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Accueil du site > Actualités > Société > Euthanasier les malades sans leur accord : une prétention médicale (...)

Euthanasier les malades sans leur accord : une prétention médicale inacceptable (mais pourtant revendiquée par certains en Belgique !)

En Belgique, le sujet de l'euthanasie n'en finit décidément pas de faire scandale. Après les remous qui ont concerné la question de l'euthanasie des mineurs, voici maintenant un sujet encore nettement plus chaud et qui concerne rien de moins que "l'euthanasie non demandée". De quoi s'agit-il exactement ? D'une demande de certains médecins spécialisés en soins intensifs qui souhaitent une protection juridique pour pouvoir euthanasier activement (c'est donc bien plus qu'un simple refus d'acharnement thérapeutique...) des patients qui n'en auraient pas expressément formulé la demande et qui seraient inconscients, même en l'absence de tout inconfort. Au prétexte que les soignants auraient jugé collégialement qu'il n'y a pas "de perspective de récupération qui fasse sens" et que la famille pourrait donner son avis, ces médecins estiment là qu'un élargissement de la loi sur l'euthanasie dans de telles conditions aurait tout son sens. Comme s'il était éthique de déposséder le patient d'un de ses droits les plus fondamentaux au profit de ses proches (avec lesquels il n'est pas forcément superposable) et du corps médical ! Pour nous clairement, c'est la porte ouverte à toutes les dérives si une telle loi venait à passer. C'est la raison pour laquelle nous souhaitions partager avec vous notre réaction à la carte blanche extrêmement claire du Pr Jean-Louis Vincent, chef de service des soins intensifs au CHU Erasme de Bruxelles, parue dans le journal le Soir du 25 février dernier...

Nous avons lu, non sans un certain effroi, les prétentions à nos yeux tout à fait inquiétantes du corps médical en matière de fin de vie et d’euthanasie non demandée par le patient dans le Soir du 25 février dernier sous la plume du Pr Jean-Louis Vincent.

Autant nous sommes en faveur du droit de tout un chacun de pouvoir demander et accéder à une procédure d’euthanasie dans une situation sans issue autant la carte blanche publiée par le Pr Vincent sur le sujet nous apparaît révélatrice d’une emprise croissante de la médecine sur les libertés les plus fondamentales des individus et notamment celle du sens qu’ils veulent donner à leur vie et ici en l’occurrence à leur fin de vie.

Car la carte blanche du Pr Vincent va bien au-delà de la simple défense (louable) du refus de l’acharnement thérapeutique. La législation souhaitée par le Pr Vincent consisterait à protéger juridiquement les médecins qui auraient, par l’usage de médicaments, activement provoqué la mort de sujets qui n’y auraient pas personnellement consenti et cela même en l’absence de tout inconfort, tout simplement parce que l’establishment médical aurait l’autorité intellectuelle pour décréter qu’il n’y a « pas de perspective de récupération qui ait un sens. » ! On voit bien là l’immense dérive en germe d’une telle « éthique » qui relève à nos yeux d’un utilitarisme hautement contestable, celui d’une Science autoritaire et arrogante qui entendrait finalement faire le Bien des individus malgré eux, avec l’alibi encore bien trop léger de l’ « accord des familles ». Car d’une part on sait à quel point les familles peuvent être manipulables et impressionnables par le corps médical dans des situations aussi pénibles et d’autre part, nombreux sont les conflits familiaux (pensons à l’opportunisme de certains, aux innombrables convoitises d’héritage…) qui pourraient venir interférer dans ces questions et amener ainsi des proches à trahir en toute impunité la volonté du mourant au point d’accélérer sa mort contre son gré.

A ceux qui croient, en ayant lu le Pr Vincent, qu’il est forcément une bonne chose d’abandonner à d’autres que soi (médecins, famille) le pouvoir de déterminer sa fin de vie estimant que les médecins sont les mieux à même d’évaluer les situations désespérées et les perspectives de récupération qui font sens, nous voulons rappeler les conséquences concrètes de la pensée unique qui affecte la médecine conventionnelle ainsi que la validité de son jugement en de nombreuses occasions : nous pensons par exemple à une de nos connaissances qui avait été démolie par une séance de chimiothérapie dans un hôpital namurois et qui avait été envoyée aux soins palliatifs pour y mourir bien qu’elle soit toujours là 6 ans plus tard et en nettement meilleure forme, s’étant soignée par une méthode inconnue des « grands pontes » ou encore à cet homme néo-zélandais qui avait une leucémie et un scorbut, qui était intubé et dans le coma et que les médecins de l’hôpital d’Auckland s’apprêtaient à débrancher jusqu’à ce qu’ils finissent par accepter, après que la famille ait presque dû en venir aux mains, ( !) d’administrer des hautes doses de vitamine C injectable au patient - ce qui l’a remis sur pied- et il est aujourd’hui parfaitement guéri. Dans ces cas comme dans bien d’autres, la médecine officielle ne montre le plus souvent AUCUN intérêt pour ces autres approches en dépit de leurs bons résultats. Dans le même temps, l’espérance de vie en bonne santé ne cesse de se dégrader et la maladie gagne partout du terrain (regardez notamment comment les hôpitaux ne cessent de s’agrandir) : Plus de 100 000 autistes en Belgique, plus de 170 000 cas de démence, plus de 700 000 « maladies rares » (un plan vient d’être lancé par la Ministre Onkelinx), le cancer, le diabète, les allergies en hausse, sans parler de la terrible maladie d’Alzheimer ou encore les chiffres affolants donnés par les Mutualités libres (cf. p 5) : 85% des plus de 75 ans ont plus de 3 maladies chroniques (combien n’en ont donc aucune ?).

La médecine conventionnelle, peu encline à l’humilité et à la moindre remise en question refuse de s’interroger sur la part de responsabilité qu’elle peut avoir dans ces piètres résultats et se permet encore de déclarer officiellement que « Le premier but de la médecine est de restaurer ou maintenir la santé c’est-à-dire le bien-être de l’individu ». Nous voudrions rappeler que la médecine officielle avec ses pratiques et ses prescriptions est tout de même la 3ème cause de mortalité derrière les maladies cardio-vasculaires et le cancer dans nos sociétés occidentales (Journal of the American Medical Association - Vol. 284. No. 4 - July 28, 2000), ce qui signifie que la médecine aussi force des gens « à vivre des situations sans espoir » -pour reprendre l’expression du Pr Vincent- qu’elle crée même parfois de toutes pièces. Bien sûr, parler de cela est tabou.

Mieux vaut sans doute ne pas voir s’accumuler trop longtemps tous ces patients qui sont perçus par le corps médical comme un « échec » ou « un non sens » ? D’autant qu’il y a un nombre limités de lits dans ces services et que l’évolution sanitaire désastreuse de nos populations aidant, il faut bien faire de la place pour les patients suivants. Cette logique consumériste n’est pas un leurre, voici ce qu’a par exemple décrété Jacques Attali, conseiller politique influent, notamment de François Mitterand : « Dès qu’il dépasse 60-65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. » (Extrait de Jacques Attali, L’Avenir de la Vie, 1981.)

Une autre raison impliquée dans ce souhait des médecins de pouvoir abréger la vie des malades sans leur accord formel est de pouvoir procéder dans de meilleures conditions au prélèvement d’organes dont on sait que la procédure a déjà été inversée et que le consentement du patient est désormais présumé sauf opposition expresse de la famille. Aussi, si la famille ne s’y oppose pas et que le mourant n’y était pas tellement favorable mais qu’il n’avait pas pris soin de s’inscrire sur le registre des refus, il sera ainsi plus rapidement prélevé.

