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Accueil du site > Actualités > Société > Evolution n’est pas progrès

Evolution n’est pas progrès

Et si les premiers Hommes avaient une langue et une tradition ?
Et si celle ci était unique puisqu'ils étaient les premiers Hommes ?
Sans trop entrer dans le religieux, on pourrait comparer cela avec Adam et Eve qui parlaient la même langue : celle de Dieu et avaient l'enseignement de Dieu et la possibilité de communiquer avec lui.
Ainsi, les premiers Hommes auraient eu une langue et une tradition que l'on appellera à son gré primitives, premières, ou primordiales.

On peut imaginer alors que cette tradition, ces moeurs, étaient ceux de l'Homme dans son état le plus proche de l'animal, c'est à dire le plus proche de la nature et de SA nature innée.

Ainsi, à travers le temps et depuis ce moment, l'Homme n'a cessé d'inventer. Inventer de nouveaux outils bien sûr, mais aussi de nouveaux langages et de nouveaux cultes, rituels et religions. Et chaque nouveau langage était une division car les Hommes parlant des langues différentes ne se comprenaient plus. Et chaque nouvelle religion était une division car les Hommes ayant des croyances différentes ne se comprenaient plus. Et chaque langue, et chaque religion éloignaient de plus en plus les Hommes de leur tradition primordiale, de leur nature innée.

Alors c'est peut-être pour cela que l'Homme souffre d'une sorte de mélancolie : la mélancolie de ce temps là. Et c'est peut être pour cela que l'Homme cherche à croire en un Dieu : un Dieu qui ne lui parle plus depuis longtemps.

Ainsi, Leibniz écrivait :
"La vérité est plus répandue qu'on ne pense, mais elle est aussi enveloppée, et même affaiblie, mutilée, corrompue par des additions qui la gâtent ou la rendent moins utile. En faisant remarquer ces traces de la vérité dans les anciens (ou, pour parler plus généralement, dans les antérieurs), on tirerait l'or de la boue, le diamant de sa mine et la lumière des ténèbres ; et ce serait, en effet, perennis quaedam philosophia [une certaine philosophie éternelle]." Leibniz

Ainsi, pour René Guénon, dans La crise du monde moderne, la fin de ce processus de dégradation est la modernité elle-même. Il appelait d'ailleurs notre époque le Règne de la Quantité, parce que l'Homme et le cosmos sont de plus en plus déterminés, ontologiquement parlant, par la matière.

Enfin, vous connaissez sans doute la différence entre une évolution et un progrès. Une évolution peut être négative ou positive, tandis qu'un progrès est une évolution positive. Et bien n'avez-vous pas remarqué la chose suivante :

On dit le progrès scientifique, ou encore le progrès social.

Mais on dit l'évolution de la morale, ou l'évolution des moeurs.

Comme si il s'agissait là d'un aveu inconscient de notre part...


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3 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 27 octobre 2012 00:29

    Et Yavé dit « voici que si tous avaient le même langage, plus rien ne pourrait les empêcher d’entreprendre ce qu’ils veulent entreprendre ». Génèse

    Si leur dieu le dit c’est que ca doit être vrai smiley

    Excellent article , merci , je me sens plus intelligent depuis. Ca fait du bien de lire des réflexions un peu plus poussées.

    Au plaisir de vous lire à nouveau.

    PS : original votre pseudo ; -)


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 27 octobre 2012 17:39

      Désolé Alain, je vais vous paraître rude, mais je crois qu’il est difficile de faire plus couillon que votre commentaire.
      Vous nous balancez des vérités ex-cathedra comme si vous aviez vécu cette époque.

      Moi qui n’y ait pas vécu mais qui y réfléchit en lisant notamment René Girard, je suppute que LA première langue était la langue du sacré absolu, celle de la première conscience de cette cause première, de cet Autre divin, qui nous a créé, nous le groupe faisant cercle autour de la victime sacrificielle, ce semblable que, bien plus tard, avec la révélation néo-testamentaire, nous saurons reconnaître comme « bouc-émissaire ».

      L’idée de faire retour aux origines et de penser l’histoire comme une lente mais sûre déconstruction est, en dépit de notre persistante idéologie du progrès, frappée au coin du bon sens.


    • Romain Desbois 28 octobre 2012 01:53

      Désolé Luc-Laurent, je vais vous paraître rude, mais je crois qu’il est difficile de faire plus couillon que votre commentaire.
      .

      "Moi qui n’y ait pas vécu mais qui y réfléchit en lisant notamment René Girard, je suppute que LA première langue était la langue du sacré absolu, celle de la première conscience de cette cause première, de cet Autre divin, qui nous a créé,..."

      Vous nous balancez des vérités ex-cathedra comme si vous aviez vécu cette époque

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