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Accueil du site > Actualités > Société > Faut-il encore interdire Mein Kampf ?

Faut-il encore interdire Mein Kampf ?

Après le documentaire d’Arte, diffusé le 6 mai 2008 (un an après… facétieux les Artiens !) consacré à ce livre sulfureux écrit par Hitler et ses collaborateurs, une question se pose. Pourquoi un livre aussi important pour saisir une période cruciale de notre histoire n’est-il pas édité en France et, de plus, interdit ?

Aussi étrange que cela puisse paraître, Mein Kampf, long texte rédigé par Hitler alors qu’il purgeait une peine de prison en 1924, puis remanié par ses collaborateurs, n’est pas disponible en librairie et du reste interdit. Pourtant, il s’agit d’un document d’histoire important, permettant de comprendre dans le texte le cheminement d’une pensée ayant habité un homme, un cercle, puis une nation ; conduisant aux résultats consignés dans les livres d’histoire. Le citoyen ordinaire n’a pas accès à ce texte. Mais il est possible d’en avoir connaissance si on est inscrit dans une bibliothèque universitaire sous réserve qu’il soit au catalogue. Ce qui était le cas à l’université Michel de Montaigne à Bordeaux. Il y a une quinzaine d’années, en remplissant la fiche pour sortir un ouvrage des archives, chose courante, j’ai pu avoir entre les mains un exemplaire de la traduction française parue en 1935 aux Nouvelles Editions latines. Une édition de référence, un « bootleg », fidèlement traduit sans les censures allemandes effectuées dans d’autres langues. Une version piratée à l’initiative d’un éditeur maurassien et anti-hitlérien, un livre pour alerter les Français de la menace. Quand la bibliothécaire n’a informé que le livre ne peut pas être emprunté comme n’importe quel ouvrage je n’ai pas été surpris. De plus, la procédure est très particulière. J’ai dû laisser en échange une pièce d’identité contre la remise de ce livre qu’il m’était possible de consulter sur place uniquement. Bien évidemment, j’aurai pu faire une photocopie, mais, comme ce texte ne m’inspirait aucun intérêt particulier si ce n’est une curiosité d’honnête homme adhérant à la culture de son époque, je l’ai feuilleté une demi-heure avant de le rendre pour récupérer ma carte d’identité. Toute cette procédure me donna le sentiment de manipuler une chose défendue, un peu comme les manuscrits libertins échangés sous le manteau pendant le XVIIIe siècle. Maintenant, Sade est en vente libre dans les supermarchés, mais Mein Kampf reste en accès limité, comme s’il s’agissait de manipuler un stock de dynamite. Ou une lampe qui, si on la frotte, libère l’axe satanique du mal !

Quoi qu’il en soit, accéder à Mein Kampf était déjà un jeu d’enfant bien avant internet ; avec des éditions pirates (l’une éditée en 1998 circulant en Allemagne) uniquement accessibles aux curieux et surtout aux néo-nazis. Fallait-il interdire la publication de Mein Kampf ? En sachant que les individus les plus déterminés et les plus féroces pouvaient accéder à ce texte. Peut-on penser que l’interdiction de ce texte rend son contenu sacré, comme s’il s’agissait d’un secret précieux auquel quelques élus pourraient accéder, alors qu’une édition l’aurait situé comme un document historique permettant de comprendre pourquoi l’Histoire a déraillé. Et ce qui s’est passé dans la tête des nazis, ainsi que le bourrage de crâne infligé à des Allemands qui n’avaient rien demandé, mais se sont vu offrir ce livre à l’occasion d’un mariage. Mein Kampf a été tiré à plus de 10 millions d’exemplaires. Dieu merci, les temps ont changé. Ce qui se diffuse à ce niveau, c’est le catalogue Ikea, ô combien plus utile pour des jeunes mariés que Mein Kampf ou même la Bible !

Faut-il encore interdire Mein Kampf ? Si Voltaire était vivant, il répondrait sans aucune hésitation non, mesurant le contexte actuel. D’ailleurs, ce texte est en libre accès sur internet, lieu de libre expression qu’aurait fort apprécié Voltaire. Il est même étonnant que ce livre soit encore frappé d’interdit alors que la question nazie est enseignée et que la démocratie est devenue presque irréversible. Ce serait même un atout que d’éditer ce livre pour servir d’éducation citoyenne, pour montrer les délires fantasmagoriques d’une élite issue de la culture européenne ayant basculé dans l’irréparable et l’incompréhensible. Mais maintenant que ce texte est dans le domaine public, peut-on envisager une publication en cette période où on a peur de tout, des OGM, des virus, des étrangers, de la finance, de son voisin, du réchauffement climatique, des mots un peu trop crus ?

