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Géopolitique du libre-échange

Le long cheminement du nouvel ordre mondial (NOM)

L’utilisation historique par les Etats-Unis d’Amérique du libre échange comme arme d’annexion des Etats commence a être connu des français1. Le libre-échange ainsi utilisé s’accompagne de la suppression des débats publics et d’une corruption de grande ampleur, recettes que l’Union Européennes applique à la lettre.

 

Ce qui est en revanche nettement moins connu est le parcours historique du libre-échange en France, en Europe et dans le monde en général.

 

Le pilier fondateur du libre-échange, premier acte de son avènement mondial, se situe formellement en 1791 en France, année qui a vu naître à la fois le décret d’Allarde (des 2 et 17 mars 1791) et la loi Le Chapelier (14 juin 1791).

Le décret d’Allarde, officiellement paré des vertus de la liberté, a supprimé les « corporations », qui n’étaient rien d’autres que des associations qui règlementaient dans chaque ville les personnes exerçants le même métier. Il s’agissait déjà de la suppression des barrières non tarifaires (c’est-à-dire réglementaires) à l’intérieur du territoire de la France.

La loi Le Chapelier, elle aussi parée des merveilleuses vertus de la liberté, a interdit les organisations ouvrières, notamment les corporations de métiers mais aussi les rassemblements paysans et ouvriers ainsi que le compagnonnage ; elle ne visait en revanche ni les clubs patronaux, ni les trusts et ententes monopolistiques qui ne furent jamais inquiétés.

Les deux nouveautés législatives que sont le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier, au tout premier plan des « acquis révolutionnaires », sont en réalité le premier pas vers le libre échange.

 

Au niveau international, l’année 1947 constitue le second acte, le second pilier fondateur, de la progression technique du libre-échange. Les accords internationaux du GATT mettent en effet en place la matrice d’un commerce international conforme au libre échange. L’ordre international du libre échange a été parachevé par les accords de Marrakech (avril 1994) à l’occasion desquels une annexe (sic) à l'acte final du Cycle d'Uruguay prévoit la création de l’OMC. Une fois l’organisation mondiale du commerce (OMC) en place, les accords de libre échange se sont mis à fleurir un peu partout sur la planète.

 

S’agissant de l’Europe, l’idéologie du libre-échange se déroule selon la chronologie suivante :

  1. Le traité de Rome du 25 mars 1957 instituant la CEE : la libre circulation des capitaux, formellement inscrite, n’est pas encore effective ;

  2. La directive du Conseil européen dite Delors-Lamy de 1988 qui prévoit la libéralisation complète du marché des capitaux pour 1990 ;

  3. Le Traité de Maastricht (1992) ;

  4. Les articles 32, 45, 49 à 55 et 63 du TFUE (liberté de circulation des marchandises, des travailleurs, liberté d’établissement et liberté de circulation des capitaux), issu du fameux traité de Lisbonne ratifié par la France moyennant une forfaiture politique, terminent au niveau européen le travail commencé en France en 1791 en exigeant la liberté totale pour les groupes étrangers de s’ingérer sans limite sur des territoires qui antérieurement protégeaient leurs ressortissants.

 

L’avènement des grands marchés transatlantique et transpacifique dont les négociations, déjà presque achevées, vont bon train constituera l’ultime étape de l’avènement du commerce comme ordre sociétal supérieur mondial. Le Congrès américain a voté en juin 2015 des pouvoirs accrus au président Obama afin de lui permettre de conclure des accords commerciaux avec la région Asie-Pacifique et l’Union européenne. De leurs côté, les présidents américains, français et allemands, se déclarent très pressés de mettre un terme aux négociations en cours qui n’ont, de leur point de vue, que trop tardées.

 

Les grands marchés transatlantique (TTIP/TAFTA, CETA/AECG, TISA) et transpacifique sont matérialisés par divers accords de libre-échanges qui seront, si la méthode appliquée à la création de l’Union européenne est suivie (ce qui est plus que probable), le marche-pied à l’avènement d’un traité plus vaste instaurant des institutions chargées de réguler le monde.

L’oligarchie prédatrice nous aura alors, pas à pas, amené collectivement au Nouvel Ordre Mondial (NOM) tant attendu. La technique utilisée par les partisans et auteurs du mondialisme est toujours la même : faire en sorte que la marche suivante soit rendue nécessaire par celle qui la précède.

Est-il besoin de préciser que le NOM est attendu, non pas par les peuples, mais bien par l’oligarchie transnationale d’origine anglo-saxonne2. Oligarchie qui a pris le pouvoir politique en occident en utilisant méthodiquement et principalement la monnaie et le commerce, dont le libre échange est la composante essentielle, comme armes de domination politique. L’ordre militaire étatique, les milices privées et les guerres restent soit des moyens de secours, lorsque la domination politique par l’économie a échoué, soit des moyens pour imposer la domination économique à des dirigeants politiques récalcitrants.

 

Attardons nous un instant sur le contenu de ces grands marchés de libre-échange. Ils supposent une prise de pouvoir définitif des corps économiques constitués sur les institutions politiques contrôlées par les citoyens. Les barrières tarifaires et surtout non tarifaires, c’est-à-dire toutes les réglementations protectrices des consommateurs et des citoyens devront céder face à la sacro sainte loi de l’investissement et des marchés. La clause de règlement des différends incluse dans les traités de libre-échange donne aux multinationales le droit d’attaquer en justice les Etats qui auront eu l’audace d’édicter des réglementations protectrices dont l’effet secondaire sera de réduire ou annuler l’espoir de gain résultant d’un investissement par des multinationales.

Pour faire bonne figure devant la levée de boucliers populaires, la négociatrice pour l’Union Européenne (commissaire en charge du commerce) envisage de transformer la cour d’arbitrage initialement prévue pour le règlement des différends en tribunal public. Un tribunal public permanent, payé par les con-tribuables européens, sera donc chargé de punir les Etats qui auront adopté des règlementations protectrices de leurs ressortissants dont l’effet aura été de réduire l’espoir de gain suscité par un investissement.

Voilà l’avancée démocratique de l’UE : remplacer une Cour d’arbitrage rémunérée par les parties en cause (entreprise et Etat) par un « tribunal d’investissement public » intégralement payé sur financement public (donc intégralement payé par les con-tribuables) pour protéger les investissements privés des multinationales. Belle rhétorique des mondialistes !

 

En conclusion, le commerce et le libre-échange ne peuvent prospérer politiquement que débarrassés des barrières réglementaires et humaines chargées de réguler les abus d’accaparement. Le libre-échange ne se souci pas de contre-pouvoir, il a précisément pour ennemi déclaré toute régulation laquelle s’analyse comme une entrave a l’extension de son pouvoir. Le pouvoir sans contre-pouvoir, c’est-à-dire le pouvoir absolu, est l’essence même du libre-échange.

Les nations et leurs institutions sont de potentiels freins à l’expansion du commerce tous azimuts, produits et organes du corps humain inclus. Aussi le destin que leur assigne l’oligarchie est de disparaître définitivement. Les Etats et leurs institutions, derniers remparts des peuples, ont vocation à disparaître du paysage politique qui deviendra vierge de tout corps constitués autres que par et pour servir l’oligarchie, laquelle est déjà officieusement au pouvoir.

Le libre-échange est synonyme de « point de droit autre que celui de faire commerce de tout et partout ». La liberté du commerce n’a pas pour vocation d’être celle du citoyen, elle a pour vocation de servir en fin de parcours les seuls intérêts de la petite caste qui détient les principaux capitaux de ce monde et qui s’apprête, à la faveur de crises bancaires savamment entretenues, à mettre la main sur tous les biens matériels qui lui échappent encore. C’est l’oligarchie à la manœuvre qui profitera de la disparition des contre-pouvoirs étatiques et de l’illusion du commerce pour tous, illusion savamment entretenue par les mondialistes, maîtres incontestés et inégalés en rhétorique.

 

La liberté dite révolutionnaire, faussement proclamée « pour tous », a été, est et sera en définitive le moyen de tuer aussi surement que discrètement la liberté civile et patrimoniale du plus grand nombre.

La finalité du libre échange est d’être fatal à la démocratie, à la liberté des peuples à disposer d’eux mêmes, à la liberté individuelle et à la propriété privée pour tous.

 

Le libre-échange, élevé au rang de « religion », est utilisé par l’oligarchie comme une arme, redoutablement efficace, de destruction des nations, des peuples et des individus. Il en résulte que l’avènement du nouvel ordre mondial (NOM) ne sera rien d’autre que la résurgence du système féodal : un nouveau système de dépendance et d’asservissement fondé sur la domination monétaire et commerciale.

 

 

Notes :

 

  1. Le lecteur curieux est renvoyé à un ouvrage de David Orchard « Hors des griffes de l’aigle. Quatre siècles de résistance canadienne à l’expansionnisme américain. » ; voir en particulier le rapport au département d’Etat le 13 mai 1854 d’Isaac Andrews, agent secret des Etats-Unis d’Amérique : « Dans le but d’aider les mouvements partisans de l’annexion et du libre échange au Canada, j’ai versé 5 000 dollars à un rédacteur de journal, 5 000 dollars à un procureur général, 5 000 dollars à un inspecteur général et 15 000 dollars à un député de l’assemblée du Nouveau-Brunswick. J’ai pris par conséquent les mesures qu’exigeait la situation au Nouveau-Brunswick afin de modérer l’opposition et de tranquilliser l’opinion publique. J’ai réussi à me rendre à… avant la fin de la session de l’assemblée législative du Nouveau-Brunswick et ainsi éviter tout débat sur la proposition de traité de libre échange à l’étude ou sur toute autre mesure législative néfaste. J’ai déversé plus de 100 000 dollars pour convaincre d’éminentes personnalités d’appuyer l’annexion du Canada par les Etats-Unis ou, sinon, le libre-échange avec les Etats-Unis. Mais cette somme n’est rien en comparaison des privilèges qui vont être obtenus de façon permanente et du pouvoir et de l’influence que cela donnera à jamais à notre Confédération. »

  2. Cf. « histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine », de Carroll Quigley publié aux Etats-Unis en 1981 et traduit en français cette année, avec une préface de Pierre Hillard : https://www.youtube.com/watch?v=sU-M8VnX1dU

 


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34 réactions à cet article    


  • Spartacus Spartacus 7 juillet 2015 12:21

    « En conclusion, le commerce et le libre-échange ne peuvent prospérer politiquement que débarrassés des barrières réglementaires et humaines chargées de réguler les abus d’accaparement. »


    Quelle ignorance et cliché stupide marxiste.

    Le libre-échange, c’est aussi le droit. Le droit du contrat. En cela il se différencie du collectivisme, car l’échange est accepté ou refusé par les 2 intervenants d’un échange là ou le collectivisme impose sans contrat écrit des normes que subissent les 2 intervenants d’un échange.

    Le libre échange est le respect des individus au niveau micro-économique, là ou le collectivisme est une une contrainte au niveau micro économique et un abandon du libre arbitre et la liberté individuelle de l’échange contre des réglementations de vision macro-économiques basée sur des théories et des principes directivismes.

    Le commerce-libre ne tue personne et ne contraint personne. 

    Le seul palliatif connu, le collectivisme est un échec patent. Car tous les systèmes collectivistes macro-économiques ne satisfont jamais les besoins micro-économiques.

    • Valouchkaïa 7 juillet 2015 12:38

      @Spartacus
      Vous vous situez dans une optique binaire dépourvue de sens réel. Par ailleurs, nous ne nous situons pas dans un monde parfait et idéal mais dans la vraie vie où le libre-échange est, comme la monnaie, manipulée par des gens qui ne veulent pas du bien au commun des mortels et qui visent à s’approprier tout, ou l’essentiel, des biens tangibles de ce monde.

      Que vous le vouliez ou non, les idéologies sont passées de mode. Retour à la case « le monde réel »


    • Hervé Hum Hervé Hum 7 juillet 2015 14:25

      @Spartagus

      tout est faux dans ce que vous écrivez, mais comme c’est une perte de temps...

      cette fois ci, je vais faire exception, juste pour m’amuser de temps en temps avec vous

      "Le libre-échange, c’est aussi le droit. Le droit du contrat. En cela il se différencie du collectivisme, car l’échange est accepté ou refusé par les 2 intervenants d’un échange là ou le collectivisme impose sans contrat écrit des normes que subissent les 2 intervenants d’un échange."

      la monnaie a été conçu pour permettre le libre échange, elle représente d’ailleurs un contrat d’échange de valeur au porteur. Celui qui détient la monnaie, détient la partie droit de créance et celui qui n’en dispose pas la partie devoir de dette. Dans le système capitaliste, la créance est toujours particulière, mas la dette est elle collective, autrement dit, collectivisé, car celui qui ne dispose pas de moyens de productions ou de réserve de valeur ou créance, se retrouve, de fait, en dette envers ceux qui sont propriétaires des moyens de productions et de son financement. Pourtant, il n’a conclu aucun contrats en reconnaissance de dette envers le propriétaire du droit de créance ???

      ici donc, il y a à la fois collectivisme et imposition des termes du contrat d’échange par une partie. Il y a accumulation de droits d’un coté et accumulation de la dette correspondante de l’autre.

      Bref, il n’y a pas de libre échange, mais imposition des termes de l’échange par la partie droit sur la partie devoir.



    • Spartacus Spartacus 7 juillet 2015 15:16

      @Valouchkaïa


      Bien au contraire. 
      La micro économie est le réel là ou la macro économie est une supputation de théories moyennes que ce que éventuellement serait bien. 

      Le « libre échange » n’existe comme libre échange que parce qu’il n’est pas « manipulé ». Dans ce cas ce n’est plus un « libre échange ».

      Un libre échange « manipulé » n’est plus un libre échange. C’est une connivence ou capitalisme de connivence ou socialisme. 

      Quand à l’image du « renard dans le poulailler » est l’expression typique d’un état d’esprit qui ne comprend pas la dynamique du capital

      Le libéral dans cette histoire voit le mal du poulailler qui entrave la liberté, là ou le collectiviste croit que le renard est mauvais car le poulailler correspond à son idée du bonheur, la vie en servitude.

      La poule du poulailler finira rôtie ou au pot dimanche prochain. POINT. 

      Ne pas voir dans le mal dans le poulailler et voir le mal du renard qui dispose de son libre arbitre et n’est pas enfermé dans le poulailler et ne finira pas pas dans le collectiviste organisée qui a pour but de plumer la volaille.
      La morale de cette histoire est ce que chacun en fait. 


      @Hum
      La monnaie n’est qu’un vulgaire moyen qui facilite l’échange, mais pas le « libre échange ».
      C’est un moyen de mesure de l’échange. 

      Le marché de la monnaie n’est pas à l’intérieur des frontières un marché de « libre échange », mais un 
      marché de connivence car c’est un monopole.

    • Hervé Hum Hervé Hum 7 juillet 2015 15:30

      @Spartagus

      votre réponse est l’art de noyer le poisson !

      la monnaie ’qu’un vulgaire moyen"  ?

       Et dire que le monde se bat et est prêt à sombrer dans le chaos pour quelque chose d’aussi vulgaire !

      vite, allez leur expliquer que la monnaie c’est vulgaire... Je suis sûr qu’ils seront tous prêt à vous aider à vous défaire de quelque chose d’aussi vulgaire.

      Mais peut être aimez vous la vulgarité ? C’est à ne plus rien comprendre !!


    • Valouchkaïa 7 juillet 2015 15:34

      @Spartacus
      Je ne vais pas discuter mille ans dans un dialogue de sourd = cet article parle du libre-échange tel qu’il nous est actuellement imposé (par l’oligarchie est-il besoin de préciser ?), pas d’un libre échange qui n’existe pas dans la vie actuelle et qui serait la liberté éternelle pour tous de commercer.

      Par ailleurs votre concept de libre-échange idéal se heurte de façon irrémédiable aux rapports de forces humains. Aujourd’hui, un petit groupe d’homme a pris le pouvoir, une oligarchie, par le biais de la monnaie et du commerce qu’ils contrôlent parfaitement. Dans ce cadre conjoncturel, ils nous imposent un libre-échange qui est la liberté du gros de manger le petit. L’article ici présenté ne va pas plus loin.


