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Accueil du site > Actualités > Société > Fétichisme et fantasmes au Japon

Fétichisme et fantasmes au Japon

Le Japon est probablement le pays qui a porté le fétichisme à son plus haut niveau. Certes, tous les Japonais ne s’adonnent pas à des pratiques de ce genre et restent dans les limites d’une sexualité ordinaire et consensuelle. Mais la variété des possibilités en ce domaine dépasse largement en imagination ce qui s’accomplit sous d’autres cieux. S’il existe une tradition ancienne de pratiques sexuelles élaborées, la modernité, la mondialisation associée aux nouveaux moyens de production médiatique et technologique ont décuplé des variations sur le thème depuis les deux dernières décennies.

Définissons d’abord le fétichisme et essayons de le sortir du domaine des perversions selon l’interprétation freudienne. Le fétichisme, bien que datant de la nuit des temps, n’a été identifié et défini comme tel qu’à la fin du 19° siècle par Binet, qui influença les travaux de Freud. En cette époque dominée par le moralisme bourgeois de type victorien, de nombreux médecins et physiologistes ont essayé d’aborder l’analyse des perversions et des comportements dits déviants par le biais de la science et non de la morale. Malgré tout, l’imprégnation monothéiste culpabilisant la chair, tant dans la tradition juive que chrétienne, a largement influencé ces chercheurs. Et même si les travaux de Freud et de ses disciples ont fait scandale, ils n’en sont pas moins imprégnés par un environnement judéo-chrétien. Ce n’est nullement le cas du Japon, où la culture et les religions occidentales n’ont eu qu’une très faible influence sur le comportement sexuel des individus.
 
Pour Freud, le fétichisme est intimement lié à une peur profonde de la femme, et à la peur de la castration. Le fétichiste aurait donc peur du coït (concept métaphorique d’un vagin pourvu de dents symboliques, dévoreur de pénis) et utiliserait donc des objets ou des parties du corps de l’autre pour arriver à l’orgasme. Cela ne tient pas compte du fétichisme féminin, qui bien que moins fréquent existe bel et bien et résumerait la sexualité « normale » à un acte de pénétration par voie vaginale entre deux adultes consentants de sexe différent. Tout le reste, au sens strict ne serait que perversion. Cette approche est très limitative et renvoie aux prescriptions talmudiques, aux Pères de l’Eglise et aux manuels de confession destinés aux prêtres catholiques, c’est-à-dire à l’environnement religieux et culturel familier à Sigmund Freud, éduqué dans la tradition juive et consultant des bourgeoises catholiques autrichiennes.
 
L’approche comportementale est plus séduisante, car elle rattache le fétichisme à une réminiscence de l’enfance, donc au souvenir. L’attirance pour les bas, les pieds, les chaussures, les cheveux, serait donc une résurgence de souvenirs, sorte de madeleine de Proust au niveau érotique. Mais cela balaie trop vite le pouvoir de l’imagination et la créativité individuelle et s’il est des cas évidents de fétichisme remontant à l’enfance déclenchés par un facteur initial, cela n’explique pas tout.
 
De plus, cette explication ne tient pas vraiment compte de l’imprégnation culturelle du fétichiste et de son environnement. Pour prendre un exemple trivial, on ne peut expliquer le succès des romans SAS de Gérard de Villiers que par une sorte de mimétisme culturel occidental et surtout français. En effet, pour atteindre un grand nombre de lecteurs, il ne faut pas que les fantasmes et les actes sexuels du héros soient trop éloignés des capacités imaginatives du lecteur et soit compatibles avec son imprégnation culturelle en matière de sexualité. Ainsi Malko croise des femmes en body fuchsia, jamais vert pomme, car le rouge et ses nuances entre dans l’imaginaire occidental come la couleur de l’érotisme. Roses rouges du langage des fleurs, couleur du sang de la menstruation, Dame aux camélias, cœurs de la Saint Valentin et sous vêtements rouges offert au premier janvier par les Italiens.
 