Rappelons le contexte. Hitler, emprisonné après une tentative de putsch, rédige un long texte qu’un éditeur futé baptisera Mein Kampf. Un livre motivé comme on s’en doute par un double ressentiment, personnel et par projection, national. Hitler prenant sur lui la défaite de 1918 et l’humiliation du traité de Versailles. Le livre se vend bien. Hitler, jugé inoffensif, est libéré. Puis, avec les bons soins de Rudolf Hess, le livre est complété et le texte définitif est prêt pour une large diffusion. La force de ce texte, c’est de mêler un destin personnel, un destin national et des explications toutes trouvés et pour le moins bricolées. La faute aux Juifs et à une contamination d’une race censée être pure, la race aryenne, avec ses ramifications en Autriche et en Tchécoslovaquie, une race qu’il faut rassembler. Et, là, des solutions toutes trouvées. Le traité de Munich en sera un moment emblématique. La pensée hitlérienne est simple. Elle repose sur une anthropologie de la pureté et de la souillure. L’ensemble justifiant un hyper-nationalisme comme jamais l’humanité n’en a connu. Ce qui justifie l’emploi de la force sur le droit, la légitimité de la puissance, des besoins du peuple allemand, face à la légalité des nations. D’où l’emploi d’une armée destinée à conquérir un territoire vital pour ce peuple qui selon les canons de la légitimité raciale et d’une vocation à asservir les autres races, doit disposer d’une préférence géopolitique. C’est donc le ressort essentiel du nazisme codifié dans Mein Kampf. La légitimité de la race et de la « légalité naturelle » face à l’universalisme abstrait du droit international encore en gestation. Un thème qui en dit long pour les connaisseurs !

En Allemagne, le livre est interdit de réimpression, pour des raisons apparemment évidentes. Par respect pour les victimes dit le chargé de communication de l’Etat de Bavière, titulaire des copyrights. Le documentaire d’Arte nous offre une chute surprenante. Un Juif interrogé se demande si justement, par respect pour les victimes, il ne faudrait pas donner ce livre comme objet d’étude et de discussion pour éviter d’autres génocides. Les Allemands ont peur de ce livre. On peut les comprendre. Mais nous, Français, pourquoi n’osons-nous pas affronter avec courage cet enjeu, pour montrer et affirmer que nous ne craignons plus rien, que nous n’avons pas les vieux démons dans nos âmes ? C’est d’ailleurs cette position que défend l’interlocuteur d’Arte, arguant qu’on ne devient pas assassin en lisant les mémoires d’un serial killer. La peur n’a jamais fait grandir l’humanité. Ne pas laisser ce livre être édité est un signe de lâcheté. On ne bâtit pas une société solide en fermant les yeux sur le passé, dût-il être le plus sordide. Le passé s’est produit. Il y a eu des forces pour le produire. Ayons le courage de comprendre pourquoi, non pas dans les yeux des assassins, mais dans ce feu pensant et virulent qui à travers les lignes de Mein Kampf, nous transperce l’âme en nous renvoyant à l’expérience du mal tel qu’il fut pensé et qui nous est donné à penser pour qu’on puisse le conjurer.

Mais qui sait, ce texte livre d’autres connivences. Souhaitez-vous en savoir plus ? Auquel cas, j’aviserai en étudiant quelques passages assez édifiants, lus en diagonale par mes soins. Lisez le chapitre sur l’opinion et la race par exemple.


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254 réactions à cet article    


  • gecko gecko 7 mai 2008 10:05

    intéressant article, par contre les commentaires a la mord moi le noeud vont pleuvoir je le sens...


    • LE CHAT LE CHAT 7 mai 2008 12:35

      il vaudrait mieux interdire Le livre des morts , ça craint après la lecture !

       

    • Weinstein 7 mai 2008 15:51

      Bien vu Hihihi, ce n’est pas par hasard que ce débat récurrent ressurgit de nos jours, l’alliance vert rouge est une parfaite symbiose de la Françabia.


    • Gazi BORAT 7 mai 2008 18:30

      @ Weinstein

      L’expression "Françarabia" est, à mon sens, aussi nauséabonde que la "France enjuivée" chere aux nationalistes français d’avant-guerre..

      gAZi bORAt


    • Weinstein 7 mai 2008 18:45

      Gazy, l’expression n’est pas de moi mais de Bat Yéor, si vous considérez cela comme une exagération c’est votre problème, plus le mien puisque j’ai sauté le pas ou plutôt la méditerranée depuis des lustres pour m’établir sur la terre de mes ancêtres.

      Que la France "s’arabise" cela est une évidence, c’est une vérité que je découvre à chaque fois plus ébahi lors de mes voyages en france, à savoir si c’est bien ou mal ,chacun jugera !

      Sur ce, les festivités de yom atsmaout m’attendent.

      חג שמח


    • citadelle 7 mai 2008 18:57

      HIHIHI,

      tu nous montres ( enfin) que tu es juif. Je comprend mieux maintenant tes "hihihi" a chaque nouvelle articles qui traite du 11 septembre


    • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 7 mai 2008 18:59

      Bat Yéor ?

      - Qui c’est celui là ?

      - Tu confonds pas avec Dark Vador ?

       


    • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 7 mai 2008 22:03

      Et ces "figurines" semblent être en vente depuis plusieurs années sans que ça ne choque personne...

      http://www.militariacollection.com/hitler’s-mercedes.htm

       


    • LE CHAT LE CHAT 7 mai 2008 10:12

      interdire mein Kampf est aussi idiot que de vouloir réécrire Tintin au Congo , ce sont des documents historiques . Comme le dit le gecko , les commentaires à la con avec le parrallèle avec la bible , le coran et CIE vont pleuvoir !


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 mai 2008 03:04

         Toute censure ne peut qu’aider le mensonge et nuire à la vérité. Ca se démontre, mais à moins quelqu’un ne conteste cette évidence je ne perdrai pas de temps à en parler davantage.

         

        Pierre JC Allard

         http://nouvellesociete.wordpress.com/


      • La Taverne des Poètes 7 mai 2008 10:27

        "rédigé par Hitler alors qu’il purgeait une peine de prison en 1924, puis remanié par ses collaborateurs" Il y a décidément des collabos très précoces !


        • La Taverne des Poètes 7 mai 2008 10:31

          Que le livre soit interdit empêche les éditeurs de se faire de se faire de l’argent dessus et cette idée me convient car on a beau dire que l’argent n’a pas d’odeur.... Il est de toute façon acessible gratuitement sur la toile.

           


        • tvargentine.com lerma 7 mai 2008 10:29

          Oui ,car il évite de banaliser un criminel qui aura mis à exécution son programme

          Banaliser HITLER en autorisant la vente de son livre c’est banaliser le nazisme et tout les crimes qui ont été commis en son nom (des dizaines de millions de morts)

          Oui,il doit etre interdit comme sont interdit la vente d’images touchant aux enfants et si les fous veulent l’acheter sur internet ils prennent la responsabilité de leur démarche personnel

           


          • gecko gecko 7 mai 2008 10:34

            qu’es ce que je disais ! non mein kampf ne doit pas être interdit par contre ça oui (poupée d’hitler) : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/hitler-vendu-comme-poupee/920/0/240176


          • Zalka Zalka 7 mai 2008 10:38

            Bonne idée Lerma ! Prenons la décision qui facilitera l’oubli. Une fois Mein Kampf oublié, nul doute qu’il sera plus facile de refaire les mêmes erreurs.


          • quen_tin 7 mai 2008 11:23

            @lerma

             > Oui ,car il évite de banaliser un criminel qui aura mis à exécution son programme

            Pour moi Hitler est déjà banalisé, pour la jeune génération. On en rigole (tu sais comment il est mort ? il s’est suicidé en voyant la note de gaz...) mais ça ne nous concerne pas vraiment. Pour la plupart d’entre nous l’horeur du nazisme est une espece de lieu commun qu’on a vu en cours d’histoire.

            Je pense que si le livre est correctement préfacé, ça permettrait au contraire de dé-banaliser le nazisme. Ainsi les lecteurs pourraient comprendre la réalité de la pensée nazi, la dangerosité du discours d’Hitler mais aussi son actualité, car de tels discours existent toujours aujourd’hui, et faire le paralèlle avec la politique actuelle, s’apercevoir que ce n’est pas parceque ça c’est produit dans le passé qu’on en est à l’abri aujourd’hui.

            Aujourd’hui le livre attire aussi parcequ’il est interdit. De ce fait il est lu sans explications de texte, comme quelquechose de mystique, et fascine certaines personnes, qui peuvent se dire que c’est interdit parceque le "système" en a peur, et donc croire tout ce qui s’y trouve. Avec une bonne préface, on n’aurait pas ce problème.

            Généralement il vaut mieux afronter les choses que les cacher.


          • katalizeur 9 mai 2008 10:04

            @ lerma et a la DOXA mediaticosioniste

            banaliser buche et tous les autres neocons en les autorisant a deblaterer sur nos radios ,télés,,et journaux c’est banaliser aussi le" neonazisionisme"et tous les crimes qu’ils commetent (des centaines de millers de morts)oui tu as raison ils faut les .....blabla bla........

            ce qui est valable pour l’un et valable pour les autres il faut en finir avec le deux poids et quanrante mesures

             


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 10:32

            Mein Kampf , mon combat en Français ,

            il voulait être architecte peintre ou un truc comme ça , comme il a pas réussi il s’ est vengé en tuant 50 millions ? de personnes , rancunier le gars , non ?


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 10:40

              Première victime Zalka : coma frénétique


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 10:43

              achetez dans l’ édition originale Mein Ségolène sa bravitude et sa Poitounité ...


            • Zalka Zalka 7 mai 2008 10:43

              Pour le moment, la seule victime, c’est l’art.


            • roOl roOl 7 mai 2008 10:50

              Extrait de mein kampf :

              "les etres genetiquement superieurs devront avoir le tein pale, les yeux bleus, le cheveux blond, la carure athletique OU avoir une ptite moustache bien cool"

              Tout ca pasque les grandes blondes ont toujours refuser de sortir avec lui...

              Haaaa la frustration...


            • 5A3N5D 7 mai 2008 10:58

              @ Rocla,

              il voulait être architecte peintre ou un truc comme ça , comme il a pas réussi il s’ est vengé en tuant 50 millions ? de personnes , rancunier le gars , non ?

              Le 8 octobre 1908, Adolf Hitler était recalé à l’Ecole des beaux-arts de Vienne (comme si’il y avait des laids-arts ?) Blessé pendant la 1ere Guerre Mondiale, il ne digèrera jamais le Traité de Versailles. 

              Oui, c’était un frustré qui en arriva à développer une véritable maladie mentale. Il rêvait de grandes choses. On aurait peut-être dû le laisser peindre. 


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 7 mai 2008 15:06

              si il était accepté il serait là , banane ...


            • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 7 mai 2008 19:04

              Attention ro0l, Adolf a eu un très gros succès auprès des femmes, mais il a eu une déception et était très occupé par le militantisme et la politique.

               


            • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 7 mai 2008 19:16

              5A3N5D

               

              - Les anglais et les américains non plus n’ont pas digéré le traité de Versailles !

              - Les conditions françaises étaient dégradantes et disproportionnées pour un peuple qui n’avait pas été vaincu, ses lignes de défense n’ayant jamais été percées.

              - Elles l’auraient probablement été, mais ce ne fut pas le cas. Ce ne sont même pas les chefs de guerre qui ont négocié la reddition allemande.

              - La France a servi sur un plateau à Hitler (et à ceux qui l’ont soutenu, y compris des juifs) les éléments de la naissance du nazisme.

              - Alors, faut pas trop qu’on joue les malins.

               


            • 5A3N5D 7 mai 2008 20:46

              Je suis d’accord avec vous pour dire que "l’odieux Traité de Versailles" ne donnait satisfaction à aucun des protagonistes, à l’Ouest comme à l’Est (l’Allemagne et l’URSS n’étaient même pas représentées lors de la conférence qui le précéda.)

              Il ne faut pas perdre de vue toutefois que l’Allemagne se retrouvait amputée de nombreux territoires avec la reconnaissance de l’état polonais et le rattachement des Sudètes à la Tchécoslovaquie (qu’Hitler s’empressera de reconquérir.)

              Enfin, l’Allemagne, reconnue entièrement responsable des conséquences de la guerre, tenue de payer les dommages, obligée de désarmer, était privée de ses colonies, à un moment où la France et l’Angleterre restaient des puissances fortement coloniales. 

              Toutes ces circonstances, correctement exploitées par un orateur de seconde zone suffisaient à créer en Allemagne un sentiment de frustration au sein d’une population qui serait plus facilement poussée à faire bloc contre l’adversité. La crise économique ne fit qu’apporter de l’eau au moulin des "revanchards" et des justifications à leurs "théories".

              Peut-être qu’une Allemagne, pas vraiment vaincue, comme vous le notez, ne méritait-elle pas d’être étranglée de la sorte. Peut-être. On ne refait pas l’histoire.


            • hihanhihanhihan hihanhihanhihan 7 mai 2008 23:10

              C’est une certitude. La France a été odieuse dans ses demandes d’indemnisations, d’arrestations etc...

              - Clémenceau a une lourde responsabilité envers l’histoire.

              - Les américains avaient compris que trop de rigueur aménerait les allemands à réagir par patriotisme.

              - Un écrivain comme Raymond Cartier l’avait très bien expliqué.

              - Au début de son engagement politique, Hitler n’avait pas les convictions qui l’ont amené où il en est arrivé.


            • ASINUS 9 mai 2008 15:04

               exact ce que vous dites sur le comprtement de la France en 18

              pour hitler je ne sais , mais pour l etat d esprit de l allemagne vous avez raison

              il suffit de relire Junger ou Von Salomon

               


            • Gasty Gasty 7 mai 2008 10:36

              J’attend impatienment la sortie du livre " Mein Präsident" de notre auteur lerma .


              • Gasty Gasty 7 mai 2008 10:43

                J’ai évité la bible et le coran " LE CHAT" 


              • LE CHAT LE CHAT 7 mai 2008 10:51

                @ GASTY

                veux tu que nous lisions 

                 Ensemble le bouquin du führer de Lerma ?


              • gecko gecko 7 mai 2008 10:52

                vous avez fait dans le sarko, pas vraiment mieux !lol


              • Zalka Zalka 7 mai 2008 10:54

                Lerma en 1933 : "Non au TSH extrèmiste ! Le chancelier est un homme courageux qui va lancer de vrais réformes ! Il a d’ailleurs déjà grandement amélioré l’image de l’Allemagne en se mettant en ménage avec Eva Brown ! Non à l’assistanat gauchiste qui ne profite plus aux honnêtes travailleurs aryens mais uniquement aux parasites untermensch !"

                Je sais, j’abuse. Mais ça défoule.


              • Gasty Gasty 7 mai 2008 11:21

                @ LE CHAT

                 

                A préciser d’ailleur que ce livre a inspiré le réalisateur San Cunningham pour son film (actuellement à l’affiche ), film d’horreur, interdit au moins aux Socialo, Modemo, 68tard, fêtards, ecolos, sans partis, Dugué, la taverne, morice etc...

                 


              • Yannick J. Yannick J. 7 mai 2008 12:13

                @ zalka :

                Oui mais à cette époque il s’appelait lermacht....


              • Dominique Larchey-Wendling 7 mai 2008 10:53

                Il me semble que la question est : de quelle manière combat-on le plus efficacement la propagation des idées nazies, en particuliers celles qui sont exposées dans ce livre ? Est-ce en les cachant ou au contraire en les exposant à la critique.

                Et là deux conceptions s’opposent fondamentalement. Ceux qui font confiance au jugement de la majorité pour rejeter les idées du livre ou au contraire ceux qui suspectent une partie de la population non négligeable d’être capable d’adhérer à ces idées si elle s’y trouve exposée.

                Pour ma part, j’ai tendance à penser que ce n’est pas en cachant ces idées qu’on les empêchent de réemerger "par elles mêmes" : comme on peut souvent le constater sur les forums d’AV, le racisme est bel et bien présent aujourd’hui même s’il a tendance à plutôt cibler d’autres populations que les juifs sur ces forums.

                Le racisme est malheureusement un travers profondément humain et vouloir l’éradiquer définitivement est aussi illusoire que vouloir éradiquer la jalousie, la convoitise, etc. Pour les humanistes, la lutte contre le racisme est hélas un combat nécessaire et éternel. Je ne pense pas que cacher ou travestir l’Histoire contribue positivement à ce combat. Je pense même qu’il lui nuit : j’ai l’impression d’observer une espèce d’effet cocotte minute.

                 

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