    • Spartacus Spartacus 7 juillet 2015 17:21

      @Valouchkaïa

      C’est quoi le « rapport de force » ?


      Il y a 15 ans les dirigeants de Microsoft, Google, Tesla Motors, Facebook, Free ou Vente-privée n’avaient aucun pouvoir. 

      Seul l’état dispose de la force pour contraindre. Les pénuries de monnaies sont le fait de états. Voyez la Grèce.

      La monnaie ? Comme tous les monopoles ses jours sont comptés. Elle trouvera son Uberpop. 

      Déjà en Afrique Vodaphone ou Orange Monney et leurs porte monnaie électronique remplacent les banques pour et 70% des échanges virtuels.
      La seconde monnaie des pays ou les changes sont contraints (Venezuela Grèce) est le Bitcoin.
      Dans l’aviation commerciale l’échange de points (miles) représente 4% des échanges sans monnaie. 


    • Valouchkaïa 7 juillet 2015 18:09

      @Spartacus
      Je suis vraiment navrée de devoir vous enlever vos illusions sur l’oligarchie : les sociétés et autres écrans changent de noms régulièrement mais les principaux propriétaires, très rarement en première ligne d’ailleurs (pour ne pas dire jamais), restent remarquablement stable sur la durée des entreprises dominantes du moment. Les personnes morales ont pour avantages de dissoudre l’apparence des personnes physiques propriétaires. Je vous suggère de vous intéresser à des groupes comme Vanguard, à la dynastie Rothschild, Rockefeller etc.

      Vous pourriez également, par exemple, vous intéresser aux propriétaires de la Fed.

      Vous y verrez ensuite plus clair dans la notion de rapport de force.


    • Parrhesia Parrhesia 8 juillet 2015 09:19

      @Spartacus
      >>>Le libre-échange, c’est aussi de droit...<<<

       C’est très exactement « le droit du plus fort » !!!

    • Spartacus Spartacus 8 juillet 2015 11:07

      @Valouchkaïa


      En fait ce sont des clichés. 
      Les exemples cités sont les pays ou l’assesseur social est le plus élevé. ou les plus pauvres sont plus riches que 70% des habitants de la terre.
      C’est le pays ou le turn over des plus riches est celui qui varie le plus, ou le niveau de vie est le plus élevé le chomage moindre, les fonctionnaires et société à charge la moins nombreuse, et le bien être individuel plus élevé.

    • Valouchkaïa 8 juillet 2015 15:14

      @Spartacus
      La réalité de la domination économique n’est en aucune façon un cliché cher monsieur, je vous conseille fortement de vous informer avant d’asséner vos « vérités » illusoires et utopiques aux autres. Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.


    • Valouchkaïa 8 juillet 2015 16:13

      @Spartacus
      Pour vous aider un peu dans vos recherches :

      The network of global corporate control

      (Submitted on 28 Jul 2011 (v1), last revised 19 Sep 2011 (this version, v2))
      Abstract : The structure of the control network of transnational corporations affects global market competition and financial stability. So far, only small national samples were studied and there was no appropriate methodology to assess control globally. We present the first investigation of the architecture of the international ownership network, along with the computation of the control held by each global player. We find that transnational corporations form a giant bow-tie structure and that a large portion of control flows to a small tightly-knit core of financial institutions. This core can be seen as an economic « super-entity » that raises new important issues both for researchers and policy makers.


      Comments : Main Text (10 pages, 3 figures and 1 table) and Supporting Information (26 pages, 7 figures and 4 tables), 2nd version (with minor comments, typos removed, detailed acknowledgement, better referencing of Supporting Information)Subjects : General Finance (q-fin.GN) ; Social and Information Networks (cs.SI) ; Physics and Society (physics.soc-ph)Journal reference : PLoS ONE 6(10), e25995 (2011)DOI : 10.1371/journal.pone.0025995Cite as : arXiv:1107.5728 [q-fin.GN] (or arXiv:1107.5728v2 [q-fin.GN] for this version)
      Submission historyFrom : James Glattfelder B [view email]
      [v1] Thu, 28 Jul 2011 14:57:51 GMT (1668kb)
      [v2] Mon, 19 Sep 2011 14:36:01 GMT (1413kb,D)

    • samuel 9 juillet 2015 10:07

      @Spartacus

      « Google, Facebook, Free ou Vente-privée », pensez donc. Des bolchéviques.

      Sans la recherche dans le domaine de l’internet financée par l’Etat Américain (via des... impôts ! Eurkk....), quid des magnifiques idées de nos petits génies.

      Mais chut, il ne faut le crier trop fort.

    • Hervé Hum Hervé Hum 7 juillet 2015 14:12

      La finalité du libre échange est d’être fatal à la démocratie, à la liberté des peuples à disposer d’eux mêmes, à la liberté individuelle et à la propriété privée pour tous.

      voilà la phrase qui détruit tout le fond de votre article et sur laquelle s’appuie précisément les propriétaires souverains de l’économie.

      votre phrase est l’application de l’aphorisme de Bossuet « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences »

      en effet, la propriété privé pour tous est un oxymore, contenant en plus un pléonasme (la propriété est toujours privé). la propriété n’a de sens que si elle permet la plus-value pour en tirer profit, qui consiste à pouvoir exploiter autrui. Si la propriété ne permet pas d’exploiter autrui, alors, elle n’a aucun intérêt propre. C’est le fondement de son existence, sa profession de foi. Sans profit d’autrui, la propriété est vide, puisque ne reste que l’exploitation de soi même.

      La propriété privée pour tous est donc impossible, il faut absolument qu’elle ne soit vrai que pour une minorité, afin de pouvoir exploiter la majorité dépourvu de propriété, entendu que nous parlons de propriété des moyens de productions et de son financement, la propriété de son habitation (on ne parles pas d’hotel) n’étant pas source de profit, ou exceptionnellement.

      La propriété pour tous des moyens de productions et de son financement est alors le bien commun, public et ne peut donner lieu à la propriété pour tous, sauf à interdire l’économie moderne basé sur le regroupement de force productives de différentes valeurs, soit, faire du libre échange qui aboutira systématiquement à la propriété de quelques uns sur les autres par la loi du talent à faire prospérer son bien et d’autre à le déprécier.

      c’est mécanique, vous ne pouvez invoquer la propriété des moyens de productions et de son financement pour tous (donc divisé en part égale), sans interdire l’économie moderne de fonctionner. La seule solution que vous avez, c’est d’abolir la propriété des moyens de productions et de son financement, donc, de le collectiviser. Et encore, reste à voir comment on fait avec la monnaie qui représente une créance en contrepartie d’une dette.

      Si vous voulez comprendre comment résoudre cette apparente quadrature du cercle, lisez mes articles, et surtout, ne manquez pas les prochains.


      • Valouchkaïa 7 juillet 2015 14:18

        @Hervé Hum
        Je suis vraiment désolée de vous décevoir mais les faits sont les faits : ceux qui, hier encore prêchaient pour la propriété privée pour tous, sont disposés aujourd’hui à en priver tout le monde afin de s’accaparer tous les biens de cette planète. La monnaie de singe à laquelle ils ont réduit le terme de « monnaie », qui va bientôt collapser, n’y est sans doute pas pour grand chose : il faut rafler la mise avant que tout ne s’effondre.

        Les gens doivent apprendre à penser et observer par eux-mêmes en faisant fi des idéologies qui leur obstruent le cerveau. L’oligarchie ne veut plus de la propriété privée pour tous, elle veut tous les biens pour elle !


      • Valouchkaïa 7 juillet 2015 14:30

        @Hervé Hum,

        Il faut lire : « n’y est sans doute pas pour rien » et non « n’y est sans doute pas pour grand chose » !

        Cet article n’est pas un article d’idéologie, il se borne à décrypter des faits afin que les gens comprennent bien ce qui est en train de se passer. Que la propriété privée soit possible ou non pour tous n’est pas du tout le problème abordé dans cet article, je ne prends pas position sur cette question.

        Par ailleurs, le terme de propriété privée pour tous a sans doute été donné en pâture au peuple pour lui faire avaler le principe de la liberté commerciale et de libre-échange alors que les individus à la manœuvre (l’oligarchie) savaient pertinemment qu’il s’agissait, en fin de parcours, de la liberté pour le renard dans le poulailler. Je pense que ceci n’est pas discutable en effet mais le sens de mon article ci-dessus ne s’inscrit pas dans cette dernière dialectique.


      • Hervé Hum Hervé Hum 7 juillet 2015 14:55

        @Valouchkaïa

        vous écrivez :

        "ceux qui, hier encore prêchaient pour la propriété privée pour tous, sont disposés aujourd’hui à en priver tout le monde afin de s’accaparer tous les biens de cette planète.« 

        relisez mon commentaire, c’est bien ce qu’il dit aussi !

        la différence entre vous et moi, c’est que je ne dispute pas une idée qui appartient à la rhétorique de mon adversaire, non, j’identifie la manipulation et corrige la sémantique pour sortir de son conditionnement.

        Vous dites que l’idée de propriété privée pour tous était prêchée par ceux que vous dénoncez, mais au lieu de relever le piège, vous vous y enfoncez !

        relisez mon commentaire précédent, la propriété privé est un pléonasme, dont l’usage consiste à répéter la même idée pour la renforcer et bloquer la pensée. c’est disons, la forme subtile de la novlangue. C’est du même ordre que dire le citoyen consommateur, un citoyen non consommateur, c’est un crève la faim. Et puis il y a encore plus subtil, c’est l’oxymore présenté en forme de pléonasme, du grand art. Ainsi en est t-il du »droit au travail" alors que le travail n’est pas un droit, mais un devoir, celui de travailler pour subvenir à ses besoins ou ceux de sa famille. Le droit étant l’accès aux besoins primaires. Il faut d’ailleurs mettre cela en parallèle avec la notion de droit tout court qui sous son vocable contient à la fois le droit et le devoir. Donc, confond les deux !

        cela permet alors de faire oublier que le droit n’est pas une obligation, mais une option, car c’est le devoir qui est une obligation. Ainsi, si le travail est un droit, ce n’est pas une obligation et on peut ne pas répondre à ce droit car c’est uniquement une option. Mais vous allez dire que c’est aussi un devoir car si tout le monde ne réclame que son droit et pas son devoir, tout s’arrête !

        Et voilà, vous êtes perdu dans un imbroglio sémantique, tournant en rond et cherchant qui de la poule ou de l’oeuf est en premier.

        La réponse est que tout droit implique un devoir et tout devoir applique un droit.

        Travailler est alors un devoir pour acquérir un droit. Mais alors se pose la question de ceux qui ont plus de droits que de devoirs ? On pense de suite à l’injustice, seulement, comme l’idée répandu est de défendre ses droits et non ses devoirs, bingo, vous êtes retombé dans l’histoire de la poule et de l’oeuf !!!!

        c’est ce qui se passe avec la propriété pour tous et vous plongez tête baissé tout en m’accusant de ne pas y plonger moi même...


      • Hervé Hum Hervé Hum 7 juillet 2015 15:00

        @Valouchkaïa

        je lis votre dernier commentaire après avoir publié le mien.

        Je vois que vous avez un excellent niveau de conscience. C’est très plaisant !

        Je vous invite à étudier la rhétorique des sophistes du capitalisme, vous verrez comment ils ont su verrouiller la pensée juste avec la maîtrise de la sémantique.

        Orwell dénonçait l’oxymore, mais il avait oublié le pléonasme qui est une arme bien plus redoutable car sans celle ci, l’oxymore ne fonctionnerait pas.


      • Valouchkaïa 7 juillet 2015 15:25

        @Hervé Hum
        En effet, nous sommes d’accord. L’oligarchie et ses affidés maîtrisent parfaitement l’art de la rhétorique, il ne faut pas chercher plus loin la raison de la disparition de la rhétorique des enseignements scolaires et universitaires : cela les dispense d’avoir à justifier leurs absurdités. J’ai de multiples exemples (très concrets donc) récents dans lesquels la rhétoriques leur a servi à se sortir d’un mauvais pas pour eux en allant toujours plus loin dans la poursuite de leurs objectifs.


      • Hervé Hum Hervé Hum 7 juillet 2015 16:01

        @Valouchkaïa

        c’est un plaisir de vous lire !


      • Hervé Hum Hervé Hum 8 juillet 2015 10:57

        bonjour,

        j’’apprécierai que vous me donniez votre avis sur mon dernier article, celui ci tente de faire comprendre la manipulation des esprits qui amalgame monnaie de dépot et monnaie de crédit.
        merci !


        • Valouchkaïa 8 juillet 2015 13:41

          @Hervé Hum
          Je lirai ça dès que possible pour vous donner mon avis. Mais j’ai dores et déjà une remarque à faire sur le « tempo » => vous parlez de la monnaie du XXème siècle beaucoup plus que de celle du XXIème siècle car la future monnaie, celle que l’oligarchie nous réserve, sera totalement dématérialisée ; c’est en tout cas vers ce type de « monnaie » qu’ils souhaitent orienter les choses après l’effondrement généralisé des monnaies anciennes. Tout sera à la fois différent et bien pire, la domination, les puces RFID aidant, plus serrée encore qu’aujourd’hui.

          Celle ne retire rien à la nécessité de démystifier le fonctionnement de la monnaie du XXème siècle ; tâche à laquelle vous semblez vous être attelé.


        • Valouchkaïa 8 juillet 2015 16:35

          @Hervé Hum
          Ce que vous dites sur ce que vous appelez la monnaie de crédit est approximatif = il est vrai que l’opération serait blanche s’il n’y avait pas d’intérêts en jeu MAIS le paiement des intérêts n’opère aucune création monétaire, il ne fait qu’opérer un transfert de capitaux du débiteur vers le créancier, c’est-à-dire la banque.

          Vous ne parlez pas des opérations pour compte propre des banques, qui sont de pures opérations spéculatives, autorisées par les pouvoirs publics, mais dont les risques ne sont, in fine, pas pris par les banquiers mais par les citoyens (déposants et, plus largement, con-tribuables en cas de faillite bancaire).

          Par ailleurs, il me semble que c’est beaucoup moins « la propriété des moyens de production » et les conséquences que vous lui accordez que la dérégulation suivie de la créativité bancaire débridée (CDS) qui, assorties aux « spécial purpose véhicules » du législateur, ont permis, par exemple = 1) les supprimés et 2) leur diffusion partout sur la planète, ont généré les problèmes actuels.

          Vous ne parlez pas non plus de toutes les opérations de CDS (hors bilan), alors qu’il s’agit, ici encore de l’essentiel du problème.

          Tout a été calculé à l’avance, car les conséquences de la dérégulation étaient connues de longue date et, en tout état de cause, ne pouvaient plus être ignorées depuis ce qu’il est convenu d’appeler, la « crise de 29 ». Il ne peut être question de hasard ou de courte mémoire dans ces matières ultra-contrôlées. Simplement une marche supplémentaire dans le Nouvel Ordre Mondial, en suivant le principe « ordo ab chaos »


        • Valouchkaïa 8 juillet 2015 16:45

          @Valouchkaïa
          Lire les « subprimes » pas les « supprimés » (erreur de la correction automatique !)


        • Hervé Hum Hervé Hum 8 juillet 2015 17:55

          @Valouchkaïa

          merci de votre attention et commentaire.

          Je vois que j’ai affaire à un connaisseur et c’est bien ce que je recherche pour relever les erreurs ou fautes.

          J’ai volontaire évité de rentrer dans ce jeu du détail, car il tue toute possibilité de voir la base simple du fonctionnement monétaire. D’ailleurs, si je m’y étais hasardé, je n’aurai rien pu saisir, noyé comme le poisson dans l’eau ! Donc, je ne pouvais pas parler de la spéculation, des CDS ou autres que je ne maîtrise pas et qui m’ interdit de comprendre quoi que ce soit. D’autant que ce sont là les conséquences de ce que le système offre comme possibilité et non la cause du système. Peu m’importe donc que les outils de contrôles et de régulations ont été supprimés volontairement ou détournés frauduleusement, c’est la dynamique du système qui m’importe de comprendre, de dénoncer pour pouvoir proposer une alternative crédible. C’est trouver une solution qui m’intéresse, pas de faire juste de l’anathème, car au lieu d’être porteur d’espoir, il le détruit s’il n’offre pas de solution alternative. L’exemple des altermondialistes et des indignés doit servir de leçon, car en effet, pendant ce temps là, l’oligarchie avance ses pions sans véritable résistance avec juste un slogan, nous ou le chaos.

          Je pense que vos remarques n’invalide donc pas le fond de mon analyse disons primordiale du fonctionnement de la monnaie.

          ainsi vous écrivez

          Ce que vous dites sur ce que vous appelez la monnaie de crédit est approximatif = il est vrai que l’opération serait blanche s’il n’y avait pas d’intérêts en jeu MAIS le paiement des intérêts n’opère aucune création monétaire, il ne fait qu’opérer un transfert de capitaux du débiteur vers le créancier, c’est-à-dire la banque.

          Je n’ai pas écrit le contraire, j’ai surtout écrit que sans création monétaire, le système se bloquerait très rapidement, or, les intérêts ne peuvent pas êtres de la monnaie temporaire, de même nature que le crédit, elle doit être une monnaie « indestructible » et donc s’ajouter à la masse monétaire existante qui représente autant une création de créance qu’une dette elle aussi indestructible. Nous sommes ici véritablement au fondement de la création monétaire. Mais je persiste, cette forme de création monétaire est faite exclusivement pour servir la propriété des moyens de productions. Sans la propriété, il n’y a plus de monnaie indestructible, seulement de crédit qui naît en fonction de la demande et meurt une fois cette demande assouvit. La vie, c’est la métaphore de sisyphe, un éternel recommencement, sauf pour ceux qui accumulent des droits en exploitant autrui. Mais l’artisan, le paysan, l’ouvrier, l’employé, se remet chaque à exécuter son ouvrage, identique ou différent, l’injustice est que certains n’exécute rien d’autres que de lester un peu plus la charge des uns et écraser ceux qui ne servent plus. Philosophiquement je l’explique très bien, mais cette même explication me conduit à dire... Stop !

          Je n’ai pour l’instant parlé que de la monnaie ayant cours jusqu’à aujourd’hui pour amener à la compréhension de la solution qui sera proposé.

          L’astuce, est de reprendre toute l’énergie déployé par l’oligarchie pour imposer son système afin de le guider vers celui qui sera proposé. Si je ne me trompe pas, c’est un tour de passe passe où ce sont eux mêmes qui auront tout préparé à l’avènement de cette solution alternative, mais bien sûr, sans leur consentement.

          Bref, c’est l’histoire de l’arroseur arrosé !!!

          Mais la solitude se fait cruellement sentir... Parce que je peux faire complètement fausse route tant que je n’ai pas d’écho.


        • antyreac 8 juillet 2015 18:01

          @Valouchkaïa
          Vous gagnerez à être plus clair en prenant l’exemple sur Spartacus....


        • Valouchkaïa 8 juillet 2015 18:55

          @antyreac
           !!!!!!


        • Valouchkaïa 8 juillet 2015 19:08

          @Hervé Hum
          Je pense que la « propriété des moyens de production » a été une étape intermédiaire mais qu’elle n’a plus, aujourd’hui, le rôle que vous lui prêtez. L’argent (création et circulation monétaire) est aujourd’hui tout à fait déconnecté des actifs matériels, il se génère et s’entretient par lui-même grâce aux intérêts (éventuellement usuriers), à la possibilité de fabrication ad vitam æternam de créances douteuses dès l’origine (subprimes) générant des transferts de patrimoine (grâce aux intérêts payés par les débiteurs mais aussi grâce aux achats et rachats, par des gogos plus ou moins consentants, de ces créances douteuses dans des produits financiers dits synthétiques) mais aussi au phénomène du « quantitative Easing » qui permet aux banques centrales de créer (distribuer aux banques privées) de l’argent à partir de créances douteuses (euphémisme).


        • Valouchkaïa 8 juillet 2015 19:09

          @antyreac
          Vous confondez clarté et naïveté ?


        • antyreac 8 juillet 2015 21:23

          @Valouchkaïa
          Votre clarté se résume à des affirmations gratuites sans analyses sérieuses et des analyses sans profondeurs et un texte rempli des lieux communs....


        • Hervé Hum Hervé Hum 8 juillet 2015 23:06

          @Valouchkaïa

          vous regardez trop le système de l’intérieur.

          le fondement de l’économie reste « ad vitam aeternam » l’’économie réelle, donc, les moyens de productions.

          la monnaie sert certes aux échanges, mais ces échanges restent des biens matériels, c’est le pain qui se mange, pas l’argent du pain.

          Les deux sont intriqués, c’est à dire, qu’il ne suffit pas de créer la monnaie pour faire exister les marchandises, mais il faut aussi créer la marchandise pour donner maintenir sa valeur à la monnaie.

          c’est la loi universelle de relation de causalité. Sinon, il n’y aurait pas de problèmes sociaux, il suffirait de rendre riche tout le monde. L’astuce trouvé par les oligarques monétaires consiste à dire aux petites gens, « mais vous aussi vous pouvez vous enrichir ! ». Ils avaient raison, il y avait de la place pour d’autres et d’autant plus, que le gain de productivité augmentait. Mais voyez vous, c’est bien avec le gain de productivité, c’est à dire, la productivité du salarié, qu’il soit ouvrier, technicien, ingénieur ou autre, plus la mécanisation, puis la robotisation et donc aussi l’innovation technique, que la monnaie a pu croître de manière exponentielle. Enfin, c’’est bien dans l’économie réelle que les profit sont réalisés, certainement pas dans la monnaie, sauf à faire brûler la cheminé !

          C’est donc toujours la propriété matérielle qui doit s’acheter avec l’argent, pas l’inverse, car cela veut dire que vous êtes en faillite ou prenez le risque de l’être !

          le reste, comme le « quantitative easing », ou les produits que vous énumérez, ce sont juste des nouveau tours de passe passe pour faire durer plus longtemps la date d’échéance, surtout que personne n’ayant envie de perdre ses chiffres accumulés dans les coffres forts numériques des banques, tout le monde résiste encore, car tant que l’intérêt continu à être payé, on continu de gagner ou du moins, de ne pas perdre.

          Mais le ou plutôt les peuples, eux, risquent de craquer avant, comprenant que leur intérêt, c’est de ne plus payer d’intérêt, ni donc d’en demander, toujours en raison de la loi de relation de causalité  !

          C’est d’ailleurs avec cette contradiction aliénante entre ne plus vouloir payer d’intérêt pour les autres, mais d’en demander pour soi même, qu’ils abrutissent totalement les citoyens.


        • Valouchkaïa 9 juillet 2015 08:43

          @antyreac
          Votre remarque est comique : qu’étayez-vous par vos anathèmes ?


        • Valouchkaïa 9 juillet 2015 09:00

          @Hervé Hum
          Je vois où vous voulez en venir mais mon texte a pour simple objectif d’informer les gens sur ce qui se passe vraiment. Vous entrez maintenant dans un débat sur la monnaie et sur la propriété, celle des moyens de production étant un avatar.

          Sur le fond, la monnaie a son utilité sociale tant qu’elle reste un instrument d’échange. De la même façon, la propriété privée a son utilité sociale tant qu’elle est accessible à tous et tant qu’elle exclue l’accaparement. Aujourd’hui, toutes ces limites ont été largement dépassées, il se peut même que les choses aient été pensées dès l’origine pour aboutir aux abus. Nous sommes déjà entré sans en avoir vraiment conscience dans un monde post-monnaie (entendue comme instrument d’échange) et post-propriété privée. S’occuper de savoir qui est propriétaire des moyens de production empêche de s’intéresser à notre avenir collectif é court et moyen terme ; d’autant plus qu’il est presque un lieu commun de dire que ces moyens sont quasi exclusivement dans les mains de l’oligarchie.

          L’oligarchie, par ses manœuvres monopolistiques nous contraint à envisager un monde avec d’autres règles du jeu que celles monétaire et commerciale qu’elle nous impose dans son seul intérêt. Mais avant de pouvoir l’envisager de façon sereine, il faut que les gens soient informés de ce qui est réellement en train de se passer : à savoir la disparition de la monnaie et de la propriété privée.


        • Hervé Hum Hervé Hum 9 juillet 2015 14:12

          @Valouchkaïa

          A mon tour de commencer à comprendre où vous voulez en venir.

          Plutôt que de répondre, je vous invite à lire, si vous n’en avez pas eut la curiosité, l’article suivant

          Vous verrez que je n’envisage pas la disparition de la monnaie car celle ci étant une unité de compte, sa disparition implique d’entrer dans le monde de la spiritualité, de l’amour universel et donc du partage dont la condition est le détachement, celui là même enseigné par les grandes religions et philosophies orientales.

          Ce n’est pas impossible,mais en attendant, je propose une solution plus proche de la réalité actuelle où il s’agit donc de passer d’une monnaie en tant qu’échange de marchandise à celle d’échange de temps de vie dédié. Ce dernier système ne durera pas éternellement, mais peut être le passage vers cette société post monnaie, après avoir pris conscience que la propriété n’étant pas ou disons plus nécessaire à la prospérité générale, alors, on peut aussi se libérer d’une monnaie, car nous n’aurions plus rien à compter dans nos échanges, mais cela signifiera que l’humanité a su évoluer vers une conscience planétaire sur laquelle chaque individu pourra s’appuyer en toute confiance.

          l’Univers entier fonctionne selon les lois des relations de causalité, rien n’y échappe et c’est de croire pouvoir s’en affranchir qui conduit l’humanité vers le néant, dans le vide de sens de sa propre existence.

          Une relation de causalité c’est pour prendre un exemple en rapport avec le sujet de l’article, penser pouvoir lutter contre l’explosion des dettes dû aux taux d’intérêts abusifs, quand soi même on place son argent dans le but d’en tirer le plus d’intérêt possible. C’est une aberration du cerveau humain qui oubli les bases de la logique simple. On ne peut pas lutter et s’indigner contre quelque chose que l’on applique par ailleurs. L’un interfère avec l’autre et annule son effet ou force. C’est de la simple physique !

          C’est croire qu’on puisse faire une union économique fondé sur la concurrence économique ! C’est totalement contradictoire et absurde. L’union c’est la coopération, la concurrence la guerre. Autrement dit, on dit aux gens qu’on va s’unir les uns aux autres, pour mieux se faire la guerre les uns contre les autres. Personne n’aurait l’idée d’inviter des amis pour se foutre sur la gueule, sauf certains cas particuliers considérés comme pathologiques. Alors pour compenser on parle de social... Sauf que si le social compense la concurrence, cette dernière perd son intérêt, son moteur et il faut donc choisir ! Là aussi, c’est une aberration.
          La solution pour résoudre cette contradiction existe et c’est l’objet des prochains articles.

          Rassurez vous, j’ai mes propres contradictions et m’en défaire me coûte énormément !

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