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Accueil du site > Actualités > Société > Enfants de la rue, enfants mendiants : la charité encourage le phénomène (...)

Enfants de la rue, enfants mendiants : la charité encourage le phénomène !

Je suis un acteur social. J’aide principalement des enfants de rue et des enfants gravement malades ; des enfants qui sont jugés « irrécupérables », tantôt par la société, tantôt par un corps médical. Des enfants sans espoir – sans avenir – aux racines perdues. 

Une chose est sûre, tous les enfants mendiants ne sont pas des enfants de la rue ! 60 % des enfants mendiants sont des fugueurs, et ne s’y trouveraient pas des années durant sans la complicité de la population.

Un phénomène essentiellement urbain, mais de plus en plus recrudescent. Dans les rues, des enfants réclament l’aumône alors qu’ils devraient être à l’école ou le soir chez eux à l’abri des dangers qui les guettent.

Mais qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Qui les pousse à mendier ? Et où est l’intervention de la société pour endiguer ce phénomène qui menace une nouvelle génération d’analphabètes et qui seront probablement de futurs délinquants.

L’action de terrain a permis de classer les enfants mendiants en quatre catégories distinctes. Tout d’abord, les enfants de la rue (ER), âgés entre 6 et 14 ans, délaissés par leurs familles, démunis et abandonnés à leur sort, toxicomanes, trop souvent atteints de maladies graves ou accidentés. Des enfants principalement victimes de l’éclatement du noyau familial, avec perte des valeurs traditionnelles, absence de valeurs culturelles, manque d’éducation et d’affection, absence d’instruction… L’antichambre de l’Enfer, quoi !

La deuxième catégorie identifiée est celle des enfants de familles pauvres (EP) qui mendient dans la rue pour subvenir à leurs propres besoins. Le soir, ils rentrent dans leurs foyers respectifs.

Il y a également les enfants hypothéqués par leurs propres parents, les (EPM). Ces enfants sont sévèrement punis, s’ils n’assurent pas un minimum pécuniaire le soir venu. Trop souvent, ces enfants abusés et maltraités finiront par rester dans la rue.

La quatrième catégorie, et certainement la plus difficile, est celle des enfants fuyards et aventuriers (EFA). Pour eux, la rue est libératrice, généreuse, et pleine d’aventure. Pour la première fois dans leur vie, ils assurent eux-mêmes leur autosuffisance – grâce à une population trop souvent complice. Leur rédemption s’avère très difficile.

Un enfant mendiant assure, que si mendier dans la rue ne serait pas aussi facile et lucratif, il ne s’y trouverait pas. Ce qui fait, qu’il y est depuis sept années maintenant ! Et la majorité des enfants mendiants pensent comme lui. Leur présence dans la rue n’est justifiée que par un intérêt matériel !

Ainsi, et à travers les années, le nombre des enfants errants qui peuplent la rue ne décroît pas, et ne décroîtra pas ! Un nombre impressionnant ! A croire que l’Enfer a bien une porte d’entrée ; mais la porte de sortie est bien plus difficile à trouver !

Claude Grandchamp


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25 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 7 juillet 2008 10:59

    La charité existe, et les enfants de la rue également, d’une part, parce que l’état ne remplit pas ses fonctions , d’autre part et surtout parce que le système global produit de la misère..

    Face à la misère de plus en plus répandue, des familles, des enfants n’ont pas d’autre choix que la mendicité.
    C’est bien joli de fustiger la charité ; encore faudrait-il qu’elle ne soit pas, pour beaucoup, LA SEULE solution pour survivre.

    Au lieu de s’attaquer à la charité, qui n’est qu’un EFFET de la misère et de la pauvreté, il faudrait peut-être s’attaquer à ses CAUSES, non ??





  • claude claude 7 juillet 2008 11:47

    @ seb59,

    comme d’habitude, votre xénophobie galopante vous enlève toute trace d’intelligence et de compassion ! :@

    • Elle empeche les reinsertions, et favorise la multiplication de faux mendiants : roms, mafia du feu rouge...

    pour info :
    • les roms sont un peuple de nomades. voici ce qui en est dit au conseil de l’europe :
    •  www.coe.int/T/DG3/RomaTravellers/Default_fr.asp

       

      Les Roms et Gens du voyage forment un groupe d’environ 8 à 10 millions de personnes en Europe. Ils sont présents dans la quasi totalité des États membres du Conseil de l’Europe et dans certains pays d’Europe centrale et orientale, ils représentent plus de 5 % de la population.

      Or, même s’ils sont présents en Europe depuis le 14ème siècle, ils ne sont souvent pas reconnus par les sociétés majoritaires comme un peuple européen à part entière et ont souffert, tout au long de leur histoire européenne, de rejet et de persécutions qui ont culminé avec la tentative d’extermination perpétrée par les nazis. Ce rejet multiséculaire a pour résultat qu’aujourd’hui une large partie des Roms et des Gens du voyage vit dans des conditions très difficiles, souvent en marge des sociétés des pays dans lesquels ils se sont installés, et que leur participation à la vie publique est très limitée. Il leur est également difficile de faire reconnaître pleinement leur apport à la culture européenne.(...)"

    fr.wikipedia.org/wiki/Roms
    • "Roms (ou Rroms, féminin R(r)oma, pluriel R(r)omané) est un endonyme signifiant êtres humains adopté par le Conseil mondial romané[réf. nécessaire] pour désigner un ensemble de populations initialement nomades, originaires du nord-ouest du sous-continent indien, et constituant des minorités entre l’Inde et l’Atlantique (voire en Amérique du Nord), connues sous de nombreux exonymes dont les plus utilisés en français sont Gitans, Tsiganes ou Tziganes, Manouches, Romanichels, Bohémiens, Sintis, ou parfois Gens du voyage (bien que cette dernière dénomination ne soit pas réservée aux Roms).

      « Rom » désigne également un chef de famille manouche.( ....)"

    ah, elle a la peau dure l’association "romanichels, gitans= voleurs de poules" !!! 8o|

    • L’epoque des "remi sans famille" est terminée malheureusement...
    c’est vrai que cela la fout tout de suite mieux, un petit bien blanc qui fait le saltimbanque dans les rues avec un caniche, un petit singe et un vieux joueur d’orgue de barbarie ! smiley




  • Sahtellil Sahtellil 7 juillet 2008 11:57

    Naturellement, il ne s’agit pas de fustiger la charité. Plutôt de l’ordonner. L’auteur, en tant qu’acteur associatif, connait bien son sujet. Il faut savoir que la mendicité au Maroc est un énorme marché, désormais organisé, qui attire, comme un festin des mouches, des paysans du fond de leur compagne. Sans compter les parasites urbains de tous âges qui préfèrent un "métier" indépendant et rémunérateur (jusqu’à 4 fois le smig) aux horaires contraignants en usine pour tout juste survivre. Les exemples de mendiants possesseurs de biens fonciers et de comptes bancaires bien garnis ne se comptent plus. Certains cousent dans les replis de leurs haillons l’équivalent de plusieurs 10aines de 1000€.

    Les musulmans empressés à honorer un des commandements de l’Islam ne sont pas très regardants sur la destination de leurs aumônes. D’où des cours de miracles invraisemblables, notamment aux portes des mosquées et, eu égard à la concurrence, des techniques marketing de plus en plus sophistiquées. La banalisation de l’acte de don dicté par de "pieuses" considérations que personnellement je trouve égoïstes n’est pas pour endiguer le phénomène sachant que les vrais nécessiteux ne sont pas immédiatement visibles à l’oeil nu.

    Donc oui à la charité mais non à l’encouragement à une rapine socialement acceptée d’individus parfaitement capables de gagner leurs vie autrement. Sans compter que les donateurs participent inductivement à la dépravation morale de ces parasites qui deviennent incapables d’inculquer qoui que ce soit de positif à leur progéniture.

    BMD


  • Gazi BORAT 7 juillet 2008 13:54

    @ SEB59

    • C’est pour cela qu’il faut refuser toute mendicité, à l’etranger comme en france
    Que n’en voilà une bonne idée !
    En plus, elle offre deux avantages :
    1. Elle ne coûte rien à celui qui l’applique
    2. Elle permet de justifier sa pingrerie par une position morale.
    Par contre, quand on donne de vieux habits à Emmaüs, on peut se dire :
    1. Ca suffira bien à un pauvre
    2. Ca débarrasse les placards.
    On peut aussi dénoncer sans preuve son voisin étranger à la police :
    1. S’il est en règle, la police le relâchera
    2. S’il n’est pas en règle, on aura contribuer à l’expulsion d’un clandestin !.
    Si vous doutez de la validité morale d’une bonne action que vous êtes sur le point de réaliser, consultez-moi !

    gAZi bORAt

  • Gazi BORAT 7 juillet 2008 13:57

    @ Sahtellil

    • Les exemples de mendiants possesseurs de biens fonciers et de comptes bancaires bien garnis ne se comptent plus. Certains cousent dans les replis de leurs haillons l’équivalent de plusieurs 10aines de 1000€.
    C’est vrai, on parle souvent de tels exemples, mais je n’en ai jamais vu citer précisément.

    Merci de nous fournir vos sources sur ce qui semble être un scandaleux phénomène de société !

    gAZi bORAt

  • Sahtellil Sahtellil 7 juillet 2008 14:39

    Gazi Borat,

    Malheureusement, les données relatives aux faits de société au Maroc sont très imparfaitement recencées par le web. Je tiens mes informations des télés nationales qui relaient de temps à autre les plus spectaculaires des cas.

    Personnellement, j’ai connu un quadragénaire bien de sa personne, propre sur lui, que je voyait quotidiennement dans un café près d’un centre d’affaire à Casablanca où on le différenciat pas des nombreux usagers banquiers de leur état. Je l’ai même vu dans des bars du coin où il est clair qu’il avait ses habitudes. Quelle ne fut ma stupéfaction un jour en le voyant tendre la main en djellaba douteuse, la capuche rabattue sur le visage, près d’une mosquée très fréquentée dans un autre quartier de la ville !!! Je pourrais citer d’autres exemples si vous le souhaitez...

    BMD


  • Sahtellil Sahtellil 7 juillet 2008 15:03

    Gazi Borat,

    Voici un petit lien. Voir l’encadré en bas de page.

    BMD


  • ThatJazz ThatJazz 7 juillet 2008 17:40

    @Seb,

    Les personnes que vous voyez mendier, d’autant plus quand elles sont handicapées, ne sont souvent pas des faux malades. En réalité, ce sont des personnes que des passeurs font passer en France (les fameux en mercedes) pour ensuite les forcer à mendier. Les mères rom avec leur enfant, et aussi les laveurs de pare brise sont aussi exploités par ces mafias, et ne garde que très peu d’argent sur le total de ce qu’ils mendient.

    Donc quand on sait ça on se retrouve face à un dilemne : donner parce qu’autrement on sait qu’ils se font rudoyer en revenant chez eux ou ne pas donner pour ne pas engraisser les mafias. J’ai choisi la seconde option un peu amèrement. Mais n’oubliez pas qu’à part quelques exceptions, ces gens sont surtout des victimes de la misère.


  • Nycolas 8 juillet 2008 04:30

    Tout à fait... J’habite en province où ce phénomène est rarissime, mais j’ai un jour aperçu une gamine dans une rue, qui faisait la manche, et je n’en ai pas cru mes yeux. A l’époque, je bossais encore dans le social, et travaillais même autour des droits de l’enfant, mais j’étais complètement désarmé face à ce cas. Je suis repassé devant elle avant de lui adresser la parole, et j’ai appris qu’elle avait 13 ans et venait de roumanie.

    J’ai rapidement compris qu’on la forçait à faire cela, et ne sachant pas quoi faire, j’ai donné ce qu’il me restait dans mon porte-monnaie (quelques piécettes), peut-être à l’époque pour décharger ma conscience, ou parce que je me sentais pris au dépourvu. Il est clair qu’un tel geste n’a rien résolu... même si je ne l’ai plus jamais revue par la suite. Je soupçonne qu’elle a été acheminée dans une plus grande ville, plus "rentable"...


  • claude claude 7 juillet 2008 11:25

    merci à l’auteur pour cet article.

    mais que faire pour aider ces enfants à s’en sortir ?

    comment les extraire de la rue, leur donner un toit, une éducation et de l’affection ?

    comment transformer la charité en solidarité ?


    • italiasempre 7 juillet 2008 11:32

      bonjour claude

      je me pose les memes questions, l’auteur a raison, mais concretement que faire pour venir en aide a ces enfants ?


    • Annie 7 juillet 2008 13:22

      Extrait de Yalibadi.com (2006)

      "Aujourd’hui 11% des enfants âgés de 7 à 14 ans, au Maroc travaillent. Ils sont essentiellement dans l’agriculture, l’artisanat, le textile, le commerce, la mécanique auto ou le travail domestique. Leur durée de travail varie entre 45 heures par semaine dans l’agriculture et 67 heures dans le travail domestique" http://www.yabiladi.com/article-societe-1336.html

      Comme le rappelle Sisyphe, si la pauvreté n’existait pas, les enfants ne travailleraient pas ou ne mendieraient pas. Alors au lieu de fustiger la charité qui est une vertu qui contribue à notre humanité (que faut-il prôner à la place ? l’égoïsme, l’indifférence ?) peut-être faudrait-il chercher les vrais coupables.


      • Sahtellil Sahtellil 7 juillet 2008 14:19

        La charité, Annie, à l’echelle individuelle est louable lorsqu’elle est ciblée et arrive effectivement à des gens dans le besoin, Dieu sait qu’il y en a. Mais le donateur qui, juste par acquit de conscience, se débarrasse n’importe comment de l’équivalent d’1€ en petites pièces un jour la semaine pourvu que les bénéficiaires présentent l’apparence de l’indigence, est irresponsable en ce que cette charité dévie de sa destination légitime pour asseoir une pratique anticitoyenne. Les conséquences sont doublement néfastes : on nourrit des individus qui sans cet argent seraient obligés de travailler (la plupart le peuvent) tandis que les véritables nécessiteux le restent.

        A mon avis les gens ne sont pas assez sensibles au travail des associations qui connaissent le terrain et qui sont plus à même d’apporter une aide efficace. Il en est, telles que celle de l’auteur, qui font un travail formidable sur l’enfance en difficulté à l’instar de la plus connue : BAYTI, qui signifie ma maison. Si une part de la masse énorme de l’argent que recoivent les mains tendues indignes allait à ces assoc, on aurait un autre paysage aussi bien urbain que social.

        Le début d’une action efficace contre la mendicité infantile ou adulte est à prendre dans la massification de l’implication de la société civile. Les bonnes volontés ne manquent pas autant qu’une prise de conscience des citoyens.

        BMD


      • sisyphe sisyphe 7 juillet 2008 15:30

        C’est ça !
        On va nous présenter comme une priorité la chasse aux mendieurs, maintenant !
        Comme le dit Gazi, c’est une solution d’autant plus facile qu’elle ne coûte rien, et permêt d’excuser la pingrerie et l’indifférence : pratique, hein....

        Et seb, qui vient nous dire que c’est plus facile d’envoyer les enfants mendier que de les envoyer à l’école : ben voyons... Moi, je te mettrai toute cette racaille en taule, tant qu’on y est, non ??

        Et les exemples (toujours les mêmes, que ce soit pour les rmistes, les chomeurs, les mendiants) de ceux qui roulent en Mercedes (c’est marrant, c’est toujours des Mercedes : ils doivent avoir des prix de gros), gnagnagna...

        Tout ça évite de se poser les vraies questions, et de s’attaquer, comme je le disais, aux CAUSES du problème ; d’une part, la faillite de l’état (un gosse est censé aller obligatoirement à l’école jusqu’à 16 ans, du moins en France ; je sais, le Maroc, c’est différent), d’autre part l’absence de travail, et la misère.

        Que le minimum vital soit assuré à tous les citoyens, et on pourra, alors, s’attaquer à ceux mendient.
        Ceci dit, j’en connais qui se gavent beaucoup plus sur le dos des autres, sans leur assentiment, sans charité, sans avoir besoin de mendier, et que personne ne cherche à emmerder. Faut dire qu’il faudrait aller les chercher dans les paradis fiscaux : ça manque de lois et de personnel....


      • ARTEMIS ARTEMIS 8 juillet 2008 00:10

        bonsoir
        je suis entièrement d’accord avec vous et gazi borat 
        les interventions de seb 59 sont consternantes de betises
        solutions simplistes pour cerveau ramoli

        oui il faut chercher les causes et s’attaquer aux causes
        je suis ravie de voir qu’il y a encore des personnes qui raisonnent convenablement


      • ARTEMIS ARTEMIS 8 juillet 2008 00:18

        bonsoir
        depuis le temps que je lis vos commentaires je suis consternée de votre vision étriquée de notre société
        vous êtes figé dans vos petites certitudes remplies de fiel malsain
        vous devriez egalement militer pour l’euthanasie des pauvres des handicapes des chomeurs des rmistes et des sdf qui polluent notre société
        vous seriez plus tranquille non ????


      • ARTEMIS ARTEMIS 8 juillet 2008 00:21

        PARDONNEZ MOI MON POST S’ADRESSAIT A SEB 59


      • el bourrico 7 juillet 2008 15:21

        Sydrome systématique de ce que j’appelle vulgairement pour que tout le monde comprenne : une "mentalité de droite"

        En résumé, mettre l’accent sur un abus, le faire passer comme étant la norme, et ensuite sous prétexte de lutter contre cet abus qui est devenu la norme, casser le dispositif qui rend ça possible.

        Rien de neuf, ça arrive tous les jours ce genre de procédé, c’est grossier, mais ça marche, alors je me dis que finalement comme disais à peu près Coluche : "Depuis le temps qu’on vous prends pour des cons, avouez que vous l’êtes un peu".

        La, sous prétexte que certains ont fait de la mendicité un gagne pain très rentable, il ne faut plus rien donner.

        A aucun moment les bien pensants ne se demandent pourquoi les gens font ça, et surtout, à aucun moment ils ne pensent à ceux pour qui c’est nécéssaire. Aucune recherche de la (ou des) cause profonde, rien, le vide abyssal qui les caractérise. On met l’accent sur les symptomes, mais en aucun cas sur les causes.
        Alors de deux choses l’une, concernant ceux qui raisonnent comme ça, soit ils ont des QI d’huîtres avariées, soit ils le font exprès... et là c’est plus grave.
        Je pense qu’ils le font exprès, mais que même s’ils ont le QI d’Einstein, ils n’ont aucune intelligence humaine, et sont juste des nuisibles, des erreurs de la nature, des individus qui jouent contre leur propre espèce.


        • el bourrico 7 juillet 2008 15:27

          Je ne suis pas pour ou contre, le problème est insoluble de toute façon.
          Et je ne suis pas naïf non plus, je les ai vu dans le train, le type qui se ballade avec 4/5 gosses qu’il envoie ratisser le wagon, ou aux feux rouges, le mutilé qui boite sur 200m avant d’être miraculeusement guérit.
          Donc abus il y a oui, mais pénaliser ceux qui en ont besoin à cause de ça, c’est la solution de facilité, enfin la pseudo solution... la non solution en fait. Mais toute la société marche sur ce modèle, les exemples sont légions, des Logiciels (les seuls emmerdés sont ceux qui achètent et se retrouvent avec des codes, des activations qui merdent une fois sur trois, etc... alors que le produit piraté ne cause aucun soucis d’utilisation), des tas de domaines ou des lois sont passés à cause d’une minorité, et emmerdent une majorité.


        • Marc Bruxman 7 juillet 2008 18:15

          A Sysiphe : L’auteur parlait du Maroc pas de la France !

          Et il est vrai que dans nombre de PVD la mendicité est un business notamment près des sites touristiques. Parce que certains mafieux savent très bien que le touriste occidental de passage va donner à un enfant mendiant. Et que vu le nombre de touristes, certains de ces mendiants rapportent plusieurs centaines de $ par jour lorsque le salaire mensuel n’excéde pas les 30 $ !

          Bien entendu, celui qui mendie ne gardera rien ou très peu de cet argent. Le vrai gagnant c’est le mac qui lorsqu’il a un grand parc de mendiants vit comme un nabab.

          En France c’est bien sur beaucoup plus rare (mais l’auteur parlait du maroc). Cela dit on sait très bien que cela existe notamment chez les Rom. Et la solution serait notamment d’arréter les macs. Mais la police préfére courir après le petit consommateur de shit...


          • sisyphe sisyphe 7 juillet 2008 22:37

            par Marc Bruxman (IP:xxx.x29.179.123) le 7 juillet 2008 à 18H15

             
            A Sysiphe : L’auteur parlait du Maroc pas de la France !

            Oui, je sais, et c’est différent.
            Je connais bien le Maroc, et je connais donc bien tous les petits cireurs de chaussures, faux guides, mendiants ; tous ces enfants perdus, qui n’ont pratiquement aucune chance de trouver du boulot, et d’envisager de gagner corrctement leur vie.
            Alors, je ne pense pas que ce soit, de leur part, une solution de facilité, mais une solution de survie.
            D’autant qu’au Maroc, il n’y a pas les systèmes sociaux qui existent en France, pour essayer de les prendre en charge, et que le chomage et la misère sont extrémement répandus.

            Après, les histoires de "macs" qui organisent la mendicité des enfants, bien sûr qu’il faut lutter contre, mais je ne sais pas du tout quelle importance ça peut avoir, et ça me semble très marginal.

            Le terreau de toutes ces dérives ; celles-ci, comme l’enrôlement dans les extrémismes religieux, c’est la misère ; alors, il me semble plus pertinent, au lieu de fustiger la mendicité et la charité, qui en sont des effets,d’essayer d’en éradiquer les causes. Je sais que ce n’est pas simple, mais, tant que ce ne sera pas fait, on en sera réduit à la charité, qui me semble un moindre mal que le deal de drogue, ou les bandes d’ados et d’enfants voyous, comme, par exemple, au Bresil...

          • Martin Lucas Martin Lucas 7 juillet 2008 18:27

            Pour une fois, Seb59, je suis d’accord avec vous. La mendicité est un produit de la charité.
            Si nous cessons tous de donner, peut-être les mendiants se comporteront en êtres humains, chercheront un travail, une activité qui done du sens à leur vie, revendiqueront leur droits (à une aide sociale, un revenu).

            Ceux qui ont pitié des mendiants devraient s’imaginer à leur place. Personnellement, je n’aurais jamais recours à la générosité de gens que je ne connais pas, pour ma subsistance quotidienne.
            Accéder à la demande du mendiant, c’est le mettre plus bas que soi, lui nier toute humanité et dignité.

            Cela me fait penser à ces enfants dépressifs, et "intenables", qui cherchent désespérément les limites de ce qui est permis, qui cherchent à se raccrocher à des règles. Mais comme tout leur est permis, il n’ont plus de plaisir à rien, et se sentent comme des objets inertes, qu’il faut distraire, nourrir.

            J’ai vu récemment une scène étonnante dans le métro.
            Un mendiant faisait le tour du wagon en rudoyant quelque peu les usagers. Soudain, du fond du wagon, un grand noir s’est levé (oui je sais, on ne dit jamais "un grand blanc", ça viendra quand il y aura plus de noirs que de blancs en France, voilà pour le politiquement correct) et a apostrophé le mendiant. "Va te trouver un boulot, tu me dégoutes ! Moi j’ai jamais refusé un boulot, j’ai été sur les docks de marseille, je me suis bougé !"

            Peut-être que ce qu’a dit le grand noir, a fait tilt chez le mendiant. On lui adressait la parole comme à un acteur potentiel et pas comme à une chose.


            • ARTEMIS ARTEMIS 8 juillet 2008 00:32

               que pensez vous des subventions pour les associations des dons au resto du coeur par exemple
              est ce de la mendicité ???????????????



            • Annie 7 juillet 2008 18:46

              Incroyable assertion : "Accéder à la demande du mendiant, c’est le mettre plus bas que soi, lui nier toute humanité et dignité"
              Non, ce qui enlève toute humanité et dignité est le fait d’être obligé de mendier. En outre, cela démontre une certaine confiance en la nature humaine. 


              • ThatJazz ThatJazz 8 juillet 2008 13:48

                je comprends...Vers là où j’habitais l’année dernière, en hiver, j’ai vu un jeune garçon de 14 peut-être 15 ans, assis sur la bouche d’aération du métro. Il faisait vraiment super froid -et je suis pas frileuse- et le pauvre était habillé d’un blouson made in taiwan et chaussé d’équivalents de converse. Bref il avait rien sur le dos. Je me suis approchée de lui et je lui ai dit "Rentre dans le métro il fait plus chaud", mais il m’a fait signe qu’il comprenait pas le français. Alors j’ai tenté en anglais " Come inside it’s warmer" et là il a compris mais il m’a répondu "i can’t, i can’t !". Il avait l’air d’avoir peur, alors j’ai essayé de chercher la personne qui devait être en train de le surveiller, mais je ne l’ai pas trouvée, au milieu des passants. Du coup je lui ai donné de l’argent et je suis partie. J’en avais les larmes aux yeux, et j’ai espéré le revoir le lendemain pour lui donner un petit truc à manger, mais il avait déjà été déplacé.
                Je pense qu’on l’a fait sciemment mendier dans le froid pour faire pitié...

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