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Accueil du site > Actualités > Société > Immobilier : soldes -30% à -40% en vue !

Immobilier : soldes -30% à -40% en vue !

Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. La hausse des prix de l’immobilier a duré tellement longtemps que l'on a oublié, sinon nié, le caractère cyclique de ce marché. Il faut se souvenir que, entre 1990 et 1997, les prix de l'immobilier ont reculé partout en France - de 39 à 49% -, y compris à Paris. Les indices séculaires des prix immobiliers établis par plusieurs économistes permettent d'éclairer ces variations à long terme du marché immobilier.

Le désormais célèbre Jacques Friggit estime que le prix de l'immobilier a atteint en 2010 un niveau historiquement anormal, supérieur de 70 % à sa tendance historique par rapport au revenu par ménage. Il devrait à terme rejoindre cette tendance : un scénario rapide consisterait en une baisse des prix (en euros courants) de 35 % en cinq à huit ans ; un scénario lent – moins probable mais qu'on ne saurait écarter – consisterait en des prix (en euros courants) qui resteraient constants pendant quinze à vingt ans.

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Jacques Friggit, chargé de mission au Conseil général de l'environnement et du développement durable, a ainsi observé que les prix des logements étaient reliés à la croissance des revenus des ménages et qu'ils oscillaient avec une marge de 10 % autour d'une tendance longue.

Bulle immobilière française actuelle

Le désormais célèbre tunnel de Friggit illustre que les prix de l’immobilier en France ont ainsi été confinés dans le tunnel pendant plus de 37 ans, jusqu'en 2002.

Puis, sur l'ensemble du territoire français, les prix des maisons et des appartements ont augmenté depuis 1997, lentement jusqu’en 2001, puis de plus en plus fortement entre 2002 et 2007. Pendant ces 10 années, les prix de l'immobilier français ont été multipliés par 2,5 voire 3, soit 150 % à 200 % de hausse, en fonction des périmètres géographiques (155 % sur le territoire national et 191 % à Paris). A tel point que fin 2007, les prix étaient près de 20 % plus élevés qu'à la veille du krach immobilier de 1991.

Bulle immobilière française des années 1990

Ce fameux krach immobilier des années 1990, qui s’en souvient ? Entre 1987 et 1991, les prix de l'immobilier s’étaient envolés (essentiellement à Paris, en région parisienne et sur la côte d'azur) de 85 % de 1985 à 1989, de manière totalement décorrélée de l'évolution de l'indice global des loyers en France et bien supérieure à l'évolution des loyers parisiens. En 1991, les ventes très inférieures à leur niveau moyen marquent le début du krach immobilier. Le scénario est connu : le début de la crise est caractérisé par un effondrement des ventes à prix constants, un phénomène souvent observé en fin de cycle haussier, puis une chute des prix de l'immobilier qui reviennent en adéquation avec les fondamentaux économiques. Ainsi, les prix ont baissé de 40 % en euros constants dans tous les arrondissements de Paris entre 1991 et 1996.

États psychologiques et bulle spéculative

Les travaux de Jean-Paul Rodrigue suggèrent l'existence de quatre phases différentes caractérisant l'état psychologique de l'investisseur lors d'une bulle spéculative. La première phase est cachée et correspond au moment où des investisseurs relativement prudents mais très éclairés vont se positionner. La seconde phase enthousiaste est suivie d'une prise de conscience médiatique caractérisée par un afflux d'investisseurs de moins en moins éclairés et susceptibles de comprendre l'ensemble des mécanismes de valorisation du marché. La troisième est la phase dite de mania, paroxysme de la bulle spéculative où le seul fait que les prix grimpent suffit à drainer les investissements massifs de spéculateurs ayant recours à un endettement massif, les investisseurs éclairés et institutionnels préférant en général se dégager du marché. Le point le plus haut est souvent associé à l'apparition de discours justifiant l'apparition de nouveaux paradigmes qui sont destinés à justifier la permanence d'un plateau élevé. La dernière phase dite d'éclatement se caractérise par la faillite des investisseurs les plus endettés ayant abusé de l'effet de levier tandis que des investisseurs éclairés profitent généralement des liquidations.

Le parallèle entre les phases d’état psychologique et l’état actuel de la courbe de Friggit est à lui seul très parlant : notez bien où en est la courbe noire des prix (données août 2014), ainsi que la courbe rouge des ventes complètement effondrée, annonciatrice de l’effondrement prochain des prix.

Détails et graphiques sur le site du CGEDD.

Discussion technique (pour les réfractaires, passez au paragraphe suivant)

D’après les derniers chiffres des notaires de Paris/Ile-de-France publiés le 31 juillet 2014, le nombre de transactions immobilières observées en Ile-de-France, bien que stable sur la période mars, avril, mai par rapport à la même période en 2013, est à un niveau assez bas puisqu’il est inférieur de 12 % à la moyenne des 10 dernières années sur cette période et même de 22 % par rapport aux périodes de haute activité.

L’indice des prix des notaires indique que les prix de l’immobilier en Ile-de-France ont diminué de 2.1 % en un an. Ce qui porte la baisse de cet indice à environ 5 % en deux ans et demi. Cette baisse reste faible quand on la compare aux hausses de prix des années précédentes. Néanmoins avec une inflation d’environ 3.6 % sur ces deux ans et demi, on arrive à une diminution des prix en euros constants de -8.3 %. Et tout cela dans une période de baisse des taux et sans tenir compte de l’effet qualité. Il y a deux et demi les taux étaient à un peu moins de 3.90 % en moyenne, contre 2.70 % aujourd’hui. Ce qui aurait dû, à autres paramètres constants, provoquer une hausse des prix de plus de 9 %. Autant dire qu’en analysant en détail la situation en région francilienne, la baisse des prix y est bien plus importante que ces chiffres bruts ne veulent le laisser croire.

Le même phénomène s’observe en Province. L’indice Notaires-INSEE ne montre que de faibles diminutions des prix depuis plusieurs trimestres alors que les témoignages des professionnels sur le terrain relatent tous des baisses de prix bien plus conséquentes. Un très bon article de Virginie Franc-Jacob sur la face cachée des statistiques officielles sur les prix de l’immobilier en France nous apprend qu’en plus de l’effet qualité et des décalages dans le temps bien connus, l’indice des prix est surtout composé des chiffres des grandes agglomérations et que ceux des villes de taille moins importante disparaissent progressivement des indices. Or c’est là que les prix baissent le plus vite.

Perspectives ?

Si Friggit annonce une chute prochaine des prix de 35%, d’autres économistes et responsables du secteur immobilier plus lucides que d’autres annoncent aussi la même chose : Immobilier : "Les prix vont baisser de 30%".

Une possible baisse des prix de 30 % sur 10 an !

Attention, le déni est encore très grand dans la profession. Un sorte de méthode Coué ?

Résidences secondaires : un marché dont la bulle a explosé

Immobilier : Les notaires dans le flou

Même les chiffres des notaires sont curieux !

Les chiffres de l'immobilier... très éloignés de la réalité du marché

Les agents immobiliers souffrent-ils du burn out ?

Céline Dion obligée de baisser le prix de son manoir (dingue non ? Si ça c'est pas un signe...)

La baisse pourrait donc être d'au moins 30% par rapport au pic de 2011, dans cinq à dix ans. A Paris, on pourrait avoir une baisse de 5 à 6% en 2014, de 10% en 2015, puis de 4% dans les années qui suivent.

Pendant des années, les prix de l'immobilier et les revenus ont progressé en parallèle. Mais, depuis 1997, cette corrélation est cassée. Entre ce moment et le sommet de la bulle, à l'été 2011, les prix de l'immobilier ont progressé à un rythme près de deux fois plus rapide que les revenus. C'est bien la preuve que les prix sont déconnectés de la réalité du marché.

La financiarisation de l'économie a permis aux banques d'utiliser toutes sortes de techniques pour solvabiliser artificiellement les ménages : prêts à taux variables, augmentation de la durée du crédit... Par ailleurs, le crédit immobilier est devenu pour les établissements financiers un produit d'appel pour vendre d'autres produits, si bien que l’exigence de rentabilité y est moindre, ce qui a ainsi pu faire encore baisser les taux d'intérêt.

Mais aucun des facteurs à l'origine de la hausse n'opère plus aujourd'hui : les taux sont au plancher et, depuis la crise, les banques sont devenues plus prudentes en matière de conditions d'octroi de crédit et de durée. Par ailleurs, les aides d'Etat se sont en grande partie taries parce qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses. Et puis l'effet moutonnier est aussi en train de disparaître : les gens ont compris que les prix allaient baisser, ils préfèrent donc attendre pour acheter.

Par ailleurs le papy-boom entraîne un retournement démographique du rapport de forces entre acheteurs et vendeurs. Entre 20 et 59 ans, vous êtes plutôt acheteur, vous fondez une famille, vous vous agrandissez... En revanche, à partir de 60 ans, vous êtes plutôt vendeur, en particulier dans les grandes agglomérations, car beaucoup de gens partent prendre leur retraite à la campagne... Ainsi, on a eu ces dernières années 50 000 vendeurs de plus que d'acheteurs par an, alors que, avant 2005, on avait, au contraire, 80000 acheteurs annuels de plus que de vendeurs. Cela renforce évidemment la position des acheteurs pour négocier.

L’évolution ces dernières années de l’ITI, l’Indicateur de Tension Immobilière, qui mesure le rapport de force entre le nombre d’acheteurs et le nombre de vendeurs (vert = plus d’acheteurs ; rouge = plus de vendeurs) est aussi très parlant :

Louer, au lieu d'acheter ?

Aujourd’hui sûrement oui, sauf cas très particuliers (fort apport personnel / crédit très court, localisation en secteur moins sensible, achat très long terme), et encore... L'immobilier est un bon investissement pour se protéger contre l'inflation, mais, en période de déflation, c'est loin d'être le cas. Avec une stagnation économique et une baisse des prix de 30%, il faudrait à un primo-accédant trente-quatre ans avant que son achat ne soit plus rentable que la location - autrement dit, pour qu'il possède un patrimoine équivalent à l'épargne d'un locataire - et vingt-neuf ans pour un secundo-accédant. Il vaut mieux louer dans presque tous les cas, sauf dans quelques régions bien précises.

Pour ceux qui ne sont pas encore convaincu, ou qui au contraire voudraient en faire une simulation, vous trouverez sur interner des comparateurs pour simuler le coût réel entre acheter un bien immobilier ou le louer.

Une version Internet est accessible ici : http://www.bulle-immobiliere.org/achat-location/

Une version Excel est aussi disponible à cette adresse : http://www.bulle-immobiliere.org/achat-location/AchatLocV2.xls

  • Pour suivre attentivement l’évolution immobilière, je vous conseille le blog de Marc Candelier.
  • Pour une étude approfondie par Jacques Friggit : « Le prix de l’immobilier d’habitation sur le long terme (janvier 2014) », support de cours, ENPC. 1. Historique du prix des logements. 2. Quelques propriétés du prix des logements. 3. Comparaison avec les autres actifs. 4. Loyers et revenus depuis 1970. 5. Comment expliquer l’envolée du prix des logements de 2000-2008 ? 6. Prospective. 7. Conclusion.

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54 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 1er septembre 2014 08:35
    Immobilier : soldes -30% à -40% en vue !....En « RÊVE »...

    • chantecler chantecler 3 septembre 2014 08:31

      Rêve pour les rentiers oui ..
      Car pour le reste vu la pénurie de logements entretenue le vulgus pecum peut toujours s’accrocher pour acheter avec ses revenus .
      Dans le meilleur des cas il s’endette sur 25 ou 30 ans ...


    • VIP erre 1er septembre 2014 08:57

      La seule chose à retenir est la volonté du Gouvernement VALLS de ne pas encadrer les loyers sur le territoire français, malgré leur explosion partout, jusque dans les plus petites communes.

      C’est la raison pour laquelle, malgré ses déclarations, à Paris et ailleurs, rien ne sera fait pour maîtriser les loyers.

      Walls et son gouvernement, protègent les investisseurs ’immobiliers pour qu’ils continuent à se goinfrer sur le dos des locataires.

      • Croa Croa 1er septembre 2014 16:33

        Non, pour que ça retombe sur le dos des locataires, nuance !

        Actuellement (et comme d’hab.) ce sont les agences et autres marchands de biens qui se goinfrent. Le problème est que ça pourrait ne pas durer parce que les candidats propriétaires pour leurs propre usage qui tiraient le marché jusqu’à présent commencent à avoir du mal à suivre alors que de leurs coté les bailleurs avaient déjà renoncé à investir plus (louer reste intéressant mais à condition d’être un vieux propriétaire-bailleur car les retours sur investissement tendent vers l’infini aujourd’hui !)
        Le but de Valls est peut-être justement de relancer l’immobilier par le « à louer » ? Les locataires, qui étaient protégés, le seront moins. D’un autre coté, les bailleurs, qui étaient les perdants, le seront un peu moins, les véritables gagnants seront toujours les mêmes et comme il faut des baisés.... smiley 


      • kane85 kane85 1er septembre 2014 10:44

        Et encore un écrit qui fait la promotion de la location !!
        .
        Soit vous êtes inconscient, soit vous être propriétaire de logements à louer...
        .
        Ils font quoi les locataires qui ont tout donné à un propriétaire le jour où ils arrivent à la retraite ?
        .
        Parce qu’à la retraite, mon bon monsieur, vous n’avez plus les revenus qui vous permettaient de louer... Une grosse majorité de Français se contente de toucher le smic voyez-vous, et leur retraite est calculée là dessus non ?
        .
        "...pour qu’il possède un patrimoine équivalent à l’épargne d’un locataire..." ... Et vous la voyez où l’épargne du locataire ? Parce que ma fille a acheté sa maison et paye un crédit équivalent à ce qu’elle donnait au propriétaire pour la location d’un tout petit studio merdique de 25 m2 !!!! Elle paye donc autant qu’avant sauf qu’à l’arrivée, elle sera propriétaire d’une maison de 80 m2 + combles aménageables de 40 m2... Et ça, c’est de la vraie épargne  ! Mais pour le locataire, elle est où l’épargne ?
        .
        Heureusement que mon maris et moi avons décidé d’acheter notre maison car nous n’avons qu’une retraite pour deux et ne pourrions pas vivre décemment avec un loyer à payer !
        .
        C’est dingue les gens qui ne voient pas plus loin que leurs propres revenus  !!


        • _Ulysse431_ _Ulysse431_ 1er septembre 2014 12:24

          Tout dépend où l’on se trouve.

          En province il faut clairement acheter en île de france ces dernières années, acheter est devenu tout simplement impossible (à moins de gagner 10 000 euros par mois ou d’hériter).
          Quand l’appartement que vous louez 850 euros par mois vaut 270 000 euros à l’achat avec 30 000 euros de frais d’agence et de notaire en plus ben vous louez smiley .


        • kane85 kane85 1er septembre 2014 13:37

          Vous avez sûrement raison... Nous sommes loin d’une grande ville et en sommes très très heureux !
           
          Mais qu’est ce que tout ce monde va faire dans ces galères ????


        • _Ulysse431_ _Ulysse431_ 1er septembre 2014 13:55

          « Mais qu’est ce que tout ce monde va faire dans ces galères ???? »

          Bonne question ! Personnellement, je ferais de l’investissement locatif en province plutôt que d’acheter en région parisienne et je paierais mon loyer perso avec les loyers perçus !

          Cela paraît compliqué mais en réalité cela reviens bien moins cher que l’achat en île de france.
          Et en plus, cela me donnera un toit en province pour plus tard.


        • Croa Croa 1er septembre 2014 16:43

          Ceux qui sont à la retraite aujourd’hui sont locataires par choix car devenir propriétaire a été longtemps possible ! Ils ont encore la possibilité, puisqu’ils ne travaillent plus, de déménager là où les loyers sont encore modérés... Qu’ils se dépêchent ! smiley


        • Gnostic GNOSTIC 1er septembre 2014 11:05

           

          Bonjour Xtf17

           

          PARIS 6° Saint Sulpice au 3ème étage avec ascenseur, appartement d’angle de 245m2 comprenant une entrée, une double réception, une salle à manger, une cuisine séparée, 4 chambres et un bureau. Très ensoleillé. Exposition sud-ouest. Prix 3 500 000 EUROS.

           

          Bon même avec 40% de baisse je n’ai pas encore les moyens


           smiley


          • rocla+ rocla+ 3 septembre 2014 08:51

            C ’est sûr que si t’ as pas un appart d’ angle de 245 m2 tu peux 

            pas vivre . … smiley



          • Trelawney Trelawney 1er septembre 2014 12:08

            le prix de l’immobilier a atteint en 2010 un niveau historiquement anormal, supérieur de 70 % à sa tendance historique par rapport au revenu par ménage.

            Le caviar a un niveau largement supérieur à 70% par rapport au revenu des ménages et n’est pas prêt de baisser. Autrement dit ce qui est rare est cher.

            Il y a une différence entre le caviar et un logement : à l’inverse du logement, le caviar tout le monde peut s’en passer. Donc soit vous sacrifier 50% de vos revenus pour vous loger, soit c’est la tente Queshua. A vous de choisir

            Il faut aussi rappeler que lors des crise de 1990 et surtout 1997 (il y a toujours eut des crises dans le bâtiment) le gros problème venait des stocks énormes de logements à vendre. Dans ces époques on avait construit plus de logements en prévisions des ventes qui ne sont pas arrivées. Il y a eut des faillites de promoteurs et par conséquence des faillites d’entreprises. Aujourd’hui ca n’est plus le cas car on construit dès que c’est pré-vendu (en moyenne on tourne à moins de 300000 logements par an). Donc l’impact d’une loi sur la location (blocage des loyers) se fait directement ressentir sur la construction des logements (baisse du nombre de chantiers)

            L’immobilier est un bon investissement pour se protéger contre l’inflation, mais, en période de déflation, c’est loin d’être le cas.

            Cette phrase m’a fait beaucoup rire et j’en remercie l’auteur. Quand il y a inflation, les loyers augmentent et quand il y a déflation, le logement est une valeur refuge et le loyer augmente encore voir plus qu’en période d’inflation. Pour faire plus clair : Quand le bœuf augmente vous mangez du poulet et c’est tant pis pour le bœuf et sa filière. Quand les loyers augmentent vous ne pouvez pas vous passer de logement et c’est tant pis pour votre pouvoir d’achat.

            La crise du logement (inflation des loyers) vient pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la spéculation :

            1- Les zone d’emplois sont concentrées (Paris, Lyon et certaine grandes villes) et dans ces endroits les loyers augmenteront toujours car il se trouvera toujours des gens pour payer des loyers exorbitants (ils n’auront pas le choix)

            2 - Si les lois sur l’immobilier sont trop contraignantes, les gens (ceux qui ont les moyens d’investir dans l’immobilier) reporteront leurs investissement sur l’immobilier de bureau (qui est une valeur refuge car souvent acheté par des étrangers). Vous n’aurez donc plus de problèmes de loyers car plus de logements à louer


            • VIP erre 1er septembre 2014 12:56


              « Si les lois sur l’immobilier sont trop contraignantes, les gens (ceux qui ont les moyens d’investir dans l’immobilier) reporteront leurs investissement sur l’immobilier de bureau (qui est une valeur refuge car souvent acheté par des étrangers). Vous n’aurez donc plus de problèmes de loyers car plus de logements à louer »


              Foutaises que ces arguments alambiqués !


              Ce qui entretient l’incendie (loyers qui flambent) c’est d’une part, que les loyers ne soient pas encadrés par l’Etat.


              Ensuite, c’est l’Etat, lui-même le principal pyromane qui entretient l’incendie, en versant des aides au logement, encaissées par les propriétaires.


              L’Etat collabo, tend à privilégier davantage les propriétaires, que les locataires, et le pire est que sont mis sur le marché locatif des quasi taudis impropres à la location, avec sa bénédiction. Les propriétaires de taudis ne sont jamais obligés de réparer, même si les locataires font constater les désordres et abus locatif,


              De sorte, que les locataires avec un petit salaire sont maintenus à vie dans le locatif, ce qui les précarisent toujours davantage au fur et mesure des augmentations de loyer, inversement proportionnelles à leur salaire. 


              Une spirale infernale qui la plupart du temps, en fin d’indemnités chômage se solde par une expulsion.


              Et l’Etat accorde les expulsions, systématiquement, même sans relogement des personnes. 



            • Trelawney Trelawney 1er septembre 2014 14:28

              Ce qui entretient l’incendie (loyers qui flambent) c’est d’une part, que les loyers ne soient pas encadrés par l’Etat.

              Ensuite, c’est l’Etat, lui-même le principal pyromane qui entretient l’incendie, en versant des aides au logement, encaissées par les propriétaires.

              Et (si on veut pousser le bouchon plus loin) c’est ce même état qui impose de la CSG CRDS sur les loyers directement payé par les locataires. J’ai franchement l’impression que vous attendez beaucoup (même un peu trop) de l’Etat. Est-ce que l’expression « prendre son destin en main » vous inspire quelque chose.

              Renseignez vous sur l’association des castors à Pessac en Gironde et vous verrez que des personnes ne comptant que sur elles même et en pleine crise du logement (après la seconde guerre mondiale) ont pris leur destin en main pour se construire un logements sans l’aide de personne et surtout pas de l’Etat.

              Des idées, ce n’est pas ça qui manque, mais croire qu’un président de la République de n’importe quel parti politique va arranger les chose, ne figure pas parmi les meilleures idées


            • VIP erre 1er septembre 2014 15:37

              Si, on regardait le logement social, ailleurs qu’en France, qui est loin d’être exemplaire de ce point de vue ?

               vous vous apercevriez que les citoyens sont pris en compte, c’est le moins que l’on puisse attendre d’un Etat ! 

              L’Etat français est au niveau de l’Etat Tchèque, ultra libéral et anti-social :

              Vienne, la capitale autrichienne est un véritable paradis pour les logements pas chers.

              Autriche : le logement social a le vent en poupe : 
              A Vienne, le parc locatif est abondant et il très bon marché. Plus d’un ménage sur deux vit et de façon confortable, dans un logement social. Mais dans le privé aussi les prix sont plus que raisonnables. C’est n’est donc pas pour rien que la capitale autrichienne a été élue ville la plus agréable à vivre du monde. Reportage à Vienne, Sophie Collet.
              - Entre Vienne et Prague, il y a quelque 400 kilomètres. Pourtant dans la capitale tchèque, l’idée même de logement social est un « gros mot ». Cela est dû à la fois à l’héritage communiste, à son rejet, mais aussi aux politiques libérales en place depuis les années 90. Pourtant, les besoins en logement bon marchés sont de plus en plus criants. Précisions de Christine Dupré.






            • wawa wawa 1er septembre 2014 13:29

              « Par ailleurs le papy-boom entraîne un retournement démographique du rapport de forces entre acheteurs et vendeurs ».


              Je peux confirmer que ma mère, veuve depuis peu, cherche a vendre en banlieue huppée lyonnaise pour prendre plus petit (downsizing) et ne trouve pas d’acheteur malgré déjà une baisse de prix de par rapport à l’estimation initiale des agences. 

              Combien sont dans cette situation ?

              Alors cette baisse de 30% de l’immo exprimé en baguette de pain ou litre de fioul, j’y crois.
              en euro j’en ai aucune idée, mais on dirai qu’on déflate actuellement.

              • Trelawney Trelawney 1er septembre 2014 14:12

                Je peux confirmer que ma mère, veuve depuis peu, cherche a vendre en banlieue huppée lyonnaise pour prendre plus petit (downsizing) et ne trouve pas d’acheteur malgré déjà une baisse de prix de par rapport à l’estimation initiale des agences. 

                C’est le plus gros problème actuel (plus que celui de l’encadrement du loyer). Si je vous poses la question : « Combien votre mère a eut de visite ? » je suis prét à parier que la réponse est la tête à Toto.

                Toute l’activité économique du logement est figé. Il est difficile de trouver un logement à louer car les gens attendent des jours meilleurs (avec moins d’incertitudes économiques) pour acheter et préfèrent pour l’instant rester locataire


              • wawa wawa 1er septembre 2014 16:08

                cqfd : marché surevalué, baisse du noimbre de transaction, plus de marge de manoeuvre sur les taux ou durée de remboursement,baisses des revenus réels des actifs arrivée massive de vendeurs babyboommer (downsizing)


                suite = baisse des prix.

                (je ne suis personnellement pas du tout interéssé par l’investissement immobilier à ces prix là, s’endetter tout une vie pour un clapier faut pas déconner)



              • marvel78140 1er septembre 2014 14:00

                En 2011, je me suis retrouvé devant mon banquier à qui j’ai demandé combien je pouvais emprunter pour acheter un appartement en région parisienne. C’est tout juste s’il ne m’a pas ris au nez...


                Début 2014, sentant le vent tourner, nous avons initié une 1ère recherche de bien, en passant par un courtier. Cette fois-ci, avec la baisse des taux (et des prix, et ça très nettement), nous pouvions nous offrir une maison sans trop de difficultés... Attention, pas un château mais une petite maison mitoyenne des années 70 de 85m².

                Pour diverses raisons, nous avons reporté notre achat. Aujourd’hui, nous sommes de nouveau actifs sur le marché et les agents immos (qui nous mangent dans la main) nous proposent des maisons individuelles de + 100m² au même prix que ce qu’on nous proposait il y a 8 mois... Et je ne parle pas de la banque qui vendrait sa mère pour qu’on signe un prêt chez eux.

                Je crois qu’on va attendre encore un peu... Les taux ne sont pas prêts de remonter, les prix non plus.

                ET SURTOUT BON COURAGE A TOUTE LA FILIERE QUI S’EST BIEN ENGRAISSEE PENDANT 15 ANS. Un vrai bonheur des les regarder mourir à petits feux !!!!!!!!!!!

                • Trelawney Trelawney 1er septembre 2014 14:34

                  ET SURTOUT BON COURAGE A TOUTE LA FILIERE QUI S’EST BIEN ENGRAISSEE PENDANT 15 ANS. Un vrai bonheur des les regarder mourir à petits feux !!!!!!!!!!!

                  Un logement construit, c’est 2 emplois dans le bâtiments pendant la durée de construction soit 18 mois. Comme cette année il est prévu une diminution de 100000 logements ca nous fait donc 200000 chômeurs de plus

                  Un vrai bonheur des les regarder mourir à petits feux !!!!!!!!!!!.


                • marvel78140 1er septembre 2014 15:01

                  Attention, mon propos ne vise en aucune manière le logement neuf qui va soufrir atrocement de la baisse d’activité. Cette filière est à relancer en priorité, le gouvernement l’a bien compris.


                  Mon sujet concerne l’immobilier ancien qui a vu des rapaces spéculateurs s’abattre sur le marché pendant 15 ans pour entretenir une hausse complètement fictive et déconnectée de la réalité économique.

                • reveil 1er septembre 2014 14:13

                  Je connais particulièrement bien le secteur de l’immobilier et le problème est que les acheteurs sont complètement cinglés, ceux qui ont acheté en haut de la bulle vont se prendre une sacrée raclée. Le milieu est régit par la loi de l’offre et de la demande, les vendeurs exigent des prix complètement déraisonnables mais il y a toujours un couillon en face.
                  Ah j’oubliais de vous dire que la baisse à venir ne sera pas de 30 ou 40% mais plutôt de l’ordre de 300%. Actuellement aux Canaries, il y a 150 000 appartements et maisons en vente au tiers du prix d’achat, en l’occurence leur vraie valeur. Les jeunes ménages sans expérience empruntent 120 000€ pour acheter un trois pièces et six mois plus tard, ne pouvant pas payer, l’appartement est revendu 30 000€. C’est un énorme scandale... Ne rigolez pas, en France c’est rigoureusement pareil avec les fameux programmes de défiscalisation honteusement surfacturés.
                  Les gens achètent 300 000€ un appartement basique pour économiser 5000€ d’impôts, les agences font miroiter des loyers de 800€, dans la réalité les ménages ne peuvent guère payer plus de 500€ mensuels auxquels il faut ajouter les charges et le chauffage électrique dans 95% des cas. Après tout, tant que ça marche... Les notaires et les vrais professionnels de l’immobilier se gavent.


                  • Croa Croa 1er septembre 2014 16:53

                    C’est quoi une baisse de 300% ? Il faudra payer l’acheteur pour se débarrasser de la baraque ??? smiley


                  • reveil 1er septembre 2014 23:30

                    Ouais je voulais dire une baisse de 70%, l’immobilier actuel est surestimé à trois fois sa valeur réelle en moyenne.


                  • zic_quili 2 septembre 2014 21:12

                    Baisse de 300%, hum hum hum, 


                    Il y en a qui ferait bien de revoir leurs cours de maths parce que deja avec une baisse de 100%, on arrive a 0, alors avec une baisse de 300% je ne vous dis pas le delire loool
                    non, vous vouliez dire une baisse de 66% je suppose, qui laisserait la valeur du bien a 1/3 de la valeur avant le krach.
                    Pour ma part, je voudrais simplement souligner que la baisse de l’immobilier n’est que l’arbre qui cache la foret.
                    Ca va craquer dur, de tous les cotes, va falloir avoir de bons matelas de securite.

                  • Cédric Moreau Cédric Moreau 1er septembre 2014 14:29

                    Une baisse de 300%, on nous file donc le double du prix demandé et la maison avec ? smiley


                    • reveil 1er septembre 2014 15:35

                      Exactement, une bulle c’est pas 30%, c’est 300% au bas mot.


                    • wawa wawa 1er septembre 2014 16:16

                      euh, reveil une baisse de 100% ramène le prix a zero, une baisse de 300 % peut se comprendre comme : tu deviens propriétaire gratuitement et en plus le vendeur te refiles 2 fois le valeur du bien en cash.


                      tu serais pas marseillais, des fois ?

                    • reveil 2 septembre 2014 00:18

                      Oui j’ai eu un bureau à Marseille, sérieusement, la baisse sera de 70% dans très peu de temps, à cela il faut ajouter le délire et l’insécurité fiscale, des impôts fonciers et locaux complètement fous. Mais comme le dit Rocla, faut pas jeter la pierre aux agents immobiliers, le marché c’est un bien, un vendeur et un acheteur, il faut réunir les trois.
                      Normalement les socialistes qui ont tous les pouvoirs auraient dû entamer un grand programme de construction de logement sociaux, je ne vois rien venir. Dans ma ville, la mairie socialiste a récupéré les terrains militaires, elle avait promis la construction de logements et trois ans après on a un campement de Roms sur les terrains abandonnés.


                    • VIP erre 1er septembre 2014 15:18

                      Réveil, vous allez plonger les propriétaires dans l’effroi ! une baisse de 300 %, vous n’y pensez pas mon brave ?

                      Quoique, si les banques continuent à ne prêter qu’aux CDI, avec de bonnes garanties financières, c’est le cas à l’heure actuelle, cela induira à terme une offre supérieure à la demande.

                      Et finalement, les vendeurs se retrouveront avec leurs biens sur les bras et pas d’acheteurs ! drôle de Société...

                      Mais, le fin du fin est que Pouic (BOUYGUES) importe de la main d’oeuvre polonaise ou slave pour le bâtiment, pas un seul français, sauf le chef d’équipe !





                      • marvel78140 1er septembre 2014 15:28

                        Et encore, il y a pire que les agents immos !!!!!!


                        Il y a les vendeurs !!!!!!

                        Ex : un propriétaire qui a acheté sa maison en 1993 (autant dire qu’il a largement amorti son achat avec la plus-value qu’il a réalisé) et qui s’arqueboute sur un prix de 400 000 euros à 20kms de Paris, pour un bien vieillot (même pas daigné mettre un coup de peinture), mal orienté et avec 50m² de jardin.
                        En concurrence avec des biens plus grands, mieux mis en valeur avec une déco récente (voire complètement refais).

                        ET cet i mbécile se plaint de ne pas avoir de visites !!!!!!!

                        Il n’est pas le seul dans ce cas, ils sont des dizaines de miliers rien qu’en région parisienne.

                        Dans un an, il n’aura toujours pas vendu.

                        • reveil 1er septembre 2014 15:43

                          Vous faîtes erreur, y’ en a plein qui achètent a des prix exorbitants avec des crédits sur 30 ans et ceux là ils vont se bouffer les doigts. L’agent immobilier ne peut rien faire que de vendre au prix demandé, s’il refuse, le client se barre chez le concurrent.
                          Cela m’est arrivé de dire à des acheteurs qui me demandaient conseil, que leur achat était de la pure utopie et qu’il ne serait pas rentable, ils achètent quand même...


                        • marvel78140 1er septembre 2014 15:59

                          Mais comment peut on s’endetter sur 30 ans ????????? Il est impératif de ne jamais dépasser 20 ans. Le coût du crédit est bien trop important au-delà !!!!

                          Ce genre de comportements à risques, alimentés par les banques qui se livrent à une concurrence de malades pour se piquer des clients, va conduire à ce que vous dites : une baisse considérable des prix issus des biens en vente pour défauts de paiement...


                        • Moogul Moogul 1er septembre 2014 21:14

                          Les esclaves affranchis il n’y a pas pire dans le rôle de maîtres. Maintenant que j’ai les moyens d’acheter je m’en fous, je ne tiens surtout pas à engraisser un ancien prolo futur retraité plein aux as et me mettre un boulet aux pieds. La liberté a un prix, pour moi c’est 500E « perdus » en location mais finalement ça n’a pas de prix je peux dire merde et ne pas être esclave d’un boulot pour payer les traites.


                        • rocla+ rocla+ 1er septembre 2014 17:05

                          l’ immobilier ça marche quand l’ offre est demandée .


                          Pour que ça fonctionne il faut trois choses .

                          Un bien , un vendeur , un acheteur .

                          Si le bien est  bien , le prix correct et que l’ acheteur a de l’ argent 
                          alors ça fonctionne .

                          • Montagnais Montagnais 1er septembre 2014 17:07

                            Et vous oubliez le scénario le plus rapide et le plus probable

                            Le panic selling ..

                            Google news. ( real estate panic selling ) renseigne assez bien.

                            Maintenant, bien sot qui s’en réjouirait

                            Le mot panic selling ne devrait pas tarder à trouver sa traduction en Français

                            Bien cordialement


                            • L'enfoiré L’enfoiré 1er septembre 2014 17:50

                              Le statut chez nous c’est cela. C’est à dire :  Le prix des maisons se stabilise, celui des appartements continue à grimper.

                              Je tiens le truc à l’oeil 

                              • France Europe République Philippe Pelletier des Carnutes 1er septembre 2014 19:40

                                Super ! On va enfin pouvoir se loger à des prix raisonnables. Que les rentiers placent leur pognon dans l’économie active et non dans la pierre !


                                • Le printemps arrive Le printemps arrive 1er septembre 2014 19:59

                                  Très bon article qui explique la situation débile du bien que l’on nomme « logement ».

                                  Être loger est un droit inaliénable, les différences de prix devraient s’expliquer par des différences de prestations mais pas par l’intervention des vampires investisseurs/spéculateurs.

                                  Comme dans bien des domaines, ces vampires s’en sont mis plein les fouilles sans fournir un travail digne de ce nom. Sans eux notre confort de vie serait beaucoup plus aisé.

                                  PS : @l’auteur, Émile Coué et sa méthode vous sont sûrement méconnus et vous gagneriez à vous documenter afin de ne pas salir sa mémoire par ignorance en le citant ainsi (ignorance très répandue fort malheureusement).


                                  • Xtf17 Xtf17 1er septembre 2014 20:07

                                    Merci pour votre commentaire, et mes excuses à Emile Coué qui m’était en effet méconnu au delà du communément pré-supposé, ce qui ne lui rend pas hommage, je me rend maintenant compte, à sa juste mesure en effet. Mea culpa.

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