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Accueil du site > Actualités > Société > Etre Français et venir d’Ailleurs

Etre Français et venir d’Ailleurs

Cette piste de réflexion m’était venue il y a déjà quelque temps, avant le bruit médiatique actuel autour de l’initiative d’Eric Besson, et à la lecture de certains intervenants habituels d’Agoravox qui faisaient état, au détour d’un commentaire, d’une part d’origine étrangère.

L’actualité récente m’avait d’ailleurs dissuadé, dans un premier temps, de poursuivre dans cette idée. Mais à la réflexion, étudier le problème posé par cet angle pourrait être une facette importante à ajouter aux interrogations multiples que ce débat soulève.

Il m’avait semblé qu’il pourrait être très intéressant d’interroger les commentateurs d’Avox, concernés d’une façon ou d’une autre, et d’obtenir leurs témoignages, forcément très variés, sur les sentiments qu’ils ont à l’idée d’être Français.
Qu’ils le soient officiellement ou non d’ailleurs.

C’est quoi être français ?

Peut-on se sentir totalement français lorsque l’on a une part de soi qui vient d’ailleurs ?

Se sentir français, en totalité ou en partie, qu’est-ce que cela veut dire ?

Avoir ¼ ou ½ ou plus, ou moins, de sang italien, ou bulgare, ou malien…
Qu’est-ce que cela change dans la perception de se sentir Français ?
Se sentirait-on alors plus Français parce que d’une certaine façon on l’a choisi, ou moins Français parce que la différence est devenue un fossé avec les « autochtones » ?

Il y a cette langue commune que nous parlons, qui est aussi le vecteur d’une culture, d’une histoire, d’une forme de raisonnement typiquement française, ou pas finalement.
Cette langue qui peut être maternelle ou apprise plus tardivement, change-t-elle d’une certaine façon la vision ou la pensée ? Pas la langue à elle seule bien sûr mais aussi les auteurs, les penseurs ou philosophes, les artistes, qui se sont exprimés avec cet outil, qui ont forgé des mots, des expressions, des formes de pensée …

Et les travers ou qualités très spécifiques et universellement reconnus aux Français ? Par exemple cet esprit frondeur et râleur.
Sont-ils purement génétiques ou bien ne serait-ce pas une sorte de maladie contagieuse que l’on peut, que l’on risque d’attraper au contact des Français ou en devenant soi-même Français ?

Se sentir Français est-ce forcément avoir une carte d’identité française ?

Etre Belge, ou Suisse francophone, Québécois, Marocain, Tunisien, Algérien…
Est-ce aussi se sentir un peu Français ?

Je me souviens d’une émission Radio de Bernard Pivot, « Double Je » le dimanche soir sur France Inter. J’en avais écouté certaines. J’avais trouvé les témoignages recueillis fort intéressants. Pivot faisait parler des personnalités d’origines très variées, de professions différentes, qui vivaient en France ou qui s’exprimaient en Français, et qui toutes avaient du sang étranger.

L’approche était souvent positive, comme si la fierté d’être Français, ou seulement de savoir s’exprimer en français était plus manifeste chez ces personnes que chez nombre de nos concitoyens.

Se sentir français de cœur, choisir de devenir français, en être fier (et à quel degré ?), avoir le sentiment de partager des valeurs communes, un choix de vie différent, une qualité de vie ou une sécurité, c’est bien différent que de l’être naturellement, sans aucun choix possible.

Une personne de ma famille, férue de généalogie, n’a découvert aucune goutte de sang étranger dans mes veines. Des origines géographiques différentes, très localisées, mais (malheureusement ?) toujours exclusivement hexagonales.
C’est sûrement parce que je ne peux pas répondre aux questions que je me pose que je vous les soumets ainsi.

Vous l’aurez compris, cet article est avant tout une demande de témoignages, un début de questionnement qui pourrait se poursuivre par les interventions que vous trouveriez le temps de déposer dessous. Une sorte de tribune libre, ouverte à chacun de ceux qui se sentent concernés, quel que soit leur arbre généalogique, et qui acceptent de livrer, avec leurs réflexions, une part de leur histoire personnelle, ou de membres de leur famille, ou de celle d’amis proches.


