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Accueil du site > Actualités > Société > Faut-il interdire la fessée ?

Faut-il interdire la fessée ?

Alors qu’en cette période de crise, on pourrait penser que la France a « d’autres chats à fouetter », ne voilà-t-il pas que la question resurgit au centre de l’actualité. S’il en est ainsi, ce n’est cependant pas par hasard.

Deux instances bien précises semblent pousser la France qui, en la matière, fait figure de retardataires dans les pays européens :
 
- la 1ère est la Défenseure des enfants, une instance créée, par décret du Président de la République en 2006, à la tête de laquelle se trouve Dominique Versini, favorable à l’interdiction de tout châtiment corporel dans l’éducation des enfants. Nulle doute que la création d’une telle instance part d’une bonne intention. Mais à se spécialiser et à se concentrer exclusivement sur la défense de l’enfant, ne court-on pas le risque d’un déséquilibre tel que le parent finisse par passer pour un danger ? La chose mérite réflexion !
 
- la seconde est le Conseil de l’Europe. Sous l’impulsion de Maud de Boer-Buqquicchio, sa secrétaire générale adjointe, une campagne de sensibilisation auprès de tous les états a été lancée en juin 2008 à Zagreb, afin que l’Europe devienne un continent où le châtiment corporel n’existe plus. « Les mains devraient protéger, pas frapper… Levez la main contre la fessée ! » est le slogan phare de cette campagne qui s’alimente d’un site Web, de plaquettes d’information et d’un joli petit dessin animé destiné à être diffusé dans plusieurs pays.
 
Mais voilà ! Pas question pour la France d’Astérix de plier sur ce point à l’impérialisme européen ! Un récent sondage soutient, en effet, que 90% des français sont hostiles à l’interdiction totale de la fessée. Si dans le pays d’Obélix, on ne peut plus se donner des baffes, où va-t-on ?
 
Plus sérieusement, la question se pose : est-ce bien à l’Etat (ou à l’Europe) de statuer dans ce domaine ? Si l’on comprend que la législation d’un état se doit de défendre les plus faibles et, par conséquent, se doter d’un arsenal juridique pour sanctionner les abus, la chose ici ne va-t-elle pas trop loin ? Après cela, que va-t-on encore contrôler dans nos maisons ?
 
Fessée ou discipline ?
 
Disons-le tout de suite : telle qu’elle est posée la question est sortie de son contexte. Car, évidemment, sauf pour des parents pervers ou violents, la question de la fessée ne peut être évoquée seule. Elle est inévitablement liée à la question de l’exercice de la discipline comme valeur fondamentale à la formation de la personnalité de l’enfant. Interdire la fessée sans situer le contexte dans lequel elle s’applique, ce serait comme interdire le fromage à quelqu’un qui a trop de cholestérol, sans se poser la question de ce qui, par ailleurs, compose son repas !
 
La 1ère question qu’il revient de poser aux adversaires des châtiments corporels est donc la suivante : êtes-vous, oui ou non, favorables à l’exercice de la discipline ? Si oui, il faut alors comprendre que, pour tout parent normal, équilibré, la fessée, lorsqu’elle vient à être pratiquée n’est, de loin, pas la mesure première, mais la solution de dernier recours, celle employée après que les ressources de la patience, de la persuasion et de l’avertissement ont été épuisées.
 
Pratique et bienfaits de la fessée
 
Vous l’aurez compris : je suis contre l’interdiction absolue de la fessée (ou du châtiment corporel). Pour autant, dire cela ne signifie pas que j’en suis un adepte assidu. Mes 5 enfants peuvent en témoigner : j’ai rarement usé de ce recours avec eux. Pour autant, je ne suis pas sûr d’avoir bien fait dans un sens (trop peu de fessée) comme dans un autre (fessée donnée dans de mauvaises dispositions ou à mauvais escient). Bien malin est le parent qui, toujours, est certain de bien agir et au bon moment.
 
De l’observation, de la lecture de la Bible et de l’expérience, je retire cependant quelques leçons sur le sujet :
 
1. Pour les parents qui aiment leurs enfants, les corriger est aussi douloureux pour celui qui corrige que pour celui qui donne la correction. Dans les modèles de parents que j’ai connu, qui aiment leurs enfants, je n’en ai vu aucun se réjouir de devoir les châtier. C’est parfois dans les larmes qu’il le faisait.
 
2. Pour l’enfant aimé, la fessée n’est absolument pas reçue comme une punition injuste. Elle est parfois même un soulagement, car elle lui a permis de s’arrêter sur la voie de l’entêtement, une voie qui ne mène jamais nulle part. Par la fessé, l’enfant apprend une leçon primordiale dont il aura besoin toute sa vie : c’est que la désobéissance, la rébellion, l’insoumission, l’effronterie engendre la douleur. Comment pourrait-il l’apprendre autrement !
 
3. La fessée qui a du sens est celle qui s’accompagne de l’instruction. L’enfant doit savoir pourquoi il est corrigé. Elle doit avoir une cause qui doit être vérifiée avant d’être infligée, non après… Corriger sans instruire ne peut que provoquer encore davantage la révolte dans le cœur de l’enfant, car il y trouve des raisons nouvelles de s’enfoncer dans l’amertume
 
4. La fessée doit être mesurée. Alors que j’étais enfant, mon père usait avec nous du martinet qui laissait pendant des heures les traces brûlantes de ses marques sur nos cuisses et nos mollets. Heureusement, ces temps sont révolus. Ce n’est pas le nombre de coups qui corrigent l’enfant : c’est le principe cité plus haut selon lequel désobéissance engendre douleur. Rappelons ici aussi que l’intensité des cris poussés par un enfant corrigé ne correspond pas toujours à l’intensité de la douleur ressentie. L’expérience montre qu’avant même d’avoir reçu quoi que ce soit, l’enfant peut hurler comme s’il avait été déjà sévèrement battu…
 
5. La fessée infligée, la relation affective avec l’enfant doit être renouée. Le parent devra s’interdire de rappeler à l’enfant sa faute. Il devra également lui montrer plus tard combien il l’aime par d’autres moyens (car la fessée n’est pas une preuve de haine, mais bien d’amour).
 
6. Lorsque la fessée n’était pas méritée, il revient au parent de s’excuser. Il m’est arrivé plusieurs fois d’être dominé par la colère en châtiant l’un de mes enfants. Dieu m’a rendu sensible dans ma conscience à la nécessité de lui demander alors pardon. Si l’enfant fait des fautes, il découvre que nous ne sommes pas au-dessus du lot, mais que nous savons le reconnaître, ce qui est aussi instructif pour lui.
 
En conclusion, je dirais donc qu’au lieu de promouvoir l’interdiction de la fessée, nos dirigeants feraient mieux d’utiliser les fonds qu’ils ont à disposition pour rappeler, par divers moyens, quels sont les principes sur lesquels se fonde une bonne éducation. Car polariser le débat sur ce sujet, sans le placer dans ce contexte plus général, c’est traiter en aval un problème qui a sa cause bien en amont !

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61 réactions à cet article    


  • TSS 12 février 2009 11:00

    comme disait mon medecin de famille "une fessée n’a jamais fait de mal(hormis l’amour propre) et de plus

    c’est excellent pour la circulation du sang"



    • ilian amar 12 février 2009 11:10

      je préfere en dernier recour la fessée que l’incarcération des jeunes des 12 ou 13.14.15 ans.


      • Lapa Lapa 12 février 2009 11:13

        Comme je l’ai expliqué dans un récent article, la legislation de plus en plus intrusive (jusque dans le noyau familial) est l’apanage d’institutions qui n’ont plus grand chose d’autre à proposer pour servir le citoyen et dont l’emprise sur le monde leur échappe. Elle est bien sûr frappée (!) d’idéologie éducative dont les bienfaits restent à prouver et l’amalgame entre claque au cul et châtiment corporel (qui peut avoir une représentation mentale terrifiante et qui doit être banni, pensons aux enfants battus et blessés) et sciemment utilisé pour légiférer dans un domaine où règne encore l’autorité hiérarchique tyrannique pure (la cellule familiale).
        Mettre un enfant au coin car il est puni, c’est un châtiment psychologique terrible suivi d’une privation de liberté sans doute traumatisante. Bientôt on viendra vous faire comprendre qu’il ne faut pas et on créera une loi bidon.
        A quand la fin de l’autorité parentale sur l’enfant ? Il est vrai que plus vite on libère le gamin de l’emprise parentale (si possible juste avant l’adolescence) , plus vite il est prêt à devenir un consommateur. Certains intérêts convergent...
        Nos institutions veulent interdire la fessée mais d’un autre côté laissent joyeusement la télévision montrer à nos gamins des rapports de force constants, des meutres et violences sans fin ; la société reste hyper violente et contraignante. La violence institutionnelle existe belle est bien et l’ont voudrait, sous prétexte louable de protéger les enfants battus, réglementer la fessée ? (ce qui ne changera rien au problème des enfants battus d’ailleurs).

