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Accueil du site > Actualités > Société > Famille mono-parentale

Famille mono-parentale

L’enfermement absolu.

Les mots prennent souvent de curieuses formes pour habiller de manière présentable des situations qui sont souvent insupportables. Il en va ainsi quand on qualifie de famille monoparentale une femme seule qui galère au quotidien avec ses enfants, dans l’indifférence d’un mari, parti sous d’autres cieux ou pire encore, disparu sans laisser d’adresse et d’une société qui se moque bien de tendre la main à celle qui se retrouve seule pour tout gérer tant bien que mal.

Femme seule avec des enfants c’est loin d’être une sinécure. Tout pose problème, tout devient une infernale course-poursuite après le temps, l’argent, la vie. Il lui faut tenir tous les rôles à la fois sans aide ni épaule sur laquelle s’appuyer. Elle trouve le plus souvent et ce, dans le meilleur des cas, un travail strictement alimentaire qui lui permet tout juste de joindre les deux bouts d’un quotidien de restrictions permanentes.

Elle s’occupe de ses enfants dès le petit matin, se lève encore plus tôt si elle veut prendre un peu de temps pour elle, faire du sport ou bien surfer quelques minutes sur la toile, lire ou avoir un jardin secret. Puis c’est la course afin de préparer les petits déjeuners, les cartables, les affaires, en espérant que rien ne viendra entraver son agitation frénétique pour être prête à l’heure. C’est faire fi de l'invérifiable retard de l’ouverture des portes de l’école primaire. Les enseignants ne sont pas à quelques minutes près, elle si !

Ce retard - ces dix minutes à piétiner devant le portail qui ne s’ouvre pas- va lui être reproché toute la journée. Elle va arriver en retard au travail ; l’employeur se moquant bien d’en savoir la cause. Elle va devoir rogner sur sa pause : elle ne pourra finir plus tard, il faut aller chercher les enfants tout en n’oubliant pas de passer par le « drive » pour faire l’approvisionnement.

Elle se morfond dans ce travail sans intérêt ; elle n’a pas le choix. Les ambitions d’avant se sont dissoutes dans ce présent qui n’en finit pas de la réduire à sa situation de femme en instance de divorce avec des enfants à charge. Tout lui pose problème, la réduit à cette étiquette sans espoir, à cette perspective parfaitement bouchée. Tant que les enfants ne sont pas partis, elle sera esclave de sa solitude.

Elle n’a pas d’ami, pas de famille à proximité. Elle avait suivi celui qui est parti ou qu’elle a fait partir pour son inconduite, qui l’a abandonnée sans se soucier de la dimension matérielle. Elle découvre la pauvreté : celle qui englue le présent, condamne l’avenir. Comment avoir une vie intime quand tout est sacrifié pour les enfants, quand le manque d’argent se fait chaque jour sentir de manière cruelle ?

Sa voiture ou sa machine à laver est une épave. Mais comment pourra-t-elle la changer ? Son ex ne va pas mettre la main à la poche, oubliant que sa pension alimentaire est une goutte d’eau misérable. Comment obtenir un crédit avec ce salaire de misère ? Comment continuer à travailler sans voiture ou à tenir la maison sans machine à laver ? Elle tombe dans un cercle infernal qui n’ouvre aucun espoir. Elle est engluée dans sa détresse affective, enfermée dans sa solitude, contrainte de rester tout le week-end et les vacances dans cet appartement qui devient son unique univers.

Elle n’en peut plus. La société et ce mari parti l’ont condamnée à la séquestration à perpétuité. Sortir, partir, voyager, s’amuser, il faut de l’argent et elle en manque cruellement. Elle est devant son tas de linge, de vaisselle, de factures et de traites à ressasser son malheur, sa vie qui s’étiole, qui se cogne aux murs de sa prison mono-parentale en dépit d’une volonté farouche et du désir de ne jamais se plaindre.

Les enfants ont découvert la pauvreté, soudainement, brutalement. Ils ont perdu leurs amis ; il a fallu aller dans un petit village ou un quartier périphérique pour trouver un appartement abordable, un environnement acceptable. Ils sont les otages d’une situation où les a placés ce père absent qui méconnaît la réalité des siens. Il ne fait aucun effort, évite de les prendre et s’étonne qu’ils ne veuillent plus le voir ou disparaît à jamais, indifférent à leur sort.

La femme seule, pilier de cette famille monoparentale- joli mot pour une situation sans beaucoup d’espoir- va passer les vacances à courir après le temps, les gardes d’enfant, les centres aérés, les activités qui sont toutes plus chères les unes que les autres. Va-t-elle avoir du temps pour elle ? C’est impossible. L’été sera plus douloureux encore : l’été suppose d’avoir du temps et de l’argent et c’est justement ce qui lui fait défaut cruellement.

Elle ressasse, elle se désespère mais elle ne peut baisser les bras ; elle ne veut surtout pas abdiquer devant l’adversité. Elle est fière et farouche dans sa détermination. Ses enfants sont là, elle tient debout pour eux, elle résiste, elle se bagarre contre un époux aux abonnés absents, une société indifférente et méprisante, un réel qui ne se soucie pas de lui faire une petite place. Elle aimerait vivre, elle est encore belle, encore désirable mais elle s’enferme dans un statut qui repousse les princes charmants et les prétendants acceptables.

Elle rêve de jours meilleurs. L’âge avance, l’avenir se referme sur elle ; elle n’en peut plus et elle ne peut crier au secours. Témoin impuissant d’un drame qui se répète ainsi à des centaines de milliers d’exemplaires de par notre société théoriquement si solidaire, je ne peux que coucher sur le papier le récit de ces vies qui résistent avec une opiniâtreté exemplaire. Que fait-on réellement pour les aider ?

Solitairement vôtre.

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111 réactions à cet article    


  • juluch juluch 4 juillet 10:06

    parfois c’est le mari qui se retrouve tout seul......  smiley


    • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 11:03

      @juluch

      Parfois ce sont les hommes qui sont battus, mais tout comme les poissons volants, ce n’est pas la majorité de l’espèce


    • Rincevent Rincevent 4 juillet 16:16

      @juluch

      Avec les enfants ?


    • sarcastelle 4 juillet 10:34

      C’est curieux ; Nabum ne nous avait pas habitués à de articles caricaturaux. 

      Les larmes me jailliraient des yeux si je n’avais quelque expérience de la vie. 
      Ah, ben oui, tant que le monde sera sur le papier partagé entre un sexe victime et un sexe ignoble, on aura de articles d’un étiage comparable à celui de la Loire en plein été. 

      • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 11:05

        @sarcastelle

        J’en suis navré
        J’ai touché le fond d’après vous et pourtant ce sont des femmes que j’ai rencontré qui m’ont dépeint leur quotidien loin des mouvements d’eau de la Loire


      • sarcastelle 4 juillet 12:21

        @C’est Nabum

        .
        Je ne discute pas le récit de telle ou telle, mais la façon d’en analyser (manière de parler !) les causes. C’est un peu comme si ceux qui ont des accidents sur la route ne savaient qu’accabler les autres usagers. 
        La présentation lourdement sexiste de l’article n’est pas bien fameuse. Quant à savoir ce qu’il faut faire de plus en faveur des parents isolés, je ne sais pas. Peut-être prendre les 3/4 de son salaire au père séparé de deux enfants gardés par la mère ? Puisqu’il est seul à nourrir face à trois ? Allons, j’arrête là pour ne pas tomber moi aussi dans la mauvaise blague. 

      • Mmarvinbear Mmarvinbear 4 juillet 10:51

        Elever seul(e) sont enfant, c’est aussi simple que de faire du vélo.


        Sauf que le vélo brûle.

        Que vous êtes en feu.

        Et que vous êtes en enfer.

        • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 11:06

          @Mmarvinbear

          Je pensais être sorti du cadre d’après le commentaire précédent
          Je reviens dans le réel semble-t-il


        • philouie 4 juillet 11:38

          Que fait-on réellement pour les aider ?
           
          La vraie question est plutôt que fait-on pour ne pas en arriver là ?
           
          La réalité est que les femmes creusent leur propre tombe parce que la violence du divorce n’est pas subie que par les mères mais également par les enfants qui seront les futurs maris et femmes de demain.
          Ce qui fait la capacité de l’être humain d’accepter l’autre, donc de vivre en couple, c’est la qualité de la relation de la mère avec le tout petit en particulier du sentiment de sécurité qu’elle transmet.
          Toute violence commise contre les tous petits, que cela soit le divorce des parents mais aussi l’abandon en crèche, ce paiera dans la génération suivante par des adultes incapable de se supporter les uns les autres entretenant ainsi une spirale vicieuse de la maltraitance.
          La chose la plus importante que les nouvelles générations ont à faire est de restaurer la sécurité de la petite enfance et de rétablir la famille comme le fondement de nos sociétés.


