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Accueil du site > Actualités > Société > Et si le racisme n’était avant tout qu’une réaction de nature (...)

Et si le racisme n’était avant tout qu’une réaction de nature sexuelle ?

Le racisme pose problème, il fait débat, il excite les passions. Chacun y va de ses explications culturelles, sociologiques, économiques, politiques, scientifiques et même psychanalytiques. Et si tout cela n’était que du vent, de la poudre aux yeux pour cacher une réalité terre-à-terre ? Le racisme pourrait finalement se résumer à la perception de la taille de leur pénis par les mâles, au niveau du symbole et du ressenti, certes, mais bien ancrée dans les mentalités. Il existe de fait deux formes d’expression majeure recouverte par le même terme, tout comme pour le diabète. Le diabète gras n’a pas les mêmes origines que le diabète maigre insulinodépendant, mais dans les deux cas, on pisse tout de même du sucre !

Pour synthétiser, on pourrait dire : il y a d’un côté ceux qui se considèrent comme l’ayant longue et puissante et qui veulent dominer, sodomiser, baiser les autres et de l’autre ceux qui se la ressentent comme toute petite et qui en terme cru ont peur de se faire mettre par des individus plus dominateurs ou de se faire tirer leur gonzesses. Chez ces derniers, le racisme serait une réaction de mâle dominé n’ayant pas confiance en lui, une forme d’impuissance psychologique.

A l’opposé, il n’y a pas, en fin de compte, de différence fondamentale dans la démarche entre ceux qui se disaient de la race des seigneurs prêts à dominer le monde en faisant claquer le pavé sous leurs bottes et ceux qui déclament désormais d’un ton goguenard « on va niquer leurs meufs, à ces bâtards ! ». Pas plus qu’il n’existe de dissemblance entre ceux qui pensent que les étrangers « vont venir manger notre pain » et ceux qui spéculent sur les barbares qui « sont arrivés là pour baiser nos filles et nos compagnes ! ».

Le racisme a existé bien avant que l’homme n’en ait eu conscience. A l’époque où les hommes des cavernes vivaient en « hordes primitives », selon le mot de Freud, ils devaient déjà se méfier des hordes adverses, se détester et se taper dessus alors qu’ils n’avaient encore qu’un vocabulaire limité et un bagage culturel restreint. L’autre était déjà potentiellement dangereux et comme ils ne faisaient que chasser et cueillir, le seul bien des mâles dominants était les femmes.
Les Grecs anciens, et même les Athéniens, soi-disant chantres de la démocratie, faisaient la différence entre les Citoyens, les esclaves venus des peuples barbares, et bien qu’ayant le statut d’hommes libres, l’équivalent de la plèbe romaine (les ilotes pour les Spartiates) faite de péquenauds. Ils distinguaient enfin une catégorie peu reluisante, celle des métèques, c’est-à-dire celle des commerçants étrangers. Les Phéniciens par exemple, qui étaient leurs juifs ou leurs Libanais.
Mais de tout temps l’homme, même quand il n’est pas blanc, a considéré l’autre, l’étranger comme une proie ou comme un adversaire d’ordre sexuel. Sans refaire l’histoire des théories racistes depuis les origines, il semble que tous les discours savants, politiques, religieux, philosophiques, ne sont qu’un écran de fumée pour masquer le désir de s’approprier les femmes des autres en humiliant les mâles exogènes ou la crainte de voir des étrangers plus forts venir se servir dans notre cheptel de femmes. Les théories de Gobineau, de Drummond ne serait de fait qu’un cache-misère sexuelle.
Pour que le racisme s’installe, il faut qu’il y ait perception, même erronée, qu’il existe une relation dominant/dominé entre deux groupes d’individus d’origine différente partageant un même territoire. Et dans certaines circonstances, surtout s’il y a effet de foule, le dominé peut se montrer aussi cruel, injuste et fanatique que le dominant.
Il est d’ailleurs curieux de remarquer que ce qui se fit de « mieux » en la matière, c’est-à-dire le nazisme n’a provoqué que peu d’exactions d’ordre sexuel. Quand on évoque cette période trouble, les viols ne viennent pas en première position dans l’ordre des sévices et des horreurs. La Seconde Guerre Mondiale rapporte des faits d’abus sexuels du fait des Japonais, des Russes, des Ukrainiens ralliés au Reich et même des Américains et des troupes coloniales, mais très peu venant des Allemands. Alors que des membres des troupes d’occupation alliées en Allemagne ont été gravement impliqués dans des faits d’ordre sexuel lors des deux conflits mondiaux.
Comment analyser ce paradoxe ? Il semble qu’il existe deux sortes d’explications. D’abord l’idéologie nazie serinait que les Aryens étaient les plus beaux, les plus intelligents. Forniquer avec des races inférieures était en soi une faute de goût si ce n’est un crime. Mais d’autre part, il faut reconnaitre que l’occupant dans son bel uniforme vert était souvent accueilli à bras et jambes ouvertes sans qu’il n’ait eu besoin de menace explicite. Cela relativise beaucoup le fair-play des troupes allemandes, qui souvent n’avaient pas beaucoup à insister. Les femmes tondues, (qui étaient loin d’être toutes des filles à soldats) sont là pour en témoigner. Les raseurs de crânes de l’épuration n’étaient pas de valeureux résistants, mais des individus frustrés, de la catégorie des racistes dominés qui portaient sur leurs épaules le poids d’une sorte de cocufiage à l’échelle nationale. Un adultère antirépublicain qui dura plus de quatre ans et qu’ils avaient du mal à digérer, car preuve de leur double impuissance.
 
