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Accueil du site > Actualités > Société > Faites-nous signe

Faites-nous signe

Le signe nous a toujours entouré, qu’il y ait, d’ailleurs, intention ou non de communiquer de la part de celui qui « fait signe ». Mais en cette période d’élection, le signe semble soudain remplir l’air qui nous entoure, et il faudrait s’en soucier...

Ces temps-ci, nous sommes incessamment sollicités, sollicités à écouter, à comprendre, à interpréter, à recevoir de force ou de gré les messages que deux entités, deux individus, veulent nous faire passer. Ça s’appelle une campagne électorale, ça s’appelle aussi de la communication. Toujours est-il que ces temps-ci, le signe, visuel, linguistique ou même auditif, est omniprésent. Alors bien sûr, on peut analyser ce signe de plusieurs point de vue, les plus courants étant les points de vue politique, économique ou historique. Mais parfois, ces analyses, pourtant faites par des spécialistes, manquent d’objectivité scientifique et d’éloignement. Pourquoi ? Parce que nous sommes tous, implicitement, des récepteurs de ce "code présidentiel", ce système de signe qui nous colle aux messages 20 heures sur 24, rêves compris. Analyser la campagne sous un angle sémiotique a du sens, sans mauvais jeu de mot. Tout d’abord, les sémioticiens tentent d’adopter une objectivité quasi parfaite dans le sens où ils font de leur perception un objet d’étude, et non pas de ce qu’ils perçoivent. Pour être plus clair, un politologue écoutant Nicolas Sarkozy étudiera son discours, ses propositions, et parfois sa façon de parler. Le sémioticien, lui, associera à cela une analyse de sa propre perception, de ce qui, en lui, donne du sens aux dires dudit candidat. Un sémioticien analysant une affiche de Ségolène Royal n’émettra pas de jugement sur ce que "dit" l’affiche", mais sur ce qu’elle évoque, du plus évident au moins évident. L’analyse sémiotique, du discours ou de l’image, procède de façon simple. La première étape est la description du plus explicite, de ce que l’on appelle les traits plastiques. Vient ensuite l’analyse des éléments connotés, ce qui implique forcément une part plus importante de la subjectivité dans le processus d’analyse, mais cela fait partie du jeu. Le rouge de l’affiche de campagne de Ségolène Royal pourrait avoir comme "référent" le socialisme, par exemple, comme le vert et le bleu de Nicolas Sarkozy pourrait symboliser d’une part la tradition, d’autre part, le libéralisme (bleu vs. rouge souvent utilisés pour symboliser la droite et la gauche). Les sémioticiens sont perpétuellement dans l’étude de ces signes qui nous entourent. Ils les scindent, les classes, les connectent. Et peut-être pouvons-nous, en tant qu’électeurs, commencer ne serait-ce qu’un peu ce travail de sémiologie sur nous même, et nous demander ce qui fait, en nous, que nous comprenions ceci comme cela.


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2 réactions à cet article    


  • chmoll chmoll 11 mai 2007 10:24

    Faites-nous signe

    koukou,j’chui là


    • Schwarzenegger 14 mai 2007 11:51

      Si Sego avait passé moins de temps avec ses amants, elle aurait travaillé plus consciencieusement et plus intelligemment.

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