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Accueil du site > Actualités > Société > Il y a un avenir après le viol

Il y a un avenir après le viol

J’ai conscience de la provocation que peut représenter ce titre mais j’y tiens. Il m’est inspiré par un article paru il y a plus d’une semaine dans Le Monde sous la signature de Sylvia Zappi. Son en-tête annonce que "Clémentine Autain raconte son viol pour expliquer son combat féministe ".

On peut ne pas apprécier cette dernière sur le plan politique. Candidate à la candidature de la gauche antilibérale pour l’élection présidentielle de 2007, elle brille par son culot, sa vivacité et son intelligence sur les plateaux de télévision. Elle fait l’objet d’un livre-portrait publié récemment. Elle y révèle - et l’a confirmé dans le magazine Elle - un épisode traumatisant qui l’a engagée dans le combat féministe. En effet, elle a été victime d’un viol à l’âge de vingt-deux ans sur le chemin de l’université Paris VIII Saint-Denis, son agresseur étant un multirécidiviste armé d’un couteau.

D’abord, comment ne pas saluer le courage de cette jeune femme qui met en lumière un épisode intime et douloureux de son existence pour éclairer autrui, alors que par ailleurs, elle a toujours été d’une parfaite discrétion médiatique sur sa vie privée ? Nul doute qu’il faille, dans ces conditions, une force rare pour exposer publiquement ce qui ne se déclare en général qu’à des fins judiciaires, pour voir châtier les coupables. On ne sait d’ailleurs pas si Clémentine Autain s’est retrouvée aux Assises en face de son violeur.

Elle a tellement raison d’insister sur le terrible malaise qui fait que la victime d’un viol n’ose jamais raconter dans la vie sociale ce qu’elle a enduré, alors qu’elle pourrait évoquer sans trop de gêne la gravité d’une maladie, un " braquage " ou la disparition d’un proche. Ce silence est honteux qui enferme l’innocente dans la certitude absurde qu’elle serait coupable. Sinon coupable, du moins complice du crime qui l’a dévastée. Ou, au moins, l’ayant facilité. Il n’y a rien à faire pour abolir, voire atténuer cette injustice profonde qui renvoie d’abord la victime devant sa propre juridiction et la fait se condamner à tout coup. Combien de fois, lors de procès pour viol - et ils sont multiples, à croire que la libération des moeurs a exacerbé la sexualité au lieu de l’apaiser et de la civiliser -, ai-je été le témoin de ces détresses qui s’accablaient, de ces vulnérabilités qui se reprochaient à tort d’avoir été complaisantes ou trop faibles... Leur innocence ne pouvait être consacrée, intimement, que par la reconnaissance judiciaire de la culpabilité de l’autre. Quel soulagement alors, dans les tréfonds de l’être, que ce verdict de condamnation parfois suffisant à lui seul, certaines parties civiles étant presque indifférentes à l’égard du quantum de la peine prononcée  ! Les victimes arrivent aux Assises défaites, décomposées, plongées encore dans l’enfer proche ou lointain qui leur a fait craindre bien plus que la perte de leur liberté sexuelle et personnelle : toutes, violées dans leur corps, ont craint pour leur vie. Elles quittent les Assises, l’arrêt rendu, avec une conscience un peu moins douloureuse, un désespoir moins fatal et une esquisse d’aurore. On peut comprendre aisément que c’est notamment pour ces moments-là qu’être magistrat a du sens et du prix. On peut percevoir qu’il y a, pour le professionnel en recherche d’utilité et de légitimité, dans ces audiences où un peu de jour vient éclairer la nuit, des réponses bienfaisantes qu’un métier, quel qu’il soit, n’offre pas nécessairement.

Les larmes des victimes constituent le plus impitoyable des réquisitoires et j’ai souvent l’impression qu’après, nous sommes dans la redondance. Cette incroyable capacité de conviction portée par un visage brisé, par une parole nue et hachée doit nous rendre attentifs à l’évidence que le mensonge pourrait se parer des mêmes apparences et nous entraîner, en totale bonne foi, vers l’erreur judiciaire. Pour ma part, j’essaie de ne jamais l’oublier et cela me conduit à rudoyer, dans la politesse, des plaignantes qui ne deviendront véritablement victimes, et de cet accusé-là, qu’une fois la sanction édictée.

Les éloges sur l’activité policière et judiciaire sont trop rarement répandus pour que je ne souligne pas, depuis plusieurs années maintenant, l’exceptionnel investissement mis par les enquêteurs et les magistrats dans la lutte contre le viol, et le respect ainsi que l’attention dus à ses victimes. Sur ce plan capital, il y a un féminisme ancien qui a mis dans les têtes des enseignements ineffaçables.

Enfin, Clémentine Autain offre le meilleur de ce qu’un témoignage de cette nature est susceptible d’apporter. Non pas seulement l’enlisement dans une vision du pire et la résignation du malheur. Trop souvent plaidés par les avocats des parties civiles, les arguments de catastrophe à vie, heureusement, sont rendus caducs par la vie elle-même. C’est ce que Clémentine Autain vient doucement murmurer au nom de ce qu’elle a éprouvé et dépassé. "Une femme n’est pas condamnée à survivre après un viol. On peut vivre, se reconstruire, et même se sentir plus forte."

Cette force, on l’admire d’autant plus que la même avoue : "Ce n’est pas facile à porter, même avec le temps qui passe."

On remercie Clémentine Autain d’avoir su offrir en partage et l’aveu serein de sa faiblesse et l’espérance de cette reconquête de soi.


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64 réactions à cet article    


  • JardinZen (---.---.5.104) 17 novembre 2006 12:41

    Et bien oui, c’est difficile après un viol, surtout si comme moi, il y a déni pendant 10 ans de la vérité... C’est dur de se relever... mais on se relève ! Mais, en ce qui concerne le meilleur accueil des femmes violées, c’est déjà bien... qu’en est-il des hommes violés ? J’ai cru comprendre que l’on se moquait ouvertement d’eux si par hazard ils se plaignaient... Alors les hommes auraient-t’il le droit de se faire violer légalement ???


    • (---.---.102.114) 17 novembre 2006 14:19

      Je me retrouve dans cet article. Ce sentiment de culpabilité, cette dévastation a vie. Cet enfermemant moral qui si on ne fait rien fini par vous ravager. L’apres viol est tout aussi difficile si ce n’est pire a vivre. Le fait d’etre un homme n’y change strictement rien dans votre esprit je peux vous le garantir. Enfin la très grande majorité des hommes violés le sont durant leur enfance si ils ne parlent pas enfant, ils ne parleront pas adulte. Moi en tout etat de cause c’était mon cas.

      Bon courage a cette jeune femme, bon courage a tous ceux qui sont passé par ce type d’épreuve, bon courage dans ce travail de reconstruction.


    • Philippe (---.---.46.69) 17 novembre 2006 14:22

      Je vous souhaite bon courage.


    • Benjamin Roadley (---.---.146.62) 17 novembre 2006 14:00

      Bravo pour votre article. J’admire le courage de Clémentine Autain. Je pense que ce genre de message doit vraiment être diffusé, afin que les gens se rendent compte de la gravité de ce crime (car ce n’est certainement pas encore le cas).

      Les violeurs sont très rarement condamnés, souvent parce que leurs victimes ne parlent pas. Même si je comprends ce silence par rapport à un secret aussi lourd à porter, je me suis interrogé (dans cet article) sur les causes sociales, entre autres, de cette tendance au silence, qui n’est pas innée selon moi.

      Enfin, le message positif est bien sûr primordial, mais à prendre avec des pincettes. Evidemment, on peut se reconstruire après un tel drâme, mais je pense que cela n’est pas donné à tout le monde d’avoir cette force, surtout lorsque l’on se retrouve seul(e) et isolé(e).


