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Accueil du site > Actualités > Société > Il faut revoir le temps de travail des enseignants !

Il faut revoir le temps de travail des enseignants !

Mon épouse est enseignante et je suis moi-même un « intermittent de l’enseignement » ; nous sommes donc très souvent confrontés à toutes les idées reçues, pour ne pas dire préjugés, entourant cette fonction.

« L’enseignant travaille moins, est toujours en vacances et touche un bon salaire (sic)... »

Une petite mise au point - historique - s’impose, et il est facile de démontrer que si la fonction pouvait être attrayante il y a 60 ans, ça n’est plus du tout le cas à l’heure actuelle.

Aujourd’hui, le temps de travail d’un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine. C’est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant de 1950. 18 heures par semaine, quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d’aussi bons salaires ? Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux ?

En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu’un enseignant doit travailler 1,5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela repréente 18 fois 2,5 heures (1 h devant les élèves + 1,5 h à la maison), soit 45 heures hebdomadaires. En effet, le temps de travail de l’époque, s’il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité d’environ 42 h par semaine, sur 50 semaines.

Mais que s’est-il passé depuis pour les enseignants ? Rien, alors que pour les autres salariés il y a eu la troisième semaine de congés payés en 1956, puis la quatrième en 1969. Les 40 heures hebdomadaires réelles ont été atteintes au début des années 70 - alors qu’elles étaient un droit depuis 1936. Mais ça n’est pas tout : il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants doivent toujours le même service.

Mais comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances ? Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons. D’abord 45 heures dues quand les autres en devaient 42, ça c’est pour les petites vacances (Toussaint, Noël...).

Et les deux mois d’été alors ? Là, c’est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d’ailleurs, mais ça se situe au niveau de la grille des salaires. Cette grille a été, elle aussi fixée en 1950, au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés sur concours au même niveau Bac + 3. Mais à cette grille, il a été retiré deux mois de salaire, puis le résultat a été divisé par 12. Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 euros par mois il recevra 24000 euros par an, alors que pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 euros par mois mais sur 10 mois, soit 20000 euros par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 euros par mois. Eh oui, les enseignants ne sont en réalité pas payés pendant les grandes vacances, puisque leur temps de travail a été annualisé.

Reste le côté salaires, ils ne sont quand même pas à plaindre !
Eh bien soit, comparons : les enseignants se situent nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public (qu’on leur prouve le contraire...). Mais l’exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant : le salaire de départ d’un enseignant en 1970 était 2 fois le SMIC. Aujourd’hui, il n’est plus que de 1,2 fois. Autrement dit, si comme le PS l’a écrit dans son projet, le SMIC augmentera de 25 % au cours des cinq ans à venir, un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC ?

Si on ajoute à ce tableau (noir), les conditions épouvantables de début de carrière (nominations fantaisistes, postes les plus durs, quasi-absence de formation pédagogique), comment s’étonner du futur manque de profs ? Il serait bien temps de revoir ce fameux décret de 1950...


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250 réactions à cet article    


  • (---.---.78.104) 15 mars 2007 11:54

    Pour ma part, je me demande si les 1,5 heures de travail à domicile ne sont pas, la plupart du temps, une gentille « fiction », et ces 45 heures supposées sont très loin de la réalité.

    Les corrections sont nettement moins fréquentes qu’il y a 20 ans ou plus, quand aux cours, de nombreux enseignants se contentent de prendre ceux de l’année précédente (histoire vécue).

    Vous parlez des 2 mois de vacance d’été, et oubliez de parler de toutes les autres vacances qui s’étalent au long de l’année. Pauvres stakhanovistes de l’enseignement !

    Savez vous que le reste de la société va voir l’age auquel il pourra prétendre partir en retraite augmenter pour aller vers 65 ans et plus. Et vous voudriez travailler moins et j’imagine, moins longtemps ? Mais sur quelle planète vivez vous ?

    Je trouve surtout regrettable ce perpétuel corporatisme qui s’oppose à toute réforme qui propose des changements aux professeurs, une plus grande souplesse, toute modification, sinon celles qui leur profitent directement.

    j’ajoute que, vu de l’extérieur, l’image du monde enseignant est celle d’une corporation arcboutée sur ses acquis, qui semble hostile à toute réforme, défendant une évolution à l’ancienneté, quelle que soit l’implication et la qualité de l’enseignant.

    Or, regardons les choses en face, la qualité de l’enseignement donné à nos enfant se dégrade considérablement, le niveau des diplômes diminue, de nombreux adolescents sont relâchés dans la nature en échec scolaire et les enseignants en rejettent toute responsabilité.

    A quand le coup de pied au derrière du mammouth ?


    • (---.---.192.187) 15 mars 2007 14:29

      Visiblement t’as jamais donné une heure d’enseignement à qui que ce soi toi !

      Va faire 4 heures de cours devant une classe de 30 ou 35 collégiens et tu verras bien vite que c’est complètement exténuant... ça parrait pas, pour ceux qui ne l’ont jamais fait et pourtant...


    • Gecko (---.---.248.38) 15 mars 2007 15:59

      Peut être l’auteur sous entend il : Mettre les enseignants au travail ????


    • (---.---.142.34) 15 mars 2007 16:55

      Il faut mettre en concurrence l’école publique avec l’école privée. aller déjà assister à un cours de préparation au BTS donné par la chambre des métiers à des apprentis ( avec des élèves qui ont été rejetés par l’éducation nationale) et comparez l’enseignement donné avec celui du « public », vous verrez que ça a « une autre gueule » (surtout si comme moi vous êtes du métier concerné). Ensuite comparez les résultats à l’examen, le nombre d’heures des enseignants, et les salaires. Vous constaterez tout comme moi qu’il y a « des coups de pieds au cul qui se perdent », et qu’il est plus que temps de « dégraisser le mammouth ».


    • équité (---.---.139.249) 15 mars 2007 17:59

      Le travail à la maison d’un enseignant n’est pas une fiction. Ma femme est enseignante, elle gagne 1200 euros par mois net pur 80 % de temps. Elle bosse le samedi matin, le dimanche pour préparer les cours, le lundi idem. Bref, qui a la chance de travailler 45 h/semaine pour un salaire misérable. De plus le capes n’est pas évident. Donc, braves gens revenez sur ces idée qui vous donnent bonne conscience, un prof ça bosse, ça a passé un concours difficile et c’est mal payé. Après ce n’est qu’un choix de vie, vivre avec ses enfants ou avoir plein de fric pour s’acheter une belle voiture.


    • parkway (---.---.18.161) 16 mars 2007 10:19

      equité,

      j’ai ma belle soeur qui est instit et à été aussi directrice d’une petite école, je confirme tes dires : c’est dur d’être enseignant ;

      Ceux qui critiquent ne savent pas : il ferait mieux de la fermer et d’écouter les profs qui s’expriment...

      qu’il y ait des ramiers dans l’EN c’est certain mais pas plus que dans le privé et en plus ils sont moins bien payés...


    • olivier (---.---.229.136) 16 mars 2007 10:30

      le probleme dans ce genre de polémique c’est toujours le même : l’amalgame ! Comme dans toutes les professions, il y a de bons profs et de mauvais profs. Sauf que les profs ils sont 1 million donc forcement en quantité le nombre de profs peu estimable/faineants/mauvais/profiteur (ou ce que vous voulez que vous repugnez le plus) est important alors que la proportion doit etre du meme ordre que dans les autres professions.

      Bref pas de quoi fouetter un chat sinon j’appelle Brigitte !


    • olivier (---.---.229.136) 16 mars 2007 10:33

      ah et j’ajouterai que les almalgames on les fait aussi pour les patrons.Certes Antoine Zachamangerducaviar avait un salaire indécent. Mais c’est loin d’etre le cas de la majorité des patrons.

      Bref la vérité est ailleurs !