          • sarcastelle 4 juillet 12:35

            @philouie

            .
            J’ajouterais que si les mères seules se voyaient dépossédées pour le père de la garde principale, la majorité en seraient autrement plus désespérées que de leur condition de mère isolée. Mais rien de tel ne touche les hommes, bourrins sans âme. Et tandis que c’est l’enfer pour les mères, c’est le paradis pour les pères qui libérés du joug de leur famille peuvent niquer tous les jours une jeunette différente (quelles garces pour se faire ainsi complices du malheur de leurs soeurs). 

          • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 12:58

            @philouie

            J’avoue partager votre opinion sur un point, le divorce est devenu un recours trop fréquent
            Il place les adultes devant leur refus du compromis, du pardon, de l’arrangement pour le bien être des enfants.
            C’est la situation des adultes qui est réglée en faisant fi de l’intérêt des enfants


          • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 13:00

            @sarcastelle

            La jeunette et le salaud

            Un joli titre pour un prochain billet


          • Rincevent Rincevent 4 juillet 16:22

            @C’est Nabum

            Revenir sur la faculté de divorcer me semble difficile. Là où il faudrait insister c’est faire comprendre (aux pères, majoritairement) qu’on ne divorce pas de ses enfants...


          • philouie 4 juillet 17:07

            @sarcastelle
            Il ne s’agit pas d’opposer les hommes aux femmes ou les femmes aux hommes mais plutôt de chercher à les réconcilier.
            De mon point de vue, c’est dans la petite enfance que ça se joue et la qualité de la relation mère/enfant favorisera la qualité de la relation homme/femme.
            J’entends bien que les femmes ont encore la fibre maternelle et que la plupart d’entre elle souhaitent réussir leur maternité, aussi il faut leur donner les moyens de cette réussite.
            Un salaire pour les mères pourrait être une option, par exemple.


          • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 18:15

            @Rincevent

            Il ne sagit pas de ça mais de la nécessité de comprendre vraiment les conséquence d’un divorce qu’il convient de ne plus banaliser

            Faire des familles recomposées un long fleuve tranquille est une hérésie


          • mmbbb 4 juillet 18:16

            @sarcastelle les femmes n ’ont pas toutes les vertus Sans rentrer dans les détails et devoiler une vie privée, cette situation je l’ai connu. Famille eclatée ou rien ne peut se construire ou rien ne repose sur rien Quoique a mon epoque c’etait plus simple j’etais interne je la fermais et je me faisais chier a mourir Ces situations decrite par nabum je les connus a nouveaux chez d’autres familles qui ont une facheuxs tendance a reproduire le même schéma j’ai essaye d’apporter un soutien mais bon que faire lorsque dans de telle situation, les parents font des gosses en surnombre qui ne connaîtront de facto jamais le bonheur Le Credoc a publie des etudes relayes par le monde il y aurait plus de 2 millions d’enfants pauvres en France ( selon le Monde 3 millions ) comme l’on dit en informatique c’est un problème circulaire sans résolution helas L etat a le role de voiture balai


          • Rincevent Rincevent 4 juillet 20:11

            @C’est Nabum

            Pour moi, il s’agit surtout de ça ! Soyons réalistes, on ne peut pas obliger, par un moyen ou un autre, deux êtres à continuer à vivre ensemble, alors qu’ils ont accumulé des ressentiments qui ne sont plus « négociables ». Quant on en arrive au divorce c’est que, souvent, la situation s’est tellement dégradée que les solutions du genre conseiller conjugal, médiateur, etc, sont dépassées.

            Un divorce, s’il est facilité, n’est jamais facile, c’est le deuil de toute une histoire. Reste, dans ce naufrage, à sauver les enfants d’abord en ne les prenant pas en otages ou en ne les incluant pas dans le ressentiment qu’on éprouve pour l’autre. D’où mon expression « on ne divorce pas de ses enfants » et c’est bien ça qui devrait être beaucoup plus contrôlé. Combien de pensions alimentaires jamais honorées, combien de droits de visite malmenés (dans les deux sens) ? Quant on a affaire à des adultes qui le sont si peu, il faut bien un tiers pour dire la Loi censée juguler l’irresponsabilité.

            Pour les familles recomposées il n’y a pas de raison que ce soit plus idyllique qu’avant. J’ai eu l’occasion de voir de tout : du beau-parent qui n’arrive pas à trouver sa place, avec des conséquences sur l’enfant, à celui qui remplace avantageusement un père (ou une mère) défaillant. Et tous les stades intermédiaires, bien sûr.


          • Sozenz 4 juillet 21:29

            @C’est Nabum
            chaque vie est différente et il n y a pas qu une seule méthode .
            certains vivent très bien les séparations . car n est t il pas mieux d arreter une relation d erreur, car il y a des mariages qui ne se font pas les yeux et le coeur ouverts .
            les divorces intelligents ne font pas souffrir les enfants ; les enfants sont plus intelligents bien souvent que les adultes, car leurs yeux et leurs coeurs ne sont pas encore pervertis . si l enfant voit que les choix sont assumés et que cela rend plus heureux leur parents et qu ils sont aimés , que vont ils demander de plus ? mème pour les privations , les enfants les supportent mieux que les adultes qui sont plus exigeants . l enfant est capable d entendre et de comprendre . il a souvent plus de peine pour ses parents que pour lui même. comme les parents ( normalement) ont plus de peines pour leurs enfants que pour eux même . mais si l amour est fort , ensemble ils peuvent tout traverser car la haine n existe pas entre eux .


          • LOKERINO LOKERINO 5 juillet 00:02

            @Rincevent
            affligeant


          • C'est Nabum C’est Nabum 5 juillet 17:24

            @Rincevent

            Que vous dire

            L’évolution des mœurs ne permet pas de composer, d’accepter de mettre de l’eau dans son vin
            Maintenant il s’agit d’accompagner les divorces pour qu’ils cessent de fracasser les enfants, parfois !


          • Rincevent Rincevent 5 juillet 17:52

            @C’est Nabum

            Tout à fait, c’est exactement ce que j’ai dit.


          • UnLorrain (---.---.176.77) 4 juillet 11:58

            Copions le communautarisme pour solidifier la famille...j ai bien peur qu il soit fichtrement trop tard a cela.


            • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 13:01

              @UnLorrain

              Le libéralisme suppose une société éclatée incapable de réagir à la folie d’un système fondé sur la cupidité, l’égoïsme et l’individualisme
              Le divorce sert les intérêts commerciaux en doublant la surface d’achat

              C’est parfaitement abject


            • LOKERINO LOKERINO 5 juillet 00:05

              @C’est Nabum
              D’ailleurs le libéralisme est aussi responsable d’el nino et de la pollution de la mer d’Oural ! ainsi que des boutons de mon grand père  !! 
              qu’est ce qu’il ne faut pas lire comme conneries.. !


            • C'est Nabum C’est Nabum 5 juillet 17:25

              @LOKERINO

              N’espérez rien de moi
              Vous pensez trop de mal de mon insignifiance


            • Rincevent Rincevent 5 juillet 18:20

              @ C’est Nabum

              Pas faux, même s’il ne faut pas confondre conséquences et intentions. Pour un éclairage intéressant sur comment on en est arrivé là, allez voir du côté de Christopher Lasch - La Culture du Narcissisme - : https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Lasch


            • Jimmy 4 juillet 13:22

              les familles monoparentales le sont dans leur majorité parce que la femme a demandé le divorce afin de pouvoir conserver les enfants pour elle toute seule
              donc l’article accusateur pour les hommes passe à coté du sujet
              les enfants sont les seules victimes du féminisme dont l’auteur utilise les arguments, le féminisme en accusant les hommes de tous les maux déculpabilise les femmes, il leur dit : pense à ton bonheur avant celui de tes enfants, il leur dit : si ton mari ne te plait plus, largue-le et tes gosses il faudra bien qu’ils s’accommodent de ne plus avoir de père, tu le mérites bien puisque les femmes ont été persécutées depuis des siècles par ces méchants hommes


              • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 13:48

                @Jimmy

                Je suis désolé si je vous ai blessé
                Le cas qui a servi de modèle n’est certes pas révélateur de tous mais il est symbolique d’un grand nombre de cas similaires
                Bien sûr il y a de nombreuses exceptions, je n’en doute pas


              • une femme (---.---.133.111) 4 juillet 15:38

                @Jimmy
                 Lol un homme qui dit ça ! Nous les femmes avons choisi de divorcer parce que nous désirons garder nos enfants pour nous toutes seules !!! pffff

                Les hommes (pas tous hein) fuient leurs responsabilités voilà pourquoi nous sommes seules. Monsieur veut continuer à jouer et être l’enfant unique !! (Cependant l’inverse est vrai aussi).

                À l’auteur : je trouve que votre caricature correspond parfaitement à notre quotidien de famille monoparentale. Je confirme que tout devient très compliqué, c’est très très dur ! En effet, nous n’avons plus de vie sociale, le professionnel ne tient qu’a un fil et pour l’amour c’est souvent le vide sidéral ! Le pire dans tout ça c’est que pour notre société une femme à 34 ans est déjà sénior alors si en plus nous avons des enfants et sommes seules à gérer c’est 99% des portes qui se ferment !

                Je suis très déçue des commentaires que j’ai pu lire, c’est très décevant ! Surtout qu’ils viennent des hommes qui ne vivent pas cette situation et qui veulent nous faire la morale et pire que ça « nous dire que c’est de notre faute » lol 
                Sachez messieurs que la faute vient des deux côtés !!!


              • mmbbb 5 juillet 07:53

                @Jimmy je vous l’accorde certaines femmes n ont pas toutes les vertus et il est vrai que la femme contemporaine use de cette situation . L homme contemporain doit desormais porter la robe de bure et expier tous les peches du passé . L ’homme contemporain est devenu une denree jetable. Quoi qu il en soit, de cet egoisme, ce sont les enfants qui payent le prix fort . L’addition est pour eux et ils est etonnant qu’aucune etude serieuse soit faite a ce sujet . J’ai une collegue de travail. Dans la classe de son gamin il est pratiquement le seul a avoir une famille « normale » . Un de ces petits copains est souvent invité. Elle est plutot observatrice ; ce gamin a une tendance a prendre son mari pour un pere de substitution et son comportement est souvent compulsif . Plus proche de moi j’avais un couple d’amis Le gars anti archetype du macho. Ils avaient tout ; une tante leur louant un appartement a un prix derisoire et leurs permirent l’acquisition d’un maison. Elle lui a dit si tu me fais pas de gosses je te quitte. Ils eurent deux gosses. Neanmoins elle claqua son couple et le jeta . Il se mit a fumer et pendant un an il a ete dans une situation déplorable Elle se mit a boire Elle me jeta Elle peut mourir dans son coin désormais Rien à cirer il y des limites a la tolérance. Des exemples j’en ai des pages et je pourrai faire un inventaire a la Prevert . Mais ce sont les gosses qui souffrent le plus helas.


              • mmbbb 5 juillet 08:09

                @une femme Démerdez vous je vis ma vie égoistement J’ai donné Ces situations je les ai vecues basta Comme la vis d’Archimede ces histoires familiale sont sans fin J’ai une histoire une vraie Je connaissais de loin une famille de cadre dans la catégorie bourgeoise. La femme avait tout des enfants appartement un mari bosseur Elle était un peu pédante exubérante dans ses propos et ne travaillait pas et pouvait user de son temps et avoir des loisirs . Mais bon son mari n’etait pas a la hauteur il subissait des critiques limite lazzis Le gars s’est barre et n’a pas donne d’adresse Cette femme a vieilli de 15 ans d’un seul coup elle du se mettre a bosser dure tres dure mais je l’a plains pas . 


              • credohumanisme credohumanisme 4 juillet 15:13

                J’ai été veuf jeune et j’ai élevé seul mes enfants (et financièrement je les assiste encore) je ne crois pas que ce soit plus facile pour les hommes solos que pour les femmes (les inégalités administratives sont d’ailleurs en défaveurs des hommes par exemple pour la validation des trimestres retraite).

                Mais peu importe ce qui me dérange surtout dans cet article c’est son misérabilisme. Je côtoie beaucoup de parents solo (dont -ne vous en déplaise- des hommes également), les difficultés existent pour tous, la situation que vous exposez existe, certes, pour certains. En faire un archétype ne fait que contribuer au regard condescendant que porte la société sur les personnes qui élèvent seules leurs enfants : « Il n’a pas fait ses devoirs ? mais vous savez sa mère vit seule et la pauvre elle a du mal .... ».

                Il n’y a pas de fatalisme, les solos que je côtoie sont globalement heureux, sans doute ni plus ni moins que les autres.

                Nous ne nous réduisons pas à cette caractéristique de parent solo, nous pouvons nous épanouir dans notre travail, nous avons des amis ...

                Vous me rappelez ce psy qui parlant de l’avenir des mes enfants fraichement orphelins annonçait tous les malheurs du monde.


                • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 18:18

                  @credohumanisme

                  Je suis certain que ce n’est pas plus facile

                  Je pense que le décès du conjoint pour dramatique et douloureux qu’il soit ne vient pas mettre cette dose de haine ou de rancœur qui ajoute encore ce venin qui pourrit la vie

                  Le deuil est terrible, mais il s’inscrit dans une douleur qui ne se nourrit pas sans cesse de querelles et de coups tordus

                  J’espère m’exprimer de manière compréhensible sans vous offenser, ce qui n’est pas du tout mon but


                • Sozenz 4 juillet 21:40

                  @credohumanisme
                  Mais peu importe ce qui me dérange surtout dans cet article c’est son misérabilisme. Je côtoie beaucoup de parents solo (dont -ne vous en déplaise- des hommes également), les difficultés existent pour tous, la situation que vous exposez existe, certes, pour certains. En faire un archétype ne fait que contribuer au regard condescendant que porte la société sur les personnes qui élèvent seules leurs enfants : « Il n’a pas fait ses devoirs ? mais vous savez sa mère vit seule et la pauvre elle a du mal .... ».

                  d ’où mon : « Oo , c est quoi cet article »
                  et je vous rejoins entièrement ^^


                  Vous me rappelez ce psy qui parlant de l’avenir des mes enfants fraichement orphelins annonçait tous les malheurs du monde

                  wouahahahha, ils ne sont pas derniers ceux là à raconter des conneries ^^


                • arthes arthes 4 juillet 15:33

                  Manque plus que la chanson mièvre « femme liberee » (ne la laisse pas tomber, elle est si fragile etc....), la larme à l oeil et la compassion exacerbée. .

                  Au risque de paraître cruelle envers mes consoeurs, ce papier me fait plutôt rire, disons qu il en fait un peu trop dans le misérabilisme et la victimisation des femmes...Mais il plaira aux féministes engagées. 

                  • C'est Nabum C’est Nabum 4 juillet 18:19

                    @arthes

                    Je suis mièvre et je n’aime pas cette chanson


                  • Vipère Vipère 4 juillet 20:25

                    @arthes

                    Même réaction que vous !

                    Sur ce coup, Nabum est tombé dans la caricature et pire, un épouvantable misérabilisme.

                     Or tout n’est pas si noir. Notre pays aide beaucoup les parents isolés élevant des enfants à travers des aides CAF diverses et variées. Et ce, pour les vacances, l’achat d’un appareil ménager, le loyer, la rentrée scolaire etc...

                    De plus, il existe des bourses aux vêtements, jouets, ski, vélo etc,,, De sorte qu’un enfant d’aujourd’hui est certainement moins privé de l’essentiel et même du superflu que les anciennes générations où la pauvreté et le manque d’argent n’était pas compensés par un organisme redistributeur.

                    Certes, il reste que la solitude du parent, mais d’après une relation de mon entourage, la séparation d’avec les père de ses trois enfants était une telle libération qui lui a permis de recouvrer la sérénité, de se reconstruire en tant que femme et de prendre des responsabilités que le père des enfants fuyait, laissant tout à sa charge. Loin d’une relation toxique, elle n’a plus désiré de liens intimes, tant elle était traumatisé par le comportement de son ex.

                    Il faut dire, que Monsieur X, ne payait plus les traites de la maison, ce qu’elle a ignoré jusqu’au jour où elle a reçu la visite des huissiers qui lui ont appris que la banque expulsait toute la famille.


                  • LOKERINO LOKERINO 5 juillet 00:08

                    @C’est Nabum
                    cette chanson est moins co..ne que l’article !


                  • Sozenz 4 juillet 15:33

                    Oo, c est quoi cet article ?

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