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Accueil du site > Actualités > Société > Inné ou acquis ?

Inné ou acquis ?

Inné

Etre parent. Quoi de plus naturel ? Cela ne fait que quelques millénaires que l’humanité procrée.

Nous arrivons aujourd’hui à la conclusion approximative de sept milliards de personnes sur cette planète dont 4,41 naissances par seconde, soit 380,822 bébés par jour*.

L’idée préconçue de l’instinct maternel a été remise en question. Dans l’esprit collectif, il ne suffit plus d’enfanter pour devenir mère. Un adieu au sens commun.

 

Etre parent : inné ou acquis ?

Tout dépend du sens que l’on met derrière le mot parent. Pourvoir aux besoins matériels et affectifs pour certains suffisent tandis que d’autres peuvent traverser un désert de difficultés.

 

A partir du moment où l’on considère ce nouvel arrivant comme un être en devenir, le parcours parental s’intensifie. La remise en question devient inévitable, l’introspection commence. L’être humain, terriblement imparfait, s’engage à en former un autre… sur un minimum de vingt ans.

Il existe des écoles hôtelières, de mécaniques, d’ingénieries, de plomberies, de coutures. Il y a même un C.A.P pour devenir femme de ménage, mais pas une seule école de parents à l’horizon.

 

Au rythme de l’évolution sociétal, le ‘visage’ de la famille se transforme lui aussi. Pour accompagner ces changements, les mots parentalité, foyers monoparentaux ou homoparentalité sont apparus au XX è siècle.

L’état, après la mise en place des allocations familiales, développe une politique de soutien à la famille avec l’OCDE**, qui s’officialise en France en 1999 avec la création de réseaux d’écoute et d’appui aux parents.

 

Car être responsable d’un enfant nécessite nombres d’aptitudes et l’être humain ne les a pas toutes. Alors… Est-ce que l’absence d’école de la parentalité relèverait d’une question d’égo ? Car après tout, c’est nous les adultes. Nous avons assez écouté les ‘grands’ durant notre enfance. D’ailleurs, était-ce écouter ou subir ? Et aujourd’hui, sommes nous réellement passés du côté des ‘grands’ ?

 

Imaginons des écoles qui formeraient les parents de demain. Le fais pas ci, fais pas ça pour adultes. Utopie ou réalité ?

Devant la multitude de personnalité et d’expériences de vie, une école qui enseignerait un programme général pour un besoin distinctif paraît inconcevable. Il s’agit bien ici d’apporter ou de satisfaire des besoins individuels. Le modèle de l’école existant parait bien obsolète face à la vérité.

 

Etre parent cela s’apprend à tous les stades de l’évolution de l’enfant. Chaque parent grandit avec son enfant, gagne en maturité et réfléchit sur ses erreurs. Car être parent c’est avant tout être ‘grand’, c’est-à dire savoir que l’on ne sait rien.

*http://www.planetoscope.com/natalite/16-nombre-de-naissances-dans-le-monde-natalite-mondiale-.html

**http://www.modernisation.gouv.fr/sites/default/files/epp/epp_parentalite_tome1.pdf

 

 

Adame Manode 


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16 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 7 janvier 17:28

    Jamais aucun établissement n’oserait traiter les enfants comme leurs parents le font.
    Le drame est que les victimes d’une éducation violente et contrainte reproduisent cette même violence auprès de leurs enfants.
    J’ai encore vu cette semaine les membres d’une famille qui attendaient d’avoir terminé leurs cigarettes avec de monter dans leur voiture.
    Le père, la trentaine, fumait,
    la mère, la trentaine, fumait,
    le fils, à peu près onze ans, fumait.
    La fille, 4/5 ans leur donnait des coups de pieds dans les tibias.
    Alors la mère est intervenue, sans se fâcher :
    « arrête de faire chier, bordel, moi j’en ai marre de tes conneries à la fin ».
    Comme je venais de monter dans ma voiture devant eux, elle a relevé la tête vers moi et dit : « c’est vrai à la fin. »

    Je suis sorti de ma place de parking en marche arrière et je suis rentré chez moi en pensant à des musiques légères, une source entre les cailloux...

    • mmbbb 9 janvier 11:13

      @Jeussey de Sourcesûre et oui comme le disait Coluche « lorsque l on voit la réussite de certains parents, on a tout de suite d’échouer » . Votre cas hélas est banal, les beaufs se reproduisent et nous ne pouvons rien dire.


    • Rincevent Rincevent 7 janvier 18:10


      Et aujourd’hui, sommes nous réellement passés du côté des ‘grands’ ?  : Je crois qu’une bonne partie du problème vient de là, non ? Comment être un parent potable quand on continue à fonctionner comme un enfant au quotidien ? Difficile…

      pas une seule école de parents à l’horizon.
      Juste des cours de rattrapage, quand c’est un peu tard : http://replay-streaming.com/categorie/super-nanny/ et là, en dehors des histoires de niveau social (j’en connais chez les CSP+), je suis toujours aussi sidéré par le manque de sens commun de ces « parents ».

      Je ne peux m’empêcher de penser à Coluche qui disait (de mémoire) «  Il y a des gens qui ont des enfants parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’offrir un chien  ». Il est vrai que la SPA maintenant a quelques exigences avant de vous confier un animal…


      • Sergio Sergio57 7 janvier 18:59

        "On ne naît pas parent on le devient" Françoise Dolto

         Après l’on devient qui l’on peut, et oui cela laisse pas mal d’enfants sur le carreau cette histoire. Je vais me permettre de reprendre quelques extraits de mon intervention sur la ’la fessée et la loi’

        Quand certains travailleurs sociaux disent durant une réunion avec des responsables institutionnels de protection de l’enfance, qu’il devient dangereux que de nombreux enfants retournent vivre chez leurs parents maltraitants, car croyez-moi c’est le concept actuel, cela devient AB-SO-LU-MENT politiquement incorrecte, donc ils se taisent.

        Entre faire des lois encore et encore et encore, et ramer sur le terrain il y a un gouffre, je vous invite à en parler aux éduc, AS, infirmières ASE de secteur, remarquez qu’il faut bien rentabiliser les allocations familiales payées aux parents dont les enfants sont élevés, éduqués et bien traités dans et par les familles d’accueil.

        Maintenant la pédagogie de la découverte, de l’échec et la certaine dite frustratoire, peuvent avoir des résultats, mais comme disait un certain, "c’est bien beau, mais à force de prendre des tartes dans la gueule ça abrutit"

         Je reprends le cours

         L’on connait actuellement une baisse importante des moyens attribués aux ASE du Conseil Général, l’ARS fait des appels à projet financés à minima, les files actives et dossiers encombrent toutes les institutions d’aide à l’enfance, et à la parentalité, de facto. 

         Quand on dit que l’éducation est l’affaire de tous, les profs, les voisins, la famille, l’école, la police ... je comprends parfaitement que Sourcesûre navigue entre les cailloux, car avant tout tout cela devient une histoire de frustration, de partage de casseroles, de misère humaine (encore Rincevent).

         Je travaille en ’addicto’, et je constate souvent les dégâts causés par la maltraitance des enfants par les parents, mais on se rassure que beaucoup font ce qu’ils peuvent, de toutes manières, comme disait un certain, « les parents ont toujours tort »

        C’est vrai que les ado sont ’difficiles’ et je ne vais pas faire un exposé de psychologie infantile, mais on leur en passe tellement des : fais pas ci, fais pas ça, tu es trop ..., tu devrais .... qu’il n’est pas étonnant qu’ils se vengent un peu, et c’est là que se joue le comment communiquer. A ce titre, je me souviens d’une anecdote faite par un pédopsychiatre qui parlait de la communication avec les enfants. Elle est un peu crue.

        Il racontait que la communication avec son fils était complexe, des : viens je vais t’expliquer entre hommes, je te comprends, je me mets à ta place, tu viens me voir quand tu veux, tu peux me parler tu sais ? se révèlent sans succès, c’est une une histoire de non concordance des temps.

        Un jour se trouvant dans les toilettes, son fils frappe à la porte et lui dit qu’il a quelque chose à lui confier, le père se presse ..... et enfin, près pour l’écoute empathique, le fiston lui répond, TROP TARD !

        A la question, est ce que les parents deviennent grands, j’ai tendance à dire oui tout en observant des parents trentenaires encore ados, et immatures. Pour ma part j’ai tardivement adopté des enfants, et je dirai que je me sens à mon age beaucoup plus mature et équilibré pour élever des enfants, qu’il y a 20 ans … après tout chacun son histoire.

        Bel article et très grande question, cela risque d’aller dans beaucoup de sens !


        • mmbbb 9 janvier 11:22

          @Sergio57 cela donne des générations de batards J’ai connu ce type de parents, il est impossible de les raisonner, des vrais abrutis dont la seule ligne d’horizon et la tele allumée la journée entière . Ces crétins s’abreuvent de tele realité En revanche ils ne sont pas en reste pour critiquer le « bourgeois » et le patron . On n’a pas le droit de les euthanasier et ils foutent la vie de leurs mioches en l air . Que faire ? Désormais, je m’ecarte de ces problèmes , ces gens la vous siphonnent votre énergie .


        • vesjem vesjem 8 janvier 10:08

          « Imaginons des écoles qui formeraient les parents de demain »

          je partage totalement cette idée ; non pas de faire des cours magistraux et exhaustifs aux enfants, ce qui uniformiserait peut-être les esprits (et là, on peut compter sur les salopards de la bonne pensée unique, qui se relaient au pouvoir pour déformer l’ordre naturel des choses, confère : la théorie du genre) , non mais donner quelques notions rudimentaires , bien encadrés par la loi, pour moins rencontrer de parents proches de la débilité ;
          mais là je m’égare et oublie encore les salopards et leurs réseaux, cités plus haut, qui prendraient vite cette l’opportunité pour formater nos chères têtes blondes ;


          • Adame MANODE Adame MANODE 8 janvier 13:45

            @vesjem


            Merci pour votre ’témoignage’. Je tente d’écrire pour susciter des réactions qui s’ensuivront j’espère d’actions smiley

          • zygzornifle zygzornifle 8 janvier 14:46

            Faudrait déjà que les parents aient du travail un bon cadre de vie et a bouffer en suffisance pour combler la faim de quelques milliards de pauvres gosses affamés ..... La population grossit très vite dans les pays miséreux ......


            • Ruut Ruut 9 janvier 13:47

              @zygzornifle
              Pour ça il ne faut pas élire les ripoux de l’UMPS, pro délocalisation et importation des produits toxiques USA/Chine.


            • rocla+ rocla+ 8 janvier 15:01

              Un travail , un bon cadre de vie etc  , ça ne tombe pas du ciel ....


              • mmbbb 9 janvier 12:07

                @rocla+ l ’essentiel et que nous ayons un excellent taux de natalité, la classe politique est toujours satisfaite des données et cela permet de donner des lecons comme le fit Sarko a l allemagne


              • jef88 jef88 8 janvier 18:21

                « Imaginons des écoles qui formeraient les parents de demain »
                OUI !
                Mais pas avec une formation façon EN avec des impasses pour les trucs qui choquent .
                Il faut, par exemple, que les parents apprennent des choses (très) simples, par exemple, savoir dire NON à leur gosse sans se lancer dans un chapitre d’explication incompréhensibles à 2 ans.
                Il faut donner la notion du bien et du mal dans le concret du quotidien .......
                Il faudrait des pages pour tout passer en revue, mais une chose doit primer : le bon sens !


                • Ruut Ruut 9 janvier 13:45

                  Des cours d’apprentissage du minimum a savoir dés la seconde, ne serait pas du luxe.
                  Car un parent commence seulement a être prêt lors de son troisième.
                  Le premier, il en fait trop. (mauvais conseils)
                  Le second il n’en fait pas assez. (tester les autres mauvais conseils)
                  Le troisième il utilise son bon sens et non les avis mal avisés de personnes qui n’ont pas d’enfants.


                  • Ruut Ruut 9 janvier 13:53

                    Ne jamais oublier qu’un parent ça donne des information aux enfants qui au final feront toujours ce qu’ils veulent.
                    C’est l’aspect le plus frustrant de parent c’est celui de donneur de conseil a quelqu’un qui de toute façon fera ce qu’il veut.
                    Un parent c’est aussi et surtout un accompagnateur, un guide, un exemple (le divorce est le pire exemple a donner), mais le parent est surtout l’infirmier de premier secoure tant physique que moral.
                    Un parent doit toujours tout donner sans attendre un retour. C’est la chose la plus importante, comme pour le couple d’ailleurs.


                    • Sparker Sparker 9 janvier 14:20

                      @Ruut
                      « (le divorce est le pire exemple a donner) » Waouh !!! c’est la manif pour tous là. Vaut mieux un bon divorce intelligent que d’entrenir une histoire truffées de sous-entendus et de tromperies. faut pas prendre les enfants pour des truffes....
                      Un parent c’est un adulte face à un enfant point barre, à l’adulte de l’être re point barre.


                    • François Vesin François Vesin 9 janvier 16:09

                      « Imaginons des écoles qui formeraient les parents de demain »


                      ...rien qu’une école qui formerait les adultes de demain serait la bienvenue !


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