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Accueil du site > Actualités > Société > Instruisez-vous !... Ou bien finissez esclaves !

Instruisez-vous !... Ou bien finissez esclaves !

Le « Indignez-vous » n’ayant pas marché, essayons autre chose de plus efficace et intelligent. Un nouveau mot d’ordre, Instruisez-vous ! Et un livre à écrire mais qui pour l’éditer et le diffuser ? Je peux fournir un manuscrit courant août. A bon entendeur !

Indignez-vous ! clamait le vieux sage au sourire facétieux qui écoula des millions d’exemplaires de son opuscule parsemé de bonnes intentions. Stéphane Hessel ne compris point, dans son élan de générosité, qu’il s’adressait bien plus aux masses qu’aux citoyens. D’ailleurs, il s’en suivit un mouvement de masse mais pas un avènement de lumières pour le 21ème siècle. Dans la foulée, le moins vieux mais teigneux Jean-Luc Mélenchon s’empara de l’indignation en vociférant contre les capitalistes, les eurocrates, les médiarques, cherchant à faire sortir les chiens citoyens des niches et chenils où ils habitent. Mais parler cru et dru est-il le ressort des solutions politiques ? Lisez l’étude de Robert Michels et vous verrez apparaître Mélenchon comme un avatar assez comique des tribuns du socialisme il y a plus d’un siècle, les Liebknecht, Guesde, Bebel, Jaurès et autres Lassalle. L’objectif étant de susciter l’adhésion des masses pour parvenir au statut de chef de parti. Et le cas échéant, de rivaliser avec d’autres chefs. Bref, rien de neuf. La revanche de Mélenchon sur ses anciens camarades du PS est un secret de polichinelle. Le bougre a été démasqué. Mais ce n’est pas très important et cela n’ôte pas à Mélenchon une présomption d’honnêtes intentions que l’on peut interpréter comme une candeur idéologique voire même une idiotie. Une piste à explorer : « démassifier » le peuple pour le transformer en une communauté de citoyens éclairés. Et savez-vous comment se « démassifie » un peuple ? Eh bien c’est simple, chaque citoyen se prend par la main et s’instruit en prenant notamment quelque distance avec les médias de masses !

Depuis la Renaissance, l’homme a été placé au centre des réflexions philosophiques. Un mouvement épistémologique ascendant et culminant au 18ème siècle avec les « Lumières ». Le siècle suivant a vu émerger des options épistémologiques inédites comme le positivisme ainsi que les sciences de la société et de l’Histoire. Il fut question d’inventer les sociétés heureuses, voire radieuses pour le bien de chacun et de tous. Mais l’évolution fut tragique et contrastée. Les penchants oligarchiques et ploutocratiques ont parasité les démocraties occidentales alors que les nationalismes et totalitarismes ont placé les masses dans le dispositif policier. Le tout se déroulant avec la participation du système de production de masse et du complexe militaro-industriel.

Depuis plus d’un siècle, les intellectuels et les piliers de bistrot citoyen cherchent la martingale d’un monde meilleur. En ce début de 21ème siècle, plus personne ne croit au marxisme, ni même dans l’action politique. Quelques vieilles recettes sont agitées mais elles sont dépassées et non opérantes dans le contexte du monde global, hyper moderne et surmédiatisé. La piste proposée par Marx avait le mérite d’être appuyée par une théorie ontologique puissante, irréfutable et capable de séduire l’entendement. Cette théorie, ce fut le matérialisme, dialectique pour les uns, historique pour les autres ; les deux options se complétant pour concevoir une lutte des classes visant l’émancipation des travailleurs comme préalable à un monde meilleur et plus juste. C’était bien ficelé par Marx sauf que le volet ontologique matérialiste est foncièrement faux. Et que la complexité du système économique et sociale nécessite un Etat et des organisations hiérarchisées avec des dirigeants au sommet.

