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Accueil du site > Actualités > Société > Face à la réforme sarkozienne des retraites, la solidarité des générations (...)

Face à la réforme sarkozienne des retraites, la solidarité des générations s’impose

Certains journalistes d’opinion et hommes politiques de l’actuelle majorité semblent s’étonner que les jeunes « pourraient » et puissent déjà rejoindre le mouvement de protestation contre la réforme des retraites imposée par le gouvernement. 

Ils prétendent que les séniors actuels et prochains, seuls, auraient intérêt à préserver les âges légaux actuels du départ à la retraite( 60 et 65ans), les plus jeunes, non encore stabilisés sur le marché de l’emploi, seraient selon eux les premières victimes de ce maintien : ils devront payer plus en tant qu’actifs moins nombreux pour entretenir les retraités inactifs de plus en plus nombreux. L’un d’entre-eux, Éric le Boucher, va même jusqu’à penser que les plus jeunes devraient contre-manifester contre les les opposants, à la réforme des plus âgés . Cet étonnement de leur part mérite que l’on s’étonne à notre tour de leur étonnement feint ou réel.

C’est en effet mal connaître ou ne pas vouloir connaître la situation des jeunes aujourd’hui que de ne pas comprendre que la précarité est le seul avenir qu’il est réaliste pour eux d’envisager et que de ce fait ils ne peuvent compter ni sur une retraite par répartition suffisante ni, encore moins, sur une retraite par capitalisation. Le seul espoir qu’il leur reste, en vue de leur retraite, est donc une réforme qui , d’une part, prenne en compte ces aléas des parcours professionnel auxquels ils seront soumis et qui d’autre part élargisse le financement des retraites à l’ensemble des revenus du travail, du capital , voire, des actuels retraités eux-même. Sans être hostiles à un allongement de la durée des cotisations, ils souhaitent que, à bon droit, cet allongement soit fonction de la pénibilité, car ils savent que leurs parents et grand-parents engagés dans des professions usantes et épuisantes, physiquement et intellectuellement, voire moralement, sont hors d’état de travailler dans ces métiers après 60 ou 65 ans. Ils savent aussi que les entreprises sont le plus souvent empressées de se débarrasser des employés qu’elles jugent, parfois,à juste titre, moins performants et moins rentables à partir d’un certain âge : 55 voire 5O ans) .Ils sont donc conscients que l’augmentation de l’âge légal de la retraite ne fera que faire supporter les coûts de cet allongement au régime de la sécurité sociale et/ou du chômage qu’ils devront aussi financer, alors que le chômage est aussi le danger permanent qui les menace...Derrière ’apparente contradiction d’intérêt entre moins et plus âgés se cache, dans l’expérience familiale des premiers, une solidarité plus profonde entre les générations : celle qui se noue face au chômage de masse et à la précarité que rien ne peut, dans l’évolution de leur situation, pouvoir réduire ou compenser.

Plus profondément encore, cette solidarité des plus jeunes avec les plus âgés leur est indispensable . Leur situation précaire exige que les plus âgés déjà à la retraite, leurs parents et grands parents, contribuent à leur entretien, voire à leur investissement (ex : accès à un logement indépendant) en tout cas les soutiennent et c’est ce que ceux-ci font très largement : comment les plus jeunes pourraient-ils (contre) manifester en faveur d’une réforme qui rendrait ce soutien plus difficile ou plus lointain ? La famille, dans un contexte très défavorable, à moyen , voire à long terme, est alors le seul lieu où une solidarité concrète et immédiate peut efficacement se manifester. Nous ne sommes plus en mai 68 : les perspectives des jeunes ne sont plus liées à l’euphorie d’un monde nouveau qui leur était promis, en terme de progrès des libertés personnelles contre des traditions familiales répressives, dès lors qu’ils ont aujourd’hui et d’abord dans leur famille, même et surtout sur le plan sexuel et amoureux, la quasi totalité des libertés qu’ils réclamaient à l’époque et que leur parents, après 68, leur ont généralement reconnues . Le combat d’aujourd’hui n’est plus le même : il est devenu celui que toutes les générations parmi les salariés doivent livrer contre un système qui tend à les priver tous, au même titre, de sécurité sociale, laquelle est la condition d’une égale liberté authentique dans la cité, ainsi que des moyens réels de l’exercer.

Cette analyse, que chacun peut faire dans son entourage immédiat, nous oblige à voir dans une idéologie qui prétendrait opposer les jeunes et les plus âgés face à la réforme sarkosienne de la retraite, au mieux, une vision dépassée du conflit des générations, au pire un mensonge pervers pour diviser et affaiblir l’opposition contre ce qui apparaît, à juste titre, aux yeux des plus et moins jeunes, comme un recul social majeur, entérinant , sans même résoudre le problème du financement, le chômage et la précarité comme seule perspective future de la jeunesse. 


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50 réactions à cet article    


  • Yohan Yohan 12 octobre 2010 10:04

    Quelle arnaque ! les cégétistes qui tentent d’enrôler les étudiants dans leur mouvement.
    Les jeunes accepteraient-ils de cotiser à fond perdu pour les retraités des régimes spéciaux, les mêmes qui font grève aujourd’hui alors qu’ils ne sont même pas concernés par la réforme actuelle, puisqu’elle ne devrait s’appliquer pour eux qu’en 2018. ?
    Tout le monde oublie que le poids de ces retraites des régimes spéciaux (retraite quasi équivalente à leur dernier salaire) est pour bcp dans le déficit général du système.
    Ces gens devraient avoir honte de tirer la couverture à eux en prenant ceux qui vont la payer à vie pour des cons.


    • frugeky 12 octobre 2010 10:09

      A vous lire, il n’y aurait que la CGT à appeler à la grève...
      Suivez bien, les syndicats, encore une fois fois, sont à la traîne et ne sont pas maîtres de ce qu’il se passe. Ils essaient d’encadrer mais ce n’est pas sûr qu’ils y parviennent encore longtemps.
      Quant aux jeunes, ils pourront cotiser quand ils auront du boulot...


    • JL JL 12 octobre 2010 10:28

      Sacré Yohan ! A le lire, on croirait que c’est la CGT qui est au pouvoir à l’Elysée !

       smiley


    • barbapapa barbapapa 13 octobre 2010 00:30

      Une grève corporatiste.


      La grève des régimes spéciaux. 

      SNCF, EDF, RATP, Fonctionnaires, ils cotisent moins, moins longtemps, avec la sécurité de l’emploi, et touchent plus à la retraite. sur une moyenne de calcul (6mois) totalement injuste.

      Ils veulent que l’on continue de payer pour eux. 

      La démonstration de l’égoïsme de gauche. Tout aussi pourri que la droite.
      Syndicats 90% de fonctionnaires. Partis de gauche 90% de fonctionnaires. 

      Entre le lobby des ultra fortunés de droite et le lobby de la fonction publique de gauche, on peut prévoir du chômage de masse pour encore longtemps.

    • frugeky 12 octobre 2010 10:06

      Très bonne analyse, remarquablement écrite. Bravo !


      • Croa Croa 12 octobre 2010 20:24

        Il y a tout de même quelques erreurs. Même bien intentionnés nous restons sous influence de la propagande ambiante ! (J’y reviendrai plus bas.)


      • JL JL 12 octobre 2010 10:29

        Bonne analyse. Permettez que je recycle :

        ne pourrait-on envisager un minima vieillesse versé à tout le monde, y compris à la veuve Bettencourt ! Financé par les impôts sur le revenu. Supprimer le bouclier fiscale, créer des tranches supérieures à des taux très élevés, régler le problème des évadés fiscaux : on pourrait, par exemple, les déchoir de la nationalité française !

        Et laisser le choix aux salariés ou bien aux conventions collectives entre :

        - rien, (le salarié garde l’argent dans sa poche (mais paie l’impôt),

        - les retraites complémentaires, type Ircantec, càd répartition en même temps que par accumulation de points dont la valeur à l’instant t résulte d’une péréquation entre les recettes et les dépenses, autrement dit les actifs cotisants d’une part, les retraités de l’autre,

        - et les fonds de pension.

        Avec la certitude, et ceci est fondamental, qu’aucune incitation fiscale ne fera jamais pencher la balance en faveur des fonds de pension. On est libéral ou on ne l’est pas !

        L’aberration, le hold up, l’escroquerie, le crime social ce sont les incitations fiscales à l’individualisme.


        • JL JL 12 octobre 2010 10:32

          Je suppose, Sylavain TReboul, que vous avez écouté dimanche dernier, l’élission de Philippe Meyer consacré au sujet ? Je n’ai pas noté les nombreux lapsus et contre-vérités que j’y ai entendus. Ces gens ne parlaient là que pour faire plaisir au prince.


          • Yohan Yohan 12 octobre 2010 10:39

            Je toute façon, la retraite telle qu’on la conçoit est condamnée à moyenne échéance, qu’on le veuille ou non. Il suffit de voir la trésorerie des caisses de retraite qui est passée dans le rouge pour plus de la moitié d’entre elles et qui le sernont dans cinq ans. Dormez sur vos deux oreilles, puisqu’on vous promet de raser gratis. Moi ma retraite, je me la prépare avec du solide et pas les promesses à la con de l’UMPS.


            • JL JL 12 octobre 2010 10:53

              Non Yohan, ce sont ceux pour qui, si vous n’êtes pas un idiot utile vous roulez, ceux qui attendent avidement les subventions, les abondements et les avantages fiscaux qui ont condamné la retraite par répartition, comme un troupeau de hyènes a condamné l’herbivore le plus faible du troupeau.


            • Yohan Yohan 12 octobre 2010 15:42

              Ce n’est pas parce que je dis ce que je dis que je cautionne les voraces de la finance et les pantouflards de la grande entreprise. Sauf qu’il ne suffit pas de dénoncer les dérives des puissants de manière simpliste pour annoncer qu’on pourra raser gratis quand on en sera débarrassé. Prendre aux riches pour donner aux pauvres ne peut être donné pour seul remède à nos maux actuels


            • Papybom Papybom 12 octobre 2010 11:44

              Bonjour, Monsieur Sylvain Reboul.

              Je n’ai pas votre faculté intellectuelle d’analyse. Pourtant, je vous replace un commentaire (déjà publié ailleurs) sur l’origine du raz le bol. J’aimerai avoir votre commentaire.

              Une autre explication pour cette grève, c’est peut être dans le mépris du citoyen. Je peux certes me tromper, mais lorsque les représentants du peuple ne représentent plus rien, plus rien qu’une castre de prédateurs, c’est grave.

              En permanence nous entendons : Le Président veut, le président va, le président décide…..On n’a la vague impression que lui seul décide pour nous. Le fossé entre la démocratie et la tyrannie se rétrécit.

              Les membres du gouvernement pensent plus à leurs « carrières » qu’a leurs missions. 2012, c’est encore loin. La grève est un cri de raz le bol, mais pas que sur les retraites.

              C’est dans le contexte des affaires qu’il faut comprendre cette manifestation. En fonction de son ouverture d’esprit, la population constate des failles de plus en plus nombreuses dans notre système.

              Un Président de la République ne peut pas être responsable d’une équipe de foot. Mais le fiasco récent, souligne encore, les dérivent de l’argent fou.

              Chaque étape de l’insouciance de nos décideurs, ouvre une brèche dans le barrage sensé nous protéger. En cas de rupture, nous serons inondés  !

              On entre de plus en plus tard dans la vie active, on veut en sortir plus tôt. Cette situation est intenable. Mais la pédagogie serait meilleur que le dédain du style : « Je sais ce qui est bon pour vous ! »

              Le riche sera toujours riche, mais le problème c’est la hauteur de plus en plus grande de l’échelle sociale. La différence entre manger et se goinfrer.

              La rigueur pour les plus faibles et, par exemple le super luxe pour un avion pour flatter l’égo d’un seul homme. Les prélèvements (impôts déguisés) toujours plus nombreux et le chèque à M Tapie.

              Cette grève, et je peux me tromper comme écrit plus haut, c’est le bulletin de vote de 2010, pour dire : Cela ne va plus, cela n’est plus tenable. C’est un cri, sauront-ils l’entendre  ?

              A force de ne pas savoir compter les manifestants, à force de ce croire à l’abri d’une ligne Maginot, on ne voit plus la menace. Le gouvernement n’est plus que dans une tour d’ivoire. Depuis le Fouquet’s, la tour semble insonorisée.

              Que les apprentis sorciers réfléchissent bien avant l’irréparable. Les petites alarmes que l’on ignore de droite à gauche, finiront par illuminer les nombreux griefs qui rongent notre société.

              Le gouvernement et son représentant, sont eux une menace terroriste. Les décisions, les lois contre la sécurité du travailleur et du peuple, voila les bombes les plus dangereuses.

              Cordialement.


              • Julius Julius 12 octobre 2010 11:51

                Dans le système démocratique (avec des élections libres), manifs et des grèves pour les raisons politiques sont des attaques contre la démocratie. Quand les gens ne sont pas en mesure d’obtenir leurs besoins satisfaits par des élections, ils essaient d’utiliser la force.

                Pour certains milieux, le jeu politique n’est pas la concurrence des idées et des projets, mais une guerre civile froide. Ils ont perdu les dernières élections, ils ont peur de perdre les prochaines élections. Donc, ils utilisent toutes les occasions pour grimper la confrontation. C’est ce qui arrive maintenant avec la réforme des retraites.

                Les jeunes qui manifestent aujourd’hui, sont tombés dans la propagande ambiante (la plupart des médias et de tous leurs profs sont à gauche, souvent à l’extrême gauche). Sans la réforme, le système va tomber et ces jeunes seront les plus touchés.


                • frugeky 12 octobre 2010 13:11

                  La plupart des médias de gauche !!!!!!!!
                  Ouarf, ouarf !
                  Des élèves manipulés par leurs profs gauchistes alors que des gens, comme vous, leur dénient le moindre impact sur les jeunes sauvageons.
                  Ouarf, ouarf
                  Dans une démocratie on reconnaît le droit de faire grève pour défendre ses droits.
                  Mais comme vous êtes plus souvent les doigts sur la couture du pantalon « c’était pas ma faute, j’ai obéi aux ordres »...Berk, berk, berk...


                • epapel epapel 12 octobre 2010 14:25

                  Encore faut-il que nous soyons réellement dans un système démocratique car cette affaire ne se limite pas à des élections libres. Plusieurs autres conditions indispensables doivent-être réalisées :
                  - représentativité suffisante, ce n’est pas le cas en France : en vertu du système majoritaire et des découpage électoraux 1/4 des électeurs qui votent ne sont pas représentés tandis qu’un petit 40% de votants dispose de 60% des sièges à l’assemblée nationale, sans parler du sénat dont le mode d’élection est totalement folklorique si ce n’est fantaisiste
                  - système parlementaire, ce n’est pas le cas en France : maître de l’ordre du jour l’exécutif propose 95% des lois et impose leur vote grâce à la menace du 49-3, nous avons structurellement une majorité de godillots et une opposition dans l’impossibilité de s’opposer , de plus la main mise de l’exécutif sur le législatif est renforcée par la séquence électorale qui donne la primauté à l’élection présidentielle alors qu’il faudrait des élections simultanées comme au USA
                  - s’agissant de la réforme des retraites, l’argument est invalide car elle ne faisait pas du mandat : le candidat puis président Sarkozy s’étaient engagés à ne pas y toucher - en particulier aux 60 ans- la moindre des choses aurait été d’engager un véritable débat qui n’aboutisse pas à faire porter la totalité de l’effort sur les salariés car contrairement à ce qui laissez entendre l’immense majorité de la population souhaite que le système soit réformé

                  Je suis désolé mais le pouvoir actuel nous assène depuis 6 mois la formule de Tatcher : « There is no alternative ». C’est ça la pensée unique : affirmer qu’il n’y a qu’une solution possible pour résoudre un problème et dans le même mouvement que ceux qui proposent de faire autrement sont des imbéciles ou des irresponsables. Voilà comment sont traités les 70% de personnes qui sont contre cette réforme là.


                • Julius Julius 12 octobre 2010 15:08

                  Je suis d’accord avec vous sur le système électoral actuel en France (monarchie électorale, où le gouvernement et le parlement ne sont que la décoration du monarque élu). Mais, cela n’a pas été inventée par Sarkozy. Malheureusement, c’est une des spécificités françaises - c’était presque toujours comme ça, pour plusieurs centaines d’années. Et l’inertie de la société est important, vous ne pouvez pas facilement changer des choses comme ça. Mais la solution peut être la prochaine élection - il suffit de voter pour ceux qui veulent le changer (ils sont quelques-uns).