    • ben (---.---.149.193) 16 mars 2007 11:16

      Moi aussi je suis prof et je suis effaré de lire de tels raisonnements, ou d’entendre mes collègues se plaindre continuellement de leur situation. Je n’ai rien contre les enseignants en primaire, qui selon moi font largement leurs heures, et sont moins payés que les enseignants des collèges ou lycée. Mais pour ces derniers, dont je fais partie, j’ai du mal à comprendre leurs lamentations et revendications incessantes. Moi je VEUX travailler plus et participer à l’effort collectif. Je me considère comme consciencieux dans mon tarvail, mais je reste persuadé de faire beaucoup moins d’heure dans une année qu’un travailleur du privé. Si je bosse 3 heures par jours de moyennes chez moi, ca me fait 33 heures par semaine ; en contant les reunions ou les activités externes, on peut à la rigueur ajouter 2 heures par semaine, ce qui nous fait 35h. Encore que je ne pense pas que la majorité des profs arrivent à un compteur de 35h par semaines... Mais avec ca il y a les vacances : environ 18 semaines par ans ! Et avec tous ca mes collegues continuent de se plaindre du manque d’effectif et des mauvaises conditions de travail. Mais BOSSONS un peu plus !!! Ca m’exaspere cette facon de tout vouloir sans jamais rien donner !!! Si on se rajoute ne seraitce que 2 heures de cours en plus par semaine, les classes seront bien moins surchargées, mais non les gueulards ne veulent pas l’admettre. Autre chose qui m’exaspere : toutes ces reunions et formations pendant les heures de cours, la plupart ne sont jamais rattrapées. Et bien je trouve ca inadmissible : tout ca devrait se passer pendant les vacances scolaires, on serait sur que tout le monde est disponible et qu’aucun cours ne sera supprimé. Mais alors la attention si on tente une miniréforme donnant plus de travail aux profs on les retrouve tous dans la rue, pendant les heures de cours bien sur...

      Bien sur on est quelques uns a vouloir changer les mentalités de l’intérieur, mais quand on voit les réactions de la majorité, on finit par se dire que rien ne changera jamais...


    • (---.---.179.95) 16 mars 2007 22:56

      Encore un mec qui se dit prof et qui ignore que les instits sont professeur des écoles et payés sur la même grille indiciaire que les certifiés. Donc, ont le même salaire... Un soit disant prof qui ne bosse pas assez ! Mais où est-donc ce fainéant ? En ZEP ? En khagne ? En Sup ? ou à la retraite ?


    • rdaneel (---.---.198.72) 18 mars 2007 07:00

      Vivre avec ses enfants ou travailler le week-end ? J’ai pas bien compris ? Le week-end votre femme travaille sur ces cours ou passe du termps avec les enfants ?

      Une année pour préparer les cours et tout le reste de sa carrière en vacances scolaires.

      Je travaille dans le privé, pas 18 heures et j’ai pas de grosse voiture. Il faudrait réactualiser vos connaissances sur le monde du travail dans le privé !


    • (---.---.140.77) 18 mars 2007 22:05

      Y va nous faire pleurer !!!!


    • (---.---.140.77) 18 mars 2007 22:11

      Bizarre aussi, parce que le niveau de formation des profs est de plus en plus élevé et la fabrique à cancres n’a jamais aussi bien fonctionné ?!?!


    • (---.---.140.77) 18 mars 2007 22:24

      Plus un taux d’absentéisme record. Les congé maladies sont un droit... Si je l’ai entendu !!!


    • r (---.---.220.61) 19 mars 2007 20:47

      Les professeurs des écoles ont beaucoup plus d’heures de cours, cela signifie-t-il qu’ils les préparent moins ? un professeur de sports travaille 18h/semaine. combien d’heures de correction ?? enfin nos voisins européens travaillent bien plus. Sont-ils moins efficaces ?


    • loki (---.---.161.221) 22 mars 2007 17:03

      monsieur,

      l’auteur de l’article parle des petites vacances !


    • (---.---.141.23) 3 avril 2007 16:21

      vous n’etes pas très solidaire de vos collègues....


    • cestcurieux (---.---.237.128) 15 mars 2007 11:54

      Cher Alynpier, ce que tu écris est juste, j’attends les commentaires...

      Tu pourrais ajouter qu’il ne fait pas bon être prof actuellement, puisque certains nous rendent responsables de tous les maux de la société. Certes des idées ils en ont, mais si tu leur demandes de nous rejoindre, alors là, il n’y a plus grand monde.


      • (---.---.30.84) 15 mars 2007 12:06

        encore une fois vous oubliez que 70% des jeunes veulent devenir fonctionnaires ! alors oui les jeunes veulent vous rejoindre !!!!! il suffit de regarder le nombre de postulants pour les concours (CAPES ou Agreg.)


      • (---.---.192.187) 15 mars 2007 14:31

        Combien de titulaires du CAPES restent prof après 2 ou 3 ans d’enseignements ??? Combien font toute leur carrière dans le professorat aujourd’hui ???

        Faut voir aussi le taux de démission au lieu de ne regarder que le taux d’entrée


      • (---.---.179.95) 16 mars 2007 22:59

        On veux des chiffres : combien de places et de postulants au CAPES de Maths ? de Physique-Chimie ? et à l’agrégation.. ?


      • (---.---.140.77) 18 mars 2007 22:30

        Tout comme un prof serait inemployable dans le privé !!!


      • gem gem 15 mars 2007 12:51

        c’est un bon article sur la forme, mais qui « oublie » quelques « détails »

        * pour compenser l’annualisation, on augmente la qualification apparente, et le tour est joué. Car les profs ne sont pas payé pour ce qu’il font, mais en fonction de leur qualification. Ainsi par exemple tous les instits, catégorie B, dont personne n’avait à se plaindre, ont été promus en catégorie A. Ainsi peuvent-ils obtenir de quoi compenser, et au-dela, la prétendue annualisation... gratis pro deo : l’année d’étude en plus, elle est payée, alors...

        * un prof n’est pas un cadre (et de toute façon cette catégorie est devenu tellement large que son sens est bien faible, aujourd’hui). Nonobstant ses études, car ce n’est pas le niveau d’instruction qui fait le cadre.

        * Les profs ont été le fer de lance du PS, les gros bataillons des députés de 1981, les têtes pensantes et les instigateurs de cette politique d’écrasement de l’évantail salariale qui a détruit l’ascenseur social (puisque le travail ne paye plus, et ne permet plus de se constituer un patrimoine). Venez pas vous plaindre aujourd’hui du résultat : vous avez voulu le salaire unique pour tous, vous l’avez, réjouissez vous ! Ou alors soyez cohérent, et exigez une baisse du SMIC (OK, ça va pas être super-populaire....)

        * l’équivalent contemporain du smicard de 1970, ce n’est pas le smicard, c’est un chômeur ou un RMIste...

        * les 35 h, les salariés les ont payés, eux aussi, exactement comme les profs : par l’annualisation du salaire. Sauf que eux, ont ne les pas augmenter en bloc pour compenser (pardi : il faut bien que quelqu’un paye les fonctionnaires, quand même)

        * être enseignant reste un métier qui attire beaucoup, et ça n’est pas faute de le connaitre. Tout le monde c’est très bien que c’est relativement une sinécure, alros le futur manque de profs ... LOL !

        Revoir le décret de 1950 ? Bonne idée : les profs à 1800 h annuels de base, comme tous le monde... On va voir si vous aller être d’accord, tiens...


        • jello (---.---.218.45) 15 mars 2007 13:47

          Ce commentaire est manifestement celui d’un complice masqué de ces flemmards d’enseignants.

          Ce ne sont pas des cadres, bien entendu mais il faut aller plus loin. Bien redire ce qu’ils sont en réalité : des petits animateurs, des adjoints au gardiennage, des baby-sitters dotés de moyens exorbitants. Pensez, un local rien que pour eux pour mieux surveiller 35 marmots. C’est du boulot de factotum, ça de planqué de l’administration.