      • Philippe (---.---.46.69) 17 novembre 2006 14:16

        Vous vous trompez.Les accusés de viol sont pratiquement toujours condamnés, et très ,parfois trop lourdement.En tout cas à Paris où les acquittements sont rarissimes.


      • Wywy (---.---.102.114) 17 novembre 2006 14:33

        Je saisi mal comment on peut dire que le violeurs sont condamnés trop lourdement.

        Savez-vous que les victimes de viol sont comdamné a perpétitué, et sans tomber dans la victimisation, se relever apres une telle épreuve ...

        Arf laissez tomber j’ai pas envie de rentrer dans des polémiques, pas sur des sujets comme celui-ci.


      • Philippe (---.---.46.69) 17 novembre 2006 14:54

        Je ne sais pas si vous avez bien lu mon billet.Trop lourdement veut dire qque pour être légitimement sévère à l’encontre des violeurs, la justice doit tout de même-et les jurés populaires avec elle-savoir respecter une hiérarchie des faits.Tous les violeurs ne méritent pas la même peine.Il faut adapter la sanction à la gravité de chaque acte.Cela semble évident, non ?


      • Jo (---.---.177.213) 17 novembre 2006 15:10

        Comment ça trop lourdement ?


      • Wywy (---.---.102.114) 17 novembre 2006 15:22

        Entendons nous bien ce n’est nullement une attaque, je ne saisi pas juste ce « trop », je ne suis pas comme vous spécialiste du sujet. Et n’est que mon vécu pour parler.

        Toutes les affaires ne méritent pas le meme traitement pénale et une hiérarchie est induscitable. Celle-ci est propre aux actes criminel.

        Je fais confiance en la justice pour rendre des verdicts juste qui ne soient ni trop, ni trop peu aux regards plus exterieur. Pour moi la question ne se résume pas a la sévérité des peines.

        Quand je disais une victime prend perpet, c’était pour souligner l’empreinte psychique de la violence faite sur la victime. Et que dans un cadre d’une construction de l’espace morale, je saisissais mal la notion d’un trop en vue de cette même hiérarchisation car je l’évualuais avec une perspective victime/criminel et non pas criminel/criminel.


      • seb59 (---.---.180.194) 17 novembre 2006 14:13

        Un bon article,

        Heureusement qu’il y a un avenir apres le viol, mais j’aurai preferé lire : il y a condamnation apres le viol.

        Esperons qu’un jour, ce genre de crimes seront bannis de notre société.


        • Marsupilami (---.---.223.69) 17 novembre 2006 14:40

          Excellent article comme d’habitude. Et bravo à Philippe Bilger que j’ai écoutéé à France-Inter ce matin et qui était très pertinent même si je ne partage pas ses idées politiques (il semble être très sarkosyste) : c’est un authentique humaniste et un empêcheur de penser en rond.

          J’ai eu une copine qui avait failli se faire violer. J’avais retrouvé son agresseur. J’ai eu envie de le foutre en l’air. Je me suis contenté de lui foutre un pain dans la gueule. J’aurais aimé que les rigueurs de la justice lui fassent payer son acte, mais c’était impossible vu qu’il n’y avait pas eu viol.

          Les violeurs ne sont pas des victimes de leurs pulsions, mais des individus libres qui font des choix. Qu’ils en paient les conséquences judiciaires, qui devraient être bien plus terribles qu’elles ne le sont en France.

          Et bravo à la courageuse Clémentine Autain, même si je ne voterai sûrement pas pour elle.


          • Philippe (---.---.46.69) 17 novembre 2006 14:48

            A Paris, les violeurs sont très lourdement condamnés.En ce qui me concerne, je n’ai jamais connu d’acquittements.Je sais qu’ailleurs ils sont rarissimes.


          • Forest Ent Forest Ent 17 novembre 2006 15:50

            @marsu

            « J’avais retrouvé son agresseur. Je me suis contenté de lui foutre un pain dans la gueule. J’aurais aimé que les rigueurs de la justice lui fassent payer son acte, mais c’était impossible vu qu’il n’y avait pas eu viol. »

            La plupart d’entre nous auraient sans doute fait pareil, mais ...

            - La personne peut être poursuivie pour tentative, même s’il n’y a pas eu succès.

            - Il peut être bon de signaler à la police des délinquants potentiels. Dans certains cas, elle peut leur faire peur et les dissuader de recommencer. Au pire, elle les connaitra.

            Bon, je ne connais pas le sujet, mais il serait intéressant d’avoir ici l’avis d’un policier.


          • Marsupilami (---.---.223.69) 17 novembre 2006 16:17

            @ Forest Ent

            Pas de viol caractérisé, pas de témoins. Juste la nana avec je vivais, terrorisée, qui avait quand même eu le sang-froid de dire à son agresseur qu’il lui plaisait, mais qu’elle préfèrerait baiser avec lui dans un lit. Ce connard prétentieux lui avait alors donné son adresse. C’est pourquoi je n’avais eu aucun mal à le retrouver.

            Après, quoi ? Aurait-il fallu que je le bastonne jusqu’à ce qu’il avoue et que je le traîne au commissariat le plus proche ? Il faisait nuit, le plus proche commissariat était loin et j’avais pas envie de passer plus de temps que ça avec ce salopard. Je lui ai détruit son appartement, fait main basse sur ses économies (c’était un fumier de dealer éduqué dans une culture et une religion dont je ne dirai rien sous peine de me faire traiter de raciste et d’islamophobe) et je lui ai piqué ses revenus illicites non-déclarés au fisc en lui disant que la prochaine fois, je ne serais pas aussi cool. Et la violence, c’est pas mon truc sauf en cas d’extrême urgence vitale. Je suis plutôt d’une nature pacifique, mais pas passifiste-pacifiste.

            Au commissariat, que ce serait-il passé ? Rien. Pas de preuves, pas de témoignages. Je n’ai fait qu’un misérable simulacre de justice particulière, tout ce que je pouvais faire.


          • Yoyo (---.---.132.225) 17 novembre 2006 16:50

            Je comprend tout a fait la douleur que vous avez du ressentir en apprenant ce qui etait arrivé à votre amie, mais ça ne m’empeche pas de penser que vous avez réagi en barbare.

            Cela m’etonnerait fort que toutes les affaires de tentatives de viol necessitent la présence de témoin pour que le coupable soit condamné.


          • ben (---.---.68.29) 17 novembre 2006 18:04

            alors, si je comprend bien, votre amie s’est faite draguer tres cruement jimagine par un individu. D’apres vos dire, il n’y a pas eu de menace physique, et de toute façon il l’a laissé partir. Ce criminel meritait donc bien d’etre puni, et heuresement que zorro le marsu est la. Imaginez donc, un arabe qui deale ne merite pas son argent, autant le mettre dans la poche d’un honnete francais de souche, quitte a ce soit par la force. Votre commentaire est lamentable. Je suis desolé pour votre amie, je vous crois quant vous dites qu’elle etait effrayé, mais la lecture de ce qui suit fait froid dans le dos. On a donc le droit de tabasser et de detrousser, c’est une premiere nouvelle. Et le fait que ce soit qui plus est un arabe qui se fait passer un tabac justifie son acte en est une seconde. Je crains que vous ne soyez une dangereuse personne.


          • (---.---.173.163) 17 novembre 2006 18:38

            J’allais écrire la même chose mais comme c’est fait et bien fait, je rajoute juste ceci :

            Le violeur n’est très majoritairement ni étranger, ni célibataire (vivant seul), ni asocial, ni impulsif. Dans la plupart des cas, il est parfaitement intégré à la société, marié (ou vivant maritalement) avec des enfants. Le statut socio-économique n’est pas du tout un facteur déterminant.

            ...


