Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Homosexualité : quelques réalités qui dérangent

Homosexualité : quelques réalités qui dérangent

Homosexualité : quelques réalités qui dérangent

La Cour de cassation a rendu, vendredi, un arrêt confirmant la délégation de l’autorité parentale, sur deux enfants, consentie par une mère à sa compagne homosexuelle. Aussitôt, commentateurs, journalistes et militants des mouvements gais y ont vu un pas vers la reconnaissance de l’homoparentalité.

Le Monde a même affirmé que « la haute juridiction autorise pour la première fois un couple de femmes homosexuelles à exercer en commun l’autorité parentale sur Camille et Lou, les petites filles qu’elles élèvent ensemble depuis leur naissance. »

Rien n’est moins vrai.

La Cour suprême qui statuait, en droit, sur un pourvoi formé contre un arrêt de la Cour d’appel d’Angers, n’a fait qu’appliquer l’article 377 alinéa 1er du Code civil, disposant que : « Les père et mère, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances l’exigent, saisir le juge en vue de voir déléguer tout ou partie de l’exercice de leur autorité parentale à un tiers, membre de la famille, proche digne de confiance, établissement agréé pour le recueil des enfants ou service départemental de l’aide sociale à l’enfance. »

Il n’y a pas, en la circonstance, partage de l’autorité, mais délégation, ce qui est tout à fait différent, car cette dernière peut toujours être rapportée par la personne délégante.

Certes, les magistrats ont relevé que le code « ne s’oppose pas à ce qu’une mère seule titulaire de l’autorité parentale en délègue tout ou partie de l’exercice à la femme avec laquelle elle vit en union stable et continue, dès lors que les circonstances l’exigent et que la mesure est conforme à l’intérêt supérieur de l’enfant. » Mais ils ne manquent pas, également, de souligner l’absence d’établissement d’une filiation paternelle qui, si elle avait existé, aurait pu les conduire à une décision inverse.

Aussi, l’enthousiasme de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans doit-il être mâtiné de prudence.

Cela dit, cette décision relance le débat sur le mariage et la filiation homosexuels.

Plusieurs pays européens, dernièrement l’Angleterre, n’imposent plus, pour se marier, d’être de sexes différents. Force est de reconnaître que, dans nos sociétés occidentales, le schéma de la famille traditionnelle ne fait plus recette ni n’en constitue le noyau nucléaire. Aujourd’hui, les liens familiaux ont éclaté, se sont recomposés, hors des règles matrimoniales, en dissociant liens affectifs, biologiques et filiatifs.

La famille homoparentale

L’institution du mariage, telle qu’elle résulte du Code civil, participe essentiellement d’une organisation patrimoniale, tant dans son administration que dans sa dévolution. C’est un contrat qui ne revêt aucun caractère sacré.

Dans ces conditions, je ne vois rien qui puisse empêcher, en France, l’évolution constatée chez nombre de nos voisins.

En revanche, la question des enfants dans la famille homoparentale

pose un autre problème, bien plus complexe, relevant de l’ontologie. En la circonstance, il conviendrait de ne pas confondre le droit de l’enfant avec le droit d’avoir un enfant. Celui-ci est, avant tout, un être en devenir et non seulement l’élément réparateur de l’incomplétude d’un destin biologique.

Aussi, la revendication d’une partie de la communauté homosexuelle d’avoir accès à l’adoption, à la fécondation in vitro (FIV) ou à l’intermédiaire de « mères porteuses  » doit-elle être pensée à l’aune de cette évidence.

Elle suppose, au préalable, que soit débattue la question substantielle de la parentalité.

Nous pressentons bien qu’être parents aujourd’hui impose un changement dans l’ordre des valeurs du passé, notamment quant à la différenciation nécessaire de leur sexe. Sur ce point, pédopsychiatres et psychanalystes sont loin d’être en accord et aucune étude, faute de recul, n’a pu être encore menée.

Inventer de nouvelles relations

Quant au recours à la FIV, à juste titre le professeur René Frydman insiste sur le fait qu’il s’agit avant tout d’une thérapeutique n’ayant pas vocation à devenir simple opportunité de convenance. A cet égard, au titre de la réciprocité des droits auxquels aspirent les militants homosexuels, il faut nous interroger sur le bouleversement culturel qu’engendrerait la généralisation d’une telle pratique pouvant déboucher sur l’instauration d’une véritable « banque de sperme » en passe de devenir un supermarché de la procréation. Elle impliquerait, entre autres, d’admettre que la constitution essentielle de l’être humain est avant tout sociale, et que son patrimoine génétique

y jouerait un rôle négligeable, ce que les actuelles données scientifiques tendent à contredire.

Enfin je ne suis pas sûr que s’orienter vers des mères porteuses « professionnelles », comme j’ai eu l’occasion de le lire, soit un réel progrès humain, enfanter ne devenant qu’une simple technique totalement dépourvue de tout affect.

Il est d’ailleurs assez paradoxal de voir les tenants de l’homoparentalité tout à la fois endosser les convenances bourgeoises les plus traditionnelles, pour régler leurs rapports avec la société, et en référer à Michel Foucault.

C’est oublier que le philosophe les appelait à innover dans leurs relations sociales en créant de nouvelles pratiques et une nouvelle culture. « Il s’agit, je ne dis pas de redécouvrir, mais bel et bien de fabriquer d’autres formes de plaisirs, de relations, de coexistences, de liens, d’amours, d’intensités. »

C’est dire combien le combat mené par les organisations homosexuelles questionne notre paradigme sociétal et nécessite un réel débat, ne pouvant être circonscrit aux simples cercles d’influences des militantismes pro ou anti-gais. Car il reste un élément incontournable, qui semble avoir été oublié dans les diverses passions qui se sont emparées du sujet : il n’y a pas de rapports sexuels, pour reprendre le célèbre aphorisme de Lacan, et un homme ne sera jamais une femme. De même, un enfant sera toujours, quel qu’en soit le mode, le produit d’un rapport de sexes différents. Nous avons oublié que le désir d’enfant n’est pas (encore) un droit.

« Etre libre, disait Sartre, ce n’est pas faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut. »


Moyenne des avis sur cet article :  4.2/5   (50 votes)




Réagissez à l'article

65 réactions à cet article    


  • Catallinario (---.---.57.110) 1er mars 2006 12:52

    Quand, en quelques années à peine, on remet en cause un ordre naturel façonné par des millions d’années, et qui voulait que la famille et la procréation soit, pour tout le règne animal, l’affaire conjointe des mâles et des femelles, la culbute est au bout du chemin et le bout du chemin est tout proche.

    L’époque n’en est que plus intéressante !


    • machinchose (---.---.129.40) 1er mars 2006 13:34

      le règne animal est plein d’homosexualité ou plutôt de bisexualité, d’élevage des enfants en groupe ou de manière monoparentale etc.

      donc la nature comme modèle c’est surtout une partouze libérée.


    • Nep (---.---.192.14) 1er mars 2006 13:36

      Par rapport à votre remarque sur le monde animal, bien que je ne sois pas un biologiste confirmé, il me semble que nombreux sont les animaux qui n’élèvent pas leur progéniture en famille. Chez les éléphants si je me rappelle bien, le male ne rencontre la femelle qu’à la période des amours et les petits sont eleves par des troupeaux de femelles...


    • machinchose (---.---.129.40) 1er mars 2006 13:36

      le règne animal est plein d’homosexualité ou plutôt de bisexualité, d’élevage des enfants en groupe ou de manière monoparentale etc.

      donc la nature comme modèle c’est surtout une partouze libérée.


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 1er mars 2006 13:49

        L’existence d’une homosexualité animale (et les animaux sont plus proches que nous de la nature entendue dans un certain sens) était reconnue par plusieurs auteurs anciens : Aristote (perdrix), Athénée (colombes, perdrix), Elien (cailles), Horapollon (perdrix), Pline l’Ancien (cailles, coqs, perdrix), Plutarque (coqs). Décidément, les perdrix ... Animaux signalés depuis par de bons observateurs modernes : abeilles, castors, chauve-souris, chèvres, chiens, hannetons, lions, lucioles, pigeons, poulains, poules, singes, tourterelles et vaches.

        Cette homosexualité animale était envisagée mais son existence était niée par les textes ou auteurs anciens suivants : Platon (Lois), Ovide, pseudo-Phocydide, Plutarque, Lucien, Longus, Jean Chrysostome, Célius Aurélien, Agathias (VIe siècle), Justinien, Altercation ..., Vincent de Beauvais. Cette négation implique cependant une perception certaine du concept d’homosexualité chez les Anciens.


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 1er mars 2006 13:43

        Le rappel du point de vue de Michel Foucault est fort salutaire. L’homosexualité masculine relève en effet davantage de la liberté et de l’amitié (amitié charnelle, amitié poussée à l’extrême) que de l’égalité et de la conjugalité.

        Par ailleurs il ne faudrait pas oublier que l’homosexualité, tout comme l’hétérosexualité, est fondée sur la différence des sexes !!... Un homme ne sera jamais une femme, et réciproquement.


        • Pasto (---.---.23.72) 10 avril 2006 16:06

          L’homme devrait etre un animal au sens biologique du terme. Cependant il devrait être un animal qui raisonne. Je sais que c’est debattable, dans un monde ou les gens parle de l’amitié des sexes j’usqu’a l’extreme. Je crois pour ma part que l’homme amical (j’usqu’a l’extreme bien sur) devient un animal irraisonné, un esclave (si je puis me permettre) d’un monde qui est le resultat de l’absence de Dieu, un monde de ce que l’homme moderne (animale ?) a crée. Cet homme en fait a perdu l’essence et les ingredients qui le permette de demeure libre. Liberé de Dieu, il est esclave du diable, rejetter l’un c’est être l’instrument de l’autre.


        • (---.---.186.145) 26 juin 2006 23:06

          Bondieuseries stupides et arriérées. Vous ne croyez quand même pas à ce que vous dîtes ?!

          La religion est vraiment la partie la plus débile de l’esprit humain !


        • Jojo (---.---.158.64) 1er mars 2006 13:51

          C’est (probablement) génétique. Alors la liberté...

          http://gay.researchtoday.net/cgi-bin/researchtoday.cgi?TopicName=Gay&AbstractID=303


          • Catallinario (---.---.57.110) 1er mars 2006 15:28

            Des millénaires durant, l’homme s’est efforcé d’échapper à la condition animale. On voit combien ses efforts étaient vains, puisque, dès que les circonstances le permettent (en l’occurrence, le relâchement moral ambiant), il aspire à y retourner.

            Je suis régulièrement mort de rire quand des gens évoquent le IIIe millénaire, ou le XXIe siècle, pour justifier de prétendus progrès qui nous caractériseraient par rapport à ceux qui nous précédé...

            Si ça se trouve, la confusion des sexes qui se dessine actuellement, nous ramène cinq cent mille ans en arrière. Voire davantage... Puisque certains se réfèrent à nos ancêtres simiesques pour « justifier » leur homosexualité.


            • (---.---.186.145) 26 juin 2006 23:09

              Catallinotruc hurle à l’acte contre nature, que même des animaux ne feraient pas ! Mais on lui prouve que les animaux le font justement...

              Alors Catallomachin hurle à l’acte ultra-nature, qui renvoie l’homme à l’animal...

              Catabidule est un sophiste sans honneur, à la rhétorique débile et à la philosopie minable.

              Et le pire c’est qu’il ne fait rire personne !