                  Je ne suis pas d’accord avec vous concernant le mandat de l’actuel gouvernement de faire de telles réformes. Oui, ils ont ce mandat. Ils ont été élus pour gouverner, non seulement pour mettre en œuvre une liste d’actions prédéfinies. Encore une fois, si les gens ne sont pas satisfaits de la façon dont le gouvernement se comporte, la solution est la prochaine élection.

                  Concernant la réforme elle-même : Oui, il ya plusieurs solutions.
                  1) Rester, où nous sommes : Le plus rapide trajectoire à un effondrement.
                  2) Une réforme minimaliste, que celle faite par le gouvernement actuel : Juste un retard, l’effondrement va se passer, juste un peu plus tard.
                  3) La vraie réforme - la retraite par points, la capitalisation, la réforme des « trois piliers ",... : Presque personne n’ose commencer à en parler.


                • epapel epapel 12 octobre 2010 17:31

                  Nous sommes donc d’accord, ce que propose le pouvoir est une mauvaise réforme et la population a raison de manifester contre sans pas attendre le résultat des prochaines élections.

                  Concernant le mandat :
                  - du fait que le gouvernement invoque la seule démographie comme cause du problème alors la précipitation est nulle est non avenue et il faut au contraire prendre son temps : un problème de long terme ça ne se résous pas dans l’urgence
                  - en revanche, si le déficit actuel est du à la crise comme tous les spécialistes les disent, alors la solution pour le combler d’urgence est tout autre, parce que dans ce cas la solution proposée ne ferait que transférer le déficit vers les caisses d’allocation chômage : la réforme actuelle ne résoudra pas les déficits à court terme


                • Julius Julius 13 octobre 2010 09:50

                  Non, les manifestations ne sont pas justifiées. Les manifestants essayer d’aller contre l’élection. Ils agissent comme un lobby, en essayant d’atteindre leur but en dehors du cadre démocratique.

                  La réforme n’est pas suffisante, mais elle est mieux que rien.


                • Julius Julius 13 octobre 2010 09:53

                  Et pour de nombreux extrémistes, la réforme n’est qu’un prétexte dans leur lutte contre la démocratie.


                • JJ il muratore JJ il muratore 12 octobre 2010 11:58

                  Comme d’habitude seule la France (qui manifeste) a raison contre tous ces c... d’Espagnols, d’Italiens, d’Allemands, de Suedois, de Danois, de Belges, de Hollandais etc..etc...
                  Comme d’habitude nos syndicats sont conscients et réalistes et surtout sont dépourvus de toute visée idéologique.
                  Cela fait très longtemps que la rue, en France, a prouvé qu’elle avait raison, qu’elle était visionnaire. Qu’elle voulait la PAIX quand Hitler préparait la guerre et que Staline pactisait avec celui-ci ; qu’elle voulait rester peinarde quand Petain surenchérissait sur les demandes de lois anti-juives réclamées par les nazis...
                  Bref en France la rue a toujours été visionnaire et a toujours eu raison face au monde entier dans l’erreur...


                  • epapel epapel 12 octobre 2010 14:44

                    Tous ces ... de pays ont une natalité à 1,4 enfant/femme depuis 30-35 ans contre 1,8 à 2 actuellement pour la France. Données :
                    - Allemagne : 82 millions d’habitants, 660 000 naissances/an (8/1000)
                    - Italie : 60 millions d’habitants, 580 000 naissances/an (9,5/1000)
                    - Espagne : 46 millions d’habitants, 490 000 naissances/an (10,6/1000)
                    - Belgique : 10,5 millions d’habitants, 120 000 naissances/an (11,4/1000)
                    - France : 62 millions d’habitants, 830 000 naissances/an (13,4/1000)

                    Alors quand le pouvoir affirme que le problème est purement démographique la solution qu’il met en place ne peut pas être plus défavorable ni même identique que dans ces ... de pays, mais pourtant le résultat c’est qu’avec cette réforme nous aurons le système le plus dur et le moins équitable d’Europe alors que ce n’est pas justifié.


                  • Yohan Yohan 12 octobre 2010 15:37

                    Démographie grandement stimulée par la CAF, donc articifielle. Certains croient d’ailleurs qu’il suffit d’ouvrir les vannes de l’immigration pour sauver le pays. Raisonnement à courte vue, puisque qu’il fait plutôt fonctionner les revenus de l’assistance que du travail, en augmentant des dettes sociales à terme...


                  • epapel epapel 12 octobre 2010 17:20

                    La stimulation est peut-être artificielle, bien que ce ne sont pas 200 €/mois pour 2 enfants qui permettent de les justifier, il n’en demeure pas moins que le résultat est bien réel : une démographie solide qui permet le renouvellement des générations.

                    Car ce qui est nécessaire pour entretenir une génération de retraités, c’est l’existence d’une génération de travailleurs en nombre suffisant, l’outil de production qui va avec et l’accès aux matières premières, tout le reste n’est qu’illusion.


                  • Attilax Attilax 13 octobre 2010 00:47

                    La France a déjà eu par le passé raison contre toute l’Europe, révisez vos classiques. Ça s’appelle la Révolution et ça a changé la face du monde. Personnellement, je suis assez heureux que la rue de 1789 se soit un peu énervée. Pas vous ?


                  • titi 17 octobre 2010 00:22

                    Rêver pas trop sur 1789...

                    Les Anglais ont coupé la tête de leur roi bien avant nous..


                  • foufouille foufouille 12 octobre 2010 12:23

                    si sarko fait machine arriere .......... il risque de faire virer


                    • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 12 octobre 2010 13:06

                      Certes, la solidarité des générations s’impose comme vous l’écrivez, mais pas seulement face à cette « réforme sarkozienne »...

                      En effet, cette solidarité générationnelle est intimement liée à toutes réformes des retraites, quelles qu’elles soient et dans n’importe quels pays ...

                      Votre article est intéressant, mais n’évoque qu’une petite partie de « l’équation retraites », c’est ainsi que vous n’abordez absolument pas l’aspect démographique, terme de l’équation ô combien fondamental dans un système par répartition, lequel en l’état condamne les jeunes en les chargeant d’un fardeau financier devenu insupportable.

                      Un autre aspect extrêmement préoccupant de la situation réside dans la récupération de jeunes lycéens, incités par certains syndicats à manifester contre cette réforme (contre tout réforme ? ), alors-même qu’ils n’ont encore ébauché le début d’une formation professionnelle. Cette pratique relève de la manipulation, car bien malin l’oracle capable de prédire l’avenir des retraites dans ... cinquante ans ...

                      Préoccupant pour l’avenir d’un pays que d’entendre des jeunes de 15 ans manifester pour leurs retraites, avant même que d’être sortis de l’adolescence ...


                      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 octobre 2010 14:51

                        Vous m’avez mal lu. Les jeunes manifestent moins pour leur future retraire à laquelle ils ne ne pensent et ne croient guère que pour celle de leurs parents car ils savent dès maintenant qu’ils auront besoin d’eux en cas de coup dur.


                        Si l’on ne comprend pas cette réaction des jeunes, comme tout à fait rationnelle dans leur situation réelle, c’est que l’on ne comprend pas ce que génère nécessairement la précarité : l’attitude qui consiste à privilégier le présent et le futur immédiat face à un futur lointain dépourvu d’un avenir dans lequel leur serait assuré la sécurité et le progrès qu’ils estiment mériter grâce à leur travail ; il font donc plus confiance en leurs parents encore préservés de la précarité par le système de retraite par répartition.

                        Ils ont raison dès lors leur situation ne leur laisse pas d’autre alternative : chaque jour ils font l’expérience que le capitalisme mondialisé dérégulé et les gouvernements à sa solde et à celle des plus riches sont dépourvus du sens de la justice !

                      • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 12 octobre 2010 22:29

                        Bonsoir Sylvain Reboul,

                        Je ne suis pas sûr de vous avoir si mal lu que cela ...

                        A entendre les jeunes, ce soir encore (12.10.2010) au JT, ils manifestent bien en évoquant l’âge de leur retraite, même si je vous le concède, certains font aussi référence à celui de leurs parents.

