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Accueil du site > Actualités > Société > Grève SNCF : Une défaite en trompe l’oeil

Grève SNCF : Une défaite en trompe l’oeil

Cheminot, comme beaucoup d’autres, je reprends le travail ce vendredi matin après 9 jours de grève. Je reprends le travail à contre-cœur car nous n’avons pas gagné sur le cœur de nos revendications : la recentralisation de la SNCF en une seule entité et non sa division en 3 établissements. Il faut savoir néanmoins reconnaître que – le débat parlementaire terminé – nous n’avons plus le rapport de force pour imposer de nouveaux reculs au gouvernement.

Pour autant, cette grève ne fut pas inutile, loin de là. Plusieurs amendements aux projets de loi – porté notamment par les députés Front de Gauche – ont porté de sérieux coups de canifs au projet de réforme, et seront de sérieux cailloux dans la chaussure d’un futur gouvernement qui voudrait aller plus loin encore dans le démantèlement de la réforme ferroviaire.

En effet, sans remettre en cause le principe fondamental de la réforme, ces amendements ont considérablement renforcé le rôle de « l’EPIC de tête » et l’unité du système ferroviaire. D’ailleurs, l’UMP ne s’y est pas trompé en commentant ainsi l’amendement Chassaigne : « Je félicite M. André Chassaigne pour cet amendement très habile : cette disposition d’apparence anodine fait virtuellement sauter la totalité de la réforme !  » .
 
Quels sont ces amendements ?
Un amendement rappelle l’unicité du système ferroviaire et interdit donc de facto la séparation ultérieure des 3 Epics.
Un deuxième amendement impose le maintien d’un CE et d’un CHSCT commun au 3 EPICs,
Un troisième amendement confirme que les fonctions transverses (RH, informatique, services généraux…) seront localisés au niveau de l’EPIC de tête et non pas divisés dans les deux EPICS « Mobilité » et « Réseau ».
Mais l’amendement principal, à l’initiative du FdG, impose le maintien d’un employeur unique, l’EPIC de tête SNCF. Les cheminots ne seront pas séparés en salariés de « SNCF Mobilité » ou « SNCF Réseau ». Au contraire, les salariés de RFF reviennent à la maison mère et seront eux aussi salariés de la SNCF, au statut ! Ceci impose également une négociation salariale et sociale unique et fais que les cheminots resteront unis pour pouvoir continuer à lutter pour défendre le système ferroviaire et leurs conditions de travail.
 
Il est important de noter surtout que la lutte a trouvé partiellement un débouché au Parlement. Les salariés en lutte on su faire pression sur le parlement pour que soit voté in fine des amendements qui n’avaient pas l’accord du gouvernement à l’origine. Un groupe parlementaire – le Front de Gauche – a su se faire le relais des luttes syndicales et obtenir ainsi quelques (insuffisantes mais réelles) avancées. C’est une lueur d’espoir dans un avenir sinon bien sombre.
 
Donc oui, la lutte a payé. Imparfaitement, insuffisamment, mais elle a payé. Pour obtenir tout cela, les 9 jours de grèves étaient nécessaires, utiles et légitimes. Je ne regrette rien, même si j’aurais souhaité avoir plus.

Retrouvez mes autres articles sur la Grève à la SNCF sur mon blog Pingouin094

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54 réactions à cet article    


  • charles-edouard charles-edouard 20 juin 2014 14:15

    allez fainéant retourne au boulot


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 20 juin 2014 14:47

      Toi aussi ! Qu’es ce que tu fou sur agoravox ? smiley


    • lsga lsga 20 juin 2014 16:14

      Aucune grève nationaliste n’est susceptible d’emporter une quelconque forme de victoire aujourd’hui.

       
      Le Capitalisme est financiarisé, et fluidifié à l’échelle de l’Europe, il a une longueur d’avance sur les syndicats qui croient toujours avoir affaire à un patronat industriel national. 
       
      Toutes vos luttes nationalistes, conservatrices, qui visent à protéger les acquis sociaux nationaux du 20ème siècles ÉCHOUERONT. Toutes : sans la moindre exception. 
       
      La seule manière de protéger le prolétariat aujourd’hui, c’est de pratiquer la lutte des classes à l’échelle du continent. 

    • lsga lsga 20 juin 2014 16:31

      Pour rappel, en l’état actuel, le marché ferroviaire sera ouvert à la concurrence en 2019, et la SNCF connaîtra alors le même sort que la SNCM. 

       
      Les ouvriers ont perdu cette lutte, à cause de l’idéologie nationaliste qui a perverti leurs leaders. 

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 juin 2014 18:25

      Une greve est une victoire si elle rapporte un profit immediat SIGNIFICATF aux grevistes, ou pose un jalon NECESSAIRE pour la prise du pouvoir contre le systeme. Sans l’un ou l’autre, elle est nocive, faisant diminuer la pression dans la bouilloire sans faire bouger la locomotive....



    • lsga lsga 20 juin 2014 18:53

      « le syndicalisme est l’école du socialisme »

      K.M 

    • Onecinikiou 20 juin 2014 20:57

      L’incohérence et les contradictions de beaucoup - les partis politiques et les syndicats acquis à la cause européiste en l’occurrence - éclatent au grand jour. C’est essentiellement l’Union européenne et son porte-voix, la Commission, qui imposent par leurs directives les bouleversements en cours qui frappent les opérateurs publics historiques. 

      Petit rappel en ce sens de la lettre et de l’esprit du « quatrième paquet ferroviaire » validé l’année dernière par les instances européennes, et entériné à leur suite par le parlement éponyme.

      Extrait :

      « Séparer la gestion des voies de l’exploitation des trains. Eu égard aux nombreuses plaintes d’utilisateurs et aux preuves de discrimination dont elle dispose, la Commission considère que les gestionnaires de l’infrastructure doivent jouir d’une indépendance opérationnelle et financière par rapport aux exploitants de services de transport ferroviaire, quels qu’ils soient. Cette mesure est essentielle pour éliminer les conflits d’intérêts potentiels et assurer à toutes les entreprises un accès non discriminatoire aux voies.

      À titre de règle générale, la proposition de la Commission confirme la séparation institutionnelle en tant que moyen le plus simple et le plus transparent pour garantir l’indépendance nécessaire.

      La proposition prévoit que la séparation institutionnelle entre les gestionnaires de l’infrastructure et les entreprises ferroviaires (sans relations de propriété entre les deux types d’entité) devienne la règle applicable par défaut dès l’entrée en vigueur de la directive. La création de nouvelles structures holding dans le secteur ferroviaire ne serait plus possible. (...)

      La Commission n’exclut cependant pas qu’une structure verticalement intégrée, en « holding », puisse aussi assurer l’indépendance requise, mais sous réserve que des « murailles de Chine » strictes soient mises en place pour garantir la séparation juridique, financière et opérationnelle. Ces mesures comprennent notamment : la mise en place d’organes décisionnels totalement distincts, pour prévenir les pratiques discriminatoires ; des flux financiers séparés (avec une séparation des comptes et des mesures garantissant que les recettes du gestionnaire de l’infrastructure ne profitent pas aux entreprises ferroviaires sous forme de financement croisés) ;des systèmes informatiques distincts pour éviter les fuites d’informations commerciales confidentielles ; enfin, l’imposition de périodes d’attente strictes pour le transfert du personnel, de manière à éviter les conflits de loyauté.

      Dans le contexte de l’ouverture totale du marché du transport de voyageurs à l’horizon 2019, les entreprises ferroviaires appartenant à une structure verticalement intégrée pourraient se voir interdire d’opérer dans d’autres États membres si elles n’ont pas d’abord convaincu la Commission de la mise en place de garanties appropriées assurant l’indépendance juridique, financière et opérationnelle requise pour assurer effectivement le maintien de conditions égales de concurrence et de l’existence d’un accès équitable des autres opérateurs à leur marché national d’origine. »

      http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-13-45_fr.htm


      La messe est dite : l’honnêteté intellectuelle devrait admettre que l’on ne puisse déplorer les effets d’une politique dont, dans les faits, on chérit les causes. 