Mais sans revenir à cette période extrême, arrêtons-nous au temps de l’esclavage et tout particulièrement dans le Dixieland, le vieux Sud américain colonial avec ses plantations et ses nombreux esclaves. Et là nous retrouvons derrière le mercantilisme esclavagiste et sa recherche de productivité, la vieille peur de la longue queue supposée du noir.
Qui n’a jamais écouté de blague graveleuse sur la taille supposée du pénis du noir. Ce fantasme touche toutes les communautés blanches et vient d’une erreur d’appréciation anatomique. Ceux qui ont exercé la médecine en Afrique ont vu certes de véritables King Size dignes des meilleurs pornos, mais aussi d’insignifiantes petites quéquettes. L’illusion vient en partie du tissu conjonctif sous cutané. Le derme et l’hypoderme des individus de race noire est plus riche en fibres conjonctives. Cet état de fait entraine une moins grande rétractabilité de la peau (ainsi qu’une mauvaise cicatrisation de type hypertrophique, que l’on appelle chéloïde). Donc, à l’état de repos et de flaccidité, un pénis noir qui donnera la même longueur d’érection que celui d’un blanc parait toujours plus grand. Pour faire simple, le coefficient d’extensibilité du noir est inférieur à celui du blanc, d’où l’illusion fréquente. Après, au niveau de l’individu, tout réside dans sa place dans la répartition des tailles selon une courbe de Gauss. Comme la plus part des mâles blancs non homosexuels n’ont vu des nudités masculines africaines qu’à l’état de repos ou de détumescence, ils ne peuvent qu’en développer de la jalousie et un complexe d’infériorité. Le racisme anti noir ayant pour origine une question d’élasticité est une hypothèse tentante.
Rien d’étonnant que dans le vieux Sud esclavagiste, le noir musclé car travaillant dur, n’ait entrainé une réaction de jalousie, d’envie et de revanche des maitres, qui d’ailleurs sélectionnaient les plus beaux spécimens pour des fermes de reproduction. La femme blanche considérait l’homme noir comme un objet, mais malheur à celui qui aurait osé toucher, il aurait été systématiquement fouetté à mort ou pendu. Cette haine de la sexualité du noir perdurera après la fin de la Guerre de Sécession avec l’avènement du Ku-Klux-Klan et ses lynchages haineux. On retrouve cette hantise particulièrement bien rendue dans le roman de Boris Vian, « J’irai cracher sur vos tombes  », histoire d’un « nègre blanc » (c’est-à-dire un métis non pigmenté et non crépu) qui pour venger son frère lynché dans les années cinquante, décide de séduire des blanches et leur dire qu’il est noir avant de les tuer.
Le cas des juifs est encore plus complexe, mais va dans le même sens de mâle dominant/ mâle dominé. La Bible regorge d’histoire de rois convoitant les femmes des autres, éradiquant les peuplades alentours à coup de masse, de trompettes, de mâchoire d’âne ou de fronde. Salomon ne se contente pas de ses concubines se goinfre la Reine de Saba pour bien montrer qu’il en a ! Ensuite arrive la destruction du Temple et l’exil, mais la suprématie persiste encore un peu, comme avec Dhou Nawas, le roi juif et blond du Yémen qui, vers l’an 530, éradique chrétiens et arabes, juste avant l’arrivée de l’islam. Vient ensuite la longue période sombre allant du Moyen-âge à la chute du Troisième Reich avec les humiliations, l’Inquisition, les pogroms et le profil bas. Surgit enfin Israël et le « peuple fier et dominateur » de Charles de Gaulle. La meilleure illustration de ces deux types de juifs peut se résumer en deux rôles de cinéma ; Celui tenu par Charles Aznavour, dans Le Tambour, adapté du chef-d’œuvre de Günter Grass où l’acteur interprète le personnage d’un brave type craintif, soumis et résigné et d’autre part dans le personnage de Karbaoui, interprété par Roger Hanin dans Le Sucre de Georges Conchon. Hanin, est un dominateur plein de tchatche et d’esbroufe, un spéculateur sur le sucre opérant sur les marchés. Et quand il déboutonne sa chemise à la Bourse du Commerce en clamant : « Suivez Karbaoui, Karbaoui s’expose ! », il montre à tous qu’il est le Salomon ou le David du sucre. Voilà donc deux personnages de juifs diamétralement opposés en apparence, mais reflets de deux époques bien différentes. Le Tambour se déroule pendant la montée du nazisme à Dantzig, Le Sucre se passe en France dans les années 70.
Le même désir dominateur vantard à forte connotation sexuelle se retrouve au sein des bandes de jeunes noirs et de jeunes juifs qui s’affrontent, surtout du regard, autour des Buttes-Chaumont, avec le même état d’esprit de montrer à l’autre qui possède la plus longue et la plus active, en se servant bien-sûr du conflit du Proche-Orient comme d’un alibi facile et factice pour masquer le désir de domination sexuelle d’un gang sur un autre.
Un type similaire de raisonnement se perçoit dans les conflits des Grands Lacs, guerre civiles du Rwanda et du Burundi étendues à l’est du Congo. Grossièrement, deux types de sociétés s’opposent, se détestent et s’affrontent : d’une part les éleveurs, souvent nomades et belliqueux et d’autre part les cultivateurs sédentaires et craintifs. Les Tutsi, dominateurs ont pu tuer, massacrer et piller, mais ils mutilaient rarement, du moins au début (l’occasion fait le larron). Par contre les Hutus, puis les Bantous du Congo, violèrent, coupèrent nez (symbole sexuel par excellence), mains et pieds de leurs ennemis, comme pour les humilier et les castrer doublement avant de les massacrer. Exception, cependant, un président Hutu du Burundi, Melchior Ndadayé qui finit d’ailleurs en morceaux, sans ses proéminences, dans un réfrigérateur de la brasserie de Bujumbura. Plus que la vengeance culturelle, économique ou ethnique, il s’agit dans ces conflits de symboliser une revanche d’ordre sexuelle dans sa composante dominant/dominé. On se souviendra des sinistres « manches longues, manches courtes  » de Sierra Leone où les rebelles tiraient au sort ce qu’ils allaient couper.
Le cas des Français, est mixte oscillant en permanence entre les deux options. Entre « Ils viennent manger le pain des Français » où le pain peut être autre chose qu’une nourriture terrestre mais une représentation des « miches » de nos femelles et « Que leur sang impur abreuve nos sillons  », le Français a en permanence hésité à faire un choix entre ces pôles extrêmes. Le vrai racisme dominateur français est en fin de compte assez rare. Paradoxalement, il s’est manifesté de bonne foi si ce n’est de bon aloi, dans l’élan civilisateur de la colonisation ! Car même l’affaire Dreyfus est d’abord dirigée contre l’Allemagne menaçante des Prussiens à nos frontières, stigmatisée par les chansons de Déroulède. Le fait que Dreyfus ait été juif, n’a fait qu’aggraver son cas, la cause première de l’affaire étant tout de même la peur de la trahison et de l’invasion teutonne.
Par contre, le côté plaintif, geignard, mal dans sa peau se retrouve bien plus souvent en France dans des revendications pour ne pas perdre ce que nous avons acquis. En revanche, certains descendants d’émigrés maghrébins de la troisième génération exhibent souvent un esprit vengeur que l’on entend dans le langage quotidien du rap et du slam. La confrontation entre pleurnichards et arrogants imbus n’ayant que leur supposée puissance sexuelle pour exister ne peut être qu’explosive dans un pays miné par le chômage et le sous-emploi.
L’Italie de Berlusconi est encore plus caricaturale car les confrontations surviennent dans un pays à la fois machiste mais aussi peu guerrier. Quand l’esbroufe se voit confrontée à une « invasion » d’émigrés récente et inhabituelle pour les Italiens, surtout dan le sud, devenu plus raciste que du temps de Mussolini, le chaos n’est pas loin. Plus un peuple est sexiste, joue sur sa virilité et plus il a du mal à accepter la sexualité des autres. Et le fantasme du viol commis obligatoirement par l’étranger apparait. Des cas de « Dupont la Joie » ont été rapportés dans le sud agricole de l’Espagne avec pour conséquence, la traque des Marocains et d’autres cas similaires en Italie concernant des Roms.
Les Blancs protestants américains qui présentent un prolongement de leur pénis au travers du deuxième amendement sur le libre port d’arme à feu sont à fond dans cette problématique d’ordre sexuel. Ceux qui considèrent leur pays envahi par des hordes de noirs, de Latinos, de Coréens et d’Arabes ne sont que les avatars de ceux qui ont peur d’être dominés. Quant à l’attachement à la pureté de la race, il ne s’agit en fait que d’une manière édulcorée de dire sa peur d’être cocu. Car quand il s’agit de sauter les femmes des autres, il n’est plus question de race ou de religion, mais de domination et de satisfaction des sens. Ceux qui auront lu Adler, pas Laure, mais le disciple dissident de Freud penseront immédiatement à la volonté de puissance pour expliquer le racisme. Il y aurait donc un racisme agressif et un autre défensif. Et peu importe que l’envahisseur soit fantasmé ou réel, l’important se vivant au niveau du ressenti. Certes, mais entre le désir de dominer et la crainte de l’être, la sexualité n’est pas loin.
Pour conclure, toutes ces histoires de racisme pourraient très bien se résumer dans le titre d’un film à venir : « Jason Burne, ou la vengeance dans la couille ! »
 
 

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62 réactions à cet article    


  • Georges Yang 2 décembre 2009 18:52

    Ah Reneve ! Toujours egal a vous meme !


  • Christian Delarue Christian Delarue 2 décembre 2009 23:41

    Rapprocher la question du racisme à celle de la longueur du sexe masculin, je n’avais jamais lu ! Depuis 1980 que je lis sur le racisme et j’avais loupé çà !

    Pour ne pas en rester là : la stigmatisation des blondes : est-ce du racisme anti-blonde ou du sexisme ? C’est fonction du contexte. Mais cela se fait bcp chez les hommes... et chez les femmes.


  • Georges Yang 3 décembre 2009 11:38

    Il suffit d’ecouter les conversations de bistro pour s’apercevoir que plus des 3/4 des themes racistes sont d’ordre sexuel> Sans la composante sexuelle, souvent graveleuse, les discours racistes n’auraient guere plus de consistance qu’une intervenntion du Nouveau Centre


  • morice morice 2 décembre 2009 12:06

    Le racisme est bien une notion de pouvoir en effet... 


    • Georges Yang 2 décembre 2009 19:02

      Je n’ai pas repris le symbole evidnt et phallique des clochers et des minarets qui est pourtant au coeur de l’actualite> Le lien entre pouvoir, puissance sexuelle et affirmation de la suprematie sont lies>


    • kalon kalon 2 décembre 2009 22:24

      Morice, je t’aime bien mais on la fait quand cette révolution des muguets, j’ai les portugais, t’as les muguets ?
      Importer des portugais , c’est pas de la contrebande d’armes et, en plus, c’est diificile de trouver un portugais chez lui !
       et les muguets, Morice !
      T’’imagine ben laden avec un muguet en mains, patétique !
      Je te charge de trouver les muguets, te fait pas attrapper !, danger, Morice, un muguet à la fois, pour pas éveiller les soupcons.
      Pour les portugais, c’est différent, t’en fait passé un, c’est l’bordel.
      T’en fais passer 250, c’est « business as usuel ! » comme ils disent
      Pendant qu’on les braque sur les portugais, j’ai un pote qui fais diversion avec une bande de sénégalais, des mecs pas possible, Morice, une vraie bande de con, on s’est entrainé au mozambique mais on a du se barrer, vite fait, vu qu’on avait pas de pognon pour l’hotel.

      Là, j’ai un copain chinois qui vient avec sa bande à lui, des mecs corrects, ils s’excusent toujours avant de tirer, mais personne les comprend !
      à oui, boris m’a promis de venir avec ses copains, aussi, j’aime pas trop ses potes, des anciens sptnazes reconvertis à Allah, pas bon comme programme, mais bon, faut faire avec ce qu’on a, le resto du coeur est d’accord de trouver de la salade.
      On en aura besoins parcequ’a par les salades, je sais pas trés bien ce qu’on va leur balancer à nos maîtres.
      Génial, Morice, ce sera la révolution des salades, dans 6 générations, t’aura des gamins qui dirons, fiérement : un de mes vieux était là !
      Morice, on va faire la révolution des salades, c’est la seule qu’on sait faire mais c’est pas pour cela qu’on est perdant.
      T’imagine les meurtriers de Prince se faire attaquer par des salades, ils vont paniquer, pas prévu dans le manuel du parfait meurtrier !
      Note que nous, on est super entrainé depuis le temps qu’on nous envois des salades ! on a du stock, Morice
      Et puis, tu sais, Morice, comme le disait un merveilleux ami, le grand JACQUES, lorsqu’il nous invitait à boire à « la fleur en papier doré » ( Bruxelles), je le voyais avec ses yeux pétillants d’utopie me gueuler « gamin, soyons saoul car, demain, il nous faudra étre ce qu’il ne sert à rien ! »


    • kalon kalon 2 décembre 2009 22:28

      Morice, t’es trop sérieux pour ton age.
      laisse ces conneries aux gamins des banlieux, flics et voyou, c’est plus de notre age, nous sommes, tous, des voyous de Dieu !


    • kalon kalon 2 décembre 2009 22:45

      tu vois, Morice, là ou j’habite, les flics m’ennuient plus depuis 3 générations, c’est cà Bruxelles.
      Bon, les gamins essayent quelque fois, tu les connais, ils veulent se muscler !
      Rentrer à la maison et dire : Maman, le commissaire , ben , il nous a laissé faire !
      Maman sort la boite de « sparadra » et les gamins sont contents.
      Ils sont tellement branchés « arabe » que si on fait une révolution, ils le verrons que le lendemain à la TV !
      Et le commissaire en chef m’a dit :« fait pas ces conneries en semaine, cà va embouteiller, et puis, c’est mieux le WE, je suis à Luxembourg dans la famille »
      Tu vois, Morice, En Belgique, on sait faire une révolution sans emmerder la circulation ni les flics !


    • Christian Delarue Christian Delarue 3 décembre 2009 08:12

      Je propose la modestie phalique en ce cas

      Retout sur Autoriser mais limiter l’emprise du religieux sur l’espace public .

      I - En défense de « Equilibration contre emprise ».

      Equilibration vient de Proudhon au sens « d’équilibration des contraires » La formule est réactualisé par Philippe Corcuff dans son Esquisse d’une méthodologie altermondialiste pour l’émancipation au XXI ème siècle. (Médiapart)

      Ce n’est pas parce que l’autre camp procède à des amalgames que nous devons faire de même. Le gros du vote anti-minarets est sans doute xénéophobe mais pas tous loin de là. Et la vision globalisante, pratiquant la confusion et le campisme constant n’aide pas à gagner ceux qui pensent différemment hors des deux schémas.

      *

      1) Aspects culturels : trois conceptions du monde.

      - Certains aiment les villages avec clocher et estiment que c’est là la terroir et la ruralité qui forme l’identité de la France (Agoravox hier) en différence avec les villages musulmans des pays arabes. Nous sommes différents restons-le chacun chez soi.
      - D’autres aiment la pluralité par réaction à ce chauvinisme et veulent un mixte de bâtiments religieux comme paysage de tolérance.
      - D’autres encore n’approuvent ni l’un ni l’autre : le premier pour sa préférence catholique fondée sur la subculture chrétienne qui perdure, le second car ils se font plus religieux que les religieux en autorisant un envahissement du religieux pluriel . Ici il peut y avoir deux positions l’une laique radicale plus d’église, synagogue et mosquées l’autre plus modérée qui les acceptent mais limitant leur cararactère ostensible et grandiose tant pour les grands minarets que les grands clochers

      2) Aspects idéologiques : une double dégénérescence qu’il faut critiquer :


      - cellle islamistophobe (critique de l’islam radical) qui dégénère vers la musulmanophobie (peur de tous les musulmans assimilés aux islamistes radicaux) . Exemple de lecture : En 1998, le premier ministre Turc actuel, M Erdogan, disait : "Les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats." A partir de là on imagine que les dirigeants des mosquées sont tous des islamistes radicaux. On ne sait que peu de chose sur le sujet d’ailleurs. Mais la raison impose de penser que la présence-absence de minaret n’est pas très déterminante sur leur activité qu’ils peuvent mener sur les autres lieux de prières, rues ou caves.


      - celle de l’ islamophobe (entendu ici au sens strict comme simple critique de l’islam) qui dégénère vers l’islamophobie raciste, la musulmanophobie (de Redeker à Wider) . Ce discours opère tôt ou tard un passage de la critique d’une croyance à une stigmatisation des croyants. Le passage peut être plus ou moins net dans « l’incitation » ce qui fait qu’il n’y a pas toujours procès juridique.

      Christian D


      DELARUE a écrit :

      II - Autoriser mais limiter l’emprise du religieux sur l’espace public .

      Dans cette affaire de minaret le peuple suisse semble - prudence à ce jour - avoir été pris entre deux radicalismes : les anti-musulmans d’extrême droite et les autres dans la caricature inversée du tout accepter. Or pour convaincre une position juste et relativement équilibrée était possible. Elle devait être dite haut et fort.

      * Equilibration contre emprise.

      L’espace public devrait être neutre. Cet idéal n’est évidemment pas respecté. Il subi l’emprise de la marchandisation et celle du religieux. A défaut d’être totalement neutre on devrait limiter cette double emprise.

      - *COTE EMPRISE MARCHANDE

      Les panneaux d’affichage associatif de quartier (souvent moches certes) disparaissent au profit des grands panneaux publicitaires (très propres évidemment). Cette dynamique va dans le sens de l’emprise de la marchandisation du monde. Une autre dynamique plus respectueuse de la vie locale (mêmes avec ses quelques débordements) viserait à favoriser l’expression associative de quartier avec plus de panneaux et à limiter la prolifération des grands affiches commerciales. Il en va de même pour l’emprise historique du religieux qui est mon propos principal.

      - *COTE EMPRISE RELIGIEUSE

      Autoriser des locaux de prière pour les différentes religions ne fait pas problème pour l’immense majorité des gens mais sous certaines conditions. Les religions disposent toutes de locaux sauf l’islam. Ce que l’on nomme l’islam des caves qui devient l’islam à ciel ouvert - euphémisme d’islam dans la rue - n’est pas une solution. L’exercice du culte doit être privé. Ce qui suppose des locaux. Les religions ont de l’argent pour en construire. Reste à examiner les conditions. Il convient de rassurer la population sur ce point . Si aucune garantie n’est prise sur les conditions d’installation alors on trouve des réactions de protection qui ne font pas dans la nuance. La caricature de démocratie avance sur des insultes mais elle s’éloigne avec des compréhensions et des arguments.

      * Un compromis, un équilibre des tolérances est nécessaire .

      Il y a besoin que les élites politiques affichent leur sens du compromis dont elles sont par ailleurs coutumières à l’ordinaire . Ce compromis devrait limiter l’emprise du religieux dans l’espace public . Autoriser certes mais en donnant des limites. Ce qui pose problème ce n’est pas l’existence de minarets discrets c’est l’existence de grands minarets et de minarets faisant appels bruyants à la prière. On dira que les cloches qui sonnent ne semblent pas poser problème. En toute logique si. De la même manière que l’appel du muezzin. Mais il semble que ces appels sont rares.

      * Que comprendre alors ?

      C’est le caractère ostentatoire et même impérialiste de certaines constructions qui gêne , qui suscite la réprobation.

      Qu’est ce qu’un grand minaret demandera-t-on ? La réponse vient de la ville de Genneviliers - lue dans Ouest France de ce jour - c’est un minaret plus haut que la mairie. Autrement dit on prend un bâtiment symbolique de la République et on dit pas plus haut ! Moins de grandiose et plus d’humilité pour les religions ne saurait faire de mal à la tolérance mutuelle. Si l’on veut bien regarder les choses ainsi, alors on évite l’affrontement et de traiter de racistes et de fascistes des gens qui ne le sont pas.

      Christian DELARUE


      • Bridgetten 2 décembre 2009 13:58

        Moi je veux bien que les hommes en prennent pour leur grade et se voient taxés d’obsédés sexuels (hi hi), mais c’est oublier que la volonté de puissance féminine, même si elle est moins visible existe. Les enfants des deux sexes développent les mêmes réflexes de volonté de puissance (vis à vis de leur mère pour commencer)

        La jalousie féminine est également un cliché répandu... qui vient infirmer cette thèse du racisme ayant pour base la volonté de puissance sexuelle masculine mais confirmer, dans un certain sens, que tout racisme, comme toute agressivité, a pour base soit la frustration du dominé (mais cette frustration n’est pas forcément sexuelle, je vous conseille la lecture de Laborit beaucoup plus moderne que Freud), soit la volonté de dominer ou de conserver la domination, que celle-ci soit sexuelle ou pas.


        • Gorg Gorg 2 décembre 2009 13:59

          ouh la la ... Georges, il va falloir vous faire psychanalyser, ça urge.....


          • Cogno2 2 décembre 2009 15:21

            Un concept intéressant, je pense en effet que cela doit jouer, même si ce n’est pas la seule cause du racisme. L’inconnu et la différence en sont d’autres, ainsi une fois qu’on le connait un peu, qu’on s’aperçoit qu’il a sensiblement les même aspirations que nous, l’étranger paraît moins étranger, moins menaçant.

            A la question « êtes vous raciste ? » Coluche répondit : « Oui, tout le monde est raciste »

            @bridgetten
            Nous sommes dans une société à dominance mâle, c’est pourquoi les appétits sexuels féminins sont tabous, mais ils existent aussi.


            • Bridgetten 3 décembre 2009 00:40

              Disons que les appétits sexuels féminins n’entretiennent pas le racisme et les guerres (pas plus que les appétits masculins quand il s’agit de faire des généralités), et que le racisme féminin ne peut avoir pour origine une histoire de taille du pénis, c’est en effet là le sujet principal du délit à en croire l’auteur de l’article !

              H. Laborit dit, lui, "Le racisme est une théorie biologiquement sans fondement au stade où est parvenue l’espèce humaine, mais dont on comprend la généralisation par la nécessité, à tous les niveaux d’organisation, de la défense des structures périmées."


            • LE CHAT LE CHAT 2 décembre 2009 15:27

              « Jason Burne, ou la vengeance dans la couille ! »


              pourquoi pas Jason Burne et le coup du chapeau ( un coup dans le chat , un coup dans le pot ! )


              • Le péripate Le péripate 2 décembre 2009 16:26

                Beaucoup de mots pour finalement dire que le racisme d’un individu est lié à la petitesse de son sexe.

                Une piste de recherche sur les déterminants de l’anti-racisme militant : la laxité des sphincters ?

                Sauvez la recherche..... smiley


                • LAVIGIE LAVIGIE 2 décembre 2009 17:10

                  un très long article que je n’ai pas eu le courage de lire jusqu’au bout.

                  Plutôt que de se lancer dans des théories aussi fumeuses qu’éloignées du bon sens, je pense qu’il faut s’en tenir aux fondamentaux :

                  le racisme, c’est éprouver du mépris, de l’aversion, voire de la haine envers un autre être humain, en fonction de critères dont celui-ci n’est aucunement responsable.

                  Telle l’origine, ou la couleur de la peau.

                  C’est parce qu’il est totalement irrationnel qu’il est hautement condamnable.



                  • Georges Yang 3 décembre 2009 09:02

                    Oui, certe, mais pourquoi cette aversion ? Ne serait elle pas le resultat d’un sentiment de domination ou de frustration selon les cas, le tout erlie a la sexualite>


                  • SANDRO FERRETTI SANDRO 2 décembre 2009 17:25

                    Oui, possible.
                    De toutes façons, j’suis pas raciste, j’ai les idées noires. Et longues.


                    • Fergus Fergus 2 décembre 2009 17:54

                      Bonjour, Georges.

                      Le racisme, comme la xénophobie, c’est pour moi avant tout une question de peur de l’autre, d’incompréhension de sa culture.

                      Le racisme peut d’ailleurs prendre des formes très différentes : tel Blanc n’éprouvera aucun rejet des Noirs, mais des Rouquins par exemple.

                      Personnellement, je n’ai pas une once de racisme, et pourtant je suis ne suis pas une affaire au lit, c’est mon épouse qui l’affirme !!!


                      • anty 2 décembre 2009 18:28

                        Peur de l’autre ?

                        mépris de l’autre plutôt

                        le racisme envers les rouquins(bizarre) ce ne serait plutôt une aversion envers les rouquins

                        ne pas avoir une once de racisme

                        oui ,cela dépend du moment et des circonstances et cela dépend de la définition du mot racisme


                        • Fergus Fergus 2 décembre 2009 19:19

                          Cette « aversion » relève pourtant du même réflexe de rejet, dans un cas sur la couleur de peau, dans l’autre sur celle des cheveux. A cet égard, le rejet existe également dans les sociétés les plus couramment exposées au racisme, telles les sociétés africaines. C’est pourtant là que l’on trouve les comportements les plus monstrueux à l’égard des albinos, accusés précisément de tous les maux du fait d’une différence qui a engendré des peurs absurdes.


                        • Georges Yang 2 décembre 2009 18:54

                          Ce qui importe dans le racisme c’est la relation dominant domine au niveau du ressenti>
                          La plupart des injures racistes sont a connotation sexuelle et les principales peur de l’etranger sont dues a sa potentielle dangerosite sexuelle>


                          • Fergus Fergus 2 décembre 2009 19:13

                            La plupart des relations dominant-dominé ne relèvent pourtant pas du racisme, mais bel et bien d’héritages de classes sociales ou de castes. De plus, lorsque chacun y trouve son compte, le racisme n’existe pas ou se fait beaucoup plus discret. Ainsi les villes portuaires cosmopolites ont-elles développées naguère des relations peu marquées par les phénomènes racistes, de Marseille à Istambul.


                          • Georges Yang 2 décembre 2009 19:28

                            Fergus, les relations dominant domine ne ressortent pas toutes du racisme, mais elles possedent malgre tout une forte connotation sexuelle> Sado masochiste


                          • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 2 décembre 2009 19:02

                            Claude LÉVI-STRAUSS : « [En 1971 devant l’UNESCO] je m’insurgeais contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme défini au sens strict et des attitudes normales, légitimes mêmes, et en tout cas inévitables.

                            Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus, de quelque façon qu’on le définisse, l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique.


                            On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé, l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au dessus de toutes les autres, et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative n’autorise certes pas à opprimer ou détruire les valeurs qu’on rejette ou leurs représentants, mais, maintenue dans ces limites, elle n’a rien de révoltant. Elle peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement.


                            Si, comme je l’écrivais dans Race et histoire, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi ; elles ne s’ignorent pas, s’empruntant à l’occasion, mais, pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité.


                            Tout cela devait être rappelé, et plus encore aujourd’hui où rien ne compromet davantage, n’affaiblit de l’intérieur, et n’affadit la lutte contre le racisme que cette façon de mettre le terme, si j’ose dire, à toutes les sauces, en confondant une théorie fausse, mais explicite, avec des inclinations et des attitudes communes dont il serait illusoire d’imaginer que l’humanité puisse un jour s’affranchir ni même qu’il faille le lui souhaiter : enflure verbale comparable à celle qui, lors du conflit des Malouines, a entraîné tant d’hommes politiques et de publicistes à dénommer combat contre un vestige du colonialisme ce qui n’était en fait qu’une querelle de remembrement. » (Le Regard éloigné, Préface, Paris : Plon, 1983)


                            • Georges Yang 2 décembre 2009 19:31

                              J’aime bien querelle de remembrement au sujet des Malouines/ Falklands
                              Il s’agit bien d’un conflit ou chaque camp essaya d’exiber son membre a ceux d’en face>


                              • aigle80 aigle80 2 décembre 2009 19:42

                                Bel article bravo !! le racisme d’origine sexuel ?je ne sais pas, possible ,mais peur de l’autre parceque different ça c’est sûr ,pas la même culture,pas les mêmes coutumes ,pas la même couleur on se rappelle le dérapage de notre ancien président « le bruits et les odeurs... » de toute façon quand dans notre hymne national on a une phrase comme « qu’un sang impure abreuve nos sillons » peut on se targuer d’être un pays accueillant ? au fait c’est quoi un sang impure ? comme vous le dite le racisma existe depuis que l’homme est sur terre on n’est pas sortie de la grotte !!!


                                • Massaliote 3 décembre 2009 08:58

                                  L’hymne algérien, dès les premières phrases, célèbre leur sang « pur ». Mais ça c’est politiquement correct.


                                • ddacoudre ddacoudre 2 décembre 2009 19:45

                                  bonjour yang

                                  il fallait oser, et c’est loin d’être stupide, un peu simple les explications même si elles sont concises.

                                  il est certains que les fondements du vivant se présente sous des représentations culturelles des plus diverses et la domination y trouve sont compte. alors y situer la notion de race en se référent à la notion d’étranger qui convoite mon territoire nourricier et ma femelle, n’est pas stupide. en faire prendre conscience et déterminer les méandres culturels qui y conduise est un sacré boulot.

                                  cordialement


                                  • Krokodilo Krokodilo 2 décembre 2009 19:50

                                    Excellent article. Qu’on imagine difficilement sous cette forme crue dans un de nos grands hebdomadaires ! Qu’on partage ou pas cette analyse, c’est bien écrit, sur un sujet difficile, deux en fait, le racisme et la sexualité, et c’est une des voies d’avenir d’Agora vox, un complément de la presse traditionnelle.
                                    Bien que la vision de Freud sur l’importance de la sexualité ait été contestée, je partage l’avis que celle-ci joue un rôle majeur dans le chaos de nos sociétés, car même celles qui sont en apparence organisées comme la nôtre sont au mieux dans un équilibre fragile.
                                    La frustration sexuelle survient à un âge où la force est maximum, la bravoure et le besoin de se confronter à la vie (et à la mort) feront le reste pour un cocktel de violence assez explosif. A ce propos, le tas de vierges promises aux terroristes islamiques est assez parlant. De même que l’omniprésence de la prostitution (les mariages temporaires en Iran, par dérogation religieuse... quelle trouvaille !) et de l’exploitation humaine qui l’accompagne toujours, même dans les box proprets des pays du nord. La traite des filles en Europe nourrit les mafias, qui nourrissent la violence et la corruption en un cercle vicieux. On peut en rapprocher la récente affaire Mitterand sur le sordide tourisme sexuel, contre lequel le gouvernement thaïlandais ne lutte pas réellement, trop de devises en jeu.
                                    Bref, nous sommes des animaux, des mammifères, mais dans la nature, les choses sont claires et mieux organisées : les périodes de reproduction sont clairement affichées, les mâles se bastonnent un peu (en général sans dommages), et les gagnants/dominants fournissent leurs gênes. En-dehors de ces périodes, chaque groupe a son dominant, qui fait son boulot de chef sans trop la ramener. Les contacts avec les autres groupes sont rares, et donc le racisme anti-étrangers a peu l’occasion de s’exprimer.
                                    Nous n’avons pas encore trouvé un équilibre social qui remplace le mode animal. Et notre cerveau primitif est infiniment plus puissant que notre cortex, lui qui fournit le peu de réflexion dans le temps libre laissé par nos hormones sexuelles ! Et quand l’éducation est proche de zéro (guerres civiles, désorganisation, etc.) le cerveau primitif a toute latitude pour prendre les commandes, et les petits chefs de guerre savent parfaitement en jouer pour fanatiser leurs troupes et agir sur le levier du racisme, de la peur.


                                    • Antoine Diederick 2 décembre 2009 20:02

                                      Bonsoir Monsieur Yang,

                                      votre article illustre ce que l’on nomme ’la captation génétique’ lors de la constitution des couples humains.

                                      c’est un fait culturel et sans doute quasi biologique et aussi ontologique.

                                      je sais que je vais en faire hurler plus d’un , par mon propros, et suite au votre, tant , cette idée, pourrait nourrir l’eugénisme.

                                      mais très sérieusement, des chercheurs en sciences humaines , ont travaillés sur ce thème et ....

                                      ..et donc si vous aimez une étrangère, c’est génétique et karmique.....

                                      bien à vous.


                                      • Krokodilo Krokodilo 3 décembre 2009 18:49

                                        Je crois que Levi-Strauss parle quelque part de la fréquence des mariages entre tribus, qui se voient dans différents peuples primitifs, probablement pour des raisons génétiques en évitant la consanguinité. Parfois sous forme commerciale, ou par mariages arrangés, ou par des attaques. Dans le film La Forêt d’émeraude, une belle scène, un rituel similaire : un enlèvement simulé entre des jeunes tous deux consentants. Le jeune homme hésite, mais sa fiancée veut que les coutumes soient bien respectées et tient à être assommée !


                                      • Antoine Diederick 3 décembre 2009 19:59

                                        Salut Krokodile, c’est l’enlèvement des Sabines !

                                        Casus belli !


                                      • Georges Yang 4 décembre 2009 08:51

                                        L’enlevement des Sabines illustre mon propos.
                                        Il montre que l’imperialisme romain etait deja dans l’oeuf, et la connotation sexuelle est evidente, « on baise vos meufs bandes de batards » dit dans la langue de Virgile


                                      • libellule 2 décembre 2009 20:04

                                        hum,

                                        Même si je soutiens votre article, il convient de préciser que tout est affaire d’éducation.
                                        En gros, les limites définissant le dominant du dominé sont définies par l’éducation.
                                        Or, l’europe est à l’origine de plusieurs croisades anti-arabes, de l’esclavage des noirs pendant 300 ans (?) ET de 150 ans de propagande raciste.
                                        Si, globalement, on a toujours considéré les noirs et les arabes comme inférieurs intellectuellement, on leur a aussi toujours attribué une sexualité plus développée par rapport au blanc. En gros, ce ne sont que des sous-hommes, donc des animaux avec des instincts primaires et une libido plus développée. D’ailleurs, ce qui compte n’est pas tellement la taille plus importante de leur engin mais la taille supposée plus importante.
                                        On pourra même ajouter que cette « animosité » attribuée aux noirs par les blancs est acceptée par certains noirs (qui la revendique : les blancs ne savent pas courir/sauter) ET appréciée par certaines blanches. Ansi, je n’ai pas vu beaucoup de couple blanc/noirE par rapport au nonbre de couple blanchE/noir. Idem, je n’ai pas vu beaucoup de couple asiatique/blanchE par rapport au nombre de couple asiatiquE/blanc. Byzarrement, le racisme anti-asiatique met en valeur leur discrétion, leur manque de virilité, leur faible corpulence qui est contrebalancée par leur sens inné de la logique. Il suffit de mentionner à quel point, sexuellement, certaines femmes apprécient les hommes dominants et acceptent d’être légèrement dominé par leur partenaire ... et la boucle et bouclée.

                                        Qu’en pensez-vous ?


                                        • Massaliote 3 décembre 2009 09:02

                                          « l’esclavage des noirs pendant 300 ans » que vous imputez exclusivement à l’Europe était largement pratiqué par les Arabes. 17 millions de noirs ont été réduits en esclavage par ces derniers.


                                        • Georges Yang 4 décembre 2009 09:01

                                          L’education n’est qu’un vernis, quand la crise arrive avec ses tension l’animalite reprend le dessus et le ressenti sexuel> Je suis d’accord avec vous , ce n’est pas la taille du penis qui compte mais comment il est ressenti par le raciste> S’il se la croit longue ou veut le faire croire il aura une attitude agressive et dominante, s’il se la croit petite, il sera frustre et craintif, et reagira par la peur>


                                        • beuhrète 2 2 décembre 2009 20:23

                                          Autre part de réflexion ,le nombre de Suissesses s’étant prononcées contre de nouvelles constructions de minarets est très important cela ne pourrait-il pas s’expliquer par islam soumission de la femme ?


                                          • DESPERADO 3 décembre 2009 03:30

                                            @beuhrete , c’est un bon pseudo de colon.
                                            le nombre très important d’européens ayants votés pour les lois antijuives et de l’extermination des juifs ne pourraient ils pas s’expliquer par judaisme domination du monde. ?
                                            Pauvre raciste minable.

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