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Accueil du site > Actualités > Société > Faut-il rénover la critique de l’astrologie ?

Faut-il rénover la critique de l’astrologie ?

L’astrologie constitue-t-elle un sujet d’études ? En tant que croyance et fait historique, évidemment ! Pourtant, l’analyse critique de l’astrologie ne rejoint pas toujours sa critique médiatique. Cette dernière, par définition, focalise son attention sur les apories et contradictions, sur la psychologie du superstitieux (horoscopes) aussi, plus que sur celle du croyant. Mais il y aurait tellement plus à comprendre sur « l’astrologie » en tant qu’ensemble de croyances, de pratiques et de techniques d’interprétation. Or, une critique militante, mais sélective (sous l’emprise certes de bonnes intentions ) amène à installer auprès du grand public une désinformation sur un sujet qui mérite incontestablement la critique... mais pas que l’on réponde à des inepties par des contre-vérités. Au final, la critique amère dessert l’analyse critique en la faisant passer pour inutile, voire tendancieuse.

Comme chaque année, les hasards du calendrier vont amener les prédictions astrologiques à fleurir non au printemps mais... en automne et en hiver ; 2006 n’a pas fait exception à la règle. Des débats seront organisés, on demandera l’avis de personnalités du spectacle (!), de rédacteurs d’horoscopes (à la fois juges et parties sur ce sujet controversé même chez les astrologues), de voyants (!), ou de purs sceptiques, sans distinguer toujours entre

- Croire en la réalité des fondements de l’astrologie (en contradiction avec tant de découvertes scientifiques).

- Croire, indépendamment des fondements, dans les prévisions (même si tout le monde voit bien qu’elles échouent dans la majorité des cas).

- Croire, indépendamment des prévisions et des fondements, en la validité de la caractérologie astrologique (qui échoue à nombre d’expérimentations, mais interpelle toujours le consultant).

On évite en somme, la question principale : quel peut être l’intérêt d’une discipline dont les fondements sont contestés et les prévisions généralistes échouent régulièrement ? Le plus souvent, ces catégories sont évoquées en début de débat pour être mieux laissées de côté par la suite, au profit des contradictions.

La critique de l’astrologie, une discipline comme une autre ?

La critique sceptique se comprend comme une tentative permanente de mise en défaut de l’astrologie. Ceci, essentiellement, à travers le décalage des signes et des constellations (« précession des équinoxes »), et la critique des horoscopes. Mais elle s’appuie plus sur des contre-exemples permis par la cacophonie permanente des astrologues, que sur une déconstruction conceptuelle qui permettrait de les exorciser. Ce pourquoi probablement, elle reste si inopérante. Il est possible, pourtant, de lui donner d’autres directions bien plus efficaces et plus dignes, si l’on accepte d’abord de considérer la critique sceptique comme une discipline à part entière. Comme telle, la critique est amenée à évoluer, elle n’est jamais définitive et doit même commettre des erreurs. Mais ceci ne peut se concevoir en focalisant seulement sur « l’irrationalité » (bien opportune il est vrai) d’astrologues qui dépendent d’abord dans leurs interprétations d’une technique souvent trompeuse, mais dont les modalités n’ont jamais été étudiées.

Or, « la technique astrologique » est le terrain idéal pour une intervention renouvelée de la Raison dans les coulisses de cette croyance. Son étude rend compte, mieux que la critique traditionnelle, des raisons de certaines incohérences de l’astrologie. La substitution de nouvelles problématiques à quelques supposés habituels en découle, mais il faut pour en prendre la mesure, nous rapprocher de la réalité quotidienne de l’astrologue. C’est-à-dire l’utilisation de son « outil », en dépassant la seule analyse des résultats. On verra alors pourquoi il ne se sent pas toujours concerné directement par des critiques dirimantes pour le sceptique.

Mythe des origines et précession des équinoxes

Tenter de prédire ou rendre compte de l’intériorité humaine à partir du symbolisme astrologique, c’est un choix d’astrologue. Historiquement, pourtant, la technique astrologique, elle-même, n’est pas « l’œuvre des astrologues » comme on le présuppose en permanence : elle n’a pas été créée aux fins qui sont les siennes aujourd’hui. Elle est le produit d’une histoire puisant dans celles de la divination, des calendriers et de l’astronomie. La gestation du « système astrologique » s’étend ainsi tout au long du premier millénaire avant notre ère. Or un « mythe des origines » s’est installé dans le monde de l’astrologie, avec certaines répercussions sur les conceptions mêmes des sceptiques ou des historiens des sciences. Pour les astrologues, s’est en effet répandue l’idée d’une origine lointaine de l’astrologie qui remonterait à 5 000, 10 000, voire 28 000 ans ! Pour les sceptiques, c’est l’occasion de dénoncer le décalage entre signes astrologiques et constellations astronomiques en commettant un beau contresens (nous allons y revenir) ; pour les historiens des sciences, c’est se résigner à l’idée que les origines de l’astrologie sont condamnées à rester floues : seuls les historiens de l’Antiquité (1) conçoivent mieux la distinction entre astrolâtrie et astrologie, on y reviendra aussi. Ce mythe des origines était déjà présent dans l’Antiquité, on parlait même d’observations de plusieurs centaines de milliers d’années (2). Le mythe a pu refleurir durant la Renaissance avec l’idéalisation des civilisations antiques ; il a été involontairement alimenté au XXe siècle par des historiens posant l’hypothèse (rejetée depuis) d’une origine de l’astrologie antérieure à la Mésopotamie.

Pourtant, ce mythe des origines persiste en oubliant que l’astrologie occidentale n’est plus celle « de tous les astres », mais celle « de points virtuels errants » (dont la plupart étaient inconnus des « Anciens ») sur une voûte céleste elle-même virtuelle. Les interprétations d’aujourd’hui n’ont plus rien de commun avec celles d’il y a 3 000 ans. De plus, des fondements différents se sont greffés sur la technique astrologique d’une culture à une autre. L’illusion d’une astrologie monolithique depuis son origine porte ce mythe, tout comme la croyance en une sympathie universelle encore conçue à l’échelle du cosmos grec : un monde visible et fini. Or, dans l’univers de l’astrophysique, les corps et les paramètres de l’astrologie n’ont plus rien d’universel : les planètes, la Lune et le Soleil sont nos voisins très proches, et même les étoiles des constellations du Zodiaque sont dans notre galaxie, donc tout près de nous. Quelle que soit son ancienneté, l’astrologie ne peut plus revendiquer une universalité sinon par postulat : l’Univers des astrologues du XXIe siècle n’est plus celui des astrologues antiques.

Défaire les raisons de la persistance du mythe des origines de l’astrologie permettrait, parallèlement à la contestation de son universalité supposée, d’ébranler plus fortement les postulats premiers de cette croyance. À commencer par le droit d’interpréter tout événement par l’astrologie, et sa réciproque : inférer que les déplacements astraux à venir annoncent nécessairement quelque chose...

La critique de la critique

Or, comme on l’a dit plus haut, il est curieux de voir une manifestation de ce mythe des origines dans une partie de la critique sceptique s’appuyant sur la fameuse précession des équinoxes. En effet, la « roue » des signes astrologiques est, pour des raisons physiques, décalée d’un cran par rapport aux constellations homonymes. Or, l’argument classique consiste à reprocher aux astrologues d’avoir rompu « avec leurs origines », c’est-à-dire de ne pas tenir compte de ce décalage. En effet, le phénomène de précession n’ayant été découvert que vers le IIe siècle avant notre ère, toute l’astrologie dont l’histoire remonterait beaucoup plus loin dans le temps aurait nécessairement été conçue par rapport aux constellations, non aux signes astrologiques. Mais cette perception des choses amène à plusieurs contresens.

Le premier est technique : il n’y a aucun fondement scientifique pour l’astrologie, et cela fait 2 000 ans que l’astrologie occidentale a rompu avec l’utilisation des constellations. Pour quelle raison autre que rhétorique devrait-il y avoir un tel retour ? Cet argument est même accepté par quelques astrophysiciens (3), révélant l’existence de désaccords sur des points fondamentaux de la critique. L’astrologie devrait en fait rejeter les symboles renvoyant aux constellations, pas les signes en eux-mêmes. Pourquoi ne le fait-elle pas ? Parce que cela contredirait le mythe des origines qui lui permet de s’autoproclamer « plus vieille science de l’humanité », et parce que c’est tout son système d’interprétation qui serait remis en cause... Mais le contresens principal de la critique des constellations est historique. Car si l’astrologie est d’abord technique, c’est évident : elle ne peut être pratiquée sans ses « outils » que sont les signes, maisons et aspects (angles) astrologiques. Or, lesdits angles n’apparaissent que vers le IIe siècle avant notre ère. Avant cet apport majeur de l’astronomie Grecque, il ne peut donc y avoir « d’astrologie » au sens contemporain du terme. Ce que confirme le fait que l’astronomie mésopotamienne est arithmétique, non géométrique. Que l’on demande à un astrologue de se passer des degrés du Zodiaque et de ses aspects astrologiques, et on constatera à quel point il ne peut plus ni interpréter un thème de naissance, ni vraiment prévoir. L’essentiel du contenu des interprétations « astrologiques » (au sens propre du terme) s’appuie donc sur des outils qui apparaissent vers le IIe siècle avant notre ère. Ceci invalide d’une part les supposées conséquences du décalage entre signes et constellations, mais aussi le mythe des origines (soi-disant perdues) de l’astrologie. La divination astrale mésopotamienne est une protoastrologie proche de l’astrolâtrie qui fait de « notre » astrologie une invention récente.

La notion de constellation permet le développement d’un important corpus d’observations critiques qui confirment cette approche. Certaines constellations par exemple, sont nommées vers 3 000 avant notre ère quand celle de la balance est très récente ; certaines changent de dénomination (le journalier devient bélier, les pinces du scorpion donneront la balance...) ; les constellations encadrant le déplacement apparent des planètes ne seront au nombre de 12 que tardivement (elles sont encore 18 vers 1 100 ans av. J.-C., selon les tablettes MUL.APIN). L’origine des 12 symboles qui feront le Zodiaque astrologique n’est donc pas unique, ni localisée dans le temps. L’idée même d’une origine astrologique ancienne pour « le Zodiaque » conçu comme entité conceptuelle devient contradictoire. Et celle d’un « très ancien » Zodiaque astrologique à 12 constellations évoqué par des sceptiques, un pur anachronisme rétrospectif. Les contraintes d’un calendrier soli-lunaire établi dans le système sexagésimal (vers le VIIIe siècle av. J.-C.) rendent compte, bien mieux que des problématiques astrologiques encore informulables, des raisons d’un Zodiaque de 12 zones d’étendues égales. De plus, entre Hipparque (-150) et Ptolémée (+150), les astrologues ne s’accordent même pas pour placer le début du Zodiaque au 1er degré du signe du Bélier... Le décalage signes - constellations était donc permanent. Pourquoi l’astrologie aurait-elle été moins anarchique à ses origines qu’aujourd’hui, dès lors qu’on rejette le mythe des origines ?

Telle qu’elle est formulée par certains sceptiques, l’exigence d’un retour aux constellations s’apparente donc à une véritable tentative d’ingérence conceptuelle (infondée sur ce point) de la critique sur l’objet de la critique. Refuser le statut de science mûre à l’astrologie tout en la critiquant comme telle, amène à de tels contresens : perdre du temps à critiquer des « fondements » qui n’en sont pas vraiment ou qui ne sont même pas établis...

Mais relativiser la critique des constellations ce serait vécu comme une perte de crédibilité de la critique sceptique (incarnée souvent par des scientifiques), ce qui est bien dommage, car non nécessaire, bien d’autres critiques sont valables. Elle serait ramenée du statut « d’exercice du bon sens » à celui de discipline à part entière soumise comme toutes à l’évolution, donc à l’erreur et à une certaine subjectivité... Le sceptique ne serait plus tout à fait l’icône du juste, il perdrait aussi son plus précieux cheval de bataille : une critique bien pratique parce qu’accessible au grand public qui ne connaît souvent du ciel que ces constellations. Les constellations ne sont que des figures imaginaires, leurs étoiles sont à des distances différentes, leurs formes n’ont rien à voir avec les symboles astrologiques, etc. Ces considérations bien humaines (trop humaines) ne sont-elles pas les composantes principales d’une certaine inertie de la critique sceptique ?

Divination astrale, astrolâtrie et astrologie

Une autre distinction permet de mieux défaire la complexe histoire des origines de l’astrologie. Celle qui voit dans les différents moments de l’apparition des « outils » techniques de l’astrologie, des changements obligés dans les questionnements des devins d’alors. Des évolutions qui vont provoquer le passage progressif d’une divination astrale parmi d’autres divinations, au statut de divination royale (Ier millénaire av. J.-C.). L’hépatoscopie domine encore au IIe millénaire av. J.-C ; ; si « astrologie » il y a déjà, elle est donc moins convaincante, et peu organisée...

Entre-temps, les positions des astres considérées longtemps comme fortuites (jusqu’aux observations systématiques du VIIIe siècle av. J.-C., en Mésopotamie) acquièrent la régularité comme caractéristique. La notion d’influence astrale apparaît ainsi en Mésopotamie vers le milieu du Ier millénaire quand ces régularités entrent en contradiction avec les conceptions courantes. Jusque-là en effet, comme au tribunal, les positions des planètes expriment seulement les jugements des dieux sur les questions et agissements des hommes (4). Or, si les mouvements des planètes sont réguliers, donc prévisibles, comment imaginer que les jugements qu’on leur attribuait soient rendus avant même que les questions n’aient été posées ? La fatalité n’existe pas en Mésopotamie, la prévision des mouvements des astres n’est donc pas naturelle, elle n’est même pas imaginable avant la découverte des régularités de leurs mouvements apparents.

On voit ici pourquoi on ne peut amalgamer sans risque de déformation les premières divinations astrales mésopotamiennes (qui ne prévoient pas, mais se contentent de juger et de prédire), et ce que l’on appellera bien plus tard « astrologie ». Les étapes imposées par la technique astrologique éclairent cette distinction, on ne peut les développer ici. Mais pour illustrer ce dernier propos par une analogie hors astrologie, retenons qu’il n’est pas équivalent de porter un jugement sur l’avenir à partir du marc de café au fond d’une tasse, et de chercher à prévoir quelle sera la forme prise par le marc de café « dans 8 mois et 7 jours » afin de faire une prévision. Prédiction et prévision ne s’encombrent pas des mêmes contraintes... Négliger ces différences, c’est tronquer les problématiques de contenus importants. C’est pourquoi l’astrologie telle qu’on la connaît ne peut vraiment se concevoir qu’après la mise en évidence des régularités des cycles planétaires (vers 500 av. J.-C.) et l’apparition de ses derniers outils géométriques vers le IIe siècle avant J.-C. Le mythe des origines de l’astrologie en prend un coup, mais si on est objectif, l’argument de précession des équinoxes aussi.

Simplicité ou complexité ?

Un autre pan de la critique concentre son attention sur l’aspect caricatural de l’astrologie (réduire la population à 12 catégories ou prévoir l’avenir de milliards d’individus à partir de quelques astres). Or en parallèle, la physique nous explique fièrement qu’elle peut rendre compte du comportement de milliards de milliards de corps dans l’Univers par l’intermédiaire de... 4 forces fondamentales (voire 5). Et même une seule (la gravitation) à l’échelle des planètes et des galaxies. Le nombre de composants de base n’est donc pas représentatif de la complexité d’une discipline. Une telle caricature présentant à tort l’astrologie comme une technique simpliste, élude en fait la complexité d’un système qui va nous renseigner sur quelques errements de la pratique de l’astrologie. En effet, ce sont des milliards de thèmes de naissance et des millions de milliards de configurations astrologiques qui sont générées par les déplacements dans 12 signes et 12 maisons, de 7 astres (aujourd’hui 10 et plus), chacun lié aux autres par 8 angles (et plus) au centre du Zodiaque (« aspects astrologiques »). Ils permettent à l’astrologue de croire en la « faisabilité » d’une interprétation sans limite. Pour cette raison, il peut considérer la critique sceptique comme irrecevable, et voit même un nouvel argument d’universalité : aucun instant n’échappe à l’interprétation astrologique... Autrement dit, condamner l’astrologie pour simplicité, c’est ne pas réaliser que la tare première du système astrologique, sa complexité, submerge l’astrologue par un trop grand nombre d’interprétations « potentielles » à gérer. L’accusation de simplicité ne s’applique qu’aux horoscopes et a un effet pervers : le grand public n’est en rien « immunisé ». Au contraire, quand il rencontre l’astrologie, il n’est pas préparé à cette complexité sous-jacente et ses barrières tombent : la critique sceptique prend le statut de caricature savante.

Or, pourquoi par exemple, l’astrologie réussit-elle si bien à rendre compte après coup des événements, et si mal à les prévoir ? C’est d’abord parce que pour une situation donnée, les dizaines d’énoncés astrologiques à la disposition de l’astrologue, sont autant de cordes à son arc pour colorer (plus qu’expliquer) une situation déjà connue. Les symboles astrologiques sont ainsi des catégories, non des concepts (5). Leur nature même amène l’astrologie à s’approprier les situations plus qu’à les expliquer.

Mais, cette abondance devient un fouillis inextricable lorsqu’il faut tenter une prévision à part entière (surtout à long terme) : il n’y a plus possibilité d’ordonner les symboles a priori par la date ou le contenu... On le voit, cette approche purement technique substitue aux accusations d’irrationalité ou de mauvaise foi bien opportunes, les seules conséquences de la complexité.

De même, pour qualifier encore l’astrologie d’incomplétude, on lui reproche de ne pas se référer à tous les corps du système solaire (astéroïdes, satellites des planètes géantes parfois plus gros que Mercure ou la Lune, etc). C’est là, une bien mauvaise idée (pousser à plus de complexité un système qui peut déjà porter des jugements contradictoires sur tout et n’importe quoi), mais aussi une double erreur technique. En effet, bien des astrologues ont déjà recours aux astéroïdes... et les satellites des planètes géantes ne se distinguent pas assez de leurs planètes mères dans le Zodiaque pour être interprétés par une astrologie géocentrique - Kepler l’expliquait déjà dans son commentaire du Messager Céleste de Galilée (6). En termes de complexité et de déconstruction active de la croyance astrologique, il faudrait insister au contraire sur les insolubles problèmes de hiérarchisation que crée la prévision d’un événement par l’astrologie, ou son interprétation a posteriori. L’interprétation principale est-elle hiérarchique ou opportune ? Déterminée par « l’astrologie » ou par le pur hasard des correspondances ? L’impossibilité de tenir compte de tous les corps du système solaire, a fortiori de l’univers, ne contredit-elle pas le postulat d’universalité de l’astrologie ?

Le poids de la technique

La « technique astrologique » (7) constitue, bien plus que ses fondements, le socle de la pratique de l’astrologie, donc le ciment quotidien de cette croyance. Combien de courants astrologiques revendiquent en effet des « fondements » incompatibles entre eux, tout en utilisant la même technique... En fait, l’astrologue est praticien avant d’être théoricien, un autre problème de l’astrologie : elle ne possède pas de théorie de sa technique, seulement une métaphysique. Autrement dit, quand l’astrologue voit dans ses calculs des « procédures mathématiques signifiantes », il confond science et jeu de nombres en ne soumettant pas ces procédures, a priori, à l’analyse des probabilités. La critique sceptique lui reproche de ne pas être assez proche de la réalité, mais c’est parce qu’il est trop « proche du terrain » qu’il tombe dans les pièges de sa propre technique. Ainsi l’astrologue n’évalue-t-il pas la probabilité d’une de ses interprétations ; voire peu lui importe. Pourtant, une prévision réussie d’après le hasard avec 1 chance sur 3 (que « Mars soit en aspect avec le Soleil », par exemple) ne vaut pas une prévision avec 1 chance sur 100 ou sur 1 000. De plus, comme les astres de l’astrologie parcourent un Zodiaque circulaire, ils reviennent régulièrement en un même point, multipliant les probabilités de voir un événement quelconque se produire par hasard au moment de l’aspect astrologique attendu (astrologie mondiale).

Ainsi, autre biais (cette fois conceptuel), l’astrologie traditionnelle n’inclut pas le hasard dans ses interprétations : aucune situation ne peut se produire sans que les astres ne puissent en dire quelque chose. Or, pour interpréter par l’astrologie, la technique des transits (angles géocentriques multiples entre les positions présentes des astres et celles d’une date de référence) permet de produire spontanément plusieurs dizaines d’énoncés astrologiques. Mais le recours simultané à plusieurs dates de référence (plusieurs personnes ou pays concernés par un même événement) va multiplier à chaque fois par 2 le nombre d’énoncés astrologiques disponibles pour l’interprétation d’une situation quelconque. Ce nombre augmente donc exponentiellement, d’où la super-efficacité astrologique a posteriori. Mais... le risque d’être trompé par le hasard aussi, bien que l’astrologie n’en mesure pas les conséquences. En fait, le nombre d’énoncés produits par telle ou telle technique d’interprétation permet à lui seul de juger de sa pertinence : inversement proportionnelle à sa fécondité. Trop d’interprétations disponibles rapprochent l’interprétation astrologique d’un tirage au sort : on est sûr de toujours trouver un énoncé correspondant à l’interprétation...

Astrologie de la preuve et astrologie de la consultation

Les échanges traditionnels entre pro et anti-astrologie n’accordent pas assez d’attention à l’utilisation de la technique. Pourtant, le signifiant et la chance ne sont pas les seuls critères d’explication des « réussites » de l’astrologie. Le sceptique cependant, s’il est par nature sensible à l’argument technique, n’est pas familier de l’outil astrologique. L’astrologue est-il pour autant naïf ou de mauvaise foi ? Ce genre de considération favorise surtout la paresse intellectuelle. Remarquons plutôt que les débats sur l’astrologie sont centrés sur ce que l’on pourrait appeler « l’astrologie de la preuve », quand « l’astrologie de la consultation » constitue, elle, la part essentielle de la pratique astrologique. Or, d’un point de vue technique, ces deux branches ne peuvent revendiquer le même rapport à la « pertinence », autre raison du dialogue de sourds. En effet, l’astrologie de la preuve est celle qui consiste à évaluer la pertinence logique ou probabiliste des résultats et/ou des procédures astrologiques, quand l’astrologie de la consultation se situe dans le domaine de la relation d’aide. Sa fonction première est de permettre à un individu « d’évoluer » (au sens le plus varié du terme) dans ses cheminements intérieurs. C’est pourquoi au passage, l’astrologie ne peut pas revendiquer naturellement une place dans le domaine de la santé : la pertinence de la technique serait alors au centre du débat.

En astrologie de la consultation, la technique est au service du sens, quand dans l’astrologie de la preuve, le sens doit s’exercer dans les limites de la technique. En effet, dans la consultation, qu’importe d’étendre un angle d’un ou deux degrés (orbe) si cela permet de formuler une problématique féconde pour les préoccupations du consultant ? Qu’importe aussi d’aborder une problématique qui n’apparaît pas du tout dans le thème ? Le but premier n’est-il pas d’aider ? Dans le cadre de la preuve par contre, ajouter un ou deux degrés de ci de là c’est modifier la probabilité qu’un aspect astrologique se produise par hasard au moment examiné par l’astrologue ; et recourir à du non astrologique, c’est fausser toute une expérimentation en cours. Un autre nœud de l’impossible débat sur l’astrologie, dont on tirera les conséquences un peu plus loin.

« L’expérimentation »... une notion bien délicate en astrologie et au centre du débat médiatique. Un malentendu empêche en effet les interlocuteurs de s’accorder sur sa définition. D’un point de vue technique encore, la distinction entre astrologies de la preuve et de la consultation va nous éclairer. Que serait un résultat positif du point de vue scientifique ? Une interprétation 1) reproductible un grand nombre de fois, 2) dont la statistique montrerait qu’elle sort du cadre du hasard. Mais pour l’astrologie de la consultation un résultat positif se situe dans le dénouement, l’éclairage, voire dans l’introduction d’un questionnement utile (quitte à jouer sur les probabilités comme on l’a vu). Et ceci est « reproductible de nombreuses fois » d’une consultation à une autre. On le voit, les deux approches sont si étrangères qu’elles sont pour l’instant incompatibles.

Retenons que l’on ne peut pas appliquer les règles de l’astrologie de la consultation à celles de l’astrologie de la preuve. Le sens n’immunise pas contre le hasard : l’importance d’un événement ne justifie donc pas a priori de son interprétation par l’astrologie.

Expérience et expérimentation

Comme la pratique de l’astrologie comporte encore des biais techniques, « l’expérience » des astrologues ne peut donc être assimilée à « l’expérimentation » scientifique. De plus, l’astrologie voit dans l’expérimentation une caricature de ses procédures : « l’expérience » se mesure en effet au nombre d’années de pratique. Elle est donc proportionnelle à la familiarité avec l’outil astrologique, ce pourquoi on entend dire que « l’astrologue se bonifie avec le temps » ou « le sceptique parle de ce qu’il ne connaît pas ». Mais l’expérience et l’expérimentation sont incommensurables : une grande quantité de la première n’équivaut pas à l’autre. « L’expérimentation » doit être par nature, sinon indépendante, en tout cas sans lien direct avec « l’expérience ». Elle se construit même contre elle, en la transcendant : l’expérimentation doit s’abstraire des évidences de l’habitude, ce qui est encore plus vrai pour l’astrologie. Autrement dit, si l’outil astrologique est bien empli de biais techniques, alors « l’expérience » de l’astrologue se construit avec des erreurs sans jamais pouvoir les dépasser (comme des vers dans une pomme). L’expérimentation au contraire, devra s’appuyer sur un recensement desdits biais pour éviter les erreurs sous-jacentes à l’expérience. Ce qu’elle n’a pas encore fait systématiquement non plus...