      La CGT, entre autre, est membre de plein droit de la Confédération européenne des syndicats. La Confédération européenne des syndicats a appelé officiellement à voter POUR le Traité constitutionnel européen en 2005, matiné de néolibéralisme et de »concurence libre et non-faussée". Traité rejeté par les français à 55% par référendum, puis validé par la représentation nationale deux ans après. Ce qui fut le summum de la forfaiture.

      Le secrétaire générale de la CGT d’alors, Bernard Thibault, s’est prononcé à l’époque également POUR. Ce qui, vu sa position, valait donc nécessairement blanc-seing. Je rappelle à toute fin utile que la CFDT, l’UNSA et la CFTC avait fait officiellement de même. Si je me fie aux derniers calculs officiels de représentativité syndicale, ces quatre syndicats représentent à eux seuls exactement les deux tiers (66%) des suffrages exprimés.


      Chacun est donc face ces contradictions ici, car les syndicats, pas plus que nos médiocres politicards, ne tombent du ciel, ils ont été parfaitement bien élus !

      Enfin, cerise sur le gâteau, le même Bernard Thibault a appelé, en violation patente d’un devoir de réserve et accessoirement des statuts de son « syndicat » prétendument a-politique, a faire élire l’ectoplasme socialiste actuel en remplacement du pas moins traitre à l’intérêt national que fut Sarközy, validant ainsi la mascarade du faux clivage gauche-droite de la fausse alternance UMP/PS. 


      Trompant par la même, ce qui est sans doute le plus grave, les éternels cocus de français qui n’ont plus aujourd’hui que leur yeux pour pleurer, et dont je les appelle vivement (sans illusion) à rehausser dans l’urgence leur niveau de conscience politique dans l’hypothèse où ils souhaiteraient qu’ils cessent de se voir manipuler jusqu’au trognon par nos professionnels de la chose. 

    • Spartacus Spartacus 20 juin 2014 14:28

      Le terrorisme du cartel des privilégiés sociaux a encore fait plier les politiciens de gauche irresponsables qui ne seront pas les payeurs.

      La facture de nouveaux privilèges et rentes d’état envoyée au générations suivantes et aux contribuables...


      La France est sous dictature des bolcheviques statutaires, ce concept de l’égoïsme et des inégalités en droits sociaux, qui consiste a vivre à vie sur le compte des autres.


      Ces salariés de la SNCF hypocrites qui cherchent à se faire passer pour de bons samaritains accaparant les ressources des contribuables tout en prétendant défendre du social.
      Ils vous font prendre des vessies pour des lanternes et vous font croire que les services public sont associé au bien.
      En réalités ces services publics sont associés aux accapareurs de la redistribution. Les crocodiles du social.

      Ces gens là luttent pour un monopole, les syndicats sont une force mafieuse qui utilise la prise d’otage pour empêcher la concurrence qui n’ont d’autres but que de « protéger » des rentes de l’exclusivité et des monopoles publics.

      L’intérêt général n’est pas l’intérêt catégoriel. Ces gens là veulent des privilèges comme les nobles.

      • Pingouin094 Pingouin094 20 juin 2014 16:19

        La « concurrence », tu n’as que ce mot là à la bouche, Spartacus. Maintenant, réponds à ma question franchement :

        Quelle entreprise privée acceptera de faire circuler un RER entre Corbeil et Melun passé minuit sur la ligne D ?

        Quelle entreprise privée acceptera d’opérer sur la ligne Clermont - Lyon aujourd’hui déficitaire ?

        Quel est donc ton modèle de système ferroviaire « ouvert à la concurrence » ? J’aimerais bien que tu nous le précise... Si c’est un modèle où les trains ne circulent pas en heure creuse et où les lignes secondaires sont fermées car non-rentables, je pense effectivement que nous aurons toujours des divergeances majeures.

        Je te conseille la lecture de cet article.
        http://www.challenges.fr/entreprise/20131113.CHA6894/sncf-le-reseau-ferroviaire-ampute-de-ses-lignes-trop-couteuses-a-renover.html


      • lsga lsga 20 juin 2014 16:39

        je trouve ça lamentable que les articles de Spartacus ne soient pas publiés. 

         
        sur ce site qui se prétend « anti-libéral » (lol), ça ferait du bien d’avoir un peu le point de vue des libéraux. Les libéraux sont les anti-fascistes de Droite, on a grand besoin d’eux aujourd’hui dans le débat. 

      • CN46400 CN46400 20 juin 2014 17:25

        Spartacus se lève sur le coup de 9h du matin, il enfile son peignoir, fonce sur son ordi pour voir si son portefeuille d’actions n’a pas trop souffert pendant la nuit, exécute les transfert de commandes qui s’imposent, va s’enfiler un café et revient sur AV pour essayer de décourager quelques cheminots « bolcheviques » de poursuivre cette grève qui fait baisser ses dividendes. Mais c’est toujours marrant de lire la prose de quelqu’un qui ne sent jamais la transpiration....


      • lsga lsga 20 juin 2014 17:44

        alors que les cheminots sont des menchevicks, pas des blochévicks.... je me tue à lui répéter smiley 


      • Spartacus Spartacus 21 juin 2014 10:03

        @Pingouin.


        Une offre privée répondrait à la demande réelle, là ou est le potentiel, la ou une offre publique répond a des demandes clientélistes ou de pleurnichard. Chacun se rappelle S. Royal pleurant pour faire marcher des trains vides avec 4 blaireaux dedans alors qu’une entreprise privée d’autocar pourrait être rentable.

        Tes questions sont ubuesques, et présentent les conséquences de votre malfaisance comme les causes. Votre lobby malfaisant est le total responsable. Votre lobby d’entrave a la concurrence

        Dans ce pays, les Bolchéviques en 1945 ont transformé le transport en gestion digne de l’union soviétique. C’est l’état qui donne des autorisations d’ouverture de lignes privées, et non l’offre du secteur privé qui prend ses risques.

        Clermont-Lyon est l’exemple type des conséquences de la mainmise de la dictature des Communistes sur le transport.
        Non seulement c’est cher, pas rentable, mais en plus il est interdit a un opérateur privé d’ouvrir des lignes.

        Si un train voyage a vide pourquoi pas l’autocar ? Mais votre mafia terroriste l’en empêche. Pour « protéger » la SNCF, la loi interdit l’ouverture de lignes d’autocars.

        Un article en parle très bien :

      • asterix asterix 20 juin 2014 14:29

        Dommage pour vous, les mecs, mais c’est un peu beaucoup de votre faute. Votre cause est juste, elle est écologique et va dans le sens du progressisme tant au niveau des droits de l’usager que ceux des travailleurs.
        Le hic, c’est la méthode : prendre l’usager en otage n’a rien de productif et joue contre la perception favorable de ceux qui devraient être à vos côtés.
        Quand allez-vous donc comprendre que vous pourrez aller au finish avec le soutien de presque tout un peuple en assurant la gratuité des transports, le fruit de votre travail ?
        Votre position me désole, camarades !


        • _Ulysse_ _Ulysse_ 20 juin 2014 14:44

          C’est vrai que pour le coup, assurer le service gratuitement serait un bon moyen de faire pression sur la SNCF tout en s’assurant le soutien de la population et des usagés.


        • _Ulysse_ _Ulysse_ 20 juin 2014 15:37

          @Demosthène

          Vous vous emballez un peu lol . Je vais donc vous faire une réponse d’ignare « lobotomisé » par les médias (que je ne regarde plus depuis près de 10ans).
          J’ai dis que ça serait bien, mais je sais que les modalités pour faire cela sont pas évidentes. En effet, si la loi reconnaît le droit de grève, elle ne reconnaît pas le droit d’assurer le service gratuitement, d’où le pb.

          A cela s’ajoute le pb des abonnements, encore que bien qu’étant un ignare, je sais qu’il arrive à la SNCF/RATP d’offrir une réduction sur le prochain abonnement que vous payez. J’en ai bénéficié je crois début 2013 sur mon pass navigo.

          Mais comme dit plus haut, effectivement les employés ont le droit de faire grève mais pas du zèle. Heureusement pour le système en fait. En plus, cela pourrait faire tâche d’huile.


        • Croa Croa 20 juin 2014 15:59

          Ulysse a raison  : Les jours de grèves le service devrait être gratuit, d’autant qu’il s’agit d’un service minimal : Un train, forcément bondé, seulement de temps en temps !

          D’ailleurs ça c’est déjà vu...
          Sauf qu’à l’époque je portais des culottes courtes ! smiley


        • Pingouin094 Pingouin094 20 juin 2014 16:05

          Astérix : Et toi, tu aurais fais comment pour faire entendre et surtout appliquer tes propositions ?

          Nous avions organisé, le 22 mai, une manifestation - sans arrêt de travail. Nous étions plus de 20 000 cheminots à manifester devant le siège de la direction national. C’est un chiffre très important considérant qu’il n’y avait pas d’appel à la grève et que la circulation des trains n’a pas été affecté - et donc que de nombreux cheminots étaient au travail.
          Cette démonstration de notre opposition à la réforme n’a pas été entendue.

          Quelle autre méthode nous restait-il, je te prie ?


        • lsga lsga 20 juin 2014 16:12

          « Quelle autre méthode nous restait-il, je te prie ? »

           
          Absolument aucune autre méthode de marchera. A l’échelle nationale, vous vous ferez écraser, humilier, flouer. 

        • Pingouin094 Pingouin094 20 juin 2014 16:15

          Isga : tes propositions sont belle sur le principe. Et dans la réalité, tu fais comment ?

          A un moment, il faut faire le choix entre rester immobile et fantasmer dans le beau monde des idées, et agir.

          Ce que nous avons fait n’était peut-être pas « pur et dur », mais nous avons néanmoins obtenus quelques reculs du gouvernement. Insuffisant, mais néanmoins existants et réels.

          Qu


        • CN46400 CN46400 20 juin 2014 16:18

          Ouais t’as raison, en attendant les cheminots français ont obtenu la garantie du maintien de l’embauche au statut. Je souhaite aux collègues européens de décrocher quelque chose de comparable. Après on parlera de la « collectivisation du ferroviaire européen »....


        • lsga lsga 20 juin 2014 16:22

          Pingouin : il n’y a rien de plus facile que des synchroniser des grèves. 

           
          C’est votre direction qui vous en empêche : elle est nationaliste, elle ne veut pas en entendre parler. 
           
          Pourquoi ? Car le statut des cheminots Français est le plus protecteur de toute l’europe. Dans un cas de conflits entre tous les cheminots européens et la bourgeoisie, les cheminots européens sont capables de trouver un accord à un niveau protection inférieur à celui des français, mais qui pour eux serait un progrès. 
           
          Ne venez pas nous expliquez que ce n’est pas possible de synchroniser les grèves : les espagnols, les portugais et les italiens regardent le prolétariat Français avec admiration, comme le modèle à suivre, et ils n’attendent qu’une seule chose : c’est que vous lanciez ce mouvement. 

          Cela implique donc de se débarrasser des leaders nationalistes qui sont à la tête des syndicats français. 

        • lsga lsga 20 juin 2014 16:25

          CN : vous n’avez rien obtenu du tout, vous vous êtes fait enfler par vos leaders nationalistes, et même par Jean Luc Mélenchon qui prétendait poser des amendements.

           

        • lsga lsga 20 juin 2014 18:54

          ah ça moinsse mais ça n’argumente pas : vous n’avez rien gagné, vous avez tout perdu, vous allez vous faire dépouiller comme la SNCM, car au lieu de vous unir avec vos camarades européens, vous tentez égoïstement de défendre vos acquis sociaux nationaux. 


        • lermontov lermontov 20 juin 2014 14:38

          Merci.

          Je veux vous poser cette question : dans ce package à 50 patates, d’autres dispositions sont prévues, dispositions visant des particuliers et les moins riches d’entre nous : gel des petites retraites, gel de l’allocation handicapé et autres prestations familiales, etc, etc. Ces gens n’ont pas de syndicats, ne peuvent paralyser un outil de production (sic). Et donc ?

          Vous défendez le service public dans votre domaine et je vous en suis reconnaissant mais vous savez bien que ce n’est pas la sncf seule qui est attaquée mais la France toute entière, c’est-à-dire le modèle français afin d’y substituer celui ultra libéral européen bruxellois (sic).

          Je pense que cette lutte aurait été emportée si l’on était sorti de la dimension corporatiste. Du fait d’une propagande inouïe, les gens croient très simplement que vous êtes des ’nantis’, ’feignants’ et autres. Dans leur tête, c’est simple : c’est une mesure de justice sociale. Dans ces conditions, il est impossible de gagner une lutte et c’est pour cette même raison que vous perdrez les prochaines luttes parce que vous savez comme moi que n’ayant pu parvenir à leurs fins ils reviendront à la charge.


          • Croa Croa 20 juin 2014 16:07

            Cette lutte aurait été emportée si au moins la corporation n’était pas divisée : Il y avait deux syndicats seulement de mobilisés... À partir de là c’était foutu !

            Politiquement c’est pareil : Il y a encore bien trop de gens qui font encore confiance à l’UMPS donc rien ne changera !


          • Pingouin094 Pingouin094 20 juin 2014 16:13

            Un syndicat est par définition même corporatiste. Nous n’avons pas le droit de faire grève sur un motif autre que la défense de nos intérêts de salariés. Le maximum que nous puissions faire, ce sont des « convergences de luttes », comme la manifestation interprofessionnelle d’hier.

            Mais un syndicat est une somme de personnes. Et ces personnes individuelles ont également d’autres engagements.

            Je suis également au PCF. Et en tant que militant communiste, je travaille autant qu’il m’en est possible à défendre l’ensemble de la population en grande précarité. Je vous rejoins entièrement sur l’attaque de l’ensemble du modèle français par le modèle ultra-libéral européen.

            Mais le cadre pour y répondre n’est pas le syndicat, mais la politique ; l’engagement dans un parti - pour moi le PCF.

            Quant à tous ceux qui sont dans la précarité, leur sort changera quant ils voteront massivement pour des partis défendant leurs intérêts. L’abstention et le FN ne les sortiront jamais de leur misère.
            Si le FdG avait suffisament de députés pour que le PS n’ait pas la majorité sans les voix du FdG, nous n’en serions pas où nous en sommes. Si au lieu de 100 députés PS « frondeurs » qui se sont abstenus lors du vote de confiance, nous avions eu 100 députés FdG qui auraient votés « non » à la confiance. Valls ne serait pas 1er ministre, Hollande aurait du dissoudre l’assemblée...


          • lsga lsga 20 juin 2014 16:17

            « Nous n’avons pas le droit de faire grève sur un motif autre que la défense de nos intérêts de salariés.  »


            Réclamer l’abolition de la propriété privée bourgeoise en Europe, c’est défendre les intérêts des salariés. 
             
            Un communiste, ce n’est pas un chrétien qui va faire la charité au pauvre, c’est un ouvrier progressiste qui pousse le prolétariat à faire la révolution. 



          • CN46400 CN46400 20 juin 2014 16:22

            A part squatter AV, que fait Isga « pour pousser le prolétariat à la révolution » ?


          • lsga lsga 20 juin 2014 16:29

            je diffuse la théorie révolutionnaire. J’explique ce que les mots « prolétariat », « lutte des classes », « aliénation », veulent dire, j’explique ce que sont les crises de surproduction, et la baisse tendancielle du taux de profit.

             
            Les ouvriers n’ont pas besoin des intellectuels pour bloquer les usines et réclamer des hausses de salaires. Ils en ont besoin pour transformer leurs luttes syndicales en mouvement révolutionnaires. 
             
             
            Alors certes, je participe au manifs, mais en France, plus que tout, ce que les travailleurs ont besoin, c’est qu’ont leur explique ce qu’est le Communisme, et surtout, qu’on ferme le clapet de tous les intellectuels aux services de la bourgeoisie qui cherchent à faire passer le communisme pour une forme de Keynésianisme. 
             


          • lermontov lermontov 20 juin 2014 16:36

            Merci de votre réponse.

            Je sais et conçois tout cela
            .
            Nous ne parvenons pas à trouver une manière nouvelle et efficace de lutter ; conséquemment, puisqu’en l’état actuel des choses nous sommes malmenés, nous le serons encore.

            Ne perdons pas courage cependant.


          • Croa Croa 20 juin 2014 16:19

            Si c’est une défaite : Arrêtez de vous raconter des histoires !

            Ce qui ne veut pas dire que vous vous êtes battus pour rien. En faisant le maximum vous vous êtes affirmés et tout ce qui arrivera désormais n’est pas de votre faute, ce que vous pouvez dire et redire et ça ce n’est pas rien.


            • CN46400 CN46400 20 juin 2014 16:40

              Mon compteur-grève s’est arrêté au delà de 100 jours, je suis donc qualifié pour dire que les 10 jours des cheminots en 2014 ont payé, pas la Lune bien sûr, mais çà a payé et çà va encore payer. Mais surtout, tous les prolos auront, maintenant, constaté que même avec la « gôche » au pouvoir la grève pouvait être envisagée et menée jusqu’au bout. Quand à la bourgeoisie, elle sait maintenant qu’il ne suffit plus de mettre le PS aux affaires pour être tranquille.


              La plus grande victoire des cheminots, c’est cela, qu’on applaudit sans modération....

            • lsga lsga 20 juin 2014 16:44

              « même avec la « gôche » au pouvoir la grève pouvait être envisagée »

               
              ça vous arrive d’apprendre l’histoire de la lutte des classes ? C’est quand la gauche est au pouvoir qu’il y a le plus de grèves, et qu’elles ont le plus de chance d’aboutir.
               
              C’est très précisément pour cela que j’ai appelé à voter Hollande au second tour en 2012.

            • CN46400 CN46400 20 juin 2014 16:52

              Ex 68 n’est-ce pas.... ?


            • lsga lsga 20 juin 2014 17:05

              Moi ? lol

               
              non, j’ai à peine 30 ans, je suis ingénieur en informatique, et je vomis tous les stals, les maos, et les trotskystes qui sont devenus des nationalistes keynésiens. 
               
              Ma référence pour le communisme, pour la collectivisation, ce n’est pas l’URSS et son Capitalisme d’État, c’est Linux, premier moyen de production qui n’appartient à personne :
               
              Abolition de l’État ! Abolition du Salariat ! Abolition de la Propriété Privée des Moyens de Production !
               

            • CN46400 CN46400 20 juin 2014 17:47

              Mais où habite le révolutionnaire Isga, lui qui n’a pas encore remarqué que le rôle du PS était d’endormir les prolos, et le mouvement social, ultime roue de secours de la bourgeoisie !


            • lsga lsga 20 juin 2014 17:52

              Attta : toi, tu t’abstiens au second tour ?

               
              looool
               
              Tu vas pas tarder à soutenir Marine Lepen au rythme où tu vas.... Social Nationaliste, anti-républicain, tu penses quoi de l’immigration déjà ? 

              Saloperie de nationalistes : vous êtes tous des réactionnaires. 
               

            • GB 20 juin 2014 16:28

              Une défxxxai victoire en trompe l’œil.

              Travailler à la Sncf c’est un peu être mono dans une colonie de vacances. C’est très dur. 35 h par semaine plus les découché, c’est le bagne. Quant aux politiques, ils se moquent des grèves comme de l’an 40, du moment que ça n’enlève rien à leur fromage. C’est le public qui paient et qui subit.

              Les routiers, 50 h par semaine, retraites à 63 ans, loin de chez eux les trois quarts du temps sont des rigolos comparés à l’enfer des services publics.


              • CN46400 CN46400 20 juin 2014 16:51

                @ GB


                Ya pas que les « politiques » (lesquels ?) qui se foutent des travailleurs, y a aussi les bourgeois du camionage qui exploitent (comme tu le montre) sans vergogne les camioneurs, c’est d’abord eux qu’il faudrait faire danser....

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