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Accueil du site > Actualités > Société > Interdits d’enfants, un livre au contenu inconnu

Interdits d’enfants, un livre au contenu inconnu

Le début de l’été a vu une vague médiatique sur la question dite des mères porteuses. Mais les media n’ont pratiquement pas cherché à comprendre son origine. Le livre Interdits d’enfants (Editions Michalon) a été maintes fois cité, mais quasiment aucun article n’en précise le contenu. Pourtant, sa lecture nous donne l’explication de la genèse de ce débat de société.

Sylvie et Dominique Mennesson sont les symboles malgré eux des révolutions familiales contemporaines. En 1998, après avoir découvert l’infertilité de Sylvie, ce couple décide de devenir parents grâce à une mère porteuse. Cette « grossesse par procuration » étant illégale dans notre pays, ils choisissent de se rendre en Californie, un État américain précurseur en matière de gestation pour autrui (GPA). Après trois ans d’attente et d’espoirs déçus, Mary, leur gestatrice, donne naissance à deux superbes jumelles, Isa et Léa. Sylvie et Dominique sont enfin parents.
Mais, en France, cette filiation est contestée et leurs filles se retrouvent comme des sans-papiers, enfants de personne. Le couple va devoir affronter sans relâche la justice française pour être reconnu comme le père et la mère de leurs propres filles. Leur combat, soutenu par des personnalités telles qu’Elisabeth Badinter, Geneviève Delaisi de Parseval ou le professeur François Olivennes, va ébranler bien des certitudes et relancer le débat sur la bioéthique.

Interdits d’enfants, l’histoire bouleversante d’une famille trop extraordinaire pour notre société et une réflexion intime sur les nouvelles formes de parenté.

N’est-ce pas fondamentalement et simplement une nouvelle façon de faire des bébés ? Quand il n’existe pas d’autre possibilité ? Qui peut se permettre de frapper du tampon de la mauvaise parentalité des familles somme toute parfaitement normales ? A quel titre ? Ainsi, après sept ans d’enfer judiciaire, la France a reconnu un droit élémentaire : celui d’être les parents de ses enfant. Cette décision a priori ordinaire - quoi de plus « naturel » que la parenté ? - représente en réalité une immense avancée pour des milliers d’hommes et de femmes infertiles. La législation française, à la différence de celles de nos voisins et de grands pays occidentaux, interdit, voire punit, le recours à une mère porteuse. Toutefois, l’horizon n’est pas encore dégagé, l’avocat général de la cour d’appel de Paris, représentant du ministère public, ayant déposé un pourvoi en cassation. La plus haute juri­diction devrait rendre son arrêt en plein débat sur la révision des lois dites de bioéthiques. Ses magistrats considéreront-ils que le statut de « parents » de cette famille est conforme à la loi ? Mais, qu’est-ce qu’être parents ? C’est la question fondamentale que pose ce livre. Dans le débat public, des journalistes, des magistrats, des « spécialistes » distribuent parfois les titres de « père » ou de « mère » sans véritable réflexion préalable et surtout sans se mettre à la place des enfants. Ne méritent-ils pas simplement que l’on respecte leur situation familiale ? Ainsi, une journaliste a écrit qu’un enfant pouvait avoir jusqu’à cinq parents si on comptait : les deux personnes qui les élèvent, la donneuse d’ovules, le donneur de sperme et la mère porteuse. N’est-ce pas un peu abusif , et dénué de toute réalité sociale ?
Sans fard ni tabou, à l’opposé de la pensée unique, c’est une réflexion profonde sur la famille et une mise en abyme de certaines croyances que propose le livre Interdits d’enfants.


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24 réactions à cet article    


  • jpb jpb 13 septembre 2008 14:50

    Les médias ont tendance à surfer sur l’écume des jours, et c’est au citoyen de base de s’informer plus en avant. Ce livre est bien écrit, et permet de se rendre compte du parcours du combattant pour certaines personnes d’arriver à être parents, et d’assumer ainsi le renouvellement des génération. À travers l’histoire de Dominique et de Sylvie, on se rend compte qu’on leur a mis constamment des bâtons dans les roues, par stupidité, sans tenter de mettre en perspective leur désir avec le réel dans lequel ils se débattaient. C’est au final un livre d’espoir.

    La liberté ne peut s’exprimer que dans un cadre que fixe la loi, encoie faut-il que la loi soit définie dans ces cas particuliers pour ne pas laisser les dérives s’installer. La GPA pose une nouvelle frontière à l’expression de l’autonomie, elle vise à permettre d’améliorer le bien-être des personnes qui y ont recours.


    • Internaute Internaute 13 septembre 2008 16:19

      Le désir d’enfant est un joli mot pour une régression moyen-âgeuse, la vente d’enfant.

      Pour masquer la vérité on commence par tordre les mots, mettant des adjectifs aux noms communs qui n’en n’ont pas besoin afin d’en diminuer la signification dans l’esprit du public. Ainsi on parle maintenant de "mère porteuse" ou de "mère biologique". Le mot mère se suffit à lui-même. Est mère la femme qui accouche. Celle que vous appelez mère, sans adjectif, avec semble-t-il beaucoup de respect n’est en fait qu’une "mère cliente", "mère acheteuse", "marâtre" ou au mieux "mère adoptive". C’est une insulte à toute les mères que de leur infliger l’adjectif "biologique" ou "porteuse". 
      Cette technique de manipulation est connue. On la retrouve aussi dans le mot "français" où l’on fait exprès de distinguer les "français de souche" alors que ce sont les autres qui méritent le complément "de complaisance" ou " d’adoption".