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117 réactions à cet article    


  • M.Junior Junior M 5 novembre 2009 09:58

    Le débat sur l’identité nationale...Stoppons-le

    Pendant ce temps, les sans-papiers qui travaillent pour l’intérim, la restauration, le nettoyage sont délogés de la Tour First (Ex Axa) à la Défense . Bonjour le respect du droit de grève

    Pendant ce temps, le chômage continue d’augmenter en même temps que les bonus.

    Pendant ce temps, Nicolas Sarkosy et ses sondages d’opinions te font te poser des questions stériles.

    Quelle est l’issue de ce débat ?

    Etre Français : Liberté - Egalité - Fraternité


    • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 11:15

      Questions stériles ?

      Questions tout court.
      J’imagine que pour certains, venant en partie d’ailleurs, le sentiment de l’identité nationale revêt un autre sens que pour les natifs depuis x générations.
      Ils doivent poser les questions de façon différente, et de ces différentes approches, les 100% bleu-blanc-rouge peuvent eux aussi être amenés à réfléchir différemment à leur propre rapport à l’identité nationale.

      J’ajoute que ces questions débordent largement du cadre strict et officiel de l’obtention de la nationalité pour faire appel à des sentiments, et à des fractures ou à des réunions qui ne se produisent pas forcément aux endroits attendus.


    • M.Junior Junior M 5 novembre 2009 19:08

      @ Philippe

      Au lieu d’imaginer, va à la rencontre des gens.


    • snoopy86 6 novembre 2009 00:00

      Tes sans-papiers sont des immigrés illégaux, qui occupent illégalement cette tour.

      Leur expulsion est normale mais il faudrait également sanctionner les employeurs qui les ont embauchés tout aussi illégalement....


    • foufouille foufouille 5 novembre 2009 11:12

      ayant pas de barbe, voyant dans le noir et entendant au moins le 22khz .......
      je doit avoir du sang ET :)

      je connais pas mon mon arbre genealogique, trop cher le truc
      mais vu qu’il y a des blonds aux yeux bleus dans la famille ..........


      • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 12:52

        Philippe Renève,

        Se sentir français. C’est bien effectivement une partie du problème.

        Dans le lien donné par JakBack en dessous, j’ai relevé le passage suivant qui y fait référence :

        "Le problème c’est que la nation française se fait sur une question d’adhésion volontaire.
        A partir du moment où vous n’avez pas d’adhésion volontaire, comment vous construisez une nation avec une partie de la jeunesse qui ne veut pas appartenir à cette nation."


      • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 16:44

        Mais ce sentiment résulte sans doute de révoltes qui sont plus sociales qu’identitaires.

        Peut-être.
        Mais l’aspect social, qui existe pour une part, peut aussi devenir aussi un paravent commode pour masquer d’autres problèmes s’il est considéré comme seule et unique raison (ou même raison principale) de cette non adhésion.
        Le problème est à mon sens plus profond.

        Il doit tenir pour une part d’un rapport difficile avec notre propre identité nationale.
        La terminologie ’Français’ ou ’Française’ n’est plus une notion valorisante aux yeux de beaucoup de compatriotes. Il n’y a guère d’espoir dans ce cas qu’elle puisse se mettre à séduire une jeunesse issue d’une immigration.


      • jakback jakback 5 novembre 2009 12:01

        Extraits de France Culture, il parait clair que les générations montantes, répondent a la question :

        http://www.youtube.com/watch?v=SB3x9pri3vs&feature=player_embedded


        • ZEN ZEN 5 novembre 2009 12:09

          "Se sentir français de cœur, choisir de devenir français, en être fier (et à quel degré ?), avoir le sentiment de partager des valeurs communes, un choix de vie différent, une qualité de vie ou une sécurité, c’est bien différent que de l’être naturellement, sans aucun choix possible.« 

          Bien d’accord
          Quel que soit le pays...
           »Aucune goutte de sang étranger" ?
          Cela sonne bizarrement
          Même tes ancêtres étaient celtes(à vérifier), d’où venaient-ils ceux-là ?
          Les miens étaient des barbares (! !)Goths (l’étymologie du nom en fait foi)


          • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 12:17

            Aucune goutte de sang étranger

            A prendre au sens d’une recherche généalogique qui remonte au mieux à 3 ou 4 siècles.
            Avant, comme tous les parisiens sont des provinciaux, il est vraisemblable que nombre de « de souche » (terme que je voulais éviter vu la connotation prise récemment) ont de lointaines origines de provenances diverses et variées.


          • ZEN ZEN 5 novembre 2009 12:10

            Rectif : « Même si.. »


            • Piotrek Piotrek 5 novembre 2009 12:10

              Je suis francais, ne et ayant fait toute ma scolarite en France j’y ai travaille quelques annees, mais voila je suis d’origine polonaise et je vis en Grece

              Vous croyez que je vais pouvoir rentrer pour Noel ?


              • ZEN ZEN 5 novembre 2009 12:22

                Piotre k
                Bonjour
                Autour de chez moi, surtout dans le bassin minier du Nord-Pd C, presque une famille sur 5 porte un nom polonais : Biniek, Walkowiak,Pietrszak,Wolowszuk...
                Très mal reçus dans les années 20..bien qu« utiles » après la saignée de 14
                Certains sont repartis
                Ils ont dû parfois développer des réflexes communautaires, dont on retrouve des trace encore aujourd’hui (charcuterie polonaises, journal en polonais à Bruay)...
                Donc pas de problème pour Noël !
                J’ai plein de potes « polaks » Y’a d’la place !


                • Piotrek Piotrek 5 novembre 2009 12:57

                  Je n’ai vecu que les 4 premieres annee de ma vie dans le Nord, et j’ai passe le reste de ma vie avec des petits francais « de souche » donc je connais fort peu les communautes polonaises, sinion j’ai deja ete en Pologne, certes mais cela date d’avant la chute du mur.

                  Et donc il me semble kafkaien de devoir m’adresser a une dispora etrangere pour rentrer dans le pays qui est le mien, ou plutot devrais-je dire dans le pays qui me pose la question si je suis bien certain que c’est le mien.

                  Pour redevenir serieux a propos de ce que je dis : merci ZEN en tout cas pour ton support ^^ mais a mon avis la question sur la nationalite, peut etre legitime en philosophie ou en sociologie... quand c’est un politicard qui la pose, c’est pour un tas d’autres raisons et donc il faut soit boycotter, soit deconner comme je le fais


                • non666 non666 5 novembre 2009 15:25

                  Il n’y a qu’une seule qualité qui soit universelle en tant que que concept.
                  On est Français (ou algérien, ou israelien) d’abord et surtout par le sang reçu....

                  Les envahisseurs germaniques francs , creerent il y a longtemps le droit du sol.....essentielement pour justifier leur propre presence et les droits futurs de leurs descendants.
                  Aujourd’hui , les gauchistes et bien pensants de tout poil voudraient nous faire croire que la France est destinée a etre une terre d’asile pour tous, sans le consentement de son peuple autochtone.
                  Cette morale est furieusement en phase avec les interets des adeptes de la mondialisation que ce soit en version liberale ou marxiste.
                  Pourtant TOUTE l’histoire de la decolonisation a été de mettre en valeur le droit des peuples a disposer d’eux memes, et en particulier , a refuser les cultures, , les traidtions et les normes imposés par les colons....

                  Ayant capitulé a l’exterieur de ses frontières metropolitiaine, la France est aujourd’hui en train de capituler aussi a l’interieur de ses frontières.
                  De puissance coloniale rayonnante, nous sommes devenu territoire a coloniser par les nouvelles hordes barbares.