                        S’en remettre à leurs parents en cas de coup dur, comme vous l’écrivez, est-ce bien responsable ? Est-ce responsable sachant qu’ils ne pourront pas compter sur eux durant toute leur vie. Prendre leur destin entre leurs mains, étudier l’aspect technique de la problématique des retraites, proposer des solutions crédibles, ne serait-ce pas beaucoup plus constructif et surtout plus mature ?

                        C’est cette équation du régime des retraites que j’ai évoqué ci-dessus qu’il s’agit de développer et d’analyser en prenant en compte l’ensemble des termes qui la composent : démographie, allongement de l’espérance de vie, financement du régime par répartition, régimes spéciaux, durée de travail, conservation du pouvoir d’achat et bien évidemment la répartition du fardeau des sacrifices entre les classes sociales et les générations, car sacrifices il y aura forcément pour qui voudra bien étudier la question avec objectivité. Nier ces faits et agiter un miroir aux alouettes n’est ni responsable, ni très honnête.

                        En conclusion dans votre commentaire, vous écrivez :

                        " ... chaque jour ils font l’expérience que le capitalisme mondialisé dérégulé et les gouvernements à sa solde et à celle des plus riches sont dépourvus du sens de la justice ! « 

                        Je vous répondrai, oui certes vous avez raison, mais ce »capitalisme mondialisé dérégulé« fait aussi partie des termes de l’équation. C’est une réalité à prendre en considération, un fait que personne ne peut nier, que cela plaise ou pas. Par conséquent la France ne peut à elle seule décider que cette mondialisation n’existe pas et s’asseoir dessus.
                        Le dogmatisme c’est bien, le réalisme c’est mieux, notamment lorsque l’on fait référence au court et au long terme, comme vous l’écrivez en évoquant »le présent et le futur immédiat face à un futur lointain« .

                        Et pour conclure je poserais une question :

                        On entend beaucoup de slogans parmi les manifestants, mais peu sont crédibles et se résument à prétendre »qu’il y a de l’argent", sauf que l’on oublie d’expliquer où le trouver.
                        Pourquoi les syndicats et l’opposition ne proposeraient-ils pas spontanément un contre-projet commun et crédible à celui du gouvernement ?

                        Cordialement !


                      • Login Login 13 octobre 2010 00:42

                         

                      • Login Login 13 octobre 2010 00:43

                         Voir lien

                      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 octobre 2010 08:41

                        « C’est une réalité à prendre en considération, un fait que personne ne peut nier, que cela plaise ou pas. Par conséquent la France ne peut à elle seule décider que cette mondialisation n’existe pas et s’asseoir dessus. »


                        1) je parle de capitalisme financier dérégulé, lequel domine largement l’économie réelle ; cela signifie que l’urgence ne soit pas à le réguler dans l’intérêt même d’un capitalisme civilisé et « socialisé ». Ce qui veut dire un capitalisme qui ne sacrifie pas le court-terme au long terme, la société et les individus au profit immédiat.

                        2) Dans un tel capitalisme du très court terme et qui met tous les salariés et les jeunes en état d’insécurité totale (chômage, précarité) , le long terme ne peut être ni une perspective crédible ou raisonnable, ni une stratégie viable, pour les plus et les moins jeunes ; c’est pourquoi les plus jeunes se battent aussi pour le maintien des solidarité familiales et donc pour la sécurité sociale et les retraites qui en font partie de leurs parents (y compris dans les familles recomposées), seule encore crédible dans une société dans laquelle les inégalités et donc les injustices et le mépris des moins favorisés s"affirment cyniquement.

                        3) je constate que vous ne connaissez pas les propositions de Thomas Piketty pour réformer les régimes de retraites, ni même celle du PS. http://www.alternatives-economiques.fr/thomas-piketty----pour-un-droit-a-la-retraite-plus-lisible-et-plus-equitable-_fr_art_846_49165.html

                      • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 13 octobre 2010 13:23

                        @ Login :

                        Merci pour le lien !

                        @ Sylvain Reboul :

                        Merci de vos réponses et le lien !

                        1° " Ce qui veut dire un capitalisme qui ne sacrifie pas le court-terme au long terme, la société et les individus au profit immédiat. « 

                        Je suis tout à fait d’accord avec cet idéal, mais précise bien qu’il ne s’agit que d’un idéal qui ne correspond malheureusement pas à la réalité actuelle. Or dans cette problématique des retraites dans laquelle la solidarité entre les générations s’impose (sujet de votre billet), ce que je ne conteste nullement, la situation exige des solutions urgentes pour des raisons de financement. Par conséquent attendre une hypothétique et surtout rapide moralisation de ce »capitalisme financier dérégulé" pour appliquer une réforme, quelle qu’elle soit, tient de l’utopie.

                        Je constate et déplore également qu’il existe en France, de grandes inégalités non seulement sociales, mais aussi inter-générationnelles. C’est ainsi que dans la situation actuelle, les jeunes générations, malgré une croissance démographique française qui se situe au-dessus de la moyenne européenne, seront sacrifiées au profit de celle des retraités dont l’espérance de vie augmente. C’est pourquoi je parle de rééquilibrage du fardeau, étant entendu qu’il est absurde selon moi que le seul espoir des jeunes repose sur le soutien financier de leurs parents. Imaginez la précarité d’une telle situation ...
                        Ce rééquilibrage du fardeau me semble être beaucoup plus logique, pérenne et responsable que de compter sur une hypothétique solidarité familiale (point 2 de votre commentaire), ceci sans évoquer les problèmes légaux liés aux obligations d’entretien.

                        Il va de soi qu’en évoquant les jeunes et le rééquilibrage du fardeau, je parle de jeunes salariés, pas de chômeurs dont la situation appelle d’autres solutions.

                        Ce que je retiens de votre article et de vos commentaires, c’est surtout l’image de jeunes en manque d’espoir, de projets, de jeunes pétris d’idéaux un peu utopiques (comme en mais 68), mais déconnectés de la réalité économique au point de mettre leur sort entre les mains de leurs parents.
                        C’est immature, préoccupant et surtout inquiétant pour l’avenir de ce pays !

                        3° Bien qu’ayant entendu parlé des propositions de Thomas Piketty (merci pour le lien !), je ne les connais pas et vais donc en prendre connaissance.

                        Merci pour cet échange et bonne journée à vous !


                      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 octobre 2010 14:11

                        Qui ne sacrifie pas le long terme au court terme, avec mes excuses pour cette malencontreuse inversion.


                      • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 13 octobre 2010 15:12

                        «  Qui ne sacrifie pas le long terme au court terme, avec mes excuses pour cette malencontreuse inversion. »

                        Oui, bien évidemment ! Merci !


                      • foufouille foufouille 12 octobre 2010 13:09

                        "Préoccupant pour l’avenir d’un pays que d’entendre des jeunes de 15 ans manifester pour leurs retraites, avant même que d’être sortis de l’adolescence ..."
                        des con-sommateurs c’est mieux


                        • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 12 octobre 2010 13:23

                          « des con-sommateurs c’est mieux » Non !

                          Se préoccuper de leurs études et de leur avenir professionnel serait assurément mieux !


                        • foufouille foufouille 12 octobre 2010 13:32

                          « Se préoccuper de leurs études et de leur avenir professionnel serait assurément mieux ! »
                          chomeurs ou clandestins en chine ?


                        • ZEN ZEN 12 octobre 2010 13:18

                          Préoccupant de voir si peu de jeunes ne pas (se) manifester pour un avenir qui les concerne au plus haut point...
                          Apolitisme, défaitisme et désinformation ont fait leur oeuvre


                          • nataraja 12 octobre 2010 13:30

                            « si on oblige les gens a travailler plus longtemps ca va bloquer l emploi pour la jeunesse » voila ce que repetent inlassablement les jeunes manipulés rencontrés ici ou la

                            hors si on a mis en place le systeme de pré retraite c etait justement pour remedier a l emploi des jeunes , pour un resultat on le voit totalement inefficace !!

                            Au contraire dans les tous les pays on a constaté que plus de seniors travaillent plus les jeunes en profitent , le travail créant le travail

                            ces lycéens feraient donc bien de retourner a l ecole pour avoir la chance de comprendre un jour les rouages de l economie au lieu de nous etaler le spectacle de leur vacuité intellectuelle et de leur esprit manipulable

                            ces jeunes doivent etre de ceux qui revent d une vie de planque fonctionnaire , la jeunesse francaise est globalement d une tristesse sans nom

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