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Accueil du site > Actualités > Société > Et la politesse, bordel !

Et la politesse, bordel !

L’humanité a besoin d’exécrer ses victimes...

Tout commence par une simple discussion amicale entre chômistes. On y parle du coût des télécommunications, qui plombe le budget des précaires sans qu’ils puissent réellement s’en passer, et des moyens de réduire la facture globale au minimum. Bien sûr, on y parle des services dont on peut se passer, et des choses qu’on aimerait éviter, quand le sujet revient sur le sempiternel harcèlement téléphonique des boîtes de marketing direct.

Bien sûr que c’est gonflant quand un gars coupe votre élan créateur pour tenter de vous fourguer assez lâchement une véranda ou une cuisinière. Mais je commence à m’agacer quand un autre chômiste parle de la joie qu’il éprouve à vider les télémarkéteux comme des étrons fulminants.

Quelle étrange perversion fait que les plus mal lotis d’entre nous se plaisent à rembarrer méchamment ceux qui sont globalement dans la même galère qu’eux ? Ayant trimé huit mois dans une société de sondages par bigophone, j’ai vraiment beaucoup souffert de la constance de l’agressivité des gens, qui pensaient avoir un permis de se défouler sur plus misérables qu’eux-mêmes :

Je ne suis plus chez FT et j’ai demandé à ce que mon numéro ne soit pas utilisé à des fins de marketing. Le problème, c’est qu’il y a des sociétés pouilleuses qui n’ont pas de quoi se payer un listing de numéros et se le constituent à l’arrache en pompant les annuaires en ligne, sans se soucier des recommandations de non harcèlement.

Sachant que les types qui appellent sont des crevards comme nous, qu’ils ne sont généralement payés qu’à la com’ ou à l’entretien validé, les laisser débiter l’argu qu’on leur force à lire n’est pas très sympa : ça leur fait perdre du temps.

En plus, toujours être poli : parce que se faire insulter par les inters [petit nom doux pour désigner les personnes contactées] est une agression à ajouter à des conditions de travail vraiment pourries. Ce n’est pas parce que ces gens sont traités comme des esclaves que nous devons nous comporter comme des négriers. Juste deux phrases aimables pour leur dire que nous ne correspondons pas au profil recherché et que nous leur souhaitons une bonne continuation et plus de chance auprès du suivant, c’est un baume revitalisant dans ce genre de job, que vous ne pouvez pas imaginer. Et c’est en plus une manière de refuser les rapports de force qu’on nous impose entre gueux !

Le pire, c’est que ceux qui se font les griffes sur le lupemprolétariat (en gros, ceux qui bossent comme des abrutis dans des conditions indignes pour des salaires qui ne leur permettent jamais de se sortir de la pauvreté. Il existe aussi une autre définition, plus proche des représentations sociales actuelles de cette classe laborieuse ultra pauvre : Le lumpenprolétariat forme une masse strictement différenciée du prolétariat industriel recruté dans les bas-fonds, voleurs et criminels de toute sorte, vivant en marge de la société, des gens sans travail défini, sans foi ni loi. (K. Marx - Les luttes de classes en France,1848/1850, page 216 - tome 1 œuvres complètes - édition anglaise), cité dans Les classes sociales.) ne sont pas des salauds sans coeur, comme on aimerait à le croire. Ils ont juste trouvé encore plus stigmatisés, plus faibles et plus vulnérables qu’eux, et la nature humaine est ainsi faite que c’est toujours sur les plus faibles qu’on se libère de ses propres frustations amassées au fil des jours et des rebuffades sans fin.

Aussi, chaque fois qu’un galérien du phoning parvient jusqu’à moi, j’ai à coeur de lui répondre courtoisement, poliment, même si je compte bien faire dans la brièveté. Souvent, même, en prenant congé, je glisse un petit mot gentil d’encouragement, un petit rien qui peut potentiellement soulager, quelques instants, la tension cumulée tout au long d’une longue journée d’humiliations diverses et variées. Parce que je me souviens très bien de mes huit mois de phoning. Parce que, même sans avoir vécu ce genre de boulot, difficile le plus souvent, exercé dans une ambiance hiérarchique malsaine, il y a toujours moyen de se tenir informé des conditions de travail dans ce secteur, ne serait-ce qu’en allant lire cet excellent papier de Ron l’infirmier (dans ce registre, il faudra bien un jour que je vous raconte mon édifiante expérience de vacatrice d’enquêtes téléphoniques. Le pire, c’est que j’ai appris depuis que je ne faisais pas partie des plus malchanceux de la profession).

L’agression

Bien sûr, il n’est pas nécessaire d’avoir connu dans sa chair et dans son sang un métier difficile pour se sentir solidaire de ceux qui y sont encore enchaînés. Même si ça aide bien. Même si, un peu comme les anciens fumeurs, il y a d’anciens galériens parvenus, à force d’abnégation et de soumissions, à se sortir de leur basse extraction et qui deviennent eux-mêmes des petits chefs haineux et revanchards, comme si maltraiter ceux dont ils ont la responsabilité pouvait abolir leur propre passé d’esclave, les rendre innocents par avance de toute connivence malvenue avec leur anciens compagnons de misère.

