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Entre-deux

Un magistrat, avant l’intronisation du 16 mai, peut profiter de cet entre-deux pour évoquer deux bonnes nouvelles et dénoncer une double attitude.

Le président de la République est revenu depuis mercredi soir de son escapade luxueuse et c’est tant mieux. Apparemment approuvée par une majorité de Français, elle a suscité l’ire d’Alain Finkielkraut qui, dans le Monde, par un court billet, fait part de son sentiment de "honte" à la suite de ces trois jours de repos légitime. Cet intellectuel ingouvernable ne sait rien faire dans la tiédeur. En dépit de son goût pour l’exagération, je ne peux m’empêcher d’éprouver de l’estime et du respect pour un esprit toujours libre qui nous change des nombreux affidés et inconditionnels qui doivent se multiplier auprès de Nicolas Sarkozy depuis son élection. Décidément, j’aurai sans cesse un faible pour l’intelligence quand la complaisance m’irrite à tout coup.

Le scandale de Tolbiac est enfin terminé. Le ridicule d’un blocage pour s’opposer de manière préventive à une politique universitaire à déterminer est apparu en pleine lumière. On s’est aperçu que cette volonté absurde de faire pièce à la démocratie aurait certainement, à la longue, des effets contre-productifs et Bruno Julliard qui est un politique et un socialiste l’a parfaitement compris. Reste que le naturel avec lequel des groupes font fi, un temps, du vote républicain ne manque pas d’inquiéter. C’est une manifestation préoccupante de la dégradation de la morale publique. Il n’y a plus de communauté fondée sur quelques valeurs fondamentales mais une société éclatée qui ne parvient plus jamais à se rassembler même à la suite de circonstances exceptionnelles. Le vouloir-vivre ensemble, c’est une banalité, continue de se déliter.

Dans le Figaro du jeudi 10 mai, un titre : Les exilés fiscaux attendent des gestes concrets. On croit rêver ou alors le ridicule ne tue plus. Ainsi, non contents d’avoir fait preuve d’un incivisme caractérisé- on a beau tourner la chose dans tous les sens, quitter son pays pour supporter une moindre charge fiscale n’est pas le comble de la classe-, les exilés fiscaux- étrange catégorie- voudraient nous offrir le cadeau de leur retour mais après avoir obtenu gages et promesses. De qui se moque-t-on ? L’élection présidentielle a eu lieu et du bout des lèvres, du bout de leur moralité, ils condescenderaient à envisager des retrouvailles avec leur pays mais à leurs conditions. Si devant cet aplomb, cette forme d’arrogance qui consiste à se prévaloir de ce dont on devrait avoir honte, on leur répondait tout simplement qu’ils sont libres de faire ce qu’ils désirent, que leur destin les regarde mais qu’un Etat n’a pas de prime à donner à l’indécence même collective ? Bref, il est clair qu’ils ne nous ont pas plus appauvris hier par leur absence qu’ils ne nous enrichiraient demain avec leur présence. Si l’argent-roi passe avant le souci de la République, c’est qu’il n’y a plus guère à espérer.

Dans un registre infiniment moins grave et presque ridicule, dans le même quotidien, j’ai lu cette information stupéfiante, après l’élection présidentielle, que Lilian Thuram était prêt à "discuter" avec Nicolas Sarkozy. Ainsi, après avoir formulé quelques absurdités sur notre nouveau président, cet excellent footballeur s’apprête à faire don de sa personne pour un dialogue qu’apparemment il est le seul à souhaiter et qui, à mon sens, viendrait trop tard. Certes, je reconnais à Lilian Thuram le mérite d’avoir prêché l’apaisement à la suite des soirées urbaines agitées qu’on a connues mais cela ne fait pas de lui le maître à penser cent pour cent éthique, le consultant ès banlieues et cités et le dispensateur de condamnations et de félicitations que les médias ont créés et cultivés, parce que Basile Boli, en dépit de sa masse, ne faisait pas le poids comme conscience sportive.

On perçoit très bien la dérive de Lilian Thuram qui, d’abord, voulait seulement avec modestie tenter d’être utile puis s’est cru nécessaire. Il a changé de volume et a multiplié les déclarations. Sérieux, il s’est pris au sérieux. Loin de refuser de donner des leçons, comme il le prétendait, il s’est engouffré avec volupté dans cet espace qui lui était ouvert et où avec un peu de politique, beaucoup d’humanisme basique et l’anti-racisme dégainé en permanence comme une arme contre ceux qui pourraient douter de sa légitimité, il a fait merveille, opposant systématique et faussement modéré, unilatéral dans ses options, compensant par l’effervescence moralo-médiatique ce que son métier de footballeur avait à force de moins exaltant. Barthez part en se battant, Thuram reste en pensant, croit-il. Sans rire, je ne suis pas persuadé que la "discussion" qu’il accepterait maintenant d’avoir avec Nicolas Sarkozy soit une priorité pour celui-ci. On ne sait jamais, peut-être un jour, quand le personnage qu’il est devenu et qui a étouffé l’honnête homme tranquille laissera la place au Thuram dont tous les passionnés de foot ont rêvé. Mais pourquoi cette maladie si contemporaine de respirer au-dessus de son régime et de sortir de son meilleur emploi au lieu d’y demeurer ?

Entre-deux. Qu’annonce-t-il ? Un bouleversement total ou cette immobile révolution souhaitée par le prince de Lampédusa:il faut que tout change pour que rien ne change ?