La médecine officielle devient en bien des aspects de plus en plus totalitaire, elle a déjà acquis l’accord de nos gouvernants pour administrer de façon obligatoire des vaccins dont l’évaluation est douteuse à de tous jeunes enfants qui n’ont pas encore leur mot à dire bien que cet acte puisse néanmoins grever toute leur santé future. Et elle réclame désormais de pouvoir activement tuer des patients déclarés par elle sans espoir de récupération faisant sens ? Nous disons NON et 1000 fois NON…sans hésitation !

PS : Soucieux de ne pas mal interpréter les propos des uns et des autres, nous avons souhaité recouper notre analyse préliminaire avec d'autres propos éventuels du Pr Vincent, signataire de cette fameuse carte blanche et voici les propos additionnels que nous avons trouvé de sa part sur ce thème de la fin de vie (issu d'un document-portrait sur le site de l'Université Libre de Bruxelles, cf. page 2) :

« […] L’éthique est un sujet délicat dans notre domaine parce qu’il n’y a pas de lois pour NOUS protéger. La loi sur l’euthanasie ne NOUS aide pas. Au contraire car la loi prévoit l’assentiment du patient. On peut NOUS reprocher de ne pas l’avoir obtenu ».

Ces propos nous choquent parce qu'ils semblent témoigner bien davantage de l' intérêt des professionnels à SE protéger eux-mêmes plutôt que de considérer en premier lieu le point de vue des patients. Et plutôt que de considérer le premier intéressé, c'est-à-dire le patient lui-même comme un véritable partenaire, dans ces propos, il apparaît plutôt comme un obstacle à l'autonomie et à la souveraineté croissantes auxquelles ces médecins aspirent visiblement tant...

 


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33 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mars 2014 10:19

    «  »l’euthanasie non demandée«  »

    Simplement IN-AC-CEP-TA-BLE ! ! !


     smiley smiley smiley 

    • Ruut Ruut 10 mars 2014 15:27

      ce sera sûrement imposé par un gouvernement de Gauche dans le futur.


    • asterix asterix 10 mars 2014 10:54

      Bonjour à l’auteur,

      Mon pays, la Belgique, vient de voter majorité contre opposition - donc sans vrai débat sinon en interne dans les bureaux de partis - une loi autorisant dans des conditions strictes l’euthanasie des mineurs.
      Ayant moi-même un fils lourdement handicapé, j’avoue que cela me fait froid dans le dos. La question se pose, mais pas la réponse positive. Disons même que ce genre de disposition légale avive la douleur, nous parents nous en serions bien passés.
      Mais je comprends ceux pour qui c’est un soulagement. Ce que je regrette, c’est que le législateur en ait fait un argument politique alors que, dans cette matière plus que dans toute autre, la liberté de conscience aurait dû être donné à nos députés. Des députés qui, une fois de plus, sont réduits au rôle de simple pousse-bouton sous peine de se faire exclure des listes à la prochaine élection.
      Le cas présent est plus nuancé. Si la loi prévoit que l’euthanasie peut être pratiquée si la personne en a fait la demande avant et si la morale du praticien le lui permet, je puis comprendre que lors d’un cancer en phase terminale par exemple, on accepte le principe de l’euthanasie pour empêcher le patient de souffrir pour rien et sans espoir de s’en sortir. Quoi qu’il en soit, il me semble évident que la question doive être débattue autrement que par simple application des principes dictés par le Parti, principes qui varieront non pas en fonction des individus, mais du bénéfice que son groupe politique est sensé en tirer aux yeux de l’opinion.
      En fait et il n’y a pas que dans ce domaine, le législatif démontre son inutilité absolue. Sans compter le danger de ne pas établir de stricts garde-fous qui pourraient mener à l’eugénisme pur et simple.
      Courage, Messieus-Dames les députés. Lorsque le projet de loi sera discuté en séance plénière, exprimez-vous en fonction de votre morale personnelle et non par carriérisme pur et simple. A ce qu’il parait, vous êtes les représentants du peuple, non ?
      N.B. Le Roi Philippe a signé la loi sur l’euthanasie des mineurs. Personnellement il était contre, mais contrairement à son oncle Baudoin qui a refusé de signer la loi sur l’avortement, il a fait passer le caractère sacré de sa fonction qui est de ne pas intervenir sur le contenu des lois avant sa position personnelle. Baudoin ne l’a pas vu ainsi, mais il n’a pas eu le courage de démissionner pour autant, ce qui était en soi une lâcheté. 


      • Antoine Diederick 10 mars 2014 14:05

        Bien écrit Astérix.


      • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mars 2014 14:55
        Par asterix (---.---.30.67) 10 mars 10:54
        « ce genre de disposition légale avive la douleur, nous parents nous en serions bien passés. »

        Je compatis sincèrement au fait que vous ayez un fils (mineur ? majeur ?) lourdement handicapé.
        Cependant, je ne comprends pas en quoi l’autorisation d’euthanasie demandée, pour majeur ou/et mineur, avive votre douleur.
        En effet, la vie de votre fils n’est aucunement menacée par ces lois. Elles ne le concerneraient que s’il émettait librement un vœu d’euthanasie.
        En revanche, je comprends tout à fait votre inquiétude et votre douleur face à cette inacceptable euthanasie non demandée.
        Avec ma plus sincère compassion.


      • foufouille foufouille 10 mars 2014 17:39

        « Elles ne le concerneraient que s’il émettait librement un vœu d’euthanasie. »

        il suffit de l’aider un peu. lui dire tous les jours qu’il est indigne, cela aidera


      • asterix asterix 10 mars 2014 19:38

        Bonjour Jean-Pierre et merci pour votre sincérité.
        Je vous réponds : Nicolas est autiste profond, il a 38 ans et vit dans un village pour handicapés car il est incapable d’affronter le monde seul. Je vous passe mon implication et celle de sa mère, ce qui nous a tous deux empêchés de facto de nous occuper de notre autre fils qui est lui plongé dans la drogue avant de s’en être plus ou moins sorti.
        Une famille fracassée car, à l’époque, on mettait l’autisme sur le compte d’un manque d’amour de la mère envers l’enfant qu’elle portait.
        La doctrine est toute différente aujourd’hui, mais rien ne compensera jamais les souffrances du passé. J’estime cependant avoir retiré de ce parcours une chose positive entre toutes ; j’ai appris à respecter bien plus la faiblesse que la force.
        Jamais je n’accepterai qu’il soit euthanasié. Mais je ne suis pas éternel et sais que les mourroirs, la face cachée des handicapés vieillissants, n’ont pas, et je les comprends, la meme vision de la chose. Sa vie aura été ce qu’elle est et je ne serai plus là lorsqu’il nous rejoindra dans le repos éternel.
        La souffrance est constante mais les petites joies de la vie permettent de l’oublier en partie. Mais la charge revient en force dès que le sujet est abordé. On n’y peut rien, c’est comme cela.
        Votre compassion m’a beaucoup touché, merci.


      • foufouille foufouille 10 mars 2014 12:05

        quand on est pour l’euthanasie, on assume. point
        cette dérive arrivera chez nous aussi. le plus souvent, un médecin sait tout. si on te dit que tu vas mourir, c’est plus la peine d’essayer et de faire de la recherche en médecine
        le retour au moyen, c’est le choix de l’euthanasie


        • asterix asterix 10 mars 2014 19:45

          Tu as probablement raison, Foufouille. Il n’en demeure pas moins que même le malade qui sait qu’il va bientôt décéder s’accroche à la vie. Il faut une certaine dose de lucidité pour accepter de se supprimer. C’est lorsque cette lucidité n’existe plus que se pose le problème, car il ne dépend plus du malade mais des siens. Quand il ne vous reste plus que huit jours pour crever et que c’est inéluctable, c’est vrai qu’il y en a au moins sept de trop...
          L’acharnement thérapeutique n’est-il pas encore pire ? 


        • foufouille foufouille 10 mars 2014 19:57

          tu sait jamais quand tu vas mourir. tant que ton coeur bat, tu es encore vivant. et même ressemblant a un squelette, il arrive que tu puisse remonter la pente et survivre. mais c’est sur que ça faisait très mal à une époque


        • baron 10 mars 2014 12:07

          C’est l’objectif ultime des militants pro euthanasie les plus actifs.

          Le rêve de toute dictature est de supprimer ceux qui ne sont plus rentables ce n’est pas une nouveauté.

          Il n’y aurait ainsi plus d’égalité devant la mort, les plus riches ne seront bien évidemment pas concernés.

          De nombreuses personnes sont préoccupées par les dérives attendus des lois pro euthanasie qui évoluent dans le temps.

          Des personnes agées euthanasiées les week ends dans les hopitaux ? C’est une info qui circule de plus en plus ?

          • chapoutier 10 mars 2014 13:12

            j’ai été censuré pour avoir acquiescé que cela était effectivement inacceptable et que cela était particulièrement dangereux alors qu’ils veulent faire des économies à la sécu !!!

            pourquoi avoir fait disparaitre mon message ?????


            • zygzornifle zygzornifle 10 mars 2014 13:22

              Il y a en dehors de l’euthanasie déjà 18 000 décès pas an dus aux interactions médicamenteuses , aux erreurs de diagnostics et aux infections nosocomiales en hôpital ....


              • foufouille foufouille 10 mars 2014 14:41

                « Aujourd’hui le décès survient le plus souvent lorsqu’on décide d’arrêter le support des organes. »

                il est grave ce belge. il admet tuer ses patients


                • rocla+ rocla+ 10 mars 2014 14:47

                  actuellement la plupart des décès sont dus à des arrêts de vie . 


                  Sauf cas particuliers .

                    • Sylvain62 10 mars 2014 18:20

                      Euthanasie à l’insu du plein grès, avortement rétroactif, exécution conventionnelle, suicide assisté...il n’y a pas à dire, l’humain ne manque jamais d’imagination dans les constructions langagières pour éviter de prononcer le mot « meurtre ». 


                      • foufouille foufouille 10 mars 2014 19:13

                        la suite logique de l’euthanasie est : crève en travaillant. comme ceux qui bossent sous dialyse 5 ans avant de claquer. et qui se font traiter de qui coute cher a la société


                        • foufouille foufouille 10 mars 2014 20:15

                          http://www.euthanasiestop.be/article/euthanasie-la-derive-belge-183

                          En 2008, l’écrivain Hugo Claus avait opté pour
                          l’euthanasie alors qu’il n’était encore qu’au premier
                          stade de la maladie d’Alzheimer. Il y a quelques mois,
                          c’est le Prix Nobel de médecine Christian de Duve qui
                          faisait le même choix, pour ne pas avoir à subir les
                          séquelles dégradantes d’un accident vasculaire céré-
                          bral. Début octobre, l’euthanasie de Nathan, un
                          transsexuel de 44 ans, a ému la Belgique : il n’était
                          pas atteint de « maladie grave et incurable », mais,
                          après une opération de changement de sexe ratée,
                          ses souffrances psychiques lui étaient devenues « in-
                          supportables ».


                          • foufouille foufouille 10 mars 2014 20:18

                            « « On va vers le suicide assisté »
                            Et, à l’heure où « l’on n’hésite plus à discuter ouverte-
                            ment du coût de la prise en charge des patients », s’in-
                            quiète l’Institut européen de bioéthique, comment
                            plaider pour une hausse des moyens affectés aux
                            soins palliatifs ? Selon une enquête des Mutualités li-
                            bres, le nombre de patients Alzheimer traités en Bel-
                            gique a baissé de 22,5 % depuis 2010 avec « la limita-
                            tion du remboursement de médicaments » contre cette
                            maladie. « Quelle énergie sommes-nous encore prêts
                            à déployer dans la prise en charge des personnes qui,
                            n’apportant apparemment plus rien à la société, ne
                            peuvent plus qu’attendre ses soins ? », s’interroge le
                            doyen de la faculté de droit de Namur. « Quand il y a
                             »

                            bientôt le tour de plat du jour a 17€ ?


                            • Vipère Vipère 10 mars 2014 20:29


                              Tout ce que les français espèrent, est que le « tueur de petits vieux » s’arrête à la frontière belge, à l’instar du nuage de Tchernobyl !


                              • foufouille foufouille 10 mars 2014 20:31

                                Il avait un an. Connecté à des dizaines de tubes et de câbles, entouré de machines et son ours en peluche à ses côtés, il a l’air perdu dans ce lit d’hôpital beaucoup trop grand pour lui. Les médecins n’ont jamais promis qu’il atteindrait l’âge de 5 ans. Or, aujourd’hui, grâce à des dizaines d’interventions chirurgicales, Simon-Pierre a 15 ans ! Lors d’un débat abordant l’euthanasie pour les enfants, un médecin disait qu’un de ses petits patients lui avait demandé de ne plus l’opérer et que, il ne voyait pas pourquoi on n’écouterait pas ces enfants, las de tant souffrir.

                                C’est vrai que cela peut se produire. La veille d’une opération, Simon-Pierre a demandé à mon papa, qui passait la nuit avec lui à l’hôpital, de ne pas être opéré. Que faites-vous quand votre petit bout de 5 ans, si petit, si fragile vous demande ça ? Mon père l’a laissé partir en salle d’opération le lendemain. Cela veut-il dire qu’il a été sans cœur ? Jamais ! Aussi petit et fragile qu’il soit, Simon-Pierre était la fierté du bloc médical, de ses parents et de sa famille. C’est toute une équipe qui s’est battue pour lui. Aurions-nous été plus humains en lui injectant un produit pour « l’endormir » ? Certes, nous aurions laissé derrière nous ces mains crispées, ces espoirs de le voir rire et vivre à nouveau après une opération.

                                L’amour c’était de se lever en pleine nuit pour lui apporter des soins, de passer des jours et des nuits à l’hôpital, de raconter des histoires, de veiller et de ne pas dormir. L’amour c’était d’accepter la souffrance, d’aller de l’avant et donner une chance à la vie. Et grâce à cela, l’amour renverse la mort, ou du moins la fait hésiter. Du haut de ses 15 ans, mon petit frère (le terme petit est devenu très relatif) va bien. Evidemment il devra encore passer sous le bistouri, il souffrira encore, il restera fragile. Il sait qu’il a des limites, qu’il doit faire attention, mais si la vie est à ce prix, je suis convaincue que ça en vaut la peine. Si demain on peut euthanasier des enfants, quel médecin insensé voudra encore consacrer son temps précieux à des opérations qui ont 1 chance sur 2 d’échouer ? Quel médecin voudra encore s’occuper d’enfants comme mon frère, sachant qu’ils devront l’opérer des dizaines de fois et encore, sans promesse de réussite ? Si Simon-Pierre était né aujourd’hui, ne proposerait-on pas à mes parents de tout simplement l’euthanasier ? Et du coup, est-ce qu’on ne va pas arrêter le progrès médical ? Je n’irais pas jusqu’à dire que Simon-Pierre à révolutionné la médecine, je suis sûre qu’il lui a permis d’avancer, et de donner à certains, comme à ma sœur, la vocation d’être médecin : un médecin qui soigne, guérit et prend soin. Pas un médecin qui tue.

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                                • foufouille foufouille 10 mars 2014 20:48

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                                  J’ai rencontré Louis dans sa maison de retraite. Depuis plusieurs années, nous nous rencontrions régulièrement. Il y a peu, Louis avait gagné une médaille parce que c’était lui qui avait marché la plus longue distance de toute la Maison. Il la portait fièrement tous les jours.

                                  Louis - qui avait fait une rechute pour un problème mental déjà soigné avec succès auparavant - a été hospitalisé pour une pneumonie. J’ai été le voir tous les jours. Il n’avait plus de famille qui pouvait s’occuper de lui. Mes visites nous rendaient tous les deux heureux. Il me gratifiait chaque fois d’un des merveilleux sourires dont il avait le secret.

                                  Louis avait des problèmes de déglutition, il était donc nourri et hydraté artificiellement. Je lui demandais s’il avait mal et il me répondait que non. Je lui ai aussi demandé s’il voulait vivre et il m’a clairement répondu « oui » devant 2 autres personnes.

                                  Et voilà que Louis a fait une rechute de sa pneumonie mais on ne lui a pas donné d’antibiotiques.

                                  Un jour, j’ai remarqué qu’on avait supprimé le baxter qui le nourrissait. Les infirmiers un peu gênés – alors que nos contacts avaient, jusqu’alors, été ouverts et cordiaux - m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas me donner d’informations. Etant proche de Louis et parce qu’il n’avait personne pour le protéger, j’ai mis en route en urgence une procédure pour être sa personne de confiance comme il le souhaitait.

                                  Après avoir supprimé la nourriture de Louis, c’est son hydratation qui lui a été enlevée. Son dernier soir, il me regardait en disant « j’ai soif ! ».

                                  Je suis arrivé trop tard avec mes papiers.

                                  Louis aurait encore dû vivre mais son médecin – imprégné de la mentalité euthanasique ambiante – ayant constaté qu’il avait un problème mental et qu’il n’avait plus de famille, a décidé que Louis ne devait plus vivre.

                                  Oh... il ne lui a pas fait d’injection létale. Il l’a juste mis dans les conditions pour qu’il meure vite... contre sa volonté.

                                  Louis était mon ami, il est mort à Gand ce 25 juin 2013.



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                                  • foufouille foufouille 10 mars 2014 20:53

                                    5 novembre 2032 - Citoyen 1-AGB-272

                                    Vous venez d’atteindre votre 60ème année de vie et dès lors vous êtes convoqué ce 29 novembre 2032 au CTAD* le plus proche de votre domicile, soit le centre « Soleil Vert ».

                                    Comme vous le savez, vu la conjoncture économique peu favorable, la gratuité de cet acte ne pourra plus être totalement assurée par l’Etat et une participation aux frais de 275 euros TTC vous sera demandée . La cérémonie durera 7 min 43 sec 12 cent. et sera entièrement automatisée avec possible retransmission live via facebook exclusivement aux amis ou à tous (vivement conseillé) si vous le souhaitez . Un ou plusieurs citoyens de votre choix pourront même être présents sur place moyennant supplément de 200 euros TTC par unité. N’oubliez pas de nous préciser votre couleur préférée et un titre musical de votre choix ainsi que votre stimulant préféré. Votre présence est obligatoire pour cet acte de grande solidarité intergénérationnelle mais sachez qu’un délai est possible à raison de 4000 euros TTC par mois à verser sur le numéro de compte 1-523577-666 . Permettez-nous de vous rappeler qu’au-delà de 60 ans, les frais médicaux ne peuvent plus être pris en charge par la sécurité sociale.

                                    Salutations compassionnelles.

                                    Jessica Huxley, executive regional agent

                                    CTAD Avenue de l’âge de cristal 2003, 1984 Orwellville

                                    *Centre de Terminaison Assistée Digne

                                    Ceci est une fiction en 2013, le sera-ce toujours en 2032 ?



                                    le top du reve admd



                                    • foufouille foufouille 10 mars 2014 21:09

                                      si ça arrive en france, je ferais le faux cureton. je me ferais baptiser. comme ça l’aumonier empechera mon euthanzie.

                                      non mais quoi !


                                      • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 10 mars 2014 22:05

                                        Vu le progrès économique que représente la revente d’organes - et tout le bien qu’en tireront les futurs receveurs - il faut vraiment être un sale intégriste réactionnaire obscurantiste pour s’opposer à l’euthanasie active d’une personne dont la majeure partie du corps pourrait être recyclée.
                                        Le soleil est vert pour tout le monde, n’est-ce pas ?


                                        • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 10 mars 2014 22:08

                                          Ecrit pendant que Foufouille, que je plussoie d’un clic énergique, rédigeait son message.


                                        • Tokani Tokani 11 mars 2014 04:34

                                          Presenter les médecins Belges comme des tueurs faut le faire dans la mauvaise foi....

                                          OUI il faut légaliser en France car l’Euthanasie y est déjà pratiquée à haute dose et heureusement pour les malades incurables mais dans la clandestinité !
                                          Que le patient soit mineur est il un scandale ? Bien sur que non : quand on souffre d’un néo en phase terminal on a aussi mal à 16 ans qu’à 80...
                                          Les réanimateurs sont bien placés pour savoir que dans chaque service de réa , tous les jours il y a des patients qui n’avaient pas prévu qui leur phase terminale , qui leur accident les rendant tétra à vie , et qui n’ont personne pour les aider à passer dans 
                                          la dignité ! d’ailleurs les médecins Belges ne demandent pas du tout que cela se fasse contre l’avis d’une éventuelle famille .


                                          • foufouille foufouille 11 mars 2014 10:46

                                            c’est le médecin belge qui le dit lui même. tu auras ce choix brancher avec des tuyaux partout : on peut pas vous soigner mais si vous vous suicider, vous sauverez des vies

                                            dis le a un dépressif tous les jours, tu seras sûr qu’il va se suicider


                                          • lilas 11 mars 2014 04:55

                                            Merci pour votre article, pour moi, l’euthanasie est une horreur, les dérives arrivent, elles sont là. Nous montons dans un degré d’horreur terrible. La suppression d’un individu pourra être réalisée selon ses opinions après l’avoir bien « tassé » avec des médicaments (cf psychiatrie) . Nous ne sommes plus dans le soin mais dans le crime organisé. C’est vraiment du n’importe quoi l’euthanasie. Je ne trouve aucun argument pour défendre l’euthanasie. Une seule erreur qui entraine la mort d’un homme qui voulait vivre est terrible et inacceptable. Le médecin qui se trompe devient un criminel. L’acte de supprimer une vie serait un bienfait, les médecins qui sont pour l’euthanasie seraient des bienfaiteurs de l’humanité, les autres, des affreux qui, aiment voir les gens souffrir, ce sont des arguments terribles qui circulent. Tout est à l’envers, la protection de l’individu n’est plus assurée, il faut penser, être d’une certaine façon et même quand on est malade, fragile, il faudra rentrer dans des cases sinon la suppression se fera en toute légalité.

                                            Je suis contre l’euthanasie comme je suis contre la peine de mort. C’est inacceptable. 


                                            • claude-michel claude-michel 11 mars 2014 10:29


                                              « Euthanasier »...mais nous le sommes tous les jours avec la pollution et la mal-bouffe... ?

                                              • 65beve 16 mars 2014 10:20

                                                Dans les 60’s un parent très malade a été euthanasié par la bonne-sœur infirmière qui s’occupait de ses soins.
                                                Une overdose de morphine et bonsoir la vie.
                                                Nous étions des gosses mais c’est vrai qu’elle nous foutait les jetons la sœur Piquouse comme on l’appelait.
                                                Amen.


                                                • Julien30 Julien30 17 mars 2014 08:54

                                                  A faire lire à tous les benêts pour qui l’euthanasie est un nouveau grand progrès de l’humanité.

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