                  Les collabos justifient leur lacheté en la travestissant en ouverture d’esprit , en tolerance, en vertu...
                  Mais les barbares sont la et bien la et ils n’ont aucune tolerance sur LEUR morale, sur LEUR religion ou sur LEUR solidarité.
                  Entre un camps qui refuse de defendre ses valeurs et des envahisseurs decidés , renforcés par quelques traitres et quelques interets bien compris, l’issu ne fait aucun doute.

                  Le droit du sol devrait etre de NOTRE fait, a NOUS autochtones.
                  C’est a nous de decider QUI merite de partager avec nous le pain et le vin sur NOTRE sol.
                  Il ne suffit pas de venir chez nous, en toute illegalité et d’y chier ses enfants pour que nous en soyons tous solidaire...

                  OUI, il y a des noirs qui ont leur place CHEZ nous.
                  Ils sont antillais ou reunionais et ils ont choisis de rester français quand ils ont eu le choix.
                  Et tant que ces DOM-TOM le seront , ils auront leur place a nos cotés.
                  Maintenant si les antilles veulent leur independance....ciao et nous ne gardons aucun prisonniers !

                  Oui il y a es arabes qui ont leur plac chez nous.
                  Ce sont les harkis, français non par le sang reçu, mais par le sang versés. LEUR sang !
                  Ce sont les seuls dont nous devrions nous preoccuper en leur repetant : «  Bienvenu en France ». Malheureusement , ils sont meprisés par les français comme leur « compatriotes » et méprisés par les autres arabes comme des traitres ce qui en dit lourd au passage sur la solidarité de ces memes arabes avec notre pays.
                  Il suffit d’aller à un match france-algerie, france-maroc ou france tunisie pour comprendre qui est solidaire de qui dans ce pays....

                  Nous sommes incapable de traiter differement des gens qui ont eu a notre egard des comportement nettement diffrencié sur un sujet comme la solidarité envers notre pays.
                  Pourquoi voulez vous que ce sentiment se repande chez les immigrés ?

                  Et ce que je dis sur les arabes pourrait etre repeté sur les descendants de l’indochine.

                  Donc oui, nous existons encore, nous les gaulois, meme si quelques elites ont décidé de nous nier. Ils devraient se mefier quand meme , la dernière fois qu’ils ont eu cette attitude, nous avons finis par les couper en deux, sous la sainte guillotine, jusqu’a mettre 10 cm de caillaux de sang place des Ternes...
                  Or c’est a NOTRE peuple de decider QUI doit etre accepter et quelles doivent etre les regles de vie.
                  Ils viennent chez nous, ils vivent comme nous.
                  Sinon, bon voyage.

                  En 1962 , les fellagas , qui etaient pourtant eux aussi des descendant d’envahisseurs en afrique ont dit aux français : la valise ou le cerceuil.
                  liberaux et marxistes ont validé ce discours du « chacun chez soi » tout en le niant sans s’expliquer aujourd’hui sur NOTRE sol.

                  L’identité nationale est comme partout un melange du droit du sang et de notre capacité d’integration.
                  La seule duffrence est que la capacité d’integration n’est pas democratique dans la mesure ou le peuple français n’a JAMAIS été consulté sur ses voeux dans ce domaine.
                  Il faut dire que les sondages sont tellement clairs qu’il vaut mieux pour les employeurs ne pas consulter le peuple, en effet.








                  • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 16:26

                    @ non666,

                    Merci pour votre longue intervention qui reflète vos convictions sur les problèmes liés à l’immigration et à l’obtention de la nationalité française.

                    Mon approche aujourd’hui ne voulait pas se placer sur ce plan. Ce thème a déjà été traité à de nombreuses reprises et il le sera encore, n’en doutons pas, dans bien d’autres articles.

                    Mes questions étaient plutôt destinées à des Français ayant des ascendants d’origine étrangère, et aux sentiments qui les animent à l’idée d’appartenir à la nation française. Elles s’adressaient par exemple à des personnes issues de la 2° ou 3° génération de telle ou telle vague d’immigration. Ou à des personnes qui ont souhaité ou qui désireraient acquérir (c’est bien comme cela que l’on dit, bizarre ce terme d’acquisition) la nationalité française.

