Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Illusion de l’intégration de tous les handicapés en milieu scolaire (...)

Illusion de l’intégration de tous les handicapés en milieu scolaire banal

Qu’en est-il de la politique du « vivre ensemble » à n’importe quel prix, mais surtout au tarif le plus économique ?

Je tiens bien à préciser que je ne me prononce pas contre l’insertion d’élèves handicapés, mais que je pose le problème de sa réalisation sans moyens ni compétences supplémentaires.

Nous commencerons par citer les engagements officiels présentés dans la loi

n° 2005-102 (extraits).

Les enfants malades ou handicapés

Les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés menées par le ministère de l’Education nationale sont renforcées par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. La loi affirme le droit des élèves handicapés à l’éducation ainsi que la responsabilité du système éducatif comme garant de la continuité du parcours de formation de chacun.


Chaque école a vocation à accueillir les enfants handicapés relevant de son secteur de recrutement. Dès l’âge de 3 ans, si leur famille en fait la demande, les enfants porteurs de handicaps peuvent être scolarisés à l’école maternelle de leur secteur [...] L’inscription est de droit. Cette école devient l’établissement scolaire « de référence » de l’enfant : c’est-à-dire l’établissement scolaire dans lequel, prioritairement, devra être mis en œuvre son projet personnalisé de scolarisation.

Pour répondre aux besoins particuliers des enfants handicapés, la loi du 11 février 2005 prévoit qu’un projet personnalisé de scolarisation organise la scolarité de l’élève handicapé et assure la cohérence et la qualité des accompagnements et des aides nécessaires à partir d’une évaluation globale de la situation et des besoins de l’élève (accompagnement thérapeutique ou rééducatif, attribution d’un auxiliaire de vie scolaire ou de matériels pédagogiques adaptés, aide aux équipes pédagogiques par un emploi vie scolaire).

L’évaluation des besoins, à laquelle tout enfant handicapé a droit en application de la nouvelle loi, est réalisée par une équipe pluridisciplinaire d’évaluation placée auprès de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

Vaste programme théorique pour peu d’actions efficaces sur le terrain !

L’égalité des droits et des chances est-elle de placer tout le monde dans le même sac ? Si tous les êtres sont différents, ils ne peuvent évoluer dans des conditions identiques.

Une évaluation des besoins est certes pratiquée. Qu’en est-il de ses conséquences sur les plans concrets de l’aide et de l’accompagnement ?

Mon expérience se limite essentiellement à l’accueil des enfants souffrant de troubles du développement, autistes ou psychotiques.

Réjouissons-nous des moyens humains mobilisés pour faire face à ce type de situation.

J’ai travaillé durant deux ans dans une classe banale, avec des effectifs de 30 et 31 élèves en Grande Section, puis en classe à double niveau (19 Grands, 12 Moyens).

Je n’avais dans la classe aucune ATSEM (Agent territorial spécialisé en école maternelle) ni bien entendu, encore moins, d’AVS (Auxiliaire de vie scolaire).

Les ATSEM étant gérées par la commune, l’on trouve d’énormes différences en nombre et en compétence.

Ces deux élèves n’ont jamais eu droit à un AVS, malgré les demandes, car - argument majeur aux yeux de l’administration - ils n’étaient pas apparemment violents. Pourrions-nous en déduire que l’auxiliaire n’est pas nommé pour assister l’enfant, mais seulement pour éviter les accidents ?

La dernière année, l’élève « handicapé » que j’ai eu en charge était maintenu une année supplémentaire en maternelle, soi-disant pour le laisser mûrir. Il était signalé comme violent et nous avons donc obtenu, mi-octobre, un AVS à mi-temps. Ces emplois font partie des emplois précaires.

Ce personnel est recruté par Contrat nouvelle embauche et rémunéré au Smic sur 80 % d’un temps complet. Les nouveaux entrants ne sont bien entendu pas formés et la plupart sont radiés quand leur expérience devient efficace. Pour plus de détails, voir article de Libération :

http://www.liberation.fr/actualite/societe/279061.FR.php

ou le site d’Agir contre le chômage :

http://www.ac.eu.org/spip.php?article1749 .

Je bénéficie pour tous les enfants de la classe de l’aide d’une ATSEM une heure par matinée. L’enfant autiste a droit à l’aide d’une institutrice spécialisée une heure par semaine. Je précise que cette enseignante n’est pas plus que moi ni que l’AVS formée à exercer avec des élèves porteurs de ce type de troubles.

Après quelques pistes trouvées sur le net, j’alerte mon conseiller pédagogique qui finit par me trouver un collègue prêt à m’apporter des idées, voire des « méthodes ». Ce collègue se déplace volontairement dans ma classe une matinée. Je note qu’il fait partie d’une circonscription voisine et n’est pas obligé de répondre à mes attentes. En effet, il n’y a apparemment pas une personne dont la tâche serait d’apporter aide et conseils dans l’espace administratif dont je dépends !

Les décisions concernant l’accueil et le suivi de l’élève sont prises lors de réunions de synthèse d’une équipe éducative ; les partenaires de cette assemblée ont des points de vue différents suivant leur fonction. Sans insister sur les représentants directs de l’administration, le personnel de l’Education nationale est quasiment toujours divisé.

Les enseignants (psychologue scolaire et rééducateur) qui ne travaillent plus dans une classe ont tendance à oublier très vite ce qu’est la vie au quotidien dans un microcosme de 60 m2 comprenant 25 ou 30 enfants et un adulte. Ils sont d’abord rassérénés par une fréquentation individuelle des enfants et ont tendance à être déphasés car ils n’ont plus de repères sur les enfants qui ne sont pas en grande difficulté. Ils ne tiennent donc plus compte de l’intérêt de la collectivité, mais uniquement de l’individu. Il est de bon ton de parler d’enseignement individualisé, mais après 35 ans de carrière, j’aimerais comprendre comment faire, pratiquement. Notre mission est d’enseigner à un groupe. Notre travail sur le terrain est de tenir la place d’un infirmier psychiatrique TOUT en enseignant à 25 ou 30 gamins.

Quant aux représentants des instances psychiatriques institutionnelles (CMP et autres dérivés), leur point de vue se situe à un autre niveau. Leur intérêt essentiel est celui de l’individu et ils ont tendance à ne pas envisager les conséquences sur la collectivité de la présence d’un enfant violent et perturbé. C’est la déontologie afférente à leur propre institution. Je peux le comprendre. Mais il serait peut-être plus efficace de tenir compte de tous les partis en place.

Ces réunions se tiennent bien entendu pendant les heures scolaires et le professeur qui se retrouve hors de la classe n’est jamais remplacé. Aux collègues de gérer les trente élèves en les gardant en récréation ou en les répartissant dans toutes les classes.

A part exception, l’instituteur qui doit gérer son groupe classe voit très rarement avec joie arriver cet enfant charmant présenté par ceux qui l’ont connu avant, démagogie oblige. Je peux d’ailleurs témoigner que, dans tous les établissements où j’ai exercé, non seulement nous ne nous précipitions pas pour prendre des enfants psychiatriquement malades, mais nous nous battions plutôt pour les envoyer chez la collègue d’à côté. Il est certain que cela n’apparaît jamais dans les médias et que l’enseignant, qui n’est ni formé ni compétent pour assumer des troubles psychiatriques, doit se débrouiller envers et contre tous. Il doit aussi faire en sorte de ne pas provoquer de remous dans le peuple environnant ni dans sa hiérarchie.

Il ne faut pas que les parents des autres élèves sachent qu’ils auront seulement droit à une petite part d’enseignement, puisque leur instituteur sera monopolisé par un trublion et qu’eux-mêmes seront fascinés par ce copain étrange et si rigolo ! Alors, au bout d’un certain temps, une seule idée nous reste en tête : tenir coûte que coûte. Tenir pour les autres élèves et tenter de leur donner ce qui leur est dû. Tenir pour les parents qui nous font a priori confiance. Tenir pour la hiérarchie afin de ne pas être étiqueté « psychologiquement fragile » ou carrément « incompétent ».

Quelques exemples de situations concrètes me sembleront plus parlants.

Le matin, après un temps d’accueil où les activités sont libres, il va falloir opérer le regroupement traditionnel autour du tableau affichant toutes les notions que l’enfant retiendra « par imprégnation » s’il n’a pas été réceptif ou assez mûr pour avoir intégré le raisonnement logique. Je parle là de consignes officielles...

Pendant que tous rangent et viennent s’asseoir plus ou moins rapidement selon leur caractère, mon petit Luc en a décidé autrement. J’ai cru comprendre, dans mes recherches, que les autistes ont beaucoup de mal à se soumettre à la rigidité de contraintes imposées dans une collectivité, ou même dans une famille. De toute façon, Luc n’a d’abord pas envie de participer. Quel ponte de la psychiatrie aurait prétendu que l’agitation, le grand nombre et surtout le bruit seraient favorables à l’évolution d’un enfant présentant des troubles du développement ? Certains « guides » fournis aux enseignants par des associations de parents conseillent même de désamorcer une éventuelle sonnerie électrique. Donc, Luc se met à balayer de ses bras tout ce qui est installé sur le mur latéral jusqu’au bureau sur lequel sont posés des ciseaux et autres objets réservés à l’usage de l’institutrice. Pendant que je tente de le retenir, les réactions des autres sont partagées entre l’amusement et la crainte. Quant à moi, je me retrouve avec une morsure et un lumbago ! Hier, Luc était plus calme ; il n’a fait que déchirer trois livres dont les images en relief devaient le tenter.

Comme je suis seule, je passe un long temps à parler avec lui afin de le calmer. Je le laisse errer puis entame ma séance de rituels et présentation des ateliers. Pendant ce temps, Luc crie, ricane ou frappe ses voisins, de préférence des petites filles très calmes. Résultat : quand l’heure de la récréation arrive, je n’ai pas terminé de faire travailler les enfants. Donc, il me faudra supprimer ensuite les activités de chants et comptines essentielles au pré-apprentissage de la lecture. La prochaine fois, j’orienterai mon choix sur un autre domaine afin que les élèves puissent bénéficier d’un échantillon complet de ce qui leur est dû.

Le lendemain matin, l’AVS sera là. Elle aura la possibilité de sortir Luc de la pièce quand les autres rangeront et se déplaceront dans un tumulte inhérent aux classes maternelles. Mais cela serait trop simple, car je subis des pressions de la direction. Si nous devons intégrer, ce n’est pas pour laisser l’enfant hors de la classe. C’est vrai ! Cette ambiance de ruche lui convient si bien. Ce serait dommage de ne pas laisser monter ses angoisses jusqu’à un nouvel éclat ! Ses crises sont non seulement imprévisibles mais violentes. Luc peut aussi retourner sa violence contre lui - se mordant, se pinçant, se collant la joue contre le radiateur bouillant en plein hiver pour se brûler... Régulièrement, il nous demande si son cou tient bien et si sa tête ne va pas tomber. Il faut répondre brièvement pour tenter de le rassurer mais ne pas entrer dans son questionnement en cherchant un dialogue qui ne peut se tenir. De toute façon, ces interrogations se répéteront un grand nombre de fois dans la journée. Nous avons de plus en plus de mal à percevoir les objectifs pédagogiques de ce maintien en maternelle.

Il reviendra aussi à l’enseignant d’assumer au quotidien les relations avec les familles. Leur attitude est la plupart du temps extrême : fuite et démission ou envahissement. Il faut aimer se faire régulièrement flageller quand on n’a pas su comment gérer une crise, quand on n’a pas suivi les conseils du père ou de la grand-mère qui ne sont pas souvent applicables au sein d’un groupe classe.

Ces parents, atteints par la douleur d’avoir un enfant différent, oublient toujours que la fonction de l’enseignant est de s’occuper de tous les élèves. Ils ne sont pas capables de réaliser que le temps passé avec leur enfant est enlevé aux autres. On lit partout que c’est une richesse de vivre une telle expérience. J’ai remarqué que les enfants qui tentent d’avoir une relation avec un autiste ont souvent de graves difficultés affectives ou psychologiques. Leur attirance pour celui qui « fait le clown » leur permet de s’évader eux-mêmes d’un groupe social dans lequel ils ont du mal à se situer. Qu’en est-il alors de la communication et de l’insertion ?

L’on pourrait croire que la hiérarchie nous apporte quelque soutien. Ce n’est pas le cas.

La première année, après une visite-surprise, j’ai reçu un rapport infâmant qui recensait toutes mes incompétences pédagogiques et surtout relationnelles avec les élèves et les parents.

L’année suivante, après avoir constitué un dossier de preuves en ma faveur, j’en ai référé à la plus haute hiérarchie. Le sous-fifre m’a laissée tranquille.

La troisième année, l’Inspecteur étant plus humain, il m’a fortement été conseillé de demander un poste de « réadaptation » vers un emploi de bureau. J’étais trop « fatiguée » pour continuer à enseigner...

En récompense de mes bons et loyaux services, on m’a imposé un nouvel élève autiste violent.

Je craque. Est-ce moi qui suis anormale ou sont-ce les conditions de l’intégration des enfants ayant des troubles du développement ?


Moyenne des avis sur cet article :  4.8/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

41 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 8 octobre 2007 17:06

    Je signale une erreur (probable si j’ai bien compris votre article) : Vous parlez de personnes recrutées en contrat « nouvelles embauches ». Or, le CNE s’adresse aux entreprises du secteur privé, pas au service public. Je pense que vous avez voulu écrire « contrats d’accompagnements dans l’emploi » (CAE).


    • Alice Alice 8 octobre 2007 18:09

      Vous avez tout-à-fait raison ! Ce sont des CEA et des CA (Contrats Avenir).

      Quels que soient les sigles de ces « Contrats », leur dénominateur commun reste, derrière les termes, la notion de précarité. Excusez-moi pour cette erreur.


    • anny paule 8 octobre 2007 18:06

      Alice,vous posez les vrais problèmes...

      Les fonctions de l’Ecole (quel qu’en soit le niveau, de la maternelle à la terminale) consistent à socialiser nos jeunes et à les instruire, les éduquer. Dans des conditions idéales, classes relativement homogènes, enfants réceptifs, parents intéressés par le devenir de leur progéniture, cela ne pose pratiquement pas de problèmes : le « système » fonctionne, les intérêts compris sont partagés, l’enseignement est un plaisir !

      La gestion du handicap, (à quelque niveau qu’il se situe), procède d’un « effet d’annonce » : tous ont les mêmes droits au nom d’un sacro-saint principe d’égalité (qu’on oublie par ailleurs dans le traitement des problèmes sociaux, où certains se révèlent « être plus égaux que d’autres »... enfin, passons !) .

      Les parents des enfants handicapés souhaitent, de façon tout à fait compréhensible, que leurs petits ne soient pas stigmatisés par leur handicap et ont tout fait, depuis des années (des décennies) pour que l’Ecole les accueille au même titre que tous les autres.

      Les pouvoirs publics ont souscrit favorablement à ces demandes parce que cela évitait de créer des structures coûteuses (en matériel et en personnel formé et compétent).

      La question qui se pose est celle de l’intérêt général (celui de la grande majorité des enfants) et de son rapport à l’intérêt d’une minorité handicapée sur le plan physique ou psychique,(parfois social).

      Ce qui est réclamé des enseignants, dans ce contexte, procède de la haute voltige : comment donner à chacun ce qu’il est en droit d’attendre ? comment permettre l’intégration d’enfants dont les problèmes sont tels qu’ils nécessiteraient une écoute et une attention toutes particulières ? comment, sans aucun moyen en personnel adapté et formé résoudre la quadrature du cercle que constitue cette situation artificiellement créée par la prétention d’intégration de tous ?

      Je voudrais vous rassurer, Alice ! La question ne vient pas de vous, elle est celle d’un système qui n’a de souci autre que celui de sa rentabilité : on chiffre le coût de l’élève, et en diluant dans la « masse » ceux qui sont sources de problèmes, on allège considérablement la facture ! et on se donne l’illusion de l’intégration des handicapés en milieu scolaire... Certains textes de L’ERT, ou de l’OCDE sont d’un cynisme rare quand ils se donnent pour objectif la privatisation de l’éducation : « L’école, est, avec la santé, le dernier bastion à prendre ». « On envisage une progression à deux chiffres ». « Le secteur public sera réservé à ceux qui ne pourront satisfaire à certaines exigences ». (Publié par le courrier de l’UNESCO, 2000).


      • Alice Alice 8 octobre 2007 18:50

        Merci anny paule de comprendre ce qui risque d’être mal interprété par des parents d’enfants handicapés. Tout d’abord, ayant travaillé en ZEP, je suis offusquée par le manque de moyens donnés aux enfants issus de milieux sociaux défavorisés et par l’obligation d’utiliser des méthodes pédagogiques qui vont à l’encontre de leurs besoins. Je résumerais en parlant de dispersion des savoirs et d’animation plus que de véritable pédagogie. Par exemple, qu’en est-il de l’apprentissage d’un langage correct quand vous êtes censés favoriser la communication verbale entre pairs issus à 90% de familles non-francophones ? Quant à l’économie réalisée sur le dos des enfants et des enseignants, je suis bien certaine qu’elle est la seule raison de ces nouvelles lois. J’ai visité un IMP recevant des enfants atteints d’épilepsie avec troubles associés. J’ai pu constater que dans ce lieu, les conditions d’accueil étaient réellement adaptées : petits effectifs, personnel spécialisé dans tous les domaines et en grand nombre... Coût de la journée pour un enfant : 150€ en externat, 230€ internat. Les chiffres sont parlants d’eux-mêmes. Comment peut-on leurrer les parents et profiter de leur détresse et leurs difficultés à accepter la réalité ? Certains mettent des dizaines d’années avant d’envisager la situation d’une façon concrète. J’ai même lu l’expérience d’une mère qui avait été soupçonnée d’avoir une attitude d’abandon car elle avait très rapidement souhaité placer son enfant dans un établissement spécialisé. Ce sujet demeure tabou car l’on attend des personnes concernées qu’elles aient un comportement conforme à la majorité générée par un discours démagogique utilisé par tous les hommes politiques. Je reste convaincue que ces nouvelles lois vont avoir des répercussions très négatives. Pour l’instant, on n’a pas encore chiffré la somme que représente le nombre d’enseignants qui en deviennent malades. Mais le budget de la Sécurité Sociale est différent de celui de l’Education Nationale. Quand la gestion est morcelée, chaque ministère se renvoie la balle.


      • Alice Alice 10 octobre 2007 17:56

        Pour ceux qui souhaitent plus de détails sur la connaissance des troubles autistiques.

        http://www.ccne-ethique.fr/francais/pdf/avis047.pdf

        Nous pouvons constater que les classements et les étiquettes sont différents entre les Etats-Unis et la France. Mais comme dans de nombreux domaines, nous importons dans notre pays tout ce qui vient des E-U. Le meilleur comme le pire. D’après tout ce que j’ai lu, les troubles autistiques sont très loin d’entrer dans le chemin de la connaissance...comme de nombreuses pathologies psychiatriques. Maintenant, il faut bien reconnaître que la France est en retard sur tous les plans : diagnostic, thérapies, formation et centres spécialisés.


      • maurice lepetit 8 octobre 2007 23:36

        @ Alice et Anny Paule,

        Je comprends tout à fait votre désarroi. Le fait de se sentir désarmé dans une classe est insupportable pour tout(e) enseignant(e) consciencieux(se).

        Travaillant actuellement et ayant travaillé en établissement spécialisé (IR puis ITEP avec des jeunes qui présentent des troubles du comportement et de la conduite) ainsi qu’en UPI (dispositif de scolarisation d’élèves en situation de handicap intellectuel en collège), j’ai pu mesurer les bénéfices de la scolarisation en milieu ordinaire mais dans des conditions très différentes des vôtres... J’ai aussi pu, à de nombreuses reprises, me retrouver face à des crises comportementales ou pris dans des difficultés et des conflits extrèmement difficiles à vivre. La seule chose qui ait pu me sauver en ces circonstances est de ne pas être resté seul.

        Enseignant spécialisé, je me garderai bien de me poser en donneur de leçon ou de conseil. Je souhaiterais toutefois vous exposer quelques questions qui pourraient, je l’espère, aider dans ce genre de situation.

        Vers qui pouvez-vous tourner pour rechercher de l’aide dans la situation que vous vivez ? La circonscription ASH (ou AIS) ne serait-elle pas mieux à même de vous aider que votre circonscription dans laquelle, vous le déplorez, la formation et l’information concernant le handicap n’est pas passée ? Si cet état de fait est, certes, regrettable, il n’en demeure pas moins qu’il vous faut trouver de l’aide ailleurs. Avez-vous contacté la MDPH (maison départementale du handicap) ou l’enseignant référent de votre secteur concernant les jeunes dont vous avez la charge ? Les familles bénéficient-elles du soutien d’un SESSAD ? Un psychomotricien, un éducateur ou quelqu’un d’autre de ce SESSAD ne pourrait-il pas venir vous aider sur des temps de classe à travailler avec le jeune, à l’aider à se situer dans votre classe ?

        Les syndicats organisent parfois des journées ou réunions d’information sur le handicap, en existe-t-il dans votre département ? Avez-vous contacté ces syndicats pour avoir une position différente de celle de l’administration ? N’y a-t-il pas, dans ces syndicats, des enseignants spécialisés (parfois majoritaires dans certaines sections) qui peuvent vous écouter ou orienter vos demandes vers les bonnes personnes, vous aider à gagner du temps ?

        Avec un enfant autiste, le cadre, la régularité, les prévisibilité sont essentiels. Les avez-vous organisés dans votre classe ? Quelques exemples : tous les rituels sont bons pour aider à se situer, prévenir l’enfant avant qu’un évènement survienne (plutôt l’aider à anticiper que de retirer la sonnerie... Une autre évènement viendra de toutes façons le perturber et si c’est l’alarme qui se déclenche, cela sera la catastrophe), respecter aux mieux les horaires (si les horaires ne le rassurent pas c’est que tous ses caprices lui sont passés par ailleurs, voir plus le contact avec les parents), visualiser les horaires (ou la frise des évènements, les heures n’ayant pas de sens) dans la classe...

        Avez-vous essayé de réduire les temps de scolarisation de ces enfants ? La loi n’impose pas le temps plein. Si le temps plein n’est pas vivable pour la classe, est-il alors souhaitable pour l’enfant ?

        Les parents sont les meilleurs spécialistes de leur enfant, les avez-vous interrogé sur leur manière de procéder avec l’enfant ou les avez-vous seulement écouté vous donner des conseils ? Qui vient chercher l’enfant le soir ? Comment se contact se déroule-t-il ? Avez-vous des échanges à ce moment-là ? Les parents sont-ils présents aux synthèses ? Si, oui, pourquoi ? Quelle est leur fonction, leur utilité ? Si non, (comment) la synthèse est-elle reprise avec eux ? Avez-vous martelé, lors de ces synthèses, votre sollitude face à ces enfants ? L’espace d’une classe est clos, l’avez-vous aussi martelé ? L’avez-vous martelé aussi dans vos courriers ou bilans à la MDPH ? Si votre hiérarchie recherche le silence, d’autres ne peuvent-ils pas être sensibles à votre sollitude ?

        Chez l’enfant, quels sont les évènements qui semblent déclencher des évènements inmaîtrisables en classe ? La séparation de l’adulte ? Les mouvements des autres enfants ? Le groupe ? Quelle taille de groupe semblent-ils le mieux à même de supporter ? Semble-t-il en mesure de tirer partie de sa scolarisation dans votre classe ? Qu’apprend-il, qu’at-il appris ? Si les réponses aux trois questions qui précèdent sont négatives ou nulles, cela vaut-il la peine de continuer à le scolariser dans ces conditions ? Qu’est-ce qui fixe son attention ? Dans des temps collectifs, où est-il le mieux ? Près de l’enseignant, loin de l’enseignant ? Avec quel autre élève se sent-il le mieux et réciproquement ?

        J’ai essayé de balayer le plus large possible sur ces questions , tant pour l’auteure que pour des lecteurs qui peuvent être intéressés en tant qu’enseignant, qu’AVS, que parent...

        Si l’une d’elle peut aider une personne je n’aurai pas perdu mon temps.

        La sollitude face à un comportement ou un raisonnement que l’on ne comprend pas et que l’on ne peut pas comprendre est toujours la pire des calamités sur le plan personnel. Laisser des personnes ou des personnels, quels qu’ils soient seuls dans ces situations est une forme de violence. Je ne parle pas ici de la violence de l’enfant mais de celle l’institutiion qui reste silencieuse.


        • Alice Alice 9 octobre 2007 11:51

          Pour Maurice,

          A vous lire, j’ai l’impression que vous vivez dans un paradis doré. Il me semblait avoir bien expliqué toute l’aide que j’ai reçue. Les informations, je les ai trouvées dans des livres ou sur des sites internet. Pour la quatrième année où j’ai en charge des élèves « handicapés », vous devez bien vous douter que j’ai remué ciel et terre pour obtenir de l’aide. Sur le plan pratique, dans la première école, je me suis débrouillée seule. Dans la deuxième, j’ai obtenu quelque soutien de la directrice et de certaines collègues, sur la base du volontariat ! De toute façon, quand vous êtes dans la classe, vous êtes seule ! En ce qui concerne les syndicats, je préfère ne rien dire tant j’ai été dégoûtée par leur magouilles... Quant aux parents, il me semblait avoir été claire sur ce qu’on pouvait en attendre. Pour le premier élève, j’ai DU faire un bilan présenté lors de l’Equipe de Suivi. Quand les résultats ont montré que l’élève avait à peu près deux ans de retard dans ses apprentissages, les parents m’ont promis de « me pourrir la vie ».Ils voyaient leur fils comme un « Asperger ». Au sein de l’équipe pédagogique, nous n’avons jamais remarqué ses compétences supérieures. L’école ne serait-elle pas le meilleur milieu d’épanouissement pour ces enfants ? Il faudrait savoir quels sont les buts du gouvernement dans ces intégrations sans prix et à tout prix.

          Pour Emmanuel,

          Si j’ai parlé d’enfants autistes et psychotiques, c’est parce que j’ai eu en charge trois TED et un psychotique. De toute façon,la terminologie ne change pas grand chose au problème. Ce n’est surtout pas ce qui fait avancer les thérapies ! On est en France encore sous le règne de Freud et si les sciences cognitives ont apporté un changement, la question sur les causes de ces troubles est loin d’être tranchée.Que ceux qui détiennent LA solution se montrent. Si ces troubles sont clairement identifiés dans le DSM IV, c’est qu’ils sont bien des pathologies . Cette classification émane de l’American Psychiatric Association, donc... La pratique de la langue de bois est très en vogue chez les responsables de l’état.Dire qu’un aveugle est non-voyant change-t-il quelque chose au problème ? C’est un moyen gratuit de montrer toute le respect et l’importance qu’on attache à la différence. Que signifie l’expression personne de couleur ? Nous sommes tous d’une certaine couleur. Sauf, effectivement quelques politiques très transparents, hélas pour notre société.Si c’est tout ce que l’on fait pour réduire le racisme... On a donc englobé sous le terme de handicap des pathologies psychiatriques graves afin de gérer la situation à peu de frais.Certaines fluctuations du vocabulaire sont le reflet d’une manipulation, voire d’une ignorance sémantique. Je dirais que tous ces blas-blas-blas occupent, pendant qu’il n’y rien de fait. Ou avez-vous lu que je propose l’hôpital à la place de l’école ? Je déplore qu’il n’y ait pas de structures spécialisées, de moyens matériels et humains. L’hôpital n’est d’ailleurs pas non plus le milieu le plus favorable à l’épanouissement de n’importe quel enfant. Si vous vous en êtes bien sorti, bravo à vous-mêmes et à tous ceux qui vous ont accompagné ! Je comprends votre point de vue, mais chaque cas est différent. Cordialement.


        • Alice Alice 9 octobre 2007 11:54

          Mon dernier commentaire a été chronologiquement mal placé. Il faut le lire APRES celui d’Emmanuël.


        • Emmanuel 9 octobre 2007 10:18

          >Je tiens bien à préciser que je ne me prononce pas contre l’insertion d’élèves handicapés, mais que je >pose le problème de sa réalisation sans moyens ni compétences supplémentaires.

          Malheureusement tout ce que vous avez écrit ensuite ressemble à un playdoyer pour la déscolarisation des autistes. smiley

          >Mon expérience se limite essentiellement à l’accueil des enfants souffrant de troubles du >développement, autistes ou psychotiques.

          1) On parle de troubles envahissants du dévelopement (TED) - le terme « psychotique » est en réalité une dénomination de la CFTMA qui ne vaut qu’en France smiley - il n’y en a aucune trace dans le CIM (qui est la classification de l’organisation mondiale de la santé - la seule - faisant l’objet du consensus international réel , une autre classification assez reconnue par la communauté scientifique internationale est le DSM IV dont les termes décrivant de manière assez proche du CIM ,l’autisme et les trouble du développement apparenté qui sont nommément le syndrome de Kanner (autisme classique comprenant déjà une grande variété de niveau de handicap du très sévère à une version sans déficience intellectuelle) , ensuite le syndrome d’Asperger un peu mieux connu ces dernières années, le syndrome de Rett et à côté de cela les TED non spécifiés.

          2) Le terme psychotique sous entend psychose, terme de la psychanalyse - cette dernière qui n’a eu de cesse de faire des ravages en empêchant une prise en charge et une éductation efficace et continue dans l’ineptie à proner aujourd’hui des traitements tels que le packing qui consiste à envelopper les jeunes autistes dans des essuies mouillés glacés - on ferait celà un enfant non-autiste cela serait directement qualifié de torture ou de maltraitance. :-0

          >J’ai cru comprendre, dans mes recherches, que les >autistes ont beaucoup de mal à se soumettre à la >rigidité de contraintes imposées dans une collectivité, >ou même dans une famille.

          Et bien vous n’avez pas bien compris, d’abord « avoir du mal de » n’a jamais voulu dire que c’était impossible et si en effet la scolarisation d’un autiste de type « sévère » (mais là en terme de sévèrité tout es relatif), doit se faire avec des conditions spéciales d’encadrement , ce n’est pas le cas de tous. Pour pallier aux problèmes de Luc il y a un programme d’éducation qui s’appelle TEACHH - il ne s’agit pas de « thérapie » car cet enfant n’est pas malade mais a un développement atypique - c’est très important de comprendre cela. La France a mis le place des AVS mais c’est vrais qu’il y a des AVS compétent pour ce qui est de l’autisme et la manière d’aider les enfants avec TED mais ils sont peu.

          Le programme TEACCH (Treatment and Education of Autistic and related Communication Handicapped Children) est un programme de traitement et d’éducation pour les enfants de tous les âges, atteints d’autisme et de troubles apparentés au développement. Ce progamme est élaboré par Eric Schopler et ses collaborateurs de l’Université de Chapel Hill en Caroline du Nord mais il existe quelques classes TEACCH en France. Ces posiblités existent donc dans d’autres pays mais tardent à être mise en place en France. Pourquoi ? parce que Egalité en France veut dire hélas dans les faits en matière d’éducation formatage et non pas « solidarité ». En fait Egalité en France revient dans les faits à exclure et c’est l’impression que vous donnez de vous en faisant un discours sans évoquer de proposition ou de possibilité pour l’éducation des autistes et pour enfin à terme l’exclure voire pire l’envoyer en hopitaux du jours ou il sera condamné à la régression.

          Les autistes sont à peut près tous à des degrés divers capables d’apprendre ( même Luc ), mais cela nécessite une identification précise de ses forces et faiblesses. Les troubles du comportement qu’à Luc n’est pas le fait de tous les autistes et pas même tous les autistes dits sévères. Il existe encore trop peut d’exemples de collaboration étroite entre des centres de Ressources competants en matière d’autisme mais il y en a :

          http://voircommetoi.multimania.com/

          Seulement voilà, - votre classe n’est pas adaptée, vous n’êtes pas formée, etc... mais cet enfant DOIT être scolarisé - c’est le Droit de cet enfant et c’est le Devoir de votre Pays de mettre en place les moyens nécessaire à son éducation. LA PLACE DE CET ENFANT N’EST PAS A L’HOPITAL.

          Je le répète encore une fois, cet enfant n’est ni psychotique ni malade et ce n’est pas un animal non plus - il a un handicap ça oui et probablement des « sur-handicaps ». Je ne crois pas un instant que vos élèves soit des enfants constamment calmes - c’est trop facile d’établir cette comparaison , mais je vous en tiens pas rigueur sachant que je suis moi même un adulte autiste et qu’avant j’ai été un enfant moins sévèrement handicapé que Luc mais j’ai aussi donné du fil à retordre à mes profs d’école primaire et j’ai aussi un frêre aussi handicapé. Je vois donc cela sous un autre angle.

          Vous me trouvez sans doutes sévère à votre égard, rassurez vous je ne vous met pas en accusation et je comprend même votre « détresse », la faute est bien à l’état qui ne met pas en place les structures adaptées permettant de répondre à l’éxigeance de l’obligation scolaire. La Belgique n’est par exemple certte pas un exempel en tout , mais elle possèdes des établisssement d’enseignement spécial - c’est de l’enseignement - pas du parcage.

          Pour terminer - ce que vos décrivez des troubles de comportement de cet enfant semble bien du d’une part à l’hypersensibilté de son ouie - un problème commun chez les autistes - car les troubes envahissants du développement sont aussi caractérisé par un problème du traitement de l’information, deuxièmement l’hyperactivité et l’épilepsie qui viennent souvent s’ajouter en surhadicap à l’autisme.

          Des sites qui peuvent vous interresser

          http://www.jeteduque.com/

          http://voircommetoi.multimania.com/

          http://www.satedi.org

          http://theandroiddata.multimania.com

          Emmanuël


          • Emmanuel 9 octobre 2007 14:47

            >Si j’ai parlé d’enfants autistes et psychotiques, c’est >parce que j’ai eu en charge trois TED et un psychotique. >De toute façon,la terminologie ne change pas grand chose >au problème. Ce n’est surtout pas ce qui fait avancer les >thérapies ! On est en France encore sous le règne de >Freud et si les sciences cognitives ont apporté un >changement, la question sur les causes de ces troubles >est loin d’être tranchée.

            Et bien si, cela change tout - parce que la terminologie « psychotique » indique clairement que les personnes qui ont diagnostiqué ce gamin se réfèrent à la psychanalyse et aux idées dépassées de B Bettelheim - basée la culpabilisation des parent en faisant des parallèles douteux avec l’état psychologiquee des gens qui ont passé du temps dans les camps de la mort. D’autre ont parlé « d’hospitalisme » se référent a des enfants roumains - dans ce cas si l’autisme était causé par les hopitaux ou des millieu caracteristiques pout accentuer les « carrences affectives » pourquoi caser les enfants en hopitaux de jours au lieu de les scolariser et leur donner la possibilité de socialisation ?

            Le courant psychanalytique n’a aucune compétences en ce qui concerne l’autisme et cela indique aussi que ce même enfant est encore moins chanceux que les 2 autres car si cela tombe il fait partie de ceux qu’on enveloppe dans des draps mouillés à l’eau glacée (derniere therapie en vogue dans certains hopitaux - à fuir).

            La cause n’est pas tranchée sur les causes biologiques précises de l’autisme bien que la recherche aie bien avancé et commence à bien mettre en évidences les causes entre autre génétiques et parfois métaboliques - qu’elles soient héréditaires ou non.

            Il n’y a qu’en France ou il se trouve encore des gens pour parler de psychogenèse de l’autisme. En attendant la France a au bas mot 25 ans de retard en matière d’approches éducative pour les autistes et continue à en parquer un maximum dans les hopitaux. J’en connais quelques un qui ne sont pourtant pas idiots , dont un qui a commencé à parler à 8-9 ans mais qui sait assembler un ordinateur et flasher une carte mémoire, reperer les pannes des composants de son ordinateur mais il sait à peine lire et écrire - il écrit de manière très phonétique.

            J’en connait une autre qui est peintre en lettrage et il pourrait vous endire long sur la manière de travailler des hopitaux. Ni l’un ni l’autre ne sont des surdoués, mais il y a clairement un gachis.

            A vrais dire c’est aussi une affaire de sous, si des gens travaillent à la scolarisation et si possible à réussir l’autonomisation des jeunes autistes - qui plus tard seront des adultes toujours autistes, cela fera des « patients » ou plutôt de l’argent en moins pour les hopitaux de jours.

            Vous parlez de « pathologie graves », mais par exemple il n’y a rien de comparable entre un schyzophrène et un autiste. Vous parlez de pathologie graves en parlant de l’autisme, pour moi il est bien question de handicap.

            La différence entre un handicap et une maladie est assez simple. Le syndrome de Rett par exemple (qui est pourtant classé dasn les TED) peut être considéré comme une maladie à cause de son caractère dégénératif à court comme à long terme.

            Ce qui n’est pas le cas du syndrome de Kanner « classique » ou l’apprentissage continu peut-être envisagé, il a certe un handicap neurologique qui constitue un frein à son développemement - ne connaissant pas l’enfant je ne serais pas capable pas vous dire si il pourra un jours avoir sa petit place dans la société comme certains d’autistes classiques que je connais (et qui ne sont pas des « Asperger »).

            C’est pour cela que la différence entre maladie et handicap est importante - car cela conditionne aussi les gens sur la manière qu’ils ont devoir à long terme l’avenir de l’enfant.

            Je ne connais pas non plus les parents qui ont juré de vous pourrir la vie, mais il n’est pas étonnant que certains parents se « radicalisent » face à l’opacité et « l’apparente » mauvaise volonté du système français - je ne parles pas de vous car j’ai bien lu que vous avez essayé , et fait certains démarches.

            Que l’on ai pas remarqué de compétences particulières chez l’enfant n’est pas étonnant - d’une part il n’en a peut-être pas du tout, d’autre part l’equipe pédagogique n’est pas qualifié suffisamment en ce qui concerne les TED’s.

            L’erreur est humaine, d’une part vous avez le droit de vous planter et c’est encore plus compréhensible si vous êtes « seule » à gérer.


            • Alice Alice 9 octobre 2007 17:59

              Veuillez me pardonner de me répéter.J’ai toujours différencié mon élève atteint de psychose infantile des trois autres enfants souffrant de troubles autistiques. J’ai d’ailleurs beaucoup mieux communiqué avec celui-là. J’ai étudié la psychiatrie pendant des années. J’ai essayé d’enseigner en classe spécialisée, ce qui m’a permis de reconnaître objectivement que je n’étais pas assez forte pour assumer UN ENSEIGNEMENT DE QUALITE avec des élèves à profil trop sensible. Je ne souhaite pas entrer dans une diatribe stérile. Là n’était pas mon propos. Il est certain qu’entre deux maux, il est souhaitable de choisir le moindre. Mais devons-nous cautionner cette politique de l’insuffisance ? C’est en acceptant qu’on laissera faire n’importe quoi sinon rien.


            • Philippe Steinier Philippe Steinier 9 octobre 2007 15:32

              Bonjour Alice

              Je suis le Webmaster du site www.handimobility.org Votre article est un point de vue totalement pratique et différent des discours habituels et je vais donc en parler sur le blog.

              Accepteriez-vous une interview téléphonique pour une émission audio sur Internet dans le cadre des podcast « 10 minutes pour le dire »

              Vous pouvez me contacter sur webmaster@handimobility.org

              Je vous en remercie


              • Alice Alice 9 octobre 2007 20:10

                Une autre forme de handicap, un autre témoignage...

                http://www.liberation.fr/rebonds/264849.FR.php


              • Walter SALENS Walter SALENS 11 octobre 2007 10:17

                Bonjour Alice : j’ai fait référence à votre article dans mon article 30102 sur le thème des MOYENS.... Pour info : avez-vs regardé avant-hier la nelle émission de B Schoenberg où il y avait une séquence sur l’intégration des enfants handicapés à l’école. Comme toujours dans ce type d’émission, l’on choisit un cas réussi et sympathique.Ce que je trouve souvent très réducteur. Ici une jeune enfant trisomique, souriante, bien intégré dans une classe primaire. Mais une jeune AVS a eu le courage de dire qu’elle estimait sa formation comme bien suffisante : 10 mercredis en tout et pour tout. Ce qui confirme votre thèse.Si vs lisez mon premier article - 29207 - vs verrez quel est mon terrain d’expérience pour ce qui est l’emploi des handicapés. Un troisième article devrait être dispo demain ou après-demain : il couvre la question « l’Information circule ou pas ? » Bravo pour votre article ; bonne continuation, il faut que les gens d’expérience mettent les pieds dans le plat pour grand nombre de problèmes de société. Amicalement. Walter SALENS (sous la lettre W dans la grande liste des rédacteurs)


                • Alice Alice 12 octobre 2007 13:43

                  Bonjour Walter ! J’ai répondu à votre dernier commentaire dans un article dont j’attends l’éventuelle validation. Cordialement.


                  • Alice Alice 22 octobre 2007 17:38

                    En prolongement de mon article, vous pouvez écouter une interview en Podcast publiée et réalisée par Philippe Steinier, webmaster du site http://www.handimobility.org/

                    Suivez le lien direct : http://cdn.libsyn.com/handimobility/Handimobility314.mp3


                    • monecoleamoiaussi 23 octobre 2007 13:09

                      Bonjour,

                      Je me présente, je suis le président de la première association nationale de défense des droits à la scolarisation des enfants handicapés, « C’Est Mon Ecole A Moi Aussi ». Notre association s’est construite sur la base de la loi handicap du 11 février 2005. Dans ce cadre je ne peux m’empêcher de réagir à votre interview qui me pose problème à plusieurs niveaux.
                      - Premier point : Une loi existe, elle à un cadre précis, elle dit que « tout enfant handicapé a le droit à la scolarisation ». Je ne peux admettre que l’on fustige par la même une seule catégorie de handicap à savoir l’autisme !!! Il est désormais admis dans quasiment tous les pays que l’autisme est bel et bien un handicap, et les études récentes le classeraient vraisemblablement dans la catégorie des handicaps sensoriels. Un retour à la psychiatrisation de l’autisme est à mon avis inadmissible.

                      - Deuxième point : Essayer de remplacer dans votre discours le mot « autiste » par « noir » ou « homosexuel » et vous jugerai peut etre du caractère discriminatoire de vos propos envers une catégorie de population données.

                      - Troisième point : Mon association milite pour que la scolarisation en milieu ordinaire soit essayée pour TOUS les enfants handicapés, avec bien évidemment les moyens matériels et humains en conséquence(ce que vous n’avez pas eu). On ne peut préjuger de la réussite d’une scolarisation avant de l’avoir essayé avec le maximum de moyens et avec un temps de scolarisation digne de ce nom, ceci surtout en maternelle. Oui c’est de l’immersion, oui c’est difficile pour un enfant autiste de se retrouver dan une classe ordinaire. Mais la vie ne fait jamais de cadeau aux enfants autistes, et quoiqu’il arrive ce sera difficile pour lui, alors pas de fausse complaisance pour « sa souffrance », il n’en a pas besoin. La loi est là, il faut l’appliquer, n’en déplaise a qui que ce soit, tout enfant français à le droit à sa chance, celà s’appelle l’école de la république ! Rappelez vous qu’un enfant autiste exclu de l’école est un enfant qui ira en « hôpital psychiatrique », appelez le « hôpital de jour » ou autre, c’est en « HÔPITAL PSYCHIATRIQUE » qu’il ira. Où il préparera tranquillement son existence entière en « HÔPITAL PSYCHIATRIQUE ». Alors faites attention à ce qui découle de vos propos, dont probablement vous ne mesurez pas l’ampleur à long terme. Les enseignants ont désormais un nouveau « devoir » intégrer les enfants handicapés, même autistes, il faudra si habituer. Intégrez cette notion à votre vie professionnelle et peut être que votre tache n’en sera que plus facile, car vous obtiendrez alors tout le soutien dont vous avez besoin de la part des parents.

                      Et s’il s’avère que la scolarisation en milieu ordinaire n’est effectivement pas la solution qui convient à l’enfant, on pourra avoir alors, enfin, le sentiment d’avoir donné toutes ses chances à cet enfant. L’orientation en milieu spécialisé sera alors évidente pour tout le monde, enseignants et parents, sans l’arrière pensée d’un immense gâchis !

                      Stephen CRETON Président de l’association « C’Est Mon Ecole A Moi Aussi » http://monecoleamoiaussi.free.fr


                      • Alice Alice 23 octobre 2007 20:41

                        Bonjour Stephen !

                        Je n’ai pas l’impression que vous avez bien lu tout mon article.

                        Et si je vous réponds que je suis noire et lesbienne, que j’ai 30% d’enfants au teint foncé dans ma classe mais, à 4-5 ans, ne situe pas encore leur orientation sexuelle,pourrons-nous alors entamer un dialogue qui ne tourne pas exclusivement autour de la discrimination négative ?

                        Vous me parlez de recherches affirmant que l’autisme serait un trouble sensoriel. Tout d’abord, seriez-vous assez aimable pour m’envoyer quelques références ? D’après ce que j’ai lu, rien n’est prouvé et les paramètres sont nombreux. Ensuite, l’étiquette, comme je l’ai précisé plus haut, ne me semble pas d’une importance extrême. Ce qui m’interroge aujourd’hui n’est plus le POURQUOI mais le COMMENT.

                        Enfin, j’ai entendu un certain nombre d’expériences d’immersion en classe banale d’enfants sourds ou aveugles - maintenant devenus adultes - qui en ont beaucoup souffert et qui s’enfuyaient de leur école. Ce n’est pas de la complaisance, mais une observation pointue du réel. Une de ces personnes, aveugle, avait un haut poste au gouvernement précédent. Malheureusement, comme on en a très peu parlé car ce n’est pas « tendance », j’en ai oublié le nom.

                        Je n’ai jamais non plus prétendu qu’il fallait placer les enfants souffrant de TED dans un HOPITAL PSYCHIATRIQUE. De toutes façons, il n’y a pas de place ! J’affirme que si le gouvernement voulait honnêtement s’engager dans une politique en faveur des handicapés, il pourrait créer pour ces enfants des structures SPECIALISEES en internat comme en externat. Mais cela coûterait tellement plus cher que l’école publique qui demeure le moyen le plus économique de faire semblant de résoudre un problème beaucoup plus complexe qu’une égalité de droits.

                        In fine, puisque vous semblez trouver évident le droit à la même école pour tous, je vous invite à passer une journée dans ma classe... Car les parents de ces enfants comme ceux qui pondent des textes démagogiques, ne semblent pas être conscients des problèmes que certaines ILLUSIONS impliquent.

                        La langue de bois est un moyen facile de continuer faire une politique qui n’engage paersonne.

                        Veuillez, Stephen, recevoir l’expression de toute ma compréhension.


                        • monecoleamoiaussi 23 octobre 2007 23:33

                          Pour ce qui est des études je vous renvoie à celles de Monica Zilbovicius sur l’intégration sensorielle, vous les trouverez sur tous les « bons » sites concernant l’autisme.

                          Je pense que malheureusement vous n’approchez que de trés loin les réalités de l’autisme en france et les conséquences d’une exclusion par notre école de ces enfants. A savoir,la psychiatrie avec ces techniques du moyen-age comme le packing, l’enfermement, voir la déportation hors de france pour nombre d’entre eux. Les structures spécialisées sont effectivement nécessaires, mais elles doivent etre des structures éducatives, avec une réelle implication de l’éducation nationale qui a toujours délaissé ces enfants. Mais l’instruction spécialisée ne doit etre envisagée qu’aprés avoir réellement essayé de scolarisé ces enfants je le répète. C’est enfants font parti de notre société avec leurs différences et leurs bizarreries. L’école est le premier lieu de confrontation avec la société, l’enfant ne devient un « enfant handicapé » que le jour ou il rentre à l’école. En le rejettant dés l’école maternelle, on le rejette pour toute sa vie. Alors comment, en les prenant comme ils sont, en leur fixant des objectifs a leur portée, en regardant le chemin qu’ils ont parcouru plutot que celui qui le sépare des autres, en ayant juste la volonté de les inclure parmis les autres pour se dire qu’ils font parti de la même société et le faire admettre aux autres « futurs citoyens » qui sont vos èlèves et a qui vous devez désormais inculquer ces valeurs. Nous n’avons jamais eu « d’illusion » de normalité, juste celle que nos enfants et les futurs adultes qu’ils seront pourrons vivre dans la même société que tout le monde. Je pourrais à mon tour de vous proposer de vivre 24h/24 avec un enfant autiste et d’ainsi comparer nos difficultés, mais je ne le ferai pas, je remplis sans sourciller mon devoir de papa, remplissez donc celui d’enseignante.


                          • Alice Alice 24 octobre 2007 11:35

                            C’est exactement ce que je disais ! La question qui concerne les enseignants n’est pas le POURQUOI mais le COMMENT.

                            Mme Monica Zilbovicius est médecin psychiatre et elle parle de rééducation. Je ne suis ni rééducatrice ni infirmière psychiatrique, pas plus que mes collègues de classes banales. Et les 29 autres ELEVES, qu’en faites -vous ???

                            Par ailleurs Mme Monica Zilbovicius n’a rien découvert de nouveau puisque Temple Grandin disait déjà mieux comprendre le langage des vaches que celui des humains.

                            Une année, j’avais dans ma classe un autiste pour lequel les parents me demandaient de parler moins fort et une mal- entendante dont les parents me demandaient de parler plus fort. Quel choix aurais-je dû faire, vous qui parlez beaucoup de devoir ?

                            Je vois bien que le point de vue d’UN parent se préoccupant de son enfant ne peut être identique à celui d’un professeur chargé de l’INSTRUCTION d’un groupe de 30 enfants. Je trouve qu’on fait facilement porter aux enseignants une responsabilité qui ne leur incombe pas. Je pense que démolir les acteurs de terrain fait reculer l’évolution et ne touche même pas les « décideurs ».

                            Avec tout mes regrets pour votre devoir de papa, nous ne pouvons, nous, les enseignantes en maternelle, continuer à porter le poids du monde sur nos épaules...


                          • May 24 octobre 2007 21:20

                            Cherchez-vous réellement le « comment faire pour bien faire ? » A vous lire, il subsiste une désagréable impression qu’en filigrane, c’est plutôt le « quoi faire pour pas faire ? » qui motive vous propos. Commencez aussi par considérer les personnes pour ce qu’elles sont d’abord des personnes, puis des élèves dans le cas de figure qui nous préoccupe... Dites par exemple un élève autiste ou atteint d’autisme, une élève sourde ( y a pas lieu de faire dans le politiquement correct, mais y a obligation de commencer par leur reconnaitre au moins ce statut d’élève au même titre que les autres, ni plus, ni moins. Qu’auriez-vous fait, si vous même avez eu un enfant autiste dans une fratrie de quatre autres enfants par exemple ? Son éducation se serait-elle fait au détriment des autres ? vous en seriez-vous vite débarassée, pour vous consacrer aux autres ?


                          • isah 24 octobre 2007 17:27

                            Bonjour,

                            Ce sujet m’intéresse car je suis enseignante et j’ai eu à intégrer un enfant autiste dans une classe de CE2 avec aussi 2 enfants malentendants et en tout 27 élèves.

                            Par la suite, mon fils s’est révélé autiste mais à l’époque, je n’étais pas au courant et je n’imaginais pas ce que pouvait êtree l’autisme. A l’époque, il avait 8 mois.

                            C’est vrai je n’étais pas formée et pourtant je n’ai pas eu du tout de problème avec cet enfant qui était relativement calme. Le seul problème que j’avais c’était comment lui faire passer les savoir scolaires car son mode de pensée m’était complètement étranger.

                            Il était accompagné d’une personne qui n’étais pas formée non plus. L’institutrice de l’hopiutal de jour venait toute les semaines pour m’expliquer ce que je pouvais mettre en oeuvre en dehors du temps scolaire. J’ai découvert à cette occasion que cet enfant qui gifflait son institutrice à l’hopital de jour, lançait ses chaussures partout n’avait aucun de ces comportements en classe.

                            Bien sur, il parlait à voix haute ( en repétant des phrases de dessins animés), chantait à tue-tête ou bien il fallait le convaincre de faire son travail. Mais il se calmait à ma demande même si je devais le lui rappeler souvent. Il étais par contre incapable d’avoir un dialogue puisqu’il avait du mal à comprendre nos paroles. Et pourtant, cet enfant acquiérait les savoirs scolaires aussi bien que les autres enfants même s’il lui fallait plus de temps. Il faisait des dictées sans aucune fautes, comprennait vite avec des shémas, était un as du calcul. Seul point, noir les problèmes ou les productions d’écrits qui faisaient appel à des notions qu’il n’avait pas encore acquises.

                            Il allait à l’hopital de jour, ce qui lui permettait de « souffler » et de pouvoir avoir des attitudes moins conformes socialement.

                            En classe, il se comportait comme un élève et observait beaucoup ce que faisaitent les autres enfants.

                            Je trouve que pour lui la scolarisation à l’école était bénéfique et j’avais même demandé à une augmentation de son temps de travail en classe. Cette augmentation m’avait été refusée sous prétexte que l’année prochaine si ça n’allait pas il faudrait revenir au temps d’intégration actuel. Et les parents risquaient de ne pas comprendre. J’avais trouvé cet argument un peu spécieux ...

                            Il faut dire que son intégration l’année précédente s’était très mal passée.

                            En tout cas, tous les enfants autistes sont différents.

                            Mais je pense qu’il faut essayé l’intégration avant de décider qu’un enfant autiste n’a pas sa place à l’école. Ca a d’ailleurs été le cas pour le mien car nous sommes conscients qu’il ne peut suivre un cursus normal. Il a 8 ans et est en clis autiste et tout se passe bien.

                            De plus j’ai dans ma classe de moyen-grand cette année un enfant totalement non verbal ayant certains comportements rappelant l’autisme (mais pas tous). Tout ce passe bien, cet enfant a 4 ans et est étonnant par ces capacités d’apprentissage. Même s’il ne parle pas, il comprend relativement ce que je lui dis et avec mon aide fait son travail. Il n’a aucune AVS, l’atsem n’est jamais dans ma classe et je dois me débrouiller seule avec mes 27 autres élèves dont 5 « enfants du voyages » ayant des besoins particuliers. Je dois avouer que si j’avais besoin de quelqun de plus pour m’aider ce serait surtout pour ces 5 élèves qui ont plus de difficultés que lui.

                            Je pense que cet enfant pourra suivre une scolarité normale moyennant quelques moyens mis en place, si on lui donne cette chance. Il connait toute les lettres de l’alphabet, se débrouille très bien en numération, acquière de l’autonomie ...

                            De l’espoir donc

                            Isabelle enseignante en classe de maternelle et maman d’un garçon autiste de 8 ans et d’une fille asperger de 16 ans (qui a été diagnostiquée à l’age de 14 ans)


                            • isah 24 octobre 2007 17:42

                              J’ai oublié de rajouter : attention à ce que disent de soi-disant spécialistes de l’autisme baignant dans la psychanalyse.

                              Heureusement que pour mon fils nous avons quitté le cmp qui essayait de m’expliquer que si mon enfant était autiste c’était du à un problème familial que nous n’avions pas. Tout ce qu’il nous proposait c’était une thérapie qui ne menait nullepart à part me me culpabiliser et me pousser au suicide. Beaucoup de maman d’enfants autistes se reconnaitront ...)

                              Depuis que nous avons choisi une méthode éducative (orthophonie, psychomotricité ...) mon fils progresse enfin.

                              Je mets en garde les enseignants sur ce qu’ils ont appris sur les causes de l’autisme ainsi que les moyens d’aider les enfants. Les cmp et les cmpp ne sont pas du tout adaptés.


                            • May 24 octobre 2007 19:56

                              Avant d’aller plus loin ; l’auteure de l’article, peut -elle accepter sincèrement une remise en question de ces conceptions en matière éducative plus généralement qu’en matière de compréhension du trouble autistique ? Son article, en effet, soulève plusieurs questions de nature pédagogique et même d’ordre ethique smiley


                              • Mango Mango 24 octobre 2007 21:32

                                Bonsoir Alice.

                                Merci pour votre témoignage.

                                Enseignante en milieu ordinaire, puis remplaçante en SES, SEGPA, et CLIS, qu’est-ce que j’ai pu en baver avant ma spécialisation !

