commentaires ou à la terrasse d’un café (rappel : j’habite à Paris) pour avoir une discussion intéressante sur un sujet qui me passionne (rappel : je suis étudiante en droit du travail) ?


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110 réactions à cet article    


  • Fred 11 juillet 2007 13:01

    Je me demande si l’auteur de ce livre pourrait ecrire la meme chose dans une societe qui n’offre pas de minima sociaux. Qu’il arrive a vivre de peu est louable effectivement dans notre societe de consommation par contre se demander si le travail est une finalite quand les minima qui l’aident a survivre sont finances par ceux qui travaillent est quand meme de l’hypocrisie.


    • Bruno D 12 juillet 2007 22:24

      par contre se demander si le travail est une finalite

      La question paraît pourtant saine. Pour autant que je sache, le ’travail’ (mot qui, rappelons le, dérive du latin ’tripalium’, nom d’un instrument de torture) n’est pas et n’a jamais été autre chose qu’un moyen !


    • alberto alberto 11 juillet 2007 13:07

      Voilà un bon livre pour les vacances : pourquoi pas !

      Merci de nous en avoir donné l’idée.


      • aurelien 11 juillet 2007 13:08

        A lire aussi :

        La fin du travail de Jeremy RIFKIN


        • bulu 11 juillet 2007 14:41

          ou « travailler, moi ? jamais ! » chez l’esprit frappeur


        • aurelien 11 juillet 2007 18:26

          Sur la simplicité volontaire

          Cela dit, je me demande : faut-il être aisé pour s’engager volontairement dans cette forme de simplicité ? Car pour les personnes sans ressource, cette simplicité est de fait bien souvent involontaire, contrairement à certains libéraux qui pensent : « Si les pauvres sont pauvres, c’est parce qu’ils le veulent bien »...

          Tout dépend effectivement de l’état d’esprit adopté face à la « misère », et ceux qui en rient le plus, ne sont pas forcément, les plus démunis...

          L’argent est un bien nécessaire, son accumulation disproportionnée, sa survalorisation et la quête sans fin du profit sont par contre signe de déséquilibre, à la fois pour des individus et pour des sociétés.


        • Marsupilami Marsupilami 11 juillet 2007 18:49

          @ Aurélien

          Je vois qu’on est désormais trois sur Agoravox à faire des liens vers la simplicité volontaire.

          Ce que tu lui objecte n’est pas dépourvu de sens. C’est vrai que ça peut apparaître comme un truc de bobo. Mais en fait, tous ceux que je connais qui la pratiquent (j’en fais partie) sont certes des gens éduqués, mais qui en ont rien à branler de consommer des conneries. Parmi eux il n’y a pas de gens aisés économiquement, peut-être tout simplement parce qu’ils ont très tôt compris qu’il n’y avait pas que le pognon dans la vie. Ce n’est pas une attitude économique, mais une attitude spirituelle qui a des répercussions économiques, le genre de truc qu’un Jean-Marc Sylvestre est incapable de comprendre.

          Je connais aussi pas mal de gens aisés et même très aisés financièrement. Aucun n’est attiré par la simplicité volontaire, mais vu que j’aime pas les snobs ça n’a propablement rien d’étonnant.

          Je mourrai pauvre parce que je n’ai jamais voulu m’enrichir. Mes amis aussi. Mais les pauvres économiques que je connais et qui n’ont pas fait ce choix spirituel ne pensent qu’à une chose : fuir une simplicité volontaire qui leur est imposée et devenir de riches et stupides consommateurs.

          Son cosas de la vida...


        • aurelien 11 juillet 2007 19:12

          Comme je l’avais écrit une fois dans mon profil, je me sens personnellement plus proche de la simplicité volontaire que de l’idéologie d’état actuelle...


        • Antoine Diederick 11 juillet 2007 23:03

          @ Aurélien et Marsu...

          A propos de la simplicité volontaire , merci pour cette info qui recoupe une conversation que j’ai eue il y a peu concernant Saint François d’Assise. S’il y a bien une figure religieuse ds la tradition chrétienne qui pourrait inspirer notre époque à plus de discernement, c’est bien lui. Sauf que nous pourrions lui reprocher son dolorisme.

          Il y a , pour en revenir à la simplicité volontaire, que le temps et les évènements ou la force des choses nous conduira sans doute sociétalement à considérer cette approche de la vie comme une solution face à la crise climatique, la cherté des ressources naturelles et le vide que laisse derrière lui le consumérisme et un certain capitalisme vieillissant qui approche à terme.


        • Max Pintcy 12 juillet 2007 10:37

          Simplicité volontaire... laissez-moi rire. Auto-consolation qui ne convainc pas grand-monde et surtout pas soi-même.

          Car le problème de fond n’est pas le fric en lui-même, mais le pouvoir qu’il offre. Le pouvoir de ne pas être sous le joug des autres notamment. Et ça n’est pas rien.

          C’est même essentiel, car c’est ça la vraie liberté. Car il n’y a pas de liberté sans le pouvoir de se l’offrir. BIen sûr, il y a d’autres formes de pouvoir que le fric, mais celui-là en est un fameux, car très polymorphe.

          A propos de polymorphisme, je connais un type qui passe tout son temps depuis des lustres à squatter des forums sur l’actu en jouant les rôles de multiples persos virtuels, les faisant même se parler entre eux à longueur de fil quand il y a personne d’autre. C’est triste, je sais, mais c’est pas bien méchant finalement. Et ça arrange bien le tenancier de la boutique pour qui ce pseudo-buzz produit du clic, donc : du chiffre, et donc : du fric. Et tout le monde est content.

          Dernier point : ce type qui passe toutes ses journées à faire jouer son théâtre de marionnettes virtuelles, le fait pourquoi, au juste ?

          Car ça lui procure une sensation de pouvoir en « contrôlant » le « territoire social » que représente pour lui un forum. Ce qui est une tentative de consolation d’un pouvoir qu’il n’a pas dans la vie réelle, évidemment.

          Dur, dur... surtout en plein mi-juillet, au moment même où ces foutus consuméristes s’envoient en l’air sur de belles plages de sable fin.


        • Adama Adama 12 juillet 2007 16:21

          Je mourrai pauvre parce que je n’ai jamais voulu m’enrichir !!!!

          Alors là Marsu, vous n’êtes pas crédible, au contraire de votre ami max ! smiley


        • wangpi wangpi 12 juillet 2007 18:21

          @Demian

          « L’argent est le seul pouvoir qui te garantisse la liberté et donc l’affranchissement des esclavages de toutes nature. »

          tss, tss...

          Et la puissance de l’esprit capable de s’affranchir de toute nécessité, de tout besoin ? L’esprit n’est-il pas le seul pouvoir qui te garantisse la liberté et donc l’affranchissement des esclavages de toutes natures ? y compris et surtout l’esclavage de l’argent, des désirs matériels ?

          « Qui se contente de peu, se contente toujours. »

          Cet adage est d’une profondeur infinie.


        • Anthony Tabet 13 juillet 2007 23:36

          Je pense que c’est une question de culture plus que de patrimoine (disons de patrimoine culturel plutôt que de patrimoine financier).

          C’est pourquoi une personne ayant fait des études peut faire le choix de retourner à une vie plus simple et s’y trouver bien, parce qu’elle aura eu le choix de sa vie et de quoi la remplir. Ce ne sera pas le cas d’une personne n’ayant jamais eu le choix et manquant des ressources pour se définir sans le travail et la fonction sociale qui va avec.


        • Adama Adama 11 juillet 2007 13:12

          Lumière du matin, priviet,

          Comme vous l’avez remarqué, c’est le credo du Français moyen ! smiley

          j’acheterai le bouquin !

          Dasvidania.


          • liberté chérie 11 juillet 2007 14:04

            Demian, C’est donc vous l’auteur de ce bouquin, sous un pseudo ? A moins que ce ne soit votre frère smiley


          • Carlo Revelli Carlo Revelli 11 juillet 2007 14:30

            J’attendais avec impatience la venue de Demian sur cet article qu’il ne pouvait pas louper....

            Demian, il t’a fallu quand même presque une heure à partir du moment de la publication. Serais tu en train de vieillir... ? smiley


          • aurelien 11 juillet 2007 17:31

            On peut dire que Carlo n’a pas tardé non plus...


          • Max Pintcy 12 juillet 2007 10:55

            En tout cas, ça tombe bien, toutes ces nouvelles « femmes » auteurs apparues depuis peu sur un site qui semblait partir en couilles. Mais que le boutiquier ne s’inquiète pas, il ne devra jamais fermer. Car des couillons sur le web, il y en aura toujours assez.

            PS : j’ai 20 ans et demi, je suis blonde, j’ai perdu ma petite culotte et je suis égarée dans Paris. Quelqu’un peut m’aider, please smiley

            Maxounette de Vladivostok


          • Niamastrachno Niamastrachno 12 juillet 2007 13:57

            j’aurai pu mettre non comments mais...

            voilà ce qu’on appelle un commentaire particulièrement déshonnorant (et pour avox, et pour l’auteur et pour la rédactrice...)


          • liberté chérie 12 juillet 2007 20:58

            A Max le maxcho,

            Z’êtes romantique vous, et savez parler aux femmes !

            D’autant que les auteures dont il est question ont toutes deux écrit de très bonnes choses et apporté, c’est vrai, un regard subtilement féminin sur des sujets de société...mais a priori la chose subtile vous semble étrangère

            Apprenez à vous dégrossir mon vieux, si j’ose dire smiley


          • Max Pintcy 12 juillet 2007 22:22

            Les femmes ( les bonnes ) aiment les machos. Et si je le dis ici, c’est parce que je suis à peu près sûr de ne pas pouvoir vous en convaincre, ce qui ne risque donc pas d’augmenter la concurrence smiley


          • Max Pintcy 12 juillet 2007 22:38

            A Miouchka de la Vodka

            Alors si j’ai bien compris ton article : j’achète le bouquin, je le lis, je te rencontre à une terrasse, on en rit un bon coup, et puis on en tire un, c’est ça ?

            Et bien c’est d’accord, tu m’en mettras 2 caisses de 12, mais je les lirai après.


          • liberté chérie 11 juillet 2007 14:08

            Jolie Svetlana,

            Ce bouquin, pas très moral, que je lirais peut-être, ne peut être lu que sous un angle fictifo-humoristique.

            Je défis quiconque de vivre heureux, longtemps, juste avec le « remi » s’il n’a pas d’autres sources de revenus smiley


            • yoda yoda 11 juillet 2007 14:48

              Merci de rappeler l’homme a la raison : « comment bien vivre avec rien de tout... » ou du moins pas grand chose.

              Je tique juste sur cette phrase : « Pourquoi la société ne se mettrait pas un peu plus au service de l’individu au lieu de l’inverse ? » Pourquoi croire que la société est une entité a part ? La société est ce que l’individu en fait (par le vote et son action quotidienne), donc la question ne veut plus dire grand chose.

              Bien a vous, smiley

              ps : pour une remise en question de la valeur travail dans sa forme salariale et aliénante, voir aussi les documentaire de P. Carles (attention danger travail & volem rien foutre...) :

              http://video.google.com/videoplay?docid=7734858860197834424&q=attention+danger+travail&total=11&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=0


              • NPM 11 juillet 2007 14:50

                Travailler moins, d’accord, mais avec moin, beaucoup moins de sécurité social, d’étude gratuite et de retraite, sinon, ce n’est que l’éloge du parasitisme.


              • alex75 11 juillet 2007 14:57

                Ce genre de bouquin, mélange de provocation et d’humour, a toujours existé. (voir également « No Kid » ou pourquoi il ne faut pas avoir d’enfants). Quand tout va mal, il faut savoir en rire un peu, on ne peut pas pleurer toute la journée quand même ; Je suis étonné que personne n’attaque le sujet sous-jacent : la différence entre travail et idéologie du travail. On peut travailler comme un fou et ne pas en faire toute une histoire ! C’était le cas pendant les « 30 glorieuses », les gens travaillaient très dur, dans des conditions souvent beaucoup plus pénibles que maintenant ils n’en faisaient pas tout un plat. De ce point de vue la dernière campagne électorale a été édifiante et le discours de Christine Lagarde hier à l’Assemblée nationale frôle la névrose. Quand une société n’est plus en mesure d’assurer le plein emploi, elle parle, se lamente et exhorte les gens à travailler. Mais la très grande majorité des chômeurs ne demandent que ça ; du travail !!!


                • valentin1979 11 juillet 2007 16:31

                  Je pense que ce n’est pas passager. Je pense que les idées de décroissance commencent à ne plus être censurées par de bêtes a prioris, et qu’on va commencer (pas via les médias, faut pas pousser non plus !) à mettre réellement ces idées à l’épreuve de la raison. Alors qu’aujourd’hui elles sont immédiatement bloquées sans argumentaire digne de ce nom.

                  Je ne dis pas que c’est là notre salut, mais je pense qu’on va tout de même être gagnants et s’enrichir à regarder et se plonger réellement dans ce sujet.

                  Je n’oppose pas le travail au temps libre. On peut s’enrichir dans le travail. D’ailleurs qui dit travail ne dit pas forcément rémunération. Quand un étudiant travaille sur ses cours, perçoit-il une rémunération ?

                  Il y a une différence entre le travail, sujet d’étude et parfois d’épanouissement, et une activité dans laquelle on troque du temps, de l’intellect et des mouvements corporels contre de l’argent.

                  Je pense comprendre que la décroissance ne nie pas le premier, mais exprime un grand scepticisme à l’égard du second. Je sais que beaucoup vont tiquer. Mais ca viendra, les mentalités y viendront. Tout du moins elles viendront à s’interroger sur ces notions. Aujourd’hui on ne peut pas vraiment s’interroger publiquement à ce sujet. Mais c’est pas grave, les personnes n’ont jamais eu besoin des médias pour débattre, il suffit parfois de rien, parfois d’une bière, d’un thé à la menthe. J’ai toute ma vie pour voir évoluer les choses, sans compter qu’une idée, elle, est immortelle...


                • La Taverne des Poètes 11 juillet 2007 15:32

                  Svetlana, le rayon de soleil qu’il nous manquait. smiley


                  • Svetlana Harouzka Svetlana Harouzka 11 juillet 2007 15:32

                    Bonjour tout le monde,

                    Tout d’abord, je tiens à remercier Carlo pour son soutien. Je suis encore jeune, hypersensible, peu rompue à l’exercice journalistique (c’est mon premier article sur Agoravox) et je ne suis pas hermétique aux commentaires indélicats (je pense à celui qui m’accusait d’être cocaïnomane). Je précise que « Eloge du miséreux » est bel et bien un livre humoristique. Si je me souviens bien, chez Ruquier, Rachedi précisait qu’il a préféré rire d’une situation mal vécue que d’en pleurer. Si cela avait purement cynique, je n’aurais pas autant ri ni conseillé ce livre admirable. Merci aussi pour les références complémentaires, je connais peu la culture française, je vais foncer dans ma librairie pour acheter tous les livres conseillés. Sinon (et c’est la dernière fois que je répondrai à cette question smiley ) c’est bien moi sur la photo, et alors ? Tout le monde met son portrait, pourquoi pas moi ?

                    En tout cas, alberto, aurelien, bulu, adama, bouli, Ploum, Vilain petit canard, Ebola, Demian West (j’ai beaucoup entendu parler de vous !), liberté chérie, yoda, alex75, merci de votre humour, votre soutien et votre intelligence. NPM et Fred, merci de vos commentaires intelligents et pleins de bon sens, je rappelle seulement que ce livre est humoristique et que les situations décrites sont scénarisées.

                    Je vais tenter de profiter du ciel gris parisien. A demain et si d’ici là vous lisez le livre, n’hésitez pas dire ce que vous en pensez !