            • machinchose (---.---.129.40) 1er mars 2006 15:45

              ah ah ah catallinario c’est tellement ridicule que ça en est presque drole. il faut arrêter de prendre du plaisir aussi. la reproduction c’est tellement animal que ça serait pas mal de s’en passer une bonne fois pour toute. devenons de purs esprits et heu... ne jouissons plus. c’est le mal.

              quand à justifier ... personne ne justifie rien du tout on souligne que c’est naturel, normal terriblement banal. c’est tout.


              • Catallinario (---.---.57.110) 1er mars 2006 15:59

                C’est vous qui êtes tellement ridicule que vous en êtes presque drôle, ah ah ah ah ah.

                Je vous signale, en passant, qu’en faisant leur coming out, comme ils disent, les homos avouent leur homosexualité. C’est la preuve du malaise, qui induit une justification.


              • Jean-Paul Chapon 1er mars 2006 16:27

                Avouent ou affichent leur homosexualité ? La différence dépend de celui qui en parle smiley


              • (---.---.186.145) 26 juin 2006 23:12

                Non Cretanillario, les homo n’avoue qu’à ceux qui y voit le mal. Auprès des autres, les gens normaux et sains d’esprit, il en parle négligement, et personne ne s’en soucie.

                Cretanillario vit sur une autre planète !


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 1er mars 2006 21:59

                « Car il reste un élément incontournable, qui semble avoir été oublié dans les diverses passions qui se sont emparées du sujet : il n’y a pas de rapports sexuels, pour reprendre le célèbre aphorisme de Lacan, et un homme ne sera jamais une femme. De même, un enfant sera toujours, quel qu’en soit le mode, le produit d’un rapport de sexes différents. Nous avons oublié que le désir d’enfant n’est pas (encore) un droit. »

                Vous posez des a priori substancialistes comme des vérités ontologiques incontestables alors que justement ils sont au centre du débat. Un homme n’est pas une femme sur le plan biologique, mais nul ne sait ce que cette différence implique sur le plan social (jeux de rôles) et symbolique, à moins de croire à tort que ces plans sont nécessairement soumis à des déterminismes naturels à l’encontre de ce que nous enseigne l’anthropologie et l’évolution mêpe de nos sociétés qui n’hésitent plus, au moins en théorie, à confier à des femmes des métiers d’hommes voire des responsabilités et des pouvoirs qui leur étaient traditionnellement refusés.

                Il en est de même des rôles sexuels et nul ne peut dire que ceux-ci sont et doivent être figés pour préserver la reproduction de nos sociétés qui prétendent à l’égalité des droits et à la non discrimination sexuelle, y compris quant à la responsabilité parentale.

                Après tout rien ne permet de dire qu’une femme ne peut jouer le rôle d’un homme et vice-versa et, je vais faire un pas de plus, rien ne vous permet d’affirmer que le genre (masculin/féminin) et le sexe biologique (mâle/femelle) soient une seule et même chose. Peut-être faudra-t-il nous orienter vers la constatation, à la fois réaliste et libérale, que l’homosexualité n’existe pas, car chacun a sa sexualité différente de celle des autres et donc que chacun est toujours hétérosexuels et même dispose de différentes manières de la vivre sans que cela n’entraine d’autres conséquences que de nous obliger à les reconnaître comme équivalente, dès lors qu’elles sont non-violentes.

                Je ne vois pas dans ces conditions en quoi l’éducation des enfants serait menacée, sauf à croire que les rôles sexuels traditionnels (disons patriarcaux) sont à la source de l’ordre social. Quid alors de la libération des femmes et des hommes, tous ,autant que faire ce peut, toujours à la fois bi et hétérosexuels ? Sauf que cette éducation deviendrait sur ce plan libérale ce qui ne veut pas dire laxiste (problème de l’éthique). Donc je ne vois pas en quoi le fait d’éduquer des enfants serait réservé à des couple considérés arbitrairement comme plus hétéro-sexuels que d’autres. Quant au droit et au désir de fonder une famille, il est reconnu comme tel, sans que l’on voit en quoi certains qui ne sont plus considérés comme socialement criminels devraient en être exclus. C’est une simple exigence de cohérence du droit. Ma position sur ce point rejoint tout à fait celle de Derrida que l’on ne peut soupçonner sur le plan éthique.

                L’ontologie sexuelle est une fiction métaphysique et sociale qui devient illusion si on en fait une vérité éternelle : il n’existe que des phénomènes. Le phénomène humain est de part en part historique. L’idée d’un ordre sexuel et social symbolique immuable est passionnellement réactif c’est à dire politiquement réactionnaire

                Débat sur l’homoparentalité

                L’illusion naturaliste


                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 1er mars 2006 22:34

                  Cet exposé formaliste, accumulant les « je ne vois pas » et les « on ne voit pas », mais ne nous apportant aucune bonne raison positive, est bien dans la ligne de l’égalitarisme absolu actuel. Selon Sylvain Reboul comme selon Daniel Borrillo, la notion de mariage, comme institution, ne délimite plus son champ d’application, c’est au contraire le principe d’universalisme qui redéfinit non seulement le mariage, mais aussi le régime du sexe (construction sociale, à ne plus mentionner sur les papiers d’identité ...). D’où la dénonciation par Borrillo du caractère « discriminatoire et injuste » du seul mariage hétérosexuel ..., et le détournement des textes, Constitution, Déclaration universelle de 1948, Convention européenne des Droits de l’Homme, vers l’exigence d’un universalisme absolu.

                  Pour D. Borrillo, « Le mariage [...] consacre socialement l’union de deux personnes ayant comme but la solidarité réciproque sur la base de l’affection mutuelle ». Or l’homosexualité relève davantage de la liberté et de l’amitié (amitié charnelle en l’occurrence) que de l’égalité et de la conjugalité ; c’est une amitié « poussée à l’extrême », disait l’Athénien (Platon, Lois). La Constitution, la Déclaration de 1789 et le Préambule de 1946, sont muets sur le mariage ; le Préambule précise cependant sa conception hétérosexuelle de la famille (al. 10 et 11) : « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. » La Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 16), définit le mariage comme hétérosexuel : « À partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille [...] La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État. » La Convention européenne des Droits de l’Homme, dans son article 12, fait de même : « À partir de l’âge nubile, l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant l’exercice de ce droit. »

                  La rédaction a été « modernisée » dans le Traité Constitutionnel de l’Union Européenne pour « couvrir les cas dans lesquels les législations nationales reconnaissent d’autres voies que le mariage pour fonder une famille. Cet article [art. II-69] n’interdit ni n’impose l’octroi du statut de mariage à des unions entre personnes du même sexe » (Déclaration n° 12 jointe au Traité). Le Traité constitutionnel laissait ainsi, avec cet article II-69, la porte ouverte au mariage homosexuel.

                  Cette dénaturation de l’institution matrimoniale semble analogue à la démocratisation à la Meirieu de l’institution éducatrice, qui exige, sous couvert d’égalité absolue, que l’acte d’enseignement soit remplacé par la libre expression des uns et des autres, que les sciences dures disparaissent au profit d’une « culture commune », inconsistante mais (justement parce qu’insconsistante) apparemment accessible à tous ; que la démocratie, oublieuse de ses origines nobles, prétende redéfinir par des procédures uniquement démocratiques la culture de haut niveau dont elle est issue. Ni la culture, ni l’anthropologie ne sont cependant solubles dans le démocratisme. L’acceptation du mariage pour les esclaves ou les infidèles, les unions mixtes ou interconfessionnelles, en faisant progresser l’égalité des droits, n’ont jamais dénaturé la notion de mariage ; ces réformes se firent au contraire dans le respect intellectuel du sens du mot mariage, sans vider l’institution de sa substance pour la soumettre à un a priori universaliste.

                  Daniel Borrillo écrivait encore : « faire de la filiation une caractéristique essentielle du mariage revient à assigner une finalité reproductive à la sexualité ». Il assimilait bien légèrement mariage et sexualité. Le mariage donne en effet à la filiation un statut, assure en général (sauf adultère) à l’enfant la connaissance de ses origines, mais nul n’est obligé de s’engager dans le mariage. On sait, depuis Diderot, Sade, Nietzsche et Freud, et même depuis les Grecs, que la sexualité est une fonction de relation largement indépendante de la procréation ; c’est d’ailleurs ce qui justifie notre liberté sexuelle, y compris la liberté des vœux de célibat et de chasteté.

                  L’égalité des droits n’a jamais signifié que hommes et femmes soient identiques, interchangeables ; l’équivalence entre homosexualité et hétérosexualité est une erreur dérivée, basée sur l’identité supposée entre homme et femme et une fausse symétrie de ces termes inventés en Allemagne dans la seconde moitié du XIXe siècle. Si cette identité était réelle, elle impliquerait de ne plus voir de différences de fait ou de situation, entre une relation homosexuelle et un couple hétérosexuel marié. Faire de l’homosexualité revendiquée la base de l’ouverture de droits, comme le droit au mariage, reviendrait à reconnaître ce « troisième sexe » imaginé par quelques auteurs, eux aussi allemands (K. H. Ulrichs, Heinrich Marx et Magnus Hirschfeld ; les deux premiers avaient déjà revendiqué l’accès au mariage).

                  Toute inégalité, toute différence de traitement, n’est pas une discrimination, ni une injustice, contrairement à ce que prétend la démagogie égalitariste, comme si le principe de l’égalité des droits devait effacer toute différence. L’égalité des droits des citoyens, libres individus, n’entraîne pas plus l’égalité juridique des couples homo et des couples hétéro, qu’elle n’entraîne l’égalité juridique entre les associations loi de 1901, les S.A.R.L. et les S.C.I., ou encore l’égalité juridique des associations cultuelles et des syndicats. En d’autres termes, l’égalité des droits des citoyens français (art. 1er de la Constitution) n’est pas l’égalité des droits conférés par des situations différentes (situations crées par des engagements personnels). L’égalité formelle des droits de l’individu (l’homme, le citoyen) n’implique ni l’identité des situations concrètes, ni celle des diverses institutions contractuelles. Gommer les termes « père et mère » dans le Code civil, les remplacer par « parents », (proposition des Verts, Ppl n° 1650), nous rapprocherait davantage d’Orwell (1984) que de la société idéale.

                  Enfin, en appliquant au couple homosexuel - deux individus en général fertiles - la notion de « stérilité », qui au sens propre s’applique, le cas échéant, à UN être vivant, mais non à un « troisième sexe » imaginaire, Daniel Borrillo a commis un gros abus de langage de plus. Les transexuels, eux, sont devenus volontairement stériles.

                  On ne pourrait soupçonner Jacques Derrida sur le plan éthique ?? Il semble pourtant qu’il se soit désintéressé de son fils Daniel, élevé par le couple Jospin.


                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 2 mars 2006 09:30

                  Je me situe en effet dans le cadre de l’état de droit qui nous régit, au moins en principe, et celui-ci pose que les droits fondamentaux (dits « droits de l’homme ») dont celui de construire une famille sont égaux et donc que les discriminations dites sexuelles doivent être à terme abolies. Si vous n’en êtes pas d’accord, dites-nous quelles inégalités des droits entre les individus vous semblent indispensables de restaurer, pourquoi et qui peut en décider et au nom de quoi ?

                  Mais j’ai le plaisir de constater que nous sommes tout à fait d’accord : la position contre l’homoparentalisté est, dans le cadre du droit démocratique égalitaire, tellement faible que ses partisans n’osent pas l’attaquer sur le fond et se contentent de déclarer, sans aucune preuve, que les enfants en souffriraient. Mais, à ce titre, autant interdire le divorce et la monoparentalité.