      Le commerce des enfants devrait être strictement interdit, sous toutes ses formes. Qu’une femme puisse accoucher et donner son enfant à une autre nous ramène à l’obscurantisme du 12eme siècle. Si elle le fait pour de l’argent il s’agit d’une forme nouvelle de prostitution, la femme louant au client la partie haute de son sexe au lieu de louer la partie basse. Je n’y vois aucune avancée de l’humanité, bien au contraire. A partir du moment ou la filiation passe dans le domaine commercial il faut s’attendre à l’application par un juge de la clause du code civil sur les vices cachés au cas où l’enfant est atteint d’une maladie grave qui se déclare quelques mois aprés son achat. Est-ce que le noble couple va le mettre à la poubelle comme un jouet en panne ou va-t-il réclamer l’application d’une garantie et la reprise par la mère avec remboursment des frais occasionés ? 

      Certains ont été choqués par l’annulation d’un mariage pour cause de non virginté. Je vous laisse imaginer ce qui nous attend comme jugements insupportables si on continue dans la voie du commerce des enfants.

      Un couple stérile doit accepter son état. Les enfants à venir n’ont pas à souffrir de leurs misères. Les enfants ne sont pas des biens marchands, des petits chiens qu’on achète à la ménagerie du coin pour satisfaire ses manques affectifs.

      Cela nous ramène à la loi de bio-éthique en préparation. A force de rentrer dans les détails de la bio-génétique on en oublie l’essentiel. Nos sénateurs n’ayant plus de repères on peut redouter le pire.


    • Bois-Guisbert 14 septembre 2008 00:46
      Vous omettez, Internaute, un des principes fondamentaux sur lesquels repose notre non-société du n’importe quoi  : « J’ai envie, donc j’ai le droit !  »
       
      Que ce soient les couples stériles, les paires homosexuelles, les femmes qui n’ont pas envie de se faire ch… avec une grossesse* ou finalement n’importe qui, du moment que l’envie d’enfant est là, le droit de l’avoir doit impérativement suivre.
       
      Et sans être obligé d’aller acheter, dans le tiers monde, un primitif dont l’hérédité incertaine peut transformer l’acquisition en véritable cauchemar, non compensé par le service après-vente.
       
      * Aux conséquences forcément non maîtrisables, malaises, prise de poids, vergetures, dépression nerveuse, accouchement difficile, j’en passe…
       

    • dupual 14 septembre 2008 08:15

      @bois,
      Un couple d’amis en désir de l’enfant idéalisé à n’importe quel prix (je veux = j’ai droit = je l’aurai...) après avoir multiplié les marathons des fiv... s’est acheté un bébé du tiers-monde (Brésil)... iIs ont cru que l’envie d’enfant et l’amour prodigué transformerait leur vie en paradis.... lls vivent tous un enfer ! L’enfant a 17 ans aujourd’hui, il est très violent, souffre de troubles psychologiques disent pudiquement les parents.. (instabilité, irritabilité, transgression des interdits) . il a déjà fait un séjour dans ces nouvelles institutions pour mineurs. Bref la greffe n’a pas prise, et un boulet de plus pour la société !

      On oublie un peu vite qu’un enfant n’est pas un cadeau  ! Un gadget faire-valoir ou un pansement pour satisfaire les failles des adultes obnibulés par le conformisme social d’une société qui voue un véritable culte à la maternité et transforme les femmes en pondeuse  !

      Ce couple d’amis m’a avouée qu’avant leur désir d’enfant à tout prix, ils étaient heureux et ils ne le savaient pas !


    • Cristophe Cristophe 14 septembre 2008 19:50

      Je pense qu’il est utile de rappeler d’une part que le livre Interdit d’enfants raconte le parcours d’un couple dont la femme n’a pas d’utérus, et pas les cas que vous évoquez. L’infertilité étant une maladie reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé, il me semble plus que légitime de vouloir trouver une solution médicale si l’on désire des enfants.

      D’autre part, si la société française veut maintenir l’interdit de l’Assistance Médicale à la Procréation aux couples homosexuels ou aux situations de convenance, c’est un choix politique et une question qui ne doit pas empêcher de réflêchir à la question de la légalisation de la gestation pour autrui.

      Enfin, le parcours de la gestation pour autrui étant si long et difficile (une fois de plus, il faut livre ce livre pour comprendre la réalité de ce type de parcours), il faut vraiment n’avoir aucun sens des réalités pour imaginer l’employer pour éviter une grossesse que l’on peut avoir simplement. En 25 ans de pratique de la gestation pour autrui dans le monde, ce n’est jamais arrivé. Et pour être terre à terre, l’absence d’utérus est facile à vérifier à l’échographie.

      En conclusion, cela démontre le peu de fondement de vos arguments, puisque vous vous trouvez obligés d’inventer des situations très théoriques qui sont sans rapport avec le livre Interdits d’enfants, ou avec le projet de loi du Sénat.


    • Cristophe Cristophe 14 septembre 2008 21:28

      @Dupual :

      Je partage en partie votre opinion. Avoir un enfant n’est pas une obligation, et avant de se lancer dans un parcours aussi difficile que l’adoption ou la gestation pour autrui, il faut bien peser les choses. Si on sous-estime les difficultés, la situation peut virer à la catastrophe pour tout le monde, à commencer par l’enfant. Car il y a une grosse incertitude dans ces parcours : on ne sait pas si au bout de tous ces efforts, il y aura un enfant, et en plus dans le cas de l’adoption, il y a une inconnue immense sur les conséquences médicales des conditions de grossesse.
      Dans le livre Interdits d’enfants, le couple infertile se pose ces questions et se renseigne autant qu’il peut. Il y a ensuite toute une réflexion sur le sujet qui se conclue par des limites que se fixent ces personnes. Je ne me sens pas capable de résumer en quelques lignes des sentiments aussi complexes écrits avec autant d’humanité.
      Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que 10% des parcours d’Assistance Médicale à la Procréation s’arrêtent en cours de route sans déboucher. Tout le monde n’a pas le courage et les ressources pour affronter les difficultés relatés dans Interdits d’enfants. Mais c’est aux couples infertiles de décider des choix qui concernent leur avenir, et pas aux personnes extérieures assises sur leurs convictions personnelles. Et je ne crois pas que cela fasse avancer le débat de qualifier l’adoption d’achat d’enfant.

      Quant au cas que vous citez, il n’est franchement pas rare que des gamins de 17 ans en fassent voir de toutes les couleurs à leurs parents. Ce n’est pas l’exclusitivité de l’adoption.


    • dupual 14 septembre 2008 21:34

      Justement, il y a assez de boulets nés "naturellement", pas la peine d’en faire naître d’autres par FIV ou autres et qu’on s’acharne à faire vivre à 5 mois de naissance, parce que les FIV tiennent pas 9 mois !
      Etant donné l’Etat de nos finances publiques, les dégâts collatéraux de la surpopulation terrestre (1/3 crèvent de faim...), il est urgent de mettre au placard toute l’idéologie qui consiste à promouvoir la maternité à tout prix (surtout lorsque c’est le contribuable qui paie les factures !!!)


    • Cristophe Cristophe 14 septembre 2008 22:35

      @Dupual :
      Les enfants ne sont pas des courgettes ou des barils de pétrole : ce n’est pas parce qu’il y a, et cela reste à vérifier, une "surproduction" d’enfants dans certains cas qu’il faut interdire à d’autres couples de devenir parents. Il n’y a pas de cours du kilo d’enfant ou d’objectifs de production. On ne peut pas mélanger une situation globale et une situation individuelle. Vos remarques sont assez terrifiantes. Elles me semblent correspondre à une forme de totalitarisme, une atteinte à la vie privée et aux libertés individuelles. On en revient encore au titre du livre : Interdits d’enfants !

      Vos remarques sont également infondées sur le plan économique. Les couples infertiles font économiser de grosses sommes à la sécurité sociale : on ne leur prescrit pas de pillules contraceptives et ils n’ont jamais recours à l’IVG ! D’autre part, il va falloir réviser vos archives, la Fécondation In Vitro où l’ont transférait 5 pré-embryons pour augmenter les chances de succès et qui entrainaient des grossesses multiples avec des risques de prématurés, c’est de l’histoire ancienne en France ! Avec l’augmentation du taux et des prédictions de réussite, le maximum est maintenant 3, et la moyenne tourne à 2. Le nombre de prématurés lié à la FIV est en nette régression.


    • Cristophe Cristophe 13 septembre 2008 19:50

      C’est assez affligeant de lire la prose réactionnaire d’Internaute. Pas un mot sur le livre Interdits d’enfants mais un florilège de poncifs qui ne résistent pas à la moindre analyse.

      * Les couples stériles doivent accepter leur état. Facile à dire quand on peut avoir des enfants sans difficultés. Les cancéreux et les handicapés doivent-ils faire de même ? Pour ne pas gêner les convictions de certains ?

      * L’enfant n’est pas une marchandise : personne ne dit le contraire. Ce n’est pas en inventant les "mères prostituées" et en qualifiant la mère "d’acheteuse" que cela transforme un don en transaction commerciale.

      * La construction bancale d’Internaute repose sur sa vision de l’enfant en tant qu’objet. En effet, il est écrit que la "mère porteuse" donne SON enfant. Quelle vision ! Un enfant n’appartient pas à une personne, pas plus que l’on donne la vie. En réalité, un couple transmet la vie dans un projet parental qui prend forme en un enfant. Si une tierce personne aide ce couple en portant cet enfant du stade de pré-embryon jusqu’à la naissance, cela ne le transforme pas en SON enfant. La parenté n’a rien à voir avec la possession d’un objet, et tout le raisonnement qui découle de l’enfant objet n’a pas de sens. La parenté est un ensemble de relations de responsabilités, de dépendances, de partage et d’affection. Une personne ne peut donner SON enfant : elle renonce à ses droits parentaux tout au plus (à condition déjà d’en avoir), et qu’elle n’est d’ailleurs pas la seule à avoir.