                    • Ploum 11 juillet 2007 17:14

                      Mais ce fut un plaisir chère étoile venue du froid smiley


                    • Carlo Revelli Carlo Revelli 11 juillet 2007 18:15

                      Demian j’ai les larmes aux yeux à force de rire... Et tu laisses même ton mail perso visible. Trop fort !

                      Mais là où tu n’as plus aucune limite c’est quand tu lances des phrases dignes d’un Rocco Siffredi cybernétique (« J’ai un appareil photo de 4 giga »). smiley

                      Sacré Demian tout ça à cause d’une photo... smiley


                    • Adama Adama 11 juillet 2007 18:22

                      Demian, je pensais que vous étiez plutôt un admirateur des beautés de Courbet ou mieux encore de Rubens !


                    • mcm 11 juillet 2007 18:26

                      4 gyga byte c’est trop pour une seule femme !


                    • Adama Adama 11 juillet 2007 15:48

                      NPM commentaires intelligents !!!!!!

                      Alors là sveta, vous exagérez, mais je connais bien le caractère russe,je l’adore, ma femme par exemple ! smiley


                      • faxtronic faxtronic 11 juillet 2007 15:52

                        « Pourquoi la société ne se mettrait pas un peu plus au service de l’individu au lieu de l’inverse »

                        Parce que l’homme est fondamentalement mauvais, profiteur, voleur, parasite, tueur, esclavagiste, tueur. Seule la société permet aux gens de vivre ensemble. L’homme est mauvais par essence meme, donc il faut une société légiférée, et par consequent organisée et structurée. Et plus la population est nombreuse, plus la struture est lourde.


                        • Peterson le Pape 11 juillet 2007 16:26

                          Ouais ! L’homme est mauvais par nature, enfermons le dès la naissance ! Stérilisons l’espèce !

                          Heu... J’ai une autre proposition : éducation ?  smiley

                          Si la répression (ou toute forme de « punition ») suscitait un sens de la responsabilité, ça se saurait, non ?


                        • Christophe Christophe 11 juillet 2007 21:44

                          @Faxtronic,

                          Parce que l’homme est fondamentalement mauvais, profiteur, voleur, parasite, tueur, esclavagiste, tueur.

                          Seuls les économistes posent de telles hypothèses ; mais cela s’explique. Quant aux sciences humaines, elles considèrent l’Homme comme neutre, ni bon ni mauvais. Il doit seulement faire un effort pour être bon ou être tenté à devenir mauvais. L’Homme construit autant son environnement que ce dernier influence ses comportements ; ce qui explique les hypothèses fallacieuses de la plupart des économistes.

                          Seule la société permet aux gens de vivre ensemble.

                          Votre phrase est inversée. L’homme ne sait pas vivre isolément, c’est un animal politique et il ne peut vivre qu’en société. Ce n’est pas elle qui nous permet de vivre ensemble, elle existe parce que chaque individu a intérêt à vivre en société.

                          L’homme est mauvais par essence meme, donc il faut une société légiférée, et par consequent organisée et structurée. Et plus la population est nombreuse, plus la struture est lourde.

                          Ce n’est donc que le fait de vouloir vivre en société qui pousse à la construction de règles communes. Mais je vous rejoins sur la dernière phrase ; quand la loi s’écarte de l’esprit pour tenter de traiter chaque cas, plus il y a de monde, plus cela devient lourd !


                        • NPM 12 juillet 2007 06:40

                          « Seuls les économistes posent de telles hypothèses ; »

                          Bein non, l’économie est une science et donc, ne s’occupe pas de morale.

                          « Seule la société permet aux gens de vivre ensemble. »

                          Etrange idée. La société n’existe pas en soi !

                          D’ailleur ils y a des société, pas « La » société. Il est trés évident que la société d’un type des cité se réduit à celle de ses potes, de sa famille, de son vendeur de drogue... Tandis que pour une autre personne, par ex un fonctionnaire, elle se réduira à ses collégues, son syndicat, son Parti, sa famille.

                          Rien de commun donc.


                        • NPM 12 juillet 2007 06:43

                          Mabrouck Rachedi fait l’éloge du parasitisme. Comme je suis étonné.....

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