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Accueil du site > Actualités > Société > Gaypride 2009, la marche des fiertés en crise ?

Gaypride 2009, la marche des fiertés en crise ?

Les émeutes de Stonewall furent une série de conflits violents entre les homosexuels et les forces de police de New York. La première nuit d’émeute eu lieu le 28 juin 1969, après que huit policiers menèrent un raid dans le « Stonewall Inn », un bar gay situé dans le Greenwich Village. Stonewall est souvent considéré comme le tournant du mouvement de demande d’égalité des droits homosexuels.

Cette année, la marche des fiertes lesbiennes-gay-bi-trans fêtait l’anniversaire de ce moment clé.

75 chars annoncés, 500000 personnes attendues, la manifestation promettait d’être haute en couleurs. Le beau temps étant de la partie, tout était prévu pour une belle et fière journée. 
Liza Minelli en ouverture ; meme en deuil, l’icône devait ajouter une touche internationale a la marche. Pas mal, toujours mieux que Line Renaud.

Départ prévu à Montparnasse à 14h. A 14h30, arrêt de la moitié du cortège ; problèmes d’organisation, de circulation et, surtout, problème de choc des cultures. Car, si la plupart participent pour afficher leurs idéaux et leur mode de vie, d’autres s’infiltrent uniquement pour gâcher la fête et ralentir l’avancée. Je ne vise personne, je ne montre pas du doigt. Il suffit d’aller faire un tour sur certains forums pour voir que certains, encore aujourd’hui avaient juste envie de casser du pd... Ou de "voir des culs" (dixit). Etonnant que cela vienne d’une population qui passe son temps à se plaindre des discriminations qu’ils subissent, eux aussi, au quotidien.

Et en effet, de nombreux groupes alcoolisés et excités, ont envahi le cortège, se moquant des "tantouzes", proposant aux lesbiennes de "goûter leur engin pour retrouver le droit chemin", j’en passe et des pires. Des débordements néanmoins vite calmés, ou du moins tempérés, par les services de sécurité des différents chars.

Le défilé est dans l’air du temps : un défilé de crise. Des chars "sobrement" décorés, des costumes parfois trop cheap, peu de musique ou pas celle que l’on peut attendre... Et un nombre de char politiques, associatifs ou militants en nombre croissant : en tout 80 associations, partis politiques et syndicats défilent au détriment de ceux des boîtes de nuit des années précédentes. Paris revendique plus et sort moins, apparemment. On saluera néanmoins La Cantine Des Ginette Armées du Troisième Lieu qui a sauvé l’honneur et le son ! 
En parallèle, le groupe des fiertés ne pouvait pas être moins communautariste et c’est tant mieux. Famille, enfants, grands parents, handicapés, excentriques en tout genre s’étaient réunis pour vivre ce moment ensemble, tout simplement. Une marche des fiertés devenant celle de l’égalité, pour tous.

Arrivée place de la Bastille, grosse déception pas de scène peu de monde, plus de couleurs... Une banderole Pink Tv mais ou est passé la scène FG ? Disparue, envolée, remplacée par rien. Une bande de "fiers" gays et lesbiennes errants sur la place devenue piétonne pour quelques heures. Les chars passent et personne ne reste... à part, peut-être, un petit arrière goût d’inachevé.


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50 réactions à cet article    


  • Proto Proto 29 juin 2009 10:25

    Sexualité = sphère privée
    Hétérosexualité = norme
    Homosexualité = déviance
    Voilà comment je vois les choses, je ne doute pas que le coté revendicatif des homos peut être une bonne chose là où ils sont discriminés, question d’évolution des mœurs.
    Mais quand je vois ces jeunes s’exhibant sur les chars, je me dis qu’ils sont plus dans la quête identitaire que dans la revendication, de plus ils sont récupérés par les politiques et protégés par des lobbys, c’est sans doute mieux que de chercher une identité par la marijuana ou le skateboard, soit.
    En effet, disons par exemple qu’une de mes pratiques sexuelles déviantes consiste à faire l’amour avec des femmes habillées en maillot de bain, je ne vois pas pourquoi j’irais faire étalage de ce raffinement en dansant sur de la techno sur un char.
    A mon sens, il y a des combats plus importants que de veiller à ce que l’amour entre deux personnes du même sexe soit respecté dans la sphère publique, question de priorités.
    Quand je lis votre article, je me dis que peut-être les gay pride ne sont plus à la mode …
    Homophobe ? Moi ? Que nenni...


    • 29 juin 2009 10:26

      Pauvre France...


      • LE CHAT LE CHAT 29 juin 2009 10:26

        c’est sûr les gens ont pas la tête à faire le Carnaval ! et puis ça choque plus personne de nos jours , c’est une messe parmi tant d’autres ...


        En revanche , faire une burka pride , ça ferait réagir et donnerait au moins 50 articles sur Agoravox !  smiley et ça serait rock’n’roll !


        • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 juin 2009 11:56

          @ toutes et tous,

          gay Pride, Paris. 500 000 personnes. 700 000 ? 200 000 personnes ? Peu importe ... La Gay Pride - pardon, la marche des fiertés LGBT - défile désormais sinon en terrain conquis, du moins dans une ville où les homos (filles et garçons) ne sont plus rejetés, stigmatisés, moqués, agressés. Enfin, presque plus.