        Bientôt nous obligera-t-on à prendre des médocs pour inhiber tout sentiment, toute pulsion ? ça me rappelle un film ça... précurseur de Matrix peu connu.

        Maintenant il est vrai que la fessée n’est pas la meilleur solution (comment notamment faire comprendre à un enfant qu’il ne faut pas frapper si on le frappe ?). C’est un outil possible, il faut prendre soin de ne pas faire mal et ne pas humilier. Il s’agit juste de montrer un rapport de force pour entériner des règles à respecter.


        • LaEr LaEr 12 février 2009 11:47

          Pour le film, c’est Equilibrium, qui en effet est bien méconnu...
          Sinon, d’accord avec vous sur l’intrusion de l’Etat dans la vie privée. E cCelle-ci ne date pas de Sarkozy (mais il y contribue allègrement)...
          Au lieu de fixer les limites à ne pas franchir, de punir les abus, la loi nous donne désormais un seul chemin à suivre, et tant pis pour ceux qui oserait vivre un tant soi peu autrement (surement des marginaux d’extrème gauche à tendance anarcho libertaire)...
          Vous ne pouvez pas boire au resto (il est question de passez à un tx d’alcool autorisé à 0), pas fumer (et surtout pas de substance moins nocive que l’alcool), vous ne pouvez posséder d’objet "dangeureux" à la maison, ne devez pas manger ou boire trop sucré, trop gras, trop quoi encore ?
          A quand l’interdiction au parent de mettre du miel sur les tartines du matin de leurs enfants ? A quand l’interdiction de faire lire à un adolescent une bd "subversive" comme "V pour Vendeta" ou "SoS bonheur" ? 

          A ce compte là, dans 20 ans, l’Etat prendra en charge l’éducation de nos enfants en nous les enlevant à la naissance...


        • Vilain petit canard Vilain petit canard 12 février 2009 13:58

          En film, il y a bien sûr Equilibrium, injustement méconnu et assez sinistre, mais aussi Demolition Man, où on voit un futur bidonnant où toute la violence a été enfin éradiquée, avec Stallone en vieux de la vieille encore un peu brutal, à se tordre.


        • foufouille foufouille 12 février 2009 16:48

          dans le meme style thx 1938


        • chourave 12 février 2009 11:25

          La fessée est une arme de dissuasion, c’est son existence qui fait sa force et non son usage.


          • Lapa Lapa 12 février 2009 12:42

            tout à fait sauf que la dissuasion nucléaire par exemple n’aurait sans doute jamais aussi bien fonctionnée si l’arme n’avait jamais été utilisée, dévoilant ses capacitées.
            Et qui plus est une dissuasion interdite par la loi, ce n’est guère très utile. smiley


          • Once 12 février 2009 11:29

            "l m’est arrivé plusieurs fois d’être dominé par la colère en châtiant l’un de mes enfants. Dieu m’a rendu sensible dans ma conscience à la nécessité de lui demander alors pardon."

            Ça s’appelle "avoir des remords" ou bien "avoir mauvaise conscience". Ce genre de sentiment prouve que vous êtes quelqu’un d’équilibré, capable de mesurer la portée de ses actes. Je ne vois pas pourquoi vous avez besoin de faire référence à un dieu... Pensez-vous que sans être divin vous seriez incapable d’avoir des remords ?

            La morale n’a aucun rapport avec la religion, il suffit de voir les atrocités perpétrées au nom de Dieu pour s’en rendre compte..

            A part ça c’est un bon article :)


            • Ichtus02 Ichtus02 12 février 2009 12:49

              Je ne prétends pas que seule la foi en Dieu nous rend capable de remords. Je suis un lecteur assidu de la Bible qui me présente un Dieu bien différent de la caricature qu’en fait la religion, un Dieu parfaitement équilibré entre compassion et justice. Ce dont je peux témoigner est que la foi, une foi vivante, personnelle en Dieu, pas seulement théorique, superstitieuse ou intellectuelle, rend plus sensible la conscience à ses propres excès de comportement. Mais c’est un autre débat...