          Les profs ont détruits l’ascenseur social. Pas seulement. Ils ont tout détruit mon bon monsieur. L’ascenseur ET l’escalier. Et tout le reste. Ils ont piétiné la morale, craché sur le civisme. La décadence ? C’est eux. Les délocalisations ? C’est eux. Le SIDA ? Qui d’autre qu’un de ces pédés drogués gauchistes ?

          l’équivalent contemporain du smicard de 1970, ce n’est pas le smicard, c’est un chômeur ou un RMIste...Mais pas du tout ! Comme ils sont responsables de la délocalisation et des centres d’appel en Afrique pour quand internet marche plus, il faut comparer leur salaire à celui des esclaves de 6 ans qui font des briques au Pakistan. Et là, pas de doute, avec 1200 euros, tu peux t’en payer un paquet de briques bien plus que quand elles étaient fabriquées par un bon artisan bien de chez nous acculé au chômage par ces malfaisants.

          Non, mon vieux, vous êtes démasqué. Si ça se trouve vous êtes même un de ces propre-à-rien passé maître dans l’art de la provocation. D’ailleurs qui d’autre qu’un prof de lettres pourrait avoir une orthographe aussi approximative ? smiley


        • mars (---.---.181.92) 15 mars 2007 14:16

          « L’équivalent contemporain du smicard de 1970, ce n’est pas le smicard, c’est un chômeur ou un RMIste... » Je cois que tout est dit dans cette phrase qui n’a pas l’air de vous déranger ? Dans une logique pareille, effectivement, il faut peut-être diminuer le salaire des profs et puis pourquoi pas les supprimer ? Après tout l’équivalent contemporains des élèves de 1970 c’est peut-être des enfants qui travaillent à la mine ou à fabriquer des godasses ? Si des enfants le font dans d’autres pays devrons-nous nous adapter ?. La France ne peut plus continuer à vivre au dessus de ses moyens !


        • Emile Red Emile Red 15 mars 2007 14:20

          Jello vous oubliez qu’ils cassent et partent avec la moquette.

          Ne nous fatigons pas le métier de prof est le détonateur de toutes les jalousies, mais demandez l’aide de parents d’élève pour une sortie ou leur participation à quelconque activité et là plus personne.

          On les jalouse mais pour rien au monde on ne ferait leur boulot.


        • Aldoo (---.---.118.122) 15 mars 2007 19:35

          @gem : vous savez bien tourner votre discours, mais il ne remet pas en cause l’argumentation exposée dans l’article.

          1 - l’augmentation de la qualification n’est pas apparente ! La formation pour les professeurs des écoles (PE) à l’IUFM dure 2 ans après bac+3 pendant lesquel on ne chôme pas. Et vous savez quoi ? Le salaire du PE est celui d’un bac+3 dans la grille des salaires de l’EN !

          2 - du coup votre argument comparant cadritude (pour parler comme Ségo smiley ) et niveau d’éducation tombe à l’eau

          3 - c’est sûr que le corps enseignant est très présent dans le PS... maintenant, je ne pense pas que la comparaison des politiques menées par le RPR-UMP et celles menées par le PS en matière d’éducation soit favorable au premier !

          4 - qu’est-ce que c’est que cette équivalence ? Quelqu’un qui a réussi à devenir enseignant aurait pu avec le même niveau d’étude obtenir facilement un poste payé 2000€ dans le privé en début de carrière... sans la sécurité de l’emploi, certes. Mais de là à comparer la quantité de travail d’un enseignant à celle d’un RMIste...

          5 - les enseignants, augmentés en bloc ??? Peanuts !

          6 - le métier attire parce que tout le monde fréquente ou a fréquenté des enseignants. Mais ce qu’on en voit n’est que la partie émergée de l’iceberg, à savoir la séance en classe. Donc personne ne peut savoir si c’est une sinécure ou pas sans connaître personnellement d’enseignant ! J’ai personnellement la chance d’en connaître, et d’enseigner moi-même 64h d’eqTD par an en fac (je suis moniteur), et je confirme qu’une heure passée en classe, c’est au moins autant à la préparer et à corriger les copies.

          Oui, le métier attire ! Mais si on manque d’enseignants, ce n’est pas par manque de vocations, mais par manque de postes ! Donc uniquement un choix de priorités politiques.

          Enfin, au vu de ce qu’on sait, votre remarque « comme tout le monde » est déplacée. Pour rappel, l’enseignant bosse environ 45h par semaine (au moins. Ma compagne doit bien faire 60 heures !), et les vacances supplémentaires sont compensées par les mois non payés.

          Donc copie à revoir, cher gem !


        • gem gem 15 mars 2007 22:00

          @aldoo

          Il me semble que vous avez déjà corrigé ma « copie », au tour de la votre

          1 - l’augmentation de la qualification EST apparente, puisque les anciens instits faisaient parfaitement l’affaire. On paye donc comme bac + 3 des gens alors que des bac + 0 (avant formation) faisait l’affaire : donc vous confirmez mon propos...

          (autre problème à souligner au passage : les écoles de fonctionnaires sont sensés prendre des bac + N pour en faire des bac + N + 2 ou 3, sauf qu’en pratique les élèves sont fréquamment d’une qualification largement supérieurs. On prend des docteurs pour en faire des techniciens ou des maitres aux... )

          2 - ? C’est l’auteur qui compare le prof à un cadre, si vous convenez qu’il a tort, pas la peine de me reprendre.

          3 - Ma remarque vise simplement à souligner le surréalisme qui consiste pour un prof à se plaindre du résultat d’une politique portée par la corpo des profs ! Si cette politique a aussi été portée par d’autres (les fous !), ça ne change rien.

          4 - L’auteur comparait le prof et le smicard de 1970 (écart de salaire de 1 à 2), puis le prof et le smicard d’aujourd’hui (écard de 1 à 1,2) : je ne faisais que souligner l’invalidité de cette comparaison dans la mesure où la hausse du SMIC a surtout consister en la destructuion des emplois correspondant, donc au renvoi vers le chômage ou le RMI de ce groupe. Rien à voir avec une comparaison en terme de temps de travail...

          5 - Peanuts ? vous pouvez raconter ça à qui vous voulez, mais pas à moi. Parce que les faits sont là . le prof n’est pas tout à fait à 2000 €/mois net en début de carrière, certes, mais il y arrive très vite, et il les conservera, peinard.

          6 - Chacun a dans sa famille et parmi ses amis des profs, et voit parfaitement leur mode et leur niveau de vie. Mais je retiens votre honneteté à ne mentionner qu’une heure de préparation + correction pour chaque heure de cours, au lieu de l’officielle heure et demi. Ce qui met le prof à un maximum de 36 h/semaine de cours sur 40 semaines... sauf peut-être en tout début de carrière, quand on ne se sent pas encore prêt (vous disiez que votre copine faisait 60 h ?).

          On ne manque ni de prof (3 % de chômage officiel chez les titulaires, payé bien sûr, même si je doute que les gens concerné soit heureux), ni de postes. Par contre je vous rejoins sur l’absence de priorité : par exemple, alors qu’on sait très bien que les élèves bons et moyens supportent sans dommage des effectifs très élevés par classe (35, 40 et plus), et que seuls les cancres ont besoin de petites classes, on préfère baisser inutilement le nombre moyen d’élève par classe ...


        • Aldoo (---.---.118.122) 15 mars 2007 22:50

          1 - les exigences de la profession augmentent, le niveau de qualif aussi. Rien que de très normal ici. Maintenant, on peut toujours débattre de la nature et de la pertinence de ces exigences et se demander si certains préceptes pédagogiques inculqués ne sont pas de l’enculage de mouches. En tout cas, le boulot de PE aujourd’hui n’est pas le même que celui d’instit autrefois, mais c’est venu progressivement, pas brusquement avec le changement de statut.

          2 - j’avais du mal lire votre point là smiley. Effectivement, ce n’est pas un boulot d’encadrement, du moins pas dans le primaire et secondaire. (encore que donner un statut de cadre à un directeur... ). Cela dit, l’organisation du travail personnel est similaire à celle d’un cadre.

          3 - bon, de toute manière la structure hiérarchique de l’EN est d’une lourdeur extrême, et plus une structure sociale est grosse, plus elle est bête, inertie, tout ça. Je ne suis pas en train de dire qu’il y a trop de monde dans l’éducation (au vu des besoins réels), mais que clairement, son administration n’est pas à la hauteur de la taille du monstre !

          4 - vous êtes grosso modo en train de dire qu’il est normal que les gens soient de moins en moins bien payés à qualification égale ? (SMIC grosso modo indexé sur l’inflation, donc un SMICARD de 1970 a grosso modo le niveau de vie d’un SMICARD d’aujourd’hui, MAIS il est maintenant normal d’être payé 1,2 SMIC à Bac+3(ou 5) ?). En gros la baisse de la valeur du travail de 40% en 37 ans vous semble normale. C’est une opinion. Mais elle est beaucoup trop à droite pour moi.

          5 - votre article n’a pas franchement fait l’unanimité, c’est le moins qu’on puisse dire !

          6 - euh, je n’ai pas dit une heure pour une heure, mais *au moins* une heure pour une heure. Et une moyenne à 1,5 pour 1 ne m’a pas l’air absurde. Enfin, évidemment ça dépend de la matière, de l’efficacité de l’enseignant et de son sérieux.

          Pour ce qui est des titulaires inactifs, c’est vrai qu’il doit y avoir une marge d’amélioration. Cela dit, je doute que cela suffise à combler le manque de personnel enseignant (si on veut des classes avec 10% d’élèves en moins, prévoir 11,111% de profs en plus, pas 1, 2, ou même 3% !).


        • parkway (---.---.18.161) 16 mars 2007 10:25

          jello, gem bien votre sens de l’humour.

          gem est un spécialiste de la contradiction : lui même étant fonctionnaire ,et le restant bien évidemment, il prend un malin plaisir à dénigrer sa propre profession...

          va comprendre,charles...


        • rdaneel (---.---.198.72) 18 mars 2007 07:09

          Excepté que le parent d"éleve fait la sortie sur son temps libre, le prof est payé pour aller se balader. C’est un comble les profs ne font pas 35 heures et ils reproche de manquer de bonnes âmes bénévoles... c’est l’hôpital qui semoque de la charité


        • chandre (---.---.235.106) 15 mars 2007 13:07

          @ l’auteur

          Je viens de lire avec interet ton article. Que les enseignants travaillent, personne n’en doute. Mais pourquoi diable doivent-ils tout le temps nous le faire remarquer ? Il y a bien d’autres millions de travailleurs qui vont à l’usine, au bureau, sur les routes travailler chaque jour ... et qui ne le font pas remarquer à l’opinion publique. Personne ne se fait remarquer sur ce point autant que d’autres corporations que le corps enseignant. Pourquoi ce corps doit il se justifier en permanence et dire qu’il travaille ?

          Cordialement


          • Bob (---.---.34.107) 15 mars 2007 13:17

            « Pourquoi ce corps doit il se justifier en permanence et dire qu’il travaille ? »

            Sans doutes parcequ’« on » leur reproche de ne pas le faire. Avec le fameux distingo « heure dues » et « heures maison »


          • Gecko (---.---.248.38) 15 mars 2007 13:22

            Peut être est on justement un certain nombre à en douter ?

            Ah, les cadences infernales du corps enseignant ! Effectivement, il est curieux que 70% des jeunes veillent devenir fonctionnaires, et, en premier lieu, enseignants, alors que ceux ci se plaignent de .... presque tout.

            De temps en temps, je suggère à certains membres du corps enseignant de « revenir sur terre » et voir comment se passe la vie autour d’eux, les conditions de travail du privé et leur évolution et, peut être, de se demander, où ils veulent vraiment nous entraîner.


          • Alake (---.---.251.50) 15 mars 2007 14:18

            Si tant de jeunes veulent devenir profs (et j’en faisais partie) c’est qu’ils ne connaissent pas le métier. Après 2 mois de vacations dans un lycée à l’ambiance plus que correct dans un quartier favorisé du 78 l’envie m’est passée. Ça demande beaucoup de travail personnel quoiqu’en disent certains.

            Je sais que tous les métiers demandent du travail, et que les profs ne sont pas les plus mal lotis mais s’ils passent leur temps à revendiquer leur charge de travail c’est parce que les autres passent leur temps à leur dire qu’ils ne font rien. Par exemple plusieurs membres de ma famille ont été maçons ou ont travaillé dans le bâtiment : c’est un secteur difficile, tout le monde le sait et personne ne leur reproche rien. smiley


          • (---.---.179.95) 16 mars 2007 23:09

            Parce que le privé bosse ? Ah bon ? C’est pour ça que le privé délocalise en Chine, car vous êtes trop bien payé, d’ailleurs bientôt on ira tous bosser pour des salaires chinois et le premier qui l’ouvrira on lui dira « tu préfères Guantanamo ? »


          • Xtof (---.---.106.109) 15 mars 2007 13:23

            Pas d’autre alternative ! Il faut démissioner et aller chercher du travail dans le privé. Personne n’oblige personne à faire un travail si pénible et si mal payé !!! Mais là, c’est une autre histoire...


            • (---.---.179.95) 16 mars 2007 23:11

              Bravo, il faut qu’on aille tous bosser dans les usines en Chine, comme ça on aura moins de temps pour raconter des conneries en ligne...


            • rdaneel (---.---.198.72) 18 mars 2007 07:17

              A entendre certain le privé se trouve forcément en Chine ? C’est parce que l’enseignement n’est pas soumis à la concurence qu’il n’est pas déloclisé... sinon il n’y aurait plus un seul prof sur le terrtoire.


            • Michel (---.---.107.181) 15 mars 2007 13:46

              OK, si il faut discuter travail, alors voilà : Depuis des lustres on entend de la part des profs la même litanie sur le ’’manque de moyens’’. Or, si on prend seulement les 15 dernières années, on constate que : a) le budget de l’EN est en constante augmentation b) le nombre d’élèves diminue légèrement c) les résultats scolaires (rééls, pas ceux qui sont ’’bidouillés’’) sont de moins en moins bons.

              Alors, une conclusion devient inévitable : ce n’est pas à force de ballancer des M€ dans le budget de l’EN que ça va aller mieux. Où est donc le problème ? Ma réponse est que depuis qu’on a décrété que 85% des elèves doivent avoir leur bac (Edith Cresson dixit ...), on a obtenu l’effet inverse (c’est-à-dire qu’on a baissé le niveau du bac en remontant les notes pour que ces chères têtes blondes aient leur diplôme et - accessoirement - notre établissement soit compris dans la ’’bonne’’ tranche des statistique du ministère). C’est une pratique commune et c’est précisément ce que je ne suis pas prêt d’accepter. Cela prouve qu’il n’y a plus aucune trace de conscience proffessionnelle (oui, oui, je sais, je ne comprends rien à tout ça, je suis un ’’réac’’, enfin allez-y ....).

              Une autre question : pourquoi les enseignants font grêve seulement dans le public ? Le privé n’a pas trop de moyens supplémentaire, mais ... ils ne font pas grêve. Voilà ce que c’est le corporatisme des fonctionnaires de l’EN.

              Une autre question : lors des manifs anti-CPE, dans un lycée de Marseille, ce sont les enseignants qui ont poussé des gamins à manifester (ces gamins n’étaient pas si convaincus qu’il fallait ’’manifester’’). Est’ce bien prudent d’envoyer des gamins de 13-14 ans manifester dans la rue en sachant qu’il risque d’y avoir du grabuge ? Où est la conscience de ces enseignants ?

              M.

              PS : ne vous fatiguez pas, les insultes ne me font rien

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