On verra, on saura bientôt.


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55 réactions à cet article    


  • ZEN zen 11 mai 2007 17:40

    Mr Bilger

    « Si l’argent-roi passe avant le souci de la République, c’est qu’il n’y a plus guère à espérer »

    Dites-le à Nicolas et à ses amis trés proches...

    Continuez à produire de tels jugements et votre cote va remonter...

    Finkel est scandalisé, mais seulement sur les paillettes..Il voit la paille, mais pas la poutre.


    • Marc P 11 mai 2007 19:07

      Bonsoir Zen,

      Je partage votre désarroi à la lecture de M Bilger...

      J’ajoute qu’il faut lui expliquer que L Thuram n’est ni un intellectuel ni un lettré mais un footballeur de l’équipe de France, noir, capable de parler avec sérénité et constance au nom de beaucoup d’incompris défavorisés de nos belles cités françaises, qui a craint le passage de l’huissier chez sa mère pendant une bonne partie de sa jeunesse, voulant sceller les meubles dans une chappe de béton, qui a partagé la vie des parents et amis de ceux qui un jour pas comme les autres, et par mimétisme socialement pathologique et inacceptable, marque d’un désespoir certain, se sont mis à brûler des voitures suite à des propos irresponsables et inconséquents de je ne sais plus qui..... (n’oublions pas cependant que l’incendie du parlement de Bretagne a coûté plus cher que le remplacement de toutes les voitures brûlées).

      Je préfère aussi ce Finkielkraut là...

      Je crains que l’exercice de la justice n’exige qu’une formation très insuffisante sur le fonctionnement intime de l’être humain et ne permet pas d’accéder à l’altérité ou une expérience trop différente de sa propre expérience, par exemple celle des jeunes désemparés par le marasme qu’ils vivent dans leurs cités... raison pour laquelle NS avocat de profession se moque publiquement auprès d’Onfray du « connais toi toi même »

      Cordialement

      Marc P


    • machinchose machinchose 11 mai 2007 18:42

      dès la 4ème phrase le ridicule pointe : « Apparemment approuvée par une majorité de Français »

      les français ne l’ont pas APPROUVÉE ils n’ont pas (dixit trois sondages un peu grossiers) été choqué. vous qui êtes un homme de mots vous savez très bien faire la difference.

      Votre propagande devient grossière.


      • machinchose machinchose 11 mai 2007 18:44

        rappellez moi qui soutient l’exilé fiscal incivique, qui l’affiche à ses coté tout le temps, qui lui dit qu’il a raison ?

        rappelez nous le s’il vous plait.


      • machinchose machinchose 12 mai 2007 11:19

        OUH OUH MAÎTRE ! VOS LECTEURS VOUS PARLENT !!

        (ah j’oubliais, M. Bilger s’en balance des lecteurs, il est là pour donner au nouveau pouvoir des gages de sa nouvelle servilité)


      • Muadib 12 mai 2007 12:10

        J’avoue avoir un peu de mal à comprendre le procès fait à N. Sarkozy depuis son élection.

        Attendons au moins ses premières mesures et la manière dont il les mettra en place. Cette facheuse tendance à frapper avant de discuter ne peut que conduire à cette rue déchainée que certains attendent avec impatience...

        Les urnes ont parlé et ce sont désormais les actes du président nouvellement élu qui doivent être la base d’un quelconque jugement. S’il accepte de discuter avec les partenaires sociaux avant de voter ses projets, s’il laisse la place à la négociation et n’y va pas en force, pourquoi faudrait-il obligatoirement que les français descendent dans la rue ?

        Pour reprendre une analyse débattue sur « C dans l’air » hier : Il semblerait que la moindre réforme, même bonne, aboutisse à des manifestations. La preuve en est ces grêves « préventives » ( ca vous rappelle rien ? Meuuh si, le chtit Saddam là) en prévention de futures réformes que Sarkozy aurait annoncé dans ses discours.

        Cette non-acceptation sous-jacente du suffrage universel ne peut mener qu’à cette « rupture » générationnel/sociale qui ne bénéficiera à personne. Et touchera principalement les plus démunis.

        Fin bon, si vous voulez manifester, personne vous en empêchera...Sauf peut être 20 000 CRS smiley


      • ZEN zen 12 mai 2007 12:39

        @ Machinchose

        Sachez que Mr le Procureur ne s’abaisse jamais à répondre à de vulgaires commentateurs...Judex dixit !


      • Marc P 12 mai 2007 13:44

        Oui Zen,

        Mais il commente les actes de L Thuram bien qu’il ne leur reconnaisse pas un grand intérêt sauf sur les terrains de foot... allez savoir pourquoi... Consolons nous.. Peut être un jour aura t on droit à un papier de bonne foi de sa part sur Azzouz Begag et ses démêlés avec notre nouveau président...  smiley

        Bonne journée

        Marc P


      • marieanne 12 mai 2007 16:42

        Nicolas Sarkozy a été élu, mais « La notion du bien et du mal est insoluble au suffrage universel. Il n’est pas donné à un scrutin de faire que le faux soit le vrai et que l’injuste soit le juste. On ne met pas la conscience humaine aux voix. » Victor Hugo

        Voilà dit clairement pourquoi je fais partie des mauvaises perdantes, il est élu, mais je ne suis toujours pas d’accord avec lui. Marie anne smiley http://agoravox.fr/smileys/sourire.png http://agoravox.fr/smileys/sourire.png


      • Philippe Bilger Philippe Bilger 12 mai 2007 16:46

        Votre attitude est tout à fait républicaine.Il est élu, certes, mais votre désaccord demeure.Tant qu’il se traduit démocratiquement.


      • CAMBRONNE CAMBRONNE 12 mai 2007 17:54

        MACHINCHOSE

        On n’appelle pas maitre un avocat général qui n’est pas un avocat mais un magistrat , on l’ppelle : monsieur l’avocat général .

        Dans ce domaine comme pour le reste vous êtes nul .


      • Philippe Bilger Philippe Bilger 12 mai 2007 17:56

        Merci,Cambronne, d’avoir bien voulu énoncer ou rappeler deux évidences.


      • Marc P 12 mai 2007 18:28

        En effet, Cambronne !

        C’est une évidence qu’un avocat général... n’est pas un avocat... ce n’est pas un général non plus d’ailleurs, mais il est bien général, et sans doute avocat quand même...

        (c’est comme le cochon d’Inde qui n’est ni cochon, ni d’Inde... !)

        Je le savais mais il faut au commun des mortels très peu d’efforts et de logique pour se mettre à la place de ceux qui ne le savent pas (il n’y a pas de honte à cela), et d’ailleurs je ne l’ai pas toujours su !

        Je trouve cela irrésistible, ne m’en voulez pas....

        Est ce qu’on aura droit à d’autres sorties comme celle là ! On en redemande.... smiley

        J’espère que Zen passera par là (et Rosenzweig par exemple)

        Vous l’avez compris, je revendique volontiers une telle nullité aussi... et comprends mieux que ce qui est une évidence pour bien des gens qui ont réfléchi à telle ou telle question un jour (par exemple L Thuram) n’en est pas une pour Mr Bilger (ni pour NS)...

        Bien cordialement Cambronne et merci pour ce bon moment d’hilarité (partagé je l’espère) !

        Marc P


      • machinchose machinchose 13 mai 2007 11:40

        Merci de votre mépris M. Bilger, c’est pratique ça aide à ne pas répondre. vous êtes affligeant, MONSIEUR L’AVOCAT GÉNÉRAL. (Cambronne, il faut impérativement que vous cessiez de vous attaquer aux personnes en attaque ad hominem -mépris, attaques vaguement diffamantes etc- et que vous songiez à attaquer sur le fond.


      • toto1701 11 mai 2007 19:11

        monsieur le ministre bilger,voyons, vos propos tendent a justifier l’incorrection d’un impetrant grisé par la gloire...le terminus se situe toujours entre deux scrutins en démocratie !!


        • Forest Ent Forest Ent 11 mai 2007 22:22

          Il s’en passe des choses importantes. Et pendant cet « entre-deux », comment se porte l’indépendance du Parquet ?


          • aurelien 13 mai 2007 13:45

            C’est un des graves problèmes de notre démocratie, merci de le rappeler.


          • moebius 11 mai 2007 22:23

            Billet finkielkraut, a propos de ; Ce Sarprotsky ne serait donc pas un authentique réac mais un vulgaire arriviste. c’est Sarrgrosty plutot, non ?


            • zamzam 11 mai 2007 23:20

              Sous le pseudonyme de Casamayor, un magistrat a publié dans un quotidien du soir (qui était alors "un journal de référence« ) cette définition : » La Justice est le nom d’une vertu donné à une administration."

              Pierre Daninos, dans son livre le « Jacassin », écrit ceci : " Véreux : épithète qualifiant souvent les hommes d’affaires et les avocats. "

              Honni soit qui mal y pense !

              Ce brave capitaine Dreyfus ne devait être ni bien intégré ni assimilé... .

              Félicitations et sincères remerciements aux précédents commentateurs dont, pour certains, j’ai déjà hautement apprécié les articles et commentaires. Veuillez excusez mes maladresses, mais je découvre Agoravox depuis 3 mois et je redécouvre le « Cher pays de mon enfance » depuis 14 mois... .

              ZAMZAM ( alias DROOPY )


              • Adonis Adonis 12 mai 2007 12:06

                Ce que vous conseillez à Lilian Thuram vaut peut-être aussi pour vous, Monsieur l’Avocat Général : restez à votre place et les vaches seront bien gardées !


                • chmoll chmoll 12 mai 2007 13:18

                  l’17 mai j’crois, vous allez avoir 15 joueurs sur l’terrain

                  l’15 ième c borloo, y tiens la buvette

                  faut voir si l’arbitre( le p’tit) va pas faire d’erreur d’arbitrage


                  • jaï 12 mai 2007 14:53

                    Résultat du prêt à penser dont certains pendant des années ont abreuvé la jeunesse, et que l’on entretient régulièrement à travers les nombreuses grèves estudiantines qui forment le terreau de la gauche et de l’extrême gauche ainsi que le renouvellement de leur générations réactionnaires opposant depuis des décennies la rue à la démocratie, la chienlit au pouvoir législatif.

                    En parlant d’exilés fiscaux, l’auteur fait ensuite la transition sur le cas Thuram, lui même éxilé fiscal, dont le cas est très intéressant, se posant constamment en défenseur de la veuve et de l’orphelin, cependant il apparait surtout que les gesticulations de Mr Thuram ne visent qu’à préparer sa reconversion professionnelle dans le domaine politique.

                    En effet, Mr Thuram n’est pas sans savoir que le foot français crève de la fiscalité, et que des joueurs dont lui-même fait parti sont recrutés afin d’aider des club multimillionnaires à devenir encore plus riches à notre détriment.

                    Mr Thuram n’est pas sans savoir, puisque il joue à Barcelone, l’importance des retombées économiques générées par son club, ainsi que le nombre d’emplois crées au tour des activités annexes, bref le FC Barcelone est un agent économique important, plus encore il vend à l’étranger l’image de toute une région et tout le monde en profite.

                    Bref Thuram est un agent du prêt à penser, de l’infantilisation, des arguments convenus, des lieux communs et des formules creuses, mais il n’apporte pas de solutions concrètes, pourtant il travaille à l’étranger et y paie ses impôts faisant fit d’une société française basé sur le principe du partage, et entretient le grand mensonge à la base de sa propagande faisant croire aux masses les vertues de la main tendue, alors que dans son application concrète c’est plutôt la main au portefeuille, chose à laquelle Mr Thuram ne participe pas.

                    Les citoyens qui ont voté Sarkozy, ne se sont pas laissé duper par le prêt à penser et la fausse solidarité, et par des gens comme Thuram dont les principes non avoués de leur démagogie est, fait ce que je dis pas ce que je fait !


                    • Battement d’elle 12 mai 2007 17:13

                      @ tous

                      Ecoutez Mr Bilger entrain de promotionner son gourou : juste pour le fun !

                      http://www.rmcinfo.fr/sonsblogs/gg/sarko.mp3


                      • Philippe Bilger Philippe Bilger 12 mai 2007 17:40

                        Reconnaissez que pour un gourou je l’ai peu vu.Deux fois dans ma vie.


                      • machinchose machinchose 13 mai 2007 11:45

                        et vous aimez nous dire que vous avez rencontré DEUX fois notre nouveau bien-aimé président. Vos jambes tremblent encore d’émotion.

                        Ahhh la vanité !


                      • Internaute Internaute 12 mai 2007 18:01

                        « Le vouloir-vivre ensemble, c’est une banalité, continue de se déliter. »

                        Vous avez bien raison Mr.Bilger. Ce vouloir vivre ensemble va disparaitre de plus en plus et le communautarisme va s’instaurer. Les bien-pensants et les politiques font tout pour que la France soit que mosaïque de peuples différents mais un pays ne peut exister que s’il a une population homogène, ou tout au moins un groupe racial dominant.

                        Ils s’imaginent que la « république » suffira à souder tous ces gens disparates autour de soi-disantes « valeurs » universelles. Les gens s’en fichent complètement.

                        C’est du pipeau et les faits se chargent tous les jours de nous le démontrer. Il suffit de regarder l’histoire des Etats-Unis pour voir le résultat. Ayant perdu la France et tout espoir de la retrouver, les français se réfugient dans des satisfactions immédiates. C’est la même attitude que celle de nos grands-père qui finissaient une bouteille de gnaule en disant « encore une que les boches n’auront pas ! ».


                        • Plus robert que Redford 12 mai 2007 19:47

                          Je vous cite, Monsieur l’Avocat Général : « le naturel avec lequel des groupes font fi, un temps, du vote républicain ne manque pas d’inquiéter. C’est une manifestation préoccupante de la dégradation de la morale publique. Il n’y a plus de communauté fondée sur quelques valeurs fondamentales mais une société éclatée qui ne parvient plus jamais à se rassembler même à la suite de circonstances exceptionnelles. »

                          Et j’en reste baba !

                          Donc, les mauvais perdants sont à honnir puisqu’ils refusent de se plier au résultat d’un suffrage DEMOCRATIQUE !

                          C’est effectivement demander une très grande force morale, chrétienne (tends la joue gauche...) à des gens qui se sont vus ranger dans la catégorie de « ceux qui se lèvent tard » ou de « ceux qui ne veulent pas travailler plus pour gagner plus » et j’en passe, et des meilleures, assistés, chômeurs, fonctionnaires (dont vous êtes, n’est-ce pas ?)

                          Comment un candidat qui a assis toute sa campagne (depuis bien plus de six mois) sur le « CONTRE », sur la division et l’exacerbation des « bons » (les travailleurs) contre les « mauvais » (les branleurs), un candidat vainqueur à l’aggressivité et sursaturé de testostérone, pourrait-il, une fois arrivé au pouvoir, et montrant DE FACON OSTENTATOIRE qu’il a bien l’intention de s’y vautrer, comment, donc, pourrait-il bénéficier de la part de ceux qui n’en voulaient pas (environ 18 milions de votants) d’un « Etat de grâce » que le fair-play voudrait qu’on accordât au gagnant ?

                          Pour le coup, c’est plutôt au coup de grâce auquel les déçus Ségolistes doivent s’attendre !!!...


                          • Marc P 12 mai 2007 20:12

                            Bravo Robert !

                            Je souscris en grande partie... qui plus est :

                            mais ce qui est une évidence pour vous ou moi ne l’est pas forcément pour d’autres... ce qui fait de nous des anti-républicains, je le crains...

                            CAMBRONNE que je salue cordialement, ne peut pas vous accuser d’avoir ignoré une EVIDENCE selon P Bilger (qui je le pensais esperait un jour diriger l’école de la ....magistrature, à savoir qu’on n’appelle pas un magistrat « maître » car « EVIDEMMENT, que peut bien signifier »magistrus ?(ou magistratus je ne sais plus en latin).

                            Je pense que cela va m’amuser pendant quelques temps encore...

                             smiley

                            Cordialement.

                            Marc P


                          • Philippe Bilger Philippe Bilger 13 mai 2007 10:19

                            Je ne récuse pas votre analyse au vitriol même si je la trouve partiale et injuste. Bien sûr qu’on a le droit de s’opposer à un choix démocratique mais pas n’importe commun.Par les moyens de la démocratie.La violence immédiate contre le vote me semble imbécile et plus un réflexe primaire qu’une attitude civique.


                          • machinchose machinchose 13 mai 2007 11:47

                            et la violence policière ? et la violence du pouvoir ? du discours des mots ?? non ?

                            et attention ce n’est pas une excuse. Je ne donne pas d’excuse parce que je décide de ne pas voir le monde en noir et blanc.


                          • machinchose machinchose 13 mai 2007 11:52

                            monsieur l’avocat général je me permets de reposer la question, puisque vous semblez adorer faire semblant de répondre en ne vous adressant qu’au gens qui vous conviennent et aux questions qui ne gènent pas :

                            « Apparemment approuvée par une majorité de Français »

                            les français ne l’ont pas APPROUVÉE ils n’ont pas (dixit trois sondages un peu grossiers) été choqué. vous qui êtes un homme de mots vous savez très bien faire la difference.

                            Votre propagande devient grossière."

                            Merci de m’expliquer pourquoi vous avez fait le choix de mentir ?

                            et à propos du civisme :

                            "rappellez moi qui soutient l’exilé fiscal incivique, qui l’affiche à ses coté tout le temps, qui lui dit qu’il a raison ?

                            rappelez nous le s’il vous plait."


                          • Marc P 13 mai 2007 12:11

                            Et est il juste de vouloir prélever les empreintes génétiques d’enfants de 8 ans pour vol de jouet dans un supermarché ? (réponse facultative smiley) Mais le sens commun ici je pense nous guide tous...

                            Enfin certains qualifient les incendies des autos lors des émeutes de 2005 d’actes « imbéciles », d’autres de comportement « irresponsable » (je comprends le sens exonérateur de ce terme dans le registre des juristes mais seulement dans ce registre) ou « méritant d’être sévèrement sanctionnés », « affligeants », « inacceptables »....., BIEN QUE également « révélateurs », « symptomatique du malaise », « réactions induites par des propos... » que je vous laisse qualifier dans des « populations psychologiquement fragilisés », « déstructurées », « stigmatisées »...

                            De tous ces termes celui d’« imbécile » est le plus mal choisi car il a un sens étymologique , car il ne rend pas compte de la réalité des intentions, des mobiles, de la conscience, des déclencheurs, du contexte social de ces actes... Il exprime un mépris ou une condescendance pour ceux qui n’ont aucune chance ou presque de devenir Préfet...

                            Enfin ce mot défouloir est à tout le moins « insultant » même à l’encontre du pire bandit et appliqué à l’acte mais pas à la personne... (les plus humbles intellectuellement ne feront pas la différence...). Mais pour un juriste je ne sais pas...

                            Bon dimanche.

                            Marc P


                          • Marc P 13 mai 2007 12:17

                            @ Machinchose,

                            la pire des violences ou la plus insidieuse est bien sur la violence symbolique et certains en abusent soit sans avoir l’air d’y toucher, ou plus inquiétant : inconsciemment !

                            Bonne journée

                            Marc P


                          • Ahmed REZGUI 12 mai 2007 20:58

                            Thurham et tous le reste de ces millionnaires et milliardaires n’ont mis en place aucune fondation culturelle ni humanitaire. Le bla bla. Moi j’attend des faits, qu’ils mettent leur pognons comme à la bil Gate.


                            • claude claude 13 mai 2007 14:37

                              bonjour ahmed,

                              avant de dire n’importe quoi, veuillez vous renseigner : voici quelques liens qui vous éclaireront sur Thuram et son engagement de citoyen.

                              de plus, c’est en général ceux qui en font le moins sur le plan associatif, qui s’arrangent pour briller sous les feux des médias.

                              >http://www.rue89.com/2007/05/09/lilian_thuram_analyser_lesclavage_sans_etre _victime_ou_coupable Lilian Thuram : « Analyser l’esclavage sans être victime ou coupable » Par Ophélie Neiman (Rue89) 16H46 09/05/2007 « Lilian Thuram, défenseur de l’équipe de France de football,est aussi membre du Haut conseil à l’intégration et du collectif »Devoir de mémoire« . Né en Guadeloupe, il livre sa vision de la période de l’esclavage français. »

                              > http://www.france24.com/france24Public/fr/nouvelles/culture/20070502-Culture-lilian-thuram.html " Le combat de Lilian Thuram mercredi, 2 mai 2007

                              Lilian Thuram a participé au documentaire d’Antoine Léonard-Maestrati, « L’avenir est ailleurs », traitant de l’émigration antillaise en métropole encadrée et encouragée dans les années 60 par un organisme d’Etat, le Bumidom. "

                              > http://hebdo.nouvelobs.com/p2205/articles/a332559.html "
                              - " Une interview de Lilian Thuram par Claude Askolovitch du Nouvel Observateur - SEMAINE DU JEUDI 8 FÉVRIER 2007

                              " Le jour où Sarko m’a fait peur... C’était le 25 novembre 2005, juste après les émeutes de banlieue. Le défenseur de l’équipe de France de foot se retrouve devant le ministre de l’Intérieur. Ce face-à-face-là, il ne l’a pas encore digéré. Aujourd’hui, il se souvient et... attaque

                              - Le Nouvel Observateur. - Vous affirmez que Nicolas Sarkozy a « une vision racialedes gens ». Vous pensez vraiment que Sarkozy est raciste ?
                              - Lilian Thuram.-Je crois qu’il voit vraiment les gens en fonction de leurs origines. C’est sa vision de la société. Son communautarisme en découle. Je n’ai rien contre lui personnellement. Mais je pense sincèrement qu’il joue avec les préjugés et les peurs, qu’il les alimente et les exacerbe.

                              - N. O.-Le connaissez-vous assez pour êtreaffirmatif ?
                              - L. Thuram.- Je le lis, je l’entends. Je l’ai rencontré. Cette rencontre m’a profondément marqué. C’était le 25 novembre 2005, après les émeutes de banlieue. J’avais dit publiquement le mal que je pensais de ses sorties sur « les racailles ». Je pensais qu’il ne savait pas le poids de certains mots... C’est lui qui m’a fait appeler. J’ai accepté de le voir, même si quelques amis me l’avaient déconseillé. Je ne les ai pas écoutés : je pense qu’il ne faut jamais refuser la discussion. Je ne voulais pas rester sur un malentendu, mais au contraire lui expliquer que ses propos risquaient de réveiller le racisme latent de la société française.

                              - N. O.-Comment s’est passée votre rencontre ?
                              - L. Thuram.- Aujourd’hui, en y repensant, je me dis qu’il l’a prise comme un défi. Ses premiers mots, en me serrant la main, ont été : « Même quand je suis devant un plus grand que moi, je ne bouge pas d’un iota. » Ça m’a fait sourire. Ensuite, il s’est mis à m’expliquer la banlieue. Visiblement, il pensait que j’étais déconnecté. Un footballeur millionnaire... Il me parlait de chiffres, de délinquance, d’agressions. J’ai essayé de lui parler de l’injustice sociale. J’ai voulu lui expliquer les halls d’immeuble. Je lui ai dit que, souvent, les jeunes se retrouvaient là parce qu’ils n’avaient pas d’autre endroit pour discuter. Moi-même, avec ma future femme, quand on était jeunes, on allait réviser nos cours dans la cage d’escalier parce que chez nous, il n’y avait pas de place. C’était un prolongement de l’appartement. On dit souvent que les jeunes traînent en bande... Moi aussi, je tournais à Fontainebleau avec mes copains. On restait dans la rue parce que nous n’avions pas les moyens d’aller au café. Mais nous avions bien le droit d’aller en ville, nous aussi, même si nous n’avions pas de sous ! J’ai perdu cette habitude quand je suis devenu footballeur stagiaire à Monaco. Je pouvais me payer le café, je ne comprenais plus qu’on puisse tourner pendant des heures... J’étais passé de l’autre côté !

                              - N. O.- Il vous a entendu ?
                              - L. Thuram.- Je crois. Il m’a même demandé de saluer mon épouse ! Ensuite, il s’est mis à parler des caméras de surveillance. Il m’a expliqué qu’il fallait en mettre dans les quartiers. Ça m’a indigné. Je l’ai coupé. « Mais attendez Monsieur Sarkozy, les plus gros bandits, ils ne sont pas en banlieue. Ils sont peut-être à Neuilly ! » Je n’avais pas dit Neuilly pour le provoquer. Mais il a dû le prendre pour lui. Il m’a répondu : « Monsieur Thuram, ce sont les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes en banlieue. » Je lui ai dit : « Ceux qui créent les problèmes en banlieue, ce ne sont pas les Noirs et les Arabes, ça s’appelle les délinquants. »

                              - N. O.-Vous étiez en colère ?
                              - L. Thuram.- Non, j’étais stupéfait. Je me demandais si ça arrivait vraiment, si c’était une mauvaise blague. Je me suis demandé s’il réalisait ce qu’il disait. S’il réalisait même à qui il parlait ? Je suis noir, et il me disait ça, à moi ? Cela m’a travaillé des semaines, des mois après l’avoir vu. Aujourd’hui encore, je me sens mal en y repensant. C’était trop dur, trop gros.
                              - N. O.- Etait-ce vraiment l’expression d’une pensée raciste, ou une manière de vous affronter ?
                              - L. Thuram.- Attendez. Si un homme politique est capable de dire n’importe quoi pour remporter un duel verbal face à un footballeur, on peut se poser des questions. Sur son sang-froid. Sur sa capacité à se maîtriser. Quand on s’est quitté, il m’a dit : « Je serai président de la République ! »

                              - N. O.- Mais vous-même, vous n’êtes pas très modéré lorsque vous parlez de Nicolas Sarkozy !
                              - L. Thuram.- La question n’est pas de dire « Monsieur Sarkozy n’est pas raciste », mais d’observer ce qu’il construit, ou ce qu’il tolère. Il a expliqué qu’Alain Finkielkraut faisait honneur à l’intelligence française juste après sa sortie sur l’équipe de France « black-black-black », qui « faisait ricaner toute l’Europe ». C’était vraiment le moment de le soutenir ?

                              - N. O.-Sarkozy n’est pas responsable des propos de ses partisans...
                              - L. Thuram.- Mais lui-même joue sur les sentiments de rejet - ou bien, il les nourrit. Quand il oppose son « immigration choisie » à « l’immigration subie », il suggère que les enfants d’immigrés qui vivent déjà avec nous sont « subis », une gêne. Qu’ils sont de trop ! Et quand ses amis m’ont attaqué pour avoir offert des places au Stade de France à des squatters de Cachan, c’était indigne. Cela fait des années que j’invite des gens, sans en parler. A Cachan, des sans-papiers ont eu peur d’accepter notre invitation, à Patrick Vieira et à moi : ils croyaient qu’on allait les arrêter au stade ! Aujourd’hui, des politiciens jouent avec la vie des gens. Quand on est sans-papiers, on peut tout aussi bien crever. C’est ainsi que l’on éduque les Français ? C’est ce qu’on veut apprendre à nos enfants ?

                              - N. O.-Vous avez l’impression d’une France raciste ?
                              - L. Thuram.- Au contraire, la France assume mieux son passé et sa diversité. Mais le racisme est renforcé par des politiciens ou des intellectuels qui oublient leur responsabilité. Compter les Noirs en équipe de France est une perversion. Il pourrait y avoir onze joueurs noirs sur onze, ou zéro sur onze, ça n’aurait aucune importance. On se compte, on compte les autres, on invente des quotas, on s’organise en communautés fermées. Je suis totalement fier d’être français et totalement pénétré de mon identité noire et antillaise. Mais cela ne doit pas être prétexte à rejeter les autres. Vous savez, on trouve des irresponsables partout - également aux Antilles : les propos de Raphaël Confiant sur les juifs « inommables » valent bien les imbécilités de Finkielkraut ou de Georges Frèche.

                              - N. O.-En attaquant Sarkozy, vous jouez le jeu de la gauche ?
                              - L. Thuram.- C’est complètement stupide ! Je ne veux pas qu’on me mette dans une case. Je ne me sens ni de gauche ni de droite. J’ai siégé au Haut Conseil à l’Intégration avec des gens de gauche et de droite. J’ai effectivement rencontré Ségolène Royal, à sa demande, comme j’avais vu Sarkozy à son invitation. Elle revenait des Antilles, nous avons surtout parlé de cela. Contrairement à ce que j’ai lu, je n’irai pas au forum participatif des socialistes sur le sport. Ça ne m’a même jamais traversé l’esprit. Je suis comme tous les Français, qui attendent que les politiciens s’occupent des problèmes des citoyens. Je voudrais que les gens « responsables » nous éduquent, nous incitent à nous comprendre et à nous respecter. Qu’ils travaillent à unir la France et les Français au lieu de profiter de nos divisions. N’ayons pas la mémoire courte. Il y a cinq ans, tout un peuple était descendu dans la rue contre l’extrême-droite. Aujourd’hui, le racisme est latent. Et malheureusement, on l’accepte comme une fatalité. C’est contre cela qu’il faut se battre."

                              > http://www.humanite.fr/journal/2005-12-21/2005-12-21-820421 " événement Lilian Thuram : « Voter est une force »

                              Citoyenneté . Le footballeur soutient l’appel à s’inscrire sur les listes électorales, lancé par le collectif Devoirs de mémoires. Et fustige « les discours simplistes » qui « attisent le racisme ».

                              Lilian Thuram n’est pas seulement un très grand joueur de football. Celui qui a sauvé l’équipe de France en demi-finale de la Coupe du monde 1998, inscrivant deux buts face à la Croatie. Ou celui qui, en août dernier, mettait un terme à sa retraite en bleu, redorant d’un coup, avec Zidane et Makelele, le blason terni de la maison tricolore. Né à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) il y a bientôt trente-quatre ans, Lilian Thuram est aussi un jeune homme engagé, à qui la réussite professionnelle n’a pas tourné la tête. Arrivé en métropole à l’âge de neuf ans, il n’a jamais oublié, malgré le soleil de Monaco ou les ors du Calcio, son adolescence passée dans le sud de la région parisienne. Depuis 2003, le footballeur est l’un des membres à part entière du Haut Conseil à l’intégration. Récemment, il a même confié avoir été « énervé » par les propos de Nicolas Sarkozy sur le « Karcher » et les « racailles ». « Il ne sait peut-être pas ce qu’il dit, Sarkozy. Mais moi, je le prends pour moi. Qu’est-ce qu’il faut nettoyer exactement ? » avait-il interrogé. Aujourd’hui, le défenseur de la Juventus contre-attaque. Et s’engage.

                              Vous avez apporté votre soutien à l’initiative du collectif Devoirs de mémoires, qui appelle les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales et organisait hier un débat à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Pour quelles raisons ?

                              Lilian Thuram. Tout simplement parce que les jeunes sont les premiers à dire qu’ils ne sont ni entendus, ni même écoutés. Ils ont le sentiment de ne pas exister dans la société actuelle. Or, pour exister, pour être entendu, la première exigence, c’est d’aller voter. Et cela concerne tous les jeunes, pas seulement ceux des banlieues, et plus généralement tous ceux qui se sentent incompris, jeunes et moins jeunes. La violence ne résout rien. La force, c’est de pouvoir voter.(...)

                              D’où vient ce malaise, selon vous ?

                              Lilian Thuram. Le vrai problème, c’est l’emploi. Sans emploi, on ne trouve pas sa place dans la société aujourd’hui. Et cela vaut pour tous les quartiers et pas seulement les quartiers dits « sensibles ». Si vous êtes chef d’entreprise et que, demain, vous perdez votre emploi, tout peut dégringoler très vite. Bien sûr, la situation est encore plus grave en banlieue, où les taux de chômage sont souvent très élevés, bien supérieurs au taux national. D’autres problèmes alourdissent encore la situation, comme celui des discriminations, qui fait que les jeunes se sentent frustrés et se demandent comment ils vont s’en sortir. Il fut un temps où l’école jouait un rôle très important, on avait l’impression qu’on pouvait réussir grâce à elle. Mais, aujourd’hui, c’est fini. Beaucoup se disent : « Même en réussissant à l’école, j’aurai du mal après, je ne trouverai pas de boulot. » C’est ça, le fond du problème. Et la conséquence, c’est que les jeunes ne se reconnaissent plus dans la société française. Mais comment se dire « français » quand on n’est plus reconnu comme tel par les autres ? (...)"


                            • claude claude 13 mai 2007 23:07

                              @ mr bilger,

                              votre réponse à voltaire confirme la perception que j’avais de votre article.

                              je trouve que vous possédez un drôle de sens de l’humour : vous entreprennez une charge contre lilian thuram, sans lui reconnaître d’autres qualités que de savoir se servir de ses pieds. or, le ctoyen thuram est engagé depuis des années comme membre du Haut conseil à l’intégration et du collectif « Devoir de mémoire »
                              http://www.rue89.com/2007/05/09/lilian_thuram_analyser_lesclavage_sans_etre _victime_ou_coupable

                              il a, au cours d’un entretien avec un journaliste du nouvel obs, souligné son désir de dialoguuer avec sarkosy. "(...)
                              - N. O.-Le connaissez-vous assez pour être affirmatif ?
                              - L. Thuram.- Je le lis, je l’entends. Je l’ai rencontré. Cette rencontre m’a profondément marqué. C’était le 25 novembre 2005, après les émeutes de banlieue. J’avais dit publiquement le mal que je pensais de ses sorties sur « les racailles ». Je pensais qu’il ne savait pas le poids de certains mots... C’est lui qui m’a fait appeler. J’ai accepté de le voir, même si quelques amis me l’avaient déconseillé. Je ne les ai pas écoutés : je pense qu’il ne faut jamais refuser la discussion. Je ne voulais pas rester sur un malentendu, mais au contraire lui expliquer que ses propos risquaient de réveiller le racisme latent de la société française.(...)http://hebdo.nouvelobs.com/p2205/articles/a332559.html

                              en affirmant être ouvert à la discution, il ne fait que suivre les principes auxquels il tient !

                              sur le retour des riches favorisés, notre johnny en tête, c’est le summum du cyniqme : ces gens ont quitté la france pour ne pas payer d’impôts, c’est à dire pour éviter de participer à la modernisation de la france, à améliorer l’éducation, la justice, les services ... et pourquoi sont-ils revenus ? parce que leurs impôts seront plafonnés à 50%... smiley c’est vrai que lorsqu’on gagne plusieurs millions d’euros par ans, les fins de mois sont très difficiles, ce qui n’est pas le cas des smicards et de ces fainéants de rmistes. et c’est votre candidat qui en dînant au fouquet’s, en y passant la nuit a donné un signal fort à tous ces nantis.

                              il est d’ailleurs surprenant de savoir par johnny, pourquoi sarkosy ferait ce qu’il a promis : « il lui a dit ! » nous voilà rassurés.

                              pour la grève à tolbiac, ce fut un mouvement commandé par l’inquiétude de ces étudiants face à l’avenir. l’abandon de celle-ci prouve que les étudiants ont la tête sur les épaules et respectent la démocratie puisque le mouvement n’a pas été adopté par la majorité.

                              vraiment, vous me décevez par vos jugements à l’emporte-pièce qui n’honorent un homme de votre culture. serait votre fonction de procureur qui virerait au réflexe conditionné ? smiley


                            • Philippe Bilger Philippe Bilger 14 mai 2007 00:33

                              Je vous trouve bien léger vous-même.Vous n’avez pas compris ma réponse à Voltaire.Je n’ai pas écrit un livre, un essai sur Thuram.Il n’a été que l’un des thèmes de mon post.Je ne suis pas obligé de révérer qui vous aimez.La subjectivité libre pour vous a des défauts.Pour moi elle a ses mérites.Il n’y a moins de vérité dans mon billet que dans votre commentaire.Et ce n’est pas la fin du monde !


                            • moebius 12 mai 2007 23:55

                              Que la société française soit une société éclatée c’est un fait. Agittez des drapeaux et se gargariser de valeurs républicaines ne sert qu’a faire acclamer un moment celui ou celle qui prétend à la plus haute fonction dans l’état. Passès les flon flon de la féte nous demeurons divisés, notre société est une société moderne , démocratique ou l’individu compte au moins autant que le collectif. On ne peut à la fois promouvoir des valeurs qui sont celles de la compétivité et de la concurrence et ensuite demander aux français de s’unir dans un meme élan collectif et désinterréssé qui transgresse tout leurs intérets particuliers. Cette unité est de façade et occasionnelle et la création d’un ministére de l’identité nationale et des usines à gaz ne garantira pas la perennité d’un tel sentiment qui restera un sentiment. Attentons d’autres fetes pour en gouter toute sa saveur, elles ne manquerons pas, certain ont pris un peu d’avance sur d’autres, c’est tout. Tous ensemble tout devient possible mais pas avec eux, c’est un fait

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