              Si le coeur vous dit d’aller plus loin sur le sujet, voici l’adresse de mon blog :

              http://pour-que-tu-croies.blog...


            • Nathan Nathan 12 février 2009 11:50

              Bonjour,

              C’est un débat récurrent intéressant. Avant j’étais pour, désormais je doute. Comme toujours je pense à l’hypocrisie d’une personne se forçant à respecter son gamin, mais bastonnant son chien par derrière. L’Europe c’est bien sympa, mais avant de nous donner des leçons de moral ils feraient mieux de nous prouver qu’ils sont capable d’avoir une stratégie culturelle et politique face aux Etats-Unis. Parce que je le redis, sans la Suisse et avec la livre sterling (sans parler d’eurotunnel....), c’est pipo et molo ...

              Bon, maintenant, je n’ai été QUE baby sitter ...


              • Dabornepanuire 12 février 2009 11:55

                Bonjour l’auteur,
                en n° 2 vous avez écrit :

                - " Par la fessée l’enfant apprend une leçon primordiale dont il aura besoin toute sa vie : c’est que la désobéissance, la rebellion, l’insoumission, l’efronterie, engendrent la douleur."
                Ma question :

                - connaissez-vous un meilleur moyen de fabriquer des moutons ?

                Bonnes fessées....


                • LaEr LaEr 12 février 2009 12:10

                  Pour répondre à votre question :
                  Oui, il éxiste une bien meilleur moyen pour fabriquer un mouton : TF1 (Ou France2, ou M6, ou etc...).

                  Rien n’est plus efficace qu’un lavage de cerveau télévisuel pour le compte de l’Etat...


                • Zalka Zalka 12 février 2009 13:33

                  Ce passage m’a aussi fait tiquer.

                  Toutefois, si l’indépendance d’esprit est autant souhaitable que nécessaire, il ne faut pas oublier que nous sommes des animaux sociaux, pas des ermites. Vivant en société, nous devons faire face à de nombreuses contraintes dans nos relations les autres. Il faut donc savoir le plus tôt possible qu’aucun de nous n’est le centre du monde.

                  Bref, il faut apprendre à se soumettre à un certain nombre d’impératif pour réussir à vivre le plus librement possible en société.

                  Le terme "fabriquer des moutons" est d’ailleurs clair. Nous avons d’un côté les moutons et de l’autre les égoïstes. Il faut donc apprendre à n’être ni l’un ni l’autre.


                • Mescalina Mescalina 12 février 2009 14:30

                  Remarque très sage Zalka à laquelle je souscris sans réserve.

                  Moi je penserai toujours qu’un bon "coup de pied au cul", si il est exceptionnel (et donc marquant), pour des fautes "graves", est salvateur. J’en ai subi de mémorables, j’ai bien pleurée, et j’ai bien intégrée le POURQUOI de la chose.

                  Entre le "laisser faire et dire" et le "je te claque dès que tu l’ouvres", on produit des débiles "d’abord on est en démocratie j’fais ce que je veux" ou des béni oui oui.


                • Sébastien Sébastien 12 février 2009 12:09

                  Une fessee ca remet les choses au clair et a l’inverse d’une claque, ce n’est pas humiliant. En plus il y a fessee et fessee. Ca ne sert a rien de taper comme un abruti alors que ce geste est symbolique et marque l’autorite des parents.

                  Il y a meme certains adultes qui adorent ca...


                  • saint_sebastien saint_sebastien 12 février 2009 17:48

                    oui, c’est vrai , ma femme adore  smiley


                  • Annie 12 février 2009 12:17

                    Je suis toujours étonnée que l’on fasse l’équation fessée=discipline. La discipline consiste à offrir un système cohérent à un enfant, avec des repères bien établis qu’il ne manquera de tester. Il y a d’autres moyens de fixer des limites, sans recourir à des fessées ou à des punitions. J’aurai du mal à justifier mes fessées en prêchant d’un autre côté la non violence à mes enfants. Après tout, que veut-on ? des enfants obéissants ou des adultes équilibrés ?
                    Je ne suis pas parfaite et il m’est arrivé à bout d’arguments de fesser mes enfants, mais je considère cela mon échec plutôt que le leur. Après tout, les rapports de force sont en faveur des parents, pas besoin de recourir aux fessées pour les exercer.
                    Quant à l’interdiction légale de fesser, il s’agit d’une mesure non applicable et donc d’un débat superflu. Ce qui ne l’est pas, est de savoir en quoi les fessées ont un intérêt tellement pédagogique. 
                    Un dernier point, avec toutes nos imperfections, c’est quand même notre comportement qui offre l’exemple que nos enfants sont le plus susceptibles de suivre.


                    • Lapa Lapa 12 février 2009 12:36

                      voyez on commence déjà à glisser... on commence par parler de châtiment corporel, puis de fessée et maintenant vous parlez de l’intérêt des punitions...

                      Et qu’entendez-vous pas adultes équilibrés ? c’est assez vague.

                      Mais depuis que sur ce site, un commentateur avait écrit que les parents n’étaient pas les mieux placés pour élever leurs enfants, je ne m’étonne plus de rien et cette réglementation en devient même presque naturelle...


                    • georges jean 12 février 2009 14:55

                      Je mets ci-dessous les extraits de l’interview de la défenseur des enfants , itw publié sur lci.fr illustrant le fait que la mesure est considérée comme applicable, contrairement à ce que dit Annie

                      "demain un enfant qui se plaindrait d’avoir reçu une tape ou une fessée pourrait assigner ses parents en justice ?"

                      "Si on est dans le cas d’une petite baffe ou d’une petite fessée, les juges sauront faire la différence."

                      La défenseure du droit des enfants est sérieuse et à mon sens dangereuse


                      				 				

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                      								Lien relatif aux informations données ci-dessus :

                      http://tf1.lci.fr/infos/france...
                      							


                    • georges jean 12 février 2009 14:56

                      complément à mon message ,
                      extrait du texte d’Annie :
                      Quant à l’interdiction légale de fesser, il s’agit d’une mesure non applicable et donc d’un débat superflu.


                    • roblin 12 février 2009 18:10

                      Le lien que tu donne ne fonctionne pas !


                    • roblin 12 février 2009 18:12

                      L’adresse que tu indique pour l’interview ne fonctionne pas !


                    • Annie 12 février 2009 12:44

                      Par adultes équilibrés, j’entends des gens qui ne vont pas recourir à la force pour résoudre leurs problèmes. Il se trouve aussi que je ne suis pas une grande adepte des punitions.


                      • Ichtus02 Ichtus02 12 février 2009 12:47

                        Je ne prétends pas que seule la foi en Dieu nous rend capable de remords. Je suis un lecteur assidu de la Bible qui me présente un Dieu bien différent de la caricature qu’en fait la religion, un Dieu parfaitement équilibré entre compassion et justice. Ce dont je peux témoigner est que la foi, une foi vivante, personnelle en Dieu, pas seulement théorique, superstitieuse ou intellectuelle, rend plus sensible la conscience à ses propres excès de comportement. Mais c’est un autre débat...

                        Si le coeur vous dit d’aller plus loin sur le sujet, voici l’adresse de mon blog :

                        http://pour-que-tu-croies.blogspot.com


                        • plancherDesVaches 12 février 2009 13:07

                          Et qu’est-ce que la religion vient faire là-dedans ?
                          Nous parlons de relations entre parent et enfant. Enfant qui doit apprendre à avoir un minimum de respect envers les autres, comme tout futur adulte. Respect qui est aussi de ne pas faire de publicité par sa religion, d’ailleurs.
                          Laissez faire n’importe quoi à un enfant, et vous obtiendrez un délinquant. Ce qui est logique.

                          Maintenant, je ne vais pas parler théologie avec vous, car, en tant que non baptisé, je suis le diable incarné en personne. smiley


                        • Fergus fergus 12 février 2009 13:32

                          La fessée, je l’ai subie dans une boîte de curé lorsque j’étais jeune interne dans un pensionnat picard. Pantalon baissé et à coups de baguette : 3 coups pour une faute bénigne et jusqu’à 10 pour une faute plus grave. J’ai même un jour négocié un week-end de "perme" contre 30 coups de baguette dont j’ai mis au moins 3 jours à me remettre. L’auteur des coups : un curé irlandais "préfet" de discipline qui, comble de sadisme, disposait de 5 baguettes différentes, de la plus grosse à la plus mince, de loin la plus douloureuse et la plus marquante.
                          Cela ne m’a jamais traumatisé, loin de là. C’est pourquoi une petite fessée me semble parfaitement bénigne. Je pense en revanche qu’il faut lutter énergiquement contre les violences faites aux enfants, et ne pas s’attacher à la seule fessée.


                          • Zalka Zalka 12 février 2009 13:40

                            Autant l’interdiction de la fessée me parait idiote, malvenue, stupide et inapplicable, autant ce que vous décrivez ne peut être qualifié que de coups et blessures volontaires.

                            Et à mon avis cela vous a violemment traumatisé, vu que vous trouvez cela parfaitement normal.

                            Si on interdit de manière effective, on se retrouvera avec des générations d’égoïstes irresponsables. Si on prône la baguette à la moindre pécadille comme nouvelle normalité, on va se retrouver avec pas mal de cas d’enfants battus à mort. Vous savez ? comme cette affaire d’enfant de 4 ans, tué par son beau père. Notez, l’enfant n’est plus traumatisé maintenant qu’il est mort...


                          • plancherDesVaches 12 février 2009 13:41

                            Mouais...

                            A la baguette, là, ça me semble un peu sadique, tout de même. Une claque de la main fait moins mal et a la même portée symbolique de punition.
                            Il ne s’agit pas de traumatiser comme l’était une femme que j’ai connu et qui avait été "corrigée" à coups de ceinturon.


                          • Fergus fergus 12 février 2009 16:41

                            Rassurez-vous, Zalka, je vous garantis que cela ne m’a absolument pas traumatisé dans la mesure où, à l’époque (début des années 60), cela se pratiquait encore ici et là dans les institutions privées à caractère un tantinet disciplinaire.
                            Mais je ne trouve pas cela "normal" pour autant, et si vous avez pu penser le contraire, c’est que je me suis mal exprimé.


                          • Vincent 12 février 2009 14:04

                            Encore une fois avec cette intention de légiférer, on veut se donner bonne conscience à mon avis.

                             

                            On crée une loi, pour interdire des actes exceptionnels, les brutalité régulières sur des enfants de la part de leurs parents sont des cas marginaux par rapport à l’ensemble de la  population aussi interdire un outil d’éduction à l’ensemble de la population parc que certain en on abuser est une aberration.

                            Un peu comme si on interdisait le hache sous prétexte que par an il y a trois ou quatre homicides volontaires perpétués par cet instrument.

                            Mais dans le cas qui nous occupe, on y met une grande part d’affectif, enfants et violence du coup ça passe mieux, alors que pour la hache, ce n’est pas l’outil qui est mis au banc des accusés mais la personne qui s’est servi de cet outil.

                             

                            Quand j étais gosse et même ados, j’en ai pris des tartes, mais je les méritais et  pour autant, aujourd’hui je ne pense pas être un profond déséquilibré.

                             

                            La tarte est un aveu d’impuissance pour celui qui la donne mais pour celui qui la prend, ça fixe les limites au de la desquelles il en prendra une systématiquement.

                             

                            Les baston de cours d’école reproduisent la même chose, on se fritte parce que l’on est pas d’accord avec l’autre, parce qu’il a insulté tel ou tel, enfin c’est une façon aussi d’instaurer un respect.

                             

                            Oui je me suis pas mal fritté aussi quand j’étais gamin, ce n’est pas pour ça que je suis devenu un délinquant notoire.

                             

                            Maintenant mettons nous dans le cas ou cette loi passe, OK, les gamins toujours bien informés viendront vous narguer, vous provoquer, vous pousser à bout tout en sachant qu’ils ne risquent rien. Et ne plus vous imaginez le nombre de parents au tribunal pour avoir coller un fessée à leur mioches. Comment les juges devraient statuer ?

                             

                            Ce qui se passe en ce moment avec certains jeunes qui ne craignent même plus la police, qui la provoque, et cela frustre d’autant plus les autorités qu’ils n’ont pas le droit de répliquer sous peine de sanction ou par peur de la bavure.

                             

                            Si ces mêmes gamins avaient pris deux ou trois tartes au bon moment dans leur vie ils n’en seraient pas là aujourd’hui.

                             

                            Voilà c’est mon point de vue, bien sûr il est discutable, on pourra sortir tous les bouquins de Dolto et autre, opposer des tonnes d’arguments, mais franchement une bonne tarte des fois vaut largement mieux qu’une longue explication qui se terminera par une tarte un jour ou l’autre….

                             

                             


                            • LE CHAT LE CHAT 12 février 2009 14:09

                              je le répète pour la énième fois , on ne fouette pas les chats ! smiley c’est plus sympa de carresser les minous ! smiley


                              • LE CHAT LE CHAT 12 février 2009 14:12

                                il reste que la féssée reste le seul recours quand l’enfant ne tient pas parole et est insupportable ! http://dutron.files.wordpress.com/2008/07/sarko-la-fessee.jpg


                                • Yena-Marre Yena-Marre 12 février 2009 19:32

                                  Le chat 1er prix d’humour sur AV


                                • Dabornepanuire 12 février 2009 14:31

                                  Annie,
                                  A moi aussi il m’est arrivé une fois de fesser ma fille aînée (qui refusait vigoureusement de rattrapper son retard scolaire), autrement dit, de me laisser submerger par ma colère et surtout par mon humiliation de ne pas pouvoir me faire obéir !
                                  J’ai fait ensuite des pogrès comme parent, de sorte que les quatre suivants n’on jamais été maltraités, ni physiquement ni verbalement. Malheureusement la lignée maternelle de mes quatre premiers etait constituée d’adultes psychiquement abîmés et deux de mes enfants en ont eu les conséquences, ils ont abîmé à leur tour leurs propres enfants ; heureusement le troisième, mon fils, élève ses filles sans jamais les frapper et dans le respect (hélas, leur mère, battue dans son enfance, a continué sa quète de femme malade auprès d’autres hommes supposés être capables de lui réparer le mental (malheur pour les enfants et pour mon fils).
                                  Il y a une chose autre que la mauvaise santé psychique des parents, qui fait aussi beaucoup de dégâts : c’est la substitution des "sciences de l’éducation" à la responsabilité parentale, parce que ces "sciences"ne sont QUE dirigées vers les apprentissages scolaires (qui ne devraient avoir QUE la place qui est la leur et ne pas transformer l’enfant, avec ses besoins d’enfant, en ELEVE.
                                  L’attention particulière dont chaque enfant a besoin est ainsi détournée de l’attention de la société et des parents et l’enfant est en grande partie abandonné. Pour parer au mal-être des enfants, certains préconisent la fessée et prétendent les "corriger" par ce procédé ; quelle tristesse !
                                  Mon avis est que les choses n’avancent pas en éducation, en partie parce qu’il y a OMERTA.
                                  Pour cette raison, je suis partisan d’un complément à la loi qui interdit de frapper son voisin ou son conjoint, lequel complément viserait spécifiquement les enfants pour rappeler qu’ils sont bien plus vulnérables que le voisin ou le conjoint (qui sont des adultes). IL FAUT SECOUER FORTEMENT LE COCOTIER ET SURTOUTCITER LES SCIENTIFIQUES ET MEDECINS QUI ONT ETUDIE OBJECTIVEMENT LE PROBLEME DE TOUTES LES MALTRAITANCES.
                                  Il y a des progrès en éducation (Edwige ANTIER préconisait dans ses premiers livres de laisser pleurer les enfants dans leur chambre et de fermer la porte à clé "vous les retrouverez le matin dormant paisiblement derrière la porte " ! ! ! alors qu’aujourd’hui elle est tout à fait au fait des besoins qui permettent aux enfants de grandir en bonne santé psychique et physique (je dis qu’elle a viré sa cuti) - il en est de même pour un certain nombre de parents) mais ces progrès sont trop faibles et isolés pour se mesurer à la masse de ceux qui croient que la nature de l’enfant est un obstacle à son propre avenir et qu’il n’aura pas d’autre forme que celle que ses éducateurs lui donneront (évidemment par la force). IL FAUDRAIT QUE LA CONNAISSANCE AVANCE SUFFISAMMENT pour qu’il ne soit plus posible de dire n’importe quoi.


                                  • Dabornepanuire 12 février 2009 14:32

                                    Annie,
                                    A moi aussi il m’est arrivé une fois de fesser ma fille aînée (qui refusait vigoureusement de rattrapper son retard scolaire), autrement dit, de me laisser submerger par ma colère et surtout par mon humiliation de ne pas pouvoir me faire obéir !
                                    J’ai fait ensuite des pogrès comme parent, de sorte que les quatre suivants n’on jamais été maltraités, ni physiquement ni verbalement. Malheureusement la lignée maternelle de mes quatre premiers etait constituée d’adultes psychiquement abîmés et deux de mes enfants en ont eu les conséquences, ils ont abîmé à leur tour leurs propres enfants ; heureusement le troisième, mon fils, élève ses filles sans jamais les frapper et dans le respect (hélas, leur mère, battue dans son enfance, a continué sa quète de femme malade auprès d’autres hommes supposés être capables de lui réparer le mental (malheur pour les enfants et pour mon fils).
                                    Il y a une chose autre que la mauvaise santé psychique des parents, qui fait aussi beaucoup de dégâts : c’est la substitution des "sciences de l’éducation" à la responsabilité parentale, parce que ces "sciences" ne sont QUE dirigées vers les apprentissages scolaires (qui ne devraient avoir QUE la place qui est la leur) et ne pas transformer l’enfant avec ses besoins d’enfant, en "ELEVE". L’attention particulière dont chaque enfant a besoin est ainsi détournée de l’attention de la société et des parents et l’enfant est en grande partie abandonné. Pour parer au mal-être des enfants, certains préconisent la fessée et prétendent les "corriger" par ce procédé ; quelle tristesse !
                                    Mon avis est que les choses n’avancent pas en éducation, en partie parce qu’il y a OMERTA.
                                    Pour cette raison, je suis partisan d’un complément à la loi qui interdit de frapper son voisin ou son conjoint, lequel complément viserait spécifiquement les enfants qui sont bien plus vulnérables que le voisin ou le conjoint (qui sont des adultes). IL FAUT SECOUER FORTEMENT LE COCOTIER ET SURTOUT CITER LES SCIENTIFIQUES ET MEDECINS QUI ONT ETUDIE OBJECTIVEMENT LE PROBLEME DE TOUTES LES MALTRAITANCES.
                                    Il y a des progrès en éducation (Edwige ANTIER préconisait dans ses premiers livres de laisser pleurer les enfants dans leur chambre et de fermer la porte à clé "vous les retrouverez le matin dormant paisiblement derrière la porte " ! ! ! alors qu’aujourd’hui elle est tout à fait au fait des besoins des enfants pour grnadir en bonne santé psychique et physique - il en est de même pour un certain nombre de parents) mais ces progrès sont trop faibles et isolés pour se mesurer à la masse de ceux qui croient que l’enfant est un obstacle à son propre avenir et qu’il n’aura pas d’autre forme que celle que ses éducateurs lui donneront (évidemment par la force). IL FAUDRAIT QUE LA CONNAISSANCE AVANCE SUFFISAMMENT.


                                    • georges jean 12 février 2009 14:44

                                      L’état veut s’immiscer dans les familles puisque pour une simple fessée on pourrait saisir le juge, cette saisine pouvant être le fait de l’enfant. La situation parents-enfants est bouleversée. De plus encourager les enfants à porter plainte contre leurs parents est une des caractéristiques des pays totalitaire.

                                      "Dire, on a pas d’autres problémes b] plus importants" : il faut dire ça à Mme le défenseur des enfants. Le fait est qu’elle s’en occupe, elle, et c’est important de la contrer ( à mon avis)

                                      La défendeur des enfants va même jusqu’à ignorer que les parents aiment leurs enfants, sans qu’il soit besoin que la loi intervienne.



                                      Je mets ci-dessous les extraits de l’interview de la défenseur des enfants , itw publié sur lci.fr illustrant mon propos :

                                      "demain un enfant qui se plaindrait d’avoir reçu une tape ou une fessée pourrait assigner ses parents en justice ?"

                                      "Si on est dans le cas d’une petite baffe ou d’une petite fessée, les juges sauront faire la différence."

                                      "Je pense que si une loi dit clairement que l’on doit élever ses enfants avec amour et fermeté"



                                      • roblin 12 février 2009 18:07

                                        Pourriez vous m’indiquer en réponse à mon commentaire l’adresse de l’interview dont vous parlez ?
                                        Merci !


                                      • jacques jacques 12 février 2009 14:45

                                        Le dialogue avec les enfants a ses limites ,essayez de convaincre un enfant de faire ses devoirs avec des copains qui frappent à la porte pour aller jouer au bout d’un moment l’enfant le considère comme une injustice et ce n’est pas les conséquences dans un hypothétique avenir qui le fera changer d’avis.
                                        Alors vous entrez dans le cycle éducatif ou il vous faudra assumer votre rôle de parent pour aider votre enfant à se construire avec tous les moyens que vous avez .

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