          D’un coté, c’est un résultat plutôt agréable, cela offre à pas mal un endroit, une ville où ils et elles peuvent, au quotidien ou le temps d’une balade, se sentir libre d’un carcan qui pèse sur les épaules de celles et ceux qui sont ailleurs. Monter à Paris, pour les homos de province et de banlieue, c’est souffler, se faire plaisir, gouter aux joies de l’anonymat tout en étant soi même, oublier les préjugés, la crainte d’être découvert, d’être parfois mis à la rue.

          Mais franchement, est-ce encore le lieu le plus emblématique de la lutte lancée il y a 40 ans ? Est-ce à Paris que le fer doit être porté, une ville dont le maire est lui même homosexuel ?

          Il y a un paquet de Gay Pride partout en France. Dans bon nombre de grandes villes de province, les mêmes défilés sont organisés chaque année.

          Enfin les mêmes ... moins de participants, moins de soutien de la part des autorités, parfois même, une vraie envie de freiner, voire bloquer ces manifs. Peur de la réactions des habitants de la ville, peur d’être catalogué « gay-friendly », parfois même opposition de principe à ces défilés. La mairie de Toulouse, pourtant « ville rose », l’une des plus grandes villes universitaires de France et fortement teintée de cet autre rose, a longtemps mis des batons dans les roues de la Gay Pride locale.

          Et défiler en province est loin d’être la même chose simple et banale qu’à Paris. les gens vous regardent, vous jaugent, vous jugent, vous reconnaissent.

          Mais il y a d’autres villes en France où les Gay Pride ne vont pas. Les banlieues par exemple. Nous savons tous que le respect des gays et lesbiennes s’arrête souvent aux frontières des villes centres, que les banlieues restent minées par l’intolérance, l’homophobie, les interdits religieux ou culturels, la violence parfois. Nombres de gays et lesbiennes de ces villes françaises vivent cachés, parfois la peur au ventre. Pour celles et ceux de la banlieue parisienne, aller à Paris c’est souffler un peu. C’est aussi prendre le risque d’être vu, reconnu, démasqué. Et quand cela arrive, les conséquences ne sont pas benignes.

          Il y a aussi la campagne ou l’isolement laisse celles et ceux qui y vivent dénués de solidarité face à un mode de vie ou le qu’en dira-t-on marche encore fortement. Et si le jugement est sans doute plus nuancé - après tout, on connait ce voisin, cette voisine - il bascule vite dans le soupçon ou l’ostracisme en cas de problème réel ou fantasmé.

          Alors, la Gay Pride à Paris ?

          Et si cette marche parisienne décidait, un beau jour, de prendre le RER et de finir de défiler à la Courneuve ? A Sarcelles ? A Evry ?

          La Gay Pride a commencé dans la lutte, comme un défi face à la violence policière et l’intolérance d’une société. Et si les choses ont évolué, cette envie d’aller batailler contre les préjugés et les comportements imbéciles s’est un peu émoussée. Alors, sans renoncer à la fête, au plaisir de défiler ensemble, de se faire plaisir un jour par an, de vivre l’espace d’un cortège sans les contraintes du quotidien, il est peut être temps d’aller conquérir ces espaces ou tout reste à faire. Ils ne sont pas loin. Certains sont à portée de regard.

          Manuel Atréide


          • 29 juin 2009 13:23

            Donc selon vous la longueur moyenne d’un cortège de Gay Pride serait le thermomètre de l’épanouissement social des minorités en question ?

            Peut-être que les homosexuels de province ne font pas une fixation maladive sur leur sexualité, et n’éprouvent pas le besoin d’aller gigoter sur un char dans ce genre de grouillis sordides pour le signifier...


          • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 juin 2009 14:09

            Donc selon vous la longueur moyenne d’un cortège de Gay Pride serait le thermomètre de l’épanouissement social des minorités en question ?

            Ou diable ai-je donc parlé de cela ? je me contente de dire que les gay pride de province sont d’une toute autre eau que la grande gay pride parisienne. Et le nombre - plus réduit - des participants n’est pas le facteur déterminant : c’est plutot le fait que contrairement à Paris, le fait de défiler dans ces villes est un acte autrement plus militant. Vous vous affirmez devant vos voisins, les commerçants chez qui vous faites vos courses, votre employeur, vos collègues. Et en cas de dérapage, de problème, de discrimination, la vie est carrement plus dure !

            Peut-être que les homosexuels de province ne font pas une fixation maladive sur leur sexualité, et n’éprouvent pas le besoin d’aller gigoter sur un char dans ce genre de grouillis sordides pour le signifier...

            Fixation maladive ? Grouillis sordide ? Vous avez un jour participé à une gay pride ? Eventuellement juste assisté ? Savez vous que les chars ne représentent qu’une partie, pas forcement la plus importante d’ailleurs, du défilé ? Que des dizaines d’associations défilent pour parler haut et fort de leurs combats : contre les phobies, pour la lutte contre le SIDA, pour l’égalité des droits, pour aider les jeunes gays et lesbiennes et faire baisser les statistiques sur le suicide (15 fois plus de risques), pour aider les parents gays et lesbiens (plusieurs dizaines de milliers de parents déclarés, plusieurs centaines de milliers d’enfants ...)

            Avez vous en fait le même regard sur la techno parade ? Sur le carnaval de Rio ? Pourquoi hurler sur une manifestation qui combine revendications parfois rudes avec une ambiance joyeuse et parfois délirante ? Qu’est ce qui vous défrise en fin de compte ? Une gay pride sans char vous agréerait-elle ? Ou le problème de fond n’est-il pas que la gay pride vous insupporte parce que ce sont des homos, des lesbiennes, des bi, des trans, des jeunes, bref, des gens pas comme vous qui défilent ?

            Difficile de répondre au vu de la petitesse de votre réponse, et de l’amalgame que vous faites. j’ai quand même bien peur de connaitre la réponse. 

            Manuel Atréide


          • 29 juin 2009 17:52

            Et vous, vous êtes-vous rendu en Province ces derniers temps ?
            Vous savez, là où vivent 5 français sur 6.
            Non ?

            Et bien vous y auriez vu des choses étonnantes :
            - Nous avons l’eau courante, le téléphone, l’électricité
            - Beaucoup ont délaissé leur patois et maîtrisent quelques rudiments de français
            - Nous nous lavons
            - Les homosexuels ne sont plus brûlés en place publique

            Vous devriez y vivre quelques temps ; vous vous rendriez compte de la profonde stupidité de votre remarque sur les « gays de province ». Où avez-vous dégoté des âneries pareilles, vous vous croyez sous l’occupation ?

            Je maintiens qu’on ne peut entretenir aucun rapport entre le niveau de fréquentation de ces attroupement émétiques et les conditions de vie des homosexuels partout en France. Vous faites ici un amalgame dangereux en assimilant les revendications de folles tordues bouffies d’arrogance (qui ne représentent qu’eux-même) à celle de l’ensemble de la communauté homosexuelle, qui ne leur a rien demandé et qui ne leur est pas forcément solidaire.


          • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 juin 2009 18:32

            @ Par ...

            ne vous inquiétez pas pour ma connaissance de la province. j’y suis né, j’y ai mes racines, ma famille, mes amis. Et, oui, je vous le confirme, il y a l’électricité, l’eau, le confort moderne et même internet ! Dingue, non ?

            De même, je sais pertinement que les homos ne sont plus brulés en place publique. Et que le regard des autres a changé. Il reste cependant beaucoup à faire dans ce domaine, notamment quand on en vient aux choses sérieuses : quid d’un candidat qui se présente à la mairie d’une ville de 10 000 habitants si on apprend qu’il est gay ? Quid du droit à se pacser si tout le monde l’apprend et ragote dessus pendant des mois ? Que faites vous des agressions homophobes qui continuent à avoir lieu en France ?

            Non la province n’est pas arriérée. Loin de là. Mais n’ayons pas non plus tendance à croire que ce qui est vrai à paris est vrai partout. Allez, faites un effort. Descendez de votre corail qui relie la capitale et votre grande et belle ville de province. Allez faire un tour en banlieue, dans le 9cube. ou le 9.1.Arborez fièrement un rainbow flag dans certaines de ces villes et vous verrez ce qui arrivera à votre voiture, à vous même. Et, soyez en certain, cela se reproduira dans les banlieues de votre si belle ville de province. Vous avez déjà essayé de faire savoir que vous êtes homo au mirail ? Quand vous l’aurez fait, venez me dire comment vous avez été accueilli !

            D’ailleurs, je vais en profiter pour ajouter un autre lieu où la gay pride serait utile : le milieu professionnel ! Combien de licenciement pour raison d’homosexualité, plus ou moins cachée ? Combien de discriminations au quotidien ? Combien de harcèlement, de vexation, d’humiliations ? Et vous croyez que cela n’arrive que dans le privé ? Allez demander aux policiers de l’association FLAG ce qu’ils ont à vous dire, par exemple !

            Tout est beau dans le meilleur des mondes gays pensez vous ? Qui vit donc dans sa bulle ? Vous ou moi ?

            Alors, laissez tomber avec vos propos haineux à propos des folles tordues. Elles, au moins, ont le courage de défiler au grand jour, maquillées comme des voitures volées certes, sur des talons vertigineux certes, avec des tenues à faire pâlir de jalousie un oiseau des îles, certes, mais avec un courage et une détermination que vous n’aurez jamais. Elles au moins, ces folles tordues, comme vous dites, elles ont des couilles  !

            Manuel Atréide


          • 29 juin 2009 20:51

            « quid d’un candidat qui se présente à la mairie d’une ville de 10 000 habitants si on apprend qu’il est gay ? »

            Sérieusement, vous avez beaucoup d’exemples de candidats de province déboutés d’une municipalité à cause de leur homosexualité ? Préjugés stupides sur « le peuple un peu bêbête » qui ne voterait que pour des hommes blancs, catholiques et pères de 8 enfants.

            « Quid du droit à se pacser si tout le monde l’apprend et ragote dessus pendant des mois ? »

            Que je sache, les ragots ne constituent pas une procédure légale d’opposition à une demande PACS, et encore moins une pratique endémique aux régions les moins urbanisées...

            « Que faites vous des agressions homophobes qui continuent à avoir lieu en France ? »

            Ma thèse n’est pas « Il n’y a pas d’aggression homophobes en France ».
            Elle est la suivante : « Les Gay Pride ne sont ni une démonstration de l’acceptation socio-professionnelle des homosexuel(le)s dans une localité urbaine définie, ni un moyen pour y parvenir (bien au contraire) »

            « Non la province n’est pas arriérée. Loin de là. Mais n’ayons pas non plus tendance à croire que ce qui est vrai à paris est vrai partout. Allez, faites un effort. Descendez de votre corail qui relie la capitale et votre grande et belle ville de province. Allez faire un tour en banlieue, dans le 9cube. ou le 9.1.Arborez fièrement un rainbow flag dans certaines de ces villes et vous verrez ce qui arrivera à votre voiture, à vous même. »

            Je vous rassure, un drapeau tricolore suffirait pour vous y faire rosser (pourtant, des statistiques montrent que la France regroupe une importante communauté de Français :p). Dans cette partie du territoire, l’homophobie exacerbée est le symptôme de causes bien plus profondes qu’une simple hostilité réactionnaire. Et par ailleurs, l’arrogance et la crudité des images qui suintent de ces défilés n’arrangent rien au problème...