                  De plus rien de tel que d’admettre l’homoparentalité (mariage PACS ou pas) pour faire disparaître progressivement l’homophobie dans notre société qu’elle condamne en principe sans vouloir encore en tirer toutes les conséquences. C’est un question de temps et tout contre-feu sur ce thème ne peut objectivement être qu’un combat d’arrière garde avant la défaite, sauf à abolir les droits de l’homme.

                  Le problème du refus de l’homoparentalité est un problème de cohérence du droit, je vous rejoins tout à fait sur ce point. Si vous êtes philosophiquement pour un tel refus, faites encore un effort pour nous proposer la révolution conservatrice ou restauratrice globalement inégalitaire que vous semblez appeler de vos voeux. Au moins les choses seront claires

                  Une femme peut-elle être père ?

                  Le rasoir philosophique


                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 2 mars 2006 15:14

                  Il convient d’ajouter à mon argumentation qu’il n’ y aucun rapport d’identité entre l’égalité des droits fondamentaux et l’indifférenciation des personnes : celles-ci peuvent être différentes sans être inégales. Je suis différent de mon épouse mais cela ne me donne aucun droit de la soumettre à ma volonté ou de lui refuser la liberté que je m’accorde...

                  De plus nul ne prétend interdire la famille dite hétéroparentale (et pour moi ces termes sont des fictions sociales car nous sommes tous hétéros, y compris ceux qui sont dits ou se disent homos) mais je ne vois pas en quoi ils interdirait eux l’homoparentalité. Là encore deux poids deux mesures.

                  Quant à l’argument que les enfants auraient besoin d’un repère dual pour être équilibré, il ne tient pas ; les soi-disant homos assument la dualité des rôles masculin/féminin au moins autant que les autres, tous ceux qui en connaissent le savent...

                  Je m’étonne que certains qui se disent philosophes continuent à argumenter à partir de la confusion logique qui consiste à refuser l’égalité au nom des différences biologiques ou sexuelles..Pourquoi par l’apartheid entre soi-disant homos et hétéros, dans les bus ou ailleurs (à l’école par exemple), tant qu’ils y sont ?

                  Derrière l’homophobie le machisme pointe toujours sa queue !

                  Egalité et différence

                  Le rasoir philosophique


                • jjbb2005 (---.---.39.216) 1er mars 2006 23:03

                  Contrairement à ce que vous dites, de nombreuses études ont été menées sur la situation des enfants adoptés par des couples de même sexe, lesquelles concluent que ces enfants n’ont pas plus de problèmes que les autres. Le recul existe, puisque l’adoption par des couples de même sexe est possible dans certains pays depuis de très nombreuses années, depuis plus de 20 ans en Californie par exemple. Et un enfant adopté est né d’un homme et d’une femme : l’adoption par des couples de même sexe ne remet pas en cause la filiation sexuée.


                  • Scipion (---.---.62.177) 1er mars 2006 23:14

                    Quel sabir pour expliquer que chacun a le droit de faire ce qu’il veut, quand il veut, comme il veut et avec qui il veut.

                    Mais alors si on croit qu’on peut construire quelque chose qui s’appelle une société au milieu de ce foutoir où règne sans partage le « J’ai envie, donc j’ai le droit ! », on est complètement largué par rapport au bon sens le plus élémentaire.

                    On peut essayer de se rassurer en pensant que c’est, fatalement, la loi du plus Fort qui va succèder à la religion des Droits de l’Homme. Pour cela, il suffit de se sentir soi-même assez fort et de se dire que les « tolérants » sont, par définition, incapables de se défendre vraiment contre que ce soit : être tolérant, c’est ne croire profondément à rien !


                    • machinchose (---.---.129.40) 1er mars 2006 23:39

                      Il n’y a pas de ’foutoir" tant que personne n’empiète sur la liberté des autres et que tout le monde respecte son voisin. Cete manière de parler de liberté comme d’un danger est un peu affligeante


                    • Pasto (---.---.23.72) 10 avril 2006 16:18

                      La liberté n’a jamais été bien défini par « je veux, » « j’ai le droit, » « je suis comme cela »(Hitler est un bon example). La liberté est quelque chose qui ne doit pas se definir par une propension a assouvir les désirs des uns, mais de la protection de ce qui nous differencie de l’animal.


                    • borek (---.---.102.20) 2 mars 2006 03:09

                      Livrer le monde à la psychose et la perverson est un choix que firent Sodome et gomorhe, existèrent-elles ou non, c’est sans importance car leur destin est « Symbolique » La société devenue folle se perd mais quelle importance ? tout se corrige de soi-même et à la fin, tout finit bien !? La négation et la dénégation peuvent bien convaincre ceux que Zeus a rendu fous, quelle importance ? puisqu’à la fin tout s’auto-régule dans l’évolution ! L’inquiétude n’oppresse que ceux qui croient que, de leur vivant, le Messie ou l’Apocalypse arriveront ! Des naïfs pleins d’illusions...Bon, laisser faire ou ne pas laisser faire ? Paranoïa du contrôle ou psychose perverse de l’essai délirant ? Cela ne me concerne guère et je laisse les jeunes générations se fourvoyer comme elles l’entendent. Le premier curé psychanalyste de France, l’Abbé Jury, a écrit :« les enfants ne recoivent pas l’éducation que nous leur donnons mais celle qu’ils prennent » Personne n’apprend du passé ni d’autrui, il en apprend ce qu’il veut prendre...et surtout ce qu’il reçoit en pleine « gueule ».


                      • (---.---.186.145) 26 juin 2006 23:28

                        Perso j’aurai préféré recevoir l’amour et la liberté en pleine gueule que l’intolérance et le mépris de la vie caractéristique des idôlâtres du dieu mort.


                      • Scipion (---.---.60.146) 2 mars 2006 06:07

                        « Il n’y a pas de ’foutoir » tant que personne n’empiète sur la liberté des autres et que tout le monde respecte son voisin."

                        Tels sont deux des arguments majeurs qui plaident en faveur de l’atomisation complète de ce qui fut une société.

                        En vertu de ces principes, deux millions d’automobilistes roulent sans permis de conduire ; des centaines de milliers de personnes consomment régulièrement des stupéfiants ; des dizaines de milliers de jeunes arrivent criblés de dettes à l’âge où l’on atteignait autrefois la majorité ; des centaines de milliers de personnes se « recomposent » familialement sans aucun souci de la manière dont les enfants vivent ces cataclysmes ; on laisse, indifférents, crever quinze mille vieux de canicule ; un mort peut rester six mois devant son téléviseur allumé, avant qu’on ne s’avise de sa disparition ; la liste des dysfonctionnements individualistes de notre biotope est pratiquement illimitée, mais il y en a dont la seule préoccupation est de veiller à ce qu’on ne parle pas de la « liberté », de cette suicidaire liberté qui est l’antichambre du nihilisme, de façon affligeante...

                        Catallinario a raison : on fonce dans le mur ! Pour user d’une de ces formules qui ravissent les feignants du prêt-à-penser...

                        Pour les gens lucides, la principale préoccupation est désormais de survivre au choc, pour satisfaire goulûment leur curiosité de ce qui va advenir après...


                        • (---.---.129.40) 2 mars 2006 09:49

                          scipion, il faudra m’expliquer en quoi rouler sans permis est du respect ??? c’est vraiment n’importe quoi. Vous parler de n’avoir aucune considération pour ceci ou cela, les respect implique de considérer l’autre pas de l’ignorer (éventuellement de l’ignorer après l’avoir considéré). Vous idéalisez un modèle qui n’a JAMAIS (et j’insiste là dessus) existé.

                          je m’interroge toujours quand je lis ce genre de discours pour un idéal utopique conservateur et rigide ce que ça dit sur la personne qui le tient. De quoi avez vous peur ? Pourquoi dépenser tant d’énergie à craindre ou à detester ce qui n’est pas comme vous et ne vous menace pas ?


                        • Scipion (---.---.60.146) 2 mars 2006 10:47

                          M. Reboul écrit : « C’est un question de temps et tout contre-feu sur ce thème ne peut objectivement être qu’un combat d’arrière garde avant la défaite, sauf à abolir les droits de l’homme. »

                          Ne vous en faites pas, on y arrivera ! Puisqu’ils servent désormais à promouvoir des aberrations. Que vous n’ayez plus conscience qu’il s’agisse d’aberrations ne change rien au fait.

                          Et je peux vous dire comment on s’y prendra pour descendre les droits de l’homme en flammes. En promouvant les droits de la société, qui, elle, réunit l’ensemble des hommes.

                          Je vous signale, d’ores et déjà, que c’est dans ce sens que vont les aspirations sécuritaires, croissant, d’un grand nombre, toujours croissant, d’individus des deux sexes.

                          Et même du troisième aussi, semble-t-il, avec la revendication de lois contre l’homophobie.

                          P.S. - Ne changez rien à vos habitudes : ne me répondez pas. De toute façon, plus qu’à vous, c’est aux surfeurs de passage, que je m’adresse prioritairement.


                          • Senatus populusque (Courouve) Courouve 2 mars 2006 21:00

                            Les droits de l’homme ne sont plus ce qu’ils étaient. Il faut vivre avec son temps !!

                            Plateforme pour l’égalité des droits (25 mars 2004)

                            L’homophobie, la lesbophobie et la transphobie tuent : égalité des droits

                            1 La modification de l’article premier de la Constitution, assurant l’égalité des citoyen(ne)s sans distinction d’origine, de race ou de religion, pour y ajouter la notion d’égalité sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’identité de genre.

                            2 La condamnation des discriminations basées sur le sexe, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre de la victime au même titre que le sont celles liées au racisme ou à l’antisémitise.

                            3 La pénalisation des propos discriminatoires (injures, diffamation, incitation à la haine) sexistes, homophobes, lesbophobes et transphobes, au même titre que le sont les propos racistes ou antisémites.

                            4 La mise en place d’une politique efficace de prévention de l’homophobie, de la lesbophobie, de la transphobie et du sexisme, notamment en milieu scolaire et dans les organismes accueillant du public (OFPRA, institution pénitentiaire, CNAM, Police Nationale...).

                            5 Le droit au mariage civil pour les couples de même sexe ; l’extension aux couples homosexuels de l’ensemble des avantages (sociaux, fiscaux, séjour...) dont bénéficient les couples hétérosexuels ; l’égalité des droits entre les différents statuts civils et fiscaux : PACS, mariage, concubinage et célibat.

                            6 L’accès à la procréation médicalement assistée et à l’adoption quelles que soient l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou le statut marital du/de la ou des demandeur(e)s.

                            7 Que les trans ne soient plus classé(e)s comme malades mentaux par le système de soins français.

                            8 La simplification de la procédure de changement d’état civil pour les trans (transsexuel(le)s et transgenres) qu’elles ou ils soient opéré(e)s ou non, et l’accès à une prise en charge médicale choisie, rapide et efficace.

                            9 La suppression de toute mention relative au sexe sur les papiers d’identité et documents administratifs.

                            Ces exigences sont un pré-requis pour lutter contre les discriminations, dans la loi, dans les faits, dans les têtes. Nous invitons les structures associatives et politiques et les individu(e)s dont la lutte contre les discriminations fait partie du combat politique, à rejoindre le Collectif pour l’égalité des droits et à soutenir cette plate-forme de revendications.

