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Accueil du site > Actualités > Société > Gabon : une jeunesse dangereuse pour l’avenir du pays (...)

Gabon : une jeunesse dangereuse pour l’avenir du pays ?

L’étude de la jeunesse[1] du Gabon par rapport à son rôle dans le développement de ce pays est un choix personnel. C’est un simple contenu qui fait l’économie des analyses réservées aux sciences sociales (psychologie et sociologie). Elle se fera à partir des exemples simples.

Certains lecteurs trouveront peut-être mes analyses et critiques rêches.

En d’autres termes, il s’agit ici d’une volonté de m’exprimer sur cette question parce qu’à mi-parcours de mon existence, j’ai déjà franchi une étape qui mobilise aujourd’hui une capacité d’observation projetant une dimension rétrospective et à même de permettre de faire un bilan personnel sur ce sujet. Le débat est ouvert ! C’est une tribune démocratique où j’attends des analyses constructives dans le seul intérêt de l’évolution du sujet abordé ici. Ne me jugez pas opportuniste. Les questions que l’on peut se poser à propos de cette jeunesse : est-ce que le jeune gabonais se distingue-t-il dans la société de son pays ? A-t-il un comportement responsable[2] qui pourrait faire de lui un acteur important pour l’avenir de son pays ? Ou alors, est-il caractérisé par un obscurantisme sycophante ?

Des générations et classes sociales au Gabon

Dans le cas du Gabon, la pertinence autour de la notion des classes sociales peut être cernée selon deux approches : la première est celle d’être docteur en médecine, en géographie, en économie, en sociologie, etc. qui vous identifie à la partie supérieure des « catégories socioprofessionnelles » et la seconde qui relève du quotidien démontre souvent que certains de ces cadres ont un niveau de vie équivalent à celui des catégories les plus basses supposées être les plus pauvres. Ainsi, les notions d’opulence, de prospérité ou de misère se conjuguent étroitement avec la place et l’onction que le système en place vous confère.

De 1960 jusqu’à nos jours, le Gabon est influencé par deux générations. Toutes les deux générations sont concernées plus ou moins par la gestion opaque du pays à savoir le pillage des richesses par des groupes de familles ne pouvant justifier l’origine ancestrale de nombreux biens matériels et financiers. En 1960, aucune famille gabonaise ne possédait 15.385 euros ou 30.769 euros[3]. De nos jours de centaines de Gabonais sont milliardaires[4] revêtus du sautillement de l’impunité face aux détournements des pécules publics.

Le Gabon est également miné par plusieurs classes sociales qui se regardent en céramique. Le sommet de l’Etat vit au rythme de la préparation de la nuit des « long couteaux » dans la perspective d’un départ prématuré du chef de l’Etat en poste depuis 1967 et de son cercle actuel. Les jeunes loups de ce système politique prennent une part active dans cette optique de prise de pouvoir par la force ou en douce. Le pays vit donc en perpétuel danger et peut basculer d’un jour à un autre dans une violence surprenante ou une paix éphémère. Du coup le chef de l’Etat ne représente pas le danger de l’avenir du Gabon. Contrairement à la nomenklatura qui l’entoure dont une bonne partie est composée de jeunes obsédés en amont par deux choses principales - la prise du pouvoir et l’argent. Arrivés au pouvoir ces jeunes ne pensent qu’à piller ou encore « à rattraper le temps perdu sur les bancs de l’école. » Les indiscrétions sorties du palais décrient en force deux choses les concernant : la première est leur incapacité d’initiative alors qu’ils étaient attendus comme force de propositions face à l’obsolescence de la machine cacique. Il n’en a rien résulté. La seconde est la rapidité avec laquelle se sont construites leurs grosses fortunes entre 1990 et 2006 ; certains disent que l’étendue de leur pillage est même supérieure à celui des hiérarques qui ont exercé de 1960 à 1989 dans la sphère de l’Etat. Nous sommes face à une république qui a bradé les valeurs de l’Etat. La République semble se conformer à un danger que ces acteurs principaux ont construit pendant quarante ans mettant ainsi en péril une jeunesse gabonaise sans repère positif, sans projet et qui se hue sur toutes les facilités comme un charognard. Il ne s’agit pas de toute la jeune gabonaise car il existe une autre catégorie méritante et en très petit nombre qui n’a aucune force « sur laquelle s’appuyer » si ce n’est celle du mérite.

Une jeunesse gabonaise en asthénie.

Le jeune gabonais illettré ou lettré est aspiré par l’idée de réussite tous azimuts à l’instar d’avoir un poste politique qui est un tremplin vers des jours meilleurs. Son raisonnement reste figé dans l’ensemble par l’idée de réussite par toutes les voies nécessaires, être par exemple un homme politique. Des aînés leur ont inculqué l’idée selon laquelle politicien est un métier plus valorisant que d’autres métiers comme forgeron, enseignant des lycées, des collèges et des universités, médecin, infirmier, journaliste ou plombier... La politique a pris le dessus sur toutes les valeurs sociétales du pays. Le diplôme n’a aucune valeur sociale ou scientifique. La formation du jeune se fait au rabais et sans véritable projet d’avenir. Pour le jeune docteur en médecine, sciences humaines, sciences juridiques et économiques, son diplôme n’est qu’un critère d’identification élitiste. Après six ans d’études, le jeune docteur est obsédé par deux choses : rentrer vite au pays pour aller s’intégrer dans un corps de recherche et/ou avoir un poste d’enseignant dans une université afin d’influencer et de faire du chantage insoutenable auprès d’un « grand-frère » premier ministre, ministre, directeur général d’une société. Voici l le tremplin dont je parle ci-dessus. Ses objectifs sont atteints par des méthodes pernicieuses à l’instar du fétichisme, les loges équatoriales et d’autres... templiers qui emplissent les capitales provinciales du pays. Ces loges participent pleinement à la déperdition de la jeunesse du Gabon. L’origine maçonnique au sens occidental et oriental n’existe plus. Il s’agit maintenant de faire croire à longueur de journées , que pour devenir riche et un « grand homme politique » ces loges équatoriales sont des voies incontournables.

Ces vendeurs d’illusions s’exhibant avec grosses bagues sur l’annulaire ne sont en réalité que des coquilles vides sur le plan intellectuel et scientifique. Ce sont essentiellement des parvenues et des prostitués de la République qui ne cessent de polluer la société gabonaise. Quand sera-t-il temps de faire comprendre aux jeunes gabonais qu’une loge maçonnique au sens occidental et oriental n’est pas un jeu ; c’est toute une culture ? Où sont passées nos puissances ancestrales, nos propres traditions telles le Bwiti, le Djobi, le Mabandji, le Ilombo [5] ? L’abandon de nos villages n’est-il pas le leitmotiv de cette déperdition culturelle ? Un bwitiste par exemple, peut-il aspirer ou espérer un pouvoir sans appartenir à une dépendance maçonnique équatoriale ? A la fin des années 1970 et le début des années 1980 la mode au sein du pouvoir était de s’approprier nos valeurs culturelles par exemple toutes les élites qui gravitaient autour du chef de l’Etat pour s’attirer ses bonnes grâces n’hésitaient pas à s’initier au Djobi.

Le jeune gabonais doit comprendre que pour avoir une vie bien remplie ce n’est pas difficile ! Il faut exiger des pouvoirs publics une bonne politique sanitaire, immobilière, scolaire et des infrastructures (routières, portuaires et ferroviaires). Il faut faire comprendre aux hommes politiques gabonais que c’est l’Etat qui construit des logements et non le fonctionnaire. Le salaire du fonctionnaire sert normalement à payer mensuellement son loyer offert par les pouvoirs publics, à subvenir aux besoins quotidiens, à s’acheter un véhicule, investir ou encore une maison auprès des agences immobilières grâce à la mise en place d’une bonne politique des crédits auprès des banques. Comment faire comprendre au système en place que le meilleur développement est celui de l’abandon de la conception inégalitaire de la distribution des revenus ? Il n’est de secret pour personne que 0,2% de la population active encaisse les salaires les plus élevés. Un salarié gabonais payé au SMIC[6] gagne 180 fois moins qu’un simple ministre gabonais. Sans ces choses aussi simples, le jeune gabonais vivra toujours dans des rêves schizophrènes.

Une jeunesse gabonaise ignorante de ses devoirs et ses droits.

Les mentalités actuelles rétrogrades qui polluent la jeunesse gabonaise sont un vrai danger pour l’avenir du pays. On ne peut pas parler de relève saine avec de tels comportements. Tant que les ministres et autres hauts cadres de la République qui assurent la gestion de l’Etat ne montreront pas de bons exemples aux jeunes, le pays se dirigera tout droit vers un avenir incertain. Travailler dans un cabinet présidentiel ou ministériel n’est pas une fin en soi. « Chacun son métier et les vaches seront bien gardées » ; le jeune gabonais doit comprendre que « la chose la plus importante à toute la vie est le choix du métier : le hasard en dispose » (Florian, Fables) et « qui a métier a rente. Il n’est de si petit métier qui ne nourrisse son maître. Bon est le métier dont on peut vivre. Il n’y a point de sots métiers, il n’y a que de sottes gens. Chaque métier a son fonds d’or. Tout homme qui ne donne pas un métier à ses enfants, les prépare à une mauvaise vie » (Pascal, Pensées).

Le jeune gabonais ignore ses droits et devoirs offerts par la nation. En effet, accepter d’exercer une activité de professeur des lycées et collèges ou d’enseignant et chercheur dans une université ou un institut de recherche pendant un ou deux ans sans moindre salaire est une ignorance manifeste. Les jeunes sortant des écoles doivent savoir qu’ils ont des institutions judiciaires telles que la Cour administrative et les tribunaux qui sont là pour les défendre. Il faut avoir le courage d’aller y porter plainte. Honte à l’Etat qui agit à leur égard comme un Etat voyou en les faisant travailler sans revenus. Au regard de nombreuses richesses de sous-sol dont bénéficient le Gabon et sa population insignifiante, ce pays n’a pas besoin de telles injustices sociales. On peut réussir sa vie sans être frater. Il faut condamner avec toute l’énergie nécessaire l’exhibitionnisme franc-maçonnique, rosicrucien et templier ainsi que la prostitution intellectuelle et charnelle qui pollue la jeunesse gabonaise. Le jeune doit comprendre qu’un vrai franc-maçon, rosicrucien, templier, bwiste, djobiste vit dans la discrétion totale. La richesse culturelle et traditionnelle de nos villages existe et elle a besoin du soutien des jeunes.

Au combat contre l’égocentrisme des vendeurs d’illusion !

Réussir au XXIème siècle ne nécessite pas une initiation aux loges diaboliques comme la Grande loge équatoriale. Il faut combattre la politique actuelle de recrutement. Il n’est pas normal pour un pays comme le Gabon de laisser le ministère des Finances et de l’économie avec autant de pouvoirs. Les concours de recrutement actuels sont de véritables tricheries intellectuelles et scientifiques. Ce ne sont pas des meilleurs jeunes diplômés qui y accèdent. J’ai eu le privilège et la naïveté de passer en 1997-1998 le concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration du Gabon. Mon constat a été acerbe. Pendant le passage des épreuves écrites j’ai vu des compatriotes, des jeunes filles pour la majorité rendre des copies vierges et elles ont été déclarées admissibles et admises à l’issue des épreuves orales. Beaucoup d’entre elles travaillent et occupent de fonctions importantes dans des régies financières du pays à l’instar du ministère des finances, des trésors publics et la douane gabonaise. Elles sont devenues des agents inéluctables dans l’obtention par exemple d’un poste budgétaire. Le jeune douanier français ou américain se distingue du douanier gabonais par sa réussite saine. Le jeune douanier gabonais après trois mois de travail, il raisonne déjà en terme de million et de luxe prolixe.

Une éducation des jeunes filles et étudiantes dans les canapés.

L’éducation des jeunes gabonaises et gabonais devient un lieu de la bêtise professorale. De nombreux jeunes sortant des universités et des grandes écoles gabonaises et étrangères choisissent de nos jours le métier d’éducateur ou tout simplement d’enseignant comme une zone sécuritaire avec une immoralité accrue qui consacre cette politique éducative du canapé. Lycées, collèges, universités et grandes écoles du pays sont devenus des tribunes où se tiennent au mépris de la loi les exhibitions physiques, le chantage et le harcèlement sexuels. Ces aspects ont été formalisés comme étant les premiers niveaux d’une évolution scolaire où la réussite aux examens est soumise aux fourches caudines d’un système éducatif gagné par une asthénie générale. Des ressortissants enseignants de l’Afrique de l’Ouest et certains enseignants gabonais exerçant dans des collèges et lycées sont fiers d’avoir comme petites copines, leurs propres élèves des classes de cours moyens (CM), de 6ème, 5ème, 4ème en âge de mineur. Que font l’Etat et les parents de ces mineurs ? Rien du tout. Je sais de quoi je parle. Je mets au défi l’enseignant gabonais ou étranger qui viendra démentir mes propos. En effet, ces jeunes filles sont livrées à ces « criminels » sexuels qui polluent à 85% l’éducation nationale gabonaise. Là encore, la République de l’impunité n’est pas au courant de ces abus. Le ministre actuel de l’Education et de l’enseignement supérieur, universitaire de notoriété n’a aucune solution pour éradiquer cette bêtise colossale éducative et abyssale. Toutes ces pratiques qui ont gangrené le système éducatif du Gabon sont apparues avec les recrutements massifs d’enseignants ouest africains essentiellement (exception faite en Guinée et au Sénégal) aux références et aux aptitudes pédagogiques incertaines et sur lesquelles l’Etat a très souvent fermé les yeux.

Conclusion.

In fine, le jeune gabonais vit dans une dyslexie politique et maçonnique. De nos jours, le jeune gabonais qui refuse d’intégrer une loge maçonnique, ne peut aspirer à une réussite sociale. La politique et les loges maçonniques équatoriales ont pris le dessus sur toutes nos valeurs traditionnelles. La devise devenue courante au sein de cette jeunesse est « vaut mieux mourir à l’âge de 50 ans riche que mourir à 90 ans et pauvre ».

Les dommages causés par la déformation de ces pratiques au Gabon, ne doivent pas faire oublier l’existence en amont et notamment en occident de ces loges.

Au Gabon, la notion des classes sociales a une forme d’interprétation spontanée. Les hommes politiques gabonais de tout bord c’est-à-dire opposition et pouvoir sont la première caution de cette perdition. Une partie des intellectuels qui essaie de résister à la terrible machine d’enrôlement, est confinée au dernier rang de la société.

L’éducation des jeunes gabonaises est menacée par une frange d’enseignants spécialisée dans la politique éducative des canapés. La jeunesse gabonaise manque de repère positif et elle a besoin comme toute la société gabonaise d’une éducation politique.

A mon avis la jeunesse gabonaise face à son devenir, reste permissive sur tous les fronts à partir desquels son changement devrait se construire. Son immaturité s’observe essentiellement au premier poste de la question citoyenne. Elle est déjà happée par le pouvoir ; en persistant, elle sera prise par le pouvoir. N’en déplaise à ceux qui me contrediront, ils doivent savoir comme l’a dit Pierre BIRNBAUM un éminent professeur français de la sociologie politique : « Les problèmes politiques sont les problèmes de tout le monde et les problèmes de tout le monde sont des problèmes politiques. »



[1] Le terme de jeunesse désigne une « partie de la vie de l’homme entre l’enfance et l’âge adulte ».

[2] « Liberté et responsabilité », une approche socratique.

[3] Environ 10 ou 20 millions de FCFA

[4] Environ 1.990 milliardaires pour une population de moins de 1.000.000 âmes. .

[5] Ce sont des pratiques culturelles par lesquelles l’individu est censé acquérir la maturité. Les rites ont leur conduite, leurs pratiques et imposent une initiation.

[6] Environ 93 euros par mois (quatre vingt treize euros)


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19 réactions à cet article    


  • mathieu (---.---.133.191) 23 août 2006 12:37

    message pour l’auteur,

    c’est la meme chose en France et sa devient comme le Gabon veritabement, mais c’est encore tabou. Sujet trop sensible pourtant la situation va s’aggraver. Ce phenomene semble touché enormement de pays. Sa laisse rien de presager de bon pour ces futurs generations completement abruti des leur jeunesse par une vision de l’existence totalament illusoire.


    • Dapeacermaker (---.---.1.14) 24 août 2006 09:09

      ....Plusieurs personnes semblent partager ma pensée...

      C est la meme chose en France, ou l on apprend aux jeunes a devenirs mauvais, a se hair les un les autres, et penser que la majorité ne peut avoir que raison, on nous apprend a apprendre et non plus a reflechir.

      La verité dans les medias est une clef qu il nous faudra posseder si l on veu que l etre Humain evolue spirituellement dans le bon sens.

      DPM


    • Alexandre Santos Alexandre Santos 23 août 2006 13:07

      Article intéressant, je ne savais pas que les « clubs » de pouvoir étaient structurés en loges maçonniques au Gabon !

      Mais qu’en est-il des médias ? dénoncent-ils ces abus, ou se montrent-ils complaisants ?

      Et en ce qui concerne la passation de pouvoir, y a-t-il des risques de guerre civile similaires à ceux de la Côte d’Ivoire ?

      En tout cas bonne initiative de nous parler du Gabon !


      • Jean Aimé MOUKETOU Jean Aimé MOUKETOU 23 août 2006 23:34

        Bonjour. Merci pour votre réaction. Je vais répondre à vos deux questions. D’abord, face à la structuration des « clubs » de pouvoir au Gabon en loges maçonniques, les médias gouvernementaux à l’instar des deux organes audiovisuels de l’Etat (chaîne 1 et chaîne 2) et le quotidien gouvernemental L’UNION sont des instruments de propagande du système politique en place depuis 1967. En d’autres termes, les journalistes gabonais sont fonctionnarisés ; ils deviennent une carrière administrative avec une hiérarchie et ils ne peuvent pas s’exprimer librement. Malgré cela, il existe au Gabon quelques journalistes compétents formés dans des Ecoles prestigieuses européennes (ESG de Lille, CELF à la Sorbonne, IFP à Paris 2) qui ont fait l’amère expérience du croisement du traitement de l’information et de la précaution permanente face au système où le moindre mot est traqué par l’autorité politique. Ensuite, le fait que le régime en place ait réussi pendant plus de 10 ans (entre 1974 et 1989)à créer une structure autonome de formation des journalistes ( le cas de l’ex Ecole des cadres du Parti démocratique gabonais devenu par la suite Centre universitaire des Sciences politiques et du développement qui était en réalité un espace de production des cadres formatés à la propagande du système et dont les critères de recrutement ne respectaient pas les objectifs d’accès à l’enseignement supérieur) qui a déversé sur le marché de l’emploi du pays un nombre anormalement élevé des journalistes qui n’ont pas tous réussi à se faire un nom dans le métier.

        En ce qui concerne la « passation de pouvoir » et les « risques de guerre civile similaires à ceux de la Côte d’Ivoire », à mon avis je pense que le risque à l’intérieur du Gabon est quand même minime pour les raisons suivantes : 1°- Le peuple gabonais est composé d’une cinquantaine d’ethnies qui ont appris à vivre ensemble et qui rejettent toutes situations qui prêtent au déchirement.

        2°- Du point de vue militaire, tout l’armement est à la seule disposition de la garde républicaine. Matériellement les forces de défense nationale (Armées de terre et de l’air, police, gendarmerie) ne disposent d’aucune logistique opérante. 3°- En outre, il serait très étonnant de par sa position stratégique sur le plan économique (pétrole, manganèse, uranium, nickel, bois, or, fer, phosphate, ...) de voir le Gabon vivre les événement que les autres pays ont connu (Côte d’Ivoire,..). La forte présence militaire de la France via les Accords de défense est expressément destinée à dissuader tout opportuniste ou aventurier politique qui s’aviserait à prendre par la force le pouvoir sans l’onction de Paris.

        MAIS il n’est pas exclu qu’après le départ du Président de la République actuel le danger provienne de l’intérieur du système Parti Démocratique Gabonais. Merci.


      • (---.---.61.142) 23 août 2006 15:03

        Ah ben oui... c’est clair le grand complot internationnal des loges maçonniques ! Mais euh, la main-mise des fachos et autres droites nationales nimbés de capitalisme, ça peut pas être une explication ? Paske les maçons, on les a déjà persécuté deux trois fois et ct toujours la même merde !


        • guillaume (---.---.142.152) 27 août 2006 19:19

          Qu’on trouve que le complot maçonnique soit un délire en Europe, ce n’est que normal. Qu’on ne se pose pas la question de ce à quoi peut bien servir une loge maçonnique dans de beaux pays africains avec des ressources naturelles, c’est de la naïveté.


        • Jean-Pierre An Alré (---.---.50.190) 23 août 2006 23:39

          Bonjour

          Je voudrais uniquement discuter de la forme et pas du fond. Pour moi il y a trop de : « agents inéluctables » « luxe prolixe » « prostitués de la République » « est-ce que le jeune gabonais se distingue-t-il dans la société de son pays ? » « obscurantisme sycophante »

          et pas assez de : « Le Gabon est également miné par plusieurs classes sociales qui se regardent en céramique. »

          Ca sauve un peu le reste smiley

          Jean-Pierre


          • MAMBOUNDOU 2005 (---.---.178.8) 24 août 2006 09:02

            Un article paru sur Agoravox de Jean Aimé Mouketou. une jeunesse dangereuse pour l ?avenir du pays ? L ?étude de la jeunesse[1] du Gabon par rapport à son rôle dans le développement de ce pays est un choix personnel. C ?est un


            • Mocab neny (---.---.112.134) 24 août 2006 12:39

              Diboty di neny ta mouketou !

              Vous avez parfaitement raison de denoncer les maux dont souffrent jadis notre charmant et jeune pays.En effet je vous félicite pour la pertinence et le courage de vos critiques.Ce travail intellectuel est bien mené.Pour nous autres qui sommes de ce pays, on reconnaitra le sérieux de votre critique. Je note cependant que vous n’etes pas aller au terme de votre analyse ou encore que vous n’avez pas toucher tous les aspects de notre malaise.Mais c’est bien car c’est un début. Pour finir, je dis que ndè dibal di nguez !!!!!!kangwali o.


              • Oyem (---.---.153.20) 24 août 2006 16:16

                Bonjour, ton article est intéressant mais le ton est un poil démagogique. J’entends par là:exposer des vérités sans les expliquer ou même avancer des réponses...

                Qu’entends tu par « nos valeurs » ?

                « La richesse culturelle et traditionnelle de nos villages existe et elle a besoin du soutien des jeunes. »

                Quelles sont elles que peuvent elles apporter ? Peux-tu préciser ?

                Tu penses peut être au système de Dote ou au partage des terres qui se passe si bien entre villageois ?

                De plus tu manque de préciser le rôle important de la France dans cette corruption ambiante...

                Les pratiques de cooptations n’ont pas été inventées par les gabonnais...

                En revanche tu a raison quand tu expliques que l’état ne véhicule aucune valeur et biaise la conception de la réussite, en montrant en exemple comme repère de la réussite des « serviteurs de l’état » enrichis par la corruption.

                Pour rappel la devise du pays en décalage totale avec la réalité du pays : « Union, Travail Justice »

                Néansmoins cela s’explique encore puisque le pays vit de ses ressources naturelles qui sont comme partout gérées par l’état (donc les gouvernants) et qu’aucune entreprise industrielle PRIVEE et GABONAISE n’emmergent.

                Peux tu me citer un pays du « Sud » a forte ressources naturelles ou l’on observe pas une forte corruption de l’état ou un état autoritaire ? (Pour t’aider je retire : Le Vénézuala, L’Arabie Saoudite, La Russie)

                De plus rever d’une prise en main des jeune me parrait utopique, ils ont mieux a faire comme trouver un boulot...

                La prise de conscience doit se faire surtout au près de ceux succeptible de gouverner dans 10-15 ans donc ceux qui ont entre 35 et 45 ans parce que le poids electoral des moins de 25 ans n’est pas suffisament fort. Et pour changer profondément il FAUT gouverner.

                Les chantiers sont donc les suivants :

                Eradiquer la corruption (se qui passe par une augmentation des salaires des Hauts fonctionnaires pour eviter tout tentation, ex : si tu gagne 100 000 F tu est tenté par 200 000, alors que si tu en gagne 500 000...)

                « Dégraisser le Mammouth » je crois que l’état emploi plus de 50% de la population, ce qui a pour effet de généraliser et normaliser la corruption et la cooptation dans les faits et dans l’inconscient populaire.

                Véhiculer des valeurs positives (travail, éducation, compétence)

                Développer une industrie privée car le système de valorisation est régie par la valeur instrinséque et non par « les pistons » ou « graissage de patte » en tout genre...ce qui générara des exemple de réussite réelle.


                • Gabao (---.---.20.65) 24 août 2006 18:26

                  Le thème est grave !

                  Bien qu’un peu technique au début, l’expression laisse transparaître un grand désarroi. Ce sentiment est toutefois compréhensible, au regard de ce que vit le Gabon.

                  Certains propos sont orientés, notamment ceux qui font référence aux fratries occidentales et africaines. A mon sens, ces espaces communautaires ne sont pas nécessaires au bon fonctionnement d’un Etat. Ils peuvent conduire à des dérives, comme celles constatées dans les loges « maçonniques » équatoriales justement, pour peu que les valeurs humaines qui accompagnent (normalement) de telles fratries, ne soient pas comprises par les postulants.

                  I y a tant de vérités dans vos propos ! Une personne honnête, et qui connaît un peu le Gabon, ne saurait vous blâmer. Mais que faire ? Nous semblons si peu nombreux, à vouloir le bien de ce pays ! Que faire ??


                  • Jean Aimé MOUKETOU (---.---.28.233) 25 août 2006 23:00

                    Bonjour à tous.

                    J’ai reçu et lu vos différentes réactions. Je me réjouis de ce que vos réponses ont lancé le débat sur le sujet mentionné ci-dessus. Cependant, il est important que je revienne sur certains de vos observations afin de vous permettre de préciser ma pensée et tout en vous répondant.

                    Certaines de vos réactions ont porté sur des « vérités » et explications « sans réponses » ; vous me demandez également de préciser le sens de l’expression « nos valeurs culturelles » et « qu’apportent » ces valeurs aux Gabonais ; vous voulez de précision sur le « rôle de la France dans la corruption ambiante » au Gabon ; vous affirmez aussi que « les pratiques de cooptation n’ont pas été inventées par les Gabonais », et vous me demandez si je peux citer un « Etat du Sud à fortes ressources où l’on n’observe pas de corruption... »....

                    Avant de vous répondre, permettez moi de vous rappeler d’abord que je n’ai pas rédigé cet article pour choquer mais pour qu’un débat s’instaure parce que la jeunesse du Gabon ne participe pas pleinement au développement du pays du fait qu’elle se trouve préoccuper sur les questions matérielle et financière. Ensuite, avec une superficie de 267.667 Km² à cheval sur l’équateur et une population d’environ 1 millions d’habitants, le Gabon est un petit Etat d’Afrique centrale couvert de 85% de l’espace forestier (soit une surface d’environ 22 millions d’hectares dont 20 millions sont productifs : c’est le domaine de la forêt dense humide équatoriale et d’après la FAO avec un taux de déforestation relativement faible de 0,5 % par an). C’est un pays qui appartient à la communauté francophone qui est né le 9 février 1839 à la suite de la signature d’une convention entre Bouët Willaumez et le roi gabonais Denis Rapontchombo, dont les limites ont été héritées des accords passés avec la France (ancienne métropole) avant l’indépendance du 17 août 1960. Riche en ressources naturelles, le Gabon fonctionne depuis 1967 presque en régime démocratique version Russie de Poutine (démocratie parlementaire déguisée). Après 46 ans d’indépendance, le réseau routier gabonais est en général cahoteux. Ce réseau routier compte environ 9170 km de routes classées et non classées, dont 936 km seulement sont bitumées. Il comporte également 7.600 km de routes latéritiques et 630 km de pistes ordinaires et, 156 ouvrages d’art définitifs et semi définitifs, 650 ponts en bois et 6 bacs encore en service. Avec 41 km de routes par 1000 km² et 10% de routes bitumées, le Gabon figure ainsi parmi les pays de l’Afrique noire qui a la plus faible densité de routes et le plus faible taux de routes bitumées. Ces faibles valeurs résultent non seulement des lourds investissement que le pays a consentis pour le développement d’autres modes de transports à l’instar de la construction d’un chemin de fer à une seule voie, non rentable, reliant Libreville (capitale administrative du pays) et Franceville (Sud-est du Gabon) sur 670 km mais encore de nombreux détournements impunis des moyens financiers et matériels consentis pour la modernisation du réseau routier du Gabon. Enfin, un intellectuel prend juste position. Ce sont des gouvernants gabonais (ministres et autres hauts cadres de la République) qui doivent apporter les solutions ; ils sont logés et nourris aux frais de l’Etat pour faire ce boulot.

                    Les valeurs traditionnelles du Gabon cités dans mon article peuvent participer pleinement au développement de ce pays ; elles peuvent jouer un rôle de choix dans la prise par exemple d’initiatives qui vont dans la modernisation du pays. Les loges maçonniques occidentales ont participé à la construction de certains Etats européens (construction des grands monuments comme les châteaux et cathédrales). Le « système de la dote et de partage de terres qui se passe bien entre villageois gabonais n’a aucun rapport avec mon article.

                    La France n’a rien à avoir avec « la corruption ambiante », institutionnalisée et héréditaire qui ne cesse de sous développer le Gabon depuis 39 ans. Ce sont des Gabonaises et Gabonais très mal éduqués qui pillent leur pays sans penser aux générations futures. Il est de même pour les « pratiques de cooptation » qui sont des pures inventions des Gabonais. Ce ne sont pas les occidentaux (français en particuliers) qui demandent à nos dirigeant de ne pas construire le Gabon. Vous parlez de la corruption en Arabie Saoudite, au Venezuela et en Russie, avez-vous déjà visité ces pays ? Si tel n’est pas le cas, je vous informe que ces trois pays sont bien connectés dans la voie de la modernisation.

                    Une « prise en main des jeunes » ne me paraît pas utopique comme vous l’affirmez dans vos réactions ; les jeunes gabonais occupant des fonctions politiques importantes n’assurent ni le pouvoir d’emploi, ni la création des richesses, ni l’orientation moderne du pays ; il n’existe pas d’industrie de la vie au Gabon. Certains de ces jeunes diplômés pour la plupart, ils sont incapables de redéfinir le partage des richesses nationales ; ils ne peuvent pas à mon avis être considérés comme des dirigeants qui sont là pour construire le pays ; ils sont au pouvoir juste pour enraciner la politique de pillage les caisses de l’Etat. A quand la construction d’une République provinciale (autrement dit la politique de décentralisation) au Gabon ?

                    Avant de parler d’une « prise de conscience » qui doit se faire selon vous « surtout auprès de ceux susceptibles de gouverner dans 10-15 ans donc ceux qui ont entre 35 et 45 ans parce que le poids électoral des moins de 25 ans n’est pas suffisamment fort et pour changer il faut profondément gouverner », à mon avis, il faut plutôt défendre l’idée d’une éducation politique de masse au Gabon. L’éradication de la corruption au Gabon ne passe pas seulement par une « augmentation des salaires des hauts fonctionnaires ». Il faut donner au Gabon comme je l’ai déjà mentionné ci-dessus une politique d’orientation moderne (des magistrats libres et indépendants, des hommes politiques assurant le pouvoir d’emploi, la création des richesses et combattre les inégalités sociales ou comme vous le dites « les fratries africaines » surtout les vendeurs d’illusion de la loge équatoriale gabonaise. Je suis pour le respect de nos cultures traditionnelles. Vous avez totalement raison de dire que « les loges maçonniques équatoriales conduisent à la dérive, « justement, pour peu que les valeurs humaines qui accompagnent ne sont pas comprises » surtout par les « postulants » composés essentiellement des jeunes naïfs au Gabon (diplômés et non diplômés). La naïveté résulte principalement de l’ignorance manifeste de ces jeunes fraters (loges équatoriales pour la majorité), de l’origine maçonnique au sens occidental et oriental, du fonctionnement exact, de l’influence (musicale, économique...) et des conséquences positives ( ?) et surtout négatives dans un pays comme le Gabon.

                    Pourriez -vous m’apporter des informations documentées sur le « grand complot international des loges maçonniques » que vous évoquez dans vos réactions ?

                    Merci pour votre compréhension.

                    Jean Aimé MOUKETOU


                    • Jean Aimé MOUKETOU Jean Aimé MOUKETOU 25 août 2006 23:04

                      Bonjour à tous.

                      J’ai reçu et lu vos différentes réactions. Je me réjouis de ce que vos réponses ont lancé le débat sur le sujet mentionné ci-dessus. Cependant, il est important que je revienne sur certains de vos observations afin de vous permettre de préciser ma pensée et tout en vous répondant.

                      Certaines de vos réactions ont porté sur des « vérités » et explications « sans réponses » ; vous me demandez également de préciser le sens de l’expression « nos valeurs culturelles » et « qu’apportent » ces valeurs aux Gabonais ; vous voulez de précision sur le « rôle de la France dans la corruption ambiante » au Gabon ; vous affirmez aussi que « les pratiques de cooptation n’ont pas été inventées par les Gabonais », et vous me demandez si je peux citer un « Etat du Sud à fortes ressources où l’on n’observe pas de corruption... »....

                      Avant de vous répondre, permettez moi de vous rappeler d’abord que je n’ai pas rédigé cet article pour choquer mais pour qu’un débat s’instaure parce que la jeunesse du Gabon ne participe pas pleinement au développement du pays du fait qu’elle se trouve préoccuper sur les questions matérielle et financière. Ensuite, avec une superficie de 267.667 Km² à cheval sur l’équateur et une population d’environ 1 millions d’habitants, le Gabon est un petit Etat d’Afrique centrale couvert de 85% de l’espace forestier (soit une surface d’environ 22 millions d’hectares dont 20 millions sont productifs : c’est le domaine de la forêt dense humide équatoriale et d’après la FAO avec un taux de déforestation relativement faible de 0,5 % par an). C’est un pays qui appartient à la communauté francophone qui est né le 9 février 1839 à la suite de la signature d’une convention entre Bouët Willaumez et le roi gabonais Denis Rapontchombo, dont les limites ont été héritées des accords passés avec la France (ancienne métropole) avant l’indépendance du 17 août 1960. Riche en ressources naturelles, le Gabon fonctionne depuis 1967 presque en régime démocratique version Russie de Poutine (démocratie parlementaire déguisée). Après 46 ans d’indépendance, le réseau routier gabonais est en général cahoteux. Ce réseau routier compte environ 9170 km de routes classées et non classées, dont 936 km seulement sont bitumées. Il comporte également 7.600 km de routes latéritiques et 630 km de pistes ordinaires et, 156 ouvrages d’art définitifs et semi définitifs, 650 ponts en bois et 6 bacs encore en service. Avec 41 km de routes par 1000 km² et 10% de routes bitumées, le Gabon figure ainsi parmi les pays de l’Afrique noire qui a la plus faible densité de routes et le plus faible taux de routes bitumées. Ces faibles valeurs résultent non seulement des lourds investissement que le pays a consentis pour le développement d’autres modes de transports à l’instar de la construction d’un chemin de fer à une seule voie, non rentable, reliant Libreville (capitale administrative du pays) et Franceville (Sud-est du Gabon) sur 670 km mais encore de nombreux détournements impunis des moyens financiers et matériels consentis pour la modernisation du réseau routier du Gabon. Enfin, un intellectuel prend juste position. Ce sont des gouvernants gabonais (ministres et autres hauts cadres de la République) qui doivent apporter les solutions ; ils sont logés et nourris aux frais de l’Etat pour faire ce boulot.

                      Les valeurs traditionnelles du Gabon cités dans mon article peuvent participer pleinement au développement de ce pays ; elles peuvent jouer un rôle de choix dans la prise par exemple d’initiatives qui vont dans la modernisation du pays. Les loges maçonniques occidentales ont participé à la construction de certains Etats européens (construction des grands monuments comme les châteaux et cathédrales). Le « système de la dote et de partage de terres qui se passe bien entre villageois gabonais n’a aucun rapport avec mon article.

                      La France n’a rien à avoir avec « la corruption ambiante », institutionnalisée et héréditaire qui ne cesse de sous développer le Gabon depuis 39 ans. Ce sont des Gabonaises et Gabonais très mal éduqués qui pillent leur pays sans penser aux générations futures. Il est de même pour les « pratiques de cooptation » qui sont des pures inventions des Gabonais. Ce ne sont pas les occidentaux (français en particuliers) qui demandent à nos dirigeant de ne pas construire le Gabon. Vous parlez de la corruption en Arabie Saoudite, au Venezuela et en Russie, avez-vous déjà visité ces pays ? Si tel n’est pas le cas, je vous informe que ces trois pays sont bien connectés dans la voie de la modernisation.

                      Une « prise en main des jeunes » ne me paraît pas utopique comme vous l’affirmez dans vos réactions ; les jeunes gabonais occupant des fonctions politiques importantes n’assurent ni le pouvoir d’emploi, ni la création des richesses, ni l’orientation moderne du pays ; il n’existe pas d’industrie de la vie au Gabon. Certains de ces jeunes diplômés pour la plupart, ils sont incapables de redéfinir le partage des richesses nationales ; ils ne peuvent pas à mon avis être considérés comme des dirigeants qui sont là pour construire le pays ; ils sont au pouvoir juste pour enraciner la politique de pillage les caisses de l’Etat. A quand la construction d’une République provinciale (autrement dit la politique de décentralisation) au Gabon ?

                      Avant de parler d’une « prise de conscience » qui doit se faire selon vous « surtout auprès de ceux susceptibles de gouverner dans 10-15 ans donc ceux qui ont entre 35 et 45 ans parce que le poids électoral des moins de 25 ans n’est pas suffisamment fort et pour changer il faut profondément gouverner », à mon avis, il faut plutôt défendre l’idée d’une éducation politique de masse au Gabon. L’éradication de la corruption au Gabon ne passe pas seulement par une « augmentation des salaires des hauts fonctionnaires ». Il faut donner au Gabon comme je l’ai déjà mentionné ci-dessus une politique d’orientation moderne (des magistrats libres et indépendants, des hommes politiques assurant le pouvoir d’emploi, la création des richesses et combattre les inégalités sociales ou comme vous le dites « les fratries africaines » surtout les vendeurs d’illusion de la loge équatoriale gabonaise. Je suis pour le respect de nos cultures traditionnelles. Vous avez totalement raison de dire que « les loges maçonniques équatoriales conduisent à la dérive, « justement, pour peu que les valeurs humaines qui accompagnent ne sont pas comprises » surtout par les « postulants » composés essentiellement des jeunes naïfs au Gabon (diplômés et non diplômés). La naïveté résulte principalement de l’ignorance manifeste de ces jeunes fraters (loges équatoriales pour la majorité), de l’origine maçonnique au sens occidental et oriental, du fonctionnement exact, de l’influence (musicale, économique...) et des conséquences positives ( ?) et surtout négatives dans un pays comme le Gabon.

                      Pourriez -vous m’apporter des informations documentées sur le « grand complot international des loges maçonniques » que vous évoquez dans vos réactions ?

                      Merci pour votre compréhension.

                      Jean Aimé MOUKETOU


                      • C.D.MAB (---.---.157.242) 28 août 2006 10:17

                        Que peut faire la France et l’UE pour aider le Gabon ? Envoyer la Légion pour balayer le régime en place ? Au lendemain de cette action, vous nous demanderez avec raison ce que nous faisons là.

                        Ayant bien réfléchi au problème, je ne vois que deux voies.

                        1) Si notre ambassade au Gabon est en mesure d’avoir, sur place, des contacts avec des membres de l’opposition « positive », une aide aux avancées démocratiques peut être envisagée. Si le gouvernement gabonais refuse l’existence de ces contacts, notre ambassade est inutile.

                        2) En France même, les réfugiés politiques « démocrates » pourraient bénéficier de bourses leur permettant d’assurer leur formation de futurs cadres du pays dans la perspective d’un retour au Gabon quand la situation changera.

                        Que faire d’autre ?


                        • Jean Aimé MOUKETOU Jean Aimé MOUKETOU 28 août 2006 15:14

                          Monsieur, jusqu’à présent votre schéma est excessivement plein d’opportunité, mais il a été visité dans le passé. Le problème est que, la caution française qui devrait être orientée vers le changement s’est toujours essoufflée vis-à-vis de l’impératif marchand.

                          Dans la logique recherchée, il n’est pas question pour moi d’un objectif des mercenaires. Il s’agit tout simplement d’un objectif démocratique et responsable dont a besoin le Gabon et tous les autres pays francophones d’Afrique centrale. Autrement dit, ma logique refuse toute forme de violence superflue. Merci pour votre commentaire. Bonne journée.


                        • Jean Aimé MOUKETOU Jean Aimé MOUKETOU 28 août 2006 16:01

                          Monsieur, jusqu’à présent votre schéma est excessivement plein d’opportunisme, mais il a été visité dans le passé. Le problème est que, la caution française qui devrait être orientée vers le changement s’est toujours essoufflée vis-à-vis de l’impératif marchand.

                          Dans la logique recherchée, il n’est pas question pour moi d’un objectif des mercenaires. Il s’agit tout simplement d’un objectif démocratique et responsable dont ont besoin le Gabon et tous les autres pays francophones d’Afrique centrale. Autrement dit, ma logique refuse toute forme de violence superflue. Merci pour votre réaction.


                        • Oyem (---.---.153.20) 28 août 2006 15:24

                          « l’idée d’une éducation politique de masse au Gabon.Il faut donner au Gabon comme je l’ai déjà mentionné ci-dessus une politique d’orientation moderne (des magistrats libres et indépendants, des hommes politiques assurant le pouvoir d’emploi, la création des richesses et combattre les inégalités sociales »

                          Et qui fera cette éducation politique ???

                          Si ce ne sont que les jeunes qui s’auto-éduque je ne pense pas qu’il y aura de changement d’ici 40 ans la prise de conscience doit donc intervenir dès maintenant auprès de ceux qui seront suceptible d’être au pouvoir dans 15 ans...les 35-45

                          Donc c’est dès aujourd’hui idéalemeent que ceux qui ont une conscience politique et un peu de pouvoir economique dans le pays (les plus de 35 ans) doit se prendre en main de manière le début de commencement de quelque chose dans 5 à 10 ans...surtout lorsque l’on sait que de profond changement vont intervenir à cette période (Omar Bongo à aujourd’hui 70 je vous laisse faire le calcul)

                          La génération de ceux qui ont aujourd’hui entre 18 et 25 ans est déjà quasi perdu puisque travail de la conscience populaire a déjà fait son travail et qu’ils ont digéré le système et n’aspire qu’a en imiter les exemples...


                          • Jean Aimé MOUKETOU Jean Aimé MOUKETOU 28 août 2006 16:25

                            L’éducation de masse concerne toutes les couches sociales (jeunes et vieux) du Gabon. Elle permettra à ce beau et riche pays à construire non seulement une société d’excellence et de pureté morale, mais d’élire aussi des femmes et des hommes politiques gabonais responsables c’est-à-dire des Gabonais ayant une vision de gouvernance de longue portée et comprenant comme l’a affirmé Jack Lang à l’Université d’été du Parti socialiste que la jeunesse d’un pays « est une locomotive pour une société qui veut bouger ». Merci. Jean Aimé MOUKETOU


                          • florent (---.---.251.19) 1er septembre 2006 10:59

                            Je ne connais pas le Gabon mais je vis avec une gabonnaise et je suis réguliérment l’actualité de cae pays. Comment expliques tu que lors des derniéres elections présidentielles le peuple ne soit pas allé jusqu’au bout de la démarche pour renverser le président ? Il y a eu 3 jours d’emutes pour contester les fraudes ...puis plus rien ! Pourquoi ? Si les Gabonais n’étaient pas prés à faire une révolution à la Française...pourquoi ne pas avoir tenté une révolution « Palais » style révolution « Orange » ? http://front-europeen-et-republicain.blogspirit.com/

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