            « Et, soyez en certain, cela se reproduira dans les banlieues de votre si belle ville de province. »

            Parfaitement d’accord.
            Mais c’est VOUS qui tentez de poser un clivage Paris/Province, pas moi.

            « D’ailleurs, je vais en profiter pour ajouter un autre lieu où la gay pride serait utile : le milieu professionnel ! Combien de licenciement pour raison d’homosexualité, plus ou moins cachée ? Combien de discriminations au quotidien ? Combien de harcèlement, de vexation, d’humiliations ? Et vous croyez que cela n’arrive que dans le privé ? Allez demander aux policiers de l’association FLAG ce qu’ils ont à vous dire, par exemple !

            Tout est beau dans le meilleur des mondes gays pensez vous ? Qui vit donc dans sa bulle ? Vous ou moi ? »

            Encore une fois, ces propos ne sont pas les miens.
            Trouvez-en les auteurs si vous souhaitez une réponse (à moins, bien sûr, que vous ne les ayez montés de toute pièce)

            « Alors, laissez tomber avec vos propos haineux à propos des folles tordues. Elles, au moins, ont le courage de défiler au grand jour, maquillées comme des voitures volées certes, sur des talons vertigineux certes, avec des tenues à faire pâlir de jalousie un oiseau des îles, certes, mais avec un courage et une détermination que vous n’aurez jamais. Elles au moins, ces folles tordues, comme vous dites, elles ont des couilles ! »

            Ils ont le courage que leur confèrent l’état de communauté organisée (milices communautaires, parfois) et leur appartenance à un noyau de privilégiés socio-professionnels qui s’est depuis longtemps découplé des réalités sociales et - effet pervers - ne se rend même pas compte de ce qu’il alimente l’homophobie.


          • Julie Poizon Julie Poizon 29 juin 2009 20:54

            Je voulais répondre ce matin aux 3 premiers commentaires qui justifient a eux seuls la tenue annuelle (voire meme mensuelle) de la Marche des Fiertés. Il y avait tant de choses a dire que j’ai abandonné... Votre réponse suffit a elle seule, je n’ai rien besoin d’ajouter !

            Si ce n’est ceci : L’injure homophobe est punie de 6 mois d’emprisonnement et 22 500 euros d’amende. Article 33 de la loi du 29 juillet 1881.

            A bientot ! :)

          • Julie Poizon Julie Poizon 29 juin 2009 21:13

            Je parle Monsieur Atréide, je précise !


          • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 juin 2009 23:20

            @ Par ...

            1/ a propos des candidats « gays » ...

            il y a environ 5% de la population française qui est homo, lesbienne, etc ... Avons nous 5 % d’élus gays ? Qui le revendiquent ? Qui simplement, le disent sans ostentation ? Et si ce n’est pas le cas, pourquoi ? posez vous la question : pourquoi tant le taisent ? pourquoi l’outing d’un élu provoque tant d’émoi, si ce n’est en raison de ce qu’on croit être indispensable chez un élu ?

            Je pousserais même le bouchon un peu plus loin : si nos élus étaient différents du père blanc de 8 enfants, nous aurions la parité homme femme - ou à peu près - sans avoir eu besoin d’une loi. Loi toujours pas respectée d’ailleurs ! Alors oui, que cela vous plaise ou non, il y a des problèmes vis à vis de la vie privée, de la personnalité dans notre choix des élus.

            2/ du PaCS et des ragots :

            les ragots ne sont pas une raison légale pour empecher un PaCS. En revanche, combien d’entre nous ont renoncé un jour à une action quelconque par peur de ce qu’en diront les voisins ? Combien de parents ont jeté leur enfant dehors, de peur d’affronter le regard des autres ? Que cet enfant soit gay, lesbienne ou juste différent ! Si vous croyez que je rêve, allez voir les centres d’accueuil, parlez avec leurs responsables. Vous serez édifié. Si vous pouvez l’être ....

            3/ de l’utilité sociale des gay pride ...

            Désolé de vous le dire mais les gay pride ont fait bouger les choses. La révolte de stonewall a fait bouger les choses. Elle a dit « ça suffit » ! Elle a dit « on ne se laissera pas faire ». Sans les associations qui sont au coeur des gay pride, il n’y aurait pas de PaCS, il n’y aurait pas de dépénalisation de l’homosexualité, il n’y aurait pas de programme de lutte contre le SIDA. Alors, oui, la gay pride est utile. Elle est visible, outrancière, parfois virulente JUSTEMENT parce que sans cela, rien ne se passe. La Gay Pride, la FIERTE provoque et choque. Elle oblige a bouger les lignes à avancer. Elle ne vous plait pas ? Soit. mais elle est utile. Et si vous voulez voir disparaitre la Gay Pride, agissez pour que l’égalité des droits soit réalisée et que le droit à l’indifférence devienne un quotidien. C’est le seul moyen.

            4/ de la province

            Je vous suis sur un point : l’homophobie dans les banlieues est souvent le signe d’un malaise autrement plus grave. Et on ne résoudra pas les problèmes de nos banlieues quand on y aura eradiqué l’homophobie. mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire et le malheur et la déshérence ne sont pas une excuse suffisante pour accepter l’homophobie.

            5/ de l’homophobie dans le milieu professionnel

            pas de panique, Par, ces propos sont les miens et je les revendique. C’etait un addendum à une liste de points noirs qui me font dire que la Gay Pride continue à avoir son utilité. mais libre à vous de ne pas vouloir comprendre !

            6/ des milices communautaires

            je me dois de vous remercier pour le gigantesque éclat de rire : ainsi les folles tordues sont membres de milices communautaires ? Wow, là c’est aller loin !! J’imagine avec un rire fou des bandes de drag queens, de travestis, en talons hauts, robes vaporeuses et capelines énormes, patrouiller le soir dans les rues du marais à Paris à la recherche du pauvre hétéro qui va se faire tabasser ... Franchement, j’adore ! Vous en avez encore des comme ça ? Parce que, rien que pour ça, je crois que vous finiriez par me plaire !

            Non franchement, être aussi verbeux pour tenter de masquer - vainement, je le crains - votre opposition à la gay pride simplement parce que vous ne supportez pas que des gays, des lesbiennes, des gens différents de vous, puissent manifester en faisant la fête ... Soyez au moins honnête, sinon vis à vis de nous, du moins vis à vis de vous. Vous n’aimez pas les homos ? Soit ! mais assumez le, que diable ! A défaut d’avoir mon estime, je vous saurai gré de votre franchise.

            Manuel Atréide


          • 30 juin 2009 11:50

            Puisque la politique des quotas vous séduit tant, on pourrait envisager de l’appliquer dans d’autres domaines, non ? Dans la mode par exemple : 5% d’homosexuels, pas plus. Le reste, hop ! dans des camps. Je continue ou vous vous rendez compte de la stupidité de la politique de quotas ?

            Non seulement la sous-représentation des homos en politique n’est pas prouvée, mais en imaginant qu’elle le soit, rien n’indique qu’une quelconque discrimination en soit la cause. Les appartenances sociales et communautaires ont très souvent une influence sur le parcours professionnel d’un individu. Il n’est pas impossible que les homosexuels soient statistiquement moins attirés par une carrière politique pour des raisons purement sociologiques. C’est aussi pour cette raison qu’on trouve une majorité de Noirs dans le football français (et non pas parce que les Noirs courent plus vite, ce que vos thèses « égalitaristes » amèneraient à penser). Envisagez aussi l’hystérésis, à savoir que le remplacement des générations actuelles de politiciens prendront un certain temps, mais que la représentativité des homosexuels parmi les jeunes générations est déjà effective.

            Après, pour votre avis sur l’impact que peut avoir un coming-out sur une carrière politique je ne citerai qu’un nom : Roger Karoutchi. Illustre inconnu en politique, il sort du placard et kraboum ! en une semaine il devient candidat UMP pour les primaires en Iles-De-France (malheureusement, les homophobes/misandres de l’UMP ont choisi la gonzesse hétéro ; les salauds).

            Pour votre point 6), Act-Up ça vous dit quelque chose ?


          • docdory docdory 29 juin 2009 12:06

            @ Julie Poizon


            A vrai dire , toutes les revendications des homosexuel(le)s ont été satisfaites depuis longtemps , mis à part le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants .
            Ces deux dernières revendications n’ont aucune chance d’aboutir . En effet , elles ne sont soutenues que par des partis de gauche. Si 20 % des électeurs de gauche sont opposés à ces évolutions sociales ( ce qui paraît plausible ) , ces 20 % préféreront s’abstenir ou voter à droite que de risquer l’institution d’un mariage homosexuel . 
            Il est plus que probable que les résultats désastreux de la gauche sont dus au fait qu’une forte minorité de l’électorat de gauche refuse certaines modifications sociales qui sont notoirement dans le programme de la gauche ( mariage homosexuel , droits de votes aux immigrés , régularisation systématique des étrangers en situation irrégulière etc ...) .
            Les partis de droite prennent bien garde, quant à eux , de préconiser le mariage homosexuel , qui n’est pas en général dans les idées de l’électeur de base des partis de droite ....
            La satisfaction quasi-totale des revendications des homosexuel(le)s, mis à part de celles mentionnées ci-dessus, qui sont irréalistes, comme je viens de l’expliquer, fait que ceux-ci n’ont aucune raison de défiler ! 

            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 29 juin 2009 15:02

              Une revendication homosexuelle pertinente était celle de la liberté ; elle est obtenue en Europe, en Occident, en Russie mais non encore dans tout le reste du monde.

              Une autre revendication est celle de la fin du mépris et des préjugés ; vaste programme ; cela ne pourra être obtenu que par des débats contradictoires et par l’éducation. À cet égard, la loi Halde anti-homophobie de 2004 est contre-productive, puisqu’elle restreint la liberté d’opinion, et donc la liberté de changer d’opinion.

              http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com/2009/03/liberte-dexpression-et-politiquement.html 


            • Lapa Lapa 29 juin 2009 12:16

              C’est vrai qu’à Paris les LGBT sont en terrain conquis. Il y a surement plus de gay à Paris que de militaires on peu donc en déduire que le défilé du 14 juillet est d’avantage provoquant et novateur ! smiley et tout aussi coloré même si les chars sont moins revendicatifs ^^