Le temps des luttes politiques est révolu parce que le politique a décidé à son insu d’être révolu. Plus de « luttes », sauf pour le système productif concurrentiel et les Etats qui organisent une confrontation économique, pour ne pas dire une guerre de la concurrence à l’échelle globale. Le 21ème siècle, qu’il soit spirituel ou pas, sera marqué par l’avènement de l’information et la maîtrise des matérialités et des humanités par ceux qui possèdent la science du calcul et de la gestion des informations. On peut y ajouter la conscience des informations et l’impact des messages sur l’émotionnel dans une visée de domination. Un nouveau dispositif ontologique se dessine actuellement. Celui de l’asymétrie informationnelle et des algorithmes à l’origine de la vie et de son évolution. Vivre une existence humaine, c’est connaître et se projeter ! Et pour l’homme, vivre librement, c’est augmenter sa conscience et sa capacité à penser et concevoir son existence.

Il est temps de comprendre que le marxisme et le capitalisme ne sont que les deux faces d’une même pièce, celle qui place l’homme dans le système productif et conçoit la totalité de son existence en étroite interdépendance avec le produire et le technique (et dans interdépendance il y a dépendance). Il y a bien longtemps que la division de classe est inopérante. Une nouvelle division s’est constituée peu à peu, entre ceux qui ont accès à l’information, aux réseaux professionnels, aux centres de décision, à la gestion des communications et ceux qui sont peu ou prou en situation de déficit informationnel. L’accès à l’information permet de saisir les opportunités et de gagner sur le marché concurrentiel. Mais aussi de bien gérer les risques face auxquels nous sommes devenus inégaux (U. Beck).

La bonne gestion de l’information ne se réduit pas à obtenir quelques avantages pour naviguer dans le système en concurrençant son prochain ; elle permet aussi de bien diriger son existence. Et ce dans tous les secteurs de la vie. Connaître la voie, apprendre de la nature, de soi, des autres, de l’Histoire. Et surtout, apprendre à se diriger soi-même et ne pas se laisser manipuler par les peurs, affects et autres séductions consuméristes voire politiciennes. Ne plus se soumettre sans examen critique aux injonctions médiatiques, publicitaires et politiques propagées par les médias de masse. Apprendre à discerner les idées convenues des intellocrates et le discours des sages. Le temps des hackers technologiques et épistémologiques est arrivé. Savoir décoder les discours, les slogans et les injonctions de toutes natures, surtout celles provenant des intérêts industriels puissants comme ceux de la culture et mieux encore, ceux du système de santé, pour se prémunir contre les excès de soins par exemple.

« Instruisez-vous » est un horizon inscrit dans une double configuration de l’existence, le pouvoir et l’information.

I. Aristote concevait l’esclave comme un individu dont la raison n’est que passive. Ce qui lui permet de comprendre les ordres mais ne lui permet pas d’assumer son existence et ses choix décisifs. Au 21ème siècle, ce propos a encore sa pertinence. Observez autour de vous et constatez qu’en beaucoup de situation, vous vous en remettez à d’autres instances pour gérer vos décisions. C’est assez évident dans le domaine de la politique et surtout de la santé. Privé d’information et du système gérant les informations, vous êtes en état d’infériorité face à ceux qui disposent de l’information et savent la gérer, notamment vous manipulant pour asseoir leurs intérêts.

II. Revenons aux analyses de Brzezinski sur l’âge technétronique et le rôle des Etats-Unis. Avec comme ressort l’idée de sociétés instables et indociles qu’il faut gérer pour les amener vers un ordre social profitable à la majorité, avec en tête de pont les Etats-Unis, pionniers de l’invention socioculturelle au 20ème siècle, promoteurs des normes du bien vivre et garants au niveau international des entorses au vivre libre, surtout du côté des pays ayant quelques penchants pour le communisme. Le présupposé de Brzezinski étant que les élites sont plus instruites que les masses et savent ce qui est bon pour l’avenir du monde, surtout les élites américaines. C’était en 1970, quelques années avant le rapport de la trilatérale sur la bonne gouvernance. Les citoyens éclairés savent maintenant que cette bonne gouvernance a échoué et que les pays avancés vont vers des dérives policières et oligarchiques, surtout le pays qui se veut le plus avancé, les Etats-Unis. « Instruisez-vous » n’est au fond qu’un rêve à la MLK, un rêve d’un monde avec des citoyens instruits et capables de contrer les manœuvres des Etats au service d’intérêts oligarchiques et de domination sociopolitique des masses ; service assuré avec l’appui des médias de masse.

III. « Instruisez-vous », c’est un peu une sorte de conseil adressé aux citoyens qui veulent un monde meilleur, sans idées préconçues sur les fins de chacun et les moyens à mettre en place, excepté un principe, celui de s’informer et d’organiser l’information. En toute modestie, mon objectif serait d’être le Brzezinski des citoyens mais en ai-je les moyens et puis…

(C’est un rêve qui ne se réalisera peut-être pas car je ne crois pas en l’homme et d’ailleurs, vous êtes bien incapables de vous bouger pour essayer de faire vivre ce rêve et diffuser ce message. Les éditeurs ont raison au fond. Le peuple veut de la merde, qu’on lui donne de la merde à lire ! Ce n’est qu’une parenthèse car même si elle ne sera pas planétaire, la révolution est en marche. La révolution est l’essence de l’homme. Ceux qui la renient sont des bêtes)


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75 réactions à cet article    


  • dom y loulou dom y loulou 4 juillet 2013 16:13

    lol


    le deux poids deux mesures tu me l’appliques à moi depuis treize ans criminel financier de l’OTAN, traître à tous les droits de l’aom, traître à l’avenir de tes gosses


    lèches le cul de tes maîtres sordides qu’on avait mis banqueroute et que toi tu renfloues sans vergogne avec l’argent de nos soutiens

    la suisse n’existe plus depuis son plafonnement décidé par Londres et il n’y a AUCUNE forme de résistance contre cet état de faits, inutile d’encore en parler

    tu n’es plus qu’en petit américain vendu aux chinois débilos.ch

  • Daniel Roux Daniel Roux 4 juillet 2013 09:52

    On ne naît pas esclave, on le devient par la volonté d’un maître qui a les moyens de l’imposer mais on le reste de sa propre volonté.

    La raison commande de se soumettre lorsque sa vie en dépend sauf si on décide que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue sous certaines conditions, alors on redevient libre.

    Spartacus a fait le choix de se battre jusqu’à la mort en infligeant le plus de dégâts possible à ses bourreaux dans un monde où l’esclavage était une institution.

    Mandela a résisté à des conditions de détention sauvages jusqu’à ce que les hasards de l’histoire amène à sa libération. Son marthyr, sa transfiguration et sa vie exemplaire font de lui un saint laïque, un héros glorieux de l’humanité. 

    D’autres, moins courageux, moins chanceux ou plus obscurs et quelque soit leur valeur en tant qu’humain, finissent comme des déchets oubliés dans la fosse commune de l’histoire.

    Reste à prendre conscience de ce que nous sommes.


    • silversamourai silversamourai 4 juillet 2013 12:54

      Les gladiateurs n’étaient pas des esclaves .


    • Daniel Roux Daniel Roux 4 juillet 2013 14:06

      @ silversamourai

      Tous les gladiateurs n’étaient pas des esclaves mais Spartacus était un esclave et un gladiateur d’origine thrace.

      Les samouraïs n’étaient pas stricto sensus des esclaves puisque leur asservissement était volontaire mais non moins total.


    • silversamourai silversamourai 6 juillet 2013 10:14

      La plupart d’entre eux sont des ingénus qui se sont engagés par choix ; il y a aussi des
       esclaves , qui ne sont pas là par simple obéissance, il y faut une vocation.

      Il était entendu qu’un gladiateur était « un homme courageux, fût-il un vaurien d’esclave
      que sa fougue irréfléchie a poussé à mépriser la mort ».