      * C’est une bêtise de dire que c’est l’accouchement qui fait la mère. Accoucher n’empêche pas chaque semaine des infanticides, et inversement, il est indécent de penser que les femmes qui adoptent sont des mères au rabais.

      * On atteint le sommet de la bêtise en parlant de qualité des enfants, dont les vices cachés entraineraient un refus de la part des couples infertiles. Dans la reproduction humaine sans aide médicale, un couple peut abandonner l’enfant à la naissance (et oui, il faut être deux pour parler d’abandon enfant) : 1/4 des couples ne s’en prive pas en cas de trisomie 21. Pour les couples infertiles, c’est différent, du fait d’une reconnaissance pré-natale, le Ministère Public peut ordonner la filiation, il n’y a pas de possibilité d’abandon. Au passage, il faut arrêter de raconter n’importe quoi, la filiation relève de la loi et du juge, pas du contrat commercial. La réalité est donc à l’opposé du fantasme.

      * Terminons sur le vocabulaire : le terme mère biologique est utilisé dans le cas de l’adoption par opposition à mère légale. Dans le cas de l’assistance médicale à la procréation, le vocable biologique ne veut rien dire puisque les fonctions biologiques de reproduction sont souvent séparées entre deux femmes : celle qui porte l’enfant et celle qui fournit les ovules. C’est d’ailleurs un des aspects très intéressants du livre Interdits d’enfants qui montre et questionne sur les différentes représentations de la parenté sur le plan social, médical, psychologique et même historique.

      Ces quelques phrases pour dire que le commentaire d’Internaute est projeté sur le livre Interdits d’enfants par réaction, sans aucune analyse. Ce qui rejoint le titre du billet. Je remarque également un point symptomatique : il est dit qu’un Français de souche devrait être qualifié simplement de "Français", et les autres de Français de "complaisance" ou "d’adoption". C’est un monument de bêtise et de racisme contraire au fondement de notre république : il ne saurait y avoir une nationalité française de seconde classe, qui serait raillée par les soit-disant premières classes. C’est pareil pour la parenté et la filiation, faut-il encore lire des livres comme Interdits d’enfants, ou autre chose que Minute ou National Hebdo.


      • pigripi pigripi 13 septembre 2008 21:02

        Monsieur Christophe,

        Vous devez être bien ignorant de la physiologie de la grossesse et de la psychologie féminine pour défendre le recours aux mères porteuses comme une révolution.

        Vous me rappelez le professeur Jérôme Lejeune, fondateur du mouvement anti avortement "Laissez-les vivre" qui comparait une femme enceinte à une voiture contenant des passagers.

        Autour d’un utérus, il y a un corps, une âme, un esprit et, surtout une femme, un être humain. Vous imaginez vraiment qu’une femme peut porter un bébé et le donner "par générosité" à un couple en mal d’enfant sans qu’elle n’en porte des séquelles psychologiques et physiologiques ?

        Personnellement, je trouve qu’il est plus courageux d’affronter le parcours long, coûteux et difficile de l’adoption d’un enfant orphelin, maltraité ou abandonné que de dépenser des fortunes pour obtenir son bébé à soi, vierge de tout acquis social, tout frais sorti d’un utérus loué.


        • dupual 14 septembre 2008 08:32

          pigripi

          Toutes les femmes ne se ressenmblent pas physiquement...
          n’ont pas la même perception de leur féminité ! et bien côté psychique c’est pareil ! Les femmes sont multiples, cela ne vous aura pas échappé !
          Certaines sont obsédées par la reproduction, d’autres n’ont aucun désir de procréer !
          Certaines n’éprouvent pas grand chose pour l’enfant à naître, et vivent cela comme une fatalité ou comme une calamité (les femmes qui n’ont pas la liberté de choisir par manque de moyens contraceptifs, ou interdits religieux).
          Certaines sont prêtes à être engrosser pour autrui et ne semble pas leur poser des pb psychologiques... c’est vieux comme le monde et dans certaines sociétés dites primitives, les enfants appartiennent avant tout à la communauté !
          D’autres encore vont devenir des mères exemplaires pour les enfants qu’elles auront adopté...

          Notre société contraint les femmes à avoir des enfants (culture judéo-chrétienne sexiste, avantages sociaux-économiques réservées aux mères, société qui base son système économique sur la loi du nombre)
          Trop de femmes souffrent d’un manque d’imagination édifiant pour faire de leur vie un parcours original autre que celui de tous les autres mammifères femelles terrestre et répondent à des réflexes pavloviens inculqués dès le berceau (fille = future pondeuse) et ces femmes iront jusqu’à se convaincre que si elles ne pondent pas , elles auront raté leur vie !!

          La planète souffre de surpopulation, tous nos écosystèmes sont fragilisés et certains disparaissent ! Il est temps de changer de paradigmes


        • Cristophe Cristophe 14 septembre 2008 12:27

          Dans tous ces commentaires, ce qui est très ennuyant, c’est qu’ils portent sur une perception de la gestation pour autrui, et pas sur le livre Interdits d’enfants qui décrit un parcours humain unique de recours à la gestation pour autrui et en aborde tous les aspects psychologiques, sociaux, juridiques, familiaux . Avec une grande place donnée aux enfants nés de ce parcours.
          @dupual :
          Vous dites "Toutes les femmes ne se ressemblent pas physiquement... n’ont pas la même perception de leur féminité ! et bien côté psychique c’est pareil ! Les femmes sont multiples, cela ne vous aura pas échappé !
          Certaines sont obsédées par la reproduction, d’autres n’ont aucun désir de procréer !
          Certaines n’éprouvent pas grand chose pour l’enfant à naître, et vivent cela comme une fatalité ou comme une calamité (les femmes qui n’ont pas la liberté de choisir par manque de moyens contraceptifs, ou interdits religieux).
          Certaines sont prêtes à être engrosser pour autrui et ne semble pas leur poser des pb psychologiques... c’est vieux comme le monde et dans certaines sociétés dites primitives, les enfants appartiennent avant tout à la communauté !
          D’autres encore vont devenir des mères exemplaires pour les enfants qu’elles auront adopté..."

          Le constat est parfaitement juste, il y a mille façons d’être femme, et mille façons de vivre une grossesse. Une femme devrait être totalement libre de pouvoir choisir d’être mère ou pas. Même si elle est infertile. En imposant une prohibibition d’une forme d’assistance médicale à la procréation (en l’occurence la gestation pour autrui), on prive ces femmes d’exercer cette liberté de choix. On peut penser que c’est le sens même du titre du livre : Interdits d’enfants. Mais je partage votre avis : une liberté n’est pas une obligation à en faire usage. C’est à la femme de décider ce qu’elle veut, même si je reconnaît qu’il y a une pression sociale sur le sujet. Mais cette pression sociale ne doit pas occulter la souffrance de celles qui sont privées en France de cette liberté de choix au nom de principes qui relèvent de la croyance et non de faits avérés.

          @pigripi
          Votre raisonnement fait froid dans le dos. C’est celui qu’utilisent les opposants à l’avortement ! Une femme ne serait pas libre de décider par elle-même ce qui lui semble bon pour elle-même ? Mais alors, si la première personne concernée ne l’est pas, qui peut l’être ? Dans nos sociétés modernes, on peut décider d’avorter ou de donner son rein par exemple si l’on respecte la règle du consentement libre et éclairé. Dans le livre Interdits d’enfants, Mary, la femme qui a porté les enfants des auteurs du livre, occupe une grande place. Il est très interessant de découvrir ses motivations, la façon dont elle vit son parcours, ses déceptions quand les premières tentatives de transfert d’embryons ne marchent pas, et surtout les relations qu’elle développe avec les parents et qui continuent toujours après la naissance. On est pas du tout dans la location, cet adjectif est absurde.

          Quand à ces enfants, qui faut-il rappeler ne sont pas nés de traffic mais de pratiques légales et encadrées en Californie (le livre décrit bien les règles et la validation de leur respect dans un processus qui débouche sur un jugement en parenté), ils occupent une grande place dans le récit et les réflexions de leurs parents. Il y a plein d’annecdotes dans ce récit, comme par exemple une intervention d’une des deux filles pendant le cours de CP sur "comment on fait les bébés". C’est donc du pur fantasme de parler de secret de famille ou d’enfants qui ne savent pas d’où ils viennent. Il est également intéressant de lire ces deux enfants donner leur avis sur le sujet, notamment quand ils revoient à maintes reprises (en France ou aux USA) la femme qui les a porté. Petite précision sur les "mauvais gènes", vous confondez manifestement procréation pour autrui (insémination artificielle, donc présence de lien génétique entre la femme et l’enfant qu’elle porte pour autrui) et gestation pour autrui (fécondation in vitro, et donc aucun lien génétique entre la femme et les enfants qu’elle porte pour autrui). Dans le livre Interdits pour enfants, la question génétique est longuement abordée : les parents ne se plaignent pas des gènes et abordent une réflexion très intéressante sur la place réelle et la place perçue du patrimoine génétique dans ce qui fait l’individu. A l’époque de la pratique honteuse des tests ADN sur les étrangers, il est heureux de lire ce passage qui nous offre une autre vision nettement plus humaine, et surtout autrement plus étayée par l’anthropologie.

          En conclusion, beaucoup des commentaires de ce fil de discussion ne portent pas sur ce livre Interdits d’enfants, mais sur les réactions de certains sur un sujet qu’ils abordent comme un tabou, d’où le côté fantasmagorique de leurs propos. On retrouve ces aspects fantasmagoriques dans les parties du livre Interdits d’enfants qui abordent le harcèlement judiciaire qu’a subi cette famille et dont elle est sortie victorieuse à chaque étape, mais au prix de souffrances terribles. C’est la partie sombre de notre société que personne ne veut voir ou n’a visiblement pas le courage d’aborder. D’où l’intérêt de lire ce livre pour voir la partie immergée de l’iceberg et sortir du prêt à penser.


        • Cristophe Cristophe 14 septembre 2008 12:32

          Dans tous ces commentaires, ce qui est très ennuyant, c’est qu’ils portent sur une perception de la gestation pour autrui, et pas sur le livre Interdits d’enfants qui décrit un parcours humain unique de recours à la gestation pour autrui et en aborde tous les aspects psychologiques, sociaux, juridiques, familiaux . Avec une grande place donnée aux enfants nés de ce parcours.
          @dupual :
          Vous dites "Toutes les femmes ne se ressemblent pas physiquement... n’ont pas la même perception de leur féminité ! et bien côté psychique c’est pareil ! Les femmes sont multiples, cela ne vous aura pas échappé !
          Certaines sont obsédées par la reproduction, d’autres n’ont aucun désir de procréer !
          Certaines n’éprouvent pas grand chose pour l’enfant à naître, et vivent cela comme une fatalité ou comme une calamité (les femmes qui n’ont pas la liberté de choisir par manque de moyens contraceptifs, ou interdits religieux).
          Certaines sont prêtes à être engrosser pour autrui et ne semble pas leur poser des pb psychologiques... c’est vieux comme le monde et dans certaines sociétés dites primitives, les enfants appartiennent avant tout à la communauté !
          D’autres encore vont devenir des mères exemplaires pour les enfants qu’elles auront adopté..."

          Le constat est parfaitement juste, il y a mille façons d’être femme, et mille façons de vivre une grossesse. Une femme devrait être totalement libre de pouvoir choisir d’être mère ou pas. Même si elle est infertile. En imposant une prohibibition d’une forme d’assistance médicale à la procréation (en l’occurence la gestation pour autrui), on prive ces femmes d’exercer cette liberté de choix. On peut penser que c’est le sens même du titre du livre : Interdits d’enfants. Mais je partage votre avis : une liberté n’est pas une obligation à en faire usage. C’est à la femme de décider ce qu’elle veut, même si je reconnaît qu’il y a une pression sociale sur le sujet. Mais cette pression sociale ne doit pas occulter la souffrance de celles qui sont privées en France de cette liberté de choix au nom de principes qui relèvent de la croyance et non de faits avérés.

          @pigripi
          Votre raisonnement fait froid dans le dos. C’est celui qu’utilisent les opposants à l’avortement ! Une femme ne serait pas libre de décider par elle-même ce qui lui semble bon pour elle-même ? Mais alors, si la première personne concernée ne l’est pas, qui peut l’être ? Dans nos sociétés modernes, on peut décider d’avorter ou de donner son rein par exemple si l’on respecte la règle du consentement libre et éclairé. Dans le livre Interdits d’enfants, Mary, la femme qui a porté les enfants des auteurs du livre, occupe une grande place. Il est très interessant de découvrir ses motivations, la façon dont elle vit son parcours, ses déceptions quand les premières tentatives de transfert d’embryons ne marchent pas, et surtout les relations qu’elle développe avec les parents et qui continuent toujours après la naissance. On est pas du tout dans la location, cet adjectif est absurde.

          Quand à ces enfants, qui faut-il rappeler ne sont pas nés de traffic mais de pratiques légales et encadrées en Californie (le livre décrit bien les règles et la validation de leur respect dans un processus qui débouche sur un jugement en parenté), ils occupent une grande place dans le récit et les réflexions de leurs parents. Il y a plein d’annecdotes dans ce récit, comme par exemple une intervention d’une des deux filles pendant le cours de CP sur "comment on fait les bébés". C’est donc du pur fantasme de parler de secret de famille ou d’enfants qui ne savent pas d’où ils viennent. Il est également intéressant de lire ces deux enfants donner leur avis sur le sujet, notamment quand ils revoient à maintes reprises (en France ou aux USA) la femme qui les a porté. Petite précision sur les "mauvais gènes", vous confondez manifestement procréation pour autrui (insémination artificielle, donc présence de lien génétique entre la femme et l’enfant qu’elle porte pour autrui) et gestation pour autrui (fécondation in vitro, et donc aucun lien génétique entre la femme et les enfants qu’elle porte pour autrui). Dans le livre Interdits pour enfants, la question génétique est longuement abordée : les parents ne se plaignent pas des gènes et abordent une réflexion très intéressante sur la place réelle et la place perçue du patrimoine génétique dans ce qui fait l’individu. A l’époque de la pratique honteuse des tests ADN sur les étrangers, il est heureux de lire ce passage qui nous offre une autre vision nettement plus humaine, et surtout autrement plus étayée par l’anthropologie.

          En conclusion, beaucoup des commentaires de ce fil de discussion ne portent pas sur ce livre Interdits d’enfants, mais sur les réactions de certains sur un sujet qu’ils abordent comme un tabou, d’où le côté fantasmagorique de leurs propos. On retrouve ces aspects fantasmagoriques dans les parties du livre Interdits d’enfants qui abordent le harcèlement judiciaire qu’a subi cette famille et dont elle est sortie victorieuse à chaque étape, mais au prix de souffrances terribles. C’est la partie sombre de notre société que personne ne veut voir ou n’a visiblement pas le courage d’aborder. D’où l’intérêt de lire ce livre pour voir la partie immergée de l’iceberg et sortir du prêt à penser.


        • pigripi pigripi 14 septembre 2008 13:58

          Dupual,

          Vous ne semblez pas vous en rendre compte, mais nous partageons pas mal de point communs dans notre analyse et notre réaction au sujet des locations d’utérus.

          Cependant, je désapprouve vos propos suivants :

          Trop de femmes souffrent d’un manque d’imagination édifiant pour faire de leur vie un parcours original autre que celui de tous les autres mammifères femelles terrestre et répondent à des réflexes pavloviens inculqués dès le berceau (fille = future pondeuse) et ces femmes iront jusqu’à se convaincre que si elles ne pondent pas , elles auront raté leur vie !!

          Les femmes ne sont pas totalement responsables d’être comme vous les définissez : regardez le type d’éducation qu’on leur donne

          dans les familles :


          tu seras une bonne ma fille, exerce toi avec ta Barbie
          Tu n’existeras que par le désir des hommes, prends modèle sur ta Barbie sexy
          Les petites filles pleurent, pas les petits garçons, arrête de chialer la môme
          Une fille ne joue pas au foot, ne dit pas de gros mots, ne s’intéresse pas aux sciences
          Une fille doit obligatoirement se marier sous peine de râter sa vie
          Une fille qui couche est de moeurs légères, voire une pute. Un mec qui couche est un don juan.
          Le plus beau rôle d’une femme est celui de mère.
          etc.


          A l’école :
          les livres de classe mettent en avant les activités et professions masculines. Le chef est un homme. Les filles pouponnent et font la cuisine et le ménage.
          Les centres d’orientation scolaire recommandent aux jeunes filles les professions de "employée de collectivité", secrétaire, infirmière, institutrice, esthéticienne, coiffeuse, etc.
          En 2008, il y a toujours aussi peu de filles dans les établissements techniques, les écoles d’ingénieurs, etc. Malgré des tonnes de décrets et de recommandations à la mixité des formations.

          Les modèles sociaux :
          Alors que nous aurions pu avoir pour la première fois dans l’histoire de la République une femme présidente, on lui a préféré un tombeur escorté d’une top model, ayant vendu son corps à la presse et aux chirugiens esthétiques, star académicienne qui n’a aucun statut véritable dans les affaires du pays sauf qu’elle couche avec le président .....


        • dupual 14 septembre 2008 21:43

          et non, c’est là que nous divergeons !
          Si je suis votre raisonnement, les hommes aussi pourraient revendiquer d’être engrossés par fiv, couver un embryon dans leur abdomen transformer chirurgicalement en uterus provisoire et accoucher par césarienne au nom de l’égalité des sexes en vigueur dans notre société !

          IL faut savoir raison garder et imposer des limites !


        • dupual 14 septembre 2008 21:49

          pigripi, ce n’est pas pour rien que j’ai écrit que les femmes sont soumises à des réflexes pavloviens !!
          Je suis une femme et j’ai échappé à ce conditionnement familiale et sociétale  !
          Autre nouveauté, notre société de part ses technologies peut permettre ce qui ne l’était pas il y a 50ans, ce n’est pas pour autant qu’il faut satisfaire tous ces couples stériles....
          Il me semble que les autres femmes ont aussi un cerveau, non ? Mais c’est tellement "confortable" de faire comme les autres : pondre à tout prix (au risque de mettre au monde un débile de +), rester au chaud à la maison et attendre sagement le salaire d’un mari ou les allocs et Co de l’Etat .




        • Le péripate Le péripate 13 septembre 2008 22:00

          On peut ne pas apprécier quelque chose pour soi-même, et pourtant rien n’autorise à porter un jugement sur un contrat passé librement entre adulte consentant. Mais l’enfant à naître, dira-t-on ? Et bien, ce sera une personne. Et toujours plus que l’enfant non né, l’enfant avorté, qui a lui aussi un cout, même, et peut-être surtout si c’est la collectivité qui assume le prix de sa non-vie...
          Alors, laissons tranquille ces gens, sans les juger...


          • pigripi pigripi 14 septembre 2008 00:56

            Monsieur le Péripate, vous n’avez jamais lu le traité sur la servitude volontaire de La Boëtie ?

            Vous n’avez jamais réfléchi sur la part infime de libre arbitre que possèdent la plupart des êtres ?

            Cette histoire de "contrat passé entre adultes consentants" est une manière lache de se laver les mains de bien de choses obtenues par sujetion, manipulation, séduction, terreur et cynique exploitation de l’aliénation humaine, en particulier de celle des femmes.

            On ne me fera jamais croire qu’une femme loue son utérus et tous les nerfs et les vaisseaux sanguins qui vont avec, tous les neurones qui orchestrent et toutes les hormones qui régulent, dans la pleine possession de son libre arbitre.

            Quant aux enfants nés de ces trafics, vous savez bien qu’ils s’interrogeront immanquablement sur leurs parents biologiques, qu’ils souffriront de secrets de famille, de ne pas être comme les autres enfants, etc.

            Oui, ces enfants souffriront un peu plus que les autres et les parents biologiques et adoptants le savent avant même leur conception sans vouloir l’admettre ni le regarder en face au nom d’un pseudo "droit légitime" à fonder leur petite famille modèle.

            Et puis, si ces enfants dérapent plus tard, on dira que finalement, on ne savait pas "d’où" ils venaient, qu’ils avaient de mauvais gènes .....


          • Cristophe Cristophe 14 septembre 2008 12:37

            @pigripi

            Ma réponse fait partie de mon commentaire de 12 h 32.


          • Cristophe Cristophe 14 septembre 2008 13:49

            @Internaute :
            Comment touver grave que dans un débat démocratique, un livre sorte et parle enfin d’une expérience vécue ? Jusqu’à maintenant, nous entendions ou ne lisions que l’avis de personnes qui n’avaient aucune expérience concrète de la gestation pour autrui. Au contraire, je remercie les auteurs d’Interdits d’enfants d’avoir écrit ce livre qui montre la réalité et pose des questions intéressantes, et non une réflexion qui ne repose sur aucun fait avéré. C’est peut-être ça qui vous dérange ?
            Moi, ce qui me dérange, c’est que la gestation pour autrui existant depuis 25 ans, il eut fallu entendre si longtemps pour que les premiers intéressés, à savoir les couples infertiles, aient pu enfin s’exprimer. Ce qui ne manque pas de montrer l’absurde des idées reçues sur le sujet.


          • Internaute Internaute 14 septembre 2008 12:49

            Je trouve assez grave que ce livre et les discussions qu’il alimente, sortent au moment de la discussion de la loi sur la bio-éthique. Encore une fois, ce sont quelques minuscules minorités visibles qui vont faire la loi, les députés et sénateurs n’étant pas vraiment préoccupés par la grande masse de la société tant qu’elle ne gueule pas (et encore, on a vu comment ils ont traité le référendum sur le TCE !).

            Cette affaire va influer sur les comportements sociaux pour les années à venir. Ce n’est pas une question de politique, ce n’est pas une question d’organisation administrative ni de choix économiques mais c’est bien plus profond que cela.

            Il me semble légitime que des choix aussi terrifiants fassent l’objet d’une consultation populaire par référendum, au même titre que la peine de mort, l’adoption d’enfant par des homosexuels ou l’immigration.


            • Cristophe Cristophe 14 septembre 2008 13:50

              @Internaute :
              Comment touver grave que dans un débat démocratique, un livre sorte et parle enfin d’une expérience vécue ? Jusqu’à maintenant, nous entendions ou ne lisions que l’avis de personnes qui n’avaient aucune expérience concrète de la gestation pour autrui. Au contraire, je remercie les auteurs d’Interdits d’enfants d’avoir écrit ce livre qui montre la réalité et pose des questions intéressantes, et non une réflexion qui ne repose sur aucun fait avéré. C’est peut-être ça qui vous dérange ?
              Moi, ce qui me dérange, c’est que la gestation pour autrui existant depuis 25 ans, il eut fallu entendre si longtemps pour que les premiers intéressés, à savoir les couples infertiles, aient pu enfin s’exprimer. Ce qui ne manque pas de montrer l’absurde des idées reçues sur le sujet.


            • pigripi pigripi 14 septembre 2008 13:35

              Monsieur Christophe,

              Le problème avec votre article et vos commentaires est que vous ne faites pas de dististinction entre l’information et l’opinion passionnée que vous exprimez en faveur de la location du corps des femmes.

              Par exemple vous écrivez : Dans le livre Interdits d’enfants, Mary, la femme qui a porté les enfants des auteurs du livre, occupe une grande place. Il est très interessant de découvrir ses motivations, la façon dont elle vit son parcours, ses déceptions quand les premières tentatives de transfert d’embryons ne marchent pas,

              Mais vous ne dites rien sur les traitements hormonaux de Mary, sur les effets secondaires à court et long terme, sur ses relations de couple, sur la perception qu’on ses enfants de sa "générosité", ni sur les répercussions que cette grossesse sans frère ou soeur à la clef peut avoir sur la fratrie existante.

              Une grossesse, cher Monsieur, laisse toujours des séquelles car elle impose au corps une révolution physiologique brutale et violente ( par exemple une augmentation phénoménale du volume sanquin ...d’où les varices après grossesse ...) . Question de physique. Pendant la grossesse, le corps devient une machine qui fonctionne à plein rendement sur un mode très spécifique. La preuve étant qu’autrefois ou dans les pays où les grossesses ne sont pas surveillées, la mortalité en couches est très élevée. Sans compter la mortalité périnatale.

              D’autre part, vous me reprochez de tenir un raisonnement qui mettrait sur le même plan le "choix" pour une femme d’avorter ou de louer son ventre.
              Ces deux choses n’ont rien à voir pour la bonne raison que l’avortement est par définition un "choix" de non grossesse qui n’est jamais facile à prendre d’ailleurs.

              Personnellement, je donne mon opinion générale, tout en étant ouverte à réflexion sur un cas précis auquel je serais éventuellement confrontée dans mon entourage. Mais vos arguments fanatiques me renforcent plutôt dans mon dégoût de cette pratique inhumaine.


              • Cristophe Cristophe 14 septembre 2008 13:59

                @pigripi :
                Je ne vais pas recopier le livre ici. Lisez Interdits d’enfants et vous pourrez apprécier par vous même comment Mary la gestatrice a vécu physiologiquemment cette grossesse (beaucoup de femmes en rêveraient me semble-t-il) et comment ses enfants ont réagi. Le problème de votre raisonnement est que vous imaginez les choses dans un cadre de secret et d’opacité. Quand l’histoire se passe dans un cadre où tout est clair et se passe au grand jour pour chacun, c’est une autre chose, et c’est ce que raconte ce livre et c’est son intérêt.

                Quant à mes propos que vous qualifiez de passionnés, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité. La question de la gestation pour autrui déclenche les passions, et ce que j’essaye de faire, c’est de revenir au réel en parlant d’un livre qui se base sur une expérience vécue, pas sur des fantasmes.

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