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Accueil du site > Actualités > Société > « IVG mon amour ! »

« IVG mon amour ! »

Nous étions le 17 Janvier.
Il y a 40 ans était promulguée la loi Veil, qui donna lieu à cette intervention de Simone Veil :

« Je le dis avec toute ma conviction : l'avortement doit rester l'exception, l'ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu'il perde ce caractère d'exception, sans que la société paraisse l'encourager ? Je voudrais tout d'abord vous faire partager une conviction de femme - Je m'excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d'hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. »

Les 40 années qui suivirent furent l'effondrement de cette "conviction de femme" exprimée. Alors que l'IVG est brandie comme un droit inaliénable de la femme, aucun renoncement ni de la science, ni ni de la morale, ni de la raison, ni de la considération, ni du respect, ni de la compassion, ni de la mesure, ni de l'alternative, ni de la remise en cause n'aura été épargné, et n'aura eu raison du broyeur infernal. Comme tout passe-droit mortifère, l'IVG était une boîte de pandore, devenu un engrenage.

Ce qui devait être un texte de loi est devenu dogme, précepte, religion.

L'IVG n'est et ne peut être un droit. Mais le dire, c'est blasphémer.
Pour vous ici, je blasphème.

D'une souffrance niée par personne...

Je n'ai aucune prétention à vouloir remettre en question les douleurs et les souffrances d'une société qui en est arrivée à autoriser l'IVG. Nous le verrons plus loin, l'ambition de cet article n'est pas de légiférer dans le but de pénaliser, et encore moins de manière lourde, la pratique de l'IVG.

Le coeur de cet article est de dissiper les enfumages répétés autour de la question de l'IVG. Le simple fait que ces enfumages persistent s'explique sous la clé du bon sens. L'IVG ne peut être exalté que si on l'enrobe et on l'entoure d'une foultitude de considérations proprement erronnées, si on cache sous le tapis ses effets pervers et néfastes, et si on fait taire ceux dont la voix est discordante. Dont la mienne ici. Et nul doute que les innombrables défenseurs des "droits de la femme" d'agoravox et du web se lâcheront suite à cet article. En effet, l'IVG est une vache sacrée, un Dieu, un dogme, symbole même d'une vision mortifère érigée en principes humanistes, de surcroit exhaustifs. Et ils ont réussi, il est vrai, à faire de cette question un point unanime de la liberté des femmes.

Oui, il est des situations ou l'interruption volontaire d'une grossesse est nécessaire. Nous verrons lesquelles sont défendables, lesquelles sont ambigües, lesquelles sont douteuses, et lesquelles sont scandaleuses. Oui, il est vrai que des femmes gagnent à subir un avortement dans des conditions cliniques dignes plutôt que de le faire artisanalement, dans des conditions déplorables. Et j'avoue volontiers que la détresse de certaines femmes laissent parfois peu de places aux alternatives. Et comme à l'accoutumée, il est difficile de préserver intacte la raison quand l'émotion et la souffrance sont brandies en armes incontestables et fondement de certitudes.

Pour autant, il y a un écart, pour ne pas dire un grand écart, entre la volonté de répondre à des situations exceptionnelles, objet de la loi Veil, et ce qu'on vit aujourd'hui. Ce grand écart, c'est entre celui de la compassion et du cynisme, et entre celui de la civilisation et de l'archaïsme. 

Une société civilisée ne répond pas à la détresse par le déni. Elle cherche à répondre aux situations individuelles sans porter atteinte au bien commun. C'est un équilibre délicat, pour ne pas dire chirurgical. En clair : l'avortement devait être une réponse d'orfèvre. Aujourd'hui, là où il eut fallu l'habileté au bistouri, le planning familial opère à la hache et au taille-haie.

...Au reniement de l'être.

Je veux reprendre ici le fondement. En commençant par le début du début de la vie. Nous sommes tous d'accord : légalement, le code civil est attribué à la naissance, qui fait que la personne est reconnu comme membre à part entière de la société quand elle parvient à s'extraire, vivante, du ventre de la mère. Ceci est le cadre de la loi.

Mais la loi n'est pas la science, et la loi ne décide pas du fait qu'un organisme soit un être humain ou non.

Je laisse les ânes brandir des convictions religieuses pour répondre à cette question, dans un camp comme dans l'autre. Il n'y a pourtant aucune ambiguïté. Et s'il est encore quelque esprit parvenu à s'extraire du déni contemporain, pas ou peu de personnes saines d'esprit peuvent défendre le fait que l'oeuf, l'embryon ou le foetus n'est pas un être humain. Tout ceux qui disent l'inverse s'y cassent les dents. Certains évoquent le moment où le coeur bat (4ème semaine), d'autres la constitution du cerveau (à la 5ème semaine). Déjà à ce stade, on pourrait se questionner des délais d'autorisation des IVG. Mais la loi n'en a que faire. La loi se fiche de ce à quoi on touche. La loi a fixé 23 semaines en France, d'autres délais ailleurs, complètement arbitraires, qui suggère plutôt un délai en dessous duquel il n'est pas encore trop horrible d'intervenir.

Pour la suite de ce passage, considérez que l'usage du terme "embryon" vaut aussi pour l'oeuf, et le foetus. Car les questions ne concerne pas le stade de développement, mais le début de la vie (ou non).

Qu'on considère qu'ils s'agisse d'une personne ou non, la première question est en réalité : l'embryon est-il un être humain ? Et ne prétendez pas qu'on se fiche de la réponse à cette question, car elle est fondamentale dans la perspective des questions et réponses qui suivront.

Et la réponse est sans appel.

1. S'il est un être vivant, comment peut-on affirmer que l'embryon n'est pas humain ? Nous parlons ici de l'espèce. Elle ne fait aucun doute dès les premiers instants de la vie. C'est une réalité scientifique, bien que bon nombre de personnes aient renoncé à la science quand on parle de l'IVG. En clair, si on souhaite mettre en doute la question de l'être (sous-entendu "être vivant"), il est tout à fait déraisonnable de nier l'espèce de cette "chose" dont on parle, à savoir l'embryon.

2. La question est alors : s'agit-il d'un être vivant ? C'est là que commence le début du cirque. Dans toutes les autres espèces (à quelques exceptions près, mais je n'ai pas souvenir que l'homme en fasse partie), un gamète mâle rencontre un gamète femelle qui fusionne en un zygote. On apprend cela au lycée. C'est ainsi que s'opère alors la fécondation, point de départ d'une nouvelle vie.
En réalité, à l'issue de la fécondation, on a bien un être vivant.

Je ne vous fait pas de dessin. Un être vivant de l'espèce humaine, on appelle cela un être humain.

Il y aura sans doute des plus scientifiques que moi pour dire : "N'importe quoi !".
Francis Kaplan en a même fait un bouquin, dont le subterfuge est tellement grotesque qu'il aura vite fait de confirmer plutôt que d'infirmer ce que j'affirme là. Kaplan nous explique, en résumé, que l'embryon n'est pas un être vivant car hors de sa mère, il ne peut pas vivre. Kaplan rejoint alors tous les théoriciens de l'IVG d'il y a 20 ou 30 ans ans. L'explication est nette et précise : l'embryon est un être humain si la mère le souhaite (qui devient alors le "projet parental", qui a pouvoir de faire ou défaire l'être), car c'est ainsi qu'il sera mené à son terme. Sinon, c'est un "amas de cellule". Je dois avouer que la science a beaucoup de mystères. La bêtise aussi. Ce qu'il ne dit, pas, c'est ce qui se passe si l'embryon sort de sa mère ? Et je me permets de vous le dire : à n'importe quel stade, il meurt. Sans vouloir gâcher le travail ce de ce grand "scientifique" (au final plutôt philosophe), pour mourir, il faut être vivant.

Peu de gens racontent ces âneries de Kaplan aujourd'hui, l'IVG étant communément admise comme un droit sensationnel de la "liberté de la femme", on n'en a plus besoin. Seuls quelques extrémistes féministes ou LGBT sont assez bien form(at)és pour croire que l'intention fait l'être, et pour sortir encore ce type d'argument. Pathétique et stupide s'il en est. Je ne poursuivrai pas l'analogie avec quelqu'autre théorie tout autant stupide affirmant que l'intention fait l'être. Suivez mon regard.

En réalité, on fait semblant de croire qu'il y a un doute. Mais il n'y en a aucun. Dès la fécondation, nous avons à faire à un être vivant, dont on connait scientifiquement l'espèce sans la moindre hésitation : un être humain.

Le point de départ de la vie est la fécondation, en tout cas sans ambiguité chez l'être humain. La question concernant l'IVG n'est donc pas de savoir si on tue un être vivant : c'est bel et bien le cas, ne vous en déplaise. Et mes convictions religieuses ou les vôtres n'y changeront rien. La nature et le réel sont coriaces. 40 ans n'y ont pas suffit : le procédé d'apparition d'une vie ne s'est pas adapté à la modernité...

La seule question concernant l'IVG est celle-ci : est-il légitime de tuer l'embryon ?
La question elle-même peut être légitime. Le fait d'avoir le droit ou non de tuer l'embryon peut se poser en fonction des circonstances, et rentre cette fois-ci non pas dans le champ scientifique, mais dans le champ philosophique.

Une IVG indéfendable.

Or, s'il est acté que nous avons là affaire à un être humain (et c'est le cas), il me semble un peu présomptueux d'affirmer qu'indépendament des circonstances, l'IVG est légitime, et qu'il existe un droit transcendant les situations difficiles, pour autoriser n'importe quelle femme à supprimer n'importe quelle vie humaine pré-natale, pour n'importe quel motif.

Fondamentalement, il semblait qu'"aucune femme ne recourt de gaïeté de coeur à l'avortement". Je n'ai aucun mal à le croire. Par contre, certaines s'en donnent à coeur joie pour en faire l'alpha et l'oméga de la liberté des femmes, dans une spirale où l'avortement n'est plus le dernier recours d'une voie sans issue mais la banale contraception de ceux qui auraient mal maîtrisé la leur.

Seulement, l'IVG n'est pas une contraception. On y revient toujours : il s'agit de supprimer une vie, et c'est pour cela que le motif est essentiel.

En réalité, nous pouvons discuter de ces situations. Je m'excuse auparavant auprès des femmes ayant avorté qui me liront. J'ai à coeur de décrire cette réalité non pour culpabiliser qui que ce soit, mais pour enfin lever le lièvre des fumisteries féministes concernant l'avortement. Je ne sais pas quelles pressions subissent celles qui avortent, et je n'ai pas la prétention d'en juger. Je parle des faits, objectifs, quitte à parfois être pénibles.

- Les situations légitimes : lorsque la vie de la mère est en danger, entre alors une concurrence entre la vie de 2 être humains. Et face à ces situations, aucune solution n'est bonne ou mauvaise. L'avortement est l'une de ces solutions, au choix d'un personnel médical ou de la volonté de la mère, si elle est consciente et lucide. Il n'y a pas débat selon moi, personne n'aurait à être poursuivi dans une telle situation.

- les situations ambigües : certains actent que le viol débouchant sur une grossesse devrait autoriser l'avortement de l'embryon. Fondamentalement, l'embryon n'est pas responsable de ce qui a pu se passer. Alors certes, la douleur est immense, je n'en doute pas. Certes aussi, la vie de cet enfant n'en sera pas facilitée. Mais quelles autres solutions s'offrent si l'on souhaite préserver la vie de cet enfant ? (Et pour le coup, celui qui s'en moque me semble tout autant inhumain que celui qui méprise la détresse de cette femme). Notre société n'a-t-elle aucune autre solution à offrir que l'IVG ou laisser la mère livrée à elle-même ? En l'état, notre société poussera à l'avortement sans autre forme de procès. On ose tout de même prétendre qu'on aide à un choix libre pour ces femmes ?

La situation est délicate, et entre dans des champs psychologiques lourds, d'accompagnement et de discernement. IVG ou non, nie-t-on que les femmes subissant un viol aient besoin d'être accompagnée. Quelle place (et quelle chance) donne-t-on à l'enfant et au lien intrinsèque avec sa mère ?

- les situations douteuses : une carrière ? des problèmes financiers ? des projets compromis ? Il n'est pas nouveau de constater que l'arrivée d'un enfant, surtout inattendu, créé des contraintes. A mes yeux, cela ne justifie absolument pas d'avorter en de telles situations. Il s'agit d'un être humain, qui n'est pas arrivé là par hasard. Les situations sont nombreuses, mais qu'on ne me fasse pas croire qu'un enfant non désiré et inattendu n'a d'autres solutions que de se voir être supprimé. Revoir ses projets et intégrer cette nouvelle donne, parfois au prix de sacrifices, cela s'appelle la civilisation. Supprimer ce qui dérange est le mécanisme même de l'archaïsme. Je m'excuse si j'heurte les sensibilités féministes (et si peu féminines), mais affirmer en 2014 qu'un enfant est un problème, ou un accident est proprement sidérant, et relève d'une régression sociale choquante. L'enfant imprévu n'a rien demandé à personne, et quoiqu'on dise, la personne revoyant à la baisse ses ambitions, portant sur elle le poids de nouvelles dépenses, et relativisant ses projets, celle-là est adulte et responsable devant les faits, bien plus que celles et ceux qui poussent à recourir à l'avortement, banalisé et donc systématisé en pareilles situations. Bien souvent d'ailleurs, la volonté d'IVG ne vient pas en premier lieu de la femme en de telles circonstances.

J'ai découvert que ce type d'avortement avait un nom. Un nom à vomir. On appelle ça les avortements "LifeStyle".
Quand je pense qu'on blamait ceux qui parlaient d'"avortement de confort"...

Je ne m'étends pas sur le sujet qui en découle. Les conséquences traumatiques sur les femmes sont connues. Là encore, les féminisites ont leur réponse toute faite. Ces salauds qui pensent comme moi culpabilisent, et forcément, elles sont alors traumatisées. Quand bien même ce serait le cas, quelles réponses leur apportent-on ? Hormis le bine fondé du "droit à l'IVG"..

Encore des souffrances piétinées dont on se fiche. Belle la vision de la "femme libre" féministe. Avortons, c'est l'essentiel.

- les situations scandaleuses : en français, on appelle ça de l'eugénisme. Autrefois, cela avait une conotation péjorative. Mais on a déjà tellement franchi le rubicon dans ce domaine qu'on aurait bien tort de se formaliser. Le constat est simplement effroyable. Ce sont 96% des enfants détectés comme étant trisomique qui passe sous la faux du droit à l'IVG. D'autres sont supprimés pour des becs-de-lièvre, quand on sait ce que fait la médecine de nos jours... C'est une belle réussite. Supprimer les handicapés plutôt que les handicaps, avant qu'ils naissent, voilà une idée excellente. Le fait de voir s'isoler de plus en plus les familles accueillant des personnes handicapées est une autre affaire. Et certainement pas celle du planning familial.

Sur ce point, nous en sommes arrivé à une monstruosité. Je pèse mes mots : il est inconcevable dans un pays civilisé de juger de la vie d'une personne sous prétexte qu'elle serait handicapée. Les contre-exemples sont récurrents. En réalité, c'est notre propre horreur du handicap qui achève un par un ceux dont le génôme ne convient pas, où dont on détecte les risques de problèmes futurs. Triste réalité d'un eugénisme noyé dans les responsabiltiés collectives. Il faudra bien un jour que nous regardions cela en face.

Cependant, afin d'évoquer les responsabilités, j'en appelle en tout premier lieu au planning familial. Qu'il cesse de mentir et tromper les femmes sur la contraception, l'avortement, et les conséquences. Les femmes sont libres si elles savent et comprennent. Quand je consulte le site internet http://ivg.planning-familial.org/ pour le voir manipuler et mentir aux jeunes femmes avec ce genre de questions aux réponses affligeantes :
http://ivg.planning-familial.org/articles/des-idees-recues-0029
je me demande bien où est la satisfaction à voir se multiplier les avortements. Qu'on laisse les femmes choisir, vraiment. L'avortement est une réalité difficile, pénible, et Simone Veil le savait. Le planning familial se fiche de ce que deviennent les femmes qu'elles poussent au bloc. Ces vieilles femmes aigries pour la plupart n'ont que faire de ce qu'adviennent les jeunes filles. Leur combat est idéologique.

L'IVG n'est pas un droit.

En réalité, l'IVG n'est pas un droit, et ce devrait être un acte uniquement médical. Il est soumis au choix du médecin en fonction de la situation, extrême, qui autorise à tuer ou non l'embryon. Confiné à la responsabilité d'un seul, dans des situations particulièrement graves, il répondrait à ce qu'en attendait Simone Veil. Il aurait du être cantonné à ces situations extrêmes brandies encore continuellement pour faire taire ceux que l'avortement dégoute.
 
Au lieu de ça, on a fabriqué des usines à avorter, dont on peine à trouver les médecins qui acceptent de pratiquer ces horreurs, autres victimes colatérales du monstre sacré. S'il s'agit d'un acte médical, il aurait alors sa place pour être remboursé par la sécurité sociale, contrairement à aujourd'hui, où on le rembourse allègrement alors que la médecine n'a d'autres choix que de faire la volonté de la "patiente". Quel intérêt si ce n'est d'éviter que les femmes ne réfléchissent à 2 fois avant d'avorter ?
S'il s'agit de laisser le champ libre à qui souhaite avorter, s'il s'agit d'un droit, alors soyons cohérents : ne remboursons plus les IVG. Ce n'est plus du ressort de la "santé".
 
Au nom de quoi doit-on promouvoir l'avortement ? Au nom de quel principe la femme et son entourage n'aurait pas la responsabilité de ce qu'il advient de l'être humain qu'elle porte, et qui n'a aucune protection pour vivre si ce n'est sa mère ? Au nom de quoi on relègue ces questions essentielles au rang d'obsurantisme alors que Simone Veil elle-même les évoquaient ? Au nom de quoi faudrait-il chercher à faciliter les avortements à tout prix, noyant les cas légitimes au cas d'eugénisme ?
 
La seule réponse est idéologique. Féministe.
 
 
De la libération des femmes.

Si vous n'êtes d'accord avec rien de ce que j'ai écrit auparavant, alors ce passage vous achèvera. La femme qui brandit l'IVG comme droit n'est pas celle qui subira des pressions si elle n'avorte pas. Ce n'est pas elle qui subit le traumatisme post-ivg. Ce n'est pas elle qui se formalise de la dérive eugéniste de ce droit. 

J'ai écrit cet article, et je vais maintenant me faire lyncher. J'ai touché à l'IVG comme si on avait touché à la femme. Peu importe que certaines vivent encore dans leur chair les IVG passées. Peu importe que d'autres s'entendent dire que cet enfant trisomique qu'elles ont choisi de garder aurait dû y passer. Peu importe qu'elles soient jugées, femmes seules, d'avoir gardé un enfant supplémentaire à s'occuper. Peu importe que des hommes baisent puis partent. Peu importe que d'autres souffrent du poids d'un IVG. Peu importe que des médecins vivent mal de les pratiquer. Peu importe qu'on jette les jeunes filles dans une contraception mal maîtrisée (la sacro-sainte pilule) puisqu'elle pourront ensuite avorter. Peu importe qu'un père n'ait aucun poids dans la suppression d'une vie qu'il a engendrée. Peu importe, peu importe, peu importe...

On ne libère que si on informe, certainement pas quand on cache, nie, manipule, ment ou transforme la réalité des choses.

Quoi qu'on en pense, la réalité, factuelle, demeure celle-ci : l'IVG coûte 220 000 vies par an. Cela dépasse toutes nos désespérances.

 

En conclusion, je vous partage ce poème réalisé il y a quelques temps. Je me fiche de ceux qui passeront à côté. Le talon d'achille de l'avortement est l'avortement lui-même. Et il existe assez de femmes libres dans ce pays pour entendre un autre discours que les manipulations de certaines excitées.


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53 réactions à cet article    


  • hans-de-lunéville 22 janvier 2015 17:49

    article qui arrive avec 30 ans de retard !


    • LetUsComment LetUsComment 23 janvier 2015 09:54

      J’espère bien que ce ne sera pas le dernier tant qu’on traitera la question de l’IVG par-dessus la jambe...


    • César Castique César Castique 22 janvier 2015 18:33

      « Les 40 années qui suivirent furent l’effondrement de cette »conviction de femme« exprimée. »


      Ce n’était pas difficile à prévoir, puisque tout ce qui va dans le sens du moindre effort est toujours assuré de faire un tabac.

      • insomnia insomnia 23 janvier 2015 00:18

        @LetUsComment
        Vous avez entièrement raison sur les conséquences d’une IVG moi qui était contre et je le suis toujours. Mais, j’ai dû subir en 2006 cet acte, malgré la prise d’une contraception du lendemain, car monsieur s’était oublié.
        En mon fort intérieur, il y a un conflit qui me ronge depuis.
        La vie commence là où d’autres n’y trouvent que du vide.
        Bien cordialement ;


        • charlie cui banni charlie cui banni 23 janvier 2015 00:24

          Encore une poivrote égarée insomniaque, ou une concurrente de ma déesse des sleepings, entre § et all in et At ?


        • insomnia insomnia 23 janvier 2015 00:39

          @charlie cui banni,

          J’aime les gens comme vous ! Une cervelle de moineau sans la moindre étincelle !


          • charlie cui banni charlie cui banni 23 janvier 2015 00:45

            On peut dire ça comme ça


            Ça me rappelle les réparties d’une Déesse (ce fut en tout son pseudo période AV 2007-2009) c’était terriblement émoustillant.

            Continuez ainsi, je vous en prie smiley

          • insomnia insomnia 23 janvier 2015 00:49

            @charlie tango de cui banni,

            Votre ancienne Déesse vous égare... Dommage !

            Mais je vous en prie.... smiley


            • charlie cui banni charlie cui banni 23 janvier 2015 00:58

              Sorry je suis anti-monogame...


              ...c’est même peut être la seule variable qui me caractérise !!!

              En dehors de ça, je ne peux m’empêcher de dresser des tresses d’humaniste à toutes mes éventuelles « conquêtes », de les hierarchiser sur leur capacité à rendre plus belle la petite pomme sur laquelle nous sommes tous né(e)s. 

              Vous ne m’en voudrez pas pas trop j’espère smiley smiley

            • insomnia insomnia 23 janvier 2015 01:17

              Humaniste ? J’aime le : dresser des tresses d’humaniste..... Je ne suis personne pour me prétendre t-elle ! Mais vous, vous êtes la pomme je veux dire la terre sur laquelle nous sommes... ;


            • charlie cui banni charlie cui banni 23 janvier 2015 01:19

              Donc ne tenez pas compte du précédent commentaire de 01:15 qui vous été adressé


              Gaïa est très.. comment dire .. très pusillanime (on en dépend tous, non ?)

            • njama njama 23 janvier 2015 00:54

              « Et nul doute que les innombrables défenseurs des »droits de la femme" d’agoravox et du web se lâcheront suite à cet article.« 

              ben non, raté ! vous voyez personne se lâche sur AV et il n’y a pas foule au portillon pour vous répondre.
              Votre désarroi est très perceptible.
              -
               » En effet, l’IVG est une vache sacrée, un Dieu, un dogme, symbole même d’une vision mortifère érigée en principes humanistes, de surcroit exhaustifs.« 
               »l’IVG étant communément admise comme un droit sensationnel de la « liberté de la femme »

              Calmez-vous, vous êtes dans une emphase qui n’est pas propice à un raisonnement serein.
              Simple hypothèse, quand bien même on abrogerait cette loi Veil (qui ceci dit au passage a permis également de « décriminaliser » ces avortements qui se faisaient avec les moyens du bord, à l’étranger ou avec l’aide de faiseuses d’anges), pourriez-vous nous dire ce qu’il se passerait ?

              Croyez-vous que des grossesses non désirées diminueraient ? et quand bien même cette suppression de la loi les feraient diminuer, croyez-vous que cela arrêterez les avortements ?
              Ne pensez-vous pas qu’ils se feraient comme avant en coulisses, et peut-être ou très probablement dans des conditions d’hygiène et de sûreté médicale très précaires ...
              Les vieilles pratiques reviendraient au galop !

              Je conviens toutefois que, ne les voyant pas ou plus, vous n’en entendriez plus parler, ou si peu, un fait divers défraierait la chronique de temps en temps de l’une ou l’autre s’étant fait prendre sur le vif, et votre conscience serait bien tranquille ... vous dormiriez sur vos deux oreilles, mais le monde n’aurait pas changé, ou si peu.
              Ne faut-il pas être plus pragmatique ?


              • LetUsComment LetUsComment 23 janvier 2015 10:03

                Bonjour njama,


                Si vous m’avez bien lu, vous avez compris que pour moi l’IVG est un acte médical, comme l’IMG est censé l’être aujourd’hui (même si certains s’en servent d’IVG hors délai mais c’est un autre problème..)
                A partir de là, il n’y a ni interdiction ni obstruction. Simplement un personnel médical, qui comme souvent, doit prendre des décisions dans des situations humainement complexes.

                Un second volet devrait et devra concerner l’adoption des enfants sous X, et des enfants tout court. L’adoption a toujours été l’alternative à l’avortement, et ce depuis le départ.

                Par ailleurs, qu’on arrête de prétendre que la grossesse non désirée est un drame. Elle est une contrainte ou un imprévu. En faire un drame est une affaire de responsabilité, individuelle et collective.

                Par ailleurs, l’argument des conditions artisanale et dramatique des avortements d’antan est totalement éculé. Il sert principalement à empêcher toute remise en question de cet IVG dont on sait pourtant qu’il n’est pas satisfaisant, pour ne pas dire scandaleux.

                Si vous relisez bien mon article, vous verriez que mon emphase est loin d’être déraisonnable..

              • Alren Alren 23 janvier 2015 13:26

                À LetUsComment 

                « Par ailleurs, qu’on arrête de prétendre que la grossesse non désirée est un drame. Elle est une contrainte ou un imprévu. »

                Un « imprévu » quand il s’agit de mettre au monde un enfant et l’élever une vie entière quand on est en chômage de longue durée sans qualification professionnelle ? 

                Le choix de ce mot est proprement à vomir de manque d’empathie !

                Sans doute votre solution est-elle de dire que cette pauvresse n’a qu’à ne pas avoir de sexualité ...

                Je vous plains !


              • Ariane54 Ariane54 23 janvier 2015 18:14

                @ Alren
                Je vous plussoie. Mais vous oubliez également la gamine de 16 ans (les avortements sont plus nombreux jusqu’à 24 ans) sans soutien familial qui risque de se retrouver jetée à la rue par leurs parents et qui n’hésiteraient certainement pas à se suicider plutôt qu’à mettre un enfant au monde. Vous avez donc raison, l’auteur qui se pose en penseur ou donneur de leçon fait preuve d’un manque d’empathie monstrueux. Contente que vous ayez soulevé ce fait ! Bien à vous.


              • LetUsComment LetUsComment 23 janvier 2015 23:54

                Cessez donc d’inverser les rôles.

                Je viens d’une famille où l’argent a manqué, pas les enfants.

                Je sais très bien que le manque d’argent n’empêche ni d’être heureux, ni d’éduquer un ou plusieurs enfants.
                Même quand il s’agit de faire des sacrifices.

                Alors bon... vos leçons de morale...

              • oncle archibald 24 janvier 2015 10:32

                Question : le « manque d’empathie monstrueux » ne serait-il pas envers les femmes ou jeunes filles enceintes et envers l’enfant qu’elles portent. 


                C’est tellement plus facile de conseiller à quelqu’un de « supprimer » le problème, dans le sens ou l’on « supprime » un complice que l’on veut faire taire définitivement, plutôt que d’essayer d’aider une personne qui est ou plus souvent qui se croit en détresse.

                Le plus cool est encore qu’elles le fassent seules, sans le dire à personne, au moins on n’est pas emmerdé. On se demande juste : « tiens pourquoi elle déprime Josette ? »

                Né en 1944 je fais partie de la génération de ceux qui n’ont pas disposé d’une contraception fiable et donc qui a connu de très nombreux mariages « forcés » par une grossesse dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’était pas espérée si tôt. Ces couples tenaient la route au moins aussi bien que ceux d’aujourd’hui, ont accédé à des professions comme les autres, ont élevé leurs enfants comme les autres. On disait merde alors, il va falloir s’organiser autrement, et on retroussait ses manches.

                Bien sûr à coté il y avait des couples ou des femmes abandonnées qui optaient pour la faiseuse d’anges, ou le voyage en Angleterre pour celle qui avaient du fric. Pour ces femmes la loi Veil a été une bénédiction. De la faire de l’IVG un moyen contraceptif comme un autre, un acte sans importance …. Vouloir inciter les femmes à avorter par confort personnel …. Je ne peux que hurler devant le mépris de la vie que professent ceux qui pensent de cette façon.

              • insomnia insomnia 23 janvier 2015 01:11

                Je vous cite : "Calmez-vous, vous êtes dans une emphase qui n’est pas propice à un raisonnement serein.
                Simple hypothèse, quand bien même on abrogerait cette loi Veil (qui ceci dit au passage a permis également de « décriminaliser » ces avortements qui se faisaient avec les moyens du bord, à l’étranger ou avec l’aide de faiseuses d’anges), pourriez-vous nous dire ce qu’il se passerait "

                Vu le monde et le contexte actuel les moyens de contraceptions existent, le recours à l’IVG peut devenir désuet.
                Par contre il y a des situations très précises qui donnent recours à cela ! Mais cela doit rester dans l’exception !
                Vous n’êtes qu’un homme avec vos tripes mais pas dans les tripes d’une femme. Je ne parle qu’à nom et non de toutes les autres....


                • charlie cui banni charlie cui banni 23 janvier 2015 01:15

                  Et moi je te dis, n’en déplaise à l’auteur : Pars d’ici, sèche elle !!!


                  Dégage koi, tu pues :->

                • insomnia insomnia 23 janvier 2015 01:21

                  @charlie cui bannie qui pue !

                  Je vais être à votre niveau, un langage peu châtié qui se complaît à la vulgarité ! smiley


                  • charlie cui banni charlie cui banni 23 janvier 2015 01:25

                    Voui voui, vous direz ça à spaghetti, au surfeur et à tous les simoyens d’AV > j’ai confiance en vous : Tchuss


                    Et pour finir : bonne nuit (sauf rappel of course, c’est du classique)



                  • insomnia insomnia 23 janvier 2015 01:31

                    Pauvre de vous charlie de cui en banni,

                    Cela est une première pour moi de voir autant de répondant pour ne rien dire, du moins à mes yeux...
                    Bonne et douce nuit.....
                    Merci pour cet échange stérile ! smiley


                  • njama njama 23 janvier 2015 01:49

                    charli cui banni,
                    vous êtes vulgaire
                    .
                    @ insomnia,
                    je vous entends, contraception bien sûr, encore faut-il avoir reçu une bonne éducation ... qui ferait que cela deviendrait l’exception. On peut se passer de moyens de contraceptions avec une bonne connaissance du sujet, de la reproduction.
                    Par contre je ne suis pas d’accord avec l’auteur sur certaines de ces formulations, exemple « le droit ou non de tuer l’embryon »
                    est-ce que « tuer » est le mot qui convient ? ou est-ce un mot choisi pour aller dans le sens de ce qu’il voudrait démontrer , c’est à dire désigner ce qu’il interprète comme un meurtre, et qui n’en est pas un.
                    Ou est-ce que l’embryon est un être humain ? est-il distinct du corps de la mère au point d’en faire un être distinct ? est-ce que le propre de l’être humain n’est pas d’être d’abord « né » ! L’enfant qui n’est pas né n’a pas de personnalité au sens juridique, c’est à dire qu’il n’est pas considéré comme une « personne » avec une identité propre.
                    L’auteur ne parle pas des multiples cas de détresses pour lesquelles les femmes ne souhaitent pas poursuivre leur grossesse...

                    L’auteur n’évoque pas par exemple le déni de grossesse, qui est un parallèle intéressant, puisque certaines jeunes femmes vont même jusqu’à se débarrasser de l’enfant * à peine né comme un paquet dans une poubelle.
                    * volontairement je ne dis pas « de leur enfant », car elles sont dans le déni, et le déni est souvent « total » ... ça pose problème. Et peut-on simplement juger ? je ne crois pas...

                    Il y a beaucoup de choses très complexes derrière ces questions, et comme elles concernent en premier lieu les femmes, vous avez raison, je pense réellement qu’il appartiendrait aux femmes de décider de cela ... je suis très d’accord là-dessus.


                    • charlie cui banni charlie cui banni 23 janvier 2015 01:53

                      I am Vulgarium naja ?


                      oki doki

                      let the sun rise !!

                    • insomnia insomnia 23 janvier 2015 02:03

                      La question se pose où commence la vie ? A chacun de se faire son raisonnement mais cela n’est pas facile d’y répondre !


                    • charlie cui banni charlie cui banni 23 janvier 2015 02:07

                      T’as un neuf tout contre toi ; manante, arrête de faire la poule de basse, très basse cour ^^


                      Et vive Dieudo tant que j’y suis, sa dernière vidéo est ENORME :

                    • njama njama 23 janvier 2015 08:47

                      La question se pose où commence la vie ?
                      « la vie » n’est pas le propre de l’homme. Encore une fois, est-ce que l’on formule bien les questions ?
                      faut-il retenir ce raccourci ? Avec la naissance, s’ajoute le « souffle », et l’individualité, point de départ de la personnalité humaine ... II y a dans l’embryon une potentialité d’être humain, comme la graine a la potentialité de son espèce. ... la potentialité d’être humain qui n’est pas toujours perceptible, ni forcément perçue de suite. Une future potentialité humaine, dont on ignore si elle viendra à terme, et tout du devenir de cette potentialité. Certaines femmes ne s’aperçoivent pas qu’elle sont enceintes avant 4 ou 5 mois (je connais des cas) ... ce qui ne coïncide pas avec ce qu’écrit LetUsComment "Dès la fécondation, nous avons à faire à un être vivant, dont on connait scientifiquement l’espèce sans la moindre hésitation : un être humain.«  Même pour les pères c’est faux dans la très grande majorité des cas ...et »scientifiquement« ce qu’il dit est vrai quelle que soit l’espèce, il n’y a que le qualificatif qui change. Les discussions peuvent aller à l’infini ...
                      Sans que soit évoquée la foi religieuse qui bride les raisonnements dans son espace avec ses codes particuliers, la dimension »sacrée« de la vie depuis la fécondation est évoquée en filigrane dans l’article exactement dans la même veine. Aux croyants je dirais que pour la cohérence de leurs raisonnements, et pour qu’il n’y ait pas de rupture dans cette cohérence, ils n’ont pas tort dans »leur« logique, parce que du point de vue de la foi, de quelle obédience qu’elle soit, il y a nécessairement  »continuité« sans rupture dans le mystère de la vie, mais d’un autre côté, ces même religions n’ont jamais hésité parfois à bénir les armées, les canons, et la chair à canon et saint Georges leur saint patron avec ! Alors faut savoir ... la vie c’est sacré, mais c’est pas absolu, parce que ça dépend ... et puis la vie n’est pas un long fleuve tranquille ... alors ne jetons pas la pierre à quiconque. C’est assez certain qu’aucune femme ne va avorter de gaieté de cœur, pas besoin d’être femme pour le deviner. La loi sur l’IVG n’a pas été faite pour »autoriser" l’avortement comme on peut le lire parfois car l’avortement se passait allégrement de loi depuis des millénaires, même si c’était plus compliqué, et plus périlleux, mais elle a été faite pour permettre qu’il puisse se faire dans de bonnes conditions, contrairement au passé. Que veulent au juste ces militants anti-IVG, qu’on glisse le problème sous la carpette ? culpabiliser les consciences ? ...


                    • LetUsComment LetUsComment 23 janvier 2015 10:04

                      En réalité, la question ne se pose pas. La vie commence à la fécondation.


                    • LetUsComment LetUsComment 23 janvier 2015 10:11

                      Re-bonjonr njama smiley


                      Un complément de réponse donc :

                      - Tuer est le mot qui convient quand on met un terme à une vie. Or, biologiquement parlant, c’est tout à fait ce qui se passe. On peut démagogiquement changer les mots. La réalité est celle-ci.

                      - Vous retombez dans les vieux travers féministes. Oui il y aune distinction de fait entre un embryon et sa mère. Le fait de les distinguer n’exclut pas qu’ils aient des liens tout aussi réels (et pour le coup important, dont on sait qu’ils sont à l’origine de nombre de traumatisme post-IVG).

                      - J’ai distingué d’emblée dans mon article le fait de considérer l’embryon comme une personne, qui serait un débat philosophique, du fait qu’il soit un être humain, débat scientifique (qui n’en est absolument pas un). L’embryon est un être humain. SI vous, philosophiquement, vous classez des êtres humains entres les personnes et des « choses », cela n’engage que vous..

                      - le déni de grossesse (qui n’a rien à voir avec jeter des enfants dans une poubelle) prouve au contraire que l’intention ne fait pas l’être, puisque le bébé est là malgré que la femme « l’ignore ».
                      Il prouve également les liens forts entre la mère et l’enfant puisque le jour où elle se rend compte de cette grossesse, celle-ci reprend son cours tout à fait normalement.

                      - la femme a le pouvoir sur l’enfant, mais elle n’est pas l’enfant. La responsabilité de la mère qui porte (et aussi du père qui accompagne) est d’assumer pleinement cette nouvelle vie. C’est clairement une question sociale et philosophique. De civilisation d’ailleurs.

                    • LetUsComment LetUsComment 23 janvier 2015 10:16

                      Dernier point et je m’arrête =)


                      Non l’embryon n’est pas « une potentialité » d’être humain. Il est un être humain. Cf. mon article.

                      Il est une potentialité d’enfant comme vous êtes une potentialité de vieillard(e). Le stade de développement et l’être sont 2 choses distinctes. L’être est une réalité dès la fécondation.
                      L’oeuf, l’embryon, le foetus, le bébé, l’enfant, l’adolescent, l’adulte, le viaillard, cela s’appelle un stade de développement.

                      Maintenant, je suis heureux de lire que l’avortement ne se fait pas de gaïeté de coeur. Je m’étonne malgré tout qu’on en arrive à 220 000 par an.

                      Apparemment, ça ne gène que moi.
                      Je dis bien apparemment.

                    • oncle archibald 23 janvier 2015 12:45

                      « Ou est-ce que l’embryon est un être humain ? est-il distinct du corps de la mère au point d’en faire un être distinct ? est-ce que le propre de l’être humain n’est pas d’être d’abord « né » ! L’enfant qui n’est pas né n’a pas de personnalité au sens juridique, c’est à dire qu’il n’est pas considéré comme une « personne » avec une identité propre. »


                      Si seul l’enfant « né vivant » est un être humain, pourquoi fixer un délai au delà duquel on ne peut plus légalement pratiquer un avortement ? Pourquoi ne pas autoriser l’avortement à 6, 7 ou 8 mois de grossesse ? Le fait qu’il faille fixer une date pour que l’avortement soit « légal » ou « illégal » montre bien que la vie est là dès la conception. La question est bien de savoir dans quelles conditions on autorise à interrompre une vie. Ne nous voilons pas la face comme le dit bien l’auteur.

                    • Ariane54 Ariane54 23 janvier 2015 18:22

                      Le foetus qui peut faire l’objet d’une IVG légale n’a aucune capacité de vie indépendante. Si la mère meurt, il meurt aussi. Je n’ai, pour ce qui me concerne, pas besoin d’autres critères pour justifier une IVG.


                    • oncle archibald 23 janvier 2015 19:09

                      Ariane : Vous devriez donner des cours dans les facultés de médecine. Heureux d’apprendre que depuis le 4 Octobre 2000 un foetus de 12 semaines et un jour est viable. C’est hélas non pas un progrès mais un recul de la médecine car depuis le 17 Janvier 1975 un foetus de 10 semaines était viable. 


                      « Le délai légal d’avortement est fixé en France à la fin de la 12ème semaine de grossesse, soit 14 semaines après le 1er jour des dernières règles ». C’est ce que dit la loi.

                    • insomnia insomnia 23 janvier 2015 02:24

                      @charlie pain béni !
                      J’aime les coms de ce genre.....
                      Tu n’es pas à la cheville de Dieudonné ! Même si son humour n’est point dans mes accointances... Mais il a le mérite d’être lui et entier !


                      • cevennevive cevennevive 23 janvier 2015 10:33

                         Bonjour,


                        J’aime votre article. Votre opinion est très humaine, raisonnable et raisonnée.

                        C’est sans doute ce que je pense et ai pensé tout le temps de ma vie féconde.

                        La loi Veil est une très bonne loi. Mais elle a été entachée par un snobisme, un laisser-aller, un je m’enfoutisme déplorable. (Et croyez-moi, ayant travaillé dans le social médical, je sais parfaitement que vous avez raison).

                        Quant aux trublions qui viennent salir de si nobles pensées, il est dommage qu’ils n’aient pas eu à subir ce genre de situation...

                        cordialement.


                        • njama njama 23 janvier 2015 11:29

                          Cevennevive
                          La loi Veil est une très bonne loi, nous sommes d’accord
                          mais concernant les dérives, je ne rejoins pas l’auteur, qui ne propose rien du reste, sauf culpabiliser les consciences « La question concernant l’IVG n’est donc pas de savoir si on tue un être vivant : c’est bel et bien le cas, ne vous en déplaise. »
                          Le jugement est posé, ite missa est ! est-il possible de discuter par après ? « IVG mon amour ! », l’argument est nucléaire !
                          De mon point de vue, tout est, d’une part, affaire de carence d’éducation (ce qui n’est pas toujours forcément simple j’en conviens dans des sociétés en mutation, en pleines turbulences, en perte de repères, ...), mais aussi de comprendre pourquoi certain(e)s se retrouvent en situation de détresse sociale, mais là nous tombons dans des considérations politiques ... voir même des poussées tectoniques internationales incontrôlées qui engendrent ces situations « non-désirées » de grandes iniquités économiques et très forte précarité de l’existence, ce qui ne saurait être un environnement serein à ... car, il nous est facile d’imaginer que dans une société idéale (édénique), il n’y aurait nul besoin ni de loi Veil, ni d’y recourir.
                          Confiner la question de l’avortement qu’aux seules responsabilités de ceux qui y ont recours et ceux supposés qui l’encourageraient (?) (« dérive eugéniste »), c’est hors contexte social, et c’est s’exonérer à bon compte de la complexité de la question et de la liberté individuelle du choix d’avorter ou non, et de la liberté de conscience qui va avec.
                          Comme pour la prostitution, la société peut se voiler la face, se mettre la tête dans le sable, elle n’est pas exempte de responsabilités, et même chose, chasser la prostitution, ce n’est que déplacer le problème.
                          Je ne vois pas bien ce qui dans cet article aurait fait avancer le débat ...
                          Comme l’auteur nous annonce déjà une suite, je lirai son prochain article.
                          Bonne journée


                          • LetUsComment LetUsComment 23 janvier 2015 11:57

                            Chère njama,


                            Je ne sais pas ce que cache votre tentative de discréditer mon article. Votre mesure feinte n’a d’autres effets que de relativiser la gravité d’une IVG. Elle nie par ailleurs ses effets pervers et sa banalisation aujourd’hui évidente. La dérive eugénique qui devrait être unanimement condamnée se trouve toujours relativisée par des commentaires similaires aux vôtres.

                            Comme si le juste milieu n’existait. Que contestez-vous au juste dans ce que je dis ?
                            Qu’on tue un être vivant ? Ite missa est : la réalité n’a que faire du dévoiement des mots.


                            Les alternatives, elles sont écrites plus haut. Elle en appelle (ô le gros mot !) à la responsabilité de chacun.
                            Au nom de quoi le Planning Familial aurait droit à la démagogie et au mensonge sous prétexte que des situations difficiles existent. ?
                            Que ne prônons-nous davantage les adoptions, les prises en charge, les accompagnements ? Pourquoi jetez le discrédit sur ceux qui, révoltés par l’IVG, décident d’accompagner les femmes individuellement qui ne trouvent pas de réponses auprès du Planning Familial.
                            Que ne proposons-nous pas à des parents de prendre en charge les enfants à leur naissance ?
                            Beaucoup attendent vous savez..

                            Et quelles réponses aux situations complexes que vous brandissez sans cesse apportez-vous ? Aucune, comme si l’IVG n’avait d’autres alternatives.
                            Je le conteste. Vous noyez le sujet dans les multiples situations individuelles, alors que justement, les réponses ne pourront être qu’individualisée pour être pertinente. Contrairement à l’IVG, industrialisé.

                            En substance de mon article, la vie a un caractère sacré.
                            En substance de vos réactions, il semblerait que le caractère sacré concerne l’IVG.
                            Comme si le remettre en question était en soi inconcevable ?

                          • Depositaire 23 janvier 2015 12:24

                            Ce vote de la loi, initié par Simone Veil sur l’IVG a suscité et suscite bien des réactions, légitimes ou non.

                            Je ne rentrerai pas dans le débat pour ou contre, dans la mesure où je ne peux pas apporter, dans un sens ou dans l’autre, des arguments plus convaincants que ceux émis depuis le vote de cette loi, ou de ceux des commentaires de cet article. Mais je veux juste faire connaître une information qui éclairera bien des choses sur l’origine de cette loi et de celle qui l’a fait voter.

                            L’avortement légal a été promulgué d’abord aux états unis d’Amérique avant d’être proposé et organisé en Europe. Et pour être plus précis, c’est la Commission Trilatérale, émanation du groupe de Bilderberg afin de faire avancer l’agenda de ce groupe d’influence qui a lancé la campagne pour l’avortement là bas. L’objectif, caché, était de faire diminuer de façon drastique la population américaine en faisant en sorte que les générations à venir soient nettement moins nombreuses. En d’autres termes, moins édulcorés, c’est de l’eugénisme, ni plus ni moins et assumé par la CT.

                            Quel est le rapport avec la France ? Il est très simple. Mme Veil était membre actif de la Commission Trilatérale pour la France ! Et c’était sa mission. Mission accomplie...(sic)

                            Ajoutons, en passant, que Raymond Barre était lui aussi membre actif de cette même commission. Ce qui explique la raison qui a étonné beaucoup de spécialistes de la politique qu’un obscur professeur d’économie devenu ministre du commerce sous Giscard a été propulsé Premier ministre. Ce n’est pas exactement la fonction idéale pour arriver à ce poste. Il était membre de la Commission Trilatérale. Giscard qui était déjà bien inféodé à l’oligarchie financière mondiale ne pouvait pas refuser cette proposition qui a dû lui être faite depuis les états unis.

                            Ceci est un petit aperçu des dessous de la politique qui est à la fois bien plus complexe et bien plus sordide qu’on ne le croit généralement !


                            • Enabomber Enabomber 23 janvier 2015 12:34

                              La conspi eugéniste qui ressort. Le grand n’importe quoi avec pseudo-sources, et contenu bien réac comme d’hab.


                            • oncle archibald 23 janvier 2015 12:27

                              Il est bon d’entendre, trop rarement, quelqu’un qui exprime une opinion. Une vraie, un cri, pas un bêlement qui se noie au milieu des bêlements du troupeau ! Comme Cevennes Vives j’aime votre article, même si je le trouve un peu trop « cassant ».


                              Le plus gros mensonge au sujet de l’IVG est certainement dans les amendements de la loi Veil votés au début de l’année 2014 au nom d’une soi-disant égalité homme femme. Et je le prouve.

                              Cet amendement supprime toute référence à la « situation de détresse » et transforme en un geste banal, pire encore « un droit » constitutif de la liberté, ce qui devait être un geste de compassion envers celles qui se trouvaient dans une situation à laquelle elles ne trouvaient pas d’autre issue que celle d’interrompre la vie qu’elle portait en elles.

                              Ainsi d’après Madame Najad Valaud Belkacem pour maitriser sa fécondité une femme dispose maintenant du stérilet, de la pilule, et de l’avortement, moyen comme un autre de ne pas avoir d’enfant. Comme l’a très bien montré l’auteur c’est totalement faux puisqu’il ne s’agit pas de maitriser sa fécondité mais d’interrompre la vie déjà apparue et qui aboutirait quelques mois plus tard à la naissance d’un nouvel être humain si on consentait à ne pas l’interrompre.

                              Pire encore comment prétendre instaurer cette banalité au nom de l’égalité homme-femme alors qu’un homme peut éventuellement maitriser sa fécondité grâce au préservatif, et encore, si sa partenaire le veut bien, mais n’a plus aucun moyen de l’interrompre une fois la fécondation effectuée. Il n’y a donc aucune égalité homme femme dans ce domaine et ce problème a déjà occupé les tribunaux, dans un sens ou dans l’autre. 

                              Une femme qui veut avoir un enfant alors que son compagnon ne le souhaite pas pourra très facilement arriver à ses fins en le trompant sur les moyens de contraception qu’elle utilise, alors qu’un homme qui voudrait voir naitre l’enfant qu’il a conçu n’aura aucun moyen d’empêcher sa compagne d’avorter. Ou est l’égalité homme femme revendiquée ??

                              Quoi qu’il en soit la loi Veil qui avait pour objet de soustraire les femmes qui avaient décidé d’avorter aux griffes sales des « faiseuses d’anges » et de leur offrir cette possibilité dans le cadre rassurant et adapté d’un hôpital, se trouve ravalée au rang de roue de secours d’une contraception ratée. C’est tout ce que l’on veut sauf un acte qui « grandit » et « libère » les femmes.

                              En fait la révision de la loi Veil n’a été qu’un motif de clivage d’opinion « gauche-droite », avec en toile de fond cette comptine mille fois répétée : à ma droite les ringards et les vieux conservateurs, à ma gauche les hommes et les femmes « de progrès », les libérateurs ! Il était tellement pénible et honteux pour les gens de gauche que Madame Veil ait été ministre d’un gouvernement de droite. Elle avait en quelque sorte « volé leur loi » et Il fallait bien « remettre les pendules à l’heure » afin qu’on ne s’y trompe pas.

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