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Il y a vingt-deux ans, Lépanges-sur-Vologne, c’était la France

Le 16 octobre 1984 le corps d’un garçonnet de quatre ans est repêché dans la Vologne par les sapeurs-pompiers, à Lépanges-sur-Vologne, dans les Vosges. Il s’appelle Gregory Villemin, et va rapidement devenir l’enfant assassiné le plus populaire de France. Un fait divers qui, vingt-deux ans plus tard, n’a rien perdu de sa (farce) force.

Aujourd’hui, si la vie en avait voulu autrement, Gregory Villemin aurait vingt-six ans. L’âge de son père, Jean Marie, au moment des « faits ». Vingt-six ans. Une jeunesse. La mère, elle, épouse de Jean-Marie, Christine, en avait vingt-quatre. Une autre jeunesse. Mais l’ignoble n’attend pas le nombre des années et ce couple-là, qui ne demandait rien au destin et pas grand-chose non plus aux faiseurs de légendes, se retrouva d’un seul coup propulsé d’une vie anonyme et normale, sans aspérité ni folie, sans génie ni misère, à un ouragan démesuré de passion et d’emphase, de folie et d’absurde, de méchanceté et de vilenie sans équivalent. Non seulement ils perdent leur enfant, ce 16 octobre-là, ce qui en soit représente déjà une sorte de sommet de l’horreur, mais par la suite, le père, Jean-Marie, deviendra à son tour un assassin, et certains s’attacheront dans le même temps à faire de Christine une meurtrière. La meurtrière des meurtrières, celle qui tue son propre enfant. Sur l’échelle du crime, rien de plus odieux, rien de plus fantasmatique.

1984, un autre siècle. Pas de téléphone portable, pas d’Internet, pas de blog, pas de Sarkozy. La France championne d’Europe de foot sur une erreur historique du gardien de but espagnol, Arconada. A la télévision, pas encore le câble et le satellite, Dallas sur TF1 qui fait un carton, suivi ensuite de Dynastie. Canal + naît en novembre, Bruce Springsteen chante Born in the USA, Jacques Delors est président de la Commission européenne. Un autre siècle. Mais dans ce siècle-là, déjà, une certaine presse existe bel et bien, avide de scoops, de unes tapageuses et de photos volées. Et qui dit certaine presse dit certains journalistes. Ce sont eux qui feront de « l’affaire » de la Vologne une affaire célèbre. Ce sont eux qui, sans cesse, souffleront sur les braises ou allumeront même le feu quand la fumée se fera discrète. Eux, mais pas seulement. Pour que cette affaire somme toute « banale » (c’était pas la première fois, ni la dernière, qu’une affaire d’enfant assassiné éclatait) transforme le pays tout entier en spécialiste de l’instruction, en enquêteur à la petite semaine, en expert psychologue ou graphologue, en docteur ès-cordelette, pour qu’on arrive à ce degré de non-sens de lire dans Libération les divagations d’une vieille dame nommée Duras Marguerite pointant la responsabilité « évidente » (et sublime) de la mère, pour qu’on en arrive donc à cette succession de délires extrêmes et d’extrapolations condamnables, il a fallu de la part du corps « enquêtant », la gendarmerie, le juge, les avocats, un mélange d’incompétence crasse et de malhonnêteté intellectuelle qui fait froid dans le dos. Même vingt-deux ans après. Le bûcher des innocents, le livre somme de Laurence Lacour, journaliste à Europe 1 au moment des faits, expédiée sur les lieux « pour voir » et qui n’en reviendra pas, est un document exceptionnel, dense et très renseigné, qui prend le temps d’ausculter, d’autopsier, sans rien laisser au hasard, le cadavre encore tiède de ce désastre vosgien. On y découvre aussi, il faut l’avouer, l’incontestable force, j’allais dire talent, du « fait divers », ce passage obligé de tout journaliste qui débute et qui s’avère un passage permanent, tant tout se dit, tout se vit, tout s’écrit dans ces moments de vie, qu’on qualifie de « divers » juste parce qu’aucun ne se ressemble, et c’est dans cette variété-là, justement, qu’ils parviennent, ces « faits divers », à tout saisir, ou pas loin, des failles d’une société, d’une corporation, d’un pays, de nous tous.

L’affaire Gregory, devenu depuis l’affaire Villemin, est une sorte de masterpiece du fait divers, un incontournable, un immonde chef-d’œuvre. Le casting est exceptionnel : entre un juge (Lambert) limité dans le droit mais dévoré par une naïve ambition « littéraire », un gendarme (Sesmat) qui parle plus que de réserve, et qui introduit le « loup » dans la « jungle », des avocats divers et variés, entre un partisan de la peine de mort choisi par Europe 1 et un révolutionnaire rouge proche de la CGT, des parents perdus, ultra sollicités et qui ne savent rapidement plus où donner de la tête, des témoins qui avouent tout avant de se rétracter, un présumé coupable libéré trop tôt et abattu par vengeance, et puis, un corbeau... C’est d’ailleurs d’abord cela, l’affaire Gregory, un corbeau. Un maître corbeau qui harcèle les Villemin des années durant, puis s’arrête subitement, avant de reprendre la parole le jour de la mort du gamin. Un corbeau indubitablement digne de Clouzot, qui sera à l’origine de centaines de dictées, de centaines d’interprétations, de théories fumeuses, d’analyses de voix abracadabrantes... Un corbeau qu’à ce jour on n’a pas encore identifié. Pas plus lui que l’assassin du petit Grégory. Laurence Lacour déroule long récit, catharsis fulgurante et épuisante, une lecture physique, ahurissante et poignante, qui laisse souvent sans voix. On se dit parfois, d’une page l’autre, d’un renversement l’autre, « c’est pas possible, c’est pas possible ». L’ensemble est assez hallucinant. Plus qu’un gâchis, une anomalie. Plus qu’un scandale, une honte.

En fait, sur les bords de la Vologne, cet automne et hiver 1984, et les presque dix (10 !) années qui suivront (jusqu’au non-lieu pour « absence totale de charges » pour Christine Villemin), rien n’a jamais fonctionné. Personne, « là-bas », n’a fait « correctement son métier », comme le soulignait Jean-Marie Villemin dans une interview parue avant-hier dans le journal La Croix. Personne n’a fait correctement son métier. Ni les journalistes, ni le juge Lambert, ni les gendarmes, ni les experts. Personne. Dans ces conditions, on ne pouvait qu’aboutir à l’aberration constatée encore aujourd’hui : pas de coupable, des hypothèses foireuses, et certaines rumeurs dégueulasses toujours en vogue sur « la mère ». Cette dernière, plus innocente qu’innocente, quelque part, parce qu’un non lieu « pour absence totale de charges » n’existait pas avant le sien, en dépit de cela donc, Christine Villemin continue d’être considérée par certains comme « peut-être coupable ». Dernier venu parmi ces accusateurs « ragoteur », Philippe Besson, médiocre romancier des petits tracas du cœur, qui s’est cru de taille et d’épaule à se confronter au monstrueux fait divers de Vologne. Le résultat, un livre minable, sous-écrit et pitoyable, qui imagine n’importe quoi et prétend des horreurs, qui se complaît dans l’hyper réalisme de bas audimat pour tenter sans doute d’effleurer une sorte de « fond durassien » merdique. Duras, elle, avait « au moins l’excuse de l’âge », comme le souligne Denis Robert, autre vétéran de la Vologne.

Denis Robert, qui s’est depuis trouvé de trébuchants ennemis et de dissimulants adversaires, a appris son métier du côté de Lepanges. Il l’a désappris aussi, confesse-t-il. Ulcéré par le pensum de Besson, il décide de republier, tels quels, tous les articles qu’il avait écrits, à l’époque, pour Libération. La compilation est vertigineuse, se lit plutôt vite, comme on boirait un ballon, puis deux, puis un dernier pour la route, et on finit un peu sonné, un peu ivre, un peu « sous influence » de cette gigantesque pantalonnade qu’on n’aurait osé inventer. C’est aussi ça, la force du fait divers : neuf fois sur dix, il renvoie la fiction à son incapacité à égaler la réalité. Tellement dépassée, la fiction, qu’elle en devient ridicule, vide, vaine. Rien de plus fort que cette vie-là, respirante et suintante, cinglante et froide, démesurée et grotesque, qui renferme à la fois le pire et le meilleur qu’on ne croisera jamais, sauf accident. Dans le magazine Rolling Stone (qui avait essayé une version française, sans succès) Robert synthétisera l’affaire sous le titre « Mémoires d’un rat ». L’animal est bien choisi. Avec le corbeau, aux lettres pesantes, le loup de la jungle cher au colonel Sesmat, le rat est l’autre animal très présent à l’époque dans les rues de Lépanges, et de Docelles, et d’Epinal. Le rat, multiplié par quelques dizaines, proliférant à la vitesse d’un obturateur, se glissant sous les plaintes, dans les greniers, dans les cuisines, jusqu’au cimetière. Des rats partout, affamés, jamais rassasiés, têtus comme une mule. Têtus comme cent mules. Des rats laborantins, capables de se charger eux-mêmes des expertises, ou au moins d’en tirer les conclusions. Des rats, comme tous les rats, pas tous bêtes, mais ne pensant qu’à eux-mêmes. Des rats obsédés, nombreux, trop nombreux. Nuisibles.

Mort le 16 octobre 1984, le petit Gregory Villemin est aujourd’hui encore dans toutes les mémoires. Tout le monde connaît son visage. Aujourd’hui, il aurait l’âge de son père au moment des faits. Jean-Marie Villemin, assassin à vie de son cousin Bernard Laroche. Toujours marié à Christine Villemin, suspecte à vie pour de nombreux abrutis. De nombreux abrutis parfois journalistes, qui osent encore, aujourd’hui, émettre un « doute », alors même que le non-lieu exceptionnel dont elle a bénéficié ne laisse aucun doute planer. Christine est innocente. Définitivement innocente. Sublimement innocente, si vous voulez. Aucun autre discours, aucune autre vérité n’existe que celle-là.

Samedi, dimanche et lundi, France 3 diffusera une série de six téléfilms racontant dans le détail cette affaire essentielle. Laurence Lacour est à l’origine, avec son livre, du scénario. Raoul Peck les a réalisés, les Villemin les ont vus, les ont trouvés justes. Denis Robert les a vus lui aussi et a été bluffé par la véracité et la force de l’ensemble. L’approbation de ces différents acteurs du drame est un indéniable gage de qualité. On regardera donc, attentif, ce portrait d’une France qui n’existe plus, nous dit-on. La France de Jean-Marie, de Christine et de Grégory, de Bernard Laroche et de maître Garaud, du juge Lambert et de Paris Match. La France de Marguerite Duras et de Ménie Grégoire, de François Mitterrand et de Robert Badinter.

C’était au siècle dernier, l’histoire d’un petit garçon qui aurait dû vieillir.

Laurence Lacour, Le bûcher des innocents, (Arènes), Denis Robert, Au coeur de l’affaire Villemin, (Hugo Doc).


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27 réactions à cet article    


  • christ (---.---.49.117) 27 octobre 2006 12:10

    En une phrase cet article est : à la hauteur du drame que le couple Villemin a vécu !!Merci pour eux et pour Grégory !


    • (---.---.162.15) 27 octobre 2006 12:31

      Oui, il y a 22 ans, on nous a cassé les pieds avec cette affaire, et il est désolant de voir que certains continuent à nous rabâcher ça.

      De plus, je trouve très bizarre dans les conséquences de cette affaire que très souvent on minimise qu’il y a eu un meurtre reconnu avec un assassin reconnu qui a bénéficié d’une exceptionnelle et étrange clémence de la Justice.

      Depuis le début, cette affaire m’a porté sur les nerfs (par son traitement journalistique) et plus que jamais avec ce que j’entends maintenant, ici ou ailleurs, je trouve que les propos tenus sont prétentieux et d’un navrant conformisme mielleux et superficiel.

      Am.


      • Roger (---.---.59.15) 27 octobre 2006 12:44

        « je trouve que les propos tenus sont prétentieux et d’un navrant conformisme mielleux et superficiel. »

        J’aurai pas dis mieux.


      • zb (---.---.240.48) 31 octobre 2006 07:58

        Je pense également qu’un assasin a vite retrouvé la liberté et que C Villemin n’est certainement pas toute « pure » dans ce drame...


      • Jadambre (---.---.180.194) 31 octobre 2006 10:27

        vous êtes pittoyables... la meute de chiens, après 22 ans, aboie toujours


      • ph acide (---.---.64.135) 27 octobre 2006 12:38

        Lépanges-sur-Vologne a été rebaptisé Noisy-le-petit !


        • olivier (---.---.78.190) 27 octobre 2006 14:41

          merci pour cet article.


          • Marc Bruxman 27 octobre 2006 14:50

            Une larme de gin, Une riviére de tonic, ...

            Bon j’arrétes la ! smiley


            • calicéo (---.---.23.189) 27 octobre 2006 15:05

              Merci pour cet article. J’avais presque l’âge de Christine VILLEMIN à l’époque et ce « fait divers » ne m’a même pas interpelée. Aujourd’hui, entre le téléfilm qui va bientôt être diffusé et cet article, je m’interroge, je m’interesse, je veux savoir... Mais la vérité éclatera t-elle un jour ? Si comme le laisse à penser tout ce que j’ai pu lire sur ce sujet, Christine est innocente, alors en tant que Maman j’imagine quel a dû être son horrible et insupportable calvaire... Cdt, calicéo


              • Le Hérisson (---.---.121.162) 27 octobre 2006 17:57

                Bravo pour votre article. J’ai lu également l’ouvrage de Lacour, remarquable. Hélas, hier soir même, sur France 2, je crois, un documentaire évoquait également une erreur judiciaire peu connue et pourtant monumentale. Sans parler de l’affaire d’Outreau ou Ranucci... Cela dit, il semble bien qu’aujourd’hui, l’ensemble des pistes de l’affaire Guillemin ramène vers Laroche. Cela dit, il n’aurait jamais dû être exécuté. Il auraît dû être jugé en bonne forme, comme aurait dû le faire une justice démocratique. Paix à son âme et paix aux Villemin.


                • jak (---.---.131.199) 27 octobre 2006 19:08

                  les rats frappent encore, hier lépanges, aujourd’hui clichy sous bois, il faut bien vivre, surtout sur le dos des morts


                  • nathalie (---.---.153.136) 29 octobre 2006 15:24

                    desolant ke le meurtrier n est jamais ete retrouver et jeter en prison


                    • mulgrave (---.---.25.206) 30 octobre 2006 08:55

                      Bonjour,

                      Quelle horreur cette affaire !

                      Que d’incompétences professionnelles : un juge manquant de maturité, pensant a son week-end de la Toussaint plutot qu’à son job- Personne dans sa hiérarchie pour le réprimander sur ses erreurs.

                      Desjournalistes avec trop de pouvoirs, parlant trop... ! Que signifie cette rencontre entre les journalistes et le juge ?? Et le secret d’instruction dans tout cela.

                      Pourquoi les juges acceptent-ils de parler a la télévision ? Qu’on établisse une loi pour empecher ces agissements, de meme envers les journalistes qui devraient etre accredités.

                      Quel gachis !

                      J’ai honte de notre justice... ! En attendant, 22 ans après nous en sommes au meme point.... Un petit garçon a été assassiné et il n’y a pas de coupable.

                      Sois-en paix petit Grégory.


                      • panama (---.---.198.59) 30 octobre 2006 10:24

                        Cette affaire est celle du procès de la justice et de ses dysfonctionnements. Un Outreau vant l’heure, quoi.

                        Car la justice a proprement enterré une affaire qui la mettait si gravement en cause : réflexe corporatif d’auto-protection.


                        • Plus robert que Redford (---.---.140.46) 30 octobre 2006 10:33

                          Bon article !

                          Il est toujours salutaire de souligner l’incompétence et le je-m’en-foutisme, à propos de cette affaire comme de bien d’autres. Mais ici, comme à Outreau, l’effet démultiplicateur de la presse, pour qui incompétence et je-m’en-foutisme pimentés par l’attrait pervers pour le scoop à tout prix, nous a rebattu les oreilles jusquà la nausée !

                          Il est stupéfiant d’observer comment cette catégorie d’individus arrive à faire son miel de la fange la plus sordide, comme de ses propres erreurs et perversions !

                          Stupéfiante mise en abyme d’une profession où, même le nez mis dans son caca, le journaliste ressort grandi : « voyez comme nous sommes bons, comme nous sommes professionnels puisque nous sommes capables de disséquer les raisons de nos manquements et de nos erreurs, fussent-elles mortelles ! »

                          C’est tellement bien qu’on va en faire un film !

                          Et la machine se nourrit encore avec délectation de ses propres cadavres...


                          • Prêtresse Prêtresse 1er novembre 2006 16:34

                            « Il est stupéfiant d’observer comment cette catégorie d’individus arrive à faire son miel de la fange la plus sordide, comme de ses propres erreurs et perversions ! » .

                            Non.

                            « Et la machine se nourrit encore avec délectation de ses propres cadavres... »

                            La machine aurait-elle les mêmes roberts que toi ?

                            — -


                          • Jadambre (---.---.180.194) 31 octobre 2006 10:24

                            Réponse à Zb et Am. : Comment peux-ton faire de commentaires aussi bas et méprisants ? Marre que cette histoire soit rabbachée ? Etes-vous des parents ? Etes-vous au moins des humains ? OUI Christine VILLEMIN est innocente et votre fantasme d’infanticide n’est pas d’actualité. Revoyez tous les événements de cette histoire et peut-être rencontrerez-vous une fois dans votre vie la lumière de la conscience. LAROCHE est coupable et J-Marie ne s’est pas trompée même si son acte est répréhensible et l’a empêché de le voir croupir en prison. Toute ma sympathie et mon admiration à ces parents accablés de chagrin et victimes de tant de haine...


                            • fred (---.---.23.254) 31 octobre 2006 11:54

                              La justice à fait des erreurs. Pour ce qui concerne l’affaire Gregory, Christine a été innocentée, et Laroche n’a pas été reconnu coupable. Il a pour lui la présomption d’innocence, et même si des éléments laissent à penser que ça pourrait être lui, Villemin n’avait aucun droit de le tuer !

                              Cette histoire est lamentable car il y a eu 2 meurtres, une mère accusée à tort, deux familles détruites, un enrichissement considérable de la presse. Un peu de respect pour ces gens-là ne serait pas trop demandé.


                              • Roland de Roncevaux (---.---.160.79) 31 octobre 2006 12:56

                                La France, comme mon pays de résidence ont la Justice et la Police qu’ils méritent. Aussi longtemps que nous n’y feront pas le ménage, ce genre d’affaire continuera. Les pouvoirs du Juge d’instruction sont exhorbitants et doivent être remplacés par un collège de magistrats. Hors de cela point de salut ! La fonction de juge devrait être électible par le peuple comme celle de parlementaire ou de membre du gouvenement.

                                En plus du législatif et de l’exécutif, le judiciare devrait introduire la formation permanente de ses membres et non pas un diplôme qui permet de siéger dans un fauteuil à vie . Cela est particulièrement indiqué au plancher et ua parquet.

                                Le législatif devrait y songer...


                                • Madal (---.---.167.234) 31 octobre 2006 14:20

                                  Il y a quand même, dans cette affaire, 2 individus, présumés innocents, qui sont fortement soupçonnables et toujours en vie, eux. La Justice (Cour de Dijon) était sur le point de les démasquer, puis tout c’est arrêté avec la mort du juge d’instruction. Pourquoi la Justice ne poursuit-elle pas cette affaire avant qu’elle soit prescrite en 2011 ? Vite, il ne reste que 5 ans ! Les coupables se dénonceront-ils au delà de cette date ?


                                  • EricB (---.---.232.42) 1er novembre 2006 12:26

                                    A l’époque, je n’étais pas du tout au courant de ce drma, puisque j’étais à l’(étranger. Je découvre donc aujourd’hui, avec le téléflim, cette sordide histoire qui fait froid dans le dos. Ce que je trouve hallucinant, c’est qu’il y avait pourtant des pistes sérieuses, des éléments materiels : coups de fil du corbeau, etc. A l’époque n’avait-on pas les moyens de remonter des pistes de simples coups de teléphone ?

                                    Le pire de l’histoire, c’est que cela n’a même pas servi de leçon aux médias, ni à la justice, qui a remis ça (et de quelle manière !) avec l’Affaire d’Outreau. Et puis, on peut se rendre compte dans le téléfilm que la police « socialiste » n’avait absolument rien à envier à la police sarkozyenne dans le traitement des affaires criminelles (le coup des cordelettes déposées dans la maison scellée... à vomir !).

                                    Pauvre France. Y a t’il vraiment eu une amélioration du système depuis ? J’ai du mal à y croire.


                                    • (---.---.102.41) 4 novembre 2006 21:19

                                      oui la mere est innocente.et oui tout le monde connait le corbeau assassin de gregory


                                      • (---.---.78.201) 1er février 2007 20:58

                                        je voudrais pouvoir rendre ce petit garçon (gregory)à ses parents.c’est ignoble d’avoir assassiné ce gosse pour des histoires d’adultes !et l’enquete menée par ce petit juge (lambert)à été un fiasco !!!!!!!!pauvres parents !


                                        • (---.---.78.201) 1er février 2007 21:03

                                          et muriel ,et marie-ange ?elles ont fait du pognon avec leurs photos,leurs interwies,leurs dépots de plaintes abusifs( pour un oui pour un non)et elles n’ont pas été plus ennuyées que cela et pourtant muriel savait des choses !marie-ange aussi puisqu’elle a persuadé muriel de revenir sur ses aveux !!!!!!!!


                                        • Claude94 Claude94 9 mars 2008 02:16

                                          24 ans....Cela fait 24 ans que je me morfonds derrière ma plume à écrire ce que mon coeur me dicte...Plus j’écoute ses pulsations et plus je me dis que celui de Grégory a cessé de battre...pour rien... ! Cela fait 24 ans que je rumine et que je pleure cette mort. J’avais...24 ans à l’époque. Quand Grégory est mort mon fils est mort aussi. Sauf que la mort de mon fils n’est qu’une image...Celle de Grégory est terriblement vraie... ! Je vis avec son souvenir, tous les jours...Et cela me hante...Je me suis mis à la place du papa...et je le suis encore... !! Si je décide de remettre à jour le meurtre de ce petit garçon, moi un anonyme, c’est pour ne pas que son assassin, lui, le reste... ! Personne n’a le droit de tuer...c’est tuer le droit... !

                                          Tuer un enfant c’est enfreindre toutes les règles humaines...laisser son assassin en liberté aussi... !! Alors, je me plais à rêver, je me plais à espérer qu’un jour son assassin soit puni, comme il se doit, respectant les "clauses" que notre humanité a écrite...Comment peut-on oublier la mort de cet enfant.. ? Oui on l’oublie... ! Ses parents sont-ils à cours de ressources ? N’ont-ils aucun éléments susceptibles de faire réouvrir le dossier ? Rien qu’un petit...un tout petit....Son père n’a t-il plus aucun argument à faire valoir ? Sa mère non plus ? Sans assassiner un autre Laroche, il faut que la lumière, qu’était leur enfant, brille à jamais au firmament de la vérité... ! Messieurs les protagonistes qui avez "vécu" de près cette affaire, Grégory a alimenter jours après jours vos portefeuilles... !! Vous vous êtes enrichis avec la mort de ce petit garçon...Vous lui devez quelque chose...Vous lui devez la vérité...sa vérité... !

                                          Si cet assassinat reste à jamais dans les archives d’un tribunal quelconque, ce sera la plus grande honte qu’aura connu l’histoire de la justice française...Alors messieurs les magistrats, prouvez-moi qu’il y en a une... ! J’en appele à vous, à tous nos gouvernants...à tous ceux qui ont un coeur, qui ont des enfants, qui ont un minimum de bonté en eux tout simplement... ! N’oubliez jamais...un assassin court toujours. Et même s’il est mort il ne serait que justice de respecter la mémoire de cet enfant... Alors pour le bien-être de votre conscience, messieurs de la magistrature, que cette justice soit digne...de s’appeller Justice... ! 

                                          Grégory ne demandait rien. Il était bien sage sur son tas de sable et pourtant à ce jour il reste encore "puni"... Alors il est grand temps, aujourd’hui, de laver cette eau qui l’a sali... !


                                          • Claude94 Claude94 9 juillet 2008 23:46

                                            Voici une nouvelle absolument extraordinaire :

                                            La trés certaine réouverture du dossier se fera en automne prochain... ! L’acharnement de ceux qui n’ont jamais laissé tomber l’affaire va être récompensé... ! Le parquet de Dijon a enfin écouté nos plaintes... !!


                                          • Claude94 Claude94 14 décembre 2008 14:08

                                            Pour ceux qui ont l’intime conviction que Christine est l’assassin de son fils, Je respecte votre "choix" d’intuition. Mais enfin...si vous assassiniez votre enfant, auriez le culot et la maladresse de demander la réouverture de votre propre condamnation à chaque fois que ce présente l’occasion  ?? Vous appuiriez sur le couperet de votre propre guillotine.. ?? C’est une nouvelle règle de Justice d’aujourd’hui... ?? Maintenant les assassins se livrent d’eux mêmes.. ??!! Quelle bonne nouvelle...Dans quelques temps la justice n’existera plus. Il y aura juste des prisons...ouvertes puisque les assassins iront d’eux mêmes !

                                            Allons donc... !! Je crois qu’il faut que vous rétablissiez la pesanteur dans laquelle vous vous trouvez pour retrouver au moins un pied sur terre...

                                            De plus...

                                            Ce meurtre s’il a été prémédité par Christine, aurait-elle "oublié" son alibi le jour du crime... ?
                                            Je vous rappelle qu’elle n’en a pas...ou du moins, pas très solide...Alors ? Un meurtre de cet envergure se "réfléchit", se "dissèque", se "comprends" et enfin se "murit"...pour enfin accomplir l’acte criminel !
                                            Et là, après maint et maint mois de réflexion, la ou les, meurtriers ne pensent pas le moins du monde à un alibi... ??!!

                                            C’est la blague de l’année ??

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