              • syntax_error syntax_error 29 juin 2009 12:50

                Sans vouloir jouer les prudes, je trouve toutefois choquant l’étalage d’outage aux bonnes moeurs qui est fait lors de cette marche des fiertés.
                Si au départ l’idée pouvait être louable, dans les faits c’est un pur festival libidineux qui est exposé aux yeux des plus sensibles. Une foule d’ados laisse dégouliner leurs hormones sans plus aucun barrage.
                Ca doit forcement faire avancer le schmilblik de montrer aux yeux ébahis de nos têtes blondes pelotage de Q, nibars à l’air et simulation sodomistique.
                Ca doit également aider nos amis les plus frustrés de sentir à portée de quéquette des croupes peu farouches.
                Ca doit également probablement permettre aux barbus promoteurs de Burkas de changer d’avis.
                Il y a forcement un interêt a tout ca en dehors de l’exhibitionnisme sexuel.
                Ou pas


                • NICOPOL NICOPOL 29 juin 2009 13:04

                  C’est compliqué actuellement pour les défenseurs des minorités visibles. Les blacks-beurs-musulmans de banlieue (évoqués de façon étonnamment pudique dans l’article par cette élégante périphrase : « population qui passe son temps à se plaindre des discriminations qu’ils subissent, eux aussi, au quotidien » ?), en plus d’être souvent antisémites, sont méchamment homophobes...

                  Qui soutenir ? Qui victimiser ? Aux côtés de qui s’indigner ? Qui récupérer pour vendre sa soupe ?

                  Moi, je pense qu’on va se lasser à force de s’y perdre entre ces différentes « minorités » revendicatrices auxquelles on attache bien plus d’importance et de moyens qu’aux braves gens « normaux » (attention, au sens statistique de « majorité », hein, sans aucune connotation de valeur). On va en avoir un peu ras-le-bol de tous ces « quotas » dans les pubs ou sur les plateaux TV, de cette « discrimination positive » qui finit par se transformer en « discrimination négative » envers ceux qui n’ont pas la chance de faire partie d’une « minorité », c’est-à-dire, il faut bien le dire, la majorité des français. Un jour ou l’autre on va bien finir par en revenir à la bonne vieille famille moyenne française, « bien de chez nous », qui malgré toutes les attaques et flétrissures dont elle a fait l’objet, est finalement resté au coeur de notre modèle sociétal traditionnel. On va en revenir au civisme, à l’éducation, au respect des valeurs de la Cité, à la responsabilité parentale, bref on va se « recentrer » sur l’essentiel, comme on dit.

                  Est-ce mal de souhaiter cela ? Réactionnaire ? D’extrême-droite ? Pétainiste ? Nostalgique de Vichy ? Rien à foutre. C’est ma conviction de jeune français marié et futur père...

                  Ce qui n’empèche pas que la gay pride c’est cool, j’y étais d’ailleurs, j’adore la techno, je kiffe aussi le hip hop et le raï, toutes les occasions de danser et faire la fête sont bonnes à prendre, qu’elles soient à l’initiative de LGBT, black-beurs, mêmes les juifs à papilottes et les bonnes soeurs à cornette ont le droit de jerker, zooker et headbanguer !

                  LA MUSIQUE ADOUCIE LES MOEURS. 


                  • Shaytan666 Shaytan666 29 juin 2009 13:25

                    Une gay pride n’est plus, ni moins ridicule que la procession de la fête « Dieu » dans le quartier latin. Là aussi ils sont déguisés, les petits garçons portent même des robes.
                    http://fr.gloria.tv/?media=28091


                    • docdory docdory 29 juin 2009 14:29

                      @ Shaytan 666


                      Effectivement , là c’est la catho-pride ! Il y en a même une qui est voilée !

                    • Reinette Reinette 29 juin 2009 19:26

                      Shaytan666, ce ne sont pas ceux que l’on appellent les intégristes catholiques ?





                       


                    • Massaliote 29 juin 2009 15:08

                      La majorité des gens est fatiguée d’entendre pleurnicher sur les « zentils-zhomos-discriminés-parce-qu’y-peuvent-pas-se-marier ».


                      • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 juin 2009 15:22

                        @ Massaliote ....

                        En supposant que votre affirmation soit vraie, j’ai envie de vous dire, et alors ? Est-ce une raison suffisante pour abandonner un combat juste ?

                        Manuel Atréide


                      • Lapa Lapa 29 juin 2009 16:00

                        quel combat juste ?
                        l’homo a exactement le même droit que tout le monde a savoir se marier avec une personne du sexe opposé.
                        Maintenant si ça lui apporte rien niveau coeur c’est pas le problème du legislateur.

                        et puis combattre la discrimination et les préjugés en lançant de grotesques parades libidineuses caricaturales je suis pas sûr que ça fasse avancer les choses. beaucoup d’homos que je connais n’ont rien à voir avec une « tantouze sur char qui dandine du cul » et ne veulent surtout rien à y voir et sont assez affligé s de l’image que ça donne d’eux ; image qu’on retrouve après dans tous les films bien parigot-bourgeois.

                        Après tout, il faut bien que les gens s’amusent et j’ai rien contre. Mais faut pas appeler ça un combat. Juste un enième défilé coloré avec du bruit de fond comme il en existe tant d’autres.


                      • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 juin 2009 16:17

                        @ Lapa

                        Bien sur, un homo a le droit de se marier comme tout le monde, juste pas avec la personne élue de son coeur. J’en connais que cela fait ricaner, genre vous avez les mêmes droits, mais vous ne pouvez pas en profiter. Désolé de vous le dire, mais c’est le ricanement stupide de l’abruti qui croit jouer un bon tour. Mais bon, je ne vais pas vous expliquer ici pourquoi ce combat est juste. Il me suffit de vous dire que le mariage gay ne vous enlève rien.

                        Je ne vais pas non plus m’étendre sur votre vision de la gay-pride. Vous n’y avez manifestement jamais mis les pieds, sinon vous sauriez que cela n’a rien à voir avec l’image que vous en avez. Image qui n’est pas une caricature, juste une idée fausse - ou mensongère !

                        A vrai dire, il ne s’agit pas d’essayer de convaincre la petite minorité de personnes intolérantes et haineuses ici. Mon but est plutot d’ouvrir les yeux à celles et ceux qui manquent encore d’information sur le sujet. Année après année, ils sont de mieux en mieux informés, se rendent compte que cela n’a rien de délirant, qu’on ne retirera rien à personne et que ces droits sont somme toute le signe d’une démocratie en bonne santé. Et ils sont de plus en plus nombreux à approuver cela. C’est bon signe.

                        Alors, vos petites vitupérations ....

                        Manuel Atréide


                      • docdory docdory 29 juin 2009 18:59

                        @ Manuel Atréïde


                        Bon , déjà , à la base , le mariage m’a toujours semblé une convention sociale à la limite du grotesque ( relire « vers la liberté en amour » de Charles Fourier ) .
                        Ce que je plains , c’est les pauvres parents , qui , non seulement ont le malheur d’avoir un enfant homosexuel ( même ceux qui ne disent rien n’en pensent probablement pas moins ) , mais en plus se retrouvent à subir la corvée d’assister à leur mariage homosexuel !
                        Essayons de se mettre dans la peau du pauvre pater familias obligé d’envoyer à sa famille et ses amis des faire-parts de mariage homosexuel, et de devoir subir les quolibets de son entourage . Ce pauvre père se retrouve dans l’atroce situation de devoir accompagner à la mairie son fils en robe de marié ou sa fille en costume cravate et d’assister à cette grotesque « cérémonie » !!!...
                        il y a de quoi vouloir prendre un aller simple pour la Nouvelle-Zemble , ou, à la rigueur , la Karatchévo-Tcherkessie !

                      • Reinette Reinette 29 juin 2009 19:45


                        Docdory,

                        d’accord avec vous pour dire que le mariage est une convention sociale à la limite du grotesque
                        mais vous en connaissez, vous, des « pauvres parents » (sniff) qui prendraient comme un malheur d’avoir un enfant homosexuel et qui, en plus, iraient assister à leur mariage !

                        Les parents n’ont pas à être d’accord ou d’accord, c’est comme ça et pis c’est tout !

                        Les parents, quand ils divorcent ou font des conneries ne demandent pas l’avis de leurs enfants... encore heureux !


                        Je trouve exagéré vos formules : dans la peau du pauvre pater familias obligé de (...) Ce pauvre père se retrouve dans l’atroce situation (... )


                        Le mariage est en effet une grotesque « cérémonie » !!!...

                         

                      • Bois-Guisbert 29 juin 2009 20:33

                        « Bon , déjà , à la base , le mariage m’a toujours semblé une convention sociale à la limite du grotesque ( relire « vers la liberté en amour » de Charles Fourier ) »

                        C’est sûr que pour les balèzes, en revenir à la lutte des mâles pour la possession des femelles, c’est le rêve des rêves...

                        Fourier smiley smiley smiley smiley smiley


                      • docdory docdory 29 juin 2009 23:05

                        @Reinette 


                        j’ai parfois un certain goût pour la provocation gratuite quand il s’agit de contredire le politiquement correct .
                        Le mariage homosexuel me fait penser au syndrome de l’aéroport : beaucoup de gens pestent contre le fait qu’il faille parfois faire une centaine de kilomètres pour trouver un aéroport . Néanmoins , le jour ou l’on décide de mettre un aéroport à 500 mètres de leur maison , ils seront les premiers à faire partie d’une association de défense des sites !
                        Pour le mariage homosexuel , c’est pareil : beaucoup de bobos qui stigmatisent la ringardise de ces passéistes qui refusent le mariage homosexuel, changeraient diamétralement d’avis si leur fils leur présentait un moustachu à casquette de cuir pour futur mari, ou si leur fille leur présentait une future gendresse style camionneuse !

                        Personnellement , si j’avais le malheur qu’un de mes enfants devienne homosexuel ,ça m’emmerderait et m’attristerait profondément , mais qu’il ou elle ne me demande surtout pas , dans ce cas , d’assister à son « mariage » si celui-ci venait par malheur à être légalisé !

                      • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 juin 2009 23:24

                        @ Docdory ...

                        même pas envie de vous répondre, de peur d’avoir à patauger dans le marais où vous nagez. Etre capable de résumer avec autant de concision un si vaste ensemble de préjugés imbéciles, c’est un défi. Que je ne relève pas !

                        Manuel Atréide


                      • docdory docdory 30 juin 2009 10:07

                        @ Manuel Atréide 


                        Vous raisonnez et réagissez comme un parisien à la mode . Croyez vous un seul instant que les maires et conseillers municipaux de petits villages de province ont la moindre envie de célébrer dans leur mairie des mariages homosexuels ? Vous vous faites des illusions !!! Je pense que beaucoup refuseront purement et simplement de le faire .

                        Cela dit , je n’ai strictement rien contre l’homosexualité , chacun vit sa vie comme il l’entend,les homosexuel(les) ont parfaitement le droit de s’embrasser dans la rue , ça ne me gêne absolument pas. Ce à quoi je m’oppose , c’est aux dérogations communautaristes s’opposant à la loi commune . 
                        La loi commune , c’est qu’un mariage , c’est entre un homme et une femme .
                        Par exemple , certains imams prétendent célébrer des mariages religieux avant le mariage civil , ce qui est illégal. pas question de céder à ce genre de revendications communautaristes . Je ne serais pas logique avec moi même si je refusais d’un côté que la République cède aux revendications communautaristes religieuses , et si j’acceptais d’un autre côté qu’elles cède aux revendications communautaristes sexuelles .

                      • Shaytan666 Shaytan666 29 juin 2009 18:20

                        En Belgique, les homo’s ont le droit de se marier et même d’adopter et cela n’a pas provoqué un cataclysme national.


                        • Bois-Guisbert 29 juin 2009 20:36

                           les homo’s ont le droit de se marier et même d’adopter et cela n’a pas provoqué un cataclysme national.

                          Le combat pour l’indifférenciation sexuelle dans la société est de longue haleine... Et puis, en Belgique, vers 2030, ce sont les musulmans, désormais majoritaires, qui mettront de l’ordre dans ce boxon...


                        • Bois-Guisbert 29 juin 2009 20:29

                          les gay pride de province sont d’une toute autre eau que la grande gay pride parisienne. Et le nombre - plus réduit - des participants n’est pas le facteur déterminant : c’est plutot le fait que contrairement à Paris, le fait de défiler dans ces villes est un acte autrement plus militant.", observe Manuel Atreide.

                          Qui ne fait aucun cas de la honte et du chagrin des parents qui découvrent, en la circonstance, qu’ils ne seront jamais de vrais grands-parents d’enfants nés de deux êtres qui s’aiment, mais dans le meilleur des cas d’une sorte d’ersatz concocté dans les sordides éprouvettes d’un inséminateur, comme il y en a pour les vaches et les juments.

                          Quoi qu’en pense Manuel Atreide qui s’en fout, pour le pauvre gosse, ce n’est pas un bon départ dans l’existence.


                          • Julie Poizon Julie Poizon 29 juin 2009 21:04

                            Et les mamans stérilent sont-elles des juments elles aussi ? 

                            Les bébés éprouvettes sont-ils des sortes d’ersatz d’enfants ? Des mutants aux pénis géant qui sautera sur tous les croupions qui passent ? 

                            Navrant pour des gens qui se pensent si cultivés, la Culture c’est l’ouverture ! (D’ailleurs dans culture, il y a CUL hihihi)

                          • Bois-Guisbert 29 juin 2009 23:27
                            Navrant pour des gens qui se pensent si cultivés, la Culture c’est l’ouverture ! (D’ailleurs dans culture, il y a CUL hihihi)

                            J’ai des amis qui vivent, actuellement, une tragédie de cette nature. Je leur communiquerai votre joke.

                            Comme ils sont déjà effondrés, il ne devrait pas être dfficile de les faire écrouler de rire

                          • Manuel Atreide Manuel Atreide 29 juin 2009 23:32

                            @ Bois-Guibert ...

                            adressez les à tous les parents d’enfants homos. Beaucoup vous diront que le vrai drame, ce n’est pas d’envoyer un faire part de PaCS ou de mariage homo, c’est de voir les liens familiaux coupés parfois irrémédiablement pour des raisons aussi futiles que le « qu’en dira-t-on » et la peur du regard des voisins.

                            A moins bien sur que les voisins ne soient plus importants, en définitive, qu’un enfant !

                            Manuel Atréide


                          • Bois-Guisbert 29 juin 2009 23:52

                            c’est de voir les liens familiaux coupés parfois irrémédiablement pour des raisons aussi futiles que le « qu’en dira-t-on » et la peur du regard des voisins.

                            A moins bien sur que les voisins ne soient plus importants, en définitive, qu’un enfant !

                            C’est amusant ce que vous dites. Il y a quelques années déjà que je me suis aperçu que, quand les gens n’ont plus peur du « qu’en dira-t-on » et du regard des voisins, c’est la fin de la société :

                            — Je fais ce qui me plaît et les autres, je leur pisse à la raie...

                            Ce monde, qui vous plaît, est sur le pas de la porte mais ce n’est pas celui que je souhaitais à ma descendance. Je considère même que c’est l’un des symptômes les plus évidents de la décadence de notre civilisation.

                            Vous-même, vous aurez peut-être l’occasion de déplorer cette perte, un jour. On n’est jamais sûr de rien, dans l’existence. Déjà quand quelqu’un se fait agresser, les passants pressent le pas et regardent ailleurs...

                            C’est logiquement ce qu’on fait quand on pisse à la raie des autres : on ne va pas risquer un mauvais coup pour leur venir en aide, n’est-ce pas ? Et la peur de passer pour un lâche, c’est juste bon pour ceux qui craignent le « qu’en dira-t-on » et le regard des voisins.

                            Dont nous avons vu, justement, ce qu’il convient de penser...


                          • Julie Poizon Julie Poizon 29 juin 2009 23:52

                            Un drame culturel ? Je ne comprends pas ???


                            Par contre, si ca concerne les mertes porteuses, merci de ne pas m’imputer les propos d’un autre, je ne fais que citer jenesaisplusqui...

                            A bientot !

                          • Bois-Guisbert 30 juin 2009 00:03

                            Un drame culturel ? Je ne comprends pas ???

                            Laisser tomber... De toute manière, ce que vous dites n’est pas très intéressant.

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