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Accueil du site > Actualités > Société > Interdire les expressions « Cas social » et « Cassos »

Interdire les expressions « Cas social » et « Cassos »

Hélas, l'expression deviendrait presque banale dans les conversations au supermarché ou pire dans le débat public.

De l'expression "les sans-dents" supposément employé par François Hollande aux stigmatisations implicites de certains partis politiques, l'expression "Cas Social" ou "Cassos" révèlent un aperçu du racisme social ordinaire. Mais qui vise-t-on ? Les plus pauvres ? Les profiteurs d'un système social dit avantageux ? Les chômeurs ? Les non-diplomés ?

Dans son livre intitulé "La peur du déclassement" Eric Maurin, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) apporte un début de réponse évoquant ce sentiment ressenti de peur du déclassement ou de déchéance sociale par l'ensemble de la société et notamment les classes moyennes et supérieures qui ont le plus à perdre. Thomas Guénolé, politologue et auteur de "La mondialisation Malheureuse" chez First explique également l'effritement de cette classe moyenne qui glissera peu à peu vers une perte de revenus. Pour reprendre Thomas Guénolé interviewée sur TV5 Monde, on passerait d'une société en losange avec une grosse classe moyenne, une petite minorité qui s'enrichit à une société en sablier en terme de concentration des richesses avec des riches qui accaparent beaucoup, une pauvreté qui s'entasse et une disparition des classes moyennes.

Cette expression de "Cas social" peu flatteuse pointe du doigt les inégalités. Ces inégalités croissantes dénotent une accélaration de cette violence verbale et morale.

Récemment ce sont plusieurs associations comme Emmaus, La Croix rouge française ou ATD-Quart Monde qui se sont élèvées pour stopper les idées reçues et les clichés à l'égard de la pauvreté. Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité dénonce cette instrumentalisation à des fins politiciennes.Car ce sont bien les pauvres que l'on vise.

Coluche dans une chanson peu connue ou volontairement peu diffusée du grand public aborde lui aussi la misère dans une émission télévisée :

"Je vous previens tout de suite ma chanson ne passe ni à la radio ni à la télévision car elle a quelque chose à dire"

"Misère, misère, c'est toujours sur les pauvres gens que tu t'acharnes obstinément"

"Misère, Misère, ce sera donc toujours des salauds qui nous boufferont le caviar sur le dos"

"Tu te fais l'ennemi des petits, tu te fais l'allié des pourris" 

Misère, misère ! Peut-être qu'un jour ton président, Sentant monter notre colère

Devant les peuples sans frontières, Alors il s'en mordra les dents !

Jean-Claude Guillebaud, journaliste média au Nouvel Observateur dans son article "La chasse aux pauvres" expliquait que cette stigmatisation se retrouve également dans le mobilier urbain et par la même occasion du fait de décisions poltiques. Bancs penchés ou séparés par une barre en fer pour éviter aux SDF de s'allonger, grillages sur pelouses ou rebord de fenêtres. Des mesures qui pourrait laisser penser à la légitimité de tels actes et donc à un refus de la pauvreté car elles émanent de nos élus politiques. A Reims dans les Grand Est, c'est une affiche sur la vitrine d'un Monoprix qui interdit aux clients de ce magasin de nourrir les SDF.

Où est passé le troisième homme du triumvirat de notre devise : la Fraternité ? Est-ce un concept obsolète ? Que penser de cette étude du CREDOC de 2009 "37% des personnes sondés estiment que les personnes qui vivent dans la pauvreté n'ont pas fait d'efforts pour s'en sortir' ? Cerise sur le gâteau cette émission de M6 "La rue des alloc's" car la rue des "cassos" n'aurait pas été validé par le CSA ! Cette émission qui se moque de la misère humaine en faisant appel aux sentiments des téléspectateurs curieux. On lève ou on baisse le pouce dans cette arène télévisuelle ?

Les candidats à l'élection présidentielle de 2017 confirmeront-ils cette tendance à faire peur aux français ? Car ce sont bien les hommes et les femmes politiques qui donnent la venette.

L'altruisme des français décline-t-il ? Sortez vos stylos, vous avez 4 heures !

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=8n9Jl6DGoEQ Coluche, chanson sur la misère

http://www.youtube.com/watch?v=K610KA2xyu4 Interview Thomas Guénolé sur la Mondialisation Malheureuse


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97 réactions à cet article    


  • France Républicaine et Souverainiste France Europe République 9 janvier 10:40

    L’auteur de l’article n’a jamais vécu en quartier populaire, donc elle ne connait pas cette pauvreté qu’elle défend, à condition qu’elle reste loin de son voisinage immédiat.


    Pour ceux qui ont eu affaire à des « cassos », c’est du tapage et des incivilités en tout genres, le refus de s’intégrer, l’égocentrisme, la paresse associée à la bêtise culturelle, les gosses livrés à eux-mêmes. Du coup les gens normaux fuient ces quartiers...
    Après, si c’est une question de lexique, le terme de parasites me parait plus approprié, et je sais de quoi je parle...

    ps : moi-même fils d’ouvrier, je n’ai pas de leçon d’humanisme à deux balles à recevoir.

    • Julie.Bey Julie.Bey 9 janvier 10:46
      @France Europe République
      Bonjour,
      Merci pour votre commentaire
      Loin de moi l’idée de donner des leçons
      Effectivement j’ai vécu dans un quartier très populaire à Hérouville Saint Clair dans le Calvados mais là n’est pas la question
      Je pense qu’effectivement nous n’avons pas la même définition de ce terme et c’est bien sur le racisme social que repose cet article.

    • mmbbb 9 janvier 11:04

      @France Europe République Je vous rejoins et vous approuve . J’ai eu a subir cette mixite sociale allez basta Ces gens la ne respecte rien . Des vrais connards pour la plupart On ne peut rien construire et mettre en commun Pres d’ Auchan a caluire un ensemble de d’immeubles pour des occupants dit « populaire » . Lorsque je passe devant le parking, celui ci est un dépotoir. Cela dénote la mentalité. Les sociologues désormais éludent toujours la réalité et se perdent dans des analyses, auparavant les quartiers des classes populaires etaient propres et au lycee nous ne pissions pas des les couloirs .


    • foufouille foufouille 9 janvier 13:15

      @France Europe République
      tous les pauvres n’habitent pas dans ces quartiers dont tu parles. endroit où ta police refusent de défendre les sans dents depuis trente ans.


    • V_Parlier V_Parlier 9 janvier 16:43

      @France Europe République
      En effet, « cassos » n’a rien à voir avec « sans dents ». Le cassos est le délinquant, celui qui se comporte en parasite et dont les pauvres sont les premières victimes car ils sont obligés de le côtoyer. « Cassos » sert simplement à éviter le terme « racaille » qui est étymologiquement inapproprié car il a pour racine le mot « race », ce qui laisse libre cours à des interprétations hasardeuses. « Cassos » est justement neutre et s’en tient aux faits. Promouvoir l’interdiction de ce mot est donc une tentative de plus d’empêcher les gens de réagir face aux malfaisants. Une fois de plus en Boboland.


    • Sozenz 9 janvier 17:17

      @Julie.Bey
      bonjour pourriez vous changer le mot de votre phrase :
      c’est bien sur le racisme social que repose cet article.
      ce mot se « trimbale » sur toute les langues , on en use on en abuse .
      car si jre comprends bien votre phrase , il y a la race , du sdf , la race du très pauvre , la race ouvrière , la race cadre , la race des bobos donc il va y avoir les races de couleurs , d ethnies , de classe ,
       De portage de telle ou telle petite culotte aussi ?


    • anomail 9 janvier 19:16

      @V_Parlier

      D’accord à 100% avec ça, les revenus ne font pas grand chose à l’affaire.

      J’ai des tas d’amis cultivés et respectables qui rament encore plus que moi pour boucler leurs mois.

      Pour moi le terme cassos évoque le parasitage par manque de respect et colonisation de votre espace vital. Le type de faune avec laquelle lorsque vous ne pouvez jamais être tranquille chez vous.

      Ceux qui vous réveillent à 2h du matin en klaxonnant en pleine rue pour dire au revoir à ses potes de beuverie, qui laisse ses gosses obèses crier dans le jardin mitoyen jusqu’à minuit, qui tond la pelouse tôt le dimanche, qui clope devant le garage et vous envoie la fumée, qui ne vit que pour sa voiture (une merco/audi/bmw), qu’il s’est payé au lieu d’essayer des sortir ses gosses et de les nourrir sainement, qui la lave tous les deux jours en mettant la radio à fond et qui hurle des gros mots sur ses gosses dès qu’ils s’en approchent.

      Ou alors y’a la version djeun’s à fumette, ceux de l’appartement du dessous qui laissent régulièrement traîner leurs molosses dans la cour commune au lieu de les promener, vous inspirant la crainte lorsque vous voulez sortir de chez vous. Molosses qui par ailleurs on fini par tuer mon chat en faisant irruption dans mon appartement un jour où j’ai oublié de fermer la porte à clé.

      Des méfaits et de l’irrespect de ces gens-là j’en ai encore une liste longue comme le bras. Avec eux on frise le fait divers plusieurs fois par ans.

      Je précise que la faune que je décris ici est bien franchouillarde, et totalement immunisée contre les représentants de l’ordre.


    • Bartneski bartneski 10 janvier 01:11

      @France Europe République


      Hé ho !!! Sur un autre ton l’ouvrier. Je dis « ouvrier » pour te juger tel que tu le fais avec les pauvres.

      Ce que tu décris je le connais. Je le vis au quotidien moi aussi. Toi, « gens normal », pourquoi tant de haine devant ton problème à résoudre ? Poses toi les bonnes questions au lieu d’avoir la haine de ne pas avoir de réponse. Par exemple, est-ce que ça a toujours été comme ça ? Depuis quand est-ce comme ça ? Pourquoi est-ce comme ça ? Que peut-on faire pour changer ça ?

      Je suis c’accord avec toi, c’est insupportable D’ailleurs je ne le supporte plus. Mais au lieu de gueuler en montrant du doigt, j’essaie de comprendre pourquoi il y a de plus en plus de pauvres et de non-productifs dans ce fichu pays ? Et comment faudrait -y faire pour qu’ça change nom d’une pipe ?

      T’as une idée l’ouvrier ?

    • Jeff84 10 janvier 05:30

      @anomail

      « Je précise que la faune que je décris ici est bien franchouillarde »

      Ah, voila, premier cas dans cet article et ses commentaires de vrai racisme. « les cas sociaux sont tous d’origine française », c’est raciste. Rien à voir avec ce soit-disant « racisme social » imaginaire.

    • Jeff84 10 janvier 05:48

      @bartneski
      Il suffit de se documenter sur l’évolution historique de ce que vous voulez corriger.

      Par exemple, quand le chômage structurel de masse est-il apparu ? C’était sous Mitterand. 4% à 11% en 5 ans.
      Pour les inégalités, vous avez le coefficient de Gini. Plus il est bas, moins il y a d’inégalités de revenu. Il baissait de manière importante entre la fin de la guerre et 1981, où il a arreté de baisser.
      Etc.

      Sinon, vous avez les comparaisons avec d’autres pays. Par exemple, à 100 km de chez moi il y a la Suisse, où le salaire moyen est plus de deux fois plus élevé qu’en France, et où il n’y a pas de chômage structurel. Vous savez, ceux qui ont rejeté massivement la création d’un salaire minimum, où un patron peut licencier qui il veut quand il veut, et où le code du travail est 16 fois moins épais que chez nous.

      Enfin, l’important, c’est de se baser sur les faits. Jamais sur des raisonnements, qui sont presque toujours foireux car la réalité est beaucoup trop compliquée.

    • Albert123 10 janvier 12:40

      @Julie.Bey


      interdire les expressions « cas social » et « cassos »

      face à une telle injonction le meilleur choix reste donc de les employer encore plus.

      plus les censeurs s’efforceront de javelliser le langage plus ils trouveront des gens pour les renvoyer dans les cordes.

      Et c’est bien avec votre logique de « touche pas à mon pote » qui s’indigne pour tout mais surtout pour n’importe quoi qu’on appauvrie une langue , une culture et toute la richesse folklorique qui va avec

      Si le citoyen du monde bien bobo n’a que cette logique de censure pour ne pas percevoir la violence du monde qu’il contribue allègrement à mettre en place il peut aussi se pendre et foutre la paix aux autres qui vivront très bien sans sa moraline à 4 sous.

    • Anarckia 10 janvier 17:02

      @France Europe Rpublique je connais l’auteure de cette article, elle a effectivement vcu dans un quartier trs populaire de la banlieue de Caen. Il n’est pas ncessaire d’affirmer des informations que vous ne connaissez pas pour argumenter votre discours.


    • pemile pemile 9 janvier 10:58

      Dans la pratique, un cas social, une personne dont s’occupe un service social, cela touche toute les couches sociales. Dans les ordonnances 45 de la PJJ, il y a aussi du gamin de familles bourgeoises !


      • kalachnikov lermontov 9 janvier 11:26

        @ pemile

        Un cas social est en fait celui d’une personne qui ne peut s’insérer dans la communauté du fait de diverses problématiques.

        Récemment, sous le coup de la démagogie, cette définition a changé. Ainsi, autrefois, si l’individu ne pouvait s’insérer, c’était du fait de problèmes qu’il subissait et que l’on tentait de résoudre via des politiques (l’illettrisme, par exemple). Aujourd’hui, en fait, l’individu est tenu responsable de sa propre situation et il n’a qu’à s’en prendre à lui-même (exemple typique : le chômeur ne trouve pas d’emploi parce qu’il est feignant).

        Cela s’appelle culpabilisation et évidemment celui-là est choisi comme bouc-émissaire par toute une société qui ne veut pas endosser de façon collective sa propre faillite.


      • V_Parlier V_Parlier 9 janvier 16:46

        @lermontov
        Si on n’interdisait et ne galvaudait pas tous les mots utilisés pour désigner les délinquants impunis qui sévissent régulièrement dans leur entourage, ce mot « cas social » n’aurait pas eu besoin de changer de sens. Maintenant il faut s’adapter, c’est comme ça.


      • Sozenz 9 janvier 17:25

        @pemile
        c est bien de remettre à sa place le terme ... Merci

        quand nous aurons fini de tout dévier .
        Même celui qui a trois sous de plus en poche que les autres , n a même plus le droit d avoir des idées écolo ou humaines sans se faire traiter de bobo par exemple .

        plus personne ne fait la démarche d aller jusqu ’ au bout d un terme ,
        ils ne savent pas appeler un chat un chat . et déforment tous les mots .


      • leypanou 9 janvier 11:44

        Bancs penchés ou séparés par une barre en fer pour éviter aux SDF de s’allonger, grillages sur pelouses ou rebord de fenêtres. Des mesures qui pourrait laisser penser à la légitimité de tels actes et donc à un refus de la pauvreté : ah oui, sous prétexte qu’on est pauvre ou SDF, on peut fumer sur un quai de métro, ch.er ou pisser dans le métro, empester le métro ou le bus, etc, etc ?

        Et en vertu de quoi le citoyen lambda doit-il supporter les comportements de personnes pareilles dont il n’est pas directement responsable des conditions ?

        Qu’il y ait des pauvres dans une société essentiellement riche est certainement inadmissible mais être pauvre ne veut pas dire s’autoriser tout ce qu’on veut, et en particulier déranger les autres et n’en faire qu’à sa tête.


        • kalachnikov lermontov 9 janvier 11:54

          @ leypanou

          Les riches, quant à eux, sont polis et civils ; ils ne font jamais d’excès de vitesse.

          Il y a une différence entre le fait de cracher et le fait d’avoir une hygiène déplorable ; le premier cas, une incivilité, est du ressort de la responsabilité de l’individu, cela relève du comportemental. Dans le deuxième cas, si l’individu sdf n’a pas accès à l’eau et à certaines commodités, si la politique menée en la matière est inexistante, faible, qu’y peut-il ? Et ce point est de ton ressort puisque en tant que citoyen tu as le droit de vote.


        • leypanou 9 janvier 12:20

          @lermontov
          Les riches, quant à eux, sont polis et civils ; ils ne font jamais d’excès de vitesse. : je n’ai jamais dit çà et encore moins le penser.

          Quant au reste du commentaire, je suis 100% d’accord.


        • kalachnikov lermontov 9 janvier 12:24

          @ leypanou

          Et puisque j’ai été un temps sdf :

          concrètement, j’allais dans un endroit où pour 150/200 sdf il y a deux douches et une machine à laver. Les produits d’hygiène sont à ta charge, naturellement. L’endroit n’est pas ouvert 24/24 et de surcroît du fait de son exiguité, accueille le ’public’ au compte-goutte. L’endroit est évidemment excentré, pour ne pas effrayer les citoyens lambda dans ton genre.

          Là-dessus, parmi les sdf, il ya différentes problématiques. Des pathologie psychiatriques lourdes ; ou bien des problèmes d’addiction. Etc.

          Et puis, supporter le froid, la pluie, le chaud. La violence. L’oisiveté. La solitude. C’est beaucoup pour un homme.

          A cela, tu peux rajouter les belles marques de fraternité qui viennent des gens propres comme toi.


        • leypanou 9 janvier 12:41

          @lermontov
          A cela, tu peux rajouter les belles marques de fraternité qui viennent des gens propres comme toi. : si tu veux mon avis, un pays aussi riche comme la France ne devrait avoir aucun SDF.

          Et le fait que les SDF existent est déjà un scandale en soi et la manière dont ils sont traités encore pire (être obligés de partir à 7h du matin ou quelque chose comme çà, etc, etc).

          Mais cela va nous amener à parler du système capitaliste où on vit, ce qui n’est pas l’objet de l’article.


        • kalachnikov lermontov 9 janvier 12:50

          @ leypanou

          J’avais écrit le message précédent sans lire le tien et ne voulais pas me montrer agressif naturellement.

          Il y a un point qu’on occulte aussi : c’est que le cas social, dans la véritable acceptation du terme comme dans celle démagogique, est un individu dépolitisé, incapable de se fédérer, et est par conséquent à la merci de celui qui a la puissance (Etat, citoyen encore concerné, etc).


        • rocla+ rocla+ 9 janvier 12:10

          Le cas sauce  c’ est quand yu fais une escalope à la crème , les sucs 

          de la viande mélangés à la crème  ça fait le cas sauce . 

          Sinon , t’ as , au choix le cas Simir , le cas Tastrophe  et le cas Rambar .

          • sleeping-zombie 9 janvier 13:43

            Hello,

            C’est bien gentil de vouloir interdire une expression, mais inutile si cette expression traduit une certaine réalité et qu’on ne propose aucun remplacement.

            Par exemple, j’ai quelqu’un dans mon quartier qui vit dehors. Ayant un appart chauffé, et de quoi bouffer, mais passant toutes ses soirées sur le trottoir, sur le parvis de l’épicerie du coin qui vend les bières.

            Les lecteurs qui savent de quoi je parle devinent aisément que
            1. je ne vis pas chez les riches
            2. l’individu qui me sert d’exemple est de sexe masculin
            3. il a un chien, sur lequel il crie régulièrement

            Je souligne ces 3 points, parce que si on peut les deviner, c’est pas par hasard. C’est une forme de réalité. Une façon de catégoriser plus ou moins efficace.
            Je l’appelle « cassos » comme d’autres l’appellerai « punk-à-chien ». Mais il a pas de piercing ou de coiffure-a-la-con, donc je l’appelle cassos.

            Je suis pas certain que ce soit du racisme anti-pauvre, parce que le cassos en question n’est pas particulièrement plus pauvre que ses voisins, lesquels ne l’aiment pas non plus.

            Tout ça pour dire, quand tu écris
            Cette expression de « Cas social » peu flatteuse pointe du doigt les inégalités.
            Je pense qu’il faut peut-être distinguer le sens de l’expression, selon son emetteur. « Cas social » dans la bouche de JF Copé n’a peut-être pas le même sens que dans la bouche d’un smicard parlant d’un punk-a-chien...


            • sleeping-zombie 9 janvier 13:45

              @sleeping-zombie
              Oh, et j’oubliais... Je veux bien arrêter d’utiliser l’expression « cas social », mais alors qu’est-ce que je dois dire pour parler des gens-qui-gueulent-qui-crachent-qui-pissent-contre-les-murs-etc...
              « pauvre » ? mais l’immense majorité des pauvres savent vivre en société...


            • rocla+ rocla+ 9 janvier 13:52

              Pour moi le cassos  c ’est le mec qui a pratiquement jamais cotisé

              qui est au RAS CMU etc.... et qui passe son temps à critiquer la société 
              grâce à laquelle il survit .

              Un genre d’ intégral connard ne servant à rien . 

              • foufouille foufouille 9 janvier 17:42

                @rocla+
                beaucoup comme toi, donc.
                surtout le déficit de ton RSI depuis quarante ans comme la MSA.


              • rocla+ rocla+ 9 janvier 18:33

                Pour moi le cassos c ’est le mec qui a pratiquement jamais cotisé

                qui est au RAS CMU etc.... et qui passe son temps à critiquer la société 
                grâce à laquelle il survit .

                Un genre d’ intégral connard ne servant à rien . 

              • foufouille foufouille 9 janvier 20:29

                @rocla+
                ben comme toi.
                la retraite moyenne du cassos RSI est de 600€ donc chaque cotisant RSI doit cotiser juste 600 pour sa retraite. vu que tu as un cotisant pour un retraité.
                c’est pas le cas donc tu es cassos.


              • rocla+ rocla+ 9 janvier 20:30

                Pour moi le cassos c ’est le mec qui a pratiquement jamais cotisé

                qui est au RAS CMU etc.... et qui passe son temps à critiquer la société 
                grâce à laquelle il survit .

                Un genre d’ intégral connard ne servant à rien . 

              • kalachnikov lermontov 9 janvier 21:19

                @ rocla+

                Tu te trompes. Il te sert de miroir et c’est grâce à lui que tu trouves sens à la vie et supporte de vivre.


              • Jeff84 10 janvier 06:27

                @lermontov
                Tout le monde n’est pas comme vous, jaloux ou voulant se sentir supérieur aux autres.


                Les gens normaux sont heureux quand ils voient quelqu’un de plus riche qu’eux, et malheureux quand ils voient quelqu’un de plus pauvre. C’est pour ça qu’ils donnent de l’argent aux restos du coeur, par exemple. Parce que ça les rend heureux de faire quelque chose pour eux.

              • rocla+ rocla+ 10 janvier 08:15

                @lermontov


                Pour moi le cassos c ’est le mec qui a pratiquement jamais cotisé

                qui est au RAS CMU etc.... et qui passe son temps à critiquer la société 
                grâce à laquelle il survit .

                Un genre d’ intégral connard ne servant à rien . 


              • kalachnikov lermontov 10 janvier 11:00

                @ Jeff84

                La doctrine que tu exposes, c’est celle du capitalisme dit compassionnel, vantée par Reagan, Bush, etc. L’Etat ne doit pas se préoccuper de la solidarité, c’est une affaire privée. Et derrière ta belle onction, on trouve quoi ? Instrumentalisation du plus démuni, du désocialisé, de celui qui n’a plus voix au chapitre, qu’on n’entend pas, qu’on n’écoute plus et n’écoutera jamais ; cheval de Troie pour supprimer l’Education, la Santé, etc. Et pas même par idéologie mais par cupidité, que tu paie moins d’impôts ou plus du tout. Un peu, quand même, pour entretenir la flicaille qui te protègera, toi et ta richesse misérable, de la haine de la foule des gueux.

                Je n’ai aucune envie, j’ai juste des valeurs ; pour moi, un type qui s’en prend à plus faible, c’est un vaurien ; il peut s’habiller chicos, faire bruisser des liasses dans sa main, avoir une carte de visite à rallonge, c’est un vaurien. Je ne me sens pas supérieur aux vauriens, cela signifierait que je leur accorde une quelconque dignité (parité). Je les méprise, tout simplement.

                Bonne journée, frère.


              • Jeff84 11 janvier 07:59

                @lermontov
                En effet, la solidarité ne peut être que volontaire. Si elle est contrainte par l’Etat, ce n’est pas de la solidarité. Comme le viol n’est pas de l’amour parce qu’il est contraint.


                Instrumentalisation du plus démuni, c’est exactement ce que vous faites, vous les socialistes. La plupart des démunis que je connais ne veulent pas prendre l’argent des riches, ils veulent s’en sortir par eux-mêmes, ou juste vivre peinard en dépensant peu (comme moi, en fait).

                Nous ne voulons pas supprimer l’éducation et la santé, juste qu’elle soit gérée par le privé.

                « misérable richesse ». Elle n’a rien de misérable quand elle est gagnée honnêtement. Mais quand on veut noyer son chien (ou ici, voler celui du voisin), on prétend qu’il a la rage.

                Oui, quelqu’un qui s’en prend à plus faible est un vaurien. Heureusement que ce n’est pas mon cas où celui de ceux que je défends. Par contre, c’est le votre. Enfin, à moins nombreux (ce qui est la même chose dans une démocratie), pour voter des mesures au mépris de l’égalité devant la loi, que la constitution est censée défendre.

              • kalachnikov lermontov 11 janvier 09:07

                @ Jeff84

                Cher frère,

                non sans malice, tu entretiens la confusion entre deux notions : celle de charité et celle de solidarité qui est d’ordre collectif. Cette dernière ne repose pas sur la volonté individuelle et arbitraire mais découle de l’adhésion éclairée à ce que l’on appelle le contrat social, contrat implicite qui lie de façon égale tous les individus entre eux en vue d’incarner une nation, l’Etat étant constitué et chargé de garantir et faire respecter ce pacte implicite. La Fraternité étant l’esprit tutélaire veillant sur ce pacte, détrompe-toi : lorsque l’un trébuche, tous accourent afin de lui venir en secours de façon inconditionnelle, animés par une volonté une et indivisible ; on n’attend pas que l’un du haut de sa sensibilité particulière ait enfin pitié de l’autre.

                Espérant t’avoir dessillé, je te souhaite une bonne et agréable journée, cher frère. Vive la République ! Vive la France !


              • Jeff84 12 janvier 07:21

                @lermontov

                Pas du tout. Je n’ai jamais parlé de charité individuelle. C’est vous, justement, qui faites une confusion, en raison du biais idéologique que je vais essayer de vous illustrer ci-après. Encore que, je le crains, il soit très fortement ancré, puisque vous refusez depuis 3 messages d’aborder ce point pourtant primordial.

                Prenez 4 « frères » (d’après votre définition) qui m’accostent dans la rue pour me proposer leur contrat social selon lequel je dois tout leur donner sinon ils m’explosent les rotules. Suis-je libre de refuser ? Non, bien entendu. Ce n’est donc pas un contrat, dont l’élément principal est le consentement.

                Si votre contrat social était un véritable contrat, je serais totalement d’accord, et même, j’y adhèrerais puisqu’il ne comporterait pas de violence. C’est la différence entre un gars qui vient me demander de l’argent, et un autre qui me braque avec un pistolet. Je suis quelqu’un de très généreux, mais pas envers quelqu’un qui veut me voler ou me tuer.

                Oui, si une personne trébuche, je suis d’accord pour que tous ce qui peuvent le faire accourent à son aide. Tant que cette aide est volontaire. Sinon, vous remplaçez la bonté par le ressentiment.

                Mais en l’espèce, je ne suis pas libre de le refuser, votre « contrat social » qui n’est pas un contrat. Sans me déraciner et abandonner tout ce que j’ai, bien entendu.

              • kalachnikov lermontov 12 janvier 09:08

                @ Jeff84

                Salut.

                Il faut distinguer deux notions distinctes : le consentement et l’adhésion. Les deux peuvent être exprimés sous le terme de ’volonté’ mais sont différents par nature : l’un est volonté passive et l’autre volonté active.

                Les termes du contrat social, ou plutôt son esprit, sont exprimés dans la DDHC 1789, ce pourquoi il est écrit en préambule :

                "Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous."

                Prenons la situation actuelle : y a-t’il malheur public ? les gouvernements sont-ils corrompus* ?(*pas au sens ’achetés’ mais ’faisant des choses manifestement contraires à l’interêt général’.)
                La cause de cette situation détestable est donnée : ignorance, mépris ou oubli des droits de l’Homme (qui sont exposés ensuite dans la déclaration).

                Dans ce préambule est également défini ce qu’est la République : humaniste. Les droits sont dits naturels, inviolables et sacrés. Par ce mot de ’naturel’, on ne veut pas dire que ces droits (et devoirs, qui sont implicites) procèdent de la nature physique mais que si l’on recherche l’Harmonie, la Concorde entre les hommes (=le bonheur de tous), ils ne sauraient y en avoir d’autres, et que c’est en cela qu’ils sont inviolables et sacrés.

                Tu peux tout à fait ne pas consentir mais concrètement cela signifie que tu ne souhaites pas la Concorde et ne travaillera pas pour elle, au contraire lui nuira, et qu’à ce titre tu es un ennemi du Peuple, un contre révolutionnaire, une vipère que la République a nourri en son sein.

                Conséquemment, qu’en vue du Salut Public, il conviendrait de passer au fil de la guillotine. C’aurait été le cas en 1793.


              • Jeff84 13 janvier 06:52

                @lermontov
                Oh oui, je soutiendrais sans problème un régime qui respecterait la DDHC de 1789. C’est même LE texte fondamental du libéralisme. Nous sommes, après tout, des intégristes de la DDHC 1789.


                Le problème, c’est que pas un seul de ses articles n’est respecté par le gouvernement actuel. Pas un seul.

                Notamment, puisque vous en parlez, nos droits naturels (liberté, égalité devant la loi, propriété, sûreté, résistance à l’oppression), sont constamment violés, et remplacés par de faux droits, comme le droit au logement, le droit à la santé, etc, avec lesquels ils sont en contradiction.

                Mais pour en revenir au sujet de l’adhésion, les adhérents d’une constitution reconnaissent pleinement le droit à ceux qui ne veulent pas y adhérer, de le faire. Sinon, il ne s’agit plus d’une adhésion, mais d’une obligation. La punition pour cela n’est en aucun cas la guillotine, c’est absolument intolérant (et digne d’un monstre comme Robespierre), mais juste le fait d’être en dehors de la Nation, dont la définition est un ensemble de personnes, et nullement une région géographique. Donc, de ne pas être défendu par ses adhérents.

                Donc nous, qui rejetons cette « nouvelle constitution » qui respecte le droit au logement et non le droit à la propriété, le droit à la santé et non l’égalité devant la loi, qui n’assure pas notre sûreté (les budgets de l’armée, de la police et de la justice représentent environ 5% du budget total), etc, devrions être libre de quitter votre Nation, et donc de ne pas être soumis à ses lois, mais à celles de la DDHC 1789, à laquelle nous adhérons complètement.

              • Rincevent Rincevent 9 janvier 15:39

                ce sentiment ressenti de peur du déclassement ou de déchéance sociale par l’ensemble de la société et notamment les classes moyennes et supérieures qui ont le plus à perdre. Le vieux clodo ou le punk à chien ne nous interpellent pas vraiment. On a (hélas) pris l’habitude de les voir et puis, trop caricaturaux, trop différents de nous… Maintenant, on commence à en voir d’autres plus « dérangeants » : plus calmes, un air résigné, honteux même, le regard au sol, des vêtements propres (merci Emmaüs), aux alentours de la cinquantaine. Ceux-là, on devine bien qu’ils n’ont pas toujours été à la rue et que ce qui les a amené là, pourrait peut-être nous arriver, que ce soit le chômage, une séparation, une addiction ou les trois à la fois, l’un entrainant l’autre.

                L’ascenseur social est non seulement en panne, mais il aurait tendance à redescendre doucement et ça, les classes moyennes le ressentent. Cela les fera t-elle bouger ? Pas sûr, la recette de la cuisson du homard, qui recommande de monter doucement la température de l’eau pour qu’il ne réagisse pas brutalement en s’échappant de la casserole fonctionne toujours…

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