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Accueil du site > Actualités > Société > Enseignement : qualité ou idéal républicain

Enseignement : qualité ou idéal républicain

 

A l’occasion de la rentrée des classes, le vieux débat sur la carte scolaire est ressorti des cartons médiatiques sur fond de rivalité entre candidats à la présidence. Les uns sont pour la suppression totale de la carte scolaire, d’autres pour son aménagement. De quoi s’agit-il exactement ?

D’une création qui date de 1963, à l’époque du passage de l’Education nationale d’un système d’éducation auparavant limité aux classes sociales supérieures vers une éducation de masse, qui prévaut de nos jours. C’est le ministre Christian Fouchet qui l’a inventée, et le but était de s’assurer que les moyens mis en oeuvre dans les collèges et les lycées suivaient bien les effectifs d’élèves et leur localisation. Le tout à une époque de mutation profonde de l’habitat entre villes et campagnes, et d’allongement de la durée obligatoire des études.

Ce souci d’un équilibre logistique, logique pour garantir un équilibre entre besoins et moyens, a intégré en 2001 des préoccupations qui en principe n’ont rien à voir avec la mission de l’Education nationale et qui sont l’équilibre démographique, économique et social des populations qui fréquentent les établissements. Ces principes fondent, paraît-il, notre idéal républicain de l’école.

Que pensent les parents de ces obligations de fréquenter tel ou tel établissement plutôt que tel autre ? Il les supportent mal, car ce qui les intéresse, c’est la qualité de l’enseignement fourni à leurs enfants, et pas vraiment l’idéal républicain, qu’ils ne connaissent pas, ni la mixité sociale. Ils sont même prêts à mettre leurs enfants dans un collège plus éloigné si celui-ci doit leur garantir un enseignement de meilleure qualité, voire, au-delà, dans le privé. La condition nécessaire pour l’acceptation par le corps social du principe de l’établissement d’enseignement désigné est l’obligation pour l’Education nationale de pouvoir fournir à tous un enseignement de qualité équivalente et de haut niveau dans tous les établissements.

C’est là que le bât blesse, car malheureusement l’Education nationale n’a jamais réussi à atteindre cet objectif, sans jamais vouloir l’admettre, et les inégalités parfois profondes entre établissements ont alors provoqué et nourri la chasse au contournement. Certains utilisent de fausses domiciliations, d’autres jouent sur les options particulières à tel ou tel établissement. Les enseignants, pourtant idéologiquement proches de la philosophie égalitariste, ne sont pas les derniers à contourner d’une manière ou d’une autre la sectorisation. Un tiers des élèves pratiquant ce contournement d’établissement sont en effet des enfants d’enseignants.

L’enseignement privé, qui était à une époque la poubelle des élèves difficiles, s’est frotté les mains et a récupéré les enfants des parents soucieux de donner un haut niveau de qualité d’enseignement à leurs enfants.

Voilà où nous en sommes. Le résultat d’un aveuglement idéologique de toute une classe politique, de tous bords, qui a préféré ignorer les réalités, au détriment de la qualité d’enseignement que ses « clients » étaient pourtant en droit d’attendre. Celui de toute une génération d’enseignants et de leurs syndicats qui, tout en conduisant tous les ans 180 000 élèves à l’échec, considèrent toujours qu’il est impossible de changer quoi que ce soit au système actuel. Et celui d’une acceptation résignée des parents d’élèves.

L’intérêt du débat public qui se dessine à l’occasion des prochaines élections est pour une fois de mettre sur la table la vraie situation de l’enseignement en France. Nicolas Sarkozy a déjà exprimé sa préférence pour la suppression de la carte scolaire et pour la mise en concurrence des établissements. Segolène Royal, sans aller aussi loin pour des raisons électoralistes, a elle aussi parlé de libre choix entre deux ou trois établissements dans une zone donnée, au grand dam des enseignants et de leur syndicats.

Nous voilà donc peut-être à une croisée des chemins pour notre enseignement. Peut-être ce débat électoral, qui se dessine, permettra-t-il d’accepter enfin la vraie situation de notre enseignement ? Peut-être, à partir d’un constat accepté par tous, sera-t-il alors possible d’essayer de redéfinir les vraies missions de l’école et de commencer à mettre en oeuvre des solutions acceptables par tous.

C’est en tout cas ce que je souhaite pour le plus grand bénéfice de nos enfants.


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26 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 18 septembre 2006 11:29

    Bonjour,

    Il y a quelque chose de bien vain dans cette question de carte scolaire, une sorte de mythe doublé d’un fétichisme de la réforme. Et beaucoup d’hypocrisie. Mais c’est une tendance que cette évolution à la compétition et la concurrence, et si on suit cette perspective, nous irons vers une société de plus en plus fragmentée, chacun voyant dans l’autre un obstacle à la réalisation de ses propres désirs et intérêts.


    • lss (---.---.1.230) 18 septembre 2006 12:14

      La carte scolaire n’apporte rien... On passe son temps à tout mettre dans des petites cases (ZEP, ZUP etc.), ça n’est pas comme cela que l’on peut construire une mixité sociale...

      L’école est un fondement de la société, elle doit apprendre aux enfants à savoir lire écrire compter et leur rendre accessible une culture de base. C’est la seule vocation de l’école : former de futur citoyens.

      Tout le reste, tout ce qui est idéologie doit venir de l’individu, selon son experience, ses lectures etc. surtout pas de l’école qui doit présenter les différentes possibilités SANS PARTI PRIS.


      • (---.---.94.50) 18 septembre 2006 12:16

        « ce débat électoral permettra-t-il... » si seulement vous aviez raison...mais ce débat ne permettra rien hélas puisque (qu’on le veuille ou non) les favorisés (par l’argent ou les notes) seront toujours dispensés de s’y soumettre, quand ce ne serait que par l’intermédiaire de l’enseignement privé . Le débat est purement médiatique.


        • Panama (---.---.198.59) 18 septembre 2006 12:19

          « Un tiers des élèves pratiquant ce contournement d’établissement sont en effet des enfants d’enseignants »

          Ayant fait partie de ces 1/3, je tiens à souligner que cela a été fait pour des raisons pratiques. Ma mère étant professeur, nous faire venir dans son établissement lui évitait de courir la ville entière le matin pour nous amener ma soeur et moi dans un collège, puis pour elle de rejoindre son poste dans un autre collège.

          N’importe qui ferait la même chose il me semble, s’il en avait la possibilité.


          • gem (---.---.117.250) 18 septembre 2006 12:38

            Sauf que justement tout le monde n’en a pas la possibilité ! Et c’est bien le problème.

            « courrir la ville » ... sérieux ... comme s’il n’existait pas de ramassage scolaire et autre moyens d’envoyer ses enfants au collège ( exemple : bicyclette voire mob, co-voiturage avec un voisin qui, par définition de la carte scolaire, devrait envoyer ses enfants dans le même collège...). Allez, dites nous un peu, elle enseignait dans le collège le plus pourri du coin, votre maman ? Ou plutôt dans un établissement correct ?

            Accessoirement, je connais des profs qui, pour rien au monde, ne voudraient avoir leurs enfants dans leur établissement : pour éviter un regard « spécial » sur l’enfant, de la part de ses camarades notamment. Le coté pratique ne semble pas leur poser de problème...


          • space_cowboy (---.---.255.59) 19 septembre 2006 11:03

            Ben jsutement tout le omnde n’a pas la possibilité.

            Oui à la carte scolaire et non au passe-droit !

            On va casser une loi sous prétexte qu’une minorité l’a détourne !

            Toutes manières tout est ainsi... les lois sont plutôt pas trop mal faites mais c’est ceux qui ont droit de les contourner qui les pervertissent.

            Liberté, égalité, fraternité.


          • gem (---.---.117.250) 18 septembre 2006 12:25

            petit calcul à la louche, à défaut de chiffres précis

            * le mammouth emploi un petit million de personnes, sur une 20aine de millions de parents : 5%. Estimons grosso modo que la proportion d’enfants d’enseignants est du même ordre

            * sur 100 élèves, 20 vont dans le privé et 10 sont « désectorisés » (échappent à la cart scolaire). Sur les 10 hors carte, vous nous dites que 3 sont enfants d’enseignants. Mais sur 100 élèves, il n’y en a que 5 qui sont enfants d’enseignants !

            * conclusion : les enseignants mettent collectivement la moitié de leurs enfants en dehors de la carte scolaire !


            • Remy (---.---.29.19) 18 septembre 2006 12:29

              Bien sur que le problème de l’équité de la carte doit être débattu, mais aussi, le droit du citoyen lambda à choisir, pour son enfant, l’établissement qui lui convient. C’est d’ailleurs le cas dans la plupart des pays européens sans que cela pose un problème particulier. je suis témoin du fait d’une petite fille de 10 ans, qui en est à son troisième hématome sur les tempes (communément appelé « coquard ») en l’espace de 6 mois. Hématomes dus a des coups de poings donnés en pleine figure par des garçons de son âge de la cour de l’école. Eh oui la violence scolaire ne touche pas que les collèges et les lycées, loin de la, d’ailleurs cela pourrait être le sujet d’un autre débat « Prévenir la violence au collège et au lycée par une prévention stricte en élémentaire » . Personnellement, je pense que c’est en amont du problème du collège ou du lycée que se situe la solution, après les habitudes sont prises et beaucoup plus difficile à resoudre. Pour en revenir au cas de cette petite fille, quelle est la solution des parents avec la carte scolaire ? supporter et espérer qu’ils n’auront pas un jour un coup de fil de l’hôpital ? porter plainte et s’engager dans un bras de fer avec la direction de l’école par trop laxiste ? ou inscrire leur enfant dans une école privée parce que la carte scolaire...Voila le mot lâché ! pourtant je pense que ce genre de situation n’est pas unique, d’où l’augmentation de la judiciarisation des rapports/enseignants, mais inique dans les solutions offertes. l’Education Nationale ( que l’on devrait peut être rebaptisé « Enseignement National » ce qui éviterait la confusion des genres et replacerait les parents dans leur rôle éducatif et rendrait à l’enseignement national sa vraie place) à toujours raison dans ce genre de cas et hiérarchise les relations avec les parents « Nous savons ce que nous avons à faire », « Nous avons le savoir faire, vous n’êtes QUE des parents ». « Ce qui se passe dans le cadre de l’école ne regarde que l’école » etc...les parents sont démunis devant une direction autiste et n’ont pas d’autre alternative que de subir. Cette situation n’est pas normale dans une démocratie digne de ce nom et doit être débattue effectivement !


              • Yann (---.---.178.151) 18 septembre 2006 12:52

                On nous parle de mixité scolaire, alors que l’on doit aller dans l’école la plus proche, et que la plupart des gens se regroupent socialement, culturellement ou même d’un point de vue racial dans leurs lieux d’habitations. Je ne vois pas dans ce cas comment peut se faire la mixité à l’école.


                • Anthony Meilland Anthony Meilland 18 septembre 2006 13:49

                  En redifinissant la politique de la Ville.

                  Il faut que les maires respectent l’obligation de construire 20% de logements sociaux (ni plus comme dans certaines communes « rouges » de la banlieue parisienne, ni moins comme à Neuilly). Ensuite on mélange, via le PLU, constructions de petits immeubles ciblés pour la classe moyennes, de lotissements, et de maisons individuelles.

                  Et puis enfin, on essaie de se parler au leu de changer de trotoir lorsqu’on croisent des gens « pas comme nous »...

                  C’est pas si compliqué que ça la République !


                • (---.---.94.50) 18 septembre 2006 14:21

                  il faudrait déjà que les établissements privés prennent leur part des difficultés en leur interdisant de renvoyer vers l’enseignement public les élèves qui ne leur conviennent pas. S’il y a des enseignants ici, qu’ils me disent s’ils n’ont jamais vu de bulletins du genre « doit redoubler dans l’enseignement public ».


                • Remy (---.---.29.19) 18 septembre 2006 14:21

                  Tout à fait d’accord Antony Meilland. Vous savez aussi très bien que la mise en place de cette forme d’urbanisme demandera une volonté politique. Donc une préoccupation du sujet. Des moyens conséquents et surtout du temps, beaucoup de temps, et du temps les parents n’en n’ont pas. L’éducation, l’acquisition des savoirs, l’apprentissage de la citoyenneté etc.., tout cela se joue sur très peu d’années. A ces parents, il faut pouvoir apporter une réponse rapide, pas une solution à long terme, quand les études de leurs enfants seront terminées, même si il faut pour autant hypothéquer l’avenir bien entendu.


                • Remy (---.---.29.19) 18 septembre 2006 14:26

                  excuser moi, il fallait lire « Même si il NE faut pas hypothéquer l’avenir bien entendu. » evidemment !


                • (---.---.153.36) 18 septembre 2006 13:24

                  En même temps, il est assez normal que ceux qui payent le plus d’impôts aient un service de meilleur qualité que celui qui n’en paye pas, ou en paye peu. Sinon, comment jutifier le fait qu’ils payent des impôts ?

                  Il est donc normal que les meilleurs écoles soient réservé d’une maniére ou d’une autre au plus riches. (Et part riches, j’entend non seulement les moyens financiers, mais aussi ceux qui riches de leur position dans l’appareil d’Etat ont les appuis et la connaissance pour agir comme s’ils l’étaient).

                  D’autant plus que, finalement, nous n’avons pas besoin de beaucoups de diplomé. Ca ne nous sert en fait à rien. Malgrés les annonces, un BAC+pour être vendeur de chaussures est inutile, ca s’apprend sur le tas, comme 80% des métiers. Sans doute, pendant ce temps le jeune est occupé, mais c’est un gaspillage pour tout le monde, pour l’Etat, et pour le jeune. Le résultat des courses, c’est que pour rester oùu sont ses parents, le jeune devra faire des années d’études suplémentaire.

                  Bien sur, ce n’est pas trés bon pour l’égalité des chances, mais celle ci n’est qu’une utopie, seule la naissance compte (tout se joue avant 3 ans, comme on sait). C’est là qu’on découvre toute l’intelligence de nos ancétres, qui reconnaissaient ce phénoméne naturel en le consacrant juridiquement. Encore une fois, l’idéologie s’est fracassé sur la réalité. Un fils de prolo, même énarque, reste et restera toute sa vie ceci : un fils de prolo. Ce n’est pas sa faute, il n’y peu rien, mais il est comme cela. De toute façon, pour lui c’est déja un miracle d’avoir réussi ses études. C’est que, fondementalement, les études ne change rien à la personnalité ni à l’intelligence de celui qui les subbit. C’est pour cela qu’on voit de super diplômés dire des stupidités énormes. C’est aussi pour cela que le diplôme n’a en fait aucun rapport avec le métier et le salaire. Il est vrai que les français ont la passion du diplome, comme s’il était un titre de noblesse..

                  Bref, tous ca pour dire que, de toute façon, quelques soit l’organisation et le systéme, les meilleurs écoles iront aux meilleurs. Ce qu’il reste à faire est donc à découvrir l’argument qui fera rêver le peuple, qui lui donne un espoir et lui fasse comprendre que la société est fondementalement juste. Car en politique les gens on besoin de l’apparence des choses plus que de la réalité de celles-ci..


                  • Yves 18 septembre 2006 13:44

                    Cher Monsieur, vous dites : « Il est donc normal que les meilleurs écoles soient réservé d’une maniére ou d’une autre au plus riches. »

                    Vous plaisantez j’espère ? Mmmm ? Faites moi plaisir, dites moi que oui.... vous ne pouvez tout de même pas.... non, ce serait trop gros. Hein ?

                    Yves.


                  • Yves 18 septembre 2006 14:05

                    Bon, ce coup là, j’ai tout lu le merveilleux commentaire de M. ou Mme (IP:xxx.x44.153.36). Je propose de l’oublier, ainsi que d’oublier que nous avons en commun les gènes du premier chimpanzé ayant eu l’idée de se transformer en homme.

                    Merci, au revoir.

                    Yves.


                  • (---.---.94.50) 18 septembre 2006 14:43

                    Mais le petit-fils de prolo et fils d’énarque, qu’est-ce qu’il devient lui (il faut souvent 3 générations pour monter l’échelle sociale, mais parfois une seule pour la descendre). Jacques Brel lui nous chantait déjà « l’arrogance de ceux dont le papa a eu de la chance ».

                    Quant aux problèmes d’impôts, d’intelligence, etc... la provocation n’est pas une bonne école de réalisme (et pourtant c’est vrai que certains en auraient besoin).


                  • (---.---.153.36) 18 septembre 2006 15:20

                    Pourquoi une provocation ? Si vous aviez de l’argent, vous ne voudriez pas qu’ils soient dépensé pour vos enfants ? Si on veut que les riches consentent à vivre encore en France pour y payer des impôts, il est normal qu’ils exigent un service de qualité. L’Egalité devant l’impôt l’exige. Plus on paye, donc plus on paye pour les autres, meilleur doit être le service offert.


                  • (---.---.94.50) 18 septembre 2006 15:32

                    Les riches font déjà ce qu’ils veulent (écoles privées), ce n’est pas le problème. L’essentiel est de se situer entre l’égoïsme naturel de l’individu (nous ne sommes pas des anges) et l’idéal politique du citoyen (par comparaison, c’est un peu le même problème que la vengeance et la justice).


                  • WilliW (---.---.60.15) 18 septembre 2006 16:06

                    « En même temps, il est assez normal que ceux qui payent le plus d’impôts aient un service de meilleur qualité que celui qui n’en paye pas, ou en paye peu »

                    Zut, j’ai du louper une marche republicaine a un moment, moi qui pensait que les impots servaient justement (ou du moins ceux qui retournent vers l’education nationale)a garantir a tous une certaine forme d’egalité devant la culture smiley

                    Vous devez etre du style a vous garer n’importe ou en ville avec votre (je suppose) grosse voiture, juste sous pretexte que « je paye plein d’impots, donc j’ai tous les droits », ou bien « les handicapés ne doivent pas payer d’impots, donc je peux me garer sur leurs emplacements » ou alors « les pietons n’on pas de voiture, c’est qu’ils n’ont pas d’argent, donc ne payent pas d’impots, donc je peux me mettre sur les passages pietons (cqfd) »

                    hmmmm navrant et ce qui me vient a l’esprit

                    J’espere aussi que votre billet est ironique....  smiley


                  • Yves 18 septembre 2006 13:41

                    C’est Yves.

                    Alors j’ai pas encore tout lu mais je voudrais déjà bondir sur « ...pas vraiment l’idéal républicain, qu’ils [les parents] ne connaissent pas, ... ».

                    Figurez-vous que je ne suis pas d’accord. J’ai moi-même des enfants. L’idéal républicain, je pense que je connais. Mais votre phrse devrait dire que je refuse de sacrifier l’éducation de mes enfants sur l’autel de l’idéal républicain que personne ne s’engage à respecter. Là elle serait juste.

                    C’est pas l’idéal républicain qui me fera accepter l’idée d’avoir des enfants analphabètes à 12 ans.

                    Yves.


                    • Aldoo (---.---.43.7) 18 septembre 2006 15:00

                      Mais qu’est-ce que l’idéal républicain, si ce n’est justement de garantir une éducation correcte pour tous ?

                      Je ne sais pas où vous avez pu lire le contraire !
                      (maintenant, on peut dire ce qu’on veut du système actuel : si on considère qu’il fait trop d’analphabète, eh bien je dirais que l’idéal républicain n’est pas atteint. Si simple que ça !)


                    • Anthony Meilland Anthony Meilland 18 septembre 2006 16:18

                      La France a globalement réussi sa massification de l’éducation, comme je l’ai indiqué dans mon dernier article sur AV.

                      Ainsi, elle obtient des résultats (en MAths) sensiblement supérieurs à la moyenne de l’OCDE, tous en ayant réussi à faire accéder 80% d’une classe d’age à un diplome de fin d’étude du secondaire (Bac), et 40% à en diplome du tertiaire (DUT, DEUG, licence, diplome d’ingénieur, Maitrise, Master, DEA, DESS, Thèse...)

                      Donc, oui, globalement l’idéal Républicain est respecté.

                      Il n’empêche qu’il reste des problèmes, à la marge, dans les quartiers « ghetto » : Zone paupérisées ou trop riches.

                      C ’est ce problème là qu’il faut aborder en premier ! Un problème de politique de la Ville principalement. Même si une meilleur répartition des moyens humains et matériels peut aider.


                    • (---.---.162.15) 19 septembre 2006 11:28

                      J’ai lu le titre et je ne vais pas plus loin. « L’idéal républicain » serait synonyme de manque de qualité, allons donc !

                      Bon, j’ai tout de même lu rapidement. Ca confirme le titre. Mais le pompon c’est tout de même de commencer la conclusion par « à partir d’un constat accepté par tous ». Ben voyons, qui y croit, surtout avec un titre pareil ?...

                      Am.


                      • vendeta (---.---.102.22) 19 septembre 2006 11:46

                        au fil des jours on peut noter la dérive des ’journalistes’ d’agoravox, les article devienent de véritables tribunes politiques, avec une orientation pro Sarkosystes plus qu’inquiétantes.

                        C’est plus« jacques a dit », mais « Nicholas a dit ».. Je parle Carte scolaire...article sur l’Ecole... Je parle immigrés...article discréritant les immigrés je parle retraite... article discréditant les régimes spéciaux je parle religion...un article à la gloire du Pape..

                        et pendant ce tant là l’UMP comme au temps des annèes 30 en Allemagne place son dispositif totalitaire à tous les postes des responsabilités de l’Etat :

                        Dernier changement :

                        Sarkosy : Ministre des finances pour connaitre tous les petits « travers » des grand groupes financiers et les tenir à se botte Sarkosy : Intérieur pour avoir accès à toutes les fiches ’perso’ des meneurs de ce pays placement des petits Kappo :

                        Président du tribunal de Paris : ancien du cabinet de Jacques Chirac Tête des RG : proche de Nicholas Sarkosy CSA (consiel audiovisuel) : ancien du cabinet de Raffarin.. aujourdh’ui tous les membres du CSA sont UMP, à un an des présidentielles ! Changement du rédacteur de Voici : pour une une anti sarko Disparition des propos de Noah dans Le Point : car anti Sarko Non publication d’un livre (transformé en roman) : après convocation du Directeur de l’Edition , Place Beauveau. Patron de médias : Lagardère témoin de mariage de Sarko. Fermeture sans décision judiciaires de site contestataires Traiter le peuple e le gouvernement (dont il fait parti) d’incompétents, dans le bureau de GW Bush. Soutient aux USA et à Israël pour leur attaque en IRAck et au Liban, alors que le Président, comme tous les pays du monde on critiqué ses évenements.

                        Campagne présidentielle avec l’argent du peuple !!!

                        et pendant ce temps là le peuple aaservie continue de se quereller sur des sujets lancés en pature par les médias....pendant que le petit ’caporal’ conduit sa route vers la seule chose qui l’interresse ; pas la France, pas les Français.. LE POUVOIR

                        V.


                        • rebref (---.---.48.137) 28 septembre 2006 07:31

                          Bien sûr que notre « Education nationale » n’est pas parfaite, elle n’est en réalité que l’image même de notre société.Notre société se « communautarise », se « ghettoîse » ;l’Ecole se transforme de la même façon. Donc de ce fait il ne peut plus y avoir d’Idéal républicain« commun à tous.On va vers une école de clientélisme qu’il soit social, communautaire ,religieux ou autre. Bien entendu ce phénomène est encouragé par le »petit caporal" car diviser , c’est mieux régner

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