                            Organisations signataires : Académie Gay & Lesbienne, Act Up-Paris, Act Up-Lyon, Alternative libertaire, CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception), CCP (Collectif Contre le Publisexisme), CLF (Coordination Lesbienne en France), CNDF (Collectif National pour les Droits de Femmes), Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles, DEGEL (Debout Étudiant-es Gais Et Lesbiennes), Etudions Gayment, Femmes Publiques, Fierté LGBT Lille, FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives), GLB (Gais et Lesbiennes Branchés), GAT (Groupe Activiste Trans), Gay Kitsch Camp [Lille], Homonormalité, JCR (Jeunesses Communistes Révolutionnaires), La Dixième Muse, La voix de l’âme, LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), Les Mauves, Les Panthères roses, Les Verts, LGBT-Formation, Mix-cité, PASTT (Prévention Action Santé Travail pour les Trangenres), ProChoix, Ras l’front, Scalp-Reflex, SNEG (Syndicat National des Entreprises Gaies), SOS-Homophobie, SUD Étudiant, SUD PTT, Tasse de Thé (association et portail pour les lesbiennes), Tiresias, Trans Action, Vamos !

                            Personalités politiques signataires : Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris), Olivier Besancenot (porte parole de la LCR), Patrick Bessac (conseiller régional PCF d’Ile-de-France), Jean Brafman (conseiller régional d’île de France, Groupe communiste, alternative citoyenne, républicain), Sergio Corronado (Adjoint au maire du 14e ardt de Paris), Jean-Luc Estournel (adjoint au maire de Villeurbanne), Hélène Flautre (députée Européenne, les Verts), Christophe Girard (Adjoint au maire de Paris), Noël Mamère (Député de Gironde, les Verts), Pierre Quay-Thevenon (adjoint au maire (PC) de Saint-Denis), Roseline Vachetta (député Européenne, LCR).


                          • jean-francois (---.---.232.185) 13 mars 2006 12:45

                            A force de distribuer des « droits » aux diverses « minorités » il va en rester deux sur le tapis :

                            - celle des pères de famille hétéro

                            - celle des mères de famille hétéro

                            Que faire pour eux (elles)


                          • (---.---.186.145) 26 juin 2006 23:33

                            Et le surfeur de passage ne se laisse pas prendre dans la toile réactionnaire et liberticide de vos accents de Cassandre.

                            Ou alors c’est un-e débile du bulbe, et je vous enjoins de créer au plus vite une association de lutte contre la débilitophobie. Ah mais pardon, elle existe, c’est l’UMP.


                          • Scipion (---.---.60.146) 2 mars 2006 11:50

                            xxx.x67.60.47 écrit : « scipion, il faudra m’expliquer en quoi rouler sans permis est du respect ??? »

                            Si je n’avais pas l’impression qu’il - elle - a appris à lire par correspondance - smiley) -, je lui demanderais à lui - à elle - d’expliquer ce qu’il a compris...

                            xxx.x67.60.47 ajoute : « Vous idéalisez un modèle qui n’a JAMAIS (et j’insiste là dessus) existé. »

                            Le modèle qui n’a jamais (et j’insiste aussi) existé, c’est le mariage des invertis. Il y a un seul précédent, celui de Néron qui a épousé Sporus, un de ses gitons. Tu parles d’un gratifiant patronage !!!


                            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 2 mars 2006 18:45

                              Il y a plusieurs précédents ; voir la page indiquée en lien.


                            • (---.---.186.145) 26 juin 2006 23:39

                              « Le modèle qui n’a jamais (et j’insiste aussi) existé, c’est le mariage des invertis. »

                              Eh bien nous sommes donc face à une avancée de civilisation. Si on pouvait au passage vous offrir la chance d’une expérience « invertie », vous sentiriez enfin le bonheur de combler votre vide onthologique. Car votre dieu doit être logé dans votre trou du Q pour que vous craignez tant qu’il y fut déranger par la pénétration de cet orifice.


                            • Scipion (---.---.60.146) 2 mars 2006 12:01

                              Désolé, le message précédent s’adresse à xxx.x6.129.40

                              On s’y perd un peu, avec ces noé-patronymes... smiley)


                              • machinchose (---.---.129.40) 2 mars 2006 18:02

                                « Il n’y a pas de ’foutoir » tant que personne n’empiète sur la liberté des autres et que tout le monde respecte son voisin." Tels sont deux des arguments majeurs qui plaident en faveur de l’atomisation complète de ce qui fut une société.

                                En vertu de ces principes, deux millions d’automobilistes roulent sans permis de conduire"

                                vous me citez, je vous cite. Je repose la question : celui qui roule sans permis respecte t il son voisin en le mettant en danger ???

                                je crois que la réponse est non et que votre démonstration est stupide.


                                • Scipion (---.---.108.146) 2 mars 2006 20:05

                                  Non, ce qui est stupide, c’est l’affirmation de machinchose qui croit observer qu’il n’y a pas foutoir quand « tout le monde respecte son voisin », alors que nous vivons une époque caractérisée, précisément, par le fait que plus personne ne respecte plus personne. Puisque le non-respect n’est pas puni comme il devrait l’être.


                                  • machinchose (---.---.129.40) 2 mars 2006 20:23

                                    vous mélangez absolument tout. Je ne sais pas comment vous fonctionnez vos raisonnements sont totalement dépourvus de logique.


                                  • Hikaru (---.---.194.249) 2 mars 2006 21:05

                                    Je pense que sa logique vous échappe parce qu’elle vous est étrangère. Si vous conduisez sans permis, vous manquez de respect parce que vous mettez autrui en danger. Si vous êtes homosexuel, vous manquez de respect parce que vous précipitez la société dans la décadence. Il suffit d’accorder une haute valeur à son propre jugement sur l’homosexualité pour que ce discours devienne cohérent.

                                    Plus haut, il a aussi cité l’exemple des gens qui consomment des stupéfiants, c’est du même accabit. Même si cela ne lui fait aucun tort, c’est lui manquer de respect, parce qu’il trouve ça décadent.

                                    Tourné dans l’autre sens, vous estimez que la liberté de l’un s’arrête là où commence celle des autres, Scipion estime qu’elle s’arrête là où il trouve ça dangereux pour la société. Alors vous avez du mal à vous entendre.

                                    Je trouve cela triste que ce genre d’opinion soit de plus en plus répandu (enfin je n’ai pas de statistiques, mais n’entend-on pas de plus en plus à droite et à gauche « le problème c’est qu’il n’y a plus de respect »).

                                    Et inquiétant aussi, le même Scipion ne disait-il pas plus haut :

                                    >>> Et je peux vous dire comment on s’y prendra pour descendre les droits de l’homme en flammes. En promouvant les droits de la société, qui, elle, réunit l’ensemble des hommes.

                                    Je vous signale, d’ores et déjà, que c’est dans ce sens que vont les aspirations sécuritaires, croissant, d’un grand nombre, toujours croissant, d’individus des deux sexes. <<<

                                    Par exemple, comme les homosexuels sont un danger pour la société qu’ils vont plonger dans la décadence, protégeons la société et enfermons les dans des camps, loin de nos enfants qu’ils ont hâte de pervertir. Leurs droits humains n’ont pas d’importance par rapport à ceux de la société.

                                    Je crois qu’on a déjà fait ça, promouvoir les droits de la société au dessus des droits de l’homme, il y a quelques dizaines d’années. Ca avait mal tourné à l’époque.


                                  • Scipion (---.---.108.146) 2 mars 2006 22:28

                                    « Je pense que sa logique vous échappe parce qu’elle vous est étrangère. Si vous conduisez sans permis, vous manquez de respect parce que vous mettez autrui en danger. Si vous êtes homosexuel, vous manquez de respect parce que vous précipitez la société dans la décadence. Il suffit d’accorder une haute valeur à son propre jugement sur l’homosexualité pour que ce discours devienne cohérent. »

                                    Ah non, Hikaru. Ce n’est pas moi qui ai introduit la notion de respect dans cette discussion. Moi, je dis que nous vivons sous le règne du « J’ai envie, donc j’ai le droit ». Le fait de rouler sans permis n’en est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres. Pour ce qui est de l’homosexuel, s’il manque de respect, ce n’est que vis-à-vis de lui-même et il ne saurait précipiter la société dans la décadence.

                                    Ce qui provoque la décadence de la société, c’est l’avènement de l’indifférenciation sexuel. D’ailleurs, certains homosexuels ne font pas de difficulté à le reconnaître. C’est un inverti notoire, Didier Eribon, qui écrit dans le N° 5 de Regards (mai 2004) : “La revendication du mariage, souvent présentée comme réactionnaire, est en fait plus subversive que le discours de la subversion. Elle a un effet de déstabilisation de l’ordre familial, sexuel, du genre, beaucoup plus fort que la subversion incantatoire."

                                    « Plus haut, il a aussi cité l’exemple des gens qui consomment des stupéfiants, c’est du même accabit. Même si cela ne lui fait aucun tort, c’est lui manquer de respect, parce qu’il trouve ça décadent. »

                                    Faux. Comment voulez-vous qu’une larve qui se fait une ligne de coke dans un raout mondain me manque de respect ? Non, il manque de respect à la Loi, démontrant par là qu’il n’en a rien à foutre. C’est le respect de la Loi qui, en l’occurrence, est en cause. Comme avec le fait de rouler sans permis. Et cela démontre, avec mille autres exemples, que le respect de la Loi est désormais à bien-plaire. Cela se vérifie constamment, par exemple, dans les cités dites sensibles, et pas seulement avec les tournantes. Et ceci nous ramène à la non-règle énoncée plus haut : « J’ai envie, donc j’ai le droit. »

                                    Et c’est pour cela que vous vous trompez encore quand vous écrivez : « Tourné dans l’autre sens, vous estimez que la liberté de l’un s’arrête là où commence celle des autres, Scipion estime qu’elle s’arrête là où il trouve ça dangereux pour la société. », parce dans la pratique quotidienne, il n’y a plus aucune limite à la liberté. Dire que la liberté des uns s’arrête où commence celle des autres, c’était valable quand il y avait encore une société constituée avec des gens conscients d’y appartenir, et soucieux du regard que les autres portaient sur eux. Tout ça, c’est terminé : « Je fais ce qui me plaît et ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à aller se faire mettre ! »

                                    C’est ça le problème que soulève la perte du respect, dont la recherche vous inquiète.

                                    « Par exemple, comme les homosexuels sont un danger pour la société qu’ils vont plonger dans la décadence... »

                                    J’ai déjà montré que, sur ces points, vous avez tout faux.

                                    « ...protégeons la société et enfermons les dans des camps... »

                                    Non, non, la place des homosexuels est dans l’alcôve. Ou dans les pissotières, aux heures où les enfants sont couchés... smiley)

                                    « ...loin de nos enfants qu’ils ont hâte de pervertir. »

                                    C’est un autre problème, même s’il est clair que les homosexuels sont bien engagés dans la revendication pédophile, puisque c’est la revue Gay Pieq qui recueille, pieusement, les propos de Jack Lang : « La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages. » Le fait que certains puissent parler de Lang comme d’un candidat à la présidence de la République montre à quel point la corruption est déjà profonde. Aux Etats-Unis, un homme politique qui se serait permis un tel propos aurait été définitivement cramé. En France, il continue à pavoiser sur tous les médias...

                                    « Leurs droits humains n’ont pas d’importance par rapport à ceux de la société. »

                                    Les homosexuels ont des droits humains en tant qu’être humains, mais évidemment pas en tant qu’homosexuels, l’homosexualité étant une déviance comme une autre. Pas plus pas moins.

                                    « Je crois qu’on a déjà fait ça, promouvoir les droits de la société au dessus des droits de l’homme, il y a quelques dizaines d’années. Ca avait mal tourné à l’époque. »

                                    Votre remarque serait fondée si on constatait que la société d’aujourd’hui se porte mieux que celle de l’époque. Ce qui est loin d’être le cas. Preuve que celle-ci aussi, va très mal tourner !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès