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Gay et paix

On n’en finira donc jamais.

Le projet de loi sur le statut des beaux-parents a suscité une controverse intra gouvernementale entre Nadine Morano et Christine Boutin. Autant l’une cherche à se présenter comme une "fonceuse" prête à beaucoup accepter, autant l’autre campe, dans le domaine de la famille et du couple, sur une position clairement conservatrice défendue avec constance. J’ose dire qu’en ces temps de "progressisme" obligatoire, la seconde a plus de mérite à faire preuve de courage que la première approuvée par Valérie Pécresse et, ce qui n’est pas décisif, par David Douillet. 

Cette polémique à laquelle le président de la République a désiré mettre un terme en Conseil des ministres - Christine Boutin ne s’est pas sentie visée (Le Monde) - a trouvé aussi un prolongement à la fois intéressant et naturel avec l’intervention de Xavier Bertrand, Secrétaire général de l’UMP. Ce dernier, en approuvant le futur statut donné aux beaux-parents, a affirmé que celui-ci "ne rentre pas dans une logique de mariage homosexuel et d’adoption par les couples homosexuels" auxquels lui-même, d’ailleurs, - "ce ne sont pas mes convictions" - était hostile comme son parti (site du Nouvel Observateur).

Il y a une certaine ironie à pouvoir constater que l’UMP, grâce à son principal responsable, exprime une vision de l’homosexualité et de ses limites familiales et sociales qui n’est pas loin de celle exprimée hier par Christian Vanneste, longtemps traîné dans la boue ou peu soutenu par beaucoup de ses collègues, avant que la Cour de cassation, à travers lui, rende à la liberté d’expression son dû.

Ce n’est pas une mince affaire, il est vrai, que de résister, sur un plan général, au snobisme de l’éclatement et de la diversité. J’en veux pour preuve une tribune libre publiée récemment dans le Monde où une "chercheuse" sans doute émérite du CNRS reprochait au président de la République ses fautes de français mais émettait, en incidente, une observation étrange. Elle se disait fière, en tant que citoyenne, des divorces de Nicolas Sarkozy. Cette incongruité ne me serait jamais venue à l’esprit. Je suis très heureux à la suite de mon remariage mais je n’aurais jamais eu l’idée saugrenue de me déclarer "fier" de mon divorce ou de celui des autres, même des deux du président. Ou bien faut-il considérer que nous deviendrait insupportable une image intime de stabilité ? 

Le débat relancé sur l’homoparentalité et le mariage gay me semble tout à fait passionnant parce qu’il oblige chacun, partisans comme adversaires, à avancer avec prudence dans le maquis des sensations, sentiments et désirs personnels, à respecter la différence et à fuir la démagogie. Cette dernière consisterait, en particulier, à adhérer à l’évolution en tant que telle, aux minorités parce qu’elles auraient forcément raison, à l’exigence d’égalité même si elle est absurde. Oser, aujourd’hui, ne pas s’abandonner au fil du courant et maintenir que le mariage gay et l’adoption par des couples homosexuels ne sont pas souhaitables relèvent d’une audace intellectuelle presque inconsidérée. On veut prendre une balle dans l’esprit ?

Un film remarquable, Harvey Milk, avec Sean Penn au sommet de son talent, nous fait bien percevoir comme la réflexion sur l’homosexualité a changé de nature et donc divisé, au lieu de rassembler l’immensité des citoyens de bonne foi. Harvey Milk était cet homosexuel américain, le premier à être élu, sa sexualité affichée, au sein d’un conseil municipal. Se battant pour les droits des homosexuels et combattant les inadmissibles tentatives pour leur dénier l’humanité et la dignité que seuls les hétérosexuels et leurs familles auraient méritées. Ce pionnier, cet éclaireur, ce courageux est mort assassiné par un rival politique déchu et frustré. Ce que réclamait Harvey Milk, c’était l’égalité entre homosexuels et hétérosexuels, non pas en fonction de ce que les uns et les autres étaient dans leur identité singulière et sexuelle mais parce qu’ils appartenaient ensemble à la race humaine. Les droits qu’il revendiquait non seulement ne se trouvaient pas en contradiction avec les choix intimes qu’il cultivait mais prétendaient le placer lui, au contraire, au coeur de la communauté humaine. On ne serait pas contraint de lui répliquer aujourd’hui, s’il était des nôtres, "qu’un homosexuel ne peut pas" mais nous devrions admettre avec lui "qu’un être humain doit". On comprend parfaitement alors sa lutte contre la dérive qui voulait chasser les professeurs homosexuels, non pas pour les actes graves qu’ils auraient pu commettre, mais pour ce qu’ils étaient.

Le glissement est net qui a conduit de cette aspiration forcenée et légitime à l’humanité pour TOUS, quelle que soit leur sexualité, à une volonté entêtée et militante d’appropriation et d’imitation. On prétend imposer à la société et à ses représentants un modèle unique où le mariage et l’adoption seraient, dans la confusion, arrachés sous couvert d’un principe d’égalité, lui, totalement erratique puisque démenti par la réalité des pratiques et de leurs effets possibles. En dépit du fait que l’être humain homosexuel dispose enfin heureusement des mêmes droits d’homme et de femme que son frère hétérosexuel, il faudrait en plus qu’en sa qualité d’homosexuel, il soit aspiré vers une similitude naturellement et socialement absurde, peut-être risquée, simplement parce qu’il en a envie et que par définition un mouvement de réclamation ne s’arrête jamais. Il n’y aurait pas de honte à opposer à l’homosexualité les limites que sa dilection pour le même sexe implique. Lui reconnaître évidemment une humanité absolue n’impose à personne de lui offrir, par exemple, le cadeau du mariage que son être et son statut rendraient à la fois ridicule et vide de sens. Cette appétence pour l’officiel est surprenante de la part d’une minorité dont j’aurais pu penser qu’elle aurait d’autres ambitions que de "singer" les rites et les stéréotypes de l’hétérosexualité. Comme si celle-ci était, demeurait un but à atteindre, au moins dans ses objectifs. Une référence, tout en étant récusée dans les pratiques de l’amour. Peut-être faudrait-il choisir ? Comme j’approuve Dominique Fernandez qui, homosexuel proclamé au point d’en voir partout, a toujours associé son être intime à la solitude, à la dissidence et à la marge en regrettant, chez les autres, cette course vers le commun ! Il y a d’autre moyen que le mariage pour se fondre dans la masse puisque je ne méconnais pas que pour des homosexuels moins assurés d’eux-mêmes que ce grand écrivain, le désir d’intégration puisse être vif.

Au fond, aussi paradoxal que cela puisse paraître, il y a une force presque irrésistible de la dissidence choisie ou fatale sur la norme, il y a un impérialisme de la minorité parce que celle-ci suscite considération et protection, surenchère du coeur et de l’esprit, il est douloureux de sembler mettre le holà à des évolutions que l’absence de volonté laisse faire, que l’autorité politique, trop souvent, avalise pour ne pas donner l’impression d’être dépassée.

Gay et paix ? Sans doute jamais mais aucune raison, pourtant, d’avoir mauvaise conscience.


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101 réactions à cet article    


  • barbouse, KECK Mickaël barbouse 9 mars 2009 10:37

    bonjour,

    j’aurai une question,

    si l’on crée un statut qui fondamentalement légalise la statut de 2 mamans pour un enfant, sur quel critère par la suite on peu encore interdire la polygamie ?

    amicalement, barbouse. 


    • Стефан Илчев Artémios Ventoúris 9 mars 2009 10:45

      @ barbouse,

      en pratique la polygamie n’est plus interdite en France. Disons qu’elle est tolèrée.



    • denis84 9 mars 2009 10:54

      D’autant que si une des deux mamans appartient à la communauté bi-sexuelle,elle sera fondée à réclamer dans ce cadre les memes droits que les homos et hétéros,donc à exiger le statut de papa de l’enfant pour son compagnon
      Pour un peu que lui aussi soit bi........
      Du coup,ce serait comme pour l’impot "trop de parents tue la parentalité" !!


    • Shaytan666 Shaytan666 9 mars 2009 10:59

      Comme je l’écrivais dans un autre commentaire c’est tout le problème de l’adoption.
      L’enfant n’aura pas de vrais repères tandis que dans un couple homo dont l’une des personnes est le "géniteur" de l’enfant, celui-ci saura très bien qui est sa mère ou son père, l’autre n’étant que le "conjoint".
      On parle toujours de polygamie moi je veux bien mais pratiquement jamais de polyandrie (autorisée au Tibet). Je ne vois pas pourquoi si on autorise un homme à avoir plusieurs épouses, la réciproque ne serait pas vraie.
      Petite remarque pour l’auteur : Vous intitulez votre article "gay et paix", je me doute que vous faites un jeu de mots sur le roman de Tolstoï, mais vous l’illustrez par une photo de deux femmes, chez nous le terme "gay" est réservé aux hommes. Sinon rien à redire, très bon article.


    • Gazi BORAT 9 mars 2009 11:11

      @ artemios

      La polygamie reste toujours interdite en France..

      Serait-elle tolérée ?

      Pas plus aujourd’hui qu’hier.. Un homme ne peut avoir en France qu’une épouse légitime. Il peut cohabiter avec plusieurs femmes, que la Loi ne pourra considérer au mieux que comme des maitresses..

      S’il a contracté mariage religieux avec celles-ci, le droit français ne reconnaitra pas ce fait et n’y accordera aucune valeur.

      Le propriétaire du logement, dans le cas d’une location, pourra éventuellement en appeler en de tels cas à la rupture du bail pour non respect de l’éventuel clause obligeant le locataire à occuper les lieux "en bon pêre de famille".. mais guère plus.

      gAZi bORAt


    • Shaytan666 Shaytan666 9 mars 2009 11:20

      Je ne connais pas assez les lois françaises mais en Belgique il y a un homme, bon belge de souche et bien blanc qui a 18 enfants, je ne connais pas la répartition par coeur, mais il en a avec sa femme légitime, la soeur de sa femme et sa maîtresse. Il les a tous reconnu, la seule condition est que son épouse soit d’accord. Il cohabite avec sa femme, sa belle-soeur et tous les enfants, sa maîtresse habite quelques maisons plus loin.  smiley


    • Bois-Guisbert 9 mars 2009 11:29

      "On parle toujours de polygamie moi je veux bien mais pratiquement jamais de polyandrie (autorisée au Tibet). Je ne vois pas pourquoi si on autorise un homme à avoir plusieurs épouses, la réciproque ne serait pas vraie. "

       smiley smiley

      Vous devriez essayer de vous renseigner sur les rôles respectifs des hommes et des femmes dans le processus de perpétuation de l’espèce. Quand vous aurez compris le mécanisme, vous découvrirez, peut-être, et l’utilité de l’une et l’inutilité de l’autre.


    • Shaytan666 Shaytan666 9 mars 2009 11:35

      Comme si de nos jours la polygamie était encore nécessaire à la survie de l’espèce humaine.
      C’est uniquement une question d’égalité entre hommes et femmes.
      Monsieur Bois, ne seriez vous pas un peu "macho" sur les bords  smiley


    • mcm 9 mars 2009 11:41

      Bois guibert,

      Je pense que votre réduction de la sexualité à la perpétuation fausse un peu votre perception de la réalité. Dans les faits polygamie et polyandrie sont aussi courants l’un que l’autre, je dirais même que l’un ne va pas sans l’autre, puisqu’à nombre équivalent d’hommes et de femmes il faudra bien autant de l’un que de l’autre pour appairer les couples.


    • Mouche-zélée 9 mars 2009 11:42

      Polygamie ?

      Je suis croyant mais pas pratiquant smiley


    • Bois-Guisbert 9 mars 2009 11:59

      Je pense que votre réduction de la sexualité à la perpétuation fausse un peu votre perception de la réalité.

      Ce n’est pas parce que nous avons perdu de vue la seule véritable fonction de la sexualité - et qu’on en a inventé cent autres, par romantisme pour les uns, par opportunisme pour les autres -, que cette fonction est obsolète.


    • mcm 9 mars 2009 12:11

      La polygamie est pourtant la seule religion où il y a plus de pratiquants que de croyants.


    • mcm 9 mars 2009 12:16

      Bois guibert,

      Je pense presque comme vous, mais c’est une théorie fort peu mise en pratique, y compris par moi-même.


    • masuyer masuyer 9 mars 2009 18:16

      Bois-Guibert,

      Ce n’est pas parce que nous avons perdu de vue la seule véritable fonction de la sexualité

      Je comprends maintenant votre aigreur naturelle, je ne vous taquinerai plus. Sinon, je suis plutôt heureux d’avoir des rapports sexuels fréquents, sans pour autant imposer à ma compagne plusieurs dizaines de grossesses. Et à priori, elle est d’accord.

      Mais je pense que vous trouveriez plein d’amis qui pensent comme vous dans les milieux fondamentalistes religieux de toute obédience. Dernièrement le Vatican s’est fait remarquer sur le sujet


    • 9 mars 2009 18:38

      "Je ne vois pas pourquoi si on autorise un homme à avoir plusieurs épouses, la réciproque ne serait pas vraie"

      Dans le premier cas le nouveau-né connaitra son papa et sa maman ..dans le deuxieme cas il manquera le père à l’appel ou probablement il en aura peut etre plusieurs.....


    • La mouche du coche La mouche du coche 9 mars 2009 19:09

      Bon thème d’article, et bien réfléchi. Merci à M. Bilger de publier ici. Il est quand même plus logique et très digne de venir traiter de ces sujets de société avec les gens de la société, donc sur Avox. smiley

      Mais ...

      de 2 choses l’une :

      - Soit les homos sont des êtres humains comme les autres, alors pourquoi leur refuser l’adoption ?

      - soit ils ne le sont pas, alors que sont-ils ?

      Nous sommes tous d’accord qu’il vaut mieux pour un enfant d’avoir un père et une mère, mais quand ce n’est pas possible, on n’est bien obligé de faire avec la situation telle qu’elle se présente. Donc si on l’accepte pour les mères seules, les couples stériles, etc., on ne peut pas ne pas le faire pour les autres (si le couple homo est stable et équilibré s’entend.) Pour les couples en demande d’adoptions, laissons à la DASS le soin de trier le bon grain de l’ivraie, comme elle le fait déjà avec les hétéros, et proposons de durcir les critères pour les homos dans un premier temps, jusqu’à ce que l’on est un retour d’expérience significatif.

      Personnellement quand je vois comment certains de mes amis (hétéro) s’occupent de leur enfants, je ne vois pas comment les homos pourraient faire pire... Et moi-même, suis-je sûr de bien m’occuper des miens ? smiley


    • Romain Desbois 9 mars 2009 22:29

      Arrêtons de nommer les choses aurement que ceux qu’elles sont.
      Un enfant n’a jamais deux mamans ou deux papas.
      D’ailleurs pourquoi le faire pour les couples homosexuels ? Un enfant adopté par un couple hétéro a aussi deux mamans et deux papas à ce moment là. Ses parents biologiques et ses parents adoptifs.
      Tout le monde parle comme si l’adoption effaçait les premiers à l’avantage des seconds.

      peut-être pour lever toute ambiguité, faudrait-il nommer les parents adoptifs parains, marraines et les choses seraient plus claires dans la tête de l’enfant.


    • Romain Desbois 9 mars 2009 22:35

      @bois
      peut-être quavant de se préoccuper de le perpétuation de l’espèce, il faudrait se pencher sur les 5 millions d’enfants de moins de 5 ans qui meurent tous les ans dans le monde (unicef), des gosses qui meurent de faim, de guerre, de maladies orphelines non rentables pour nos labos et nos ministères.


    • Romain Desbois 9 mars 2009 22:43

      @la mouche
      Je voudrais même rajouter.
      si c’est pour le bien de l’enfant que toutes ces bonnes âmes refusent l’adoption par des homosexuels, alors pourquoi ne les adoptent -ils donc pas ?
      La question est pourquoi y a t il des enfants en attente d’adoption ?
      Si je me fie à tous ces commentaires qui se soucient du bien-être de l’enfant , le problème va vite être résolu par manque d’enfants à adopter. Et ce sera très bien ainsi.

      Reste le problème des enfants homosexuels à qui on ne demande pas si ils préfèrent être adoptés par des hétéros ou non.

      d’ailleurs le mieux serait que ce soit les enfants qui adoptent leurs parents. dés qu’ils sont en mesure de s’exprimer sur le sujet. Mais il y aura toujours des gens qui savent mieux qu’eux ce qui est bon pour eux.


    • Jean-Paul Doguet 11 mars 2009 22:44

      @massoulier
      Je pense que vous vous trompez à la fois sur Bois-Guibert et sur le Vatican. L’idée très plate que la reproduction est la seule "véritable fonction" de la sexualité n’est pas du tout une idée chrétienne. C’est une idée triviale qui sent le biologisme, et le prof de SVT par exemple et ne traduit pas une grande finesse. Pour un Chrétien ou un Catholique la sexualité n’existe pas vraiment, il n’y a que l’amour, eros, qui existe. C’est ce qu’a écrit Ratzinger par exemple. Je pense que même ça c’est trop compliqué pour Bois-Guibert.


    • bulu 9 mars 2009 10:51

      Bonjour,

      Il semble bien curieux d’envisager d’un statut de beau-parent dans les familles recomposées alors que le simple statut de parent, lui, est très loin d’être garanti en cas de séparation et divorce.Dans 90% des séparations, le père ne peut plus voir son enfant qu’un week-end sur deux. Dans 30% des cas de droit de visite et d’hébergement, le parent "non-gardien" ( le père donc ) perd tout contact avec son enfant au bout de 3 ans en moyenne. La situation est dramatique.
      Ce projet de "statut du beau parent" semble donc bien dangereux compte tenu de l’état catastrophique de la famille en France.Il serait indispensable de commencer par garantir et pérenniser le statut de parent, de garantir à l’enfant son droit à aimer ses deux parents.Sinon, il est clair que ce "statut de beau parent" va sérieusement entrer en conflit avec le rôle de "vrai" parent non gardien.Cette "fausse bonne idée" de "statut de beau parent" est très révélatrice d’un certain manque de connaissance de l’état de la famille aujourd’hui, des "guerres parentales" que notre justice familiale crée quotidiennement et de la destruction de notre jeunesse que cela entraine.Aujourd’hui, beaucoup de parents "gardiens" utilisent leur nouveau conjoint ou ami(e) pour "effacer" l’autre parent dans la mémoire et le cœur de leur propre enfant : qu’en sera t il demain si ce projet de "statut de beau parent" voit le jour ?


      • denis84 9 mars 2009 11:12

        à noter,Capitaine, qu’avoir deux mamans offre l’avantage d’avoir quatre seins à téter !!

        Evidemment,si c’est deux papas .......................


      • Shaytan666 Shaytan666 9 mars 2009 11:14

        Bonjour capitaine,
        Mais vous êtes une espèce menacée, une race en voie d’extinction on devrait vous protéger commes les pandas  smiley


      • LE CHAT LE CHAT 9 mars 2009 11:24

        @captain haddock

        tant que tu y es http://amazing008.blogsome.com/wp-admin/images/mowgli6.jpg , il y a bien d’autres cas !
        ex Steevy Boulay , elevé par les huîtres ...


      • Bois-Guisbert 9 mars 2009 11:32

        Mais , Rémus et Romulus élevés par une louve ont aussi réussi leur vie .

        Surtout Romulus, tout de même... smiley


      • LE CHAT LE CHAT 9 mars 2009 11:35

        Non , la légende vient des guignols , le meilleur magazine politique en France ! smiley
        le fait est qu’il a un QI d’huitre , il a plus sa place sur les plateaux de fruits de mer que sur les plateaux de télé !  smiley


      • mcm 9 mars 2009 11:43

        Capitaine, vous avez eu une chance qui se fait de plus en plus rare !


      • Yohan Yohan 9 mars 2009 13:02

        Oui et , en plus, c’est pas du N° 1 comme calibre smiley


      • Christoff_M Christoff_M 9 mars 2009 11:30

         pourquoi tous ces débats sur les homos et les curés...

        est ce qu’il n’y a pas plus important que de faire plaisir à des groupes d’inflence...

        on a l’impression d’une guerre de tranchée entre minorités !!

        est ce que la majorité silencieuse ne devrait pas se bouger un peu le train au lieu de rester spectatrice !!

        merci madame Boutin, un peu de corage contre le conformisme de la pensée unique, bravo !!
        je ne partage pas toutes vos idées ni vos combats mais j’applaudis toujours ceux qui s’élèvent ou osent s’exprimer contre la majorité bélante du chancre mou !!

        le chancre actuel étant le virus virulent du conformisme...


        • Vilain petit canard Vilain petit canard 9 mars 2009 11:30

          Vous n’y êtes pas du tout, Sarkozy a voulu cette loi d’abord parce qu’il est lui-même beau-père (enfin, à l’époque, il l’était...), il n’y a que lui-même qui l’intéresse, et que deuxièmement, les beaux-parents représentent une population électorale énorme. Il a fait rajouter cette ligne sur le sexe des parents pour montrer qu’il est vachement tolérant, et parce que 5% des électeurs, c’est énorme. Y voir des problèmes de société et une analyse approfondie des rapports de genre, c’est faire beaucoup d’honneur aux rédacteurs de ce texte.

          S’il y avait plus de monde à porter des Rolex, il aurait fait faire un texte de protection des porteurs de Rolex.


          • Mouche-zélée 9 mars 2009 11:40

            Très bonne surprise dans, le traitement de ce sujet .
            Le statut de beaux parents légiféré, pourquoi pas si les limites sont prévues dès le départ .

            La fièreté de voir notre président pouvoir divorcer est à mon sens la fièreté de rendre nos élites humaines.
            Cependant l’exemple est contre-productif lorsqu’on connait la réalité : "Le Couple Sarkozy a maintenu les apparences jusqu’à ce que le président soit élu"
            Nous aurions pu être fiers de la transparence s’il avait été élu en divorcant avant les élections...

            Pour ce qui est du débat concernant le droit d’adopter pour des couples homosexuels je trouve les pouvoirs publics s’écartent du rôle premier du législateur plus que de raison .
            Le débat n’est pas d’affirmer ou d’infirmer le droit à être parent pour une catégorie d’être humains, biologiquement ce droit est acquis .
            Le débat se doit d’être recentré sur la pertinence pour les enfants de vivre dans des familles homosexuelles. (est-ce un bien pour l’enfant, est-ce neutre, est-ce risqué pour sa construcion, nous ne parlons pas d’un animal de compagnie ou d’un caprice mais d’un enfant, un homme en devenir )

            Le rôle du législateur est de protéger le plus faible, en la matière les enfants, leur équilibre, leurs conditions de vie favorables à l’épanouissement d’un citoyen .
            Le rôle du législateur n’est pas de créer des lois "sur mesure" pour des minorités et des cas exeptionnels.

            Le plus gros challenge est de définir le terrain favorable à l’épanouïssement de l’enfant et les limites de ce qui ne l’est pas (favorable) .
            Affaire complexe s’il en est, être homosexuel ne signifie en rien être meilleur ou moins bon parent .

            La structure familiale est totalement variable depuis plus de 40 ans, désormais il n’est pas rare d’être enfant de famille divorcée, que maman soit une femme d’affaires absente, que la famille soit monoparentale ou recomposée .
            Est-ce que ce constat peut servir de raison suffisante à légiférer favorablement un statut d’adoptant homosexuel ? Je ne le pense pas .

            Je pense au contraire que légiférer favorablement le statut d’adoptant homosexuel serai une incitation à créer un réseau "d’enfants marchandises" par le biais de l’adoption renforcée par tous les moyens de procréation assistée.
            Une fois la loi votée qui fiancera les nombreuses possibilités d’insémination artificielle par exemple ?

            Bien des gens me diront que cela se pratique dors et déjà en Europe pour des Français allant au bout de leur démarche (mère porteuse, don d’ovocite, insémination artificielle) .
            Il ne manque que le statut de parent homosexuel pour le conjoint, tant mieux cela laisse un cas de conscience à réoudre pour les prétendants à avoir un enfant .
            Ce n’est pas parce que cela se fait en contournant la loi que la loi doit s’aligner sur le contournement . (c’est exactement pareil pour le canabis et l’euthanasie)

            Bien des adoptants classiques, homme / femme ne trouvent pas d’enfants à adopter, pourquoi donc créer un manque potentiel supplémentaire.
            Jusqu’où iraient les conséquences de la légalisation de la famille homosexuelle ?
            Insémination, adoption en France et à l’étranger, don de semance, mères porteuses, FIV etc....

            L’enfant n’est pas un enjeu égoïste mais se doit au contraire d’être une démarche altruiste.
            Le désir d’enfant dans ces conditions est-il une démarche altruiste ?
            Est-ce cela faire un enfant pour lui même et non pour son désir personnel ?

            L’enjeu c’est les conséquences .


            • Christoff_M Christoff_M 9 mars 2009 11:50

               faire ou adopter un enfant....

              pour faire comme les " couples normaux"...

              normaliser les extreme pour l’obsession égalitariste... normalisation, conformisme, égalitarisme...

              certains ont du mal à sortir des théories vieilles de quarante ans...

              tout régler légiférer je crois que c’est la tare de régimes dits démocratiques en 2009.


            • Shaytan666 Shaytan666 9 mars 2009 11:54

              Oui mais le couple Hollande/Royale a aussi "tenu" le coup jusqu’ après les élections.  :->


            • Internaute Internaute 9 mars 2009 12:04

              « La fièreté de voir notre président pouvoir divorcer est à mon sens la fièreté de rendre nos élites humaines. »

              Ah, c’est inhumain d’être marié. On en apprend tous les jours.


            • Mouche-zélée 9 mars 2009 12:39

              @ Internaute

              Inutile d’interpréter mes propos, c’est un simple constat .
              Il n’est pas inhumain d’être marié tout comme il n’est pas inhumain de divorcer .
              C’est tout ce que je voulais dire, rien de plus, cela fait partie de la vie de tous .

              J’ai du mal à voir où ais-je dit qu’il est inhumain d’être marié ....


              @ Christoff M

              Bien vu en ce qui concerne la contradiction entre norme et hors norme .
              Cependant un(e) homosexuel vous dira ne jamais se sentir hors normes, ce n’est pas un choix réel, c’est une orientation imposée par la nature.
              Il faut faire attention avec les minorités, a chaque propos il y a moyen d’être taxé de "phobe" ou "d’anti", c’est l’arme ultime utilisée proportionnellement à la pertinence des remarques .

              Tuer le dialogue est le meilleur façon de museler les contradicteurs .



            • Romain Desbois 9 mars 2009 22:53

              Pourquoi l’adoption par des homosexuels serait-il moins altruiste que pour les hétérosesuels ?

              Hélas je ne pense que les hétérosexuels soient bien placés pour donner des leçons aux homos.
              Hélas !


            • Romain Desbois 9 mars 2009 22:58

              il ne s’agit pas de considérer l’anormal comme normal. Il s’agit de savoir si on a changé de civilisation qui condamne ou discrimine les anormaux (pardon aux homos ce n’est pas un gros mot sous ma plume).

              Méfions-nous car à force il n’y aura plus personne pour nous défendre le jour où ce sera nous que l’on viendra cherché.

              le normal c’est l’ordinaire
              l’anormal est donc extraordinaire (au sens strict des mots)


            • Annie 9 mars 2009 11:56

              "Cette appétence pour l’officiel est surprenante de la part d’une minorité dont j’aurais pu penser qu’elle aurait d’autres ambitions que de "singer" les rites et les stéréotypes de l’hétérosexualité".

              J’aimerai connaître cette "troisième voie" que vous proposez.


              • Internaute Internaute 9 mars 2009 12:00

                Le problème est qu’on mélange beaucoup trop de choses.

                La première question est l’égalité des droits. Celle-ci est respectée en France. Il n’existe pas de lois qui interdise à un homosexuel de vivre socialement comme les autres vis à vis de la loi. Le maire de Paris en est un bel exemple. On peut être homo et avoir une carrière professionnelle et politique réussie.

                La deuxième est que les homos voudraient bénéficier des avantages donnés aux couples normaux mais ne pas en subir les contraintes. Ils veulent le beurre et l’argent du beurre. Ceci est inacceptable. La famille est l’union de deux individus de sexes différents et dont l’existence sert à perpétuer la race. C’est ce fondement qui fait qu’elle est reconnue par l’Etat et que diverses lois lui sont appliquées. Si une famille c’est n’importe quel groupement d’adultes qui baisent ensemble alors on va vers n’importe quoi. les chasseurs vont demander l’exonération des droits de succession entre eux, puisqu’ils s’aiment et qu’ils vont chasser ensemble.

                La troisième question est que les politiques veulent se mêler de changer la façon de vivre de nos concitoyens et leur imposer leur vision délétère de la société. Sarkozy ne sachant pas ce qu’est une famille stable, cela ne m’étonne pas qu’il balance ce genre de lois. Dans la période actuelle où tant de défis impérieux se lèvent devant lui, il pourrait ne pas se perdre dans ces questions marginales qui démembrent la société au lieu de la renforcer. Là où le politique devient gravissime, c’est qu’il préprare le commerce des enfants et l’adoption de ceux-ci par des homosexuels. Les députés n’ont pas le droit de décider de plonger des enfants dans ce milieu inapproprié. Cette loi fait suite à celle du commerce des enfants autorisé par les sénateur sous le vocable fallacieux de "mère porteuse". La mère est celle qui accouche. Il faut faire trés attention aux mots. Déjà les journalistes nous mettent dans la tête le terme de "mère biologique". C’est à dire que le noble mot de mère quitte la personne qui procrée pour être mis sur la cliente qui achète. La femme qui achète est une tutrice, une marâtre, une cliente mais ne sera jamais la mère de l’enfant.

                Xavier Bertrand ment quand il dit que cette loi ne prépare pas l’adoption par des homos. S’il en est aussi sûr il lui suffit pour calmer les esprit de rajouter un article qui interdise l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. Ce n’est pas bien compliqué mais il ne le fera pas. C’est comme le référendum sur la Turquie, mis dans la constitution par Chirac car il ne voulait pas le faire bien qu’il l’eusse pû, et qui a été supprimé par Sarkozy malgré ses déclarations anti-turques pendant la campagne électorale.

                Nadine Morano dit des énormités quand elle justifie sa loi en disant que c’est la réalité de la vie. Tout d’abord, il ne s’agit que d’une marginalité. Ensuite, si la loi devait approuver tous les comportements anormaux de la réalité de la vie il faudrait tout se suite légaliser la vente de drogue, la contre-bande, les incendies de voitures et tout ce qui est réprimé car ycelle. Nadine n’a donc aucune jusitfication valable pour la soutenir.

                Finalement, je pense que c’est se moquer des couples normaux que de donner leur statut à n’importe quelle union. C’est vider le mariage de son sens et pire que cela, donner un coup-bas supplémentaire à la famille qui n’en n’a vraiment pas besoin.


                • Zenitram 9 mars 2009 17:58

                  Que de bêtises écrites...

                  > La famille est l’union de deux individus de sexes différents et dont l’existence sert à perpétuer la race.

                  C’est votre point de vue, qui n’est pas universel.
                  De quel droit m’imposeriez-vous votre point de vue ?
                  De plus, alors pourquoi ne vous battez-vous pas contre ces mariages où il n’y a pas d’enfant après 20 ans de vie commune ? Contre ces couples stériles mais qui profitent des avantages de la "famille" ? (impots tout ça...)
                  Votre notion de "pérpétue la race" s’arrète vite, et démontre que vous ne supportez pas les homo, et uniquement ça : les hétéro ne pépétuant pas la race sont étonament suprimé de vos attaques.

                  > La deuxième est que les homos voudraient bénéficier des avantages donnés aux couples normaux mais ne pas en subir les contraintes.

                  Absolument pas : il veut les même droits et devoirs. Exactement les mêmes.
                  Un couple stérile peut adopter uniquement si il est hétérosexuel.
                  Vous dites "
                  Il n’existe pas de lois qui interdise à un homosexuel de vivre socialement comme les autres vis à vis de la loi.", et vous avez la la preuve du contraire : suivant votre orientation sexuelle, la loi est différente. Elle interdit à un homosexuel de vivre comme un hétérosexuel.

                  > Ils veulent le beurre et l’argent du beurre. Ceci est inacceptable.

                  Ils veulent les mêmes droits, les mêmes devoirs. Ils veulent autant le beurre et l’argent du beurre que les hétéros voulant adopter. Si eux veulent le beurre et l’argent du beurre, un coupl hétéro qui veut adopter veut alors AUSSI le beurre et l’argent du beurre, battez vous alors contre l’adoption pour être cohérant avec votre prose.
                  La, on remaruqe juste que vous êtes homophobes.


                  Note : je suis 100% hétéro, mais les personnes voulant décider à la place des autres m’insupportent.

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