      Pour les samouraïs , tout à fait .
      J’aime bien Kikuchiyo , aussi je le gratifie de ce titre :)


    • Alpo47 Alpo47 4 juillet 2013 10:07

      L’instruction et la connaissance sont essentiels et pourtant ce n’est qu’une évolution, pas ce qui provoquera un changement de société.
      N’oublions pas les découvertes de la psychologie sociale, avec S.Milgram qui nous démontre le mécanisme d’obéissance effarant de la plupart d’entre nous, S.Ash qui découvre lui le besoin de se conformer à l’opinion majoritaire, Maslow qui nous parle des besoins fondamentaux des individus.
      S’ils sont encore inconnus du grand public, c’est la connaissance de ces mécanismes qui fait que les dirigeants ... nous emmènent là où ils veulent que nous allions. Et il ne sera pas simple de lutter contre ces processus, plus ou moins innés. En tout cas bien implantés en nous.

      Notons aussi l’utilisation, de plus en plus systématique de ce que l’on appelle « novlangue ». L’évolution de la communication pour faire passer la pilule de ce qui serait inacceptable sans elle. Et d’ailleurs, je pense qu’une avancée plus facile serait de décrypter constamment ce vocabulaire et le vrai message des dirigeants. Démasquer pour mettre à nu.

      D’autre part, nous savons bien que même un changement de paradigme, voire simple évolution, est d’abord initié par un petit groupe pro-actif, et que ce n’est qu’au moment où cette évolution, ou ces idées, atteignent un seuil qu’elles se répandent dans un nombre plus important d’individus. Jamais la totalité.

      Nous sommes actuellement dans une « course de vitesse » entre les dirigeants du système en place et les individus qui veulent s’émanciper et nous n’avons plus le temps d’envisager l’instruction des masses. L’avenir appartient encore aux « élites ». Souhaitons que celles qui sont au pouvoir soient remplacées par d’autres qui auront un projet de société bien différent que celui qui est en place. C’est à dire des individus qui auront d’abord évolué intérieurement et personnellement : Des élites « éclairées » .


      • Gabriel Gabriel 4 juillet 2013 10:30

        La culture et l’enseignement sont les fondamentaux de toute démocratie et les gages de liberté individuelle du citoyen. Cependant, sans éthique, sans contrôle et limite aux abus de ceux qui les maîtrisent et les détournent à leur seul profit, ils peuvent devenir pervers vis-à-vis de leurs contemporains.


        • Gandalf Claude Simon 5 juillet 2013 00:31

          Oui Gabriel, l’éducation ou instruction permet la capacité de l’individu, et donc l’exercice éclairé de la liberté. Sinon, l’exercice de sa liberté confine au crétinisme.

          Il n’est jamais contrepartie à la vertu que la perversité. Je ne vois pas pourquoi vous fourrez tout dans le même sac.

        • Gabriel Gabriel 5 juillet 2013 07:46

          Simon, je ne vois pas ce que vous entendez par « fourrez tout dans le même sac ». Dans la deuxième partie de mon propos je parle d’êtres ayant acquis un niveau de culture conséquent et qui s’en servent à mauvais escient d’où, ce besoin d’éthique, de limite et de contrôle. Quant à la perversité, si elle peut dégouter, méfiez vous l’excès de vertu peut écœurer…


        • Gandalf Claude Simon 5 juillet 2013 09:35

          Et par quel précepte ceux qui imposent l’éthique, les limites et le contrôle seraient plus vertueux que ceux qui agissent ? Leur faites-vous une confiance aveugle ?

          A moins que ce soit leur interaction qui permet d’éviter les abus ? Et s’ils sont de connivence ?
          Bref, vous ne résolvez rien, sans doute car il n’y a rien à résoudre.


        • Gabriel Gabriel 5 juillet 2013 12:06

          C’est là toute la difficulté mais, devenons rester sans rien faire ? Contrôle des politiques et des dirigeants par des jurys populaires issus de la société civile avec mandat renouvelable 2 x 6 mois et ayant pouvoir de destitution immédiat sur ces seigneurs si il est prouvé qu’ils ont menti, triché ou volé.


        • lulupipistrelle 4 juillet 2013 10:33

          L’instruction oui, mais à l’école de la république actuelle c’est plutôt le conditionnement des futurs esclaves.. ha,ha,ha... 

          De toute façon être instruit n’est pas une assurance contre la lâcheté. 

          • alinea Alinea 4 juillet 2013 12:08

            Il n’y a pas si longtemps le PC instruisait ! l’éducation populaire faisait flores dans les couches populaires justement !
            Et puis il y a eu la télé et le miroir aux alouettes de la consommation !
            Aujourd’hui, où s’instruire, pas à l’école ni à l’université en tout cas !
            Alors, soyons autodidactes, car il y a un sacré paquet de publications fort intéressantes.
            Mais que ça se généralise au point de changer les choses !! il est pieux le voeu !


            • Constant danslayreur 4 juillet 2013 12:45

              Ayé ma fortune est faite, je cours vendre ta trouvaille à qui de droit et je reviens

              Avec Louis Vuitton, la révoluiton est dans le sac smiley


            • alinea Alinea 4 juillet 2013 15:43

              Gordon, Constant ; j’ai pas vu ! Ça casserait de me dire ?


            • alinea Alinea 4 juillet 2013 12:51

              Parce qu’ils ont été instruits à bonne école, Gordon !  smiley


            • alinea Alinea 4 juillet 2013 13:18

              Bien évidement Gordon ; il faudrait être con de la part du pouvoir pour donner des bâtons pour se faire battre !!
              Je suis en train de réfléchir aux « bon élèves », et toute la plaie qu’ils transmettent : une infection généralisée !


            • escartefigue 4 juillet 2013 12:56

              chuis ni instruit ni indigné , comment je fais ?


              • Daniel Roux Daniel Roux 4 juillet 2013 14:11

                @ escartefigue

                Si on sait lire et écrire et qu’en plus, on sévit sur Agoravox, on est instruit.

                Après, on fait ce qu’on veut de cette instruction y compris écrire des blagues pour faire rire ses petits camarades.


              • escartefigue 4 juillet 2013 14:20

                MONSIEUR Roux 



                - Par ma foi, il y a plus de quarante ans que je dis de la prose, sans que j’en susse rien ; et je vous suis le plus obligé du monde, de m’avoir appris cela. Je voudrais donc lui mettre dans un billet :

                 Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour ; mais je voudrais que cela fût mis d’une manière galante ; que cela fût tourné gentiment.

                • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2013 14:28

                  Tout est une question de virgules bien placées, escartefigue.

                  Dis, dans ton jeu, as-tu du coeur ? smiley

                • escartefigue 4 juillet 2013 14:32

                  Vi monsieur L ’ Enfoiré 


                  j’ ai du coeur , je suis sur le carreau , ma femme me pique , et le trèfle
                  me botanique .

                • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2013 14:25

                  Bon article qui définit bien notre début du 21ème siècle.


                  « je ne crois pas en l’homme ... incapable de bouger pour ce rêve »
                  Une nouvelle génération est en marche, quelle sera ses options pour changer cela ? Faisons leur confiance sans preuve.

                  « Le peuple veut de la merde, qu’on lui donne de la merde à lire ! »
                  Tout à fait et Internet en fait partie, il faut bien l’avouer. Il n’en a rien cirer de vérifier ce qui se dit ou s’écrit. Pas le temps non plus.

                  « La révolution est l’essence de l’homme. »
                  Je dirais plutôt l’évolution, car les révolutions ne sont des fétus de pailles qui brûlent très vite.

                  Mais la devise reste « restons curieux ».
                   smiley


                  • escartefigue 4 juillet 2013 14:27

                    MONSIEUR Roux : Non, vous dis-je, je ne veux que ces seules paroles-là dans le billet ; mais tournées à la mode ; bien arrangées comme il faut. Je vous prie de me dire un peu, pour voir, les diverses manières dont on les peut mettre.

                    MAÎTRE Escartefigue : 


                    On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour. Ou bien : D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux. Ou bien : Vos yeux beaux d’amour me font, belle Marquise, mourir. Ou bien : Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d’amour me font. Ou bien : Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour.

                    MONSIEUR Roux  : 

                    Mais de toutes ces façons-là, laquelle est la meilleure ?

                    MAÎTRE Escartefigue  : 

                    Celle que vous avez dite :  Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour.

                    • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2013 14:30

                      Et si on disait, pour changer en plus plus moderne, 

                      Vos beaux yeux de Marquise font bander tous les poils de mon corps avant de penser à l’amour.
                       smiley

                    • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2013 14:33

                      Et comme dit Bernard « Ma remarque, est là pour m’Instruire et ne pas finir esclave »


                    • escartefigue 4 juillet 2013 14:34

                      en effet , ces vers sont de Victor Hérissé .


                    • escartefigue 4 juillet 2013 17:02

                      Amis chers , 


                      Vous venez de moinsser sieur Molière un des plus grands génies de la 
                      langue française , ce qui montre la vacuité  de votre esprit . 

                    • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2013 17:25

                      S’en rendent-ils compte ?

                      Ils ne lisent pas. Ils moinssent.
                      C’est comme pour ceux qui font une croix le jour du vote électorale. smiley

                    • Grandloup74 4 juillet 2013 14:34

                      C’est le problème de la « démocratie ». Les citoyens non instruits votent au radar, en fonction du bourrage de moule subi. Dans un pays peuplé de gens désinformés (ou trop peu intelligents pour aller chercher l’info ailleurs que dans les organes du pouvoirs) voire même de décérébrés, dans un tel pays donc, la « démocratie » ne représente forcément plus le bon sens et surtout pas l’intérêt du plus grand nombre. Nous vivons dans des dictatures du mensogne et de la désinformation. Puisque le peuple est trop bête pour savoir choiir les bons gouvernants, reste plus qu’à espérer un bon dictateur... Ce serait pas pire et pourrait être même mieux si ledit dictateur avait l’esprit d’un Jaurès, voire même d’un De Gaulle pourtant jugé si abusif à son époque... Notre pays vivait alors selon ses choix, traditions et intérêts du peuple et n’était pas une colonie de la CIA/NSA


                      • Vipère Vipère 4 juillet 2013 14:37

                        Bonjour à tous

                        On a beau être, éduqué, instruit, et autant que faire se peut informé !

                        Pour autant, le système mis en place et perpétué par les appareils du Pouvoir, nous aliène et paralyse toute velléité de rébellion efficace.

                        Nous ne sommes pas libres ou alors autant qu’une vache dans son pré carré qui regarde béatement, passer les trains des réformes sous sous nez, sans y prendre parti.

                        Lui demande-t-on seulement son avis ?


                        • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2013 16:24

                          Vipère,

                           Posséder l’information au moment où on l’a besoin est beaucoup plus intéressant que d’être instruit à fonds perdus dans un but hypothétique.
                           L’éducation contrairement à ce qu’on donne comme message à un jeune, c’est toute la vie qu’elle se passe et non pas bêtement pendant les premières années de la vie.
                           Des Bac +5 sans expérience, c’est comme posséder une charge pesante sur le dos, ne pas savoir quoi en faire, la perdre brin par brin, pour finir par la jeter devenue obsolète.
                           Les autodidactes peuvent vous en dire plus.
                           

                        • spartacus spartacus 4 juillet 2013 15:27

                          Instruisez vous est un slogan, je lui préférerai , « Prenez votre libre arbitre »

                          L’instruction ne vous libère pas de la sociologie de l’habitude.

                          Petite histoire :
                          En Russie, il a été fait une constatation par un prof responsable de l’économat de son établissement face à des étudiants « instruits »
                          Il souhaitait que les étudiants ferment le chauffage en sortant des classes pour éviter des dépenses indue pour son établissement

                          Il faut « peu d’instruction » pour comprendre l’utilité de fermer le chauffage et la clim en sortant d’une classe. 

                          Il a accroché sur les poignées des portes des 3 ailes de l’établissement 3 annonces différentes pour couper le chauffage. 
                          Les arguments utilisés dans l’aile N°1 : Économisez de l’argent. Dans l’aile N° 2 : Prenez soin de la planète. Dans l’aile N°3 : Soyez un bon citoyen.

                          Lequel de ces arguments a été le plus convaincant ? 



                          En fait, aucun. Personne ne prêta aucune attention aux annonces postées, et l’air conditionné les chauffages sont toujours restés allumé . 

                          Alors il changé l’appel avec une jolie phrase convaincante : "Vos voisins de l’autre aile font mieux que vous, ils ferment le chauffage en partant."

                          Les élèves ont répondu à l’appel, immédiatement.

                          Le mimétisme social est plus fort que l’instruction sur les changements comportementaux et idéologiques dans la société.

                          La plupart des gens sont d’accord pour faire quelque chose car ils sont en mimétisme. 

                          Les gens n’aiment pas admettre que l’influence des autres personnes est plus importante à faire changer les habitudes que l’instruction.


                          • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2013 16:11

                            Je ne sais si c’est le mimétisme social, je pencherais plus sur l’esprit de compétition, bien plus efficace.


                          • Vipère Vipère 4 juillet 2013 15:47

                            il faut « peu d’instruction » pour comprendre l’utilité de fermer le chauffage et la clim...

                            Si vous recevez directement la facture à régler, vous aurez tendance à avoir un comportement plus responsable.

                            Donc, plus que de mimétisme, ou de comportement grégaire, il s’agit de responsabilité ! Si tout le monde est responsable, en définitive, personne n’est responsable et personne n’ a de compte à rendre auprès de qui que ce soit.

                            Tandis que si vous nommiez un étudiant responsable (à tour de rôle) pour veiller à la coupure, il aurait à coeur de remplir son devoir auprès d’un référent désigné !

                            Ne pas perdre de vue


                            • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2013 16:14

                              La responsabilité ?

                              A mon avis, non.
                              Encore faut-il la définir, lui mettre des balises pour déterminer celle qui appartient à l’un ou à l’autre.
                              J’ai quelques exemples en stock smiley


                            • Vipère Vipère 4 juillet 2013 16:28

                              Enfoiré

                              Déballez vos articles, si ce ne sont pas des « rossignols », ils trouveront preneur, Mon bon Monsieur ! smiley


                            • Shawford Shawford42 4 juillet 2013 16:35

                               smiley smiley smiley


                              La vipère, toujours la première : c’est biblique... et c’est aussi sur AV now !

                            • L'enfoiré L’enfoiré 4 juillet 2013 17:17

                              Vipère,

                               Ce ne sont pas des billets, c’est plutôt des affaires privées que l’on constate au fur et à mesure.

                            • Vipère Vipère 4 juillet 2013 16:26

                              Oups !

                              ne pas perdre de vue... que l’instruction et la responsabilité ne sont pas de même nature !

                              1. La responsabilité

                              Fait de devoir répondre de ses actes ou de ceux de quelqu’un d’autre ou d’avoir à sa charge des décisions.

                              2. L’« instruction »,un terme lexical qui englobe plusieurs définitions selon un contexte donné.

                              Le mot « instruction vient du langage militaire, puis utilisé dans le langage administratif, synonyme de »circulaire« .

                              Dans le langage de procédure civil l’ »instruction« désigne une période durant laquelle le tribunal est saisi par le demandeur, à l’instance, sont ensuite échangées entre les parties ou les avocats, les pièces et les conclusions, l’instruction terminée, le tribunal tranche le litige.

                              L’instruction scolaire ou obligation scolaire quant à lui s’adresse à des enfants en âge d’être éduqué, afin de suivre un enseignement en la forme d’acquisitions de matières obligatoires, pré-définies, »le programme".

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