Cette haine du faible, finalement, est une chose plutôt bien partagée dans notre société prétendument avancée et civilisée.

Il faut dire que j’ai aussi bossé dans la restauration rapide. Et la rudesse des clients y est une constante, comme si le petit uniforme étriqué qui sent la frite était un permis de molester. Bourgeois ou intérimaires, jeunes ou vieux, hommes ou femmes, noirs ou blancs, tout le monde s’y entend tacitement pour traiter les employés comme des chiens, participant ainsi d’eux-mêmes à la machine à broyer les hommes et les femmes. Bourreaux occasionnels pour s’oublier comme victimes permanentes.
Parce que ce monde, cette organisation sociale nous agresse, nous ne trouvons rien de mieux que d’agresser en retour, comme une défense nécessaire contre la rugosité des échanges en milieu socialisé.

La politesse, fondamentalement, n’est pas qu’une sorte de convention un peu rigide qui sert surtout à assommer les enfants, c’est le nécessaire fluide qui rend les relations humaines possibles, qui nous permet de mettre en oeuvre, chaque jour, le vivre-ensemble nécessaire au bon fonctionnement de la vie sociale, alors même que la densité de population, dans bien des mégapoles, met nos organismes à rude épreuve.

Le bruit, la foule, la pression constante des autres, les odeurs intrusives, les coups d’épaules involontaires dans la file d’attente perpétuelle, tout cela n’est qu’agression constante qui soumet notre corps et notre psychisme à rude épreuve. La permanence de l’agression de la masse rend continu l’impact du stress sur nos organismes et affaiblit l’ensemble de nos défenses, pourtant si bien conçues.

La politesse ritualise l’intrusion permanente de l’autre dans notre espace intime et relativise l’agression, la désamorce. Le simple fait de bredouiller une vague excuse après avoir bousculé quelqu’un par inadvertance désamorce son agressivité. Un sourire, même embryonnaire, est un signal pertinent de non-agression, et l’adrénaline qui prépare à la réaction reflue presque naturellement. Le simple fait de sourire quand vous parlez à quelqu’un, même si ce sourire n’est pas sincère, diffuse une bonne dose d’endorphine dans les organismes. Grimacer un sourire en cas de stress ralentit le rythme cardiaque...

Être poli permet de vivre en société à moindre coût de stress.

Autrement dit, la politesse n’est pas qu’une convention obsolète appartenant à un monde disparu, aujourd’hui phagocyté par la religion de l’ultraconcurrence, c’est un mode de survie particulièrement efficace.
Finalement, je suis polie parce que cela me fait du bien. Parce que distribuer des sourires et des phrases gentilles, non seulement ne me coûte rien, mais en plus me fortifie. Parce que provoquer un reflux d’adrénaline chez mon interlocuteur est la manière la plus efficace de garantir une certaine forme de paix sociale. Parce que cela me permet aussi de résister concrètement à l’emprise d’un mode de vie délétère fondé sur la compétition la plus sauvage. Car plus j’apaise mon esprit et celui des autres autour de moi, et mieux mon organisme fonctionne. Et un organisme qui fonctionne bien, sans stress, sans tension, peut abriter une pensée fluide, efficace et claire. Ce qui est la pire des choses que nous puissions faire. Penser par nous-mêmes. Nous respecter les uns les autres. Ne plus avoir peur. Nous parler. Nous comprendre.

Il est amusant de noter que la politesse, la gentillesse, sont considérées comme des marques de faiblesse dans notre société de l’absolue efficacité. Il y a l’idée étrange que le respect s’obtient par la crainte, que le harcèlement est le mode de management le plus efficace, qu’il faut presser le citron pour en sortir le jus. La politesse serait l’arme des faibles et l’agression celle des forts. C’est une pure perversion de notre organisation sociale, et l’attaque est la défense de ceux qui ne se sentent pas à la hauteur.
Parce que finalement, entre celui dont les cris et les grognements traduisent le manque d’assurance et le besoin de dominer par la peur et qui vit, logiquement, dans la peur de l’insurrection, et celui qui soulage les tensions et peut obtenir des autres, non pas le jus, mais le nectar, volontairement, et non sous la contrainte, dans une coopération mutuelle et librement consentie, d’après vous, qui est le fort, et qui est le faible ?


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62 réactions à cet article    


  • Marsupilami Marsupilami 5 décembre 2006 12:02

    Bravo pour cet excellent témoignage plein d’humanité et de lucidité, et drôle avec ça. La politesse est un lubrifiant social qui malheureusement se raréfie de plus en plus dans nos sociétés de plus en plus stressées, agressives et moutonnièrement individualistes.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 décembre 2006 12:03

      Merci pour cette minute de sagesse philosophique toute emprunte d’un bon sens qu’on regrette ne pas être assez partagé.


      • La Taverne des Poètes 5 décembre 2006 19:08

        Même commentaire que vous, cher Bernard mais « empreinte » j’aurais dit : du verbe empreindre ici. smiley verbe peu usité il est vrai et du coup un peu oublié.


      • La Taverne des Poètes 5 décembre 2006 19:31

        à Monolecte :

        C’est une question de civilité que vous posez là mais, plus que cela, une question philosophique quand vous dites : « L’humanité a besoin d’exécrer ses victimes... La nature humaine est ainsi faite que c’est toujours sur les plus faibles qu’on se libère de ses propres frustations amassées au fil des jours et des rebuffades sans fin. » Hélas cela se vérifie lors des périodes dramatiques de l’Histoire, les guerres...

        « Finalement, je suis polie parce que cela me fait du bien. » C’est une règle d’hygiène alors : pas de l’empathie, de l’amour du prochain ? Non, je crois que l’on est poli parce que l’on veut pas blesser l’autre et pas pour une simple raison égoïste.

        J’ai commencé ma vie professionnelle par des petits boulots dont le porte à porte. Et je connais la réalité dont vous parlez. Comme vous, je ne me défoule pas sur les démarcheurs et je leur fait comprendre avec le sourire (mais au téléphone on ne peut sourire...) qu’ils perdent leur temps.

        Votre article est utile et intéressant. Merci pour ces rappels simples.


      • Algunet 6 décembre 2006 06:56

        @ la taverne :

        Je partage votre commentaire, cependant, contrairement à ce que vous pensez, au téléphone si vous souriez en parlant, l’interlocuteur le ressent ; de même d’autres émotions sont exprimées au travers de la parole telles la colère, la lassitude, la tristesse... et tout cela autour d’une même phrase. smiley Donc ne pas hésiter à répondre au téléphone avec le sourire...


      • panama (---.---.198.59) 5 décembre 2006 12:56

        Comme je vous comprends et soutient ! Ayant moi-même été téléprospecteur (travaillant sur des annuaires FT smiley ), puis responsable d’une équipe de télépro, je connais la dureté de ce travail.

        Votre article me rappelle un passage de « La folie des grandeurs » :

        Y. Montand, bousculant un homme « oh, je vous prie de m’excuser ! »

        De Funes (frappant Y. Montand de son chapeau) : « On ne s’excuse pas quand on est un Grand. Quand on est riche, on est désagréable ! »

        Louis XIV disait : « l’exactitude est la politesse des rois ». On peut l’interpréter comme un certain hommage à la politesse.


        • schroen (---.---.202.60) 5 décembre 2006 12:57

          Le telemarketing, quel souvenir, 55 entassés dans 60 M², pas de casque micro, la voix qui se mute toute seule une fois tout les deux trois mois, les CDD de 15 jours déchirés tout les 15 jours pour de nouveau 15 jours, les primes non assimilable au régime des retraitres et le tout pour un magazine de défense de consommateurs et un ancien magazine de cagoulard... J’en avais d’ailleurs parlé lors de mon intervention chez la frigide Chabot dans son émission « A vous de juger » sur la précarité des jeuns, avec des djeuns de scienspo et de l’ENS et de l’ENA bref ça sentait la précarité à plein nez. D’ailleurs les leadeurs politiques de gauche comme de droite (c’est à dire la mère aubry qui ne doit pas boire que de l’eau et qui a de très jolies bloucles d’oreilles et De Robien notre ministre de l’éducation à la synthase grammatical très laborieuse) ont éluder la question... Quand au neveu de Dray, le petit morveau d’étudiant qui ne l’est pas parce que on peu pas être syndiqué et bosser convenablement lui pensait que c’était un droit de ne pas avoir à travailler comme ça avec un Bac +4/5 à ce quoi je lui ai répondu que le niveau d’étude en call center a paris étais plus proche de Bac+5 que du BEP. Enfin c’est pas si grave de ce faire rembarrer à longueur de journée, ce qui est grave c’est de pas faire ses chiffres...

          Schroen Leadeur de Groupe Fatal Commercial avec sa chanson « Met ta cravate, met ta cravate, si tu fais pas ton CA on va te savate !!!!!!!!!!! »


          • Bill Bill 5 décembre 2006 13:17

            Tout à d’accord sur ce commentaire ! On ne sait jamais à qui on s’adresse au téléphone, les télépro sont parfois des artistes en mal d’argent, des étudiants, des mères de famille ou encore des cinquantenaire au chomage...

            Bill


          • chantecler (---.---.146.80) 5 décembre 2006 13:09

            @ Monolecte:je suis trés sensible à ce que vous avez écrit:la politesse et la convivialité devraient être plus souvent à l’ordre du jour...Dans ce monde de plus en plus brutal...Beaucoup de salariés subissent cette violence... Les médias ont leur part de responsabilité dans ces manifestations:combien d’émissions pour abaisser ou humilier les gens.Combien de débats où les invités sont systématiquement interrompus dans leurs développements...Et je ne parle pas du culot,de l’agressivité explicite ou sous entendue de certains animateurs,et de leur nombrilisme:combien de fois ai-je assisté à des discussions où l’animateur ayant posé sa question,se permettait de terminer à sa manière la réponse:sous entendu:c’est mon émission,le temps est compté(pub),la parole et la direction du débat m’appartiennent,et vous n’êtes que mon faire valoir...Ou ce que vous dites je le sais donc tout le monde le sait,donc cela n’a aucun intérêt.Passons donc à la question suivante et ainsi de suite : couper la parole et poser cinq questions en même temps est un art apprécié par les directeurs de chaînes...C’est du boulot pour rattraper cela à l’école...Pour en revenir à votre intervention je vais essayer de faire encore plus attention à mon interlocuteur (trice),mais cela pose tout de même un problème :être dérangé à tout moment, un samedi soir,ou pendant que vous dormez est tout de même exagéré,et de l’ordre de l’intrusion dans la vie privée:cela me rappelle une réflexion de cet inénarrable Séguéla qui disait que les gens devraient être plus attentifs aux messages publicitaires s’ils voulaient en avoir moins...


            • Bill Bill 5 décembre 2006 13:13

              J’ai moi-même travaillé pas mal de temps dans le « phoning » et je trouve ce que vous en avez écrit plein de bon sens. En effet durant cet exercice, j’ai eu toutes sortes de personnalité au téléphone. J’ai aussi eu de braves gens au téléphone, non pas dans les cellules d’appels, mais parmi ceux qui me répondaient, et comme j’aime à cultiver l’humanisme, je prenais le temps de parler avec eux. Parfois ils me racontaient leurs soucis, je pense à une femme de ménage, mère de trois enfants, dont deux malades et qui a commencé à se défouler sur moi (je réceptionnais des appels), la pauvre femme était seul avec ses enfants (l’un d’eux leucémique...) et s’est rendu compte qu’elle m’avait mal parlé, elle s’est excusée et m’a pârlé de ses ennuis, en me disant que c’était tombé sur moi... ! La brave femme, j’espère qu’elle se porte bien aujourd’hui, elle m’avait beaucoup ému ! Une autre femme me racontait qu’elle se retirait de la vie dans une sorte d’hopital, car elle était atteinte d’une maladie qui l’enverrait six mois plus tard au cimetierre et elle ne voulait pas que ses enfants la voient dépérir... Que Dieu (s’il existe) ait son ame !

              Mais je connais à présent toutes les excuses : j’ai quelqu’un chez moi, je ne peux pas vous parler, ou encore, j’attends un coup de fil urgent... Dites leur « non », tout simplement ! Moi je m’amusai à dire "d’accord, je vous rapelle tout à l’heure, 18h00 ? non ? 20h00 ? Bon alors je vous appelle demain à 9h00...

              il y a aussi des métiers du téléphone où les gens sont bien payés et font quelque chose d’intéressant, pour ne pas généraliser sur ce domaine, et parfois il est intéressant de savoir ce qu’on va vous dire.

              Et pour compléter : il faut quand même se méfier ! il y a des appels pas bien « catholiques », notament les cuisines ou encore les assurances auprès des vieux ! Je me suis tiré de certaines entreprises à l’époque (et pourtant j’avais plus que besoin d’argent !) parce que je me refusai à manipuler des vieilles grand-mères ou à emmerder inutilement les gens pour des conneries...

              bien à vous tous !

              Bill


              • panama (---.---.198.59) 5 décembre 2006 14:37

                Moi ce qui m’étonne c’est le nombre de personnes ayant travaillé dans ce job infernal.

                Comme quoi la précarité n’est pas née au XXIème siècle, MM les étudiants.


              • Yann (---.---.11.44) 5 décembre 2006 13:19

                Bien sur qu’il faut etre poli, mais il ne faut pas oublier que c’est celui qui appelle qui dérange, et quand c’est en plus pour vendre un truc dont quasiment personne ne veut, c’est de l’abus. Il faudrait etre poli avec quelqu’un qui nous dérange ? Du genre quelqu’un nous rentre dedans dans la rue, et on s’excuse d’etre sur son chemin, je pense pas que beaucoup le fasse, alors ecouter ce que les vendeurs on a dire au téléphone est déjà un effort, il ne faut pas trop en demander non plus. Il m’est parfois arrivé de raccrocher quand ils s’entetent et qu’ils nous font perdre notre temps. Ou est la politesse quand on est abligé de dire plusieurs fois « non » avant qu’ils renoncent ?


                • Monolecte Monolecte 5 décembre 2006 13:29

                  Personne ne vous force à répondre quand le téléphone sonne, non ?


                • Bill Bill 5 décembre 2006 13:29

                  Et là je suis bien d’accord avec toi Yann, faut pas non plus tolérer les lourdeaux qui insistent pendant trois heures !

                  Bien à toi

                  Bill


                • Bill Bill 5 décembre 2006 13:33

                  Mais monolecte,

                  Admettez que vous avez déjà vu des téléacteurs désagréables au téléphone, j’ai vu à l’époque de vrais malotrus ! Les gens vous accueillent gentiment au téléphone, il ne faut pas non plus les considérer comme des chiens ! Moi j’ai toujours eu à l’époque de la considération pour eux ! Ce n’était pas le cas de tous mes collègues !

                  Bill


                • Grouik (---.---.72.26) 5 décembre 2006 13:49

                  Ne pas oublier que ce n’est pas un particulier qui nous appelle mais le représentant commercial d’une société.

                  On est donc censé s’adresser à un professionel (arf). Dans ce cadre, il me paraît légitime de l’envoyer « chier courtoisement » : on est sans concession pour le professionnel mais on est poli avec la personne.

                  Si un appel m’embête, j’utilise une formulation du type : « si vous avez l’occasion de remonter l’avis des personnes appelées à votre hérarchie, sachez que j’ai bien noté le nom de votre entreprise comme entité non recommendable puisque réalisant des appels non sollicités, au revoir ». Des fois que l’appel est enregistré ou écouté par un manager smiley


                • Yann (---.---.11.44) 5 décembre 2006 14:09

                  @ Monolecte Chez moi, quand le téléphone sonne, je réponds, ca me semble normal. Ce qui l’est moins, c’est de déranger les gens chez eux pour leur vendre des trucs. Il y a la télé et la radio pour faire de la pub, et les magasins au cas où les gens veulent acheter. Ca me parait suffisant.


                • Fred (---.---.64.1) 5 décembre 2006 15:35

                  D’accord avec votre article mais d’accord aussi avec ces commentaires. J’essaie moi même d’être toujours aimable (et je partage tout à fait votre sentiment sur l’aspect bien agréable, même pour soit, de la politesse) mais des fois c’est un peu difficile. C’est la fameuse phrase de Coluche (approximativement) "Je ne peux pas reprocher à quelqu’un de me taper sur l’épaule mais quand c’est le centième). A une époque je n’osais même plus répondre au téléphone, me demandant avec quels trucs on allait encore m’emmerder. Alors effectivement les gens qu’on a en ligne essaye de gagner leur vie, mais, à défaut d’avoir leur supérieur sous la main, on a des fois franchement envie de les envoyer peter.


                • Fred (---.---.64.1) 5 décembre 2006 15:39

                  Tiens et puis récemment j’ai découvert une nouvelle méthode de télémarketing. Ton téléphone sonne, tu décroches et t’as une boite vocale qui te dit que quelqu’un va prendre la ligne. On croit rever !! Mais du coup le grand avantage c’est qu’on peut raccrocher immédiatement sans être désagréable.


                • Marsupilami Marsupilami 5 décembre 2006 15:39

                  @ Monolecte

                  « Personne ne vous force à répondre quand le téléphone sonne, non ? ».

                  Excellente réponse, en ces temps de folie téléphonneuse intégrale. C’est simple : on branche son répondeur et on ne répond qu’aux appels auxquels on a envie ou bien auxquels il est nécessaire de répondre. Vu que la plupart des téléphonneurs n’ont rien d’intéressant à raconter et ne laissent pas de message, ça fait un bon nettoyage par le vide. C’est pas pratique permanente et très efficace.

                  Anecdote personnelle vécue sur les maléfices de la téléphonnite : il y a trois ou quatre ans, j’avais acheté un graveur, dont la puplicité mensongère ne mentionnait pas qu’il était incompatible avec mon Mac. J’ai donc demandé un remboursement, non pas à la FNAC où je l’avais acheté (elle n’était pas légalement responsable), mais à l’entreprise qui fabriquait ce graveur, par l’intermédiaire de son call-center délocalisé en Irlande. Les gens sur qui je suis tombé ne m’ont donné que des réponses qui attestaient de leur totale mauvaise foi et incompétence. L’affaire a duré 6 mois. Au début, j’étais courtois comme je le suis toujours dans ce genre d’affaire, mais au bout de deux ou trois mois, j’ai commencé à m’énerver sec avec les pauvres employés de cette boîte. Je vous passe les péripéties, mais j’ai fini par obtenir gain de cause et j’ai été remboursé de mon achat basé sur une publicité mensongère. J’ai alors envoyé un courriel (pendant ces six mois, l’entreprise était passée de l’assistance téléphonique à l’assistance courriel sans crier gare) au chef de l’équipe technique pour lui dire que je m’excusais auprès de lui et de ses coéquipiers d’avoir été aussi discourtois et en lui expliquant que je ne pouvais qu’être chiant pour obtenir gain de cause. Deux semaines plus tard il m’a répondu, en me faisant savoir qu’il avait démissionné de son poste tant il n’en pouvait plus d’avoir à imposer à son équipe une stratégie systématique du mensonge, commandée par la direction de cette entreprise, afin de dégoûter les clients victimes de publicité mensongère comme moi, d’aller jusqu’au bout de leurs récriminations... Il m’a alors détaillé les conditions de travail effroyables et esclavagistes dans cette boîte.

                  Un honnête homme, quoi. Ça devient rare.


                • Demian West (---.---.246.139) 5 décembre 2006 15:53

                  Monolecte,

                  Saviez-vous que le peintre Degas avait pris en horreur, d’une part, Manet, puisqu’il en était jaloux jusqu’à l’éviter et jusqu’à ne jamais le saluer quand ils se croisaient à la « Nouvelle Athènes » qui était le café où les impressionnistes se rencontraient. Et d’autre part, Degas répugnait à tout ce qui entourait le téléphone qui entrait dans les foyers, et parce qu’il trouvait invraisemblable d’être sonné par une machine comme elle appellerait son domestique.

                  Aussi, fit-il l’économie de ce maître-fil du tournant du siècle. Degas qui était notre dernier classique, si l’on prolongeait, pour notre agrément, l’effet du divin Corot.

                  Demian West http://groundinfo.blogspot.com/


                • Monolecte Monolecte 5 décembre 2006 15:57

                  Voilà un témoignage (celui du gars démissionnaire du call center) qui gagnerait grandement à être largement diffusé !!!!

                  Sinon, je rappelle aussi que pour une somme plutôt modique, on peut obtenir l’affichage du numéro de téléphone de l’appelant sur son combiné. En cas de non-numéro, ne pas décrocher, c’est sûrement une entreprise démarcheuse.
                  Les petits veinards qui sont en téléphonie IP comme moi ont accès à ce service gratuitement et peuvent en plus demander à leur système de rejeter les appels anonymes : le correspondant est alors aiguillé vers un répondeur vocal qui l’encourage à afficher son numéro pour pouvoir me joindre. Problème du truc, des correspondants privés pas doués peuvent émettre sans le vouloir des appels non identifiés...


                • Demian West (---.---.246.139) 5 décembre 2006 16:29

                  Monolecte,

                  Pour diffuser utilement un témoignage, il faudrait auparavant pouvoir en estimer sa valeur à la pierre de touche.

                  Sinon, on pourrait aussi bien demander à des scénaristes de l’imaginaire, de nous en produire assez et prou, pour occuper la ligne encore plus éternellement.

                  Pour ma part, je ne crois pas tout ce que je lirais, comme je ne croirais pas tout ce qu’on me téléphonerait, en criant au témoignage vérisimilaire.

                  Ce que dit un peu le sujet et le ton cynique ou caustique de votre article, que vous venez de quitter hasardeusement pour une naïveté qui montre votre fond plus tendresse.

                  Demian West


                • mauvaisens (---.---.243.251) 5 décembre 2006 18:39

                  Bonjour,

                  Mauvaise solution, je viens de changer 3 fois de n° de tél pour éviter les appels commerciaux, et maintenant quand j’appelle mon numéro est privé. Donc, si on suit votre raisonnement personne, ne doit décrocher à mes appels !!!En plus je paye pour cela.

                  Peut-être est-ce aux entreprises d’être polies,et de respecter les « consommateurs », mais c’est vrai, dans consommateur il y ’a « co. »


                • Marie Pierre (---.---.163.211) 5 décembre 2006 13:40

                  Allez, un livre de Jean Louis Fournier (encore, celui de la Grammaire Impertinente) : ’Je vais t’apprendre la politesse......’ et sur le dessin : p’tit con. Succulent.

                  Très bon article, merci à vous.


                  • Z. (---.---.39.132) 5 décembre 2006 14:22

                    La politesse a ses limites, je recois des appels de « filiales » de Bouygues Télécom, 2 à 3 par semaine depuis plus de 6 mois...

                    Et bien aujourd’hui, quand c’est ma femme qui décroche, elle les envois chier, car c’est tout ce qu’ils méritent, pour ma part, j’essaye dans un premier temps de leur expliquer que je connais leur discours par coeur, pour cause...et je leur demande de me retirer de leurs fichiers, là j’ai deux types réponses : la première, mon interlocuteur acquiesse et dit qu’il va remotner mon problème à sa hiérachie, la seconde, plus comique, mon intelocuteur me dit que ce n’est pas son boulot, lui il a une liste et doit appeler tout le monde, point !

                    Dans le second cas, je lui pourri la vie, il y a des limites, MER..

                    Sinon, je fais aussi souvent ça, je leur dit qu’on sonne à la porte (ou autre excuse) et je pose le téléphone..en espérant leur faire perdre un maximum de temps, au moins pendant ce temps perdu, ils n’emmerdent personne !

                    — 


                    • Ronny Ronny 5 décembre 2006 15:04

                      @ auteur

                      Très bien votre article... J’espère que beaucoup le liront.

                      Effectivement, je ne peux que faire le même constat que vous. Je suis aussi inscrit sur les listes « sans pub » du fournisseur téléphonique, mais cela ne change rien au fait que je sois démarché. J’essaye donc d’indiquer de la façon la plus aimable à la personne ne ligne, que je souhaite pas être démarché à la maison. En général cela suffit. Quand les gens insistent, j’insiste aussi, et au pire, si l’interlocuteur se fait « lourd », je lui souhaite une bonne soirée et je raccroche. Pas terrible mais je n’ai rien trouvé de mieux pour le moment smiley !

                      Pour le reste, j’anime une équipe d’une dizaine de personnes sur mon lieu de travail, et je dois faire passer des messages lorsque cela est nécessaire. Mon attitude est toujours d’être aimable, si possible souriant (sans paraître moqueur) pour dire les choses importantes, en groupe comme entre « 4’zieux ». Elles passent tellement mieux comme cela. Et les collaborateurs stressent moins et sont plus productifs !

                      Je fais aussi le même constat lorsque je bénévole dans certaines associations : l’attitude de certains (peu, heureusement) est détestable vis à vis des bénévoles, qu’ils considèrent comme des « larbins » à leur botte, toutes classes sociales confondues d’ailleurs. Mon frère, professeur, à le même sentiment d’être aux ordres de certains parents dont le discours est à la limite de l’insultant... smiley

                      Je crois qu’en sus d’un certain manque d’éducation, le problème vient d’un manque de réflexion, et plus récemment un formatage mental autour thème de l’efficacité. Pas le temps de « prendre les formes », il faut être rentable, rapide et pourquoi pas un poil dominateur avec les autres... Au delà, je pense que le problème de fond est la facilité qu’ont certains de nos concitoyens à faire valoir leurs droits en oubliant tout simplement leurs devoirs.


                      • Pas l’oie, pas pris (---.---.79.7) 5 décembre 2006 15:11

                        " Il est amusant de noter que la politesse, la gentillesse, sont considérées comme des marques de faiblesse dans notre société de l’absolue efficacité. Il y a l’idée étrange que le respect s’obtient par la crainte, que le harcèlement est le mode de management le plus efficace, qu’il faut presser le citron pour en sortir le jus. La politesse serait l’arme des faibles et l’agression celle des forts. C’est une pure perversion de notre organisation sociale, et l’attaque est la défense de ceux qui ne se sentent pas à la hauteur. Parce que finalement, entre celui dont les cris et les grognements traduisent le manque d’assurance et le besoin de dominer par la peur et qui vit, logiquement, dans la peur de l’insurrection, et celui qui soulage les tensions et peut obtenir des autres, non pas le jus, mais le nectar, volontairement, et non sous la contrainte, dans une coopération mutuelle et librement consentie, d’après vous, qui est le fort, et qui est le faible ? "

                        Je n’ai jamais travaillé dans le télémarketing, mais je suis entièrement d’accord avec ces propos lucides .

                        Merci pour votre excellent article qui pointent des erreurs de sens importantes....OUI !!

                        Il est vraiment regrettable que ce qui est le garant de notre socialisation ait été perverti au point ou beaucoup confondent politesse et hypochrisie...et l’intelligence relationnelle (qui est le fort ?) avec la brutalité verbale (qui est le faible).....


                        • ARNO (---.---.26.162) 5 décembre 2006 15:35

                          EXCELENT article superbe style et choix de sujet plus qu’important merci


                          • Dominique (---.---.30.99) 5 décembre 2006 15:39

                            @l’auteur, vous êtes trop jeune et trop intelligente pour écrire un avant dernier paragraphe digne d’un vieux con.

                            D’où vient que « la politesse, la gentillesse, sont considérées comme des marques de faiblesse dans notre société de l’absolue efficacité » ?

                            Ou plus curieux encore, ceci « Il y a l’idée étrange que le respect s’obtient par la crainte, que le harcèlement est le mode de management le plus efficace, qu’il faut presser le citron pour en sortir le jus. » Or au contraire, dans l’institut d’études dans lequel je travaille on passe son temps à expliquer à nos clients (qui sont très vite convaincus) que le harcèlement n’est en aucun cas un outil managérial - c’est un délit grave et condamné en conséquence - mais qu’au contraire c’est en étant heureux à son travail que l’on donne le meilleur de soi-même.

                            Dommage, car tout le passage sur la thérapie de la gentillesse, valeur per se, est remarquable.


                            • Monolecte Monolecte 5 décembre 2006 15:49

                              Ben oui Dominique, c’est vous qui résumez le mieux ma conclusion : « on passe notre temps à expliquer aux clients... » smiley
                              Parce que pour l’instant, mon vécu en entreprises (publiques ou privées !) et celui de mes potes semble démontrer qu’il va falloir beaucoup de pédagogie pour que le concept de management par la gentillesse et le respect fasse son chemin !

                              Faites un tour dans les boîtes dont je parle dans mon papier (call centers, fast bad food, supermarkets, que de mignons sobriquets anglo-saxons, d’ailleurs !) et voyez quel type de management y est en permanence appliqué. Employés au sifflet, employés clébards, employés jetables.


                            • zozo (---.---.79.1) 5 décembre 2006 16:01

                              Le respect, et la politesse qui va avec, commencerait peut-être déja par supprimer le démarchage par téléphone dont on n’a que foutre...Ce qui supprimerait du même coup ces employeurs esclavagistes qui se font du fric sur le dos de ceux qu’ils emmerdent. Et je reste poli.


                              • geveka (---.---.94.208) 4 janvier 2007 15:42

                                « ... se faire du fric... » c’est TRES mal n’est ce pas ?

                                Pour gagner de l’argent, on peut jouer au loto, travailler, ou se lancer en créant son activité. Et là, inévitablement, on en vient à employer des collaborateurs. Conséquence, on devient exploiteur, avec pour conséquence de « se faire du fric... » Et pourquoi pas « gagner du fric » ? En offrant à d’autres la possibilité d’en gagner aussi ?


                              • geveka (---.---.94.208) 4 janvier 2007 15:55

                                Bonjour et une bonne année à tous !

                                De la politesse, à l’impression d’intrusion, à la qualité du service client, des droits du consommateur, cet article ouvre un nombre impressionant de sujets à approfondir.

                                J’ai lu vos réactions avec délectation, et pour ceux que ça interresse j’ai travaillé sur un mémoire (DESS) sur l’image des centres de contact.

                                Le vivre ensemble selon Pierre Desproges : « Un bon voisin est un voisin mort ».

                                Au fond, quel est notre niveau de tolérance ?


                              • Médard (---.---.73.184) 5 décembre 2006 16:28

                                << Ton téléphone sonne, tu décroches et t’as une boite vocale qui te dit que quelqu’un va prendre la ligne >>

                                Attention ! si tu continues, tu es renvoyé sur un numéro surtaxé, comme si c’était TOI qui avais appelé !!! Je ne sais pas comment ils font... d’ailleurs, les particuliers devraient pouvoir ouvrir une ligne surtaxée, et laisser causer bien longtemps les « téléacteurs » smiley))


                                • Médard (---.---.73.184) 5 décembre 2006 16:37

                                  bon, y m’a encore sucré la citation ;-> voilà :

                                  Ton téléphone sonne, tu décroches et t’as une boite vocale qui te dit que quelqu’un va prendre la ligne


                                • wired (---.---.92.11) 5 décembre 2006 17:56

                                  Ah oui ! Je raccroche direct ! Mais dans quelle société on vit ?


                                • wired (---.---.92.11) 5 décembre 2006 17:58

                                  C’est bête à dire mais si plus une personne n’écoutait les téléopérateurs et bien les sociétés qui font de l’argent la dedans se casserait la gueule tout simplement et on passerait à autre chose..Parfois je me demande si le politiquement correct c’est la solution je ne crois pas.


                                • schroen (---.---.202.60) 5 décembre 2006 16:37

                                  Prends une freebox, la quasi totalement des plateaux de call center sont équipés de téléphone sagem préconfiguré pour interdire l’appel au 08

                                  Que j’ai envie de balancer ce grand magazine de la défense du consommateur qui utilise le phoning pour ses abonnements et qui échange ses bases de données alors qu’elle se targe de ne pas les vendre (vrai pas tappé) dans un call center minable ou les gens travaille de 12H00 à 14H00 et de 18H00 à 21H00 donc avec le temps de transport (45 mn de métro) je faisais mes 8 heures par jour.

                                  Je suis parti pour 2 raisons, la première ça me soulait, bien qu’encore aujourd’hui de mes activités de téléphone tiens une grande part, la seconde, malgré le fait de mes 60% de ré-abonnement sur ce magazine de défense du consommateurs, on me mis sur un hebdomadaire catholique à lectorat assez agé. Après une vente à un charmant monsieur de 107 ans qui m’a enguirlandé parce que je m’inquiètais de la vilidité, je suis parti et n’y ai jamais remis les pieds...

                                  Schroen

                                  Ps : d’autres vieilles dames pleuraient car avec la cataracte elle ne pouvait plus lire et s’en excusaient sincérement, bah oui je disais le meme nom que sur le courrier


                                  • azerty (---.---.28.111) 5 décembre 2006 16:49

                                    moi aussi j’ai fait ce boulot de con, ey votre politesse politiquemnt correcte me fait chier, quelqu’un qui appelle chez vous pour vendre un truc cé un chieur point barre cé comme s’il forcait votre porte alloir envoyer le chier en lui disant bien kil travail pour une societe de cons car plus sera tolere et plus y en aura moi je m’en bats l’oeil de toute facon j’ai pas mis de combiné ma ligne sert que pour linternet et toc

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