D’ailleurs, si les jeunes saoudiens offrent des cartes à dominante rouge à la Saint Valentin, malgré les interdictions de la police de la moralité, ce n’est que par appropriation d’une coutume occidentale, avec le désir de montrer leur modernité.
Le champagne bu dans un escarpin est aussi un classique européen. Boire du gros rouge dans une santiag ou une Doc Martens n’attirerait que peu de lecteurs ou de spectateurs. Le 19° bourgeois a glorifié les amours ancillaires dans les maisons closes avec inversion des rôles : fantasme du piétinement par une prostituée déguisée en soubrette fouetteuse, fessée avec un plumeau traduisent un désir évident de domination inversée pour des gens revenant ensuite à une position sociale dominante dans la vie réelle. L’infirmière dominatrice et la femme aux bottes rouges évoquée par le cinéaste Juan Buñuel, allant sur les brisées de son père Luis, auteur de ces monuments du fétichisme que sont « cet obscur objet du désir » et « Belle de jour » vont dans le sens de cette exacerbation du plaisir au travers du fantasme. Quant à Sade, son imagination ne dépasse pas celle d’un gamin précoce si L’on compare ses écrits aux trouvailles des Japonais.
Le fétichisme n’est donc pas un détournement de « l’objet » sexuel, une paraphilie ou une sexualité de substitution, mais une exacerbation du désir et une recherche effrénée du plaisir par d’autres modes d’expression que les voies habituelles.
Oublier la composante culturelle en matière de sexualité est s’exposer à des erreurs d’interprétation. Ainsi, s’il existe partout dans le monde des adorateurs du pied, ce fétichisme n’a pas partout la même signification. Le bonheur est certes dans le pied, mais pas obligatoirement avec la même signification. La pratique des pieds bandés, heureusement disparue de Chine sous la férule de Mao tsé toung peut être considérée comme une forme extrême de fétichisme, mais a aussi son explication sociale. En effet, la Chine ayant été de tous temps un pays rural, les femmes y ont participé activement aux travaux agricoles. En épousant une femme aux pieds ridiculement petits, on affirme son statut social. Celui de quelqu’un suffisamment riche pour entretenir une ou plusieurs épouses qui n’ont pas besoin d’aller travailler aux champs.
 
Et puis, il est possible par extension d’assimiler le fétichisme à des passions prenantes et exclusives n’ayant à priori aucune connotation sexuelle évidente. Les collectionneurs compulsifs de montres peuvent être assimilés à des fétichistes et pour revenir au Japon, les aficionados de la décimale de pi, 3.1416, capable de s’enflammer à l’audition de la récitation sans fautes de plusieurs milliers de décimales peuvent être considérés comme tels.
 
Les Japonais sont avec les Allemands les deux peuples qui ont le plus exploré les limites des « perversions », des déviances et des anomalies d’ordre sexuel, mais dans des domaines radicalement différents. Les auteurs de culture allemande en dehors de Freud se sont passionnés sur ces thèmes. Il n’est qu’à citer Sacher-Masoch, Krafft-Ebing, Jung ou Adler, sans oublier les littéraires comme Heine, Kleist ou Brentano et les médecins et érudits spécialistes de la nécrophilie, bien moins connus du grand public. Quant à l’industrie du porno allemand, elle s’est longtemps spécialisée dans la scatologie la plus extrême.
 
Le Japon, par contre a développé tout un arsenal de pratiques autant surprenantes que variées qui commencent à séduire les occidentaux du fait de la mondialisation et de la diffusion massive de l’information par internet. Nombreuses sont les pratiques érotiques venues du Japon qui commencent seulement à être connues et diffusées en Europe et aux Etats-Unis.
 
La propagation de l’érotisme au Japon ne date pas d’hier. Il n’est qu’à se référer aux si souvent évoquées estampes, ancêtres des mangas. Les estampes dont celles d’Utamaro et d’Hokusai, qui ne dessinât pas que des vagues, montrent plus facilement des poils pubiens que les dessins animés pour adultes d’aujourd’hui. Mais il existe aussi depuis des siècles d’autres formes d’expression de l’érotisme. La variété est grande, passant des boules de geisha, ancêtres des sex toys (en réalité originaires de la Chine impériale) permettant une stimulation vaginale en marchant, aux netsukes, ces petites figurines en ivoire ou en os montrant des accouplements en diverses positions, sans oublier les processions avec un géant pénis de pierre. Et tout le monde a vu au moins une fois « L’Empire des sens », de Nagisa Oshima relatant un fait divers de 1936 et la suite moins réussie « L’Empire de la passion » qui se déroule à la fin du 19° siècle. L’occupation américaine et les décennies qui vont suivre verront l’ouverture de l’Empire du soleil levant à d’autres sources d’inspiration érotique sans pour autant altérer l’esprit du pays. Bien au contraire, il ne s’agira pas de la copie féale et larvaire du modèle occidental mais d’une véritable créativité.
 
Le mode d’habillement occidental va exacerber la recherche du plaisir par déplacement érotique sur le sous-vêtement féminin ou son absence comme dans les bars sans culotte avec miroirs au sol, permettant le voyeurisme pendant la consommation de breuvages divers et variés. Les renifleurs de culottes déjà portées ont fait école et déjà la France a ses adeptes, de même que le fétichisme des bas, des collants, des chaussettes montantes, du coton, des culottes d’écolières ou l’attirance pour les dentelles. Récemment, un voleur de culottes qui utilisait une canne à pêche vient de se faire prendre après plus de quatre mille prises. Le fétichisme des chaussettes longues tombant sur la cheville a plus de connaisseurs qu’en Europe où le fantasme du bas filé est nettement plus prisé. D’ailleurs un amateur éclairé qui recevait des slips de jeunes filles tout juste pubères par la poste a récemment porté plainte contre son expéditrice pour tromperie sur la marchandise. Sa « fournisseuse » étant une grand-mère qui arrondissait ses fins de mois. L’attrait pour les Lolita en uniforme scolaire a aussi ses partisans qui se distinguent des amateurs d’ « Hawaïennes » plus exubérantes, aux coiffures et vêtements agressifs. Une autre tendance concerne les fausses blessées qui arborent des bandages, les Kegadoru, (poupées blessées), moyen parait-il d’attirer l’attention par la vulnérabilité. La spécialisation dans le fantasme peut aller très loin, dans la couleur des bandages par exemple avec tout un langage symbolique. Il en va de même pour les amateurs et collectionneurs de barrettes de cheveux ou de photos de jeunes filles de dos avec accessoires dans les cheveux. Certains collectionneurs n’éprouvent de sensation que pour les barrettes bleues, restant totalement sans émoi si la couleur en est différente. D’autres préfèrent les nattes, alors que le fait de toucher les cheveux, surtout d’une inconnue est plutôt tabou partout en Asie orientale.
 
Le bondage a aussi ses adeptes (kinbaku ou shibari) et se pratique autant qu’il se regarde dans des films d’animation ou des mangas spécialisés. Les mangas et les dessins animés érotiques ou pornographiques (eichi ou hentai) représentent près de 20% de la production totale des publications. Un point important est le fait que les héroïnes ont souvent l’air « en dessous de l’âge légal », ce qui pourrait suggérer un attrait caché pour la pédophilie de certains amateurs. L’absence de poils pubiens sur les dessins, probablement voulue par la censure, augmente le sentiment d’avoir à faire à des adolescentes. Les personnages sont aussi fréquemment de type européen et les jeunes filles bien que juvéniles ont souvent des poitrines énormes.
 
L’expansion du nombre des personnes âgées et le nombre record de centenaires ont modifié la pyramide des âges. Les seniors étant aussi des consommateurs, l’industrie du film pornographique a donc visé ce créneau et désormais, il existe une production mettant en scène de vieux acteurs tt aussi copulateurs que les plus jeunes.
 
Le tourisme sexuel en groupe possède aussi ses adeptes. Il a surtout lieu en Thaïlande et en Chine continentale. Une orgie géante à Nankin regroupant une centaine de clients japonais et de prostituées chinoises dans un hôtel organisée lors de la date de commémoration de l’invasion du pays par les troupes japonaises en 1931 a fait scandale en 2003 et déclenché une réaction des autorités chinoises. L’affaire débouchât sur la condamnation de organisateurs à des peines sévères ; d’autant que Nankin fut le théâtre de massacres de masses en 1937.
 
Mais le tabou le plus difficile à enfreindre pour une Japonaise est celui de l’ondinisme ou urophilie. En effet, une pudeur extrême concerne la miction et les toilettes sont équipées de jets d’eau permanents pour masquer les bruits de miction ; Le Japon est ainsi devenu le premier producteur en matière d’innovation dans les sanitaires et organise régulièrement des salons du lavabo et de la cuvette de WC qui attirent des visiteurs du monde entier.
 
Reste enfin des pratiques fétichiste et voyeuristes moins courantes mais ayant tout de même des adeptes comme le chikan ou simulation de viol collectif dans un endroit public avec figurants préalablement payés pour ne pas réagir.
 
Le Fétichisme médical Iryou fetchi est plus commun, il fait intervenir de fausses infirmières en uniforme hyper sexualisé et des médecins sadiques pratiquant des examens gynécologiques au doigt ou au spéculum kusuko. A ce genre peuvent être rattachées les talqueuses de fesses, qui poudrent, fessent les postérieurs, changent les couchent de grands adultes en période de régression anale mimant le retour à l’enfance. Ces amateurs sont souvent des hommes exerçant de hautes responsabilité ayant besoin de régresser pour se déstresser.
 
Par contre, la douche de sperme bukkake et l’éjaculation faciale sont des importations venues du porno américain qui n’ont rien de spécifiquement japonais.
Le plus curieux est l’étirement douloureux du nez hana zeme manuellement ou avec divers instrument. Il est possible que cette torture soit une forme symbolique d’androgynie, le nez étiré de la femme représentant un clitoris disproportionné, presque phallique. Restent enfin l’attrait pour les tatouages longtemps attribués au milieu criminel des yakusa avec tout une symbolique à la fois érotique mais aussi d’appartenance à un gang et une hiérarchie, mais qui commencent à se vulgariser parmi une population non criminogène.
 
Maintenant comment expliquer cet attrait pour le fétichisme ? Si nous revenons à l’explication freudienne, il s’agirait donc d’une immaturité sexuelle, une peur du coït et une évolution restée au stade oral et anal du développement de la personnalité. Cela ne tient guère la route car la société japonaise est tout sauf immature et la copulation est loin d’être bannie. Et puis, la création mythique du Japon, selon la tradition shinto est le résultat d’une lance pénétrant le magma, d’où jaillira l’éclaboussure qui sera la première île de l’archipel nippon. Un véritable coït originel symbolise donc l’émergence du Japon, bien loin de la culpabilisation judéo-chrétienne.
 
Par contre la procréation est en berne et la natalité une des plus basses du monde. Le recours au fétichisme serait plutôt une réponse de l’inconscient collectif à la crainte de la reproduction sexuée. On pourrait parler de « syndrome d’Hiroshima », les Japonais ayant été traumatisés à vie par l’explosion de la bombe. Le traumatisme collectif serait une piste expliquant la dérive sexuelle vers des activités non copulatoires donc non reproductive. D’ailleurs, l’avortement est très fréquent au Japon et sert souvent de méthode contraceptive. Mais il ne faut pas oublier la part de l’individuel de chacun, car si tous les Japonais ne sont pas fétichistes et s’il existe comme partout des phénomènes de mode et d’imitation, la sexualité reste avant tout une affaire personnelle influencée par l’environnement.

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37 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 26 juin 2009 10:26

    Par contre la procréation est en berne et la natalité une des plus basses du monde

    trop de sexe tuerait il le sexe ? smiley
     Vu que le taux de chômage est en forte hausse et que le boulot court pas les rues , ils vont plus trouver l’excuse d’être surmenés et de ne pas avoir le temps .....


    • ptitgui 26 juin 2009 11:52

      Malheureusement non...le manque de sexe n’est pas veritablement une des raisons du faible nombre de naissance. un nombre effarant de jeunes japonaises se retrouvent enceintes chaque annee (notamment du un autre genre de fetichisme , qui est celui des rapports non protege prones par un certain nombres de jeunes hommes japonais et mis en avant principalement dans le porno heterosexuel, et plus recemment dans le porno homosexuel, comble du comble vu les resultats desastreux en terme d’infection au VIH que connait le Japon)
      Enfin tout ca pour dire qu’ au Japon il n’y a pas tellement de prevention au niveau des MST, ni de moyens de contraception mis a disposition, c’est tres souvent l’avortement qui devient un mode de contraception... la conception est la, mais la grossesse pas menee a terme.


    • jako jako 26 juin 2009 10:35

      Interessant , mais sujet méritant plusieurs volets, très vaste . En effet j’avais déja remarqué sur le net que chaque pays avait un comportement particulier plus prononcé que dans d’autres mais je en sais pas à quoi le relier ( à la cutlure bien sure mais pas que je pense).
      Et sur ce sujet le pays le plus pauvre en fantasmes est à mon avis le notre ( en Europe)
      Une petite faute à corriger svp : « changent les couchent »


      • LeGus LeGus 26 juin 2009 11:01

        Pour ma part tout les fétichismes sont la preuve vivante que le ridicule ne tue pas.
        Ceci dit j’adore, ça me fait toujours beaucoup rire.
        Un de mes préférés :
        http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/Fetichisme/douceur-mohair-sujet_416_1.htm
        Attention il faut avoir 18 ans


        • John Lloyds John Lloyds 26 juin 2009 11:31

          Le fétichisme n’est pas l’apanage du Japon, l’iconographie de l’ancien régime français est suffisemment riche en estampes pour témoigner de l’imagination débordante de nos ancêtres continentaux en matière de profonds frou-frous, de fessées, de voyeurisme .... M’est d’ailleurs avis que bien avant, l’inquisition, comme par hasard focalisée sur les sorcières, fut l’expression d’un fétichisme non assumé de toute la perversité des hommes en soutane qui n’avaient d’autres choix que de dévoyer la bible et d’institutionaliser leurs fantasmes.

          L’antique occident n’est pas en reste, le culte phallique, très prononcé chez les grecs et les romains, ainsi que les pratiques orgiaques officielles, n’ont rien à envier aux cultes du levant. Tout ça pour dire que le fétichisme et le fantasme, ne sont pas propres à une culture particulière, mais inhérentes à l’homme. Et c’est heureux, quoi de plus jouissif qu’une perversité bien assumée ?


          • jako jako 26 juin 2009 12:08

            Bonjour John,vous dites :
            « Tout ça pour dire que le fétichisme et le fantasme, ne sont pas propres à une culture particulière, mais inhérentes à l’homme »

            La société à nommé ainsi ce qu’effectivement produit chaque cerveau. J’imagine que chez chaqun de nous il y a une zone secrète (quelque fois même pour soi même...) ou le rêve/fantasme se développe , c’est même une fonction basique de la pensée , par contre la culture de chacun de nous oriente et colore ces désirs secrets et le niveau d’inhibition de chacun est très différent, surtout si la religion s’en mêle.
            Je pense en plus que le niveau social influe énormément sur la naissance de perversions ou déviances, un patagon n’aura surement pas les mêmes désirs qu’un jogger dans le bois de boulogne








          • Georges Yang 26 juin 2009 12:27

            Aucun peuple n’a l’exclusivité du fétichisme, mais son mode d’expression est nettement influencé par la culture, la religion, l’histoire et l’environnement du fétichiste


          • Caturix 26 juin 2009 11:41

            Bonjour,
            Pas mal cet article. J’apprècie vraimenet vos textes. Quelques détails :

            « un géant pénis de pierre » : c’est un symbole religieux de fertilité. Rien de « sexuel » là dedans ni même de choquant. Obeservez les objets animistes africains, australiens et amazoniens, vous en verrez beaucoup dans ce genre.

