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Accueil du site > Actualités > Société > Il paraît qu’en France il y aura bientôt une Assemblée (...)

Il paraît qu’en France il y aura bientôt une Assemblée Constituante...

La rumeur est un bruit de fond qui finit toujours par remonter. On dit souvent qu’elle est un mal insidieux qui ronge profondément, et durablement. Et la faire taire est presque impossible. En politique comme en économie, et même dans la vie de tous les jours, les rumeurs sont parfois plus dangereuses que des faits établis : réputations salies, carrières brisées, bankruns ou paniques boursières, les exemples ne manquent pas, comme nous le prouve celui récent de la banque Swedbank en Lettonie. En quelques heures à peine, l’équivalent de plusieurs millions d’euros ont été retirés par des clients apeurés, créant ainsi les conditions d’une faillite réelle de cet établissement, dont il est devenu inutile de se demander si les rumeurs le concernant été fondées ou non : désormais c’est une certitude, par une sorte « d’auto-réalisation ».

Je ne sais si c’est le fait d’être tous conditionnés au vieil adage « il n’y a pas de fumée sans feu » ou la valeur intrinsèque de la rumeur elle-même, mais force est de constater que les rumeurs fonctionnent mieux avec l’apparence du vrai que du farfelu… pour qu’elle soit crue, il faut qu’elle soit crédible. Car contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la rumeur est basée sur la confiance : il faut du fond pour faire une bonne rumeur, étayé, trafiqué, truqué, mais avec une base plausible, et surtout savoir qui la lance, et qui la reçoit. La confiance est l’élément majeur qui donne de la force à une rumeur. Si je dis que la banque « untel » va faire faillite, on ne me croira pas, même si j’apporte des éléments. Mais si la position de celui qui entretient la rumeur le place en situation de crédibilité, les mêmes éléments feront un autre effet : on ne propage une rumeur que de celui en qui on a confiance, et à qui on fait confiance. Pour la guerre en Irak et les armes de destruction massive, nombreux sont ceux qui ont dénoncé le caractère infondé de cette rumeur ; mais quand Colin Powell est arrivé, avec ces misérables diapos et ses fioles ridicules, la rumeur a enflé, s’est diffusée dans l’opinion publique, jusqu’à permettre l’invasion d’un pays certes dirigé par un dictateur, mais un pays souverain tout de même.

En économie, la confiance aussi fait partie du jeu. Car s’il est bien une chose fascinante avec le capitalisme, c’est que ceux-là même qui posent la rationalité des individus comme fondation de toutes leurs théories économiques sont pourtant aussi irrationnels que les autres, et ils contredisent eux-mêmes en pratique les préceptes qu’ils énoncent suivre en théorie. S’ils se basent sur de véritables calculs, ceux-ci ne sont que des calculs de risques, des probabilités : les notations des agences, la maximisation du profit, la bourse, les échanges, le commerce dans sa globalité fonctionne sur des rapports de confiance, et tous les savants calculs de nos fiers économistes ne sont en réalité menés que pour établir le degré de confiance qu’ils mettent dans des rumeurs : tel Etat ne pourra (peut-être) pas rembourser, telle entreprise va (peut-être) licencier, telle mesure va (peut-être) engendrer tels emplois, voilà à quoi se résume les analyses économiques… Un jour untel annonce publiquement que l’Europe est (peut-être) un peu trop endettée, et un autre croit savoir que la Grèce est (peut-être) la plus mal en point…et sur ces rumeurs, et surtout selon la confiance qu’on en a, les analystes conseillent, les investisseurs suivent, et la menace d’une perte du « triple A » fait monter les taux des emprunts obligataires, et la hausse des taux des emprunts obligataires fait baisser la note. Il a suffi que la rumeur d’une faillite de la Grèce gronde pour que les investisseurs cessent d’avoir confiance en la capacité de l’Etat Grec à rembourser, ce qui a eu pour effet de faire monter les taux d’emprunts de l’Etat Grec, et de précipiter sa faillite… En réalité le coeur du capitalisme n’est pas dans la loi mathématique, mais dans la loi humaine. Et pour l’atteindre, il n’est donc pas besoin ni de mathématiciens ni d’économistes, mais de philosophes et de sociologues.

Les politiques, eux, l’ont très bien compris : et s’ils sont également sujets aux affres de la rumeur, ils ne la subissent pas seulement, ils la propagent et l’utilisent aussi, et s’en servent pour leur propre intérêt (rumeurs d’éclatement de l’Eurozone avant un sommet du G20, des étrangers profiteurs pour faire baisser l’immigration, des chômeurs fainéants pour faire baisser les aides sociales, de l’augmentation de la délinquance pour faire régner la peur…) La rumeur sait se faire propagande (propager), et nos « élites » savent l’utiliser, car ils possèdent les moyens de la diffuser : une rumeur qui marche est une rumeur médiatisée, qui fait « du bruit ».
Mais il ne faut pas seulement jeter la pierre à nos dirigeants, car nous avons tous pêché : la rumeur est toujours le fruit d’un secret mal gardé, et si nous n’en sommes pas tous victimes nous sommes tous coupables. Comme le principe du secret qu’on finit toujours par lâcher dès la petite enfance, la rumeur est faite pour être propagée.

Maintenant, puisque nous savons déjà tous cela et que les puissants tremblent plus face aux rumeurs qu’à la colère du peuple (les politiques tombent sur des rumeurs, pas aux élections) pourquoi ne pas retourner cette arme contre eux ? Puisque des rumeurs, même fausses, ont des effets parfois plus importants que des faits réels et avérés, pourquoi ne pas rechercher nous-mêmes, nous les 99%, la meilleure rumeur capable de s’auto-réaliser par la volonté de ceux qui la propagent ? Ne pourrait-on pas inverser, transformer la rumeur en « arme positive » ? S’il est certes plus facile pour les riches et les puissants d’atteindre à la médiatisation, nous avons nous-aussi des outils de propagation. Internet est aujourd’hui (mais pour combien de temps encore ?) le média le plus libre et le plus accessible qui soit, et les réseaux sociaux sont comme les lieux où, autrefois, on lisait les journaux interdits.

Regardons à présent la situation économique telle qu’elle est aujourd’hui : sur-endettée, la France n’a pas les moyens de rembourser. Ses dirigeants ayant apparemment décidé de ne pas faire payer les responsables de la crise (eux-mêmes et leurs amis) et le peuple se trouvant être réticent à payer de sa poche les sacrifices exigés, il apparaît que le meilleur moyen de contraindre les 1% à payer LEUR dette est donc de refuser de la payer.

Mais comment faire pour y parvenir en l’absence de volonté politique ? l’audit citoyen (voir ici et ici), un moyen déjà utilisé en Equateur qui a permis de constater l’illégitimité de la dette, n’est même pas soutenu par le PS en France !
Alors voilà : pour qu’une rumeur prenne de l’ampleur et finisse par se réaliser, il faut donc avant tout créer de la confiance. Nous sommes 99%, et nous avons tous en commun la même volonté de changement. Nous ne voulons pas payer, et il nous suffirait de le clamer tous ensemble assez fort, avec assez de conviction pour que notre voix soit entendue.
Pourquoi ne pas utiliser ces outils dont nous disposons, et lancer nous-mêmes les rumeurs qui, une fois réalisées, nous permettront d’accéder aux changements que nous désirons ?

En plus, il faut bien l’avouer, j’ai déjà entendu parler de quelque chose, et je vous supplie de ne le répéter à personne, car rien n’est encore prouvé : mais la rumeur dit que s’organise déjà, sur internet, la mise en place de cet audit citoyen pour la France, avec des comités locaux qui serviront, si mes informations sont justes, de tremplin à la chute du gouvernement Français, et qui débouchera sur la création d’une Assemblée Constituante … mais surtout ne dites rien !

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr


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22 réactions à cet article    


  • Defrance Defrance 19 décembre 2011 10:30

     OUI a une assemblée constituante axée sur le BONSENSISME ! 

       Prendre ce qu’il y a de bon dans le Capitalisme et le Communisme qui ont tous deux échoués dans le mode ou ils on été appliqués (sous forme de dictature en fait)  ? 

       Nationaliser TOUT ce qui est nécessaire à la vie et la liberté de chacun : 

         Éducation, santé, justice, transport, banque, assurance .....

       Et emprunter la liberté d’entreprendre au capitalisme en lui instaurant une borne ? 

       LIMITER les REVENUS a X millier d’euros par JOUR ( x à définir par referendum) car à quoi peuvent servir des milliers d’euros par jour, sinon à soudoyer des hommes ou mouvements politiques qui vous en promettrons PLUS ? 

       

       

      


    • herbe herbe 19 décembre 2011 11:44

      merci pour ce subtil article !
      Je vous cite :
      « Ne pourrait-on pas inverser, transformer la rumeur en « arme positive » ? »

      C’est cela utilisons cette arme positive et non létale...
      « Aux armes citoyens du net et du monde ? »

      Cet article à la photo provocante est à lire pour saisir l’urgence de la situation :
      http://www.framablog.org/index.php/post/2011/12/18/prendre-armes-falkvinge

      Quelques extraits dans le désordre :
      "Il existe une raison pour laquelle la nomenklatura veut à tout prix le contrôle d’Internet. C’est pour cette même raison que nous devons nous battre pour lui.

      Je suis convaincu que la démocratie doit être le chemin à suivre, sans condition, tant qu’elle donne un espoir de liberté. Mais, hélas, cette possibilité se referme – par le biais de nos élus, pour le compte de groupes d’intérêts particuliers. Les profits et le fondamentalisme. Elle n’est pas encore close, mais bien des groupes y œuvrent d’arrache-pied.« 

       »Mais cela illustre un autre problème. Les armes qui jouent un rôle prépondérant, et c’est là l’ironie de la situation, ne sont pas celles qui propulsent du plomb, du cuivre ou de l’acier à une vitesse létale, mais les téléphones portables. Si l’on observe les jeunes – grosso modo la moitié la plus jeune de la population – lorsqu’ils assistent à un crime, vous constaterez qu’ils sortent tous leurs téléphones portables, mais n’appellent pas la police. Ils sortent leurs téléphones portables pour filmer, l’enregistrement se faisant de préférence ailleurs que sur leur téléphone (qui risque d’être détruit vu sa proximité avec le lieu de l’événement).« 

       »

      "Quatre groupes-clés guident cette évolution. Ils y contribuent chacun à leur manière, mais en les réunissant, les conditions sont rassemblées pour verrouiller la société.

      • Les politiciens techniquement apathiques : des décideurs et des politiciens qui non seulement ne comprennent rien aux implications techniques de leurs décisions et de leurs lois, mais qui sont fiers de ne pas comprendre les infrastructures de la société, comme si ce type d’effort était indigne d’eux. Ils essaient aussi de marquer des points en servant les intérêts des trois autres groupes, et ce par des coups bas qui ridiculisent le peu de leurs collègues qui comprennent les répercussions techniques des propositions étudiées.
      • L’industrie du copyright : une industrie menacée d’obsolescence par le concept même des libertés civiles combinées aux les technologies modernes de l’information. Étant donné que les industriels ne peuvent pas revenir en arrière sur les avancées technologiques, ce sont les libertés qui constituent leur cible.
      • Les profiteurs de la sécurité : une groupe très restreint est en train de réussir un beau coup en supprimant nos libertés civiles, l’une après l’autre. Prenez l’exemple du scanner déshabillant dans les aéroports. Il s’agit du même type de personnes qui provoquent la guerre pour générer du profit, qui pensent « On s’en fiche si quelques centaines de milliers de personnes meurent ». On peut mentionner les noms d’Halliburton et de Blackwater Security, par exemple.
      • La coalition des fondamentalistes anti-liberté : les individus prêts à vous dicter ce que vous devez faire de votre vie sont légion. Peu importe qu’ils veuillent vous priver de vos libertés pour préserver les valeurs du christianisme ou de l’islam, du socialisme ou de quelque autre manuel de prescriptions qui prétend avoir une réponse à tout, ils représentent finalement une seule et même menace. Les pires d’entre eux sont ceux qui prétendent le faire « dans l’intérêt des enfants », comme ECPAT (End Child Prostitution, Child Pornography and Trafficking of children for sexual purposes)."

      • Defrance Defrance 19 décembre 2011 13:15

          Quand la démocratie oblige les buveurs d’eau a se munir d’un ethylotest ? 

             c’est une privation de liberté de dépenser son argent comme on le souhaite , sachant qu’entre autre des éthylotest non sensible a l’alcool (made in China) vont envahir le marché ! Business oblige ? 


        • sophiste sophiste 8 janvier 2012 12:08

          La vente des éthylotests va générer un revenu récurent de 40 millions d’Euros. Quand on apprend que la société Contralco, principal fournisseur de ces dispositifs, a pour Responsable commercial, marketing et communication l’ancien Chargé de communication, officier de presse de la police nationale on peut se poser quelques questions...

          http://fr.viadeo.com/profile/0021js1txtwmp89m


        • jymb 19 décembre 2011 17:31

          Promouvoir le bon sens, la démocratie directe, et surtout, surtout, la volonté ferme de rendre la vie plus facile, moins complexe, moins tordue, moins aggressive, moins punitive, moins confiscatoire...

          A ce jour aucun candidat ne mets en avant ces fondamentaux, hélas !


          • Defrance Defrance 19 décembre 2011 18:15

            Vous avez raison, mais pour cela il faudrait que les élus soient OBLIGATOIREMENT des gens ayant travaillés, voire même des retraités BÉNÉVOLES, et changés après un mandats renouvelable UNE fois, pas plus ! 

               Pour ma part je ne voterai PAS pour le PSUMPFN 


          • Croa Croa 21 décembre 2011 23:04

            Faux, il y a Jean-Marc Governatory qui prone le BEV (Bien Etre du Vivant) qui comprend ça et d’autres choses plus importantes encore.


          • Jean 19 décembre 2011 20:10

            Une personne propose la démocratie, Monsieur Dominique Tonin.

            Un parti sans étiquette peut faire élire un président (candidat sous contrat) ;

            chef des armées et de la police, il peut aussi dissoudre les assemblées, et -en principe sans violence (ça dépend de l’ oligarchie)- il remet le pouvoir à une constituante de tirés au sort (sûrement pas plus sots que les parlementaires absentéistes ou dormeurs, de toute façon incompétents et magouilleurs) : la politique ne peut plus être une profession

            Une autre vision de la société : la démocratie et non un ersatz.
            (en démocratie, dépenses -30%, impôts -30%, endettement -50%)

            Le tirage au sort à étudier sérieusement :
            en finir avec les partis donc les lobbies, groupes de pression sur le législateur.

            Depuis des siècles nous sommes conditionnés à être dominés par des chefs de clan, féodaux, rois, ... ; et aujourd’ hui par l’ oligarchie.

            On se fait croire à nous-même, qu’ il n’ y a pas d’ autre solution, encouragés en cela par l’ oligarchie. Des exemples contraires existent qui fonctionnent bien, démocratie même partielles. Vidéos : voir Etienne Chouard
            http://www.dailymotion.com/video/xlz6kr_debat-entre-etienne-chouard-et-yvan-blot-sur-la-democratie-reelle_news

            Une association : http://www.democratiedirecte.fr/

            Et un parti, à voir : http://www.lepf.fr/

            Avantages : Une démocratie par tirages au sort, élimine le pouvoir des partis donc des lobbies, assure les parités, en particulier hommes/femmes, fait de nous des citoyens (pas qu’ au bureau de vote), élimine l’ aberration de la professionnalisation de la Politique, qui appartient à tous, réduit la délinquance (tous deviennent des citoyens, responsables...), etc.


            • beo111 beo111 19 décembre 2011 21:29

              Le mieux est sans doute de commencer par détruire l’élection présidentielle, ça sera déjà ça de fait.


              • Jean 19 décembre 2011 22:42

                J’ espère un président démocrate qui remette, une fois élu sous le régime délétère actuel, l’ essentiel de ses pouvoirs à une constituante... et instaurer une nouvelle constitution
                une esquissehttp://etienne.chouard.free.fr/Europe/


              • beo111 beo111 20 décembre 2011 05:45

                La destruction de l’élection présidentielle ne fera pas sans les électrices et les électeurs, rassurez vous.


              • Defrance Defrance 20 décembre 2011 10:16

                 Ceci est une pure ânerie, il faut un président élu par tous les électeurs, par contre il faut mettre en place un moyen EFFICACE de le remplacer quand il ne rempli plus sa fonction !

                    Idem pour tous les élus, le referendum d’initiative populaire doit pouvoir permettre de les limoger a chaque instant après la mi-mandat par exemple ! ET SANS INDEMNITÉS ! 

                   Il faut aussi mettre les institut de sondages sous contrôle du peuple, les manipulations sont trop facile 

                   Il faut aussi qu’une élection soi nette et en finir avec les 50,5 contre 49,5 , il faut instaurer un seuil plus clair (55 ... 60 ? l’ideal serait 66% - 2/3)

                    


              • beo111 beo111 20 décembre 2011 10:47

                Réfléchissez DeFrance, les changements que vous désirez sont impossibles sans une assemblée constituante. En effet, les élus ne vont pas se tirer une balle dans le pied juste pour vous faire plaisir.

                Or pour atteindre une contituante sans trop de violence ni d’illégalité il faut que le président participe au processus. Or il n’a aucun intérêt à aider un processus constituant.

                La seule solution est donc de l’affaiblir pour qu’il soit un peu plus raisonable, et pour l’affaiblir il n’y a d’autre moyen que de détruire la présidentielle, car c’est d’elle qu’il tient son autorité.


              • beo111 beo111 20 décembre 2011 17:21

                Chouard sait ce que le peuple doit faire s’il veut se débarasser de son oligarchie.

                Maintenant si le peuple se complait dans son oligarchie, Chouard ne peut rien pour lui.


              • Jean 20 décembre 2011 21:41

                Ca ne me paraît pas compliqué d’ élire au suffrage universel un président (aidé de ministres) aux pouvoirs limités, avec comptes à rendre à une constituante, « destituable » assez aisément, très contrôlé. (pas sur des critères gauche/droite puisqu’ il exécute les décisions de la constituante)

                Le président a des pouvoirs pour les urgences (par exemple défense, sécurité, ...) mais contrôlé, et pour le reste est exécutant des ordres de la constituante, et large utilisation du référendum national (obligatoirement respecté).
                La Politique ne peut être une profession.

                Idem les maires (conseil des habitants pour les petits bourgs, tirés au sort pour les villes plus grosses).

                Les oligarques sont contre bien sûr : perdre de bonnes positions sociales, cumul de mandats (fric), notoriété, « honneurs », ... passent avant l’ intérêt commun. Ils ont un sens de la communauté égocentrique, ce qui est un paradoxe : et cultivent la dualité gauche/droite créant une société de conflits par nature.


              • Croa Croa 21 décembre 2011 23:13

                Defrance : «  Il faut aussi mettre les institut de sondages sous contrôle du peuple »

                C’est les moyens d’asservisements en général qui doivent être contrôlés : Télévision, Radio, Presse, affichage privé...

                Concernant les sondages, le mieux serait de s’en passer !


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 20 décembre 2011 05:37

                Très bon papier qui a suscité en moi l’envie de lui donner une réponse détaillée.

                Mais la taille de celle-ci et l’importance du sujet m’amènent à préférer lui donner la forme d’un article qui sera soumis au plus vite.

                Il s’agira en fait pour moi de livrer la suite logique de l’article
                 http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/les-indignes-peuvent-ils-reussir-103323
                dans lequel j’ai proposé le principe d’une cybermanif comme outil de rassemblement.
                La cybermanif, si vous voulez, c’est une rumeur en acte qui est à elle même sa meilleure publicité car tout le monde voit qu’elle « marche » !
                A suivre donc !


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 20 décembre 2011 06:53

                  Finalement, je renonce à faire une réponse dans un article publié ailleurs. Trop compliqué. Faisons simple. Voici donc, brut de coffrage, le fond de ma pensée :

                  L’article met le doigt sur la dynamique première, celle par qui tout advient : le rassemblement ou ce que les psychologues sociaux appellent le consensus.

                  C’est lui qui fait que les choses sont des réalités ou des illusions, suivant qu’il y a ou non consensus entre « croyants » en une même chose.

                  Tous les exemples de l’article ne cherchent-ils pas à illustrer la notion de « confiance » qui, étymologiquement, signifie « avec foi »  ?

                  Il s’agit en effet toujours, pour nous tous, de repérer ce à quoi on peut se « fier » (encore la foi ), ce à quoi on peut faire crédit (encore et toujours croire).

                  Comme l’histoire et les analyses de psychologie sociale le montrent suffisamment, une majorité en vient à « croire » et donc à faire qu’une chose devient réalité lorsqu’il s’est trouvé une minorité suffisamment déterminée, cohérente et constante pour apparaître au final comme une source digne de... confiance, de foi, cad, crédible.

                  Pour le moment les indignés n’ont pas réussi cela et les supporters d’une constituante non plus.
                  L’auteur voudrait lancer la rumeur mais il est évident qu’il ne trouvera pas les relais nécessaires car il ne nous a pas donné les raisons d’y croire.

                  Les raisons ne manquent pas. Mais pour le quidam, il est évident que si elles étaient si bonnes que cela, davantage de monde les défendraient.

                  Nous sommes dans le cercle vicieux des commencements, celui régit par l’effet Matthieu : à celui qui a peu, on prendra tout, même ce qu’il n’a pas.

                  Pour que la mayonnaise prenne il faut autre chose qu’une voie rationnellement possible. Il faut une vision, une voie, un objectif qui fasse consensus. Car, rappelons-nous que c’est la seule chose qui compte. Le consensus, le rassemblement qui fait que tout devient possible.

                  Pour le réaliser, il est vain de mettre en avant des solutions car elles sont toujours discutables, multiples, diverses et donc propices à susciter la discussion, le dissensus et non le consensus.

                  Pour avoir le consensus, il faut mettre en avant ce sur quoi nous sommes tous absolument d’accord, quelque chose que nous voulons tous l’ombre d’un doute.

                  Un peuple rassemblé dans son vouloir est irrésistible. Car qui veut peut, d’une manière ou d’une autre. Donc ne nous inquiétons pas des voies, seulement de la visée.

                  Or, cette visée susceptible de nous rassembler, elle est là, sous nos yeux, quasiment au vu et au su de tous : c’est la libération du joug criminel que les banques, avec leurs complices politiciens, ont placé sur le cou des peuples.

                  Qui n’est désireux d’une telle libération ? Qui n’est prêt à signer pour que le pouvoir de création monétaire indûment, (criminellement ?) cédés aux banques privées par des politiciens sans honneur soit rendu au bon peuple en même temps que les richesses qui lui ont été extorquées sous couvert d’un système de crédit qui n’est autre qu’une mise en esclavage qui ne dit pas son nom ?

                  Potentiellement, nous sommes tous d’accord pour cette libération définitive du joug illégitime de la dette souveraine !

                  Nous avons donc là un formidable consensus latent qui attend simplement que nous nous disions réciproquement notre accord pour devenir un consensus patent à quoi rien ne pourra résister.

                  Toute la question est de savoir comment faire advenir à la conscience populaire cet accord fondamental dans lequel nous nous tenons (sans en avoir encore conscience).

                  Comme dans le conte de Grimm, « les habits neufs de l’Empereur », il nous faut démarrer par un cri du coeur, celui de l’enfant qui dit "le Roi est nu".

                  Ce cri initial, nous l’avons, c’est celui des OWS

                  Il suffit de s’attacher à son essence (ce dont les OWS eux-même n’ont pas été capable malheureusement puisque, même s’ils en ont fait leur slogan « What is your one demand », ils n’ont pas su converger sur une « one demand »).

                  Il suffit de se rassembler sur ce qui nous rassemble tous : le désir d’arrêter ce crime économique contre l’humanité qu’est l’esclavage de la dette.

                  C’est pour cela que je propose d’organiser une cybermanifestation qui viendrait en soutien des OWS.

                  Mais encore faudrait-il qu’ils n’aient pas disparu.


                  Donc, je me dépêche, j’y retourne…

                  A bientôt



                • pens4sy pensesy 20 décembre 2011 06:00

                  Les Anonymous vont très bientôt hacker plusieurs ministères, banques, assurances et compagnies pétrolières/nucléaires internationalement.

                  Videz vos comptes de banque le plus vite possible, réalisez vos assurances vie, vendez vos actions, ce n’est plus qu’une question de jours. (Ce n’est PAS une rumeur)


                  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 20 décembre 2011 12:50

                    Oui, bon, c’est juste pour un beau geste à la Robin des Bois à l’occasion Noël.

                    L’enjeu se chiffrera juste en millions de dollars dans le meilleur (ou le pire) des cas.

                    On est bien loin du final apocalyptique de Fight Club !

                    voir ce lien (en anglais) :

                    http://www.scmagazineuk.com/anonymous-plans-christmas-offensive-with-lulzxmas-stealing-from-the-rich-and-giving-to-the-poor/article/219905/


                  • Croa Croa 21 décembre 2011 23:16

                    « réalisez vos assurances vie »

                    Si on se suicide ça compte pas !

                     smiley Ils ont tout prévus les cons ! smiley


                  • Jonathan Moadab Holly_Crapp 20 décembre 2011 17:03

                    Bravo, bien pensé et bon timing. 

                    A diffuser massivement !!

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