                    Je reviendrai peut-être sur le fond de votre commentaire ultérieurement.


                  • plancherDesVaches 5 novembre 2009 16:41

                    Pour lutter contre le bruit médiatique, je te conseille les bouchons d’oreilles.


                    • Kookaburra Kookaburra 5 novembre 2009 18:02

                      Il faut avoir grandit en France pour se sentir français. Un étranger ayant souffert dans son pays d’origine peut vouloir devenir français et se sentir français, mais, pour le bien ou pour le mal, l’enfance et la jeunesse laissent une marque indélébile sur l’être. Comme Kipling a dit « a leopard cannot change it’s spots ». Ou comme je ne sais pas qui a dit : « on ne guérit jamais de son enfance ». La formation culturelle et psychologique qu’on a reçu par la langue et l’environnement sociopolitique de son enfance est difficile à modifier, quitte à une grande volonté et effort sur soi-même. Déjà l’apprentissage de la langue doit se faire jeune. Plus tard il devient de plus en plus difficile, et on ne perd jamais son accent, qui à lui seul constitue une barrière à un éventuel « se sentir français ». On peut aimer la France, se sentir heureux en France, sans se sentir français, sans même vouloir être français, parce que l’on sait que l’on ne l’est pas.


                      • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 18:20

                        Il faut avoir grandit en France pour se sentir français.

                        Peut être est-ce votre cas ?
                        Ne pas vous sentir français pour cette raison.
                        Et c’est en effet une raison pertinente.

                        Il faut malgré tout croire que cette raison n’est pas suffisante, ou n’est pas la seule, si l’on admet que nombre de jeunes gens, nés et ayant grandi en France, ne se sentent pas pour autant français.

                        Ce qui voudrait dire que les raisons d’adhésion à un sentiment national sont aussi très personnelles.


                      • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 19:15

                        Merci Léon pour ce témoignage, le premier je crois ici d’une personne assez directement concernée par les questions que je posais.

                        Ce que vous dites correspond assez à des déclarations que j’avais entendues dans les émissions de Pivot dont je parle dans l’article. J’imagine qu’être né de parents russes ne vous empêche pas de vous sentir français à 100%.
                        Ou peut-être votre rapport à la nationalité est plus compliqué que cela ?

                        Vos parents ont sans doute du émigrer par choix, même si ils y ont été poussés par d’autres évènements.

                        En somme une des questions sous-sous-jacentes que je pose est : Qui pourrait encore, en 2009, avoir envie de devenir Français, pour d’autres raisons que le seul relatif confort de notre pays par rapport à d’autres plus démunis ?

                        Qui pourrait encore avoir envie de devenir français avec comme principal moteur, cet amour pour la France que vous décrivez ?


                        Je crois que si nous parvenions à redonner cette envie à plus de monde, alors nous aurions résolu une bonne partie des problèmes que nous avons avec nous-mêmes.

                        L’exercice de cet article est difficile car je demande de livrer une part d’intimité que l’on n’aime généralement pas trop dévoiler sur internet et sur Avox.
                        J’espère que d’autres témoignages du genre du vôtre nous parviendrons, pas forcément d’ailleurs dans un registre aussi positif.


                      • Yohan Yohan 5 novembre 2009 19:34

                        Léon
                        Non ! au contraire, tout cela est très bien dit et très clair. Je pense qu’il y en aura pas mal pour se retrouver dans ces critères et dans cette définition.

                        Ceux qui sont à la peine sont comme des amoureux décus et certains n’ont pour la France aucun regard, sauf quand ils retournent au pays, preuve que tout n’est pas irrémédiablement perdu....


                      • ZEN ZEN 5 novembre 2009 20:31

                        Bien dit, vieux cosaque
                        Etonnant qu’il faille être un peu« à l’extérieur » pour voir ce que nous ne voyons plus, par habitude


                      • brieli67 5 novembre 2009 20:57

                        eXciouse auteur un horssujet, Zen si prolixe impossible de le suivre, trop petit mon braquet§


                        @ zEN 

                        Honte a moi tu dois connaître et savoir me répondre

                        y a t il d’autres répliques de la Chapelle d’Aix sur l’aire carolingienne hormis Ronchamp bien sûr ?



                      • abdelkader17 5 novembre 2009 21:15

                        @Léon
                        « leur goût de la justice, leur intérêt pour le collectif »
                        c’est une boutade mon cher Léon
                        « leur passion pour l‘égalité » faut arrêter la vodka ça monte vite au cerveau


                      • snoopy86 6 novembre 2009 10:52

                        Non Show-show, pour lui c’est

                        « Abdel égorge moi un mouton »

                        Dans la baignoire...


                      • snoopy86 6 novembre 2009 11:06

                        Show-show

                        Seul le langage courant a de l’importance....
                        Et quant à ce que diraient à Abdel mes amis Karim et Mohamed ce n’est pas publiable...


                      • snoopy86 6 novembre 2009 11:27

                        Mais Shawford n’aurais-je pas le droit de relire ce fil ?

                        Trés franchement Le Petit Prince m’a toujours fait chier et dés mon plus jeune âge j’ai trouvé l’ouvrage complétement neu-neu

                        L’identité nationale vue par les français de l’extérieur ça ne me fascine pas non plus même si en cherchant bien je trouve un lancier polonais de l’empire parmi mes ascendants

                        Du buzz pour Philippe, par contre, ça m’amuse

                        11h25 Il a trés largement enfoncé Momo !!!


                      • snoopy86 6 novembre 2009 11:56

                        Désolé de me répéter, mais décidément on ne comprend vraiment rien à ce que tu écris....

                        Es tu capable de rédiger simple et clair ?


                      • snoopy86 6 novembre 2009 13:01

                        Show-show

                        Rapidement, parce que contrairement à toi j’ai une vie en dehors d’AV et autre chose à faire que me trouver beau dans le miroir de mes commentaires :

                        1) pour une fois tu es clair à défaut d’être concis

                        2) tu as tout faux : juste l’envie de poster une connerie qui me passe par la tête...

                        3) donnerais tu dans la momoparano ?


                      • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 19:39

                        Salut Shaw,

                        Tu as tout à fait voix au chapitre, autant que moi.
                        Les témoignages sont une chose, et j’en espère d’autres, différents, contradictoires.
                        Nos réflexions, ou nos questionnements sont notre façon de nous re-découvrir au travers de personnes ayant eu un parcours familial moins linéaire.


                      • snoopy86 5 novembre 2009 19:40

                        Bonsoir Philippe

                        Bon article mais,

                        Assez d’accord avec Show-Show, il manque des témoignages de français venus d’ailleurs comme abdelkader17 :

                        Les français par les allocs et la sécu
                        Les français par les assedic
                        Les français par le RSA

                        Qui sifflent la marseillaise et exigent la repentance...


                        • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 19:57

                          Bonsoir Snoopy,

                          D’accord avec toi.
                          Si tu as une méthode pour inciter au témoignage d’autres volontaires, merci de me l’indiquer.  smiley


                        • snoopy86 5 novembre 2009 20:24

                          j’ai pourtant tout fait pour ça smiley


                        • Philippe D Philippe D 5 novembre 2009 22:38

                          Gracie Mille Snoop !


                        • Big Mac 6 novembre 2009 00:21

                          Snoopy,

                          Moi aussi je suis un Français qui vient d’ailleurs, et je veux bien donner mon avis sur le fait d’être Français.

                          La première chose qui m’a surpris en arrivant en France en 1965, comme adolescent de presque 7 ans c’est le froid, la neige, mais le premier été m’a rassuré.

                          Puis avec la scolarité où je me faisait chier en CP à apprendre la langue, le fait que les gens ne soient pas envahissants comme au bled, mais répondent poliment quand vous les sollicitez, l’institutrice jeune femme agréable au lieu du barbu à fouet dans la cave du maroc.

                          Puis les années passant rattrapant mon retard scolaire en sautant quelques classes, un cours de géo où la maitresse disait que la France avait 90% de terres cultivables, je me souviens de ma pensée : "c’est un pays béni, quelle chance !".

                          Puis au collège la liberté extrême les conneries avec les potes les flirts avec les copines, je pensais : "tiens les français font ouvertement ce que chez moi on se cache pour faire".

                          Puis le lycée, la mobylette, j’étais déjà Français à 100% et si quelques cons racistes, pas tous Français d’ailleurs, me traitaient de sale arabe, je m’en foutais éperdument puisque de gentilles Françaises m’appréciaient beaucoup, je me suis même rendu compte que l’un été lié à l’autre.

                          Bien sûr des virées entre potes pour sillonner les petites villes et la cambrousse du Lyonnais et du Beaujolais, les viticulteurs ravis si tu as canone avec eux, les cuites à dormir sur la route, les bringues de zazou. Très important cet aspect du Français, désordonné et grognon mais toujours prêt à faire la fête, la vraie, la grande, celle qu’on regrette le physiquement lendemain mais dont on se souvient avec longtemps avec tendresse.

                          Puis le service militaire, le Français est vraiment un cyclothymique, le même juteux froid qui te fait chier à longueur de journée devient un pote de bringue chaleureux, le français est bordélique, du moins il aime l’ordre, mais si il y a petite possibilité de frouille, on grille pendant des heures l’essence des tanks pour ne pas faire baisser notre budget alloué, on détourne de la viande du mess des officiers pour l’échange contre les communications gratuites.

                          Puis la Faculté, le Français est intelligent, très vivement intelligent, mais son coeur joue des tours à sa raison, et puis toujours ce goût pour la frouille et la bidouille, qui confine au génie, mais abouti parfois à un désastre, je commence à préférer l’esprit anglo-saxon plus froid plus pragmatique, mais quand même la bidouille est plaisante ne serait-ce que pour la performance d’avoir fait avec les moyens du bord ce que d’autres auraient fait avec des moyens plus couteux.

                          J’aime beaucoup le Français, j’ai appris à l’aimer, je pense même plus l’aimer que certains autochtones, mais quand même, j’ai ce côté rigoureux on ne sait venu d’où qui me fait admirer certains esprits teutons ou Yankee-rosbiffs. Je suis bien tombé finalement les miens sont trop chauds et exubérant pour moi et les teutons auraient été trop froids.

                          Je laisse les fautes et poste directement, cet effort tardif m’a fatigué.


                        • abdelkader17 6 novembre 2009 00:26

                          @MCM
                          le complexe du colonisé.


                        • Philippe D Philippe D 6 novembre 2009 00:33

                          Des enfances différentes.
                          Racontez-nous la vôtre !


                        • Big Mac 6 novembre 2009 01:04

                          Abdelkader,

                          Gazi Borat me trouve un profil fascistoïde, vous me trouvez le complexe du colonisé.

                          Ce que je vois, c’est que psychanalyser autrui évite de faire sa propre introspection.


                        • italiasempre 5 novembre 2009 20:22

                          Bonjour Philippe, merci pour votre article.

                          Je n’ai pas la nationalité française, je suis française de coeur.
                          Je suis arrivée en France avec ma famille et une culture italo-italienne, évidemment les premiers temps étaient assez, comment dire...rock and roll. 
                          Puis, petit à petit, vos parents arrêtent d’écouter Va pensiero avec les larmes aux yeux, les souvenirs de votre ancienne vie s’estompent, on s’ouvre aux autres, ai francesi , on analyse leurs codes, on commence à s’intéresser à l’histoire de ce qui va devenir votre deuxième Pays, et là on tombe littéralement en admiration.
                          Pour toutes les raisons citées par Léon et d’autres encore, et même si on confond toujours les ou et les u et on roule les r, on se sent enfin chez soi.

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