                                Et qu’est ce que j’en bave encore, avec tous mes collègues, malgré nos formations, nos expériences, et les moyens matériels et humains dont nous disposons ! Alors que dire des jeunes collègues sortant d’IUFM parachutés chez nous (ITEP : troubles de la conduite et du comportement, troubles de la personnalité...) sans l’avoir choisi ! On ne compte plus ceux et celles qui tiennent un mois, deux mois, un trimestre, fondent en larmes à chaque réunion, et finissent par partir en dépression ou quitter le métier.

                                Vous avez parfaitement saisi : sous couvert d’ « intégration » et derrière un rideau sirupeux de « bons sentiments » se profile une sordide histoire de gros sous.

                                Pour enseigner à des enfants capables de vous cracher au visage, de vous injurier et de vous agresser physiquement, pardon, mais il faut être formé, l’avoir choisi, et faire un sacré travail sur soi-même ! Et même comme ça, ce n’est pas facile tous les jours. Il faut une motivation autrement plus profonde que les 60 euros / mois supplémentaires qui nous sont généreusement alloués pour 1 an de formation.

                                Alors, l’intégration, oui, à chaque fois qu’elle est possible, mais à partir du moment où elle ne constitue plus un enrichissement mais une souffrance, que ce soit pour l’environnement ou pour l’enfant lui-même, dont on oublie trop souvent qu’il est la première victime d’une intégration « ratée », ce n’est plus de l’intégration, c’est de la maltraitance !

                                Et c’est le devoir de l’équipe éducative d’en faire prendre conscience aux parents.

                                Si les enfants que nous recevons s’apaisent, se reconstruisent, et pour certains, rejoignent le circuit ordinaire, ( je parle du public d’ITEP, pas d’enfants porteurs de handicap mental ou de ceux atteints de troubles autistiques sévères), ce n’est pas parce que nous sommes « super-prof », mais parce que nous avons des effectifs très réduits, du matériel pédagogique adapté, du temps de concertation pour la mise en place de projets, et surtout, nous ne sommes pas seuls : éducateurs spécialisés, orthos, psychomotriciens, psychothérapeutes, psychiatre, infirmière, assistante sociale... Certes, cette pluridisciplinarité n’est pas simple à gérer, mais avec un peu d’habitude et de bonne volonté, on arrive à mieux comprendre les objectifs de chacun et, plutôt que d’opposer nos cultures professionnelles, à trouver les valeurs qui nous rassemblent pour travailler, chacun dans son domaine de compétences, au mieux être de l’enfant.

                                J’ai « récupéré » cette année une classe d’ « adorables » bambins de 5 à 7 ans, espiègles et rieurs. Rien à voir avec mes pré-ados et ados de l’an dernier. A les voir si charmants, pétrissant leur pâte à modeler ou comptant leurs jetons, qui croirait que l’un a cassé le bras de son enseignante de CP d’un coup de chaise, qu’un autre a avalé une boîte d’épingles, balancé un perforateur à travers la classe avec une force telle qu’il en a cabossé le tableau, attaqué ses camarades au compas, et que la petite blondinette s’est livrée à de véritables agressions sur ses petites camarades de Grande Section, comme des tentatives de strangulation, de noyade, et même des violences à caractère sexuel - agressions dont elle avait elle même été victime, bien, sûr, mais le danger pour les autres n’en est pas amoindri- ?

                                Imaginez un seul de ceux -là dans une classe de 30, ou même de 20 !

                                Rien qu’à la lecture des dossiers, on imagine le désarroi des collègues confrontés quotidiennement à des situations ingérables et que l’on hésitera pas à désigner comme responsables en cas de « malheur ».

                                Et attention : bientôt, une obligation de résultats !

                                Courage, collègue !


                                • Alice Alice 24 octobre 2007 21:53

                                  Merci Mango de votre témoignage « sur le terrain » et de votre soutien. J’ai d’ailleurs été, l’an dernier, essentiellement soutenue par des collègues de CLIS sur le Net et je vous en remercie toutes.D’ailleurs en écrivant ce dernier mot au féminin, je constate que les seules réponses encourageantes que j’ai reçues émanent de collègues femmes...

                                  Je ne « quitte » pas le métier mais je vais prendre une retraite anticipée. A l’époque où l’on parle de « régimes spéciaux de retraite », je me demande,au niveau de l’Education Nationale, si leur « spécialité » ne serait pas d’user les profs des écoles pour qu’ils coûtent encore moins cher. Quand on fait tout au rabais, on augmente les difficultés, on attise les haines ...et on règne encore. Mais combien de citoyens militent actuellemnt pour reconnaître légalement le vote blanc ?


                                • Myriam 25 octobre 2007 09:22

                                  Madame,

                                  J’ai lu et écouté votre interview sur l’intégration scolaire des enfants autistes avec beaucoup de peine et de dégoût, un peu d’étonnement aussi que des opinions aussi tranchées ne soient pas assumées puisqu’elles se cachent derriere un pseudonyme... !!! Je lis également dans votre portrait que vous vous présentez comme une personne tolérante s’opposant à toute forme de discrimination ????...!!! Je suis maman d’un petit garçon autiste de 8 ans, et je me suis aussi confrontée à des personnes comme vous, pour qui le métier d’enseignante se résume à un train train quotidien, des acquis, et surtout le moins de difficulté et de solidarité possible. Vous oubliez de dire que dans la réalité les enfants autistes sont très souvent accompagnés de personnes qualifiées, ou d’AVS que l’on a pris le temps de former...mon fils est accompagné d’un psy spécialisé, que je paie 2000 euros par mois (à mes frais exclusifs)pour qu’il le gère à l’école, et que mon enfant ait le droit comme n’importe quel enfant d’avoir une vie à peu près normale...je paie néanmoins mes impôts comme tout le monde et une partie de ceux ci sert à votre salaire... Je crois en effet que vous ignorez tout de l’autisme, ce handicap neurologique, et non psychiatrique...certains autistes sont surdoués, d’autres ont en effet un retard mental, d’autres « sortent » parfois de l’autisme, cad que leur handicap devient indiscernable pour leurs pairs, mais tous ont quelque chose à gagner à être au contact de gens « neurotypiques », et a être tolérés et acceptés dans leur différence. vous êtes l’allégorie même de ce qui empêche une société d’avancer dans un esprit de tolérance et de mixité...

                                  Myriam Comte


                                  • Alice Alice 25 octobre 2007 10:02

                                    à Myriam,

                                    J’ai là encore l’impression que vous avez mal lu mon article. Je n’ai jamais vu dans le milieu où je travaille d’enfant autiste accompagné d’une personne compétente et encore moins rémunérée par les parents . Durant deux ans, il n’y a eu aucun autre adulte dans ma classe et durant deux ans une AVS Education Nationale, non formée, à mi-temps.POUR 30 ELEVES en milieu banal et 25 en ZEP.

                                    Quant à parler de train -train, on voit bien que vous n’êtes pas souvent restée une journée entière dans une classe maternelle.

                                    Il se trouve que j’étais une bonne ou très bonne enseignante selon les Inspecteurs avant d’avoir à gérer des élèves atteints de TED.Je ne suis ni formée ni assez solide pour assumer un travail loin de celui que j’exerçais. Ces situations m’ont mise en grande souffrance...et je ne suis pas la seule. Le nombre d’enseignants en arrêt de maladie à cause des conditions de travail va en augmentant. Puisque vous parlez de vos impôts, je vais insister : vous oubliez ce que nous coûtons à la Sécurité Sociale. Mais ce n’est pas la même caisse que l’Education Nationale, alors l’équilibre serait trop difficile à calculer. Je ne dis pas qu’il ne faut pas scolariser ces enfants différents . Mais je suis convaincue qu’il est nécessaire de le faire DANS DES CONDITIONS ADAPTEES, ce qui était théoriquement un engagement gouvernemental.

                                    Si je reste anonyme pour le moment, c’est parce que je n’ai pas en plus besoin d’être ennuyée par ma hiérarchie. Ce que je dis haut et fort ne plaît pas plus aux sous-fifres de l’état qu’aux parents concernés.

                                    Je pense que ce n’est pas une question de morale, comme il plaît à dire à certains, mais une question d’équilibre pour tous et dans tous les sens du terme.


                                  • mariefee 26 octobre 2007 11:17

                                    bonjour,

                                    je me permets d’apporter mon témoignage à ce vaste débat sur la scolarisation des enfants en situation de handicap. J’ai été Auxiliaire de Vie Scolaire Individuel pendant quatre ans auprès d’enfants présentant un Trouble Envahissant du Développement scolarisés dans des classe ordinaire. En lisant votre témoignage cela m’a rappelé les paroles de certains enseignants avec qui j’ai travaillé qui avaient toutes en commun : cette solitude ressentie face à ces enfants différents « je suis seule, je ne suis pas formé à cela....ect ».

                                    il est évident, qu’un travail en équipe, un maillage institutionnel soit mis en place lorsque l’on accueil un enfant en situation de handicap dans son établissement et plus particulièrement dans sa classe. La scolarisation concerne tous les enseignants et partenaires et pas seulement que l’enseignant qui accueille l’enfant dans sa classe ou que l’AVS.

                                    Cette forme de solitude dont vous parlez, je l’ai ressentie également, en quatre ans d’accompagnement, il y a certaines années où je me suis retrouvée seule avec l’enfant, l’enseignant se déchargeant sur moi. L’AVS, est une tierce personne qui va accompagner l’enfant dans sa scolarisation, elle peut être un moyen de compensation mais à aucun moment elle ne doit se subsister à l’enfant, et encore moins être son principale interlocuteur. J’ai eu l’opportunité, de faire parallèlement à mon emploi d’AVS la formation d’éducateur spécialisé. Cela m’a permis de me sentir moins seule, de partager mon expérience avec d’autre AVS et donc de ce fait de ne plus me sentir isolée, mais soutenue. de même j’ai pu également prendre de la distance avec mon ressentis, et mieux analyser ma relation avec les enfants que j’accompagnais.

                                    Je pense qu’il manque dans les écoles, des espaces de paroles où l’enseignant puisse être écouté. Ces espaces se créent, il ne faut pas attendre que l’institution nous les donne. Lorsque j’étais AVS, j’ai sollicité plus d’une fois le psychologue scolaire, pour avoir des supervision individuelle. De même, j’ai fait appel à une enseignante spécialisée pour qu’elle puisse venir conseiller les enseignants avec qui je travaillais. Malheureusement, malgré leurs difficultés aucune enseignantes n’a fait la démarche d’appeler cette enseignante spécialisée...... Pour rompre l’isolement il faut aller vers l’autre, et il faut lancer des appels et les réitérer si nécessaire.....

                                    j’ai eu l’opportunité d’accompagner pendant trois ans de suite le même enfant ; lorsque j’ai débuté mon accompagnement il était scolarisé en CP. Cet enfant que je prénommerais Pierre, était très docile, il avait parfois des attitudes saugrenues, comme mettre l’oreille contre le chauffage pour écouter le bruit de l’eau, s’amuser avec les portes ect....... Ces attitudes interpellaient souvent l’enseignant qui semblait également déstabilisé. Lorsqu’il m’en à parler, nous avons échanger sur l’autisme, je lui ai conseiller des sites, emmener des articles..... En vain. Le but n’est pas d’arrêter le chauffage et encore moins d’enlever toutes les poignées des portes, mais de progressivement accompagner l’enfant à ce qu’il s’approprie l’espace classe, et qu’il adhère aux règles de vie collective. Je suis allée à la rencontre de son enseignante de maternelle, lorsqu’elle m’a parlé des difficultés qu’elle avait rencontré, et le niveau de Pierre, j’ai été vraiment impressionnée, des progrès qu’il avait fait.... Je peux vous garantir,qu’en trois ans d’accompagnement, j’ai pu voir les bénéfices de la scolarisation de Pierre tant sur lui même, que sur les autres élèves, les enseignants, l’école et sur moi-même. Durant ces trois ans Pierre à progressivement adhéré au statut d’élève, il à développé son autonomie, à progressé dans les apprentissages, à fait un bond énorme au niveau de la socialisation. Et pourtant au début personne ne pensait qu’il en arriverait là, que c’était impossible et que son comportement n’était pas en adéquation avec l’école. AU début Pierre ne parlais pas, néchangeait pas avec les autres et jouait seul à la récréation. Au bout de trois ans, il s’est fait des copains, à été invité à des annif, à participer à tout les projets de l’école, à progresser dans les apprentissages, jusqu’a participer à l’équipe de suivi...... ;. Retenons cette belle citation de Tolstoi : « Traite les personnes comme si elles étaient ce qu’elles devraient être, tu les aideras à devenir ce qu’elles peuvent être »

                                    Lorsque l’on accueille un enfant présentant un TED dans sa classe, on peut également expliquer aux enfants ce qu’est un TED, afin qu’ils comprennent mieux leur camarade de classe. On peut s’appuyer sur les compétences de l’enfant comme point d’ancrage afin qu’il adhère aux apprentissages. On peut communiquer avec les enseignants qui l’on eu l’année précédente afin de savoir les outils qu’ils ont utilisés, leur point de vue, les difficultés qu’ils ont rencontrés.Cela permet également de pouvoir palper les progrès de l’enfant. On peu faire marcher le tutorat avec d’autres élèves de la classe. on peut mettre également l’enfant concerné en situation d’aidant et non pas seulement d’aidé selon ses compétences. On peut s’appuyer sur différents outils pour donner des repères spatiaux temporels (Pictogrammes... ), permettant également de réduire l’anxiété ressentie par l’enfant face aux changements d’activités. On peut s’informer sur les nouveaux outils (PECS, Scénarios sociaux.. ). On peut rendre plus souple la norme scolaire. On peut créer un maillage institutionnel en mettant en place des cahiers de liaison avec les parents, l’orthophoniste, les éducateurs ect Tout cela contribue à rompre l’isolement et à éviter que l’on se retranche derrière son identité professionnelle rendant alors les échanges stériles notamment lors des équipes de suivi qui tournent bien souvent en guerres de chapelles........Se recentrer sur l’enfant et non sur soi me semble primordiale. Tout cela concoure au bien être de l’enfant, et par la même au bien être de l’enseignant et de l’AVS.

                                    En quatre ans d’accompagnement, je peux dire, que la scolarisation en milieu est une chance, pour les enfants en situation de handicap, une chance pour les autres enfants de la classe, une chance pour l’enseignant et l’avs. Cela permet à chacun de penser autrement, d’avoir un regard différent, de grandir..... La scolarisation des enfants en situation de handicap, pose la question de la fonction de l’école. L’identité et la posture des enseignants s’en trouve également modifié. Cela nécessite de travailler son regard, sa grille de lecture, de faire appel aux partenariat. Ainsi, j’ai pu constater que la loi de 2005 entraînait une modification de l’école et de la praxis des enseignants. En effet, en accueillant les enfants différents, l’école traditionnelle devient multiforme, elle doit s’ouvrir sur de nouvelles pratiques pédagogiques et travailler en partenariat. Ainsi, les enseignants doivent non plus considérer l’élève différent comme un écolier qui reçoit des savoirs et des apprentissages, mais comme un enfant capable de développer une autonomie, des compétences, de s’épanouir dans l’environnement scolaire. L’enfant en situation de handicap, par sa présence à l’école et par ses besoins spécifiques conduit les enseignants à opérer de multiples deuils. Tout d’abord le deuil des représentations classiques de l’élève. Au travers de l’élève différent s’affirme en effet l’idée que l’élève est une personne indissociable de son milieu de vie, de son histoire, et de ses particularités psychologiques et intellectuelles. Plus qu’un autre, l’élève différent montre qu’il n’y a pas un élève mais autant que de sujets. De même sa présence conduit souvent les enseignants à faire le deuil d’une certaine conception de l’institution scolaire. Ce qui n’est pas, comme j’ai pu l’observer, sans aggraver les désarrois individuels, tant l’institutionnel est souvent une référence, un cadre permettant d’assumer ses fonctions. Ainsi, l’institution scolaire ne se suffit plus à elle-même, elle doit travailler dans une logique de partenariat non seulement avec les parents et spécialistes, mais aussi en interne en instaurant une coopération entre enseignants et responsables éducatifs. Se pose alors une exigence qui rompt avec les éventuels modes de fonctionnement autonomes et cloisonnés, des références culturelles uniques. L’éducation, dans son acceptation au sens large, fait partie de la vie de chacun d’entre nous, dans la mesure où toute formation, tout croisement direct d’échanges, toute démarche d’apprentissages procèdent d’un acte éducatif. Il est donc nécessaire de mettre en place des outils, qui permettent aux enfants en situation de handicap de s’appuyer sur eux pour grandir et pour élaborer des stratégies grâce à l’aide d’un tiers, qui leur permettront à terme d’assumer, dans la différence, les évènements qui jalonneront leur vie. Rétrospectivement, et en analysant avec recul les situations que j’ai rencontrées lorsque j’étais AVS, il me semble important que dans ce contexte, de scolarisation en milieu ordinaire, pour que l’on puisse avoir une posture et une pratique éducative, il est primordial qu’il y ai de la part de tout les membres, ici les enseignants, un encadrement cohérent sur le sens à donner sur les actes éducatifs. En accompagnant Pierre vers l’acquisition d’une certaine autonomie, j’ai constaté que l’accompagnement c’est d’abord permettre à l’enfant de se construire au travers d’une relation structurante, en un être « de pouvoir faire, de devoir faire et de vouloir faire ». Cette construction implique la création d’un espace de liberté, qui émerge grâce à un ajustement réciproque entre l’aidant et l’aidé. En effet, il me semble important de prendre l’enfant dans son intégralité, avec ses désirs, ses envies et ses craintes, en évitant de l’enfermer dans un projet qui ne lui correspond pas. Cela implique donc de définir la place de l’aidé et la place de l’aidant. Cette réflexion sur la place respective de chacun des protagonistes dans une relation d’aide, ne peut se faire que si l’institution lui donne un sens, et donc lui permette son expression.

                                    http://blog.educateur-specialise.net/mariefee/

                                    sur ce blog, vous trouverez des écrits en ligne sur la scolarisation des enfants en situation de handicap et également l’inerview d’un responsable de l’IUFM sur la scolarisation des enfants en situation de handicap.... Si cela peut vous aider


                                    • FJB 26 octobre 2007 20:31

                                      Madame, je comprends votre désarroi mais je dois vous signaler que vous vous trompez de colère, de combat, de coupable... Le témoignage de cette AVS le rappelle opportunément, et les expériences de scolarisation des élèves autistes menées (quand même et malgré tout) depuis une ou deux décennies sont là pour nous l’apprendre : les autistes bénéficient à tous points de vue de la scolarisation et de tout ce qu’elle peut leur apporter dans le domaine où ils sont le plus déficitiaires, à savoir la socialisation. Les premières générations d’élèves autistes scolarisés, en école privée la plupart du temps - car les écoles confesionnelles sont plus sensibles aux arguments éthiques et moins aux consignes corporatistes - sont en train d’arriver dans l’enseignement supérieur, avec derrière eux de bonnes scolarisations, à niveau scolaire honorable (plusieurs premiers de classe, quand même) et progrès personnels époustouflants. IL n’y a pas lieu de parler d’« illusion » et de mensonges aux parents. EN revanche, on ment aux parents quand on présente l’incapacité de l’école à scolariser comme une incapacité de l’enfant à être scolarisé. Les troubles du comportement sont une réalité, mais on oublie de dire que les méthodes pour les canaliser, les gérer et les réduire existent, sont connues et somme toute relativement simples. Un AVS avec une formation de base est tout à fait capable de les appliquer, supprimant ainsi les perturbations dans la classe et favorisant les apprentissages de l’élève autiste. Oui mais voilà : depuis 2003, on a remplacé les AVS formés par des AVS sans formation. ON a remplacé les AVS payés au SMIC par les familles, et attachés à long terme à un enfant en particulier, en collaboration soutenue avec la famille et avec une association spécialisée en autisme, par des AVS payés à 80 % du SMIC par l’Education nationale, recrutés sur la base de leur absence de toute formation quelle qu’elle soit, et qui changeent d’enfant chaque année, voire chaque mois ou chaque semaine. Alors forcément, ce n’est pas la même efficacité. IL est vrai que parfois, la compétence des AVS faisait complexer les enseignants. ON a voulu aussi, et c’est louable, décharger les famille du poids financier, mais si c’est pour aboutir à des déscolarisations systématiques, comme votre article semble y préluder, nous aurions préféré somme toute continuer à payer... IL reste que si vous n’avez pas d’ATSEM dans votre classe, ce n’est pas l’élève autiste qui en est responsble ou coupable, et qu’il faut condamner pour cela. Si vous n’avez pas d’AVS, ce n’est pas l’élève autiste qu’il faut condamner. SI vous n’avez pas de formation, en quoi l’élève autiste en est-il responsable ? (si en plus vous refusez les conseils donnés par la famille, qui est la meilleure spécialiste de l’enfant et a en général acquis une certaine culture sur l’autisme, vous ne risquez pas de l’ acquérir, cette formation que l’EN ne vous dispense pas...) Or, savez-vous à quoi vous condamnez votre élève autiste, et celui-là seul puisque d’après votre intervention radio, vous ne refusez à l’école que les autistes ? A passer sa vie dans un hôpital, sous camisole chimique, et victime de maltraitance, à force d’être maîtrisé au lieu d’être guidé... N’est-ce pas un petit peu cher payer, pour cet innocent bouc émissaire, les lacunes et les insuffisances de l’Education nationale ?

                                      Les professeurs savent bien en général se mobiliser pour faire valoir leurs revendications. Leurs grèves et leurs manifestations sont célèbres, ainsi que leur implcation dans de nombreuses « justes causes ». Alors pourquoi dans le domaine de l’autisme, votre militantisme consiste-t-il uniquement à crier « haro sur l’enfant vulnérable, sortons-le de l’école, de la société, de la vie !!!! » au lieu de crirer « donnez-nous les moyens dont nous avons besoin pour changer le destin de ces enfants en leur permettant d’exister avec nous au lieu de les cacher, les exclure et les détruire ». J’oubliais : vous criez aussi haro sur les familles qui souhaitent que leur enfant ne connaisse pas le sort de la soeur de Sandrine Bonnaire tel que décrit dans le film « elle s’appelle Sabine », alors que des moyens simples et pas plus couteux que l’hospitalisation systématique existent pour leur permettre de vivre, ce qui s’appelle vivre... Ces parents, c’est vrai, ils exagèrent !!!! Quand on sait l’avantage qu’il y a à tirer (le succès de la méthode TEACCH aux Etats-Unis en est la preuve) du partenariat entre les parents et les professionnels, il est tout à fait regrettable qu’en France, la pénurie organisée de moyens (AVS attribués systématiquement à mi-temps par exemple)amène ces deux groupes à s’opposer parfois violemment, sur une base de préjugés mutuels, de consignes corporatistes et de paranoïa entretenue par les associations et les forums (enfin, certains...). A quand une mobilisation commune, pour les obtenir, ces fameux moyens, (en l’occurence et dans le cas des autistes, des AVS à plein temps, formés et autorisés à jouer un authentique rôle pédagogique), qui vous permettront de faire vos cours en toute sérénité tout en laissant à nos enfant la chance de pouvoir observer, absorber et imiter, comme ils savent si bien le faire quand on leur en donne le temps et l’occasion, les conduites scolaires et sociales. Pour eux plus que pour tout autre enfant, l’école est une école de la vie. Ils en ont besoin plus que tout autre, parce que c’est d’elle qu’ils vont apprendre tout ce qui leur sera le plus utile dans l’existence, si on part du principe que cette existence se déroulera dans la société et non dans une cellule capitonnée comme, par tentation de la facilité, certains semblent le préconiser. Madame,quand vous avez choisi cette profession, vous saviez et avez assumé le rôle déterminant que vous pourrez avoir sur la destinée des enfants qui commenceront bien ou mal dans la vie selon que vous serez compétente et motivée, ou ne le serez pas... Lourde responsabilité que je ne vous envie pas... mais pour laquelle je vous admire !!!Malgré la résonnance douloureuse que votre « tous sauf les autistes » peut avoir sur moi, je vous comprends et aimerais ne pas vous combattre mais m’allier avec vous dans un combat militant, pour obtenir des pouvoirs publics les moyens de transformer vos échecs en victoire et de vous montrer que c’est possible, que vous avez la capacité de transformer radicalement le destin d’un enfant, de tout l’intervalle qui sépare la camisole de force d’une une vie heureuse et autonome


                                      • Alice Alice 26 octobre 2007 23:09

                                        Merci FJB d’avoir compris tous les paramètres... Si j’ai un moyen de m’unir à tous ces combats, je suis prête à me rendre à une manifestation ou à m’engager d’une façon ou d’une autre... Envoyez-moi des infos par le biais d’A-V. Bien à vous.


                                      • FJB 27 octobre 2007 23:05

                                        Dommage, vous avez raté les journées Autis Act de l’association Lea pour Samy (http://www.leapoursamy.com/), avec notamment une marche de l’espérance. Le prochain grand rendez-vous du « monde de l’autisme » est le congrès d’Autisme France (http://autisme.france.free.fr/) avec cette année le thème « autisme et pratiques adaptées ». C’est moins militant, mais c’est constructif, et çà aide tout le monde dans son travail, parent comme enseignant. Les AVS ont créé une association nationale UNAISSE (http://unaisse.free.fr/index.html)Union Nationale pour l’Avenir de l’Inclusion Scolaire, Sociale et Educative pour la création d’un métier qualifié d’accompagnant scolaire des élèves en situation de handicap - avec de louables ambitions :

                                        L’association a pour but principal la reconnaissance d’un nouveau métier : celui d’accompagnant scolaire des élèves en situation de handicap en milieu ordinaire. Il entre tout à fait dans ce que prévoit la loi de février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées au volet « citoyenneté et participation à la vie sociale » à savoir :

                                        « la présentation dans un délai de un an par le gouvernement d’un plan des métiers qui aura pour ambition de favoriser la complémentarité des interventions médicales, sociales, scolaires au bénéfice des personnes handicapées. » (article 79 )

                                        L’association se dote ainsi de moyens afin de mener des actions et de rencontrer les décideurs concernés, pour mener une réflexion commune issue du terrain en lien avec les associations de familles d’élèves en situation de handicap, ainsi qu’en partenariat avec les professionnels du secteur médico-social et de l’Education Nationale. Elle a aussi pour but de rassembler tous ceux qui exercent cette mission et désirent poursuivre dans cette voie.

                                        Les parents et les enseignants sont cordialement invités à adhérer, et quand on connait l’importance du rôle de l’AVS, il n’y a pas lieu d’hésiter à les aider à devenir une vraie profession reconnue avec une vraie place dans l’école !!

                                        DE mon côté, j’aimerais savoir ce que les enseignants militants font pour défendre l’égalité des chances. je suis triste de constater que le colloque de l’UNSA du 4 décembre prochain, ayant pour thème « combattre les discriminations » à l’école et dans l’entreprise, se concentre uniquement sur les discriminations ethniques et ne semble pas envisager de dire un seul mot sur les discrimination liées au handicap.


                                        • Alice Alice 28 octobre 2007 10:12

                                          J’ai aussi eu le regret de constater que les syndicats enseignants ne militent que pour des causes très politisées. Jamais il n’y a d’action en faveur des RASED (Réseaux d’Aide Spécialisée pour les Elèves en Difficulté)qui sont pourtant en net manque de personnel. De même, lorsque les « Enseignants Itinérants » ont été supprimés (l’an dernier), les actions ont été engagées par les personnes directement concernées ( bien sûr soutenues par les collègues avec lesquelles elles travaillaient) mais sans atteindre l’ampleur d’un mouvement qu’on aurait pu espérer s’il avait été repris par les syndicats. Chacun reste cloisonné dans un rôle dont il déborde rarement car les contraintes administratives sont de plus en plus lourdes. J’ai d’ailleurs remarqué que les parents n’avaient même pas dû savoir ce qui se passait. Quand l’Académie prend des décisions, elle ne demande l’avis de personne.Le personnel compétent et normalement rémunéré est actuellement utilisé pour le travail de paperasserie qui a beaucoup augmenté depuis la création des super MDPH ! Voilà la différence entre ce qu’on raconte dans les médias et ce qu’on vit sur le terrain.


                                        • hd34 31 octobre 2007 17:25

                                          Bonjour, ce qui m’embete dans l’article d’alice,c’est le côté hystérisant de l’article, avec beaucoup de dramatisation entachée parfois de mauvaise foi. Par ex, l’horaire des réunions : les réunions psychoéducatives peuvent très bien avoir lieu entre midi et 2. Donc le couplet gémissant sur le fait qu’on doit laisser la classe à ses collègues, (source de pbs, etc...) n’a pas lieu d’etre. C’est ce qu’ont toujours fait les enseignants de mon fils. (et nous arrange, nous parents qui travaillons). Mon fils n’est pas autiste, mais dyspraxique, (fortement), avec un (petit) retard de parole, mais une intelligence normale dans un corps qui ne lui obéit pas. La première année (petite section) s’est bien passée, avec un instituteur qui a développé des stratégies pour pouvoir évaluer mon fils (qui dessine très mal, ne découpe pas, etc...) . Cet instituteur avait insisté pour l’avoir l’année suivante en moyenne section, mon fils mais également une petite fille de sa classe qui avait des troubles du comportement, et ce dans le cadre d’une classe double niveau petit-moyen. Donc ça c’est aussi pour le couplet gémissant « personne ne veut des enfants à pbs ». Si. Ex cet instituteur, qui voulait les 2 enfants à pb de l’école....Nous avons refusé, voulant une classe à simple niveau (bête erreur, mais nous avions peur que notre fils dans une classe double niveau soit attiré par les activités des petits, qui le mettent moins en difficulté). Et là nous sommes tombés sur une institutrice complètement dépassée, qui malgré notre aide (documentation, « comment évaluer un enfant dyspraxique etc... ») ET la présence d’un AVS (qui n’était pas présent pour la première année, l’instituteur ayant voulu autonomiser notre fils le plus possible) n’a rien voulu mettre en place...jusqu’au moment où elle s’est faite taper sur les doigts par le médecin de la PMI et l’enseignant référent. Une fois une certaine « stratégie » mise en place (dans le cas de mon fils= décomposition des taches et évaluation sur verbalisation), évidemment, elle s’est rendue compte que mon fils avait les compétences qu’elle lui déniait complètement (elle avait même mis en doute sa propreté diurne, on était dans un discours agressif complètement déconnecté de la réalité). Ce qui me chagrine dans votre témoignage, c’est le « ton » général de cette institutrice que j’ai retrouvé dans votre témoignage : - la perception de la classe comme un milieu hostile, où la mission première est de ne pas être pas débordé, - l’oubli que pour les enfants, apprendre est un acte amusant, que c’est en s’amusant qu’on apprend, être bon à l’école étant directement lié l’estime de soi (fait bien connu dans les pays du nord mais peu ici, où on préfère raisonner en termes de « capacités », voire de « bosse des maths » ! à noter que je suis une ancienne première-de-la-classe, Ingénieur de l’Ecole Centrale Paris, Doctorat de Biophysique Moleculaire, actuellement Chercheuse au CNRS, donc je sais pourquoi un enfant VEUT être « bon » à l’école) - dans ce cadre, les enfants apparaissent comme moins notés sur leurs acquis et compétences que sur leur capacité à être sage (voir l’affection toute particulière dont Alice parle des petites filles bien sages...Il est facile d’imaginer que les petits garcons doivent régulièrement mettre ses nerfs à rude épreuve !) - tout grain de sable (ici mon fils, qui n’a aucun pb de comportement !) non prévu vient faire dérailler la belle machine - l’enfant « perturbateur » fait prendre conscience à l’enseignant des limites des ses compétences et ressources, ce qui est vécu négativement évidemment, mais n’est pas pris comme un signal pour se remettre en question et développer d’autres stratégies - l’agressivité qui suit la prise de conscience de ses limites est retournée contre l’enfant, dont on commence à nier les qualités, un processus de « chosification » se met en place, bien connu de tous ceux qui travaillent sur l’exclusion (on commence à dénier à l’autre ses qualités d’humain pour pouvoir l’exclure en bonne conscience).

                                          Cette année, mon fils est en GS, avec une autre institrice (qui était VONTAIRE l’avoir puisque directrice de l’école, et ayant à ce titre assisté aux réunions psychoéducatives), une classe double niveau (je précise) et CA SE PASSE BIEN.

                                          De fait, Alice a surtout reçu le support de collègues féminines ; mais c’est bien connu que les hommes sont moins désarçonnés par le non-routinier que les femmes. C’est certain que mon fils (dont l’évaluation est problématique en école maternelle, c’est très clair pour nous) a été bien pris en main la première année parce que c’était un homme, et cette année parce que c’est une JEUNE femme, pleine de ressources.

                                          Ce qui me chagrine vraiment, c’est au fond cette conception de l’enseignement où la transmission des savoirs est vécue comme un acte coercitif uniformisateur, (d’où le stress !) où fatalement les handicapés apparaissent comme au bas de l’échelle, mais s’ils n’étaient pas là, ce seraient les petits garçons turbulents (car oui les petits garçons sont souvent plus turbulents que les petites filles), bref tous les petits grains de sable non conformes ... L’école en France est devenue une école à produire des petits moutons bien sages, avec des enseignants crispés sur le PROGRAMME (y compris en maternelle ! alors que les allemands qui commencent l’école à 6 ans, SANS maternelle, ont 2 fois plus de prix Nobel que nous...)...Que c’est triste dans la patrie de Montaigne... Maintenant, c’est « une tête bien pleine, au lieu d’une tête bien faite... »

                                          Vivement que les hommes repostulent à l’éducation nationale ! je suis une femme, mais force est de constater que les femmes sont beaucoup plus « normatives » que les hommes à l’éducation nationale, sont beaucoup plus stressées, ont du coup beaucoup plus de mal à faire face à l’imprévu dans leur pratique professionnelle et vont plus facilement stigmatiser les enfants-grain-de-sable ! (car ce sont les memes qui convoquent les parents d’enfants « normaux » pour un oui ou pour un non, et ce dès la maternelle ! et ça c’est mon expérience de parent d’enfant différent confrontée avec les parents d’enfants « normaux ») J’ai envie de vous dire « enseignez dans la joie » ou changez de métier ! car vous allez casser les enfants, normaux et « différents » !


                                          • Crépuscule 1er novembre 2007 08:25

                                            T’as pas le profil de l’école ! Mais alors, c’est pour quel genre ? T’as pas le niveau ! Mais alors, il est où l’ascenseur ?

                                            Le mot Intégration prend le sens d’exclusion, de ségrégation et de discrimination quand l’enfant est considéré d’avance comme pas capable de suivre une scolarité par l’école, pris pour un sujet plutôt spécial et serait orienté ou finira par l’être parfois complètement dans l’Education Spéciale, quand l’enfant est soi-disant intégré en milieu « normal » mais qu’il ne lui est permis d’être avec les autres enfants dits « ordinaires » que dans la cour de récréation ou encore autorisé à manger à la cantine mais pas toujours aux tables avec les autres. Pourtant, l’école n’a-t-elle pas été conçue fondamentalement comme un lieu de vie et d’apprentissage pour tous et chaque enfant ? Ayant juste comme impression que plus ça va, plus l’on trouve des problèmes aux enfants, plus il faut en faire des maladies qui ne peuvent pas alors se soigner puisqu’il faut bien qu’elles soient d’origines connues et reconnues pour être traitées. C’est comme l’impression que les enfants dits ordinaires doivent toujours encore plus en donner, reproduire dans l’unique but d’être le meilleur et tout bêtement prouver ainsi d’exister. Dans cet état d’esprit là, font apparaître des effets pervers et si cela ne fonctionne pas comme ceci alors pour le reste, c’est l’échec. En bref, si cette forme de réussite veut se prêter à un conditionnement de l’humain hyper perfectionné et parfait, le meilleur et la compétition, le premier, le plus beau et le plus fort, cela diminue considérablement le plaisir d’apprendre et augmente les effets de violence, plutôt que de prendre en compte l’essentiel : la dignité, la découverte des valeurs et qualités humaines, l’enrichissement mutuel, la compréhension, la citoyenneté, la participation, l’entraide, la richesse des différences de chacun, qu’elles soient de tous lieux ou de toutes natures, qu’elles soient d’origines sociales, familiales ou de cultures diverses !

                                            L’accessibilité Les obstacles ne se voient pas forcément, ne sont pas toujours visibles à l’œil nu mais montés comme de grands murs pires que des tranchées qui séparent que l’on perçoit seulement par la matière de l’architecture. Ce sont surtout les manières de pensées en général qui posent les frontières, dressées comme de grands barbelés, lorsque nous voulons aller dans un sens ou dans un autre, dès que l’on voudrait franchir un pas pour sortir du ghetto dans lequel on nous a tous mis, on se pique encore dessus. Ici, il ne s’agit surtout pas de genres, de types, de statuts, etc ; mais bien d’histoire de personnes. Bien que l’administration et la technocratie s’arrangent bien pour manipuler le tout. C’est quand qu’on le coupe ce barbelé, cela nous éviterait bien des blessures...

                                            Intégration, je te dis donc adieu ! Intégrer, c’est comme mettre tous les « noirs » d’un côté, les « beurres » de l’autre, et que c’est suivant la « bonne ou la mauvaise volonté » pour juste quelques temps de partage avec leurs communs les « blancs ». Dire on fait « intégrer », c’est bien, on fait l’effort, un peu, pas du tout, ou beaucoup. Encore heureux et pour alléger cette critique qui peut paraître piquée à vif mais tout à fait justifiée, il semble qu’au Collège, notre jeune peut encore un peu manger à la cantine et être aux mêmes tables que ses communs « blanc, noirs, beurres, etc ». Ouf ! C’est déjà ça. Il faut dire aussi que dans certains endroits, on ne fait surtout pas manger ces personnes aux mêmes tables parmi leurs communs et que la cour est tout juste réservée mais seulement que lorsque les communs ne sont pas là. Nous l’avons aussi vécu. Si on peut parler de progrès. On va dire un peu ! Intégration, puisque tu nous as rejetés, exclus, séparés, divisés, juste pour dire, on fait « intégrer ». Ainsi, tu n’as fait que contribuer à surajouter les obstacles et ils sont nombreux : structurels, législatifs, financiers, psychologiques, etc., la rigidité purement répressive (voire eugéniste) tend à se greffer. Et nous, comment agir pour arranger la situation ? Belle et riche intégration, mais seulement pour ceux qui ne se sont pas encore retrouvés de l’autre côté du miroir, bien que quand même, on peut toujours encore continuer à sourire, quoi que ! Ce qui laisse apparaître comme une évidence, c’est qu’on a bien du mal aujourd’hui à rejoindre les deux bouts, à tel point que les obstacles devenus comme des hautes montagnes, ont non seulement divisé le monde en deux, mais dans la division des deux, en quatre, etc. Tu nous as tiraillés, tu nous as brisés en petits morceaux, tu nous as fait voler en éclats. A force de vivre ou faire « motus et bouche cousue » effectivement terrassés par les évènements et confrontés par la situation dans l’inaction sur le terrain même, et par quelques monts et vallées que l’on a pu quand même escarper, a fait que nos mots sont apparus comme des « sacrées volées de bois de vert » et n’ont encore eu que l’effet d’un boum rang, qu’un écho déformé. En effet, tu nous as persécutés, discriminés. Tu nous demandes encore des papiers, des bilans, tu nous demandes de nous justifier mais ce n’est encore jamais assez. Ne vaut-il pas mieux que le langage et les mots puissent prendre enfin tous leurs sens et que la communication ne soit plus coupée ?


                                            • Crépuscule 1er novembre 2007 08:46

                                              INTEGRATION, je te dis ADIEU !

                                              Mais au fait, c’est quoi l’Utopie ? C’est l’invention du mot et du genre par Thomas More en 1516 ; le rôle de la fiction dans un genre qui relève de la philosophie politique et de la critique sociale ; c’est un pays de Nulle Part, « Utopia » signifie littéralement « en aucun lieu ». Il s’est trouvé au fil des siècles des lieux de concrétisation très divers : un pays imaginaire représenté comme inaccessible, une île lointaine ou une région enfermée dans de hautes montagnes. De l’âge d’or de Hésiode ou d’Ovide au pays du Sport de Perec, le parcours proposé est chronologique et traverse les îles comme les villes... Ainsi, les étapes s’effectuent par la traversée de différentes écoles symbolisées par des planètes tournoyant sur elles-mêmes comme dans une valse entraînée par une course folle. Le déroulement des faits se marque par les phénomènes du rythme des cycles et leurs influences sur le temps et l’histoire. C’est ainsi que les noms ont été changé en Monsieur Soleil avec le pouvoir d’orienter la destinée, son règne se situe en plein centre d’attraction de gravité des planètes dont les trajectoires sont mises en orbite tout autour de lui ; Madame Météo avec sa prédiction de déterminer l’avenir, son baromètre indique une lecture du temps et des mesures qui ne se fondent pas dans une stricte appréciation de la vérité, ni sur une juste valeur de la réalité ; les communes identifiées par les lettres Alpha, Bêta, Delta et le nom de l’enfant changé en Etoile parce qu’elle fait tout simplement dresser nos regards. Puisque les astres sont des planètes qui exécutent une révolution sur une orbite elliptique, on pourrait dire que nous vivons comme dans un système de compétition où révolution des cycles est exécuté sur une orbite élitiste. C’est Kepler qui a énoncé les lois des orbites, des aires, des durées des révolutions. L’ellipse signifie aussi une suppression de mots nécessaires à la construction régulière d’une phrase mais qui ne sont pas indispensables pour l’intelligence du texte. Tandis que les lois qui traitent des « handicapés » abordent donc ceux qui font pourtant partie d’une construction régulière de société, alors même qu’ils sont souvent éjectés hors de l’orbite, là où mesures des déficiences ne respectent pas les différences, où taux d’incapacité exclue la solidarité, et en référence de « l’intelligence » des textes, là où les désavantages se résument à ceux qui ne correspondent pas au profil de l’image. En fait, à force de soustraire toutes expressions, toutes différences, toutes façons d’être, il ne reste plus grand-chose de la vie ! Juste que des reproductions de productions relatives aux profits comme dans les dossiers pour les petites cases à cocher, du peut ou du ne peut pas, du oui ou du non, du pour ou du contre, etc, où lois et normes sont interprétées pour des contrefactions d’existence, où l’essentiel est oublié, seulement, ici les pertes ne sont pas calculées. Plus concrètement, il en va d’une cause qui est celle de la diversité de la vie. Il s’agit du choix entre deux écoles, soit une école du peuple qui en reflète toute l’imprévisible richesse et qui se donne les moyens de la déployer, soit une école usine qui fabrique des produits calibrés dont la conformité se mesure avec des croix sur des cases à cocher et qui rejette ses extrêmes hors ellipse, circuits élitistes pour les uns, éducation « spéciale » pour les autres. En défendant le droit à l’école à notre enfant, nous rendons aussi service à ceux à qui cela échappe encore, notamment à ces élèves non handicapés, mais présumés tels, que les écoles continueront d’inscrire sur des listes et formulaires simplifiés à renvoyer. Preuve s’il en fallait que l’« intégration scolaire » n’est rien de plus que la forme inavouée de l’exclusion dont personne n’est à l’abri. C’est pourquoi, la lutte pour tous les enfants à fréquenter l’école ordinaire (même pour ceux dont le handicap entrave l’adaptation) ne doit pas être pensé comme la revendication particulière d’une « certaine catégorie » de population, d’une minorité ou d’un lobby, mais comme un combat qui porte sur les valeurs d’une dimension universelle.


                                            • Crépuscule 2 novembre 2007 07:39

                                              Votre article de « l’illusion » des « handicapés » et « intégration » m’interpellent vivement.

                                              Et rien que les termes employés réduisent considérablement les droits de la personnes handicapées dans l’unique image que vous vous en faites... Il faut aussi reconnaître que la France a un sacré retard dans ce domaine.

                                              En effet, la personne « handicapées » est un être humain à part entière.

                                              Voici quelques explication sur les notions actuelles que nous devons plutôt abordées depuis plusieurs années :

                                              Des militants défenseurs des personnes souffrant de handicaps (Hurst, Gray) ont contesté le fait que la CIH (Classification Internationale du Handicap) se limite au domaine de la santé. Dans leur esprit, il ne s’agissait pas seulement de lutter contre le pouvoir des médecins, abusif selon eux, mais surtout de combattre les phénomènes de ségrégation qui confinent les « personnes avec des incapacités » dans un espace défini par une spécialité. Pour eux, les personnes souffrant de handicap sont une minorité opprimée, au même titre que les Noirs, les homosexuels ou les femmes (minorité, celles-ci ?).

                                              Analysant les ambiguïtés du concept de handicap attribué au malade mental, il attirait l’attention sur les risques potentiels : « La reconnaissance du malade comme sujet de droit, dans sa citoyenneté à laquelle on ne peut qu’adhérer, risque d’être doublement annulée par :
                                              - la dissolution du soin dans une “prise en charge” ;
                                              - l’abandon plus ou moins dissimulé par les allocations dans un milieu ordinaire rejetant ;
                                              - le renvoi de l’échec de l’insertion du malade à sa seule problématique personnelle (son handicap). » L’arrivée de la CIH est venue renforcer les craintes de dérive de la loi d’orientation de 1975 encore présentes dans les esprits ; attitude renforcée en France par le clivage ancien (Pinel, Esquirol) entre ce qui renverrait à une sorte de chronicité fixée et qui camperait du côté du handicap, et ce qui serait de l’ordre de la maladie, de l’amendable, du mobilisable, du curable.

                                              Cette notion de handicapé-handicapant est bien au coeur de la pratique pédopsychiatrique et, au-delà, des pratiques en santé mentale.

                                              Dans le modèle social du handicap qui s’oppose à ce modèle médical, « le handicap n’est pas un attribut d’une personne mais plutôt un ensemble complexe de situations, dont bon nombre sont créées par l’environnement social (...) le handicap devient une question politique ».

                                              Pour Rosanvallon le modèle du handicap est un modèle dangereux, s’il n’est pas strictement limité à des situations...limites, et ne saurait inspirer quoique ce soit au niveau de la question générale. Rosanvallon a raison d’écarter une société d’indemnisation passive qui nous ferait revenir au clivage ancestral dégagé par Castel. Mais le modèle du handicap, tel qu’il s’en sert, est singulièrement appauvri. D’abord parce qu’historiquement le modèle du handicap est précisément l’inverse de ce que prétend Rosanvallon. Si l’on a été cherché ce terme sportif et turfiste c’est précisément pour marquer que la charge et le poids qui pèsent sur certain sont compensables, que le handicap est une manière d’être concurrent, de rentrer dans la course. Le handicap c’est le modèle d’une société qui entend normaliser, rendre performant, égaliser les chances. Le modèle du handicap c’est la réadaptation, le reclassement. Et c’est précisément sur cette ligne qu’il y a eu installation d’une discrimination positive, laquelle est toute autre chose et bien davantage qu’un simple assistanat. Pour discuter avec pertinence il ne faut par commencer par réduire le modèle du handicap à la seule indemnisation, comme si tout se ramenait à une allocation, comme si le statut de handicapé se résumait en celui d’exclu.

                                              Au moment où un débat battait son plein autour de la réforme de la loi dite d’orientation en faveur des personnes handicapées de 1975, une des grandes questions qui se posait est celle du rapport entre le droit commun et la spécificité des personnes handicapées. Ne serait-ce pas l’occasion d’obliger les différents corpus juridiques, à intégrer cette spécificité ? Non pas donc donner un statut à part, mais ouvrir le droit commun, et donc les espaces communs, à des différences patentes. Le grand apport des personnes handicapées c’est de poser la question de l’articulation entre un universalisme républicain basé sur les droits et devoirs des individus et la prise en compte de singularités qu’une démocratie digne de ce nom ne saurait négliger.

                                              MODELE SOCIAL Le handicap est une conséquence de l’absence d’aménagement des environnements ordinaires.

                                              1/ Approche environnementale : Traitement : mise en accessibilité et adaptation de l’environnement avec un contrôle accru des personnes sur les services et les soutiens Responsabilité de la société : Identification et élimination des barrières architecturale, sociales, économiques et psychologiques

                                              2/ Droit de l’homme : Le handicap est du à un problème des organisations sociales et de rapports entre la société et l’individu. La situation d’handicap est inhérente à la société. Traitement : reformulation des règles économiques, politiques, sociales

                                              Les 2 variantes du modèle individuel ou médical 1/ La personne est paralysée : approche médicale (cf. : déficience) 2/ La personne ne peut pas marcher : approche fonctionnelle (cf. : incapacité, limitation activité)

                                              Les 2 variantes du modèle social : 1/ L’immeuble est inaccessible : approche environnementale (cf. : aménagement de l’environnement) 2/ La société est discriminative et ségrégative : approche politique/inégalités des droits du citoyens (cf. : non discrimination)

                                              Modèle intégré : approche environnementale Le handicap est lié à un problème de rapport entre l’individu et la société. Traitement individualisé : Autonomie : aides techniques, adaptation des cadres de vie (logement, école, poste de travail, etc) Médiation : service, accompagnement, aide humaine

                                              Traitement collectif :
                                              -  Accessibilité de l’environnement
                                              -  Réduction des barrières architecturales, sociales
                                              -  Reformulation des normes régissant l’organisation et le fonctionnement des milieux ordinaires (juridiques, réglementaire, culturel...) Responsabilité de la société : identification et élimination des difficultés individuelles et les barrières psychologiques et sociales

                                              Principaux changement entre CIH et la CIF CIH : Déficiences, Incapacités, Désavantages CIF : Déficiences, Activités, Participation, Facteurs environnementaux

                                              • Représentation du handicap sur la société Pendant très longtemps en France et dans le monde, la définition du handicap reposait sur la notion de déficience sans prendre en compte le contexte social de chaque situation. Cela a renforcé l’approche négative de la personne handicapée. La définition du handicap a évoluée, mais pas ou très peu la représentation que se fait la société de la personne handicapée. Celle-ci n’est vue que par déficience, manques, perturbations...Quand on sait l’importance du regard de l’Autre pour la construction de l’Image de Soi et pour les prises de risques dans l’action, il y a long travail à faire pour que la société change ce regard.

                                              Ce qui est possible avec les élèves dépend de la représentation que l’on se fait d’eux. Plus nos demandes seront exigeantes en considérant la capacité du jeune à y répondre, plus le jeune cherchera les moyens d’avancer pour aller plus loin et répondre du mieux possible à nos attentes. Cela induit aussi l’attitude du professeur par rapport à l’élève : Si la représentation du handicap est basée sur la déficience, le comportement va se situer sur un versant plus affectif, sentiment de protection mêlé à un peu de pitié ( oh, le pauvre !) et les exigences comportementales vont chuter. Les rapports professeurs/élèves seront déviés. Si la représentation du handicap s’appuie sur la définition de l’OMS, l’attitude de l’enseignant s’adaptera au contexte social dans lequel le jeune handicapé se trouve. Si l’élève est dans un contexte de classe au collège, l’exigence du professeur devra répondre aux critères attendus d’un élève dans ce contexte là. Cela n’empêchera pas d’adapter certaines consignes mais en gardant l’objectif fixé par la situation en vue. De cette manière, le professeur donne la possibilité à l’élève handicapé de ne pas avoir de désavantage social dans certaines situations malgré ses déficiences.


                                              • hd34 14 novembre 2007 11:21

                                                Enfin, j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi l’ecole, et notamment l’école maternelle, ne peut pas accueillir d’enfants handicapés, quels sont les impératifs de « programme » que la présence d’enfants handicapés ferait cruellement « manquer » aux autres enfants ! Mon avis après consultation de la littérature internationale est que cette spécificité française (école maternelle) est plutôt à la source des échecs que rencontrent les petits français quand on compare leur niveau avec les autres petits européeens...Cette confrontation des enfants dès leur plus jeune âge à des enseignants stressés par un programme obligé ! Comme me disait un pédiatre récemment « la pédagogie est telle en France que plus on leur met d’école, plus ils sont en échec... » Car en plus, en France, non seulement nous avons l’école maternelle,avec certains enseignants complètement paniqués sur la conduite des « programmes », mais les petits français sont ceux qui qui passent le plus de temps à l’école, avec à la fin, une comparaison européenne très défavorable quant à leur niveau ! faut-il rappeler encore une fois que les petits Allemands n’ont d’école maternelle, et ensuite pas de cours l’après-midi ?? Mais nous, malgré nos 800 heures de cours annuelles (contre 500 heures pour les petits finlandais, les enfants qui réussissent le mieux à l’école, loin, très loin devant nos enfants !), nous n’avons pas le temps à consacrer à l’accueil des enfants handicapés ! Car nous, dès le début, nous soumettons nos enfants à une logique de performance, jaugés à l’échelle d’un PROGRAMME qu’il faut ingurgiter coute que coute sinon vous ne vous rendez pas compte, c’est l’échec ! sans voir que c’est ce gavage, cette confrontation permanente à des impératifs de réussite dans leurs apprentissages qui dégoute et stresse nos enfants, et les détourne de l’école ! une tête bien pleine au lieu d’une tete bien faite...Car en plus, nos enfants sont bien premiers Européeens, mais dans une catégorie bien précise : le stress ! Il faut avoir entendu une institutrice gronder un enfant de moyenne section « non ça ne va pas, tu ne colories pas assez vite » (pas mon fils, mais un enfant ’normal’) pour se rendre compte dans quelle école nous envoyons nos enfants...

                                                alors non, nous n’avons pas le temps pour accueillir d’autres enfants ! il y a le programme à respecter ! il faut mettre encore plus d’heures de cours ! stresser encore plus nos enfants ! colorier plus vite, sinon ça ne va pas ! il ya le programme ! la découvertes de autres « différents », ce sera pour ... Le résultat, c’est des têtes bien pleines, mais pas bien faites, et des enfants stressés, les premiers stressés en Europe...quant aux handicapés...vous n’y pensez pas, ils vont faire nous faire prendre du retard sur le programme !


                                                • Alice Alice 14 novembre 2007 12:03

                                                  Hélène, je suis entièrement d’accord avec vous ! Vous soulevez un problème réel et très important. L’école maternelle a hélas bien changé depuis mes débuts. Et je pense qu’il faudrait faire des choix. La pédagogie qu’on nous impose est nulle en efficacité. Les évaluations sont destructrices pour les enfants et d’autant plus quand ils sont très jeunes. Les méthodes dites constructivistes imposées par les pédagogistes produisent l’effet opposé à celui qui en était attendu. Mais si les Etats-Unis - que nous copions pour tout et n’importe quoi - les ont laissé tomber, la France a elle pris des années de retard avant de réagir. Nous sommes assez peu nombreux à nous opposer à ces théories fumeuses car les injonctions pleuvent sur nos têtes, surtout à l’école primaire. Les formateurs des IUFM, décideurs de la pédagogie en France, ont acquis de hauts postes sans diplômes. Sur le plan universitaire, « Les Sciences de l’Education » sont la seule filière où les profs n’ont pas le même niveau que dans les autres orientations. C’est aberrant, mais ça tient ! L’on est en train de rattacher les IUFM à l’Université. Vaste arnaque sur le dos des enfants ! Mais je le répète, c’est trop facile de dire que les instituteurs sont responsables.Si, à mes débuts, la situation avait été telle qu’aujourd’hui, je n’aurais jamais exercé cette profession.


                                                • illana31 3 février 2008 00:22

                                                  Bonjour,

                                                  Je me permet d’intervenir dans cet espace de commentaires car il n’y a apparemment aucun moyen de contact privé.

                                                  Je suis étudiante en Master de communication à Marne-la Vallée et je réalise un mémoire ayant pour thème le journalisme sur Internet. Je me pose notamment la question de la représentation que le internautes-journalistes se font d’eux-mêmes. De la place, du rôle qu’il s’octroie au sein de la profession journalistique.

                                                  Je serais donc très intéressée d’en discuter avec vous. Si vous êtes disponible pour un entretien, contactez-moi sur ma messagerie illana18@hotmail.com

                                                  Merci par avance

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès