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Accueil du site > Actualités > Société > Est-il raciste de vouloir se sentir « chez soi » dans son pays (...)

Est-il raciste de vouloir se sentir « chez soi » dans son pays ?

 « On n’est plus chez nous », c’est ce que disent souvent les militants du Front National, si bien qu’on ne voit souvent que du racisme, dans les diverses expressions de l’aspiration pourtant si humaine, à se sentir « chez soi ».

 Un peu d’anthropologie poétique de comptoir.
 
 Trouver de l’humanité dans l’aspiration à se sentir « chez soi », c’est quand même ce que j’ai envie de faire, en développant l’idée que l’homme a besoin de construire sa maison, au sens littéral comme en un sens métaphorique.

 Au sens littéral, l’homme est jeté tout nu et désarmé dans la nature, et il construit sa maison, pour s’abriter du froid, de la pluie et du danger. Maison européenne de pierre et de tuile, hutte africaine, maison arabe, blanche avec un toit en terrasse, maison asiatique, en bois avec d’éventuels pilotis, igloo esquimau, tee-pee de l’indien d’amérique, roulote du gitan, yourte mongole. Maison immobile du sédentaire ou maison mobile du nomade. La maison est un universel, tous les hommes en ont une. Mais tous les hommes n’ont pas la même maison, si bien que celle-ci reflète la diversité des cultures. Toutes les langues ont encore un mot « maison », qui se dit « home » en anglais, « bayt » en arabe, « entani » en arménien, « baan » en thaï, « jia » en chinois, « domos » en grec ancien, et caetera.

 En un sens métaphorique maintenant, l’homme est jeté tout tremblant de peur, et tout seul dans la nature, et il a besoin de se construire un univers social, mental, culturel, religieux, dans lequel il se sent bien, dans lequel il se sent « chez lui ». Lorsque l’homme explique la foudre par la main de son Dieu, ou de l’un de ses Dieux, il ne cherche pas la « vérité scientifique » sur ce phénomène. Il cherche seulement à recouvrir le monde qui l’entoure d’un enduit culturel. Il recouvre la foudre d’un enduit culturel, comme il recouvre les parois de sa maison de décorations, car il cherche à faire du monde sa maison. Sur la recherche par l’homme de la « vérité scientifique » elle-même, on connaît aussi la phrase de Descartes, pour qui elle est un moyen de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ». De même bien sûr que nous sommes maîtres en notre maison. Enfin, lorsque nous sortons de notre petite maison de briques ou de paille, de toile ou de béton, nous aimons à mettre le pied dans un univers social amical et accueillant, dans lequel nous avons tissé des liens. A l’image par exemple du Benjamin Malaussène de Pennac, qui aime à se balader dans « son » Belleville, quartier dans lequel il se sent « chez lui ».
 
 A l’origine des voitures brûlées et de l’adhésion à des discours qui sentent le souffre.

 Cette aspiration à se sentir « chez soi », dans son quartier, dans son pays, comme dans sa maison, elle s’exprime bien sûr, dans le soupir des militants du Front National : « On n’est plus chez nous ». Leur conception du « chez soi » peut se discuter, mais leur aspiration à ce « chez soi » est tout ce qu’il y a de plus naturel et de plus légitime. Cette aspiration au « chez soi », c’est celle aussi de ceux qui, à juste titre peut-être, ne se sont pas sentis bien accueillis en France, et qui donc ont eu besoin de se construire un autre « chez soi », un « chez soi » que le gros de la société française aurait souvent pu, et peut-être dû, ne pas laisser à sa marge, et parfois aussi peut-être, un « chez soi » anti-français.

 Si des français ne se sentent pas « chez eux » en France, c’est qu’il y a une inadéquation entre d’une part leur propre réalité et celle de leurs voisins, et d’autre part la représentation qu’ils se font de la société française. En effet, comment peut-il se sentir « chez lui » en France, le jeune français qui se construit une représentation de la société française, dans laquelle il n’y a pas de français qui aient ses habitudes alimentaires, sa religion, son apparence physique, ses origines, et même encore son prénom ? Et comment peut-il se sentir « chez lui » en France, le vieux français qui trouve sa place dans la représentation qu’il se fait de la société française, mais qui ne trouve plus à la plupart de ses voisins, leur place dans cette représentation ?

 Si donc nous trouvons inacceptable que des français, jeunes ou vieux, de souche ou d’origine maghrébine, ne se sentent pas « chez eux » en France, il nous faut réinterroger ce qui touche à notre représentation commune de la société française, comme le fait Jamel Debbouze dans ce sketch où il est question de petites choses, prénoms et manuels scolaires. 

 Premièrement, cette représentation de leur société par les français, est sûrement faite d’une foule de choses grandes ou petites, comme les origines habituelles, ou les prénoms habituels des français. Quelles autres choses de cette sorte peut-on énumérer ?

 Deuxièmement, il existe sûrement encore une foule de choses grandes ou petites, qui déterminent ce qu’est cette représentation qui se loge et se décline dans la tête de chaque français. Par exemple, les moments où les français se retrouvent tous ensemble, comme devrait l’être le 14 juillet. Ou encore, des listes de prénoms : prénoms des personnages mis en scène par les manuels scolaires français, ou prénoms aux porteurs desquels madame météo souhaite une bonne fête à la télévision française. Quelles autres choses peut-on encore énumérer ?
 
 Troisièmement, au sujet de ce que devrait être notre représentation commune de la société française, il existe des clivages opposant diverses sensibilités politiques. Certains considèrent qu’on est français par le sang, d’autres par l’adoption d’habitudes et de valeurs qu’ils considèrent comme typiquement françaises, d’autres par l’amour de la France. Certains considèrent que les nouveaux arrivants doivent se transformer pour s’intégrer à la société française, certains considèrent que la société française doit elle aussi se transformer, et transformer l’idée qu’elle a d’elle-même, au contact des nouveaux arrivants. Certains considèrent que notre idée de la société française doit se conformer à ce que sont les français d’aujourd’hui, d’autres considèrent que les français d’aujourd’hui doivent aussi se conformer à une idée de la société française héritée du passé.

 Mais finalement, faute d’avoir réinterrogé notre représentation commune de la société française, et faute donc d’avoir corrigé certaines de nos pratiques actuelles en conséquence, nous retrouvons dans l’actualité de cet été 2010, l’aspiration insatisfaite des français au « chez soi ». Celle-ci s’exprime de manière violente : les voitures brûlées à Grenoble par des français qui ne se sentent pas « chez eux » en France, l’adhésion au discours que Sarkozy a prononcé dans la foulée à Grenoble, par des français qui voient dans une sorte d’épuration, un moyen de refaire de la France leur « chez eux ».

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109 réactions à cet article


  • jako jako 10 septembre 2010 15:12

    Extrémement capilotracté, êtes vous le petit fils du camarade abgeschiendenheit ?


    • samuel * 10 septembre 2010 15:23

       abgeschiendenheit, c’est qui, c’est quoi ?
       


      • jako jako 10 septembre 2010 15:35

        C’est un auteur d’ici. J’ai du mal à comprendre le sens exact de votre article, il manque une chute je pense mais bon je pense que c’est pas simple de condenser un sujet comme cela.


      • samuel * 10 septembre 2010 15:57

         Si vous ne voyez pas quelle est exactement la position prise par l’article, c’est un peu de ma faute en effet, et c’est meme fait expres...
         Au premier abord, ce qui saute aux yeux c’est une revendication a se sentir « chez soi », accompagnee d’une image de banquet d’Asterix. C’est ambigu, c’est provoquant, mais l’image du banquet d’Asterix est-elle raciste ? 
         Le but est de chercher ce que les militants du Front National expriment d’humain et de legitime, sans chercher a etre d’accord avec eux sur tout, mais en cherchant a voir quelles questions se posent a tous, et auxquelles ils ont une reponse qui fait leur identite.
         


      • romaeterna romaeterna 10 septembre 2010 23:25

        samuel, je pense comprendre ce que vous voulez dire et suis d’accord avec vous mais posons la question symétrique :
        pourquoi les gauchistes et anars qui étaient contre la religion catholique et des supporters extrêmes de la laïcité sont-ils devenus les plus grands prosélytes/défenseurs de la religion la plus rétrograde et la plus liberticide au monde ?
        Comment être contre la mondialisation et aider à la suprématie d’une religion qui ne désire que se mondialiser ?
        Ou comment détester ce qui vient de chez soi et adorer ce qui vient d’ailleurs ?
        Aimer notre chez soi devrait être commun à tous ceux qui vivent en France, non ? Ou alors on part définitivement là où l’on se sent « chez soi » soit là où l’on partage les mêmes vaaleurs !


      • samuel * 10 septembre 2010 23:46


          Romaeterna, excusez moi mais qui sont donc ces gauchistes islamistes qui se haïssent eux-même mais sont prets à adorer les pires horreurs si elles sont étrangères ?
         Des gauchistes, il y en a c’est sur, au NPA et dans de plus petits groupuscules.
         Mais etes vous bien sur que ce sont aussi des islamistes ? J’ai l’impression que vous fantasmez...
         


      • Canine Canine 11 septembre 2010 14:28

        Romaeterna, excusez moi mais qui sont donc ces gauchistes islamistes qui se haïssent eux-même mais sont prets à adorer les pires horreurs si elles sont étrangères ?

        Sur Agoravox, l’auteur Morice est un parfait exemple.


      • romaeterna romaeterna 11 septembre 2010 23:47

        Samuel, vous avez peut-être raison. Je suis peut-être trop souvent sur AV !
        En tout cas il m’arrive souvent (ici ) de lire des commentaires de personne avec lesquelles je suis d’accord sur pas mal de sujets politiques mais dès qu’il s’agit de notre quotidien ont l’air (à mon sens bien sur !) de perdre tout sens commun : ce que j’appelle les gogochistes parce qu’ils ont perdu la classe ouvrière en chemin et l’ont remplacé par les mahomètans (gogo des mots révolutionnaires employés par la population la plus réactionnaire qui soit !).

        Et le fait qu’un gauchiste déclaré (oui, ça existe..Besancernot !) emploie des fantômes (voilé) prouve tout de même que ce n’est pas un fantasme ! Si  ?
        Je ne parle pas d’islamiste mais d’islamophile !

        Canine : Morice c’est autre chose ; c’est une caricature ! Je ne prends même plus la peine de le lire ( qui le fait d’ailleurs ?). C’est l’équivalent de paradishallal : des copier/coller chiants. Rien à dire : que des certitudes lues dans les bouquins. Ces gens vivent à peine.


      • LE CHAT LE CHAT 10 septembre 2010 15:24

        non , un état a quand même le droit de décider qui il autorise à rester sur son sol !
        si un pique assiette vient chez vous , vous le virez pas ?


        • appoline appoline 10 septembre 2010 19:26

          A les écouter ou à les lires, non seulement il faudrait les laisser piquer dans l’assiette mais en plus, il faudrait leur dire merci.

          Inutile de persévérer, quand les français sont confrontés réellement aux problèmes engendrés par les étrangers ; ils changent leur fusil d’épaule. Il suffit de regarder les infos et voir, par exemple, les roms expulsés, dire avec aplomb qu’ils reviendront chez nous car......il y a des allocations. Là, je ne peux pas entendre cela, les arabes....quif-quif, ils refusent les devoirs pour ne prendre que les droits ; ça ne passe pas non plus. S’il y avait un conflit, vous croyez qu’ils iraient se battre pour le pays qui les héberge, ,,,, mais ti est fou mon frère, c’est pas mon pays.

        • Papybom Papybom 10 septembre 2010 15:26

          Bonjour,

          Se sentir chez soi, c’est également ce que pensent les Musulmans dans les écoles Catholiques. N’ayez crainte, je n’ai pas forcé sur l’apéro.

          Je vous invite à suivre ce lien. Ou celui-ci.

          Bêtement, je me demande pourquoi des parents Musulmans inscrivent leurs enfants dans des écoles Catholiques. Provocation ou prise de pouvoir par l’intérieur  ?

          C’est l’intégration ?

          Pour Martin Hirsch : “L’intégration, c’est quand des catholiques appelleront leur enfant Mohamed »

          Pour mémoire : Monsieur Hirsch à trois enfants, Raphaëlle, Mathilde et Juliette.

          Pour d’autre c’est : Je dis que l’intégration sera réussie quand les musulmans appelleront leur fils Charles en hommage à Charles Martel bien sur !

          Bonne et cordiale réflexion.


          • samuel * 10 septembre 2010 15:43

             Pour moi, l’intégration, c’est quand Kader se sentira avec un des siens en compagnie de Jean-Maurice, et quand Jean-Maurice se sentira avec un des siens en compagnie de Kader, et quand Jean-Maurice et Kader auront tous les deux une idée de la société française dans laquelle il y a des Kader et des Jean-Maurice qui peuvent tous les deux être balayeur ou sénateur.

             La question c’est : la société française reste-t-elle fixe ou varie-t-elle ?
             Si elle reste fixe, c’est fixe depuis quand ?
             Au temps des francs les gens s’appelaient Childeric et Cunégonde : suis-je alors français si je m’appelle Jean-Maurice ?

             Tres cordialement


          • jako jako 10 septembre 2010 15:52

            Bon, un peu plus clair, la France d’aujourd’hui est déja un assemblage de régions et de régionalismes déja et avant tout , les prénoms différentes déja entre région.
            Les gens du Nord se distinguent déja entre les 59 et les 62 et si on zoom plus gros on distingue des régionalismes à l’échelle de la vallé, du village, de la rue ou l’on habite.
            Les grandes vagues d’immigrations semblent absorbées (ou intégrées) mais ce n’est qu’une apparence trompeuse, les Asiatiques vivent entre eux, les Portugais aussi ainsi que les Italiens et que dire des Corses !
            Donc la société française est plutot fixe


          • samuel * 10 septembre 2010 16:14


             La société française est tres fragmentée c’est bien vrai.
             Pourtant, il lui arrive de se rever unifiee par dela les differences. Par exemple a travers le mythe des troupes venues des quatre coins de la France, et reunies pour combattre la menace prussienne a Valmy, en chantant la marseillaise, en 1792.
             Mais bon, on n’est pas oblige de rever d’unification, et on peut aussi la trouver impossible...
             Je sais pas...
             


          • Cogno2 10 septembre 2010 17:00

            « Le progrès, c’est quand on prendra les arabes en stop.... l’est pas arrivé le pov’mec. »
            (Coluche)


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 10 septembre 2010 17:11

            faudrait les prendre en sens interdit .... smiley


          • Lord WTF ! BABA SHILOM : ZE LOST PROPHET 10 septembre 2010 17:13


            BABA SHILOM a dit :

             

            Celui qui fait du stop doit bien se chausser…

             

            Allez hop…une autre taffe…hmmmm


          • Deenye Deenye 10 septembre 2010 17:52

            « Car l »’intégration" selon Mohamed est celle-ci : 

            « J’aurais réussi mon intégration quand Jean-François ira dans ma mosquée et qu’il se prénommera Bihal.... »"

            Quelle connerie monumentale !

            En même temps, vous êtes égal à vous-même...

            Question : vous en connaissez, des musulmans qui souhaitent convertir les autres à leur religion ?

            Parce que personnellement, en 32 ans de vie en banlieue, je n’en ai jamais rencontré un seul...

            Donc, de là à dire que vous fantasmez...

            En fait, vous aimeriez bien que cela soit le cas, car ça justifierait toutes vos dérapages racistes...

            Décidément, il n’y a aucune différence entre vous et le pasteur américain Terry Jones...

            ...qui est nettement moins drôle que l’autre Terry Jones, des Monty Python...


          • galien 10 septembre 2010 17:59

            "Bêtement, je me demande pourquoi des parents Musulmans inscrivent leurs enfants dans des écoles Catholiques. Provocation ou prise de pouvoir par l’intérieur  ?"

            Il faut arrêter la parano, dès qu’ils en ont les moyens, TOUS les parents foutent leurs momes dans le privé, car l’école publique ressemble à un vrai champ de bataille.


          • OMAR 10 septembre 2010 19:47

            Omar T.

            Calmos :« Dans chaque musulman sommeille un islamiste qui ne demande qu’a se
             réveiller » ;

            S’il vous arrive de vous ballader du coté du port de Marseille, prés du quai d’embarquement des voyageurs en partance pour l’Afrique du Nord, vous découvrirez un trés belle initiative : chaque voyageur se voit remettre un joli cadeau : la Bible en livre et en CD, et le manuel du catéchisme...
            Merci de vérifier...


          • Deenye Deenye 10 septembre 2010 21:33

            « Dans chaque musulman sommeille un islamiste qui ne demande qu’a se réveiller..... »

            Avec celle-là, vous vous êtes discrédité pour quelques années minimum...

            A propos du soi-disant jihad dont vous parlez, voici l’avis de Dalil Boubakeur, qui lui a lu le Coran, contrairement à vous qui pourtant prétendez vous y référer :

            « Cela était valable au début de l’Islam, lorsque celui-ci avait besoin de se développer. Aujourd’hui, cela n’est plus d’actualité... »

            Donc arrêtez un peu avec vos fantasmes paranoïaques et puérils...


          • Cogno2 10 septembre 2010 22:08

            « J’aurais réussi mon intégration quand Jean-François ira dans ma mosquée et qu’il se prénommera Bihal.... »

            Sans vouloir te vexer, les but de la majorité des gens dans la vie, quels qu’ils soient, est d’avoir un toit, une famille, et de quoi bouffer.


          • OMAR 11 septembre 2010 11:33

            Omar T.

            Calmos :« En quoi est-ce une bonne initiative que de donner une bible aux voyageurs en partance pour l’Afrique du Nord... ».

            Vous avezle un sens de la finesse comparable à celui d’un éléphant...

            Pour les fleurs, j’en ramenerai lors de vos obsèques... 


          • OMAR 11 septembre 2010 14:52

            Omar T.

            Calmos : Pour nous, c’est le même enterrement que pour les juifs, vous pouvez vérifiez.

            Sauf que le corps est lavé avant sa mise en terre.


          • thaumaetopea 13 septembre 2010 10:57

            Bihal.... ? l’auteur de bandes dessinées.... ? Il est pas musulman celui là !


          • chlegoff 10 septembre 2010 15:50
            L’auteur aborde un sujet tabou, fortement prohibé par la pensée unique.

            Dès les années 70 il était particulièrement incompréhensible de continuer à faire venir de la main d’œuvre étrangère et bon marché, étant donné que la population subissait de plein fouet une forte montée du chômage. Se positionner contre cette politique était dénoncé comme étant de la xénophobie. 40 ans plus tard, il y a autant de chômage plus du communautarisme. L’intégration a échoué à cause de la ghetto-isation des populations immigrées, organisée par ceux là même qui avaient en charge la politique d’intégration. Le niveau scolaire est devenu particulièrement bas et les possibilités de formation professionnelles semées d’embuches règlementaires.

            C’est à se demandé si cette politique d’immigration menée depuis quelques décennies ne vise tout simplement pas à in-sécuriser les populations. En tout cas, l’intérêt général n’a pas été respecté.

            Pour répondre à la question initiale, un étranger n’est pas forcément de race différente.

            • King Al Batar King Al Batar 10 septembre 2010 16:23

              « C’est à se demandé si cette politique d’immigration menée depuis quelques décennies ne vise tout simplement pas à in-sécuriser les populations. »

              Il serait juste d’essayer de trouver les raisons devant ce manque de responsablitié qu’on pris les dirigeant de l’époque.

              Moi je pense que le but de continuer a faire venir des immigrés alors qu’on savait que ce n’était plus possible, était de dépolitiser la classe ouvrière. Je m’explique, au début les cotés étaient des endroits ou on baignait dans le communisme, le ghetto, ou en tout les lieu pour pauvres francais (parce que certains immigrés habitaient dans des bidonvilles à Nanterre) étaient des endroits ou tous les prolétariens avaient une vision globale de la lutte des classes, du combat politique et de la défense des travailleurs.

              Le fait de faire venir des étrangers, qui étaient forcément plus heureux de trouver du travail mieux payé que dans leur pays, plutot que des francais qui eux constataient que leur pouvoir d’achat se réduisait, a fait que les revendications salariales étaient moindres.... Et comme leur fils sont véxé d’avoir vu leur père raser les murs en regardant ses pieds durant toute sa vie professionel, on a totalement dépolitiser les quartier populaires.... Meme Saint Ouen n’est plus Coco !

              Mais ca c’est que mon interprétation, après chacun la sienne. Et je peux certainement me tromper ? smiley


            • samuel * 10 septembre 2010 16:47

               Votre interprétation sur l’immigration instrumentalisée pour depolitiser la classe ouvriere, est proche de l’idee d’armee de reserve des chomeurs de Marx.
               On dit parfois que, par le simple mecanisme d’autoregulation du marche, les salaires devraient augmenter. Il devrait suffire qu’il n’y ait plus assez de gens dans un pays, qui ont envie de faire un certain travail, pour un certain salaire, pour que l’on propose un meilleur salaire pour ce travail, de maniere a ce qu’augmente le nombre de gens qui veulent faire ce travail, de maniere a ce que finalement il y ait a nouveau assez de gens qui veulent faire ce travail.
               Mais Marx repondait a cette affirmation, que l’armee de reserve de chomeurs sera toujours assez grande, pour qu’il y ait toujours des gens qui acceptent de faire un travail pour pas cher, sans qu’on ait besoin d’augmenter leur salaire.
               On dit parfois que l’immigration a ete instrumentalisee pour empecher que les salaires dans certains metiers augmentent par le mecanisme d’autoregulation du marche.
               Mais bien sur ce n’est pas parceque des gens l’instrumentalisent, que l’immigration est mauvaise en soi.


            • Flash 10 septembre 2010 18:49


              Avons-nous entendu le MEDEF regretter l’importance de l’immigration ???

              Je n’en ai pas le moindre souvenir ... Curieux, non ?


            • galien 10 septembre 2010 19:11

              Roh non, le MEDEF est de plus très inquiet de la situation des sans papiers.
              Donc on a deux groupes qui veulent des sans papiers pour les régulariser, le MEDEF et l’extreme gauche.
              Avez vous dit traitre à la cause ouvrière ?????????????


            • Yohan Yohan 10 septembre 2010 22:49

              Eh oui, cherchez lesbeurs


            • Crab2 10 septembre 2010 16:16

              La France des irresponsables


              Fort heureusement [hier, samedi 04 septembre] peu nombreux, ont manifesté contre le démantèlement des camps installés dans le plus total irrespect des lois d’urbanisme en vigueur dans notre pays

              La seule chose que l’on peut reprocher aux gouvernants c’est de n’avoir pas fait respecter la loi plus tôt... il ne doit pas y avoir de passe-droit pour les étrangers


              Suite sur...
              Site

              http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2010/09/05/nos-valeurs-bafouees.html


              • tourn en ron 10 septembre 2010 18:58

                ni pour les mairie qui ne respect pas loi !!!!!!!!!!!15 septembre 2007

                Les obligations des communes en matière d’accueil des gens du voyage ont été largement renforcées par la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage. Elles doivent désormais respecter les schémas d’accueil des gens du voyage élaborés au niveau départemental.

                1) Les communes concernées

                Les communes figurant au schéma départemental sont tenues de participer à la mise en œuvre de ce schéma en mettant à disposition des gens du voyage une ou plusieurs aires d’accueil aménagées et entretenues.

                Figurent au schéma départemental :

                – d’une manière obligatoire, toutes les communes de plus de 5 000 habitants ;

                – le cas échéant, certaines communes de moins de 5 000 habitants.

                Deux cas de figure principaux peuvent justifier la désignation par le schéma de communes de moins de 5 000 habitants :

                L’analyse des besoins menée par le schéma départemental a fait ressortir la nécessité de réaliser une ou plusieurs aires d’accueil dans un secteur géographique constitué uniquement de communes de moins de 5 000 habitants. Aussi une ou plusieurs communes de ce secteur sont-elles inscrites au schéma et ont-elles obligation de réaliser et de gérer une aire d’accueil.

                - Dans un secteur géographique comportant une ou plusieurs communes de plus de 5 000 habitants, une convention intercommunale, signée préalablement à la publication du schéma, prévoit la réalisation d’une aire d’accueil, normalement destinée à être prévue sur le territoire d’une commune de plus de 5 000 habitants, sur celui d’une commune de moins de 5 000 habitants. Le schéma départemental prend alors en compte cet accord intercommunal.

                2) Les obligations des communes

                Trois modalités sont offertes aux communes pour satisfaire à leurs obligations :

                – la commune réalise et gère elle-même une aire d’accueil sur son propre territoire. Elle peut bénéficier de la part d’autres communes d’une participation financière à l’investissement et à la gestion, dans le cadre de conventions intercommunales ;

                – la commune transfère sa compétence d’aménagement des aires d’accueil à un EPCI qui réalise l’aire sur le territoire de la commune d’implantation prévue au schéma départemental. La commune peut aussi transférer à l’EPCI sa compétence de gestion des aires d’accueil, qu’elle ait transféré ou non sa compétence d’aménagement ;

                – la commune passe avec d’autres communes du même secteur géographique, une convention intercommunale qui fixe sa contribution financière à l’aménagement et à la gestion d’une ou de plusieurs aires permanentes d’accueil qui seront implantées sur le territoire d’une autre commune, partie à la convention.

                Dès lors que le schéma départemental mentionne les obligations de chaque commune d’une manière précise (réaliser une aire en précisant sa destination et sa capacité ou bien participer au financement de l’investissement et/ou de la gestion d’une ou plusieurs aires de son secteur géographique), chacune d’entre elles doit les réaliser selon une des trois modalités indiquées ci-dessus.

                Pour les communes de moins de 5 000 habitants, les obligations d’accueil des gens du voyage ont aussi été précisées par la jurisprudence (Conseil d’État, 2 décembre 1983, Ville de Lille). Ainsi, les communes qui n’ont pas d’aire permanente d’accueil ou qui n’en financent pas, ont l’obligation de permettre la halte des gens du voyage sur des terrains qu’elles leur indiquent pendant une période minimum de 48 heures.

                Sur cette jurisprudence, vous trouverez un document de synthèse ci-joint.

                3) Les délais de mise en place des aires d’accueil

                La loi du 5 juillet 2000 précitée a prévu un délai de 18 mois à compter de la publication de la loi pour l’approbation conjointe du schéma départemental par le président du conseil général et le préfet. Au-delà, le préfet peut l’approuver seul. Aujourd’hui l’ensemble des schémas a été publié.

                La loi a institué ensuite un délai de deux ans à partir de la publication du schéma départemental pour la réalisation des aires d’accueil par les communes.

                Mais l’article 201 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a prorogé de deux ans, le délai pour la réalisation des aires d’accueil par les communes, ou les établissements publics de coopération intercommunale en ayant reçu la compétence, lorsque la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale a manifesté, dans ce délai de deux ans supplémentaires, la volonté de se conformer à ses obligations :

                - soit par la transmission au représentant de l’État dans le département d’une délibération ou d’une lettre d’intention comportant la localisation de l’opération de réalisation ou de réhabilitation d’une aire d’accueil des gens du voyage ,

                - soit par l’acquisition des terrains ou le lancement d’une procédure d’acquisition des terrains sur lesquels les aménagements sont prévus,

                - soit par la réalisation d’une étude préalable.

                A l’expiration de ce délai, et après mise en demeure par le préfet restée sans effet dans les trois mois suivants, la commune qui n’a pas rempli les obligations mises à sa charge, peut se voir imposer la réalisation des travaux d’aménagement sur les terrains préalablement acquis par l’Etat à cette fin. Ces dépenses d’aménagement constituent des dépenses obligatoires.

                4) Pouvoir de substitution du préfet

                Le nombre de places à prévoir est fixé par l’arrêté préfectoral validant le schéma départemental d’accueil des gens du voyage. Ce nombre prend en compte différents éléments, notamment les besoins identifiés et les aménagements déjà réalisés dans la commune.

                Lorsqu’une commune ou un EPCI n’a pas rempli les obligations mises à sa charge par le schéma départemental, comme par exemple, réalisé une aire d’accueil ou bien passé une convention pour participer financièrement à une aire, dans un délai de 2 ans à compter de la publication du schéma départemental, le Préfet peut, après mise en demeure restée sans effet dans les trois mois suivants, acquérir les terrains nécessaires et réaliser les travaux d’aménagement, au nom et pour le compte de la commune ou de l’EPCI.

                Les dépenses sont alors inscrites au titre des dépenses obligatoires au budget de la commune ou de l’EPCI. Dans ce cas, les aires seront réalisées sans les aides de l’Etat prévues par la loi.

                La procédure d’inscription d’office s’applique également aux communes ou aux EPCI qui ont passé une convention et qui refusent de verser le montant de leur participation obligatoire.

                5) Caractéristiques des aires d’accueil

                Les caractéristiques des aires d’accueil ont été notamment précisées par la circulaire n°06/00074/C en date du 3 août 2006.

                Elle prévoit que la localisation des aires doit garantir le respect des règles d’hygiène et de sécurité des gens du voyage. Ayant une vocation d’habitat, les aires d’accueil sont situées au sein ou à proximité des zones urbaines afin de permettre un accès aisé aux différents services urbains, notamment sanitaires, sociaux et scolaires et d’éviter les surcoûts liés aux travaux de viabilisation.

                L’aménagement, l’équipement et la gestion des aires d’accueil des gens du voyage doivent être conformes aux normes définies par le décret n° 2001‑569 du 29 juin 2001 relatif aux normes techniques applicables aux aires d’accueil.

                Ainsi, par exemple, la place dite « de caravane » doit permettre le stationnement d’une caravane, de son véhicule tracteur et, le cas échéant, de sa remorque. Chaque place de caravane doit comporter un branchement d’eau potable et une borne électrique.

                L’aire est dotée des équipements sanitaires comportant un bloc sanitaire, intégrant au moins une douche et deux WC, pour cinq places de caravane.

                Le gestionnaire de l’aire d’accueil établit un dispositif de gestion et de gardiennage qui permet d’assurer, au moins six jours par semaine, la gestion des arrivées et des départs, la perception du droit d’usage et le bon fonctionnement de l’aire d’accueil, notamment en ce qui concerne la régularité du service de ramassage des ordures ménagères. Le gestionnaire rédige, à cette fin, un règlement intérieur et il adresse au préfet le rapport annuel de fonctionnement de l’aire prévu au III de l’article 4 du décret du 29 juin 2001 précité.

                La satisfaction aux normes du décret ouvre droit à la subvention pour l’investissement prévue à l’article 4 de la loi du 5 juillet 2000 et, pour les aires d’accueil, à l’aide à la gestion prévue à l’article 5 de cette même loi, ainsi qu’à une majoration de la dotation globale de fonctionnement

                La conception de l’aire doit tenir compte des règles sanitaires et de sécurité en vigueur ainsi que des règles d’accessibilité de l’article R.111-19.1 du code de la construction et de l’habitation.

                La durée maximum du séjour autorisé est précisée dans le règlement intérieur de l’aire d’accueil. Cette durée qui ne doit pas encourager la sédentarité des gens du voyage sur les aires d’accueil, ne doit pas être supérieure à 5 mois. Mais des exceptions peuvent être faites, notamment pour permettre aux enfants scolarisés sur place d’achever leur année scolaire.

                ouh la la pas gentil la mairie pffffff

              • tourn en ron 10 septembre 2010 16:55

                MOI J’AI ÉTAIS CHOQUER EN CLASSE DE CP QUAND ABDEL JEUNE MAROCAIN VENANT D’INTÉGRER NOTRE CLASSE NE SACHANT PAS UN MOTS DE NOTRE LANGUES MADAME CHAMOREAU LUI DIT TOUT EN LE RAMENANT VERS SA PLACE ,VA A COTER DU RADIATEUR CE SERA DÉJÀ SA DE PRIE IL A ÉTAIS BRIMER HUMILIER TOUT SA AURAI PUE LE RENDRE VIS A VIS DE LA FRANCE INTOLÉRANT ETC ETC MAIS ILS A TOUJOURS ÉTAIS UN GENTIL GARS ILS N’EST PAS DEVENUE PLOMBIERS COMME LE VOULEZ LES CONSEILLER D’ORIENTATION MAIS AVOCAT AU BARREAU DE PARIS CES SOEUR ON ÉTAIS DIRIGER VERS LA COIFFURE LA COUTURE ET LA GÉRIATRIE AUCUNE N’EN NA FAIT SON MÉTIERS, LA COIFFEUSE EST EXPERTE COMPTABLE ,DES ETUDE QUEL A REPRISE APRES CINQ AN DE COIFFURE LA COUTURIÈRE EST COMMERÇANTE A SON COMPTE MAIS RIEN A VOIR AVEC LE PRÊT A PORTER ,LA GÉRIATRE EST QUAND A ELLE DEVENUE L’UNE DES MEILLEUR VENDEUSE DE FORTIS QUAND A LEUR PETIT SOEUR QUI’IL ON ESSAIE D’ORIENTER VERS LE SECRÉTARIATS ELLE EST DIPLÔMÉ DE LA SORBONNE EN LETTRE MODERNE ET ELLE EST A SCIENCE PO ACTUELLEMENT CI ILS N’AVAIS PAS EUT CETTE HARGNE ILS AURAI ÉTAIS DES CONTRE CITOYENS ET QUI AURAIS ÉTAIS RESPONSABLE EUT ET NON LES PROF VOUS VOYER CES PLUS COMPLIQUER QU’IL N’Y PARAIT (MAIS LE COUP DU RADIATEUR MA DÉGOUTTER ET ME DÉGOUTTE ENCORE ) CES POUR CELLA QUE JE CITE LE NOM DE LA PROFS 


                • Cogno2 10 septembre 2010 17:01

                  C’est obligé les majuscules ?
                  Parce que c’est chiant à lire.


                • tourn en ron 10 septembre 2010 17:09

                  C’est obligé les majuscules ? OUI CI SA TE FAIT CHIER !!!!!!!!!!! NON ALLEZ J’rigole 


                • samuel * 10 septembre 2010 17:13


                   Triste histoire en effet... qui montre que la France a parfois fait des erreurs voire des fautes.
                   


                • galien 10 septembre 2010 18:07

                  Oui, tout à fait, ce sont ces mêmes enseignants qui prônent le multiculturalisme qui condamnent tous les élevés brillants d’origine étrangère des études plus que bas de gamme sans rapport avec leur talent.

                  Il n’hésitent pas à envoyer Samia, douée en philo faire un BTS de secrétaire tandis que Laurence, parfaite idiote aura droit à la FAC. Tout ceci est un mécanisme de reproduction des élites à caractère ethnique, c’est bien éloigné de la méritocratie républicaine.
                  Oui à la diversité, mais pas chez moi, à part dans la cuisine ou les latrines.

                  Quand je dis que les vrais racistes sont à gauche.


                • Lucien Denfer Lucien Denfer 10 septembre 2010 20:44

                  Faut pas dire n’importe quoi SVP !!

                  Les situations que vous décrivez ne sont pas la généralité, il existe aussi des personnes intègres et de véritables humanistes, pas seulement chez les enseignants mais dans tous les métiers et catégories sociales. A ces comportements qui n’ont rien de glorieux on peut opposer celui des héros du quotidien qui soignent et sauvent tout le monde, quelque soit la couleur de peau, le prénom ou les présupposées croyances religieuses.


                • Vilatte 11 septembre 2010 11:24

                  En tout cas, vous, votre scolarité a été complètement baclée si on en juge par votre orthographe.

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