Phénoménologie et astrologie

Mais si la notion de réussite par hasard n’est pas présente dans la représentation traditionnelle de l’astrologie, c’est aussi parce que « l’outil astrologique (6) » n’est pas vraiment perçu selon sa vraie nature : un instrument. Pourtant, il est pour l’astrologue, ce qui lui permet de tirer des informations sur une « réalité astrologique » indépendante de lui. C’est par là qu’il dénonce l’amalgame avec la voyance : l’outil astrologique n’est pas un support de voyance pour l’astrologue, mais un instrument renseignant sur une « information » pour laquelle l’astrologue est plus proche de l’observateur que du medium. Or, il n’y a pas de démarcation systématique entre ce qui se déduirait de l’outil astrologique et ce qu’apporte l’astrologue. L’intrication est telle, que l’interprétation astrologique est proche de la littérature : composition d’un discours dont les limites se découvrent selon les besoins et non selon les causes. « L’intuition » de l’astrologue comme outil de synthèse ne permet pas de résoudre ce problème. Or, par définition, un outil est porteur de déformations au même titre que la lunette de Galilée déformait la perception des phénomènes célestes qu’elle permit pourtant de découvrir. De plus, l’astrologue lui-même est faillible, tout comme l’étaient l’œil et l’esprit dudit Galilée devant sa lunette, ainsi que l’a encore si justement argumenté Kepler (8). Quels sont donc les garde-fous techniques et conceptuels de l’astrologue dans ses interprétations ? Voilà d’autres questions que l’on aimerait voir posées dans un débat publique...

La persistance historique de l’astrologie

Au-delà de ses origines, l’étude de la technique astrologique explique mieux que tout exposé érudit sur les principes philosophiques de telle ou telle époque, la persistance deux fois millénaire de la croyance astrologique. Ce ne sont pas seulement des fondements malléables qui lui ont fait traverser le temps, mais aussi un système d’interprétation hypercomplexe qui convainc au quotidien l’imprudent cherchant d’abord du qualitatif (spiritualité ou aide de son prochain). En effet, comprendre comment l’astrologie s’est immiscée dans telle ou telle culture, c’est d’abord voir comment les leurres de son utilisation quotidienne (plus que ses fondements) se sont vus confrontés aux croyances de telle ou telle époque. Ainsi n’est-il pas surprenant de rencontrer des astrologies différentes, mais d’origine commune : grecque ou romaine, arabe ou indoue, karmique ou conditionaliste, psychologique ou causale, etc.

Pour ces raisons, « les résultats » de l’astrologue renforcent chaque jour ses convictions, mais ils ne devraient pas alimenter sa croyance, car fondements conceptuels et résultats techniques constituent encore deux champs absolument indépendants. Comme tous les savoirs de la Renaissance qui ont eu à subir la critique technique de la science naissante.

Tout commence quand l’individu admet (pour des raisons très diverses) que « tel paramètre astrologique » peut renseigner sur telle situation signifiante : il lui faut alors intégrer le paramètre astrologique en général dans sa représentation de la réalité. Or, qu’une situation soit conçue comme l’effet d’une cause physique, d’une convergence de déterminismes sociaux, comme la conséquence d’une décision divine, l’effet d’un karma, une fatalité, ou comme la conséquence d’un processus psychologique de décision (les conceptions astrologiques sont légions !), dans tous les cas la problématique de base est la même : quel sens donner à tel moment de la vie ? Comment se (re)construire ? D’où l’aspect « pratique » de l’astrologie, que l’on peut concevoir comme un système permettant de relier artificiellement des situations et des interprétations symboliques. Il est un instrument de connaissance de soi sur lequel on peut greffer des fondements métaphysiques divers. N’est-ce pas là la nature première de l’astrologie ? La question du vrai et du faux, bien qu’inévitable, limite, transforme, voire pervertit la représentation de la pratique astrologique.

Le vrai, le faux, le pertinent

Techniquement parlant, bien que conçues comme arbitraires, les combinaisons nombreuses entre symboles permettent de produire des interprétations sur toute situation, donc de remettre en question tout quidam sur qui sont portés des jugements. Au moins l’individu est structuré intérieurement, au plus les problématiques astrologiques vont le bousculer, l’interroger, donc présenter une consistance, voire un intérêt. D’ailleurs, l’astrologie de naissance n’est pas seulement concernée par cette remarque. Les discussions sur les problématiques de l’astrologie événementielle portent d’abord sur ce que l’on peut retirer de tel ou tel événement passé ou attendu. Pas seulement sur sa date. Cette « réalité » de l’astrologie qui se situe au moins dans la perception de l’intériorité de chacun, l’exploration de soi, est au-delà du vrai et du faux : elle est dans l’utile. Autrement dit, l’astrologie est utilisable avant d’être vraie ou fausse. C’est là qu’il faudrait déplacer encore le débat, mais pour les deux parties c’est encore une concession inacceptable. Pour le sceptique, ce serait légitimer les astrologues (ce que la population fait déjà), pour l’astrologue ce serait réduire sa croyance à une pure invention de l’esprit. Pourtant, juste le temps d’un débat, le grand public au moins, aurait à y gagner...

Conclusion

La critique sceptique ne devrait-elle pas développer ces quelques directions d’analyse pour permettre de construire, parallèlement à ses légitimes considérations, une reconstruction cohérente et plus fine de la croyance astrologique ? A ce jour, en ne focalisant que sur les contradictions, il est difficile de considérer que la critique sceptique s’intègre à la recherche universitaire. J’ai essayé de montrer tout au long de cet article qu’il y a dans l’étude de la technique astrologique tout un champ d’interrogations nouvelles à développer. Dans l’idéal, la construction pour l’astrologie d’un modèle théorique purement technique, avec le hasard des correspondances symboliques au premier plan, constituerait même pour l’astrologie une véritable théorie concurrente.

Toujours livrer l’astrologie à la moquerie populaire, bien que ce soit à la mode, a comme conséquence directe d’en voiler aussi l’intérêt. Ainsi, bien que l’astrologie ne soit pas une science, l’examen de sa technique ne devrait-il pas lui permettre d’intégrer l’Histoire des Sciences et des Techniques au même titre que d’autres disciplines aujourd’hui rejetées comme l’alchimie ? Si rien ne s’y oppose dans le fond, force est de constater que, dans les faits, l’astrologie n’a jamais été étudiée vraiment sur le plan technique. Mais seulement comme une croyance parallèle aux développements de l’astronomie englobant voyance et numérologie. Le sujet est en fait trop brûlant d’actualité...

On l’aura compris, l’analyse critique de l’astrologie ne rejoint pas toujours la critique sceptique. Contredire les astrologues pour amuser la galerie ou sous couvert de vulgarisation scientifique, il y a peut-être mieux à faire... Mais y a-t-il un seul chercheur en France qui passe vraiment du temps sur le sujet ? Non. On n’étudie l’astrologie qu’en passant, selon que l’on est sociologue, psychologue ou physicien, et souvent pour ne faire que compléter ce qui a déjà été écrit. Sans réussir jamais à pénétrer les méandres de la pensée astrologique. Notre grille de lecture a-t-elle vraiment évolué depuis 50 ans ? Quel dommage pour tout le monde : le public, la recherche, l’Histoire, en somme la connaissance...

Serge Bret-Morel, Master en Histoire et Philosophie des Sciences

1. Bezza, Sciences et Techniques en perspective, vol.6, 2002

2. Bouché-Leclerc, L’Astrologie grecque, 1899.

3. Conférence de Biraud et Zarka à l’observatoire de Meudon, 1998 ; Que sais-je ? L’Astrologie, par Zarka et Kunth, 2005.

4. Bottéro, Initiation à l’Orient ancien, 1992.

5. G.Simon, Kepler astronome - astrologue, 1979.

6. Isabelle Pantin, Discussion avec le Messager Céleste, Belles Lettres, 1993.

7. Signes, maisons et aspects astrologiques

8. Isabelle Pantin, Ibid


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40 réactions à cet article    


  • Zalka Zalka 28 novembre 2007 11:55

    Ne pas croire à l’astrologie, ce n’est pas du scepticisme : c’est du bon sens.

    Par ailleurs, si votre idée d’un renouveau de la critique de l’astrologie n’est pas fondamentalement idiot, cela me parait dangereux. C’est en effet en prétextant une approche sociologique qu’Elizabeth Teissier a obtenu un doctorat dont elle ne se sert que comme d’un adoubement scientifique de l’astrologie.


    • Kepler69 28 novembre 2007 12:34

      Vous avez tout à fait raison, et je suis tout à fait conscient de me trouver là en équilibre sur un fil tendu... Mais contrairement au travail d’E.T., dont la critique de l’astrologie est absente sinon pour la contester, le mien propose de nouvelles critiques. En cela, il me semble qu’il n’est pas récupérable aussi facilement. Merci pour votre commentaire. Cordialement.


    • castling 28 novembre 2007 15:23

      @zalka

      A ce propos, si vous ne l’avez pas lu, voici le lien de l’analyse par H.Broch de la these de Mme Teissier (d’autant qu’elle le cite dans sa these).

      C’est tres tres instructif (c’est meme enorme) smiley. Comme l’ecrit H.Broch, comment un jury a t’il pu valider un truc pareil.

      http://www.zetetique.ldh.org/hb_these_teissier.pdf

      Salutations

      Cast


    • Zalka Zalka 28 novembre 2007 16:22

      Je connaissais déjà cet article, mais merci tout de même pour ce lien : il ne sera pas perdu pour tout ceux qui passeront sur ce fil.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 2 décembre 2007 20:13

      Je propose le test suivant, en deux étapes :

      1. On donne à dix (10) astrologues les coordonnées natales d’un quidam né il y a un siècle et on leur demande de décrire en 5 feuillets, à l’aveugle, ce qu’a été sa vie... On compare les réponses. Voir ainsi si l’astrologie correspond au moins à un corpus qui fait consensus. Si on n’a pas ça. on n’a RIEN.

      2. Si le consensus existe, correspond-il a une réalité ? Voyons d’abord une grille de prédictions objectives. Marié ? Quand ? Combien d’enfants ? Profession ? État de santé ? Mort en ... Événements marquants de sa vie ? Quelle date ?

      Si on passe ces deux étapes, on déjeune et on en parle...

      Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org/auteur.html

      P.S. J’utilise régulièrement le I Jing (Yi-King). Pas par superstiion, mais PARCE QUE je suis rationaliste.


    • farzteo 28 novembre 2007 12:31

      Tous des escrocs ! les religions en tête de peloton ! mais que voulez-vous... il y a encore tellement de naïfs, rempli de peurs et supertitions moyen-ageuses... l’homme est loin d’avoir atteind un niveau d’évolution de « bon sens », il vote comme il achete un baril de lessive (je crois même qu’il s’attarde + sur la composition de sa lessive) et inscrit ses gamins au rugby convaincu que c’est sa propre idée ! même le président élu est « obligé » de se coltiner une marchande de tapis bourrée de « prédictions ». l’astrologie ne vaut pas mieux que les lignes de la mains ou le mar de café, ce sont des concepts du passé qui ne servent qu’à conserver l’esprit infantilisé du + grand nombre. bref, faut foutre tout ca dehors si on veut avancer.


      • WOMBAT 28 novembre 2007 12:41

        On l’avait oubliée depuis belle lurette, la Teissier. Elle aura tout de même réussi à couvrir de grotesque et de honte l’université française. Quant à l’astrologie et ses foutaises on en ricanerait bien, au même titre que la divination par marc de café interposé, malheureusement la spécialité draine, dans notre Pays, autant d’argent que le budget de l’Education Nationale.


        • Kepler69 30 novembre 2007 09:52

          Si je peux me permettre, si vous distinguez les astrologues des numérologues, marabouts, voyants, chiromanciens, adeptes du reiki, fengshui et tutti quanti, je crains que le chiffre d’affaire de l’astrologie soit plus réduit... Ensuite, si vous acceptez l’idée que les astrologues médiatiques et qui vendent bcp de bouquins parce que l’on connaît leurs horoscopes sont des exceptions dans la profession, alors « les revenus de l’astrologie » ne sont peut-être pas aussi importants qu’on le dit... Mais cela fait partie de l’étiquette habituelle...


        • ZEN ZEN 28 novembre 2007 13:06

          L’ignorance et la peur comme les deux principales sources des croyances en l’irrationnel : depuis Epicure , Lucrèce et Spinoza, on n’a pas dit mieux..

          Un bon site pour se prémunir contre le retour récurrent de l’irrationnel :

          http://www.pseudo-sciences.org/


          • Halman Halman 28 novembre 2007 13:30

            Hem, un passionné d’astronomie qui verse dans l’astrologie et s’en fait l’avocat...

             smiley

            « Toujours livrer l’astrologie à la moquerie populaire, bien que ce soit à la mode, a comme conséquence directe d’en voiler aussi l’intérêt. Ainsi, bien que l’astrologie ne soit pas une science, l’examen de sa technique ne devrait-il pas lui permettre d’intégrer l’Histoire des Sciences et des Techniques au même titre que d’autres disciplines aujourd’hui rejetées comme l’alchimie ? »

            L’astrologie n’a jamais été et ne sera jamais une science, ne s’appuyant sur aucun fondement scientifique réel.

            Ce n’est donc pas en examinant sa technique qu’on la réintégrera dans l’histoire des sciences.

            L’astrologie ne se base sur aucune loi physique, donc impossible de la considérer comme science.

            Képler ne faisait des consultations astrologiques que pour assurer sa protection, son gîte et sa nourriture. Il détestait cela, dans des lettres il insultait même ceux qui venaient le consulter. Il était poursuivit par les armées de croyants chassant l’hérétique Kepler qui avait l’audace impie de faire de l’astronomie.

            Je suis astronome amateur et ecrit des logiciels d’astronomie.

            Quand on vient me demander un logiciel d’astrologie, j’envoie paître vertement.

            Si les gens ne comprennent pas pourquoi, tant pis pour eux.

             smiley


            • Kepler69 28 novembre 2007 13:52

              euh... si j’ai donné l’exemple de l’alchimie pour faire un parallèle avec l’histoire des sciences, je ne vois pas en quoi vous réagissez comme si je parlais de l’astrologie comme « une science ». Au contraire mon article montre bien en quoi les bases mêmes de la démarche scientifique ne sont pas familières des astrologues... En ce qui concerne le mythe du Kepler anti-astrologue, je vous conseille vivement la lecture du livre de référence en la matière « Kepler astronome astrologue », de l’historien des sciences Gérard Simon. vous verrez comment Kepler a tenté de fonder physiquement l’astrologie (désolé), et comment en parallèle il critiquait les pratiques de l’astrologie comme cela a été de tout temps le cas. L’astrologie « savante » a toujours critiqué l’astrologie populaire, il ne faut pas tout mélanger... Pauvre Kepler. Vous faites peut-être une confusion : ce n’est pas parce que l’astrologie réintégrerait l’histoire des sciences (elle en est déjà partie intégrante en fait, mais on ne sait pas toujours vraiment comment décortiquer les textes astrologiques très techniques) qu’elle serait considérée comme une science... Cordialement.


            • boumboum 28 novembre 2007 15:31

              Bonne idee, mais le texte est super long et des fois un peu confus (style philosophique peut etre), ca aurait peut etre ete mieux en plusieur parties (j’ai vote contre a cause de ca).

              Je ne vois pas vraiment l’interet de changer la critique de l’astrologie, il n y a pas 36 methodes scientifiques pour savoir si est une theorie est verifiee ou non.

              Dans le cas de l’astrologie, lorsque vous mettez un resultat statistique sous les yeux d’un adepte et qu’il le nie, de toute evidence, on ne peut rien faire. La on sort de l’observation de l’astrologie pour entrer dans le domaine de la psychologie sociale.

              Je n’ai encore jamais eu d’exemple ou il etait possible de vaincre une croyance, si vous en avez un, je suis preneur.


              • Kepler69 30 novembre 2007 10:11

                Merci pour votre commentaire, je suis désolé pour la longueur de cet article, mais je voulais donner une idée de l’étendue de la tâche, car elle est énorme. J’avais peur qu’en proposant plusieurs parties la vue d’ensemble se perde et qu’on les prenne comme un exposé astrologique ou au contraire comme des attaques répétées contre l’astrologie. Or, il y a un aspect synthétique dans mon travail. Celui-ci commence par la volonté de ne pas tomber, justement, dans la question du vrai et du faux, ni dans celle de la lutte contre les croyances. Montrer à un astrologue que sa croyance est « fausse » est inefficace parce qu’il voit tous les jours qu’il peut provoquer des questionnements bien réels chez les personnes qui viennent le voir. A ce titre, il faut bien faire la part des choses et l’astrologie n’est pas plus fausse qu’une religion (pour rebondir sur l’un des commentaires ci-dessus). C’est pourquoi à mon avis la question la plus importante n’est pas « l’astrologie est-elle vraie ou fausse ? » mais « pourquoi la critique de l’astrologie est-elle si inefficace ? » Inefficace dans le sens où elle n’empêche pas un certain flot médiatiques de c... astrologiques (horoscopes, SMS, etc) qui sont à des lieues de la dite croyance, et inefficace dans le sens où elle ne parvient pas à remettre en question les astrologues de bonne foi. Or oui, je pense qu’il est possible d’innover dans ce sens-là, mais c’est un travail énorme. Pour finir, juste pour vous embêter : quand vous mettez un résultat statistique positif devant les yeux d’un sceptique il vous répond que c’est le hasard... smiley


              • Forest Ent Forest Ent 28 novembre 2007 16:35

                Je ne vois pas l’intérêt d’une critique de l’astrologie, ni d’une critique scientifique de l’astrologie, ni d’une étude scientifique de l’astrologie, étant donné qu’il n’y a là dedans rien de sérieux ni d’intéressant ni de palpable ou formulable.

                Il me semble en revanche intéressant de se livrer à des études de l’histoire et de la sociologie de l’astrologie étant donné que, comme le rappelle l’auteur, ces pratiques ont existé dans quasiment toutes les civilisations antiques et ont survécu sous formes diverses jusqu’à aujourd’hui. Il peut être intéressant de comparer ce que l’on sait des astrologies incas, tibétaines, babyloniennes, etc ... Il peut être intéressant de savoir quels sont les couillons qui prêtent aujourd’hui attention à ce genre de gags.

                Cet article est bizarrement situé entre deux.


                • Zalka Zalka 29 novembre 2007 10:01

                  Pas d’accord avec vous Forest Ent. Il y a trop de gens qui croient dur comme fer à l’astrologie et font leur choix en fonction de celle ci pour qu’on abandonne une critique scientifique et rationelle de celle ci. C’est une nécessité de combattre fermement ces supersititions.

                  Ceci n’empêche pas une approche sociologique sur l’astrologie dans l’histoire.


                • Kepler69 30 novembre 2007 10:23

                  Lorsque l’on reste dans la théorie, on ne peut combattre les abus de l’astrologie en combattant l’astrologie elle-même. Mais je crois que c’est là une erreur puisque cela ne serait efficace que dans une société où il n’y a pas de croyances ni de superstitions... or cette société n’existe pas. Plus concrètement, l’exigence d’un cadrage déontologique de la profession aurait peut-être plus d’effets que d’espérer qu’un jour la population soit suffisamment « éduquée » pour être seulement rationnelle ou politiquement correcte.


                • Kepler69 30 novembre 2007 10:37

                  Vous avez raison, j’essaye de prendre un ton nouveau, la plupart des articles développant un parti pris qui nuit au débat. L’astrologie propose une grille de lecture de la réalité qui varie d’une civilisation à une autre. Ce pourquoi à mon sens on ne peut même pas appeler « astrologie » tout ce qui se rapporte au ciel. C’est un peu ce que j’ai voulu faire avec le petit historique présent dans cet article : la divination astrale mésopotamienne n’est pas de l’astrologie, même si astrologues et sceptiques le répètent régulièrement. Il est vrai qu’il y a peu ou pas de travaux comparatifs à propos de ces croyances présentes dans diverses civilisations, mais ce n’est pas étonnant dans le sens où il n’y a pas non plus d’histoire générale de l’astrologie construite par les historiens. Il ne saurait donc y avoir un travail global sur « toutes » les astrologies du monde. Comme je l’écrivais ci-dessus, un tel travail de synthèse présuppose d’autres travaux qui n’existent pas encore. Dont ceux sur la technique astrologique qui, à mon avis, permettraient d’éclairer vivement les différences entre les « astrologies » que l’on connaît. Mais au jour d’aujourd’hui « l’astrologie » n’est pas un thème de travail, on ne l’aborde que dans le cadre d’un autre travail. Les historiens par exemple, travaillent sur une période de l’Histoire bien précise sans prendre le risque (ou sans pouvoir) en sortir vraiment. Le « problème » est donc plus profond.


                • Thierry Thierry 28 novembre 2007 16:36

                  « quel peut être l’intérêt d’une discipline dont les fondements sont contestés et les prévisions généralistes échouent régulièrement ??? »

                  Et quel peut-être l’intérêt de critiquer la critique d’une discipline sans intérêt ? C’est une invraisemblable perte de temps et d’énergie ! Si vous voulez un sujet de recherche sérieux, trouvez-vous un directeur de recherche sérieux.


                  • Kepler69 30 novembre 2007 10:56

                    Un intérêt ? celui de montrer que l’exercice de la Raison n’est peut-être pas aussi aisé qu’il en a l’air... Un autre ? Demander à la critique d’être plus rationnelle... car lorsque l’on travaille dans le domaine de la Raison, certaines de ces critiques sont assez insupportables en mélangeant les genres. Encore un ? Faire avancer le débat afin que cessent les bêtises astrologiques que l’on voit tous les jours dans les médias et que certains astrologues eux-mêmes dénoncent (en silence puisque ce sont les rédacteurs d’horoscopes qui bien souvent, occupent le devant de l’écran). Un autre ? Construire une véritable analyse critique de l’astrologie permettant aux historiens d’avoir un ou des outils supplémentaires pour mieux comprendre certains vieux textes souvent obscurs. Encore un ? Permettre aux psychologues et aux sociologues de prendre conscience de la dimension technique de l’astrologie, à savoir l’impact de l’outil sur la croyance et ses modalités. Autrement dit contribuer aux études universitaires, lesquelles ne se limitent pas à la question du vrai et du faux. ETC ! Si « discipline sans intérêt » il y a, en tant que telle elle ne l’est pas pour tous, notamment pour ceux qui étudient les croyances. Sans parler de tous les autres qui, ni universitaires, ni astrologues, ont une approche personnelle de l’astrologie et des autres croyances à travers la question de la spiritualité, du sens de l’existence, etc. Pour ces personnes-là, et je les comprends, le point de vue de l’astrophysicien ou du sceptique n’est pas une fin en soi puisqu’il ne met pas fin à leurs questionnements. Leur problème est métaphysique, le questionnement va donc au-delà de la question du vrai et du faux. Or, on ne répond pas à un questionnement métaphysique par une critique scientifique ou purement négative sans développer la méfiance.


                  • Kepler69 4 décembre 2007 22:53

                    Vous avez du mal lire.........


                  • Loroye 24 avril 2008 19:36

                    Monsieur Serge Bret-Morel, vous êtes sûr que vous n’êtes pas plutôt passionné d’ASTROLOGIE que d’ASTRONOMIE ?

                    Non, je dis ça parce qu’on vous apparaissez comme trésorier de deux associations d’astrologie :

                    http://www.fdaf.org/ (dans les contacts).

                    http://www.ramsfr.fr/ramsfr.htm (historique).

                    C’est peut-être un homonyme. A moins que vous ne soyez aussi trésorier amateur ?

                    Ca donne une saveur particulière à votre soi-disant critique de l’astrologie. Chacun appréciera.

                     

                     

                     


                    • Kepler69 24 avril 2008 21:03

                      euh... les 2 mon capitaine !  Mon Master d’ailleurs... ne comporte pas la mention "astrologie" que je sache...

                      Pour ce qui est de la saveur de la critique... il faudra m’expliquer : connaissez-vous bcp d’astrophiles qui critiquent l’astrologie ??? Et combien de sceptiques reprochent justement aux professionnels de ne pas la critiquer ? Il faudrait savoir ce que l’on veut ! Mais je vous laisse répondre à mon texte sur le fond plutôt que d’en rester à un procès d’intention pour le moins suspect... c’est pour cette raison que j’ai proposé ces lignes sur Agoravox.

                      Pour que ce soit claire toutefois : je ne suis pas astrologue...

                      Cordialement, SBM


                    • Loroye 24 avril 2008 22:50

                      En ce qui me concerne je n’ai aucun problème avec les astrologues qui se déclarent comme tels : dans le fond pourquoi pas ?

                      Par contre j’ai du mal à comprendre votre attitude : vous êtes trésorier d’une fédération qui s’appelle la Fédération Des Astrologues francophones et vous n’êtes pas astrologue ? Mais alors vous êtes quoi au juste ?

                      Pour comprendre quelque chose au fond de vos articles sur l’astrologie il faudrait déjà savoir ce que vous avez en tête en ce qui concerne cette dernière : à vous lire on a le plus grand mal à voir justement où vous voulez en venir.

                      J’ai du mal à croire qu’on puisse faire une critique scientifique rigoureuse de l’astrologie lorqu’on a trop d’intérêts dans cette activité.

                       

                       


                    • Kepler69 24 avril 2008 23:33

                      Je comprends votre étonnement, mais n’oubliez pas que l’astrologie n’est pas institutionalisée (et pour qu’il n’y ait pas de doute, je ne voudrais pas qu’elle le soit dans l’état où elle est) : les électrons libres y sont donc légions et c’est mon cas. J’ai été amateur d’astrologie qq années jusqu’à devenir trésorier de la Fédération. Ultérieurement mon travail critique sur l’astrologie m’a amené à dénombrer un très grand nombre de biais de pratiques, de fondements, de validation, de réécriture de l’Histoire, etc au point de ne plus être sûr de rien aujourd’hui. D’où ma critique de l’intérieur de la chose. De plus, mon cursus me permet il me semble, une critique nouvelle par rapport à ce qui existe aujourd’hui : nouvelle dans le sens plus pointue. Or, elle ne rejoint pas toujours les critiques traditionnelles : parfois, mais pas toujours, d’où le titre de mon article "faut-il rénover la critique de l’astrologie ?".

                      C’est pourquoi ma position n’est pas évidente à définir car je ne suis plus ni pour ni contre, et c’est là que je diffère des uns et des autres qui en général, ont une position qui leur interdit de développer le point de vue adverse. Une position sceptique finalement ???


                    • Loroye 25 avril 2008 00:19

                      Votre réponse est plus claire et je comprends mieux maintenant.

                      Vous écrivez que vous ne voudriez pas que l’astrologie soit institutionnalisée dans "l’état où elle est". Pourriez-vous préciser ? (Il me semble pourtant, pour avoir lu la charte de son site, que la FDAF a une volonté de représentation forte en ce sens, non ?). Cela permettrai sans doute de comprendre sur quoi repose exactement votre critique nouvelle et plus pointue.

                       

                       

                       


                      • Kepler69 25 avril 2008 10:21

                        Bonjour à vous, je crois que vous aurez qq réponses à vos questions ici : http://www.fdaf.org/forum_fdaf.htm (commencez par les "questions")

                        Pour vous remettre dans le contexte, la FDAF tente depuis longtemps de remettre en question la notion de prévision en astrologie, mais nombreux traditionnels comme le renommé astrologue Barbault (entre 80 et 90 ans) y sont opposés, voyant en elle "le sacre de l’astrologie".

                        Au jour d’aujourd’hui la "reconnaissance sociale" de l’astrologie visée en théorie par la FDAF ne consisterait pas en "un retour à l’université" comme le pronent certains, ce qui serait insultant pour les autres enseignements du fait qu’elle n’en tient pas compte... mais plutôt dans un respect retrouvé de la profession. Cela passe par une remise en question totale, une baisse des prétentions métaphysiques et prévisionnelles des astrologues, l’organisation d’un enseignement commun (privé par exemple, pas besoin de mêler l’éducation nationale à ça) et déontologique, la désacralisation de l’outil astrologique et de la notion de prévision (en écho à la critique sceptique), etc. Une véritable révolution astrologique en somme... Mais voilà un énorme chantier toujours en friche. Personnellement ce sont les enjeux théoriques de la chose qui m’intéressent, pas le but en lui-même. Et nous sommes partis bien loin de mon article ! Je comprendrais que ces problèmes d’astrologues n’intéressent que les sociologues. Cordialement, SBM


                      • Loroye 25 avril 2008 15:50

                        Je note que vous n’êtes "plus sûr de rien aujourd’hui" en ce qui concerne l’astrologie mais que malgré cela vous êtes prêt à en rénover la critique, de manière à en préparer une révolution (qui pour le moment ne concerne que sa "reconnaissance sociale"). C’est toujours aussi flou et en l’abscence de théorie qui justifirait l’astrologie votre "véritable révolution" ressemble plus à un relookage médiatique.

                        Faisons court : elles nous influencent oui ou non ces putains de planètes ?


                        • Kepler69 25 avril 2008 21:56

                          Bonne question... Je n’en sais vraiment rien !  . Mais ma formation en Histoire et Philosophie des sciences ne fait pas du vrai et du faux la question la plus importante. Celle des structures de pensée est bien plus prenante... celle de l’insertion du hasard dans la croyance aussi. Et si je suis sûr d’une chose c’est que croire que l’on peut construire un modèle qui renversera plusieurs milliers d’années de tradition en qq coups de cuillères à pot c’est se leurrer sur la complexité du pb, sur le temps qu’il faut consacrer à ce projet et sur les compétences qu’il faut mobiliser. Mais c’est là un autre pb. Voyez la différence entre le système astronomique de Tycho Brahé et celui, 20 ans seulement après, d’un Kepler... Aujourd’hui, aucun astrologue n’envisage vraiment de tout remettre à plat, donc aucun financement ne viendra de ce milieu là... alors on tourne en rond.

                          Après, est-ce que cela vaut le coup sur le plan scientifique ou seulement sur le plan intellectuel ? Pour ma part rien que le 2ème volet est intéressant. C’est même le plus important avant toute extrapolation... puisque même l’expérimentation n’est pas vraiment pensée en astrologie.


                        • Loroye 25 avril 2008 22:27

                          En attendant qu’on supprime mon message devenu inutile (je le rédigeais pendant que vous me répondiez) je tiens à vous faire remarquer que vous me semblez incapable de me répondre clairement en ce qui concerne les fondements scientifiques de l’astrologie, pire : vous ne savez pas !

                          C’est donc comme un jeu, alors ?

                          Trapue comme démonstration.


                        • Kepler69 25 avril 2008 23:48

                          Un exercice de pensée oui... Mais vous semblez voir dans la "révolution" que j’évoque, une révolution scientifique, ce n’est certainement pas ce que j’ai écrit ! Vous vous attendiez peut-être à ce que comme n’importe quel illuminé je vous propose des fondements physiques pour l’astrologie ???????  Elle est bien bonne celle-là, je suis désolé de vous décevoir. Pas de force mystérieuse, d’antimatière ou je ne sais quoi.... sorry. Non, ce qui m’intéresse ce seraient plutôt les biais techniques que j’ai évoqués dans l’article ci-dessus, ou encore qq réflexions sur les origines de l’astrologie (comme le fait qu’avant le 5ieme siècle av. JC les mouvements des planètes étaient imprévisibles, ce qui n’est pas cool pour de "l’astrologie". A croire qu’elle n’est pas si ancienne que le voudraient les uns et les autres), etc.

                          Au fait, Mr ROYE, votre autre message n’était pas inutile, il était insultant, c’est très différent ! Si vous voulez aller vous amuser avec des gogos, allez voir sur des sites d’astrologues prévisionistes, vous en avez pour un moment


                        • Loroye 26 avril 2008 00:21

                          Le problème avec vous monsieur Morel c’est qu’on ne peut jamais obtenir une réponse claire et franche ; alors forcément on déduit, et ce qu’on déduit est rarement en votre faveur...

                          Je ne comprends rien à vos propos brumeux sur les "techniques" et les "systèmes" de vos précédentes réponses. L’alchimie aussi c’est un système, très joli même, seulement voilà il est physiquement impossible de faire du plomb avec de l’or.

                          Par exemple pour ma question sur l’influence physique des planètes : votre réponse est édifiante. Hé bien oui j’attendais des fondements physiques pour l’astrologie ! C’est le minimum je crois : nous vivons dans un monde physique, monsieur Morel. Il me semble que si les planètes n’ont pas d’influence physique ce sont plutôt les astrologues qui sont des illuminés : n’auraient-elle d’influence que dans leur tête ?

                           

                           


                        • Kepler69 26 avril 2008 07:39

                          Vous savez Mr Roye, je ne crois pas que vous déduisiez bcp avec moi si je ne suis pas clair, vous induisez plutôt et c’est bien différent. Si vous voulez des réponses fast-food avec des solutions miracles je suis bien désolé pour vous.... mais ce n’est pas une obligation. C’est là d’ailleurs, l’un des contenus de mon article : si la critique traditionnelle ne se complaisait pas toujours dans l’avis extérieur et souvent la caricature, il serait possible d’aller plus loin dans l’examen de l’astrologie. Si vous ne comprenez pas ça je ne peux rien pour votre impatience : non, la question de la complexité de l’astrologie ne se réduit certainement pas à celle du vrai et du faux, ou à des fondements physiquesà réfuter. Il y a tellement plus à faire sur cette discipline. Vous prenez l’exemple de l’alchimie et je vous demande pourquoi des historiens travaillent sur l’alchimie ??? Pensez-vous qu’ils cherchent un moyen de transformer le plomb en or ????? Mon travail sur l’astrologie est pour l’instant dans le même état d’esprit : c’est plus l’astrologue que l’astrologie qui est au coeur de mes interrogations. Pourquoi croit-il ? Comment son système alimente-t-il quotidiennement sa conviction ? Pourquoi se complaît-il dans le mythe des origines et comme la critique sombre-t-elle parfois dans les propres erreurs des astrologues ? Voilà autant de questions qui ne relèvent pas que du vrai et du faux, donc de la physique... Mais si vous amalgamez l’astrologie avec la voyance, une simple divination, ou l’horoscope que vous avez peut-être lu ou écouté ce matin, il est clair que ces questions doivent vous passer par dessus la tête. Il n’empêche qu’elles se posent et qu’il est intéressant de se les poser. Vous m’excuserez je pars en week-end, je reviens lundi. Bon week-end... SBM


                        • Marilou 16 juillet 2008 15:30

                          Félicitation pour votre article !

                          Je suis en grande partie en accord avec ce que vous écrivez et je ne peux que conseiller à tout hermétiques de la discipline astrologique, de l’étudier affin d’apporter un réel débat.

                          Il ne me viendrait pas à l’idée de critiquer la manière de faire "un pot au feu" si je ne sais même pas moi-même cuisiner.

                          Alors à vos fourneaux !

                          Je crois en l’efficacité de l’astrologie et je constate que plus je m’interroge sur l’origine des éléments qui en sont la base, plus elle m’apporte satisfaction. Je pense que l’on ne peut détacher l’astrologie de la sociologie dont elle s’inspire et tout comme le monde a évolué, l’astrologie c’est complexifiée.
                          Ce qu’on pourrait reprocher aux praticiens astrologues est d’avoir occulté l’origine, la source et perdu de ce fait l’essence du savoir astrologique.

                          Marilou


                          • Nouvel auteur Lunesoleil 15 mars 2009 21:10

                             

                            bonsoir Serge Bret-Morel ,

                            Quelle plétorique de l’astrologie pour vouloir démontrer quoi ?

                            Que les astrologues sont séparés par le reste du monde et la cause c’est le langage hermétique compréhensible par eux-même . Ce n’est pas moi qui le dénonce c’est ce qui fait écho chez les détracteurs .

                            C’est aussi perceptible lors de témoignages que l’astrologie à perdu sa nature empirique , même si dans les temps reculés , la pratique n’était que réservé à quelques élus

                            Parlons en de " l ’expérience face à l’expérimentation " qui demande des années de pratique et qui va créer un fossé de plus en plus grand .

                            Voilà la différence entre les horoscopes accessible à un grand public qui pourrait être généralisé simplement par les quatre phases de la lunaison et l’étude personnalisé qui va conditionner un individu à un produit qui demande aussi une réforme pour respecter le libre arbitre de chacun .

                            Ne pas confondre l’astrologie avec la voyance est en somme un faux débat , quand on sait qu’un bon astrologue est aussi un bon voyant . Que la pratique de l’astrologie dévelope des facultés psy . Et combien de voyant se réfère à l’astrologie ? sans forcément faire étalage de leur double culture .


                            • Kepler69 16 mars 2009 09:42

                              Et pourtant... et pourtant... vos affirmations n’ont rien d’évident... d’où aussi l’objet de cet article. Combien de bons astrologues ne sont pas voyants ? Vous les oubliez trop vite... et combien de voyants font n’importe quoi avec l’astrologie ? Beaucoup plus à mon sens... Mais il ne faut pas généraliser pour mieux éviter certians débats, c’est pourquoi l’objet de mon article est avant tout de bousculer la critique et montrer que l’expérience de l’astrologue ne saurait se substituer à la théorie de l’astrologie : des années d’expérience pour maîtriser la pratique de l’astrologie, mais au moins autant pour en maîtriser la théorie. Mais aujourd’hui il n’y a pas de théoricien de l’astrologie, mis à part peut-être Guinard sur le site du Cura (mais il s’est éloigné de l’astro aujourd’hui) et Halbronn, mais là c’est plus embrouillé. Et dans ces deux cas l’approche mathématique est absente... un comble pour l’astrologie vous ne croyez pas ?


                            • Nouvel auteur Lunesoleil 16 mars 2009 13:32

                              Tout d’abord j’ai trouvé la longueur de votre article donnant l’impression au lecteur d’être comme un poisson dans son bocal .

                              Quand on sait aujourd’hui que le passé historique et la pratique aujourd’hui est antinomique et certainement créer une sorte de soulèvement d’un grand nombre d’individus qui voit l’astrologie comme un instrument mercantile .

                              Qui est aussi devenu un moyen de revenu non négligeable pour les caisses de l’état il faut quand même le souligner .

                              Je ne cherche pas à défendre les voyants , mais il faut admettre qu’un bon astrologue c’est aussi un bon voyant . (un exemple Maria Duval).

                              La pratique de l’astrologie permet de déveloper des dons intuitifs et de se référer au cerveau droit . L’astrologie c’est aussi un art de vivre et trop intellectualiser c’est ce référer au cerveau gauche et occulter la part divine de l’astrologie .

                              Le conditionnement et le déterminisme a fait beaucoup de tort à l’astrologie et comme toute chose qui est développé de façon abusive , forcément qu’elle attire son contraire .

                              Connaissez vous le kybalion ? ce sont des lois universels que l’on retrouvent dans la vie au quotidien .
                              Je vous souhaite une excellente semaine smiley


                              • Kepler69 17 mars 2009 13:46

                                Je suis tout à fait d’accord avec vous , la pratique de l’astrologie ne fait pas appel aux mêmes compétences que la théorie de l’astrologie, ce pourquoi je suis pour distinguer les deux, ce que personne encore ne fait aujourd’hui... que les praticiens traitents de la pratique, mais qu’ils méfient de la théorie. Qu’il y ait de bons voyants astrologues pourquoi pas, je n’ai rien contre, mais cela n’empêche pas le contraire et en bien plus courant.


                              • Nouvel auteur Lunesoleil 29 mars 2009 15:58

                                bonjour Serge Bret-Morel

                                Même si la pratique de l’astrologie ne fait pas appel au même compétence que la théorie , elle en est le refflet , l’effet miroir .
                                Je vous ai trouvé plus intéressant dans la dernière vidéo de vous que j’ai visionnée malgré que ça reste encore égnimatique le fond de votre pensée .
                                Es-ce le fait de répondre à un rendez-vous planétaire Saturne/Uranus significateur aussi de la crise mondiale actuelle ou un besoin de ce démarquer d’une dérive évidente de la pratique de l’astrologie ?
                                Qui est malheureusement identifiable depuis l’essor du web et le nombre grandissant d’internaute qui prennent conscience de la réalité d’une chose qui était plus facile de dissimuler lorsque internet n’existait pas il y a 10ans . Il était plus facile avant de vendre un peu n’importe quoi et le pourquoi du refus aujourd’hui des éditeurs de s’engager dans une voie qui n’attire plus autant de lecteurs et surtout beaucoup moins rentable ...
                                Bien à vous smiley


                                • fatem83 12 janvier 2012 17:49

                                  Bonjour, 

                                  Je me présente, nous nous appelons Lazarus. 

                                  Nous avons créé une page Facebook et un site web actuellement en préparation dans le but de mettre en lumière toutes les formes de manipulations qui ont cours dans notre société.

                                  Notre souhait : vous faire douter, de ce que vous voyez, entendez, lisez. Seul le doute peut nous libérer.

                                  Nous défendons une société qui forme des êtres libres.

                                  Notre pensée place l’homme et les valeurs humaines au-dessus de toutes les autres valeurs.

                                  Ne restez pas prisonniers de l’information, rejoignez-nous.

                                  http://www.lazarus-mirages.net/

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