            Il ’existe une loi interdisant la reproduction de poils pubiens sur supports médiatiques. Il y a qqes années, cette loi a été remise en cause car elle était détournée. Ainsi, pour éviter d’avoir de « gros carrés blancs », on représentait une gamine, ca faisait plus naturel... En fait, certaines personnes pensent que la tendance pédophile des japonais viendrait de là. Possible mais pas si sûr. Historiquement, le japon a toujours été plus ou moins pédophile (en fait, au risque de faire hurler certains, il faut rappeler que la « pédophilie » est une invention culturelle contemporaine. J’entends par là qu’à partir du moment où il y a maturité sexuelle il n’y a pas pédophilie au sens « biologique »)

            D’ailleurs, l’avortement est très fréquent au Japon et sert souvent de méthode contraceptive : en effet, les japonaises utilisent rarement la pilule. Elles lui préfèrent souvent le préservatif. En fait, si l’on questionne les japonaises sur ce point, la plupart vous répond que la pilule est mauvaise pour la santé.

            Cordialement,


            • Georges Yang 26 juin 2009 12:01

              Quelques remarques, fertilité et sexualité ne sont pas synonymes, mais ont des liens évidents. 
              Sur la pédophilie, il faudrait plutôt parler de limites dues à l’absence de maturité sexuelle physiologique et psychologique
              Et concernant d’autres commentaires, le Japon n’a pas l’apanage du fétichisme mais il l’a particulièrement bien développé


            • plancherDesVaches 28 juin 2009 19:53

              En parlant de pédophilie...

              Il ne faut pas aller aussi loin :
              http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090628.OBS2244/su isse__coup_de_filet_antipedophilie_sur_internet.html
              "Contrairement à d’autres pays, le téléchargement d’images pédophiles est assez rarement sanctionné en Suisse par une peine de prison."

              Argent et sexe semblent bien aller ensembles.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 26 juin 2009 11:58

              " de nombreux médecins et physiologistes ont essayé d’aborder l’analyse des perversions et des comportements dits déviants par le biais de la science et non de la morale. Malgré tout, l’imprégnation monothéiste culpabilisant la chair... "

              Tout est résumé dans cette phrase, simple accumulation des mots les plus significatifs en matière de tournure autour du pot.

              En clair, si tu n’arrives pas à percer le plafond par le seul fait des contacts de tes propres muqueuses avec celles de ta partenaire dans le noir le plus complet, tu vas devoir faire appel à tous tes autres sens, biais, jouets, accessoires, lieux, etc... et les combinaisons vont se multiplier en vain.

              Heureux les simples, le bonheur leur appartient pleinement.


              • Gazi BORAT 26 juin 2009 12:40

                @ l’auteur

                Merci pour cet article sur un sujet passionnant et pour ce tour d’horizon des pratiques « bizarres » japonaises..

                Je relève ceci :

                « Les Japonais sont avec les Allemands les deux peuples qui ont le plus exploré les limites des « perversions », des déviances et des anomalies d’ordre sexuel, mais dans des domaines radicalement différents. »

                On retrouvera comme point commun entre ces deux mondes si différents l’ancrage des structures féodales et une certaine mystique militaire..

                De là à faire dévier la sexualité vers de jeux de domination/soumission ritualisés et à l’attrait des costumes et uniformes divers.. il n’y a qu’un pas.. Je pense ici au masochisme de Mishima et à son goût pour les tenues militaires..

                gAZi bORAt

                gAZi bORAt


                • Georges Yang 26 juin 2009 14:10

                  Merci de citer Mishima esthète, homo, nationaliste auteur d’un trop peu connu « Madame de Sade »


                • Gazi BORAT 26 juin 2009 16:12

                  Sur Mishima :

                  dans je ne sais plus lequel de ses livres, Mishima décrivait les étapes marquantes de la construction de sa sexualité..

                  Je me souviens qu’il évoquait son émoi le jour où il se trouva face àune reproduction du Martyre de St Sébastien, véritable icône pour les homosexuels à orientation masochiste..

                  Et aussi de sa vision, un jour, d’un éboueur particulièrement musclé..

                  Pour les uniformes, cela lui est venu plus tard..

                  Sur le fétichisme :

                  Je pense que tout individu, homme ou femme, hétéro ou homo, recèle à des degrés divers, des tendances fétichistes. Pour une minorité, ce fétichisme devient une condition indépassable pour la réalisation d’un acte sexuel alors que d’autres arrivent à le dépasser..

                  Certains subliment.. comme ce photographe français qui fixe les images de jeunes filles japonaises dans des environnements médicaux, plâtrées et très sexuées..

                  Le fétichisme du plâtre.. Encore une bizarrerie assez répandue au Japon..

                  gAZi bORAt


                • Gazi BORAT 26 juin 2009 16:44

                  Pour les amateurs d’images, j’ai retrouvé ceci..

                  A vous d’en retrouver l’auteur !




                  Bon week à tous (et à toutes) !!


                • Olga Olga 26 juin 2009 16:51

                  Romain Slocombe


                • Georges Yang 26 juin 2009 17:16

                   Concernant Saint Sébastien, j"avais évoqué le paradoxe dans un récent article sur Moby Dick

                  http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/moby-dick-ou-l-immanence-du-peche-56473


                • Gazi BORAT 26 juin 2009 18:09

                  @ OLGA

                  Toutes mes félicitations !!!

                  Vous avez gagné un exmplaire numéroté de l’édition originale de Broken Dolls (que Carlo Revelli se fera un plaisir de vous offrir, n’en doutons pas..).

                  Trêve de plaisanteries..

                  Le fétichisme (celui des autres surtout, car le plus difficile à comprendre) est un phénomène des plus intéressants..

                  Pour moi, il trouve souvent sa source dans l’âge des « jeux symboliques » (quand on joue au docteur ou à d’autres petites saynètes).

                  Le fétichisme du plâtre m’échappe totalement..

                  Je suis tombé un jour sur un forum d’amateurs, les réponses étaient des plus curieuses.

                  Pour l’un d’entre eux, il évoquait le fait qu’un détail pour lui était des plus importants : les ongles des orteils peints dépassant du plâtre..

                  Curieux, non ?

                  L’auteur de l’article parle du lien entre contexte culturel et « perversion ».

                  Je me souviens insi d’un exemple tiré de l’ouvrage de Krahht Ebing « Psychopathia Sexualis »

                  Il y décrivait le cas d’un Prussien s’exhibant régulièremenyt devant les fenêtres d’un collège de jeunes filles.

                  Jusqu’ici, rien de très étonnant..

                  Mais le fait culturel, à mon sens, est qu’il le faisait avec une même ponctualité que Kant effectuant sa promenade quotidienne, au point que les gens pouvaient règler leurs montres sur le rituel du vieux pervers.

                  Désordre des sens mais tout de même incluse dans un ordre tout allemand.

                  « Ordnung ist halbe leben » dirait Briely

                  (L’ordre est la moitié de la vie)..

                  Bonne soirée..

                  gAZi bORAt


                • Georges Yang 27 juin 2009 11:50

                  Kraft Ebbing est véritablement un maître dans le domaine , merci de s’y être référé.
                  Le fétichisme du plâtre peut s’expliquer par le désir d’hyper protection d’une femme victimisée, côté chevalier servant de celui qui la regarde l’assiste dans ses déplacements. On peut aussi y voir un désir de soumission par la contention, comme dans le bondage.
                  Enfin, il ne faut pas oublier l’odeur du plâtre frais proche de celle su sperme, ca aussi peut faire fantasmer. 


                • SANDRO FERRETTI SANDRO 26 juin 2009 12:42

                  Bonjour Doc.
                  Je ne pensais pas que vous vous livreriez un jour à une éxégèse de la « pensée » de Malko Linge.
                  J’avais tort. Merci, j’aime bien étre surpris. Vous étes sans doute un médecin généraliste, comme on dit en médecine.


                  • Georges Yang 26 juin 2009 14:12

                    Malko est important car il montre les limites de l-imaginaire collectif en matière de sexualité et ...de mercantilisme.
                    le prince Autrichien de fiction ne lècherait jamais une vulve enduite de petit salé au lentilles, le lecteur de gare serait trop dérouté


                  • Yohan Yohan 26 juin 2009 16:16

                    Quoiqu’un petit salé de vulve aux lentilles....
                    Mais je m’égare....c’est n’est pas au menu du jour


                  • Gazi BORAT 26 juin 2009 16:26

                    @ Georges Yang

                    Par contre, curieusement, on ne trouve que pu de traces dans les livres d’un quelconque fétichisme pour les armes à feu, malgré les couvertures et la passion de Gerard De Villiers, collectionneur d’armes de poing et ancien directeur du journal spécialisé « Cibles ».






                    gAZi bORAt
                    .


                  • saint_sebastien saint_sebastien 26 juin 2009 12:54

                    c’est clair qu’il y a de tout avec les japs :

                    pseudopédophilie...
                    scatologie
                    ondinisme
                    cosplay infirmière , écolière , secrétaire
                    zoophilie avec des chiens , anguilles , des poissons rouges , des grenouilles , lombrics
                    vomitophilie
                    grind
                    sharking
                    « enceintophilie »
                    gangbang
                    bukkake
                    futanari , etc...

                    bref , très loin du modèle érotique occidental , incompréhensible si on n’est pas japonais...


                    • Gazi BORAT 26 juin 2009 13:20

                      @ St Sebastien

                      Mis à part des choses très exotiques comme l’utilisation de poissons rouges à des fins érotiques, nombre d’item de votre liste sont relativement courants en Occident.

                      J’en prend un au hasard : le goût des femmes enceintes.. Tapez « pregnant » sur un moteur sans filtre et vous serez surpris du résultat..

                      gAZi bORAt


                    • LE CHAT LE CHAT 26 juin 2009 14:31

                      @gazi

                      on sent le connaisseur ! smiley

                      tu aimes le chat à neuf queues ? les chiites adorent !


                      les ours sont pires que les japonais !


                    • Gazi BORAT 26 juin 2009 15:45

                      Aaahh.. Le masochisme religieux !

                      Pas mon truc !

                      Les Chiites le jour de la mort de l’imam Hussein, les sectateurs d’Escriva de Balaguer quand il n’ont pas atteint leurs objectifs financiers, les Philippins qui rejouent avec réalisme la passion du Christ.. m’inquiètent quelque peu...

                      Dans les pratiques japonaises, le bondage, bien souvent simulé, peut esthétiquement être splendide : je pense là aux photographies d’Araki qui firent scandale au festival de photographies d’Arles... Le but recherché n’étant pas là la douleur mais la réalisation d’une oeuvre esthétique, comme un bouquet réussi..

                      gAZi bORAt


                    • gandalf 26 juin 2009 14:00

                      Bonjour,

                      un roman déroutant, Le pénis d’orteil de Rieko Matsuura,.
                      Une jeune étudiante voit un appendice sexuel grandir à son pied.
                      Une description tout d’abord drôle, puis à mesure que l’héroïne s’approprie cette nouvelle identité sexuelle, le malaise, le dégout.
                      Un abîme sexuel japonnais, vertiges...


                      • Caturix 26 juin 2009 14:27

                        Il y a pas mal de romans de ce type au japon, entre autres :
                        - les bébés de la consigne automatique (Ryû Murakami)
                        - Amère volupté (Yamada Eimi) , voir l ’ensemble de son oeuvre...
                        - Rendez-vous secret (Kôbô Abe)
                        - Miso soup (Ryû Murakami)
                        J’en oublie beaucoup mais ca donne une idée.


                      • yoda yoda 26 juin 2009 16:10

                        Merci pour ce texte,
                        je ne suis pas specialiste du fetichisme mais je vis au Japon et il est vrai que l’expression de la sexualite au Japon est proprement deroutante.
                        1. Generalement, un homme ne fait plus l’amour a sa femme une fois qu’elle est mere.
                        2. Le niveau de consommation du Porno et de services sexuels semble assez hallucinante.
                        3. L’interet masculin de tout age pour des filles tres jeunes 12<x<18 est socialement accepte et est AMA lie au point 1 ainsi qu’a un manque de confiance.

                        Quant au fetichisme japonais, il y a surement plusieurs facteurs : La crainte de la reproduction sexuee comme vous dites, mais aussi la tendance a eviter le contact frontal et direct au sens propre comme au figure, la tendance a compartimentaliser ses nevroses plutot que les refouler, une tendance a privilegier l’artifice au naturel, le manque de confiance etc...


                        • Daniel Roux Daniel R 26 juin 2009 17:25

                          Les civilisations insulaires sont souvent originales. Serait-ce parce qu’ils ont été longtemps protégés des influences étrangères ?

                          Mme Cresson avait son opinion sur ces autres insulaires que sont les anglais : « Tous des pédérastes » aurait-elle dit. Je m’empresse de préciser que je ne partage pas cet avis.

                          Pour revenir sur les japonais, quelques reportages vus à la tv montre des maris très occupés par leur travail et les virées tardives entre collègues dans les bars. Si ce comportement de l’homo niponus est généralisé, on imagine que la frustration sexuelle provoquées par le surmenage pathogène des maris et l’abandon des épouses, engendre toutes sortes de fantasmes tout en réduisant considérablement les chances de reproduction.

                          De plus, il semblerait que l’arrivée d’un enfant réduit fortement la liberté de la femme et son évolution professionnelle, tout en la rendant plus dépendante de son mari. Cela n’encourage pas le désir d’enfant. Ce dernier point est proche de ce qui se passe en Allemagne.


                          • snoopy86 26 juin 2009 17:34

                            Quelqu’un a-t’il des nouvelles de Maxim et Haddock ?

                            Je m’inquiéte. En temps normal ils nous auraient animé ce fil .....

                            Article sympa Georges, qui me console de la disparition de Michael Jackson dont j’ai cru comprendre qu’il était mort étouffé par sa burqa..


                            • Georges Yang 26 juin 2009 17:39

                              Jackson, c"est plutôt le fétichisme du gant et le complexe de Bambi


                            • Gazi BORAT 26 juin 2009 18:14

                              Burqa et fétichisme

                              Vous l’aurez cherché : le cas étrange du Professeur Gaetan Gatien de Clerambault.

                              Il étudia sur lui même le fétichisme des étoffes et laissa une collection d’étranges et très esthétiques photographies..


                              http://homepages.ed.ac.uk/halla/papers/images/clerambault2.jpeg

                              http://homepages.ed.ac.uk/halla/papers/images/clerambault1.jpeg

                              gAZi bORAt


                            • maxim maxim 26 juin 2009 23:51

                              salut Snoopy ....

                              merci de demander de nos nouvelles,Haddock est aux abonnés absents actuellement me semble-t-il ...

                              primo,il fait beau,donc vélo,et sorties ( ce serait dommage de rester devant un clavier à cette saison..)

                              secundo ,l’esprit qui nous animait ( je parle de la joyeuse bande que nous formions ) cet esprit semble s’être évaporé,il n’y a plus la convivialité d’avant la nouvelle formule et le couperet du manipulateur de ciseaux y est pour une bonne part ....

                              Tertio,je ne fais que quelques rares apparitions,il y a encore quelques potes qui demeurent,pour combien de temps ? alors là mystère et boule de gomme !....

                              mon fantasme maintenant .....

                              étant jeune,je fantasmais sur le bout du bas du dos de ma voisine Nicole ,Parisienne qui venait respirer le bon air de la banlieue Sud pour les vacances qu’elle passait chez sa Mémé ......
                              nos jeux favoris ,c’était jouer au docteur ....dans la cour ,je mettais quatre chaises et une couverture dessus de manière à faire une cabane censée nous dissimuler de la vue des adultes ,j’étais le docteur et Nicole la patiente ...

                              alors ,j’utilisais un crayon d’ardoise comme nous avions autrefois à l’école,comme substitut de thermomètre ,que j’introduisais consciencieusement dans le « trou de balle » de ma patiente ,je prenais mon rôle à coeur ....

                              j’étais en pleine consultation« troudeballistique » lorsque la couverture qui nous dissimulait des regards fut arrachée avec violence par une poigne vigoureuse,celle de ma tutrice qui s’écria ...> qu’est ce que vous foutez la dessous ?>

                              à la vue du spectacle ,Nicole fut conviée a remonter sa culotte Petit Bateau ,et de filer tout de suite chez sa grand mère ..

                              quand à moi ,j’ai eu droit à une bonne dérouillée et privé de goûter ...

                              ma vocation de médecin fut ruinée pour toujours !

                              Nicole devenue grande ressemblait à Catherine Deneuve jeune ,manque de chance,je n’avais plus de crayon d’ardoise pour jouer au docteur !.....


                            • Krokodilo Krokodilo 27 juin 2009 00:05
                              Article très intéressant, pointu, si j’ose dire ! 
                              Au rayon des films japonais, je crois car j’ai oublié et le titre et l’auteur, je me souviens de l’un d’eux, très « soft » mais très érotique, expressif : un homme demande à sa femme de se faire tatouer le dos par un maître (forcément), et sur une grande surface, ce qui sera long et douloureux.
                              Le maître tatoueur ayant besoin de sérénité pour exercer son art, et non d’une femme se tordant bêtement de douleur, durant chaque séance la femme se tient allongée sur l’apprenti du dessinateur ; l’apprenti et la femme se trouvant allongés face à face, vêtus (léger...) mais corps contre corps. 
                              La caméra saisit à chaque séance la figure crispée de la femme serrant les dents pour contrôler la douleur du tatouage, ou le jeune homme qui entoure celle-ci de ses bras pour mieux l’immobiliser. Le trouble augmente manifestement, tant pour la femme que pour l’homme, et on devine que, malgré la douleur, ils commencent à trouver quelque intérêt à ces séances. 
                              Et qu’arriva-t-il ? On comprend que l’honorable épouse finit par connaître le plaisir sous l’effet conjugué de la douleur et du contact avec le jeune homme ! Il me semble qu’ensuite elle se suicide par noyade, rien n’est parfait ou gratuit en ce monde...
                              N’est-ce pas un étonnant et subtil scénario qui mélange sado-maso et fétichisme du tatouage, perversion du mari ? M’étonnerait pas que le vieux tatoueur soit lui aussi un peu pervers, préférant tatouer le joli dos nu de la jeune épouse que celui d’un vieux marin velu et musclé. Même le jeune homme ne doit pas être net, contraint de bander ses muscles (et le reste ?) pour maintenir la femme immobile, tout en réfrénant ses propres instincts.

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