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J’ACCUSE

Ce message s'adresse à tous les citoyens de France.

"C’est un crime d’avoir accusé de troubler la France ceux qui la veulent généreuse, à la tête des nations libres et justes, lorsqu’on ourdit soi-même l’impudent complot d’imposer l’erreur, devant le monde entier." (Emile ZOLA - 1898)

 

Nous, collectif des Gilets Jaunes, protestons depuis maintenant plus d'un an contre la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.

Nous sommes nombreux, parents, enseignants, élus, mais également certains inspecteurs de l'Education Nationale et DDEN à ne pas cautionner ces deux décrets (Peillon et Hamon) qui passent en force contre les intérêts des enfants, des familles, des collectivités.

Nous ne sommes pas des habitués de la contestation, nous n'avons pour seul but que la protection des intérêts des enfants de l'école publique. Notre union dépasse donc tout clivage politique.

 

Devant les difficultés rencontrées et exprimées par tous les acteurs pour donner du sens à cette réforme dont les enjeux économiques au niveau européen et de l'OCDE sont à peine dissimulés, le gouvernement a estimé nécessaire de mettre en place une campagne de propagande menée tambour battant par Monsieur Peillon puis par son successeur Monsieur Hamon.

A coup de sondages bien arrangés et de monologues devant radios et télévisions, Monsieur Hamon s'est imaginé avoir convaincu une opinion pourtant déjà réticente.

Lorsqu'une réforme est noble dans ses intentions et bien pensée, nul besoin d'un tel matraquage médiatique, d'autant plus que les opposants à la réforme ainsi que leurs arguments n'ont eu accès aux médias que de manière à fournir l'illusion que la parole leur avait été donnée.

 

Mais la réalité est toute autre : en effet, cette réforme bouleverse complètement le quotidien des enfants, les prive bien souvent de leurs activités extrascolaires choisies et de qualité, de la relation avec leurs grands-parents, les fatigue outre-mesure en leur imposant des heures supplémentaires de garderie, cette réforme met trop de petites communes à genoux financièrement, sollicite la contribution des familles ou de l'ensemble des contribuables d'une commune pour des activités périscolaires trop souvent décevantes, va forcer des femmes à arrêter leur activité professionnelle car l'emploi du temps de leurs enfants ne correspondra plus au leur.

Cette réforme occulte totalement le fait que nos écoles publiques accueillent des enfants handicapés, malades et porteurs de troubles divers. Ces enfants-là n'ont pas le même traitement, n'ont pas droit aux activités périscolaires soi-disant si enrichissantes et pour ceux qui ont des soins et des suivis réguliers (le mercredi matin), une matinée supplémentaire, c'est beaucoup trop de fatigue pour eux à fortiori...

Pourtant le défenseur des droits avait alerté le gouvernement sur cette question en décembre 2012 durant la préparation du décret Peillon !

 

Enfin, au-delà des coûts financiers spécifiques à cette réforme, ce sont les relations entre l'Etat et les communes dans le fonctionnement des écoles qui sont mises en cause (transfert de charges, de responsabilités...) Tant que cette question ne sera pas résolue, clairement définie, la réponse sera différente dans les 23 340 communes ayant une école, creusant ainsi les inégalités entre les enfants et leur droit à l'Education.

 

Cette réforme, bien que rejetée à deux reprises par les votes consultatifs du Conseil Supérieur de l'Education, s'est vue décrétée, à la suite d'un simulacre de concertation avec des représentants "choisis" des acteurs de l'école, bien loin des réalités du terrain, et aujourd'hui contestés dans leurs propres rangs. 

Cette réforme prétend réduire voire faire disparaître les inégalités ; l'effet produit se révèle être tout le contraire. Non seulement elle les creuse mais de surcroît elle tire tous les enfants vers le bas.

 

En outre, bien souvent leur sécurité ne sera pas assurée correctement : les taux d'encadrement ont été revus à la baisse, on ne demande pas leur extrait de casier judiciaire aux intervenants qu'ils soient bénévoles ou autres, à certains endroits on recrute des animateurs avec ou sans BAFA sur un célèbre site de vente entre particuliers...

Que dire de la responsabilité des directeurs d'école durant ces temps périscolaires  ? 

Si une évacuation tourne au drame parce que des bénévoles ou des animateurs sous-payés, en contrats précaires de parfois 45 minutes par jour, avec le turnover que cela implique, n'auront pas su la mener correctement, vers qui se tournera-t-on ?

Vers quelqu'un à qui l'on ordonne à la fois de porter la responsabilité de tout ce qui peut arriver dans le bâtiment "école" et de tourner son regard dès lors que le temps scolaire s'achève...

 

Le passage en force et imposé de tels changements dans notre pays, sans concertation même si l'on vous clame le contraire, et avec un tel désengagement et une telle légèreté dans la manière de traiter certaines questions, notamment la sécurité des écoliers, est inacceptable... Nous nous demandons toujours comment un tel système va permettre aux élèves de progresser... En effet, même les chrono biologistes sont loin d'être tous d'accord sur cette question. Et nous avons bien compris lesquels parmi eux ont été sollicités pour travailler à la mise au point de cette réforme.  

 

Et que dire du postulat de départ, l'argument choc, l'essence même de tout ce problème, j'ai nommé les "catastrophiques" tests PISA. Des tests réalisés par des enfants de 15 ans, donc ayant été scolarisés 4.5 jours en école primaire. Des tests dont l'interprétation, les modalités de passage, la nécessité même sont sujettes à polémique, car nos enfants sont mis dans une balance inégale (pays concernés, taux de scolarisation, etc...).

Nous avait-on révélé, en même temps qu'on tentait de nous faire croire au si bas niveau de nos enfants, que ces derniers avaient pourtant progressé en compréhension de l'écrit, l'un des trois grands domaines évalués par PISA ?

Nous a-t-on expliqué aussi que baisser dans le classement PISA lorsque d'autres pays y entrent, c'est logique et mathématique ? (nous sommes passés de 30 pays à 65)

Allons-nous tolérer que la sécurité physique, morale et intellectuelle de nos enfants soit ainsi bradée, jetée en pâture au budget et à la politique éducative de chaque commune, sans aide pérenne de la part de l'Etat, pour aboutir à une territorialisation d'une école déjà fragile, qui deviendrait alors profondément inégalitaire ?

 

Pourquoi ne nous dit-on pas non plus que des communes guyanaises ont obtenu une dérogation jusqu'en... janvier 2015 pour la mise en place de la réforme des rythmes ?

De qui se moque-t-on à la fin ?

L'organisation devrait donc changer au retour des vacances de Noël ?

 

Jamais enseignants, parents et élus ne s'étaient autant fédérés face à une réforme de l'Education Nationale.

 

Les retours de l'expérimentation menée au cours de l'année scolaire 2013-2014 s'avèrent majoritairement négatifs. Les enfants ont été plus fatigués et ont moins bien appris. Et on déplore 55 % d'intentions de fuite vers le privé, non touché par les décrets en cause (y compris sous contrat !).

Et cela, la plupart des gens l'ignorent.

Pourquoi donc ?

 

Et nous en venons là au coeur du problème, qui selon nous dépasse à présent cette seule question des rythmes scolaires. Bon nombre d'entre nous, enseignants, directeurs d'école, élus, ont subi de grosses pressions et des "rappels" au devoir de réserve, moyens jusqu'alors utilisés de manière très rare, dans des cas isolés. Tout cela dans l'unique but de ne pas amener les familles à s'interroger, ou même à réaliser ce qui les attendait vraiment si cette réforme venait à être appliquée à toutes les écoles publiques. En laissant volontairement planer le doute sur une mise en place généralisée, en muselant les médias et les personnels de l'Éducation Nationale, le gouvernement et plus précisément le ministère de l'Éducation Nationale ont réussi à faire en sorte que beaucoup de gens se résignent en se disant que nos représentants, à nous parents et enseignants, n'avaient pas suffisamment "bougé".

 

Or la contestation existe bel et bien, contrairement à ce que l'on veut bien laisser croire. Et elle dérange... au point d'en arriver à des méthodes dignes de celles utilisées sous les plus célèbres dictatures. C'est ce qui s'est passé il y a peu. La République a été foulée du pied par M.Hamon, ministre de l'Éducation Nationale, avec la complicité froide et silencieuse de Mrs Hollande et Valls, ceci cautionné par tous les autres membres du gouvernement. 

 

Le lundi 30 juin 2014, Mme Évelyne Flacher, maire de Saint Médard en Forez, à bout de solutions pour mettre en application la réforme sans que cela mette les élèves en danger et fasse augmenter la facture fiscale de ses administrés, face à l'impossibilité d'établir un dialogue avec le ministre, décide d'entamer une grève de la faim pour se faire entendre.

Spontanément, une enseignante toulonnaise, Céline Fabre, la rejoint.

D'aucuns qualifieront ce geste d'extrême, de disproportionné.

Toujours est-il qu'il paraît à ce moment-là la seule alternative au refus d'entendre et de dialoguer de M.Hamon.

Peut-on vraiment penser qu'on en arrive là uniquement par souci du budget municipal ou de préserver quelques intérêts corporatistes ?

 

Tous les médias sont immédiatement avertis par nos soins de cette situation dramatique qui se joue dans cette petite commune. Dans un pays comme la France, en 2014, une élue de la République en grève de la faim, cela mériterait que l'attention des citoyens soit attirée. Pourtant, seuls quelques organes relaieront cette information.

 

Mardi 1er juillet, en séance à l'Assemblée Nationale, monsieur le député Dino Cinieri interpelle le gouvernement sur cette question. La réponse de M.Hamon est édifiante... 

Après avoir qualifié cette action de "violente", il semble perdre son sang froid en criant ces mots :

"Laissez l'école tranquille ! Laissez les enseignants tranquilles ! Laissez-les travailler."

À travers ces mots transparaissent parfaitement ceux qui envahissent probablement son esprit à cet instant : "Laissez-moi tranquille !".

À l'issue de cette séance, Dino Cinieri remet le courrier des gilets jaunes (soutien aux grévistes de la faim et rejet de la réforme en l'état) adressé au premier ministre, qui refuse de le prendre... Benoît Hamon jugera opportun, le soir même, de publier cet extrait de séance sur sa page Facebook, suscitant l'indignation des gens qui le suivent, avec plus de 700 commentaires fustigeant son attitude jugée méprisante.

 

Céline Fabre se voit contrainte dès le quatrième jour de mettre fin à son action pour de sérieuses raisons de santé. Mais Évelyne Flacher continue, dépérissant chaque jour un peu plus.

Les deux femmes réclament une audience auprès du ministre, afin de lui exposer toutes les difficultés et les problèmes posés par cette réforme. Dans l'indifférence générale sur fond de Coupe du Monde de football et de garde à vue d'un ancien président... même l'assassinat d'une enseignante à Albi ne parvient pas à trouver plus de 2 minutes de journal télévisé... 

Arrive samedi le sixième jour, six jours de trop  ! Les gilets jaunes se démènent afin de trouver une issue, de parvenir à émouvoir le ministre et obtenir cette fameuse audience.

Cela sera un échec.

Les médias sont avertis en masse de la situation, l'état de Mme Flacher empire, sa vision se trouble... Mais pas sa détermination.

L'information ne sera que très peu relayée... seules de rares enseignes, plutôt locales, diffuseront le soir même l'hospitalisation de l'élue, à bout de forces, suite à un malaise.

Les pompiers avouent que la préfète leur a injoncté de ne pas communiquer. 

 

Nous apprenons ensuite avec horreur que les médias nationaux ont reçu l'ordre de ne pas relater cet événement. De qui ? Est-ce possible ?

C'est là toute la question...

 

De la même manière, alors que se tenait une conférence de presse des gilets jaunes à Paris en juin, les journalistes devant s'y rendre avaient reçu une annulation... Infondée, bien évidemment. Même incident aux Pennes Mirabeau, quelques jours plus tard, un élu (Mr le maire de Cabriès, Hervé FABRE-AUBRESPY) est en retard car "on" lui a téléphoné pour l'informer d'une annulation...

 

Voici comment, en France, en 2014, sont bafouées de concert la liberté d'expression, la liberté de la presse et la voix du peuple.

 

"C'est quoi l'Ecole ?"

Finalement voici la question que se posent les parents, les enseignants, les maires.

Une question simple que Benoît Hamon, Ministre de l'Education Nationale, devrait, en tant que ministre et donc en mission d'organiser, tant avec des projets de loi qu'avec des budgets qui permettent d'appliquer la loi, la même pour tous dans notre pays, avoir le courage d'affronter.

 

Moi, citoyenne de ce pays, calme et sans histoires, sans bord politique, devant tant de mépris, de non sens, de mensonges et d'injustice, je suis debout...

et je ne me rassiérai que lorsque la France, cette nation dont je suis fière,

se sera réveillée pour mettre fin à cette situation.

 

 

Alors j'accuse !

 

 J'accuse nos dirigeants politiques d'utiliser des méthodes honteuses, violentes par les mots et méprisantes, pour parvenir à des fins dictées par des lois économiques et des lobbies qui les dépassent et les poussent à ne plus assurer la protection des citoyens et plus grave, celle de leurs enfants.

 J'accuse tous ces membres du gouvernement et une grande partie des acteurs du paysage politique en haut-lieu de cautionner cet état de fait, en dépit des belles convictions qu'ils affichent.

 J'accuse les représentants de l'État de suivre sans conscience des directives dénuées d'humanité.

 J'accuse une certaine presse de se laisser intimider, peut-être même de se coucher devant le pouvoir au mépris de la liberté et du devoir d'informer.

 J'accuse le gouvernement, qui se revendique "être à l'écoute" de ne pas répondre aux sollicitations, aux préoccupations de ses concitoyens.

J'attends...

Et j'invite tous ceux que ce discours a révoltés à se joindre à moi pour crier leur indignation.

Citoyens ordinaires comme moi, élus de la République et représentants du peuple, journalistes, célébrités, étudiants, nous sommes tous concernés lorsque la République est en danger !

 

Parlez, dénoncez !  

Il est des actions qui dérangent et la nôtre en fait partie. Des gens doivent rendre des comptes, aidez-nous à les faire sortir de l'ombre !

 

Bien à vous.

 

Collectif des Gilets Jaunes,

Céline FABRE.


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29 réactions à cet article    


  • Mmarvinbear Mmarvinbear 21 juillet 2014 12:53

    Ah, après la « manif pour tous », voici donc le nouveau cheval de bataille des menteurs, une soi disant peine accrue pour les élèves alors qu’en réalité, les bênets jaunes ne font qu’utiliser le dossier des rythmes scolaires pour se faire entendre.


    Quand aux grévistes de la faim, qui croient que jouer avec leur vie rendra leur cause morale et juste, je n’aurais que ce mot : crevez.

    Sincèrement, dire que les élèves ne « supportent pas » ces rythmes alors ce ce sont sur ces bases que l’éducation s’est déroulée pendant des décennies, c’est se foutre de la gueule du monde.

    Après tout, aux premiers temps de l’éducation nationale, les élèves avaient cours 6 jours sur 7 au XIXè siècle. Nul n’en est mort que je sache.

    Alors 4,5 jours...

    • FelixiaDW 21 juillet 2014 16:13

      Bonjour,

      il est vrai que les bancs de l’école étant désertés avant les 6 ans de l’enfant (pour la mine, ou les ateliers en tout genre, le début de la vie active était 6 ans), ils ne devaient pas y avoir beaucoup de décès dû à une fatigue scolaire excessive.
      Par ailleurs, les classes étaient moins chargées (si on parle d’une période plus réaliste où il y avait aussi 4.5 jours de classes par semaine) avec une coupure en milieu de semaine : soit le jeudi pour les plus anciens, soit le mercredi pour les plus jeunes.


    • Hans TRAPP 21 juillet 2014 19:40

      Juste une petite info  pour contrer vos écrits , Marvin...Cette réforme est mise en application pour casser la famille et non pour le bien être des enfants => alors OUI ,MOI AUSSI J’ACCUSE !! => Lisez donc le cahier de l’ocde au lieu de vous éparpiller !=>RÉSUMÉdu cahier d’où est issue cette foutue réforme =>

      Page 15=> les pouvoirs publics ont répondus favorablement aux services de gardes à domicile, mais parallèlement le souci du développement de l’enfant est un facteur auquel les autorités attachent de + en + d’importance et incite à investir davantage dans les structures d’accueil.

                                                   Page 23=>Si un enfant ne reçoit pas des soins personnels à temps plein pendant les 6-12 premiers mois de sa vie , il risque d’être perturbé dans son développement (comprendre par ses parents ..il ne faut plus travailler !!)

       Page 25=> la fréquentation d’1 structure d’accueil favorise le bon développement de l’enfant. L’opinion considère que les services de garde professionnelles doivent être financés majoritairement par les parents qui travaillent (=> donc crèche OUI l’état paiera. en revanche assmats , NON l’Etat ne paiera plus !)

       Page26=> les services de garde en dehors des heures de classe doivent être étoffés.

      ¨Page 29=> « notes »=> les études ne se sont pas penchées sur les difficultés particulières éprouvées par les parents d’enfants de longue maladie ou des enfants handicapés pour concilier travail et vie de famille … (et voilà , c’est écrit et ils en sont fiers !!)

       Page 67=> volonté d’encourager les pères à passer du temps avec les enfants. Les pouvoirs publics peuvent souhaiter que les parents s’occupent de leur enfant en très bas âge pendant une période + longue SANS avoir à recourir à des services de gardes professionnelles.. D’autant que ces gardes sont onéreuses pour les enfants très jeunes ! (on demandera aux pères de faire un effort en prenant un congé parental)

       Page 154 et 156 => on y parle des pouvoirs publics Américains pour se caler dessus => ainsi=> les avantages à court et moyen terme (par ex : améliorer la santé et la nutrition, éviter l’éducation spéciale ET LE REDOUBLEMENT des classes pourraient FACILEMENT COUVRIR de 40 à 60% le coût des programmes d’intervention précoce à grande échelle financés sur fond publics (donc plus de redoublement pour financer la préscolarisation dès l’âge de2 ans)

       Page 171=> ratios d’encadrement des enfants (en moyenne il y a environ 14 à 15 enfants par enseignants) = on en est encore loin de cette mesure !

       Pages 173 à 176=> Pages intéressantes pour les enseignants

       Page 175 et 176 => les gardes en dehors des heures scolaires =nouvelles priorités. Pourquoi préférer ajouter le mercredi plutôt que le samedi ? (le mercredi les parents travaillent et les gardes professionnelles sont onéreuses. Le samedi serait absurde car les parents sont à la maison donc pas de frais pour eux)….  Page 177, à lire également.

       Page 189(bas de page) et 190 => Pour faire de réelles économies ,il faudrait que les décideurs politique s’emploient plus énergiquement à surmonter la réticence des autorités scolaires à autoriser que ces services complet de garde en dehors des heures scolaires soient assurés dans les locaux scolaires ..Cela est un moyen d’action possible relativement bon marché ;

      Le développement des services en dehors des heures scolaires mérite qu’on lui accorde une plus grande priorité que celles qu’il reçoit actuellement dans beaucoup de pays de l’OCDE.

       Page 193 => qualification du personnel dans les services d’accueil de jour et préscolaire (pour les 2 ans).

      Page 214 à 228=> à lire si le temps le permet= la flexibilité par le travail temps partiel pour la famille !


    • foetusman 21 juillet 2014 22:47

      Mon pauvre Marvinbear..
      Quand on ne connait rien à un sujet, on évite de déverser sa haine. Mettre dans le même panier la manif pour tous et le dossier des rythmes scolaires vous montre vraiment sous le jour d’un charlot !
      En résumé : des enfants plus fatigués avec un programme scolaire inadapté, des temps de présence en collectivité rallongés, des familles désorganisées, des enfants handicapés laissés pour compte, et surtout, AUCUNE SECURITE assurée dans 90% des communes, sans parler d’un coût prohibitif ! Tout cela basé sur de soi disant études chrono-machins inéxistantes, mais par contre dans le but discret de détruire l’éduc nationale dans un délai de quelques années en la municipalisant...
      Alors éviter d’insulter les maires courageux qui se battent avec leurs faibles armes contre cette réforme débile, et allez vous même crever dans le mépris général, merci !!!


    • Seb GJ 22 juillet 2014 01:57

      Cher Mmarvinbear, 

      quelle étroitesse d’esprit ! C’est malheureux...
      Avant de traiter quelqu’un de menteur il vaut mieux se renseigner au risque de passer pour un sombre idiot...
      Je ne sais pas pour « la manif pour tous », mais en ce qui concerne les Gilets Jaunes, ils n’ont aucune raison de « se faire entendre » autre que, justement, le dossier des rythmes scolaires ! Sans cette réforme ils n’existeraient pas ! Contrairement à « la manif pour tous » qui s’est constituée avec des dirigeants de diverses associations déjà existantes, les Gilets Jaunes ne sont apparus qu’en réponse à cette réforme mal pensée et mal menée... issus de nulle part ! juste des gens qui se sont regroupés spontanément ! Vous semblez donc vous tromper sur leurs motivations... et vous méprendre en rapprochant 2 groupes bien différents quant à leurs objectifs, fonctionnement et origines ...
      Concernant les grévistes de la faim, il est facile pour vous de juger mais encore une fois vous vous trompez... Jamais une grève de la faim ne rendra aucune cause morale et juste voyons... Ce n’est pas pour ça que quelqu’un fait une grève de la faim ! Il s’agit d’une action FORTE pour se faire entendre de façon PACIFIQUE ! Dans le cas présent un acte de désespoir face à un gouvernement sourd... Se faire entendre, attirer l’attention d’un interlocuteur, voilà le but d’une grève de la faim ! Certainement pas moraliser ou justifier une cause...
      Ensuite, je n’ai pas vu dans le texte ici présenté un argument tel que « les enfants ne supportent pas ces rythmes de 4,5j »... peut-être avez vous lu en diagonale et vous êtes laissé aller à interpréter selon vos propres idées plutôt que de lire et comprendre les propos des autres...
      Par ailleurs quelle idée de se référer au XIXème siècle pour comparer les rythmes scolaires ! Heureusement, ou malheureusement pour certains, la société a évolué ! Tout est différent dans la vie des enfants d’aujourd’hui et ceux du XIXème siècle. 
      Et on touche là à un point important : plutôt que de parler de rythmes scolaires il vaut mieux parler des rythmes de l’enfant ! 
      Mais là où vous avez raison c’est que d’aller à l’école 6 jours « nul n’en est mort que je sache » !
      D’ailleurs je vous invite à aller le dire aux personnes de l’UNICEF qui se battent depuis des années pour que des enfants ne travaillent pas à l’usine dans certains pays, car les patrons des usines en questions emploient le même argument que vous : « nul n’en est mort que je sache ».
      Vous pouvez même aller le dire à votre patron (si vous en avez un), avant de nombreux ouvriers travaillaient 7/7j (et encore aujourd’hui dans certains pays comme la Chine par exemple) et « nul n’en est mort que je sache »...

      Non la fatigue des enfants face à cette réforme n’est peut être pas « mortelle » mais elle n’en est pas moins réelle et néfaste pour eux..
      86% des parents qui ont subi cette réforme en 2013 en témoignent, 
      le SNUipp, principal syndicat enseignant rapporte d’ailleurs que dans les écoles qui ont mise en place la réforme cette année, il y a 20% d’absentéisme en plus que dans les écoles qui ne l’appliquent pas !!!

      Et si seulement la fatigue des enfants n’était que le seul argument qui motive les Gilets Jaunes à être CONTRE cette réforme..
      Inefficacité, (vous l’avez précisé, la France a connu le rythmes des 5 matinées, sans que cela ne joue sur les résultats scolaires)
      Inégalités
      Insécurité
      Coût prohibitif (Etat, CAF ou Mairie ? toujours sur le dos des contribuables !!!), 
      Discrimination des enfants en situation de handicap
      Déstructuration de la vie associative, de la cellule familiale, de l’Education Nationale
      Contrats précaires
      Confusion des statuts
      Perte de sens
      Etc...





    • Mmarvinbear Mmarvinbear 22 juillet 2014 10:04

      Par ailleurs, les classes étaient moins chargées (si on parle d’une période plus réaliste où il y avait aussi 4.5 jours de classes par semaine) avec une coupure en milieu de semaine : soit le jeudi pour les plus anciens, soit le mercredi pour les plus jeunes.


      Que nenni ! Aux premiers temps, c’était du 6/7 en jours pleins ! Du lundi au samedi d’une traite.



    • Mmarvinbear Mmarvinbear 22 juillet 2014 10:09
      Quand on ne connait rien à un sujet, on évite de déverser sa haine. Mettre dans le même panier la manif pour tous et le dossier des rythmes scolaires vous montre vraiment sous le jour d’un chariot !

      Vraiment ? il y avait pourtant pas mal de polos roses et bleus dans les manifs contre les nouveaux rythmes aussi. Une coincidence ? Ou seraient-ce juste les couleurs de l’été ?

      En résumé : des enfants plus fatigués avec un programme scolaire inadapté, des temps de présence en collectivité rallongés, des familles désorganisées, des enfants handicapés laissés pour compte, et surtout, AUCUNE SECURITE assurée dans 90% des communes, sans parler d’un coût prohibitif ! 

      C’est vous qui sombrez dans le ridicule. Les 4,5 jours, c’était la norme avant le passage aux 4 jours. Et nul gamin n’en est mort durant cette période. La seule différence est que l’accent est aussi mis sur les activités extra-scolaires, histoire d’exciter la curiosité des gosses et de favoriser leur ouverture au monde.

      Quand au cout prohibitif, je ne suis pas désolé de dire que quand on fait un gosse, on l’assume ! Financièrement parlant !



    • Mmarvinbear Mmarvinbear 22 juillet 2014 10:19
      86% des parents qui ont subi cette réforme en 2013 en témoignent

      Foutage de gueule éhonté. Près de 70 % des parents approuvent en réalité le passage à 4,5 jours.

      Ce ne sont pas les « gilets jaunes » que vous auriez du prendre pour emblème, mais le Bonnet d’âne !

    • Sally Albright 22 juillet 2014 17:19

      Mais enfin Mmarvinbear... c’est quoi ce message haineux ? Comment pouvez-vous avoir une opinion aussi tranchée à propos de quelque chose dont visiblement vous ignorez tout ? Ce serait un peu comme si moi je soutenais une réforme sur le protocole d’emballage des clé de 12.
      Et puis alors l’ « argument » sur les écoles des années 50/du 19ème siècle... houlala, qu’est-ce qu’on nous l’a servi ! Mais Seb GJ a selon moi bien démontré qu’il n’était pas recevable.


      Que dîtes-vous d’autre ? "Près de 70 % des parents approuvent en réalité le passage à 4,5 jours." Ca ne vous dérange pas de citer votre source et de détailler un petit peu ? On parle de parents qui ont vaguement compris que leurs enfants allaient faire des super activités gratuites en échange d’un mercredi matin à l’école ? Ou alors de ceux qui ont été contraints d’inscrire leurs petits à ces activités souvent mal ficelées/mal encadrées.... faute de mode de garde à partir de 15h30 ? (Autre alternative, laisser des bout de chou de 3 à 9 ans sortir seuls dans la rue ==> Les parents ne sont pas tous des irresponsables. / Trouver une nounou pour le créneau 15h30-17h30 ==>bonne chance. / Faire appel à une société privée de baby-sitting==> tous les parents qui bossent ne sont pas Crésus. / Arrêter de travailler ==> Bah oui tiens, en pleine crise, on a qu’à arrêter de bouffer tant qu’à faire.

      Peut-être que ce chiffre que vous avancez est celui qui est a été « remonté » par des maires PS ayant confondu « taux de satisfaction » et « taux d’inscription » aux activités périscolaires... Mais ne jouons pas sur les mots, ce qui compte, c’est que ces maires prouvent au big boss qu’ils ont bien fait leur boulot. Tant pis si en vrai, c’était le b**** un peu partout, qu’on a « perdu » des gamins pendant les activités, que d’autres ont été « plantés là » par des « animateurs » peu scrupuleux, que d’autres encore ont été malmenés, insultés voir abusés, parce que dans le recrutement d’intervenants « à la va vite » on prend aussi des pédophiles (houlala, tout de suite les grand mots... c’est arrivé qu’une fois cette année ! Et puis des pédophiles, y’en avait déjà au 19ème siècles, personne n’en est mort... ah, peut-être que si).

      "C’est vous qui sombrez dans le ridicule. Les 4,5 jours, c’était la norme avant le passage aux 4 jours. Et nul gamin n’en est mort durant cette période."
      Il me semble que quelqu’un a reprécisé qu’il y avait toujours eu une coupure en milieu de semaine : 4.5 jours avec le mercredi vaqué ne seront pas ressentis de la même façon que 5 jours où il faut se lever très tôt. Mais vous avez raison, personne n’en mourra. On aura juste des enfants plus fatigués, plus énervés et donc moins « gérable » sur le temps privé et sur le temps scolaire. Ce qui vous importera peu si vous êtes ni enseignant ni parent.

       La seule différence est que l’accent est aussi mis sur les activités extra-scolaires, histoire d’exciter la curiosité des gosses et de favoriser leur ouverture au monde.
      Peut-être pouvez-vous nous dire quelles formidables activités d’ouverture sur le monde sont prévues dans votre commune ? Parce que dans le reste de la France, c’est « coloriage », « collier de perles », « récré », « ballon prisonnier », « pétanque », « soupes avec mamie »... mouais. Vous pensiez que c’était « théâtre », "enseignement autour du cinéma« , »violoncelle« , »poney" ?... ça, ce sera peut-être le cas pour quelques petits privilégiés.

      Quand au cout prohibitif, je ne suis pas désolé de dire que quand on fait un gosse, on l’assume ! Financièrement parlant !
      Tout à fait d’accord avec vous. Mais de là à taxer la scolarité des enfants, faut peut-être pas pousser !
      Et puis avec ce raisonnement, on excuse tous les écarts. J’ai choisi d’avoir une voiture (peut-être que vous aussi)... est-ce que je trouverai normal que du jour au lendemain on me sorte une nouvelle taxe de derrière les fagots qui me coûterait 200 à 600€ annuels en plus des frais d’entretien, des carburants, d’assurance et tout le tralala ? Et bien non, je rouspéterais... De guerre lasse, peut-être que je renoncerais à ma voiture du coup. Par contre c’est plus difficile à faire avec les enfants, vous en conviendrez. Ca craint un peu de les abandonner dans les bois sous prétexte qu’on ne peut pas payer le périscolaire. Mais je m’égare. 

      Je vais prendre un exemple plus terre à terre pour vous. Peut-être vivez-vous dans une ville qui a choisi de ne pas faire payer les activités périscolaires aux parents mais qui préfère en répercuter le coût sur l’ensemble de la population. C’est donc vos impôts qui augmenteront (mais personne n’en est jamais mort)... j’espère que ça ne vous dérange pas. On risquerait de vous répondre que lorsqu’on a choisi de ne pas aller vivre sur une île déserte, on assume !

      Tout comme vous, qui mélangez les torchons et les serviettes, les gilets jaunes et les polos roses ? Quel rapport ? A part que certaines manif’ ultra médiatisées en France ont largement contribué à faire passer presque comme une lettre à la poste, la réforme la plus scandaleuse que l’Ecole Française ait connu tout en la faisant passer pour un joli cadeau (je dois dire là que c’est un sacré tour de force du gouvernement).

      De grâce Madame ou Monsieur, si vous voulez vous exprimer sur ce sujet, renseignez vous sur ce qui est vraiment en train de se passer dans les écoles primaires, parlez aux parents de leur quotidien post réforme, lisez les témoignages de ceux qui la vivent. Peut-être finirez-vous par être convaincu.

      Notez qu’à l’heure où j’envoie ces lignes, près de 70% des gens ayant lu cet article sont d’accord avec son contenu. J’en déduis que cela fait 70% de gens qui ne soutiennent PAS les rythmes scolaires.


    • Seb GJ 24 juillet 2014 00:48

      Cher Mmarvinbear, je ne sais pas quelles sont vos sources, peut être parlez vous du sondage CSA du mois de mai utilisé par le gouvernement pour « vendre » sa réforme... le sondage indique que 69% des français sont POUR.... roulements de tambours... dire que le matin permet aux élèves « de bénéficier de bonnes conditions pour mieux apprendre ». Mais la question d’un report ou d’une abrogation de la réforme n’est pas posée.


      C’est un exemple de manipulation du gouvernement qui se sert d’études ou de sondages pour valider leurs idées alors que ce n’est pas ce que les études/sondages disent. 
      Comme pour les études PISA 2012 qui ne témoignent pas d’une dégringolade des résultats français : sur 3 matière, une seule à baissé de 2 points et la moyenne générale française à augmentée de 2 points ! 

      Et qui de surcroit ne prouvent RIEN DE RIEN vis à vis de cette réforme des rythmes puisqu’elle concerne des enfants qui ont connu les 4,5 jours...

      Heureusement pour le gouvernement la plupart des gens, comme vous a priori, ne vont pas lire ces études et se contentent de croire et suivre bêtement le « sacro saint gouvernement », sans réfléchir ni même se poser de questions, certains préfèrent rester des moutons sans cervelle, et si c’est votre cas cher Mmarvinbear, cela vous regarde.

      Pour revenir aux pourcentages, le 69% du mois de mai du CSA ne valide absolument pas la réforme contrairement à ce que scande le gouvernement et certains médias qui se contentent de reprendre le communiqué de presse dudit gouvernement sans vraiment mener l’enquête...

      Vous pourrez facilement trouver de nombreux sondages où il est clairement exprimé que la majorité des gens ne veulent pas de CETTE réforme  : 





      en ce qui concerne le chiffre de 86% des parents qui trouvent que leur enfant est plus fatigué avec cette réforme, il provient d’un sondage réalisé par les Gilets Jaunes (puisque le gouvernement n’a pas jugé bon d’évaluer sa réforme auprès des communes qui l’on subies cette année) seul sondage réalisé directement auprès des parents qui ont subi la réforme cette année (pas le rythmes 4,5 jours d’il y a 6 ans ou encore plus vieux... mais bien cette réforme ! )
      vous pourrez le retrouver dans son intégralité (ainsi que la méthodologie suivie pour le réaliser) ici : http://13-contre-reforme-rythmes-scolaires.blogspot.fr/2014/05/sondage-gilets-jaunes.html&nbsp ;

      ces chiffres sont corroborés par l’avis des enseignants exprimé par le SNUIPP, principal syndicat enseignant dans leur enquête : http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/2014_02_12_contre_rapport_snuipp_rythmes_tip_t op-20140212164055.pdf

      mais vous pouvez continuer de suivre bêtement le berger Hamon et continuer de traiter de menteurs tous ceux qui perturbent vos croyances aveugles...
      Oui la VERITE peut faire peur et déranger les plus fervent croyants... d’ailleurs dans les époques reculées que vous appréciez, la vérité faisait tellement peur que certains ont été emprisonnés et tués parce qu’ils affirmaient que la Terre était ronde ...


    • Txotxock Txotxock 21 juillet 2014 13:09

      Pauvre Zola !


      • amiaplacidus amiaplacidus 21 juillet 2014 13:34

        Je repense à une caricature vue récemment.

        Lorsque que l’on voit de pauvres gosses trimbalés d’un coin à un autre, se coucher à pas d’heure parce que les parents ne veulent pas « rater » un week-end ou une soirée.
        On se dit que, pour les enfants, plutôt que se préoccuper des rythmes scolaires on ferait mieux de se préoccuper des rythmes parentaux.


        • foetusman 21 juillet 2014 22:49

          Même si ce que vous dites peut être parfois vrai, ça ne retranche rien à la nocivité de cette réforme... ce n’est pas parce que certains parents n’ont pas un rythme adapté qu’on peut faire n’importe quoi sur le temps scolaire et « pourri-scolaire »


        • Seb GJ 22 juillet 2014 02:06

          Je suis d’accord avec vous amiaplacidus, 

          plutôt que de gaspiller l’argent public et gêner tous les principaux concernés, les enfants en premier, il vaudrait peut être mieux sensibiliser les parents sur leurs rythmes biologiques et ceux de leurs enfants, car certains abusent (heureusement que ce n’est pas la majorité des parents)...
          Cette réforme est mauvaise, inutile, coûte cher, et surtout pas prioritaire !!!!

        • Hermes Hermes 21 juillet 2014 14:43

          J’attendrais un sujet majeur derrière cette introduction, une sorte de manifeste pour la justice et la paix dans le monde, pour le droit à une vie dans la dignité de tous les êtres humains, un texte qui cible efficacement les hypocrisies de la bien pensance « pansante », quelque chose enfin à l’opposé des nouvelles terrifiantes qui s’abattent les unes après les autres.
          Il n’y a pas moyen d’enlever cette citation qui frise le ridicule devant un tel texte ? Merci.


          • Seb GJ 22 juillet 2014 02:27

            je trouve au contraire que la citation convient très bien au texte qui la suit... 


            Avec un Benoit Hamon qui crie à l’Assemblée Nationale « Laissez l’Ecole tranquille » (« avoir accusé de troubler la France ceux qui la veulent généreuse »)

            Alors que lui même et son prédécesseur œuvrent à la déstructuration de l’Education Nationale en la rendant un peu plus municipale et en mentant aux Français sur de nombreux points pour faire admettre leur réforme (5 matinées ne permettent pas de mieux apprendre ! l’Espagne les applique depuis des années et se retrouvent derrière la France dans les études PIRLS et PISA, études sur lesquels se basent le gouvernement pour justifier la réforme...) 
            (« lorsqu’on ourdit soi-même l’impudent complot d’imposer l’erreur, devant le monde entier. »)
            CQFD

            Maintenant pour la petite histoire, la référence à Zola a été suggérée par quelques personnes bien-pensante après la rédaction du texte dans son entier... car cela leur rappelait l’éminent et inégalable texte de Monsieur Zola... tout simplement et sans prétention...

          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 21 juillet 2014 17:47

            Quel rapport ?
            Il ne faut pas mélanger le courage de Zola qui avait dénoncé UN COMPLOT ÉTATIQUE à l’odeur précocement nasillarde... avec les bricolages quotidiens des apprentis sorciers foncièrement médiocres !

            Le monde de Zola est révolu, à chaque période ses propres fléaux et donc ses propres remèdes ! Vous connaissez, vous, beaucoup de citoyens de France ? Le mot « citoyen » a t-il encore un sens « ici » ou « ailleurs », dans ce bordel planétaire ? Ne répondez pas, je vois que vous n’avez pas le courage de faire face à la vérité !


            • Seb GJ 22 juillet 2014 02:35

              oui le mot « citoyen » est bien souvent galvaudé de nos jours alors que la plupart des gens ne sont qu’« électeurs » (et encore quand on voit les taux d’abstention...)


              quoi qu’il en soit, comme dit dans un précédent post, la référence à Zola n’a été suggérée aux Gilets Jaunes qu’après la rédaction du texte et nous trouvions que la citation (qui ne reprend pas TOUT le contexte dans lequel Zola l’a écrite) convenait parfaitement...

              mais si vous êtes tombé sur cet article après une recherche « google » qui concernait Emile Zola je peux comprendre votre déception...

            • Garance 21 juillet 2014 18:17

              Ah.... !!! l’heureux temps du Sarkosisme ou une virgule mal placée sur le texte d’un projet de loi à l’étude faisait débouler sur le pavé français des manifs que l’on ne voit même plus qu’en rêve


              Aujourd’hui que voit-on ? : 

              Un gilet jaune qui vient ici pour nous pleurer dans le gilet ( couleur au choix )

              Vous les avez mis au pouvoir ?

              Demerdez-vous avec

              • Seb GJ 22 juillet 2014 02:46

                il est facile de détourner le regard en disant « moi je n’ai pas voté pour lui »... 

                la démocratie n’existe-t-elle qu’une fois tous les 5 ans, et le reste du temps il faut se taire ?
                les gens votent -ils par adhésion à TOUT en programme ou par dépis face à une précédente déception ? 
                de toutes façons peut importe qui a voté pour qui, l’opposition n’est pas face à un gouvernement, fut il de droite ou de gauche, mais contre une réforme ! 

              • Isabelle 21 juillet 2014 22:34

                Bravo pour ce texte qui reflète bien ce que pensent beaucoup de parents.

                Non les gilets jaunes ne sont pas farfelus ou manipulés, ce sont des parents qui constatent la fatigue de leurs enfants et accessoirement le coût faramineux de cette réforme totalement inefficace en terme de réussite scolaire.

                Même les enfants couchés tous les soirs à 20h30 (8 et 10 ans), surtout les enfants en difficulté sont fatigués.

                Les enfants en difficulté, dyslexiques, dyspraxiques.... ont le choix entre louper l’école le mercredi matin (et galérer pour rattraper), arrêter les rééducations qui les aident à ne pas couler ou aller dans une école privée si les parents peuvent assumer les frais et le transport. Visiblement, personne n’a pensé à ces enfants.

                Cette réforme voulait améliorer la réussite scolaire, c’est l’inverse qui va se produire, le « nivellement par le bas ».

                Une Maman triste, révoltée et déçue


                • ppazer ppazer 21 juillet 2014 23:01

                  Ok,ouais.
                  Accuse toujours...


                  • soi même 22 juillet 2014 00:48

                    Depuis Zola, les accuses deviennent lassants !

                    Si t’es pas constante,il y a des très bonnes écoles privés. Si, si des très bonnes qui non rien avoir avec des écoles pour bourges où pour des éprit de la calotte ecclésiastique !


                    • Seb GJ 22 juillet 2014 02:55

                      le propre d’une école privée est qu’elle est payante, que ce soit des bourges ou pas qui payent... 

                      faut il selon toi privatiser l’Ecole de la République qui se base sur des valeurs d’Egalité, de Gratuité et de Laïcité ?
                      que feront ceux qui ne peuvent pas payer ? 
                      faut il que seuls ceux qui peuvent payer (même s’ils ne sont pas bourges) aient droit à une instruction ?

                    • soi même 22 juillet 2014 13:04

                      Non , c’est faux, certaine école pratique l’écolage au prorata des revenues, qui fait une famille modeste peut avoir une scolarité gratuite !

                      Mais il est vrai avec cette tare de la gratuité de la scolarité où de la médecine on opte pour un contrat avec l’État.
                      C’est que tu n’as rien à critiquer des réformes, d’ailleurs il s’ente foute de ce que tu penses, tu obéir, car c’est gratuit !


                    • Seb GJ 26 juillet 2014 04:49

                      une vision étrange de la société...

                      en fait que ce soit la médecine ou l’école, ce n’est pas vraiment « gratuit », c’est plutôt « mutualisé » je dirais... on paye des impôts qui serviront à tout ça...
                      je considère que l’on a, en principe en tout cas, le droit de s’exprimer et de dire que les choses ne tournent pas rond, même s’ils s’en foutent effectivement jusqu’aux prochaines élections... (et encore...)
                      après que la gratuité du service public soit une tare est un vaste débat... c’est une question de point de vue...
                      quant aux places gratuites dans les écoles privées, elles sont rares, et ce qui est rare est cher, donc les places gratuites en école privée sont chères ^^ 

                    • Souricette sur le Net 22 juillet 2014 07:26

                      Certains ici trouvent inapproprié et démesuré d’avoir mis en exergue une citation du J’accuse de Zola. C’est justement en raison des consignes données à la presse et dénoncées dans cet article que ce genre de réactions peut exister, puisque les enjeux réels de cette réforme échappent visiblement à un grand nombre.


                      Emile Zola, de son temps, n’a pas été entendu par une bonne moitié des Français. Evidemment, de nos jours, qui penserait à le remettre en cause ? N’empêche que c’est oublier qu’à ’époque, son texte est tombé sous le coup de la loi (il le savait et le prédisait en fin de texte). Il est devenu la cible des anti-dreyfusards, a été méprisé, insulté, calomnié, et ce jusqu’à sa mort. 

                      Il est rarement bien accueilli d’essayer d’ouvrir les yeux des gens sur ce qu’ils ne veulent pas voir...

                      • Seb GJ 24 juillet 2014 01:13

                        outre ce qu’a déjà répondu Sally, 

                        certainement qu’une majorité de gens n’a pas lu le programme ENTIER de F.Hollande concernant l’Education et s’est contenté de ce qui était relayé par la majorité des médias : « on va remettre les postes qui ont été supprimés »... rien de plus alléchant ! surtout quand on est déjà déçu par un précédent gouvernement...
                        enfin... 
                        quoi qu’il arrive il est impossible de répondre pour tout le monde...

                      • Sally Albright 22 juillet 2014 17:32

                        Chère Rita Azadian,
                        peut-être que l’EN a voté à gauche pour ne pas voter à droite (comme une bonne partie de la France) ? Peut-être que l’EN (enfin, ses membres sur le terrain, ceux qui sont le plus affectés par cette réforme avec les enfants et leurs parents) ne s’attendait pas à un tel coup de poignard dans le dos venant de la gauche.
                        Ca veut-dire quoi « Assumez vos conneries » ? On se la ferme jusqu’en 2017 en laissant se mettre en place la destruction de l’Ecole de la République (pensée par la Droite, mise en oeuvre par la Gauche.... ils sont tous coupables), en abandonnant les enfants ? Vouloir les protéger à tout prix, c’est les mettre dans les « tartufferies du gouvernement » selon vous ? Je rêve ! C’est bien le gouvernement qui cherche à faire des économies que le dos des enfants, justement, tout en nous faisant croire le contraire.
                        Voilà ma réponse. J’imagine qu’elle ne vous plaira pas. Mais au lieu de ressasser votre amertume envers ceux qui ont mis la gauche au pouvoir, ouvrez les yeux sur ce qui se passe. Rassurez-vous, la prochaine fois, il y aura une majorité qui votera à droite... pour ne pas voter à gauche. Je n’ose pas imaginer dans quel état sera l’Ecole à ce moment-là. Moi je sais que je l’aurais défendu.

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Céline F


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