          • Marsupilami (---.---.223.69) 17 novembre 2006 18:56

            Le réel c’était une tentative de viol qui n’a heuseusement pas réussi. Après, vous pensez ce que vous voulez des réactions des uns et des autres, les uns et les autres. Vous pensez ce que vous voulez. J’ai fait ce que j’ai pu.


          • Marsupilami (---.---.223.69) 17 novembre 2006 19:02

            @ Yoyo

            « Réagi en barbare » ?

            Réflexion stupide. Quand tu seras confronté à ce genre de situation, tu verras ce que tu feras, petit con. Pour mon compte, je n’ai fait que baffer et dépouillier ce salopard. J’aurais pu lui faire bien pire. Je me suis refusé à le faire.


          • Forest Ent Forest Ent 17 novembre 2006 20:02

            @ marsu

            Si ce type a vraiment tenté de violer ton amie, le fait que tu l’aies baffé ne me gêne que très modérément.

            Non, ce que je voulais dire, c’est que ça risque de priver la police de moyens d’actions. Imagine par exemple que ce type ait été impliqué dans autre chose. Ton signalement aurait pu par exemple permettre de lui faire un test ADN.

            Mais je redis que je pense que la plupart d’entre nous aurions sans doute réagi comme toi. On ne le sait pas avant.

            Une de mes filles a été un jour agressée dans la rue par un inconnu (pas de viol non plus). Elle l’a signalé à la police, qui l’a chopé le lendemain au même endroit. Il semble que les malades aient leurs habitudes. Il n’a effectivement pas été condamné - pas vraiment de crime - mais contraint à un suivi psychiatrique.


          • Yann (---.---.99.231) 17 novembre 2006 23:32

            Il n’a fait que détrousser un assassin qui vend de la merde à des mômes, je lui tire mon chapeau. Cette justice immanente est la seule qui vaille dans une société ou les criminels ont plus de valeur qu’une victime. Et en effet un bon Français fera meilleur usage de cet argent qu’un allogène.


          • Marsupilami (---.---.241.220) 18 novembre 2006 09:45

            A Ben

            Je suis un dur, un vrai. C’est tout.

            Houba houba


          • Marsupilami (---.---.223.69) 18 novembre 2006 09:52

            C’est une usurpation de pseudo. Le vrai Marsupilami c’est moi.


          • Marsupilami (---.---.105.240) 18 novembre 2006 12:31

            Oups, excusez-moi, c’était moi, et pas une usurpation. Je ne me suis pas rendu compte que mon IP avait changé. Mince alors, je ne sais plus ce que je fais.

            Houba houba.


          • Forest Ent Forest Ent 18 novembre 2006 15:00

            @ Adama

            « Il y a une expression du talmud qui dit ceci, traduction approximative : Celui qui se conduit avec bonté envers les cruels deviendra cruel envers les bons... »

            Cela me surprendrait. Le talmud n’est pas un livre de maximes. Références ?


          • (---.---.108.152) 18 novembre 2006 15:28

            @ Marsupilami (IP:xxx.x98.105.240) le 18 novembre 2006 à 12H31

            Oups, excusez-moi, c’était moi, et pas une usurpation. Je ne me suis pas rendu compte que mon IP avait changé. Mince alors, je ne sais plus ce que je fais. Houba houba.

            Il me semble que tu es un retraité depuis longtemps alors l’histoire que tu racontes doit dater de 40 ans au moins...et donc, aujourd’hui, ta copine ne doit pas craindre grand’chose même si elle force le destin. Il y avait de la racaille à cette époque ? Tu fabules ou tu es encore assez vert, vieux bougre !

            T’inquiète pour ton IP et tes pseudos, il y a longtemps que tout le monde s’en rend compte de nombreuses IP que tu fais fonctionner, travailles-tu dans une boutique informatique ?

            Le fureteur


          • Parelemonial (---.---.161.216) 18 novembre 2006 17:21

            Ce Marsupilami est un vrai macho facho des années soixante qui nous vend de la philo comme un représentant ses aspirateurs de cervelles... il viole les esprits.


          • Radcliff (---.---.112.6) 18 novembre 2006 18:51

            Presque pas frimeur zorro le IP 04.223.69. Et bagarreur avec ça. Moi, je suis une femme et il me fait peur.


          • Demian West Cyberterrorist (---.---.223.69) 18 novembre 2006 18:57

            @ Radcliff

            Tu n’es que de la vermine bidonske qui pourrit les fils de discussion. Beurk.

            DW


          • Emilie (---.---.220.7) 19 novembre 2006 10:34

            Bonjour,

            Je suis une femme qui découvre ce site. Et je tiens à dire que ce Marsupilami me fait autant peur que le violeur. Comme tous les hommes qui ne savent pas se maîtriser. Ils seraient capables de tout et le plus souvent du pire.

            Emilie


          • Natacha Ziggy (---.---.158.75) 19 novembre 2006 13:19

            Entièrement d’accord avec vous Emilie. Il y a beaucoup de machos invraisemblables et caricaturaux sur ce site. Et presque aucune femme...


          • Marie Pierre (---.---.1.247) 17 novembre 2006 15:12

            Monsieur Bilger,

            Lorsque vous dites « à croire que la libération des moeurs a exacerbé la sexualité au lieu de l’apaiser et de la civiliser » je souhaite vous répondre :

            Le viol n’a rien à voir avec la sexualité. C’est une agression mutilante dont, heureusement, on arrive, non pas à guérir, mais panser les plaies. Plaies qui s’ouvrent sur certaines images, certaines paroles... qui laissent la place aux larmes.

            Si aujourd’hui il y a plus de procés, c’est qu’il y a 30 ou 40 ans, on ne portait pas plainte. Les violeurs n’ont pas attendu une libération des moeurs pour agir. La honte, que vous décrivez fort bien en disant qu’on peut parler d’une maladie ou du décès d’un proche, mais pas d’un viol.

            Merci pour votre article.


            • Philippe (---.---.46.69) 17 novembre 2006 15:40

              Pour celui qui viole et qui prétend ne pas le savoir, cela a à voir avec la sexualité.Sans ronchonner sur la société actuelle, il me semble évident que nous connaissons le meilleur et le pire avec cette libération des moeurs, cette hypertrophie du sexe.Le sexe devenu tellement ostensible que l’agression de l’autre semble rentrer dans le champ de cette promotion vulgaire et publique plutôt que violer une intimité. Enfin, ce n’est pas seulement qu’on révèle plus.Je crains aussi qu’on accomplisse plus !


            • roumi (---.---.74.206) 17 novembre 2006 21:05

              oui oui et comment se faire une intimite apres cela .

              roumi


            • Xavier (---.---.148.35) 21 novembre 2006 19:58

              @ Marie-Pierre : Je crois que le point soulevé par Philippe est le fait que des sexualités complexées ont peut-être un lien avec une expression violente de la sexualité.

              Si nous avons une représentation déformée par les média de la proportion de pédophiles parmi les prêtres, il y a cette idée latente que l’interdit de sexualité libre crée une frustration qui engendrera un passage à l’acte en dehors des normes. On dit aussi que les victimes de viol dans leur enfance ont une probabilité accrue de devenir violeur à l’age adulte. C’est pour cela, il me semble (mais faute de chiffres, ca n’est qu’une opinion et non une affirmation), que la décomplexion de la sexualité a été un facteur de pacification face aux violences sexuelles (et notamment à l’intérieur des couples).


            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 17 novembre 2006 16:09

              Salut Philippe,

              Je fais poser deux questions qui vont certainement déranger :

              - En France, à l’époque des maisons closes, y avait il autant de viols ?

              - Ensuite par rapport à la période actuelle chez nos voisins ,( Allemagne et Pays Nordiques), ou la prostitution est encadrée les cas de viols sont ils moindre ?

              @+ P@py

              P.S. excellent article.


              • Philippe (---.---.46.69) 17 novembre 2006 18:37

                Deux très bonnes questions l’une et l’autre.Pour la première, je crois que s’il y avait moins de viols en justice, c’est que la société et les victimes répugnaient souvent à les dénoncer.Pour la seconde, je n’ai pas de données fiables sur les pays que vous citez.


              • trou là l’air (---.---.75.144) 18 novembre 2006 00:47

                @ papy

                vous évoquez la notion d’ « époque »....

                le problème de notre « époque » ainsi que le souligne quelque part l’auteur c’est que la libération sexuelle résultant de mai 1968, et qui se justifiait peut être face à l’hypocrisie sexuelle de ce temps là a été remplacé aujourd’hui par une conception du « sexe-beefsteack ».

                Aujourd’hui même une émission de Jean-Luc Delarue sur la 2 après le JT de 13 h donnait la parole à plusieurs jeunes femmes et même un jeune homme qui exprimaient leur difficulté à vivre dans une société où ils sont considérés uniquement pour leur beauté physique qui les transforme en « gibier » sexuel, en objet.

                Lors de cette émission JL Delarue a mentionné, si ma mémmoire ne m’abuse, que la France était le pays où il y avait le plus de connection à des sites pornographiques, cela fait froid et laisse comme un sale malaise.

                il y a une semaine, vérifiant les contacts messengers d ema dernière fille (13ans) voulant fermer une publicité intempestive le clic sur la croix de « fermeture » a déclenché l’ouverture d’une vidéo porno et pas du petit lait genre XXXX ; moi, adulte, j’ai été tellement choqué par la crudité et la violence des images que j’ai mis quelques secondes très longues, trop longues, avant de réagir et de fermer la vidéo ;

                si ma petite avait ouvert ses contacts messengers avant moi elle aurait subi un viol psychologique par le seul visuel (heureusement elle était absente ce jour là).

                comme beaucoup de gens j’ai vu des films + ou - érotiques, quelques films grivois, quelques pornos que je qualifierais de X mais ce que j’ai vu l’autre soir m’a littéralement coupé l’envie de manger, j’en ai parlé autour de moi et il semblerait que je m’émeuve pour pas grand chose, que ce que j’ai pu voir est d’un banal...oui je réécris « d’un banal » donc à notre époque il est banal de voir des femmes transformées en objet soumises à tous les fantasmes sordides et que c’est normal...

                je n’ai rien contre l’érotisme où deux personnes vivent leur sexualité comme elles l’entendent, en partenaires ÉGAUX, mais la pornographie détraque trop de cerveaux, ceux des adultes d’aujourd’hui et ceux des enfants qui seront les adultes de demain

                je ne pense pas que les maisons closes d’autrefois jugulaient les viols car c’était plutôt fait pour les célibataires en manque de compagne ou pour les hommes mariés dont les épouses victimes d’une éducation rigide avaient une vision un peu trop étriquée de la conjugalité ; les viols à l’heure actuelle sont le plus souvent la loi du plus fort pour assouvir ses pulsions à bon marché ;

                l’amour vénal (ainsi que l’on qualifie la prostitution ) laisse encore quelque chose à la femme, l’argent qui représente la contrepartie de la possession de son corps pour un moment, elle n’est pas complètement démunie pouisque c’est un choix que fait la prostituée,

                les instances politiques doivent certainement avoir un intérêt caché, au delà du fric que l’industrie pornographique rapporte, à laisser se développer ce marché sordide AU NOM DE LA LIBERTÉ de commerce.

                dans le viol il n’y a aucun choix... smiley et si un jour un type fait subir cela à l’une de mes filles, qu’il soit condamné ou pas je m’arrangerai pour le tuer smiley smiley smiley


              • elsif (---.---.251.24) 19 novembre 2006 09:51

                « ... ’amour vénal (ainsi que l’on qualifie la prostitution ) laisse encore quelque chose à la femme, l’argent qui représente la contrepartie de la possession de son corps pour un moment, elle n’est pas complètement démunie pouisque c’est un choix que fait la prostituée,... » par trou là l’air (IP:xxx.x6.75.144) le 18 novembre 2006 à 00H47

                Quand on voit les affaires de prostitution organisée, avec les réseaux de « traite de blanches », les contraintes physiques et morales que les proxénètes font quotidiennement sur les prostituées, véritables esclaves, je trouve pour le moins scandaleux et en tout cas très caractéristique de quelqu’un « qui a dû aller aux putes dans sa vie » : le choix de la prostituée est très limité dans 99 % des cas, très rares sont celles qui le font sans y être obligée par des raisons financières ou parce qu’elle subissent un mac !

                Celui qui prétend le contraire essaie sûrement de justifier le fait qu’il a dû contribuer à ces réseaux mafieux de la prostitution en requérant leurs services (auto-persuasion justificative)...

                Cela propage également la vision judéo-chrétienne « ce sont toutes des salopes, sauf ma mère » d’une sexualité mal vécue car viciée au départ, puisqu’il n’y a pas l’égalité fondamentale des deux êtres humains, l’homme et le femme.


              • (---.---.75.144) 19 novembre 2006 21:52

                @ elsif (IP:xxx.x46.251.24) le 19 novembre 2006 à 09H51

                je n’ai pas compris en partie le sens de votre post, par rapport à votre phrase qui semble tronquée dans sa construction :

                « ...Je trouve pour le moins scandaleux et en tout cas très caractéristique de quelqu’un »qui a dû aller aux putes dans sa vie«  : le choix de la prostituée est très limité dans 99 % des cas, très rares sont celles qui le font sans y être obligée par des raisons financières ou parce qu’elle subissent un mac !... »

                mais si j’ai saisi le sens de votre intervention ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne dispose pas de chiffres sur les femmes et la prostitution, ce n’est pas l’objet essentiel de cet article et ce problème nécessiterait un article à lui tout seul ; ma réponse allait à Papy qui évoquait les maisons closes de naguère, rapport à la problématique du viol ;quand on lit un article il faut garder le fil de la discussion ;

                par ailleurs il y a eu suffisamment de reportages et d’émissions pour que je sache autant que vous, et que vous sachiez autant que moi qu’il y a effectivement des femmes qui tombent dans les traquenards des réseaux mais qu’il y a aussi des femmes qui choisissent l’argent facile.

                vous parlez de celles qui le font parce qu’elles s’y trouvent « obligées » par des raisons financières ?

                j’ai connu des journées à faire UN REPAS TOUS LES DEUX JOURS et j’avais 20 ans ;

                j’ai connu deux noëls consécutifs avec le RÉFRIGÉRATEUR VIDE, regardant ma première fille ( la seule que j’avais à l’époque ) manger ce qui me restait de nourriture, parce que j’étais mariée à un homme alcoolique, immature et irresponsable, et le lendemain au matin des 26 décembre je voyais sur les trottoirs les bennes à ordure débordant de nourriture gaspillée ; un voisin a sollicité mes complaisances contre rémunération et je n’y ai pas consenti ; non le besoin d’argent ne justifie pas la prostitution.

                Quant à dire « de quelqu’un »qui a dû aller aux putes dans sa vie« ... » en parlant de moi que vous ne connaissez pas, pauvre con ou pauvre conne, et c’est très rare que je me montre aussi grossière sur un forum, vous avez compris en lisant les paragraphes qui précèdent que je n’ai jamais pu aller aux putes pour des raisons 1) de sexe,je suis une femme, 2) d’orientation sexuelle car je suis hétéro et me sens tout à fait bien dans mes basketts, 3) et pour une question de dignité...

                Ma réponse à votre connerie n’est pas un réquisitoire contre les prostituées car je les trouve respectables et très courageuses de supporter toutes les saloperies qu’elles endurent, elles ont des sentiments comme tout un chacun et si je répprouve leur profession je ne condamne pas les personnes, la seule chose qui m’insupporte ce sont les cons et pas besoin d’être prostitué(e) pour en être un(e) smiley

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