• mardi 21 mai 2013
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Société > FIDL : employeur voyou ?
17%
D'accord avec l'article ?
 
83%
(59 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

FIDL : employeur voyou ?

Ce genre de titre est ce que l’on nomme, en langage de pub, une accroche. C’est un peu le même procédé qu’a voulu employer la FIDL en faisant signer à Dimitry un contrat première embauche (CPE) lundi dernier dans ses locaux du Xe arrondissement à Paris. La presse nationale a généreusement relayé la nouvelle.

Or il semble que ce fameux CPE soit tout à fait illégal. C’est du moins ce qu’affirment Maître Eolas et Jules de Diner’s Room sur leurs blogs respectifs. Ces deux juristes avancent des arguments légaux solides pour étayer cette thèse. Le premier, et non le moindre, est que le CPE n’est applicable qu’aux sociétés de plus de vingt employés. Or la FIDL ne compte qu’un seul salarié : Thomas un étudiant en droit. Ce qui rend donc illégale l’utilisation d’un CPE pour employer quelqu’un.

Selon Maître Eolas :

« ... mes lecteurs savent que le CPE n’est applicable que dans les entreprises de plus de 20 salariés, or il ressort que cette organisation avait un salarié unique, et il semble même qu’il n’en ait plus aucun. Dès lors, la FIDL ne pouvait légalement signer de CPE. »

Nous apprenons ainsi que le CPE illégal se transforme donc en CDI standard. L’élément non négligeable que relève ces deux avocats est que le licenciement de Dimitry opéré vingt-cinq minutes plus tard prend donc un caractère abusif et est donc passible de poursuites aux prud’hommes. Encore une fois, selon Me Eolas :

« J’espère pour elle que ses "anciens membres devenus juristes" ont pensé à glisser dans le contrat de deux pages une clause de période d’essai, sinon elle vient de procéder à un licenciement sans respecter la procédure : elle doit un mois de salaire à Dimitri, et si elle ne peut justifier de motifs valables tenant à la personne du salarié, elle peut être condamnée à lui payer cette somme par mois à titre de dommages et intérêts jusqu’à ce que Dimitri trouve un autre emploi. »

Chanceux, Dimitry a un an pour faire respecter ses droits. D’autres irrégularités viennent entacher ce « coup de pub ».

Entre autres, Dimitry aurait dû recevoir par courrier recommandé avec accusé de réception une déclaration préalable à l’embauche (DPAE) au plus tard le jour précédant la date d’embauche. Ce qui ne semble pas avoir été le cas. Le lecteur pourra se forger sa propre opinion en lisant l’intégralité des billets de Me Eolas et de Jules de Diner’s Room.

Ce type de billets issus d’un blog n’aurait pas autant d’impact s’il n’était pas rédigé par des avocats qui pratiquent le droit de façon quotidienne. Ce qui ne semble pas être le cas des anciens de la FIDL, qui l’ont conseillée avant qu’elle ne fasse signer un CPE dans l’illégalité.




par Louis Bouchard (son site) jeudi 6 avril 2006 - 51 réactions
17%
D'accord avec l'article ?
 
83%
(59 votes) Votez cet article



2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération