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Finances municipales : une des clés du développement

Le troisième forum urbain mondial se déroule à Vancouver avec comme toile de fond le développement durable. Or il est totalement illusoire de réfléchir à ce que seront les villes de demain dans le monde en développement tant que la question des finances municipales ne sera pas réglée.

Dans un exposé introductif préparé par le Global Cities Program de l’Université de Toronto pour UN-Habitat, on apprend que les villes des pays en voie de sont tout simplement incapables de financer les infrastructures urbaines.

Many municipalities are not allowed to borrow and even more lack the requisite standards for financial management to comply with long-term debt servicing.

Our Future : Sustainable Cities : Background Paper For WUF III, p. 4.

La capacité de mobiliser les capitaux locaux et internationaux et de développer un système efficace de taxation - base essentielle de tout financement public stable - ne sont pas au rendez-vous, faute de savoir-faire, écrivent les auteurs du rapport.

Partout dans le monde, autant dans les pays riches que dans les pays pauvres, les villes font face à de sérieux problèmes de financement. La taxation foncière, le mode traditionnel de financement des villes, ne permet plus de répondre aux besoins fiscaux.

Le coût des infrastructures et des services urbains augmente à mesure que la concentration urbaine s’amplifie.

Dans les Technorati Tag World, ce problème de financement peut se résoudre par de nouveaux pactes fiscaux entre les gouvernements régionaux ou centraux et les villes. Dans les Technorati Tag World, les paliers supérieurs de gouvernement n’ont tout simplement pas les moyens de combler le manque à gagner des villes.

Qui plus est, une bonne part des revenus potentiels échappe à ces villes qui n’arrivent pas à financer les infrastructures pouvant aider à améliorer la situation économique, donc à générer plus de revenus.

Une des solutions à ce grave problème passe par une assistance technique, tant du côté de la collecte des revenus que de l’utilisation judicieuse d’instruments de financement, et par des partenariats internationaux avec les villes en difficulté financière.

Ce qui est vrai pour les villes l’est aussi pour les individus qui y vivent.

Dans plusieurs villes des pays en voie de développement, l’économie informelle contribue pour plus de 50 à 70% du produit local brut, et il se crée plus de huit emplois nouveaux sur dix. Là encore, l’incapacité d’accéder au crédit nuit à l’amélioration urbaine parce qu’il est impossible pour les travailleurs de l’économie informelle d’entreprendre des travaux visant à transformer les taudis en habitations dignes de ce nom.

La réponse commence à venir du côté du micro-crédit et d’un soutien financier à diverses initiatives locales. Certaines expériences, tels le Slum Networking Project à Bhopal (Inde) et le PRODEL au Nicaragua, permettent une réelle amélioration de l’environnement physique et des conditions socio-économiques des pauvres.

Mais ces initiatives ne doivent pas nous aveugler : c’est davantage du côté de la capacité des villes concernées à financer les infrastructures urbaines et à offrir des services municipaux, tous deux indispensables à leur développement socio-économique, que va venir ou non un renversement significatif de tendance.

Tout un défi les attend. Au rythme où vont les choses, il y aura plus de 4,2 milliards de citadins sur la terre en 2020, dont 1,4 milliard vivront dans des taudis.

World Urban Forum III


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