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Accueil du site > Actualités > Société > Imaginons notre futur

Imaginons notre futur

Qu’est-ce que nous réserve notre avenir ? Cette interrogation m’est venue suite à ce mail reçu des Echos :

« E-PAPER LES ECHOS : L’avenir est entre vos mains. Mercredi 12 septembre 2007, en exclusivité mondiale, les Echos présentent leur version e-paper, le premier journal numérique mobile. Que vous soyez à Londres, Tokyo, New York ou Levallois-Perret vous pouvez télécharger une version actualisée des Echos, avec un confort de lecture équivalent à celui du journal et une navigation similaire à internet. Le reader e-paper bénéficie d’un écran révolutionnaire, développé spécifiquement pour la lecture. Cet écran reproduit le même effet de contraste que le papier journal, sans être rétro-éclairé comme l’écran de votre ordinateur. »

C’est de la pub, bien sûr. Mais de la pub qui éveille beaucoup de réflexions.

Des réflexions sur les souvenirs d’enfance, le temps qui passe, et les évolutions induites par les innovations futures.

- Souvenirs d’enfance, car aussi loin que je me rappelle, Star-Trek a été pour moi le premier contact avec les innovations technologiques : communiquer à distance avec le son et l’image. La téléportation. Traverser des « espaces » à des vitesses qui n’ont plus rien à voir avec le kilomètre par heure.

- Le temps qui passe, car après certains épisodes, je me demandais quand ces innovations allaient survenir. Et puis, plus tard, je me suis rendu compte que certaines étaient déjà « presque » en place. Internet. Le téléphone mobile. La télévision mobile. Je ne suis pas si vieux, mais quand j’étais petit, le téléphone avait encore un cadran rond, et sur la télévision en noir et blanc, on tournait des boutons pour essayer de capter au mieux les chaînes.
Il est n’est pas facile de se pauser et de se dégager du tourbillon de vie de tous les jours. Mais à y réfléchir, on prend conscience que se parler et se voir à travers un téléphone portable, ... c’est déjà Star-Trek.

- Une réflexion sur les futures innovations, enfin, car en tant qu’historien de formation, j’ai appris que l’on a toujours tendance à placer son époque dans une sorte de « centre temporel ». On a l’impression que l’époque que l’on vit est forcément « à part », forcément différente, forcément « révolutionnaire » dans un sens. Néanmoins, force est de constater que l’on fait en ce début de XIXe siècle des choses que l’on était loin de savoir faire au début du siècle précédent, et dont on n’aurait même pas pu se douter. Lire son journal sur un support mobile est une révolution. Enfin, ... la révolution étant au sens étymologique « un tour », disons avec modestie que l’e-paper a fait tourner la roue d’un cran.

Amusons-nous à un petit jeu de prospective, et imaginons les prochaines innovations et leurs influences sur la société. Quel sera notre rapport à la « connaissance » ? Quelle langue parlerons-nous ? Quid du rôle de l’Etat ? Est-ce que la nationalité (issue du lieu de naissance) aura encore un sens ?

- Il est probable que demain, il n’y ait plus de support papier du tout, et que cela soit remplacé par des supports de type « e-paper » que l’on charge à la demande. C’est le sens de l’évolution. L’homme a toujours cherché à améliorer la portabilité du support des connaissances : de la pierre, à l’argile, au papyrus, à la peau de mouton, au papier... Pourquoi pas un écran rechargeable (sorte de palimpseste moderne *) ? A ce titre, il s’agirait d’un réel progrès. Il est probable que même, le soir, dans son lit, nous lirons notre e-paper, sur lequel on aurait chargé un article, document ou un livre depuis la bibliothèque virtuelle de la BNF (voir le projet Gallica** concurrent du « Google Print Library Project »). Ces e-paper seront à disposition partout (comme les journaux gratuit que l’on trouve dans le métro). Ils n’auront pas de valeur intrinsèque. C’est l’accès aux informations, à notre « compte personnel » qui aura de la valeur.

- Allons plus loin. Il est « imaginable » que nous ayons un « compte virtuel », qui comprenne toutes nos informations, qu’elles soient personnelles ou professionnelles. Il est probable que la carte d’identité soit remplacée par une sorte de clé USB. Voire un implant électronique intégré dans l’organisme. Le mail aura certainement une importance fondamentale. J’imagine bien qu’une « adresse électronique officielle » soit créée et attribuée à chaque naissance, en même temps qu’un numéro de sécurité sociale (les deux étant liés). Adresse qui suivra l’internaute (pardon, le citoyen) jusqu’à sa mort. Mon adresse serait ainsi 1720890XXXXXXXX@frenchstate.fr (en anglais, ou dans une autre langue universelle !).

- Car on peut imaginer qu’il y aura une langue de communication mondiale, l’anglais ou un autre esperanto***. Ce qui ne signifie pas pour autant la disparition des langues « locales ». J’ouvre une parenthèse : le sujet est actuellement sensible en France. A mon avis, le « refus » actuel de la prédominance de l’anglais n’a rien à voir avec une quelconque volonté de préserver la pluralité des cultures. Cela provient plutôt de l’aigreur face à la place perdue du français comme langue véhiculaire. Durant des siècles la langue de communication internationale en Europe a été la « lingua franca » littéralement « langue française ». C’est ce sentiment d’échec qui motive les blocages actuels. A mes yeux, la meilleure façon de défendre la langue française n’est pas de freiner la pratique de l’anglais (même si on peut trouver des exemples réussis où une politique restrictive a « sauvé » une langue, comme au Québec), mais au contraire de réussir le passage au bilinguisme...
Fermons la parenthèse, et revenons à notre futur.

- Quel sera le rôle de l’Etat ? Les fonctions assurées par l’Etat pourraient-elles être privatisées ? De grandes entreprises internationales pourraient-elles les remplacer complètement ? Certaines en ont déjà la puissance. Par exemple, Wall Mart a fait en 2004 un chiffre d’affaires égal au PIB de la Suède. Fondamentalement, la question à se poser est : A qui ou à quoi doit-on « fidélité » ? Certainement à la structure qui protège et permet l’épanouissement de l’individu. Qui aura demain le pouvoir d’offrir cela ? Un pays comme la France, la Belgique, la Pologne ou l’Ukraine, ou une entreprise comme Gazprom capable d’imposer sa loi à ces mêmes Etats européens et dont la capitalisation boursière égale le PIB du pays de la Vistule ? L’OCDE ne vient-elle pas de mettre en place une unité chargée de conseiller les Etats en faillite sur la concession au privé de leurs fonctions régaliennes ? ****

- Poussons encore notre imaginaire. Ne sera-t-il pas devenu « archaïque » que de se définir en fonction de l’endroit où l’on est né ? On peut objecter que l’endroit de naissance restera important dans ce qu’il détermine la langue, la culture, le rapport à l’histoire, la formation, les peurs et forces collectives (tout cela jouant puissamment sur la forme d’intelligence). Et que la transmission de la culture par le biais de la famille restera sous une forme ou sous une autre. Mais la dématérialisation de toutes connaissances (langue, culture, formation...) pourrait rendre caduque (ou fortement atténuer) l’équation suivant laquelle le lieu de naissance détermine la nationalité. Ce que l’on pense, les informations que l’on possède, les connaissances que l’on produit... ne seront-ils pas un élément largement plus discriminant ? En quoi cette abolition de la naissance (en fonction du lieu) est-elle différente de l’abolition des privilèges (en fonction de la classe) ? Le processus est le même. Et rares sont ceux en France qui aimeraient revenir à la situation de l’ancien régime !

- Par contre, on peut imaginer qu’il y ait toujours des discriminants entre les gens. La révolution française pour reprendre le dernier exemple, n’a pas réellement aboli les privilèges. Elle les a transformés. Les privilèges ne tiennent plus au titre (être comte ou duc...), mais au rang social dont un des éléments forts est le diplôme (être énarque ou polytechnicien...). Il n’y a pas eu égalisation, il y a eu transfert. Dès lors, on peut se demander quel sera le discriminant de demain ? Le niveau de connaissance ? Les capacités intellectuelles ? Ou la force musculaire dans un monde où l’effort physique aura été réduit au minimum ?
Ira-t-on vers des discriminations plus instinctives, plus naturelles, en un mot plus animales, ou au contraire vers des discriminations plus intellectuelles ? On serait tenté de répondre par la seconde. Mais si les connaissances sont librement accessibles à tous, si la formation est hyper optimisée et adaptée pour tirer le meilleur profit de chacun. Ne va-t-on pas retomber sur des « fondamentaux » plus physiques, car inchangeables, inaliénables ?

Il ne s’agit pas de souhaiter ni de prédire quoi que ce soit. Je n’ai aucune réponse. Au mieux, j’ai essayé de poser quelques questions dont j’espère qu’elles soient pertinentes (ce ne serait déjà pas si mal). Chaque innovation est comme un nouveau point fixé sur le tableau de l’évolution. En partant du point de la situation actuelle, et en passant par le nouveau point ainsi marqué, on peut s’amuser à tracer une droite. Droite qui permet, en la prolongeant, d’imaginer « le futur ». C’est le petit jeu auquel je viens de vous convier.
Heureusement, les droites de la vie sont rarement rectilignes. La conscience et la volonté de chacun contribue à en faire des courbes, et à leur donner une cohérence. Et la conscience part souvent d’une question sans réponse...

Jérôme Bondu
http://jerome-bondu.over-blog.com/

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Pour aller plus loin :

* Définition du palimpseste (du grec ancien παλίμψηστος / palímpsêstos, « gratté de nouveau ») désigne un manuscrit écrit sur un parchemin préalablement utilisé. Cela permettait d’économiser ce support extrêmement onéreux. Pergame, dont vient le mot parchemin, est une ville hellénistique d’Asie mineure (actuellement en Turquie).

** Projet de bibliothèque virtuelle de la BNF : http://gallica.bnf.fr

*** Site de présentation de l’espéranto http://www.esperanto.net/info/index_fr.html

**** L’OCDE vient de créé une unité intitulée Partnership for Democratic Governance. Source : Intelligence On Line n° 553, du 6 au 19 sept. 2007. http://www.intelligenceonline.fr/
Jacques Attali dans son livre Une brève histoire de l’avenir (que j’avoue n’avoir pas encore eu le temps de lire) mentionne un stade d’hypercapitalisme durant lequel les Etats disparaissent au profit de diverses entités, dont des multinationales.


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12 réactions à cet article    


  • haddock 24 septembre 2007 11:59

    Ce qui est sympa avec l’ avenir c’ est que c’ est plus tard .


    • Barbathoustra Barbathoustra 24 septembre 2007 14:08

      Ne va-t-on pas retomber sur des « fondamentaux » plus physiques, car inchangeables, inaliénables ?

      — >

      La vitesse de la lumière et la nature atomique des choses comme contrainte, disait Hawkins. En pratique, on commencera par la loi Moore ( loi selon laquelle le nombre de transistors d’un processeur double tous les 2 ans ) qui devrait être caduque d’ici à 2020 pense-t’on. Autrement dit ; ça risque d’être la panique dès lors que plus personne ne pourra justifier d’un « progrès » à pas de géant pour bousiller la planète et assujettir au travail de masse les 3/4 de sa population ...

      Tiens, j’ose prendre une petite pièce et l’avancer sur le tapis rouge pour parier qu’on verra se multiplier les technophiles hystériques, nous faire croire que si les scientifiques ne trouvent pas, c’est parce qu’on ne leur donne pas assez de moyens. Ce sera là ma seule prospective. Pour le reste, mon piano lui ne changera pas et me procurera toujours autant de plaisir, donc je m’en fiche un peu.


      • Marc Bruxman 24 septembre 2007 20:03

        « La vitesse de la lumière et la nature atomique des choses comme contrainte, disait Hawkins. En pratique, on commencera par la loi Moore ( loi selon laquelle le nombre de transistors d’un processeur double tous les 2 ans ) qui devrait être caduque d’ici à 2020 pense-t’on. »

        Sauf que si ca continue effectivement de doubler jusqu’en 2020 ca fait encore un sacré accroissement de puissance. Probablement plus qu’il n’en faut.

        Il faut voir que la loi de Moore ne parle pas uniquement du nombre de transistor, mais les relie au prix de la puce. Ce qui signifie donc que a nombre de transistors égal, le cout de production (qui n’est pas le prix d’achat) d’une puce a été divisé par deux.

        Actuellement c’est plus ce deuxiéme aspect de la loi de Moore qui fait avancer la société. C’est grace a cet aspect baisse de prix qu’on a en poche des téléphones portables, et autres lecteurs MP3. C’est chouette.

        Pour ce qui est de la puissance (plus ou moins corrélée au nombre de transistors) et bien si elle continue de doubler tous les deux ans au rythme de la loi de Moore, on aura déja un résultat absolument hallucinant : Une multiplication par 64 au minimum de la puissance de calcul des puces. Cela fait largement de quoi encoder de la vidéo HD en temps réel, avoir des applications en bytecode qui soient ultra réactives, etc...

        De plus, la butée en 2020 concerne le nombre de transistors, pas le prix qui devrait continuer à baisser pendant quelques temps avec l’amortissement des usines.

        De même votre raisonnement ne tient pas compte d’un point important c’est la spécialisation des puces. Pourquoi a t’on des cartes 3D dans un ordinateur ? Tout simplement parce que a nombre égal de transistors, une carte 3D est spécialisée pour une tache bien particuliére et offre donc un niveau de puissance qu’il serait très couteux d’atteindre avec un microprocesseur traditionnel. Lorsque la loi de Moore aura montrée ses limites, il va simplement y avoir un grand encouragement a créer ce type de puces alors qu’actuellement et sauf cas très spécifique, il est souvent moins cher de continuer avec un CPU classique. La fin de la loi de Moore ne sera donc pas la fin du développement en électronique.

        Actuellement, il y a une tendence chez les informaticiens a ne pas trop optimiser leurs développements sauf quand ils y sont forcés. Pourquoi ? Parce qu’acheter de l’électronique plus puissante coute souvent moins cher. Or l’expérience prouve qu’il est souvent possible de multiplier par 10 les performances d’une application en la réecrivant intelligemment.

        Enfin, une grosse partie des progrès attendues en informatique concernent les méthodologies de développement. Ecrire un logiciel reste très complexe. C’est pour cela qu’il y a des bugs. Une grosse branche de la recherche en informatique, vise à améliorer le processus de développement de façon à passer du stade artisanal au stade industriel. Des progrès énormes ont déja été accomplis. Cela va continuer encore longtemps et permettre petit à petit de développer des systèmes informatiques absolument hallucinants.

        « ça risque d’être la panique dès lors que plus personne ne pourra justifier d’un » progrès « à pas de géant pour bousiller la planète et assujettir au travail de masse les 3/4 de sa population ... »"

        Tu te trompes sur le diagnostic. Effectivement, il n’y aura surement pas besoin d’assujetir au travail de masse 3/4 de la population. Après je ne suis pas sur que ce soit un bien fait pour tout le monde et notamment pour les électeurs de gauche qui attendent cet événement avec impatience.

        Avec l’automatisation en cours, on rend surtout inutiles tous ceux qui ne sont pas capable de produire au moins le SMIC. Et ca rend inutile de plus en plus de gens. Cela crée d’un coté une élite qui sait (techniciens, juristes, experts, managers...) et de l’autre coté les exécutants (ceux qui sont aujourd’hui victime du travail de masse). Les 13 ans de loi de moore restant sont largement suffisants pour anéantir beaucoup de taches répétitives. Et les problèmes d’énergie vont surement accélérer le phénoméne.

        Sauf que le travail de masse crée une dépendence qui est au final bénéfique au travailleur fut il pauvre. Car lorsque l’élite n’aura plus besoin de ces gens, que croie tu qu’il va leur arriver ? N’oublie surtout jamais que la technologie n’a pas d’attaches géographiques. Il y a déja des SDF de luxe qui font du business sur le web sans avoir de pays d’attache. (Ils se content d’utiliser les connexions wifi des grands hotels). Cette classe (ceux que Attali a appelé les Hypernomades dans son dernier livre) est amenée à grossir. Je te laisse réfléchir sur les conséquences du « modèle social francais ».

        Oui on arrive au rêve de Marx, il n’y a plus de maitre ni d’esclave. Tout le monde est au même niveau. Sauf qu’il n’y a pas de redistribution des richesses et que certains sont nés plus intelligents que d’autres. Ce changement la, il va faire tout bizarre à certains qui vont découvrir que le connard de patron avait finalement un coté rassurant. (De même que certains cerfs ou esclaves fraichement libérés se sont trouvés très mal ne sachant que faire de leur liberté).

        « Tiens, j’ose prendre une petite pièce et l’avancer sur le tapis rouge pour parier qu’on verra se multiplier les technophiles hystériques, nous faire croire que si les scientifiques ne trouvent pas, c’est parce qu’on ne leur donne pas assez de moyens. Ce sera là ma seule prospective. Pour le reste, mon piano lui ne changera pas et me procurera toujours autant de plaisir, donc je m’en fiche un peu. »

        D’une certaine façon c’est en partie vraie. Parfois, lorsque l’on donne assez a des labos de recherche et que l’on fait comprendre aux scientifiques qu’ils ont beaucoup à y gagner, ils avancent très vite. Rappelle toi du projet Manathan ou du premier ordinateur. Sans la guerre, on aurait surement attendu longtemps avant d’avoir cela. Le fait d’anihiler le principe de précaution (ce qui est le cas en temps de guerre) permet également d’avancer très rapidement.

        Mais pour ce qui est des galères à venir je me fais plus de souci pour l’énergie que pour la loi de Moore. Sa fin ne génera bien qu’Intel et Microsoft.


      • Marc Bruxman 24 septembre 2007 20:21

        Bonne piqure de rappel pour ceux qui ne comprennent pas encore ce qui arrive, à savoir que tout ce que nous connaissons du monde va disparaitre :

        - Si l’on s’en donnait les moyens au niveau juridique, la nécéssité du courrier physique pourrait disparaitre dés aujourd’hui. On ne le veut pas car on ne saurait alors quoi faire des postiers. Mais c’est déja possible. Il n’y a que les colis qui sont encore strictement nécéssaire au bon fonctionnement de l’humanité. Au passage, on atomise la papetterie, les fabriquants d’enveloppes, ... Et ceux qui fabriquent les uniformes des postiers. Ah oui et on remet l’immobilier de la poste en circulation...

        - La presse... Tout va passer au papier électronique et vite on le sait. Pourquoi ? Parce que la techno est presque prête (à en juger des protos que j’ai vu de mes yeux il reste seulement quelques détails d’ergonomie à régler), parce que ca réduit tellement les couts que l’on y viendra de toute façons. Adieu papetterie, adieu Kiosque de presse, adieu camions pour transporter les journaux.

        - La plupart des documents papiers manipulés par la bureaucratie des entreprises sont en trains de disparaitre. C’est la dématérialisation. Cela ouvre droit à la disparition de beaucoup de boulots de secrétariat et de travaux de saisie. Ah oui et l’archivage est plus simple aussi.

        - Les web services promettent petit à petit l’automatisation de nombreux process métiers. Imaginez que lorsque la secrétaire note un RDV pour son cadre dans l’agenda le système informatique achète automatiquement des billets d’avions ou de trains pour le RDV. C’est déja techniquement possible, les obstacles ne sont qu’organisationnels.

        - Les caisses de supermarché vont passer au RFID. L’étape intermédiaire des caisses ou l’on scanne soi même est juste une étape intermédiaire pour pouvoir réduire lentement les effectifs avant de passer au RFID.

        Et j’en oublie mais la n’est pas le but de ce post. Par contre, je remercie l’auteur d’avoir posé la question du role des états dans une telle société. Je pense personellement que le concept d’état nation ne survivra pas aux boulversements qui arrivent. Ou plus exactement que l’état résultant sera très fortement décentralisé et minimal. Car une nouvelle élite se met en place suite à ces boulversements technologiques. Cette élite est mobile, elle n’a pas besoin d’état. Or, une structure de gouvernement qui n’est plus en phase avec ses élites disparait. La nouvelle élite se chargeant de remplir le vide avec une nouvelle création qui sied ses intérêts. Cela s’est produit lors de la révolution française ou les bourgeois commercants ont virés les nobles avec l’aide du peuple.

        Cette élite va faconner le monde selon ce qui l’arrange et il est surement trop tard pour arréter le processus car les états auront beaucoup de mal à changer suffisamment vite.

        Cela dit si vous êtes bien formés, compétents et autonomes, n’ayez pas peur ! Si il vous manque un de ces attributs, cherchez à l’obtenir et vous n’aurez plus peur.


      • Alain Bondu Alain Bondu 26 septembre 2007 15:02

        @ Marc Bruxman, Merci pour ce commentaire et ces développements qui furent pour moi un régal.

        Une petite remarque toutefois, qui concerne surtout lla disparition du papier. On fait de moins en moins allusion à la vunérabilité du stockage électronique de masse. Outre les attaques de type viral bien connues, les attaques du type EMP (electromagnetic pulse) pourraient causer des ravages le jour où l’on s’y attendra le moins.

        Qu’en pensez-vous ?


      • JOJO JOJO 24 septembre 2007 17:12

        investissons dans les producteurs de piles sans lesquelles la connaissance ne pourra plus progresser car on ne pourra plus lire ni communiquer à l’avenir !


        • Aleks 25 septembre 2007 23:20

          Suite à ce courriel, svp, l’article commence mal, avec un tel barbarisme/anglicisme totalement déplacé, car « mail » = courrier postal en anglais, et voie, allée, chemin en français. Utilisons les mots français qui existent ! On ne dit pas « mouse » mais « souris » en français, et on dit ordinateur, pas computer etc.

          Bien dit, vaut mieux ne pas parler de la question des langues, tu n’aurais pas dû consacrer un paragraphe à l’anglais et à l’espéranto. Il vaut mieux s’y connaître un peu si on veut en parler. Il aurait fallu la fermer (la parenthèse) avant même de l’ouvrir ! :)


          • lymb lymb 26 septembre 2007 19:22

            Commences pas à nous gonfler avec des âneries de se genre. Le mot mail est passé dans le langage courant, ou alors étant tes propos à des mots comme polysémie ou crescendo, qui sont des emprunts au Grec et à l’Italien. Un peu de justice, les emprunts ne se font pas à l’Anglais uniquement, si le mot te gêne, ne l’utilises pas, pas la peine de relevé quand quelqu’un le fait, surtout quand sa n’apporte rien à l’article.


          • Wàng 27 septembre 2007 13:21

            //Le mot mail est passé dans le langage courant

            - > Il pose un gros problème : on prononce maille (maj, comme la moutarde), meïle, meille, maïle, mèle ? Dans ce cas pourquoi ne pas l’orthographier à la française, comme le font tous les pays hors les francophones (dans le temps on a emprunté packed boat mais on écrit paquebot) et les anglophones ( à cause de la grande complexité de leur système graphique).

            //ou alors étant tes propos à des mots comme polysémie ou crescendo, qui sont des emprunts au Grec et à l’Italien.

            - > Problème : aujourd’hui 99% des mots viennent de l’anglais et remplacent des mots quyi existent déjà dans notre langue, par paresse ou frime, sans compter les nombreux glissements de sens (global signifie mondial en anglais, pas global), hasard -> risque, etc.

            Un peu de justice, les emprunts ne se font pas à l’Anglais uniquement, si le mot te gêne

            - > Oui, c’est gênant Anglais avec une majuscule pour la langue. En français non coca-contaminé, on dit anglais.

            cordialement

            Wàng


          • Wàng 26 septembre 2007 12:37

            Et en plus, en français, on dit : imaginons notre avenir, pas imaginons notre fioutcheure...


            • Alain Bondu Alain Bondu 26 septembre 2007 14:48

              @ Aleks :

              Il se trouve que j’ai relu et corrigé cet article (je n’ose pas dire ce « post » !) avant qu’il ne soit... posté. Et Dieu sait que j’aime la langue correcte. Le langage incorrect génère ambiguïtés, approximations, et in fine malentendus. Et en outre, il est moche.

              Ensuite, je suis convaincu que s’il fallait choisir entre le français et l’anglais comme langue internationale, cette dernière est assez mal placée : langue instable et mal fixée dans le temps et dans l’espace, vocabulaire pléthorique ou chaque concept est décrit par trois termes d’origine celtique, saxonne et latine (to start, to begin, to commence...) ce sont les ignorants et les gens de mauvaise foi qui en parlent comme d’une langue facile.

              Enfin, cette langue apporte un avantage éhonté à ceux dont c’est la langue maternelle. Impossible de la maîtriser sans plusieurs années d’études et de nombreux mois dans un pays anglophone. Pendant ce temps, les étudiants qui n’ont pas cette contrainte continuent tranquillement à approfondir leur spécialité, prenant des années d’avance. Je me souviens voici quelques années d’une pub pour l’espéranto (que je ne parle pas) basée essentiellement sur ce constat. D’autres langues s’apprennent plus vite et requièrent moins de séjour sur place, à commencer par l’allemand (je ne fais même pas allusion aux langues latines).

              J’ajoute pour bien fixer les idées que j’ai ramené à mon entreprise, en tant que négociateur technique, plusieurs dizaines de millions de dollars de contrats rédigés, puis négociés dans cette fichue langue.

              Ceci dit, quand on parle d’E-mail ou plus simplement de mail , j’ai le regret de constater que tout le monde pense courriel (mot imaginé par les canadiens ; qui se souvient du mél qu’avait tenté d’imposer la commission de terminologie ?) et que plus personne (sauf Aleks et quelques autres) ne pense à l’allée engazonnée où l’on jouait jadis au jeu du même nom... De même quand on parle d’une fillette « abusée », qui se souvient que cela veut dire qu’on l’a trompée, et non qu’on a abusé d’elle comme le sous-entend n’importe quel journaliste de modèle courant ?

              J’avais abordé ce sujet voici bien des années avec une grammairienne. Je lui avais demandé à l’époque si pour un véhicule de communication comme les journaux où la télévision on devait au singulier dire médium, ce qui respecterait l’origine du mot, ou média, ce qui est en latin le pluriel. Sa réponse a été immédiate : c’est l’usage qui prime contre la logique, le peuple qui a raison contre les élites, (et même deux fois raisons si par hasard il a tort) et on doit donc dire média. Belle leçon d’humilité pour ceux qui savent.

              D’ailleurs l’une des références en grammaire, ne s’intitule-t-elle pas « le bon usage » du regretté Grevisse, belge au demeurant ?

              Votre remarque est plutôt sympathique, Aleks, mais, si vous m’en croyez, réservez vos combats aux expressions qui génèrent une ambiguïté. Pour les autres laissez tomber. D’ailleurs, malgré votre soin vous ne laissez jamais échapper d’expressions incorrectes ou mâtinées d’anglais ? Moi ça m’arrive parfois.


              • elnino-88 elnino-88 27 septembre 2007 23:00

                Site interdit par nos medias, a lire, a voir, a comprendre.

                Je demontre que je suis le detenteur d une cle quantique

                A CE JOUR PERSONNE NE VIENS EN DEBAT,car tous simplement ce que je dis je le prouve.Les maisons d editions et autres medias ne sont verouilles.Ce site est un temoignage,je ne cherche pas de prix goncourt.( soyez indulgent pour les fautes d orthographes) je cherche un editeur

                Faites tourner sur agora vox.

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