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Accueil du site > Actualités > Société > J’ai lu « Indignez-vous » de Stéphane Hessel

J’ai lu « Indignez-vous » de Stéphane Hessel

J'ai commandé un café en terrasse et j'ai lu «  Indignez-vous » de Stéphane Hessel.

Le succès retentissant de cet ouvrage réside certainement plus dans sa forme (un format très court, un petit prix) que dans son contenu, car force est de constater qu'il n'y en a pas... de contenu !

Stéphane Hessel nous rappelle d'abord quelques faits historiques : ce qui a présidé au Conseil national de la Résistance et à l'élaboration de la Déclaration universelle des droits de l'homme ; puis l'auteur nous invite à nous indigner et à résister.

Ses motifs d'indignation sont divers et variés. Il s'indigne « à la louche » contre le sort fait aux immigrés, aux sans -papiers, aux roms, il s'indigne de la disparition des services public, et de la situation israëlo-palestinienne.

Pour clore cet ambitieux ouvrage il nous invite à « résister » en choisissant la voie de l'action non-violente.

Point c'est tout, vous pourrez désormais faire croire à votre entourage que vous avez lu ce bouquin et aller manifester à la défense !

En ce qui me concerne, je pense que Stéphane Hessel passe sous silence nombre de motifs d'indignation qui valent leur pesant : Que fait-il du racisme, des guerres en Afrique, TF1, l'herpès et les merdes sur les trottoirs parisiens... ?

Le souci de ce bouquin c'est qu'il n'y a aucune thèse. Ce qui ressemble à un appel n'est en fait qu'un cri dans le vide.

Le comble, c'est que ce cri a trouvé un écho formidable. En effet, Stéphane Hessel est devenu le porte-étendard bien malgré lui des « indignés » de France depuis plusieurs mois. De la même manière que le livre ne dit rien, les indignés manifestent mais n'ont strictement aucun mot d'ordre, ni aucune proposition politique claire.

Ce livret, ainsi que les indignés, nous donnent un exemple édifiant de ce que Baudrillard appelait la disparition du réel. Aujourd'hui nous avons la contestation politique, sans politique.

C'est pourquoi je pense qu'en réalité, le succès de ce petit livre tient justement à l'inexistence de son contenu.

Le bouquin se clôt finalement sur une maxime qui aurait pu donner lieu à un vrai livre.

« Créer c'est résister. Résister, c'est créer »

Alors dis-nous papy Hessel, qu'entends-tu par là ?

G


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47 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 29 novembre 2011 10:51

    Bonjour,
    Votre article aurait pu être plus développé car des choses à dire sur ce bouquin, il y en a !

    On peut donc vous faire le même reproche d’indigence que celui que vous faites à SH
    Dommage


    • oncle archibald 29 novembre 2011 12:00

      J’ai ressenti ce que décrit l’auteur en lisant le petit bouquin de Stephane Hessel .. Creux, vide .. Je me suis dit il devient bien vieux ce Monsieur, mais connaissant le passé du personnage et ce qui fit sa notoriété je suis demandé ce qu’il voulait dire et j’y ai trouvé ce message : jeunes ne vous laissez pas avoir par les idées pré-mâchées, analysez vous même les évènements, ne vous résignez pas à subir votre vie et soyez toujours toujours prêts à vous enthousiasmer et à exprimer vos idées fussent-elle à première vue utopiques ... Finalement, même s’il reste très imprécis, il n’est pas si « vide » que cela le petit bouquin .. de la à en faire un best-seller .. non vraiment, il n’y avait pas de quoi .. En fait chaque parent à peu près conscient de ses responsabilités devrait dire cela à ses enfants .. C’est sans doute pour pallier à une « éducation » qui ne valorise plus les « idéaux » que ce petit bouquin trouve une utilité.


    • GaelR GaelR 29 novembre 2011 17:14

      Mon article aurait pu être développé en effet. Mais je m’en tiendrai à l’essentiel, à savoir : ce bouquin ne dit rien.




    • Deneb Deneb 29 novembre 2011 10:58

      Le papy passe prâtiquement sous silence la revolution des communication. Il n’a pas l’air de beaucoup s’indigner quand le Pouvoir emploie des grands moyens pour limiter et dompter cette nouvelle liberté. Étant attaché à la propriété intellectuelle, il n’a rien fait pour que son ouvrage soit librement disponible sur la Toile. Vu le nombre des gens qui ont acheté son petit bouquin, c’était pour lui surtout une excellente opération commerciale. Mais rien ne prouve que une sortie simultanée d’un e-book librement consultable aurait pour effet de diminuer les ventes du livre papier.


      • Aldous Aldous 29 novembre 2011 13:00

        Stephane Hessel, est diplomé de la London School of Economics, marié à la fille d’un banquier, ancien amant de Jeanne Nys, belle-sœur d’Aldous Huxley.

        Il rejoindra d’ailleurs ce dernier à Sanary, dans le midi de la France, où toute l’intelligentsia d’Europe centrale s’est réfugiés.

        Aprés avoir survécu à Buchenwald, il participera à la rédaction de la charte des Nation Unies.

        Bref, ce n’est pas le premier venu qui nous propose de nous indigner.

        Il est donc assez surprenant qu’il ne précise pas pourquoi.


        • Rounga Roungalashinga 29 novembre 2011 17:05

          Vous ne savez pas pourquoi vous indigner ????


          Ce n’est pas ce qu’il a dit.


        • Aldous Aldous 1er décembre 2011 11:17

          Moi je sais ce qui m’indigne.

          J’ai lu le livret (c’est pas un livre) de M. Hessel, et je n’y ait rien trouvé que de très vague.

          Cette indignation de salon me fait penser au vélo d’appartement : on pédale on pédale mais on ne va nulle part.

          Or quand on ne va nulle part c’est qu’on se fait sans doute balader.

          Pour ma part je veux bien m’indigner mais pas gratuitement juste pour faire du jogging à mes sentiments.


        • Georges Yang 29 novembre 2011 13:51

          Il est inutile de s’indigner, ce n’est qu’une attitude morale.
          IL VAUT MIEUX SE RÉVOLTER OU ALORS FERMER SA GUEULE

          Encore un pamphlet sur le bien et le mal, alors qu’il est plus utile de disserter sur l’utile et l’inutile, l’efficace et l’innéficace, le légal et l’illégal


          • Loatse Loatse 29 novembre 2011 15:03

            indignée, je l’étais dans les années 60 en longeant en taxi les bidonvilles... comment peut on laisser vivre des êtres humains dans ces conditions me disais-je... j’étais alors une enfant... indignée je l’étais en 1968 lorsque de mes fenêtres je voyais les crs tabasser à coup de matraques ou de bottes les manifestants qui, pour certains se réfugiaient en sang dans les halls des immeubles.. j’avais 10 ans..

            Plus tard, indignée par le sort de mes concitoyens les plus défavorisés, j’ai voté à gauche... Me souviens encore des cris de joie dans les rues lorsque mitterand a été élu, puis du soulagement lorsqu’il est parti... de l’horreur que j’ai éprouvé lors de la guerre en irak, en afghanistan, en libye...

            lorsque également la famine ravageait l’Afrique...

            Je me suis engagée auprès d’associations, en ai monté une qui a explosé en vol (confrontée à l’inertie administrative), pétitionné...

            Je ne crois pas être la seule loin de là à m’être indignée, n’attendant donc pas Monsieur Hessel pour constater l’injustice, les abus de pouvoir et que quelque chose ne tourne pas rond dans ce monde ou nous vivons...

            Au vu des shémas récurrents (guerres, dictatures, injustices sociales) J’en suis venue à me demander si l’ennemi n’est pas plutôt à l’intérieur de nous qu’à l’extérieur..... Peur de manquer (d’ou le consumérisme à outrance), peur de l’autre (conflits, rapports de force, repli sur soi ), etc....

            Auquel cas, le monde dans lequel nous vivons ne serait qu’une projection de ce que nous sommes, de nos résistances au changement quitte à rester en terrain connu même si celui ci s’effondre sous nos pieds...


            • GaelR GaelR 29 novembre 2011 15:19

              je suis touché par ce que tu écris Loatse, et particulièrement par les deux derniers paragraphe. 


              Je pense en effet que la révolution, le grand changement nécessaire c’est celui des individus avant tout, leur façon de penser, de s’intéresser et de communiquer.

            • Reprendrelamain Reprendrelamain 29 novembre 2011 15:39

              « quitte à rester en terrain connu même si celui ci s’effondre sous nos pieds... »

              La meilleure preuve que votre raisonnement est le bon c’est la destruction annoncée et programmée de la planète sans aucune réaction ou presque…


            • oncle archibald 29 novembre 2011 15:52

              Loatse : il y a quelque chose qui m’intrigue dans ce que vous écrivez .. si vous aviez 10 ans en 1968 vous en aviez donc 2 en 1960 lorsque vous vous indigniez en taxi en longeant les bidonvilles ... bizarre ...

              A part ça 100% avec vous .. Il y a de quoi s’indigner à longueur de journée et toute sa vie durant. Même ceux qui s’engagent font le triste constat de l’inertie mortelle à laquelle ils doivent sans cesse faire face .... sans se décourager si possible ...

            • Jean 29 novembre 2011 16:04

              De quoi s’ indigner

              commentaires : Etienne Chouard

              http://etienne.chouard.free.fr/Europe/resistance_a_tous_les_traites_constit utionnels.php

              il résume dans la vidéo :

              1) l’ UE encourage le chômage de masse.

              2) la création monétaire est abandonnée aux banques privées.

              3) liberté totale de mouvement des capitaux.

              4) soumission totale à l’ OTAN.

              5) accumulation des pouvoirs exécutif et législatif.

              6) les exécutifs contrôlent la carrière des juges.

              7) les citoyens n’ ont aucun moyen de résister.

              8) le pouvoir législatif est contrôlé par des organes non élus.

              9) les citoyens sont tenus à l’ écart du processus constituant.

              10) les tenants du pouvoir s’ écrivent les règles pour eux-mêmes.

              de quoi écouter et même transmettre au plus de monde possible, surtout ce qui concerne
              la reprise du pouvoir par le peuple (démocratie directe)

              C’ est pas impossible. Le nombre...

              http://www.democratiedirecte.fr/


            • Loatse Loatse 29 novembre 2011 18:56

              Oncle archibald,

              dans les années 60 ai je écris.... :) vous situez l’année exact je ne saurai.... me reste l’image, un terrain vague boueux aux portes de paris et des cahutes minuscules serrées les unes contre les autres construites de bric et de broc.... le lieu (soit sur le chemin de la gare st lazarre via Colombe soit vers Nanterre...)


            • Loatse Loatse 29 novembre 2011 19:53

              Gael

              je suis d’accord avec toi, la base c’est le dialogue ...et la remise en question qui permet de ne plus faire porter à l’autre le poids des conséquences de nos actes.... de ce fait, on devient co-responsables, co-acteur de notre devenir et non plus victimes...

              A partir de là, on pourrait avancer, je pense.... ;)


            • GaelR GaelR 29 novembre 2011 20:16
              Je ne sais pas quoi rajouter à ce que tu dis Loatse, tu touches l’essentiel pour moi.




            • ffi ffi 29 novembre 2011 20:43

              Je dirais qu’il faudrait changer d’optique dans les rapports sociaux :

              Ne plus choisir le meilleur pour soi,
              mais choisir le meilleur pour autrui.
              Laisser autrui choisir ce qui est meilleur pour soi et lui obéir,
              et qu’autrui me laisse choisir le meilleur pour lui, et m’obéisse.

              Mais cela implique que les gens s’aiment et se fassent confiance.


            • Abou Antoun Abou Antoun 29 novembre 2011 22:34

              @Loatse
              Auquel cas, le monde dans lequel nous vivons ne serait qu’une projection de ce que nous sommes,
              C’est assez bien vu et assez bien dit ; c’est un point de vue que j’ai défendu sous d’autres formes. Nos élus sont hideux parce qu’ils sont une projection de nous-mêmes, un concentré de ce qu’il y a de mauvais en chacun de nous. Ils nous racontent les mensonges que nous aimons entendre.
              J’assume ma part de côté obscur, mais peut-être plus fatigué que vous, j’ai l’impression d’être devenu un simple spectateur et de ne plus avoir ni les moyens ni l’envie d’agir.


            • Loatse Loatse 30 novembre 2011 00:51

              @Abou

              vous dites : ...., j’ai l’impression d’être devenu un simple spectateur et de ne plus avoir ni les moyens ni l’envie d’agir.

              c’est pourtant ce que vous faites là, agir, en écrivant ces quelques lignes, échangeant avec nous et ce n’est pas rien lorsque le coeur est sincère....il n’est nul besoin de déplacer des montagnes pour amorcer un changement....quelques petites « graines » suffisent.

              je crois que c’est Marx qui écrivait : « A chacun selon ses besoins, à chacun selon ses capacités »....

              cordialement,
              loatse


            • Jean 29 novembre 2011 16:05

              Sur les solutions

              En finir avec les partis donc les lobbies, les (fausses) luttes de la caste politique dont le citoyen a « soupé ». Ras-le-bol du grenouillage de cette caste.

              Il faut en finir par la démocratie, et non un ersatz.

              La révolution a commencé en 1789, elle finira en 20..

              En finir avec les lobbies banquiers, pharmaceutiques, ..., medef, plus de prises pour eux sur les assemblées, plus de pouvoir personnel, de corruption (pas le temps, etc.)

              Depuis des siècles, nous sommes conditionnés à être dominés par des rois, pouvoirs personnels, ...

              On se fait croire à nous-mêmes qu’ il n’ y a pas d’ autres solutions (encouragés par l’ oligarchie et les obscurantismes religieux qui font bon ménage), des exemples contraires existent de plus en plus (démocraties même partielles) dans le monde, même si encore rares.

              Re : Il faut en finir par la démocratie, et non un ersatz.

              http://www.democratiedirecte.fr/

              http://www.dailymotion.com/video/xl...

              http://www.dailymotion.com/video/xi...


              Un parti sans étiquette
              pourrait rafler les voix des abstentionnistes, déçus etc.
              (y a du monde) ; un président alors élu est chef de la police et des armées, en outre il peut dissoudre les assemblées, donc bousculer l’ oligarchie et instaurer une nouvelle constitution, à la Suisse (même en mieux).

              On peut imaginer dans les petits bourgs, un conseil municipal sans élus, mais constitué des citoyens eux-mêmes, le maire est élu pour un court mandat en tant qu’ exécutant, et contrôlé.

              Les grandes villes ...un conseil de « tirés au sort », un maire élu (court mandat et non renouvelable ? ou une fois) exécutant et contrôlé.

              Idem au niveau de l’ Etat, un président élu (court mandat non renouvelable) exécutant des décisions d’ une constituante de "tirés au sort", aidé de ministres, et aux pouvoirs limités (par ex. urgence militaire avec compte à rendre), et très contrôlé.

              Bien étudier les thèses (liens) qui font leur chemin.

              Et les bienfaits de la démocratie, en perspective : les « jeunes » participent à la vie de la cité au lieu de brûler des voitures, parité homme/femme assurée (en moyenne par le tirage au sort), les luttes de classe disparaissent (ne reste que des sollicitations à la constituante), ... (liste non limitative)

              Manifestement un nouveau parti sans étiquette à voir...http://www.lepf.fr/


              • miha 29 novembre 2011 16:09

                Ne pensez pas que le mouvement des indignés a fait sa bible du petit livre de Stéphane Hessel.

                Ce sont les médias, en Espagne, qui ont baptisé le mouvement du 15 M les « indignados » en référence à ce livre qui venait de recevoir un gros succès en librairie après avoir été traduit en espagnol.

                Le terme a plu et a été repris partout.

                Quand le mouvement s’est propagé en France, se nommer autrement que les « indignés » aurait été se démarquer du mouvement espagnol.

                C’est tout.

                La force de ce livre, c’est son titre, presque uniquement.

                Le reste... avec tout le respect que je porte à monsieur Hessel...quand je vois qu’il appelle à voter Hollande, je pense qu’il est un peu à côté de la plaque, ce charmant monsieur.


                • GaelR GaelR 29 novembre 2011 16:44

                  Je suis d’accord Miha, ce n’est pas le livre de Stephane Hessel qui a déclenché le mouvement des indignés en effet, mais quelle que soit la manière dont ça s’est passé ce monsieur a malgré tout était érigé comme porte étendard de ce mouvement de la part des médias et d’une bonne partie des manifestantS. On a même tenté de nous faire croire que ce livre était à la source des mouvement du monde entier. C’est de la fumisterie c’est clair.


                  Malgré tout si le lien a été fait entre ce livre et ces mouvement ça a un sens je pense, et ce au delà du titre. 
                  Le lien et le sens que j’y vois est développé dans l’article que j’ai posté.

                • Pelletier Jean Pelletier Jean 29 novembre 2011 16:58

                  je partage le poinde vue de Henriet, si le livre de Essel est « léger » votre commentaire n’en est pas moins indigent lui.
                  Stéphane Essel est un « grand » Monsieur et il mérite un peu plus de respect. et si son livre trouve la voie du succés il y a sans doute une explication meilleure que ce vous fournissez.
                  bien à vous

                  http://www.over-blog.com/profil/blogueur-984719.html


                  • Jean 29 novembre 2011 17:40

                    Quoiqu’ il en soit, pour ou contre Hessel en soi, n’ est pas l’ essentiel.


                  • GaelR GaelR 29 novembre 2011 20:21

                    J’ai je pense du respect pour monsieur Hessel (et ce qu’il a accompli) aussi j’ai pris le temps de le lire et j’ai tenté de le comprendre.


                  • raymond 29 novembre 2011 19:02

                    deux ans après sa parution vous avez surement eu un prix, pourquoi occulter à qui vont les bénéfices ? smiley


                    • Ronald Thatcher rienafoutiste 29 novembre 2011 19:51

                      ça vaut pas « l’insurection qui vient », un vrai brulôt qui donne des pistes et des idées...
                      mais oui, il a plus de pages hélas !


                      • Moinsificator Moinsificator 29 novembre 2011 20:18

                        Ce qui est important c’est qu’un vieil homme qui pourrait se contenter de rester bien douillet dans ses pantoufles, trouve encore l’énergie de « s’ »indigner". Même si son ouvrage est incomplet, voire très succinct sur les motifs d’indignations, les jeunes ont entendu son appel. 

                        Je suis à peu près sûr que si l’auteur avait été plus jeune, il n’aurait pas eu le même impact.

                        C’est comme un papy qui parle à ses petits-enfants.


                      • Augustule Augustule 29 novembre 2011 21:21
                        Manipulations et récupération, qui est vraiment derrière les « Indignés »

                        Le Mouvement des Indignés est apparu comme sympathique et a attiré à lui de nombreux citoyens de bonne foi, notamment des jeunes.

                        Mais il y a eu, dès le début, quelques détails qui « clochaient », et qui ont alimenté nos soupçons. Ceux-si sont confirmés par les événements :

                        1)- le lancement marketing très élaboré d’un livre nullissime.

                        Tout a commencé par un livre d’une rare insignifiance écrit prétendument par Stéphane Hessel.
                        Ce livre a bénéficié d’une promotion média extraordinaire ainsi que d’un réseau de distribution non moins exceptionnel. A titre d’exemple, la présence ou l’absence d’un livre dans toutes les FNAC est un excellent critère pour mesurer si un livre plaît ou déplaît au Système. Celui de M. Hessel y a bénéficié d’une présence ostentatoire exceptionnelle.

                        Questions :

                        - pour quelles raisons ce livre sans intérêt (très « facile à lire », donc très probablement conçu par des spécialistes de marketing, et ne procédant à aucune analyse de fond) a-t-il bénéficié d’une telle publicité ?

                        - qui en a décidé ?

                        2) la médiatisation internationale dont ce mouvement a ensuite bénéficié.

                        Chose plus incroyable encore, le livre nullissime de M. Hessel a bénéficié ensuite d’une promotion internationale et d’une orchestration politique relayée par tous les médias.
                        Le « Mouvement des Indignés » n’a pas démarré en France comme il eût été logique compte tenu de la personnalité de M. Hessel mais en Espagne. Il a aussitôt fait l’objet d’une couverture médiatique mondiale.
                        Voici assurément un prodige lorsque l’on sait à quel point il est extrêmement difficile d’avoir accès aux médias lorsque l’on s’oppose théoriquement au Système en place – et nous sommes bien placés à l’UPR pour le savoir !

                        Questions :

                        - comment le « Mouvement des Indignés » a-t-il fait pour avoir accès à toutes les grandes télévisions et radios du monde, aussi facilement et en quelques jours ?

                        - qui en a décidé ?

                        3) la traque de certains militants, dont ceux de l’UPR, dans les rassemblements des « Indignés » en France

                        Lors des premières manifestations « d’Indignés » en France, un certain nombre de militants de l’UPR se sont rendus spontanément sur place. Nous n’avions donné aucune consigne et ils l’avaient fait spontanément, pour faire valoir leur point de vue.

                        Grand mal leur en a pris ! Ils ont subi une véritable chasse à l’homme. Ce Mouvement, prétendument spontané et sans direction, est en réalité encadré en sous-main par des agents « Antifas » qui traitent de « fascistes » quiconque souhaite parler de bankrun, des attentats du 11 septembre, de sortie de l’OTAN, de sortie de l’UE, etc..

                        On se reportera par exemple à cet article paru sur le site Indymedia
                        http://paris.indymedia.org/spip.php?page=imprimer&id_article=7198.
                        Comme on le voit, les « surveillants antifascistes du Mouvement des Indignés » disposent de caméras à téléobjectif pour repérer les participants, et disposent aussi d’une banque de données personnelles propres à faire pâlir d’envie les Renseignements Généraux.

                        A l’évidence, le « Mouvement des Indignés » est donc infiltré par des services d’influence et de renseignements, qui traquent sans relâche quiconque s’attaque pour de vrai aux objectifs stratégiques de la haute finance et des États-Unis.
                        4) le Mouvement des « Indignés » n’a toujours aucune analyse de fond, invite les participants à la « non violence » et leur suggère de réclamer une gouvernance mondiale

                        Enfin, le nombre de mois écoulés depuis les premières manifestations des Indignés est désormais tel que l’on peut se faire une opinion d’ensemble sur ces différents mouvements :

                        - les analyses de fond sont toujours inexistantes, en particulier sur le rôle réel des États-Unis, de l’OTAN, de l’UE,

                        - le mouvement cultive une image de « non violence » à l’eau de rose,

                        - bien que « non violents », les participants ont été d’une extrême discrétion face à la guerre menée en Libye ; les « Indignés » ne s’indignent ni de ce qui se passe en Afghanistan, ni de ce qui se passe en Irak, ni de ce qui se passe en Libye, ni de ce qui se passe à Guantanamo, etc.

                        - ils sont en revanche fermement invités à se déclarer favorables à la construction européenne et à réclamer une gouvernance mondiale.

                        CONCLUSION


                        Le fait que le Mouvement des « Indignés » soit désormais soutenu par George Soros, Warren Buffet ou le PDG de General Electric permet de faire définitivement tomber le masque et permet de comprendre rétrospectivement toutes les anomalies que je viens de récapituler.

                        Il s’agit d’une opération vraisemblablement totalement récupérée par les services d’influence américains, afin de servir de paratonnerre. Il s’agit de capter la révolte latente des jeunes et des classes moyennes en Europe et aux États-Unis afin de la détourner des vraies analyses et des vraies solutions. Il s’agit de la neutraliser en la dispersant dans l’insignifiance ou en lui faisant réclamer non pas sa liberté mais la mise en place de mécanismes financiers et politiques qui parachèveront la dictature euro-atlantiste en cours d’installation.

                        Les centaines de milliers de participant sincères à ces Mouvements d’Indignés travaillent ainsi, sans le comprendre, pour le contraire même de ce qu’ils pensent. C’est une manipulation abjecte, hélas bien connue. Elle consiste à transformer des révoltés légitimes en « idiots utiles », servant la cause même qu’ils croient combattre.


                        Article de François ASSELINEAU


                        • Annie 29 novembre 2011 21:38

                          J’ai rarement lu autant de bétises en un commentaire. Les indignés de Londres ou de Wall Street, d’Oakland ou de Toronto n’ont jamais entendu parler d’Hessel. La presse n’a jamais été autant déchaînée contre eux, tout comme la police. Le mouvement n’est pas plus soutenu par George Soros que par Buffet etc. Les mots me manquent mais il est tellement plus facile de croire que le mouvement des indignés est récupéré que de penser une seconde qu’il puisse être spontané. Et s’ils n’ont pas condamné explicitement l’invasion de l’Iraq ou le soutien aux rebelles de la Lybie, il y a des vétérans parmi eux qui par leur présence symbolisent leur opposition.


                        • Rob Binnet Rob Binnet 21 janvier 2015 02:04

                          C’ est très étonnant cet article. A l’époque des marches, des mannifs et des sittings, j’avais fréquenter les actions du mouvements et j’avais été témoin de choses que je trouvais étranges alors j’avais à l’époque cherché sur le net s’il y avait des dénonciations comme celle-ci et je n’avais rien trouvé. Je suis donc contente de trouver cet article.


                          Je vais vous expliquer les choses qui m’ont semblées étranges, comme ça vous pourrez vous faire vous même votre opinion :
                          • J’ai entendu parler de la grande mannif mondiale (dans plein d’endroits du monde le même jour) des semaines avant au journal parler, je savais le jour mais pas l’heure, ni le lieu de rencontre. Je me suis dit « ils en reparleront à la télé, à la radio, ou sur le net » mais rien, j’ai pris le tram vers 12h pour le centre-ville et la étonnant aucune affiche et personne ne savait de rien, puis des gens qui cherchaient aussi, jusqu’à ce que des gens pas très causants reçoivent des messages sur leur smartphone (bizarre comme moyen de recruter des manifestants, le bouche à oreille)
                          • Puis les manifestants, bizarre. D’habitude, je vois plein d’ami dans les mannifs : des cocos, des anars ... mais la personne et visiblement j’étais pas la seule dans le tas (à être plus isolée qu’à l’habitude). Un moment donné Noël Godin (l’entartreur) se trouvait à côté de moi, on se connait de vue et on s’est salués car contrairement à son habitude, il n’y avait aucun de ses sympathisants à ses côtés (après des gens l’on reconnu, lui ont fait la fête ...au sens positif évidement). Et puis l’apparence des manifestants aussi. D’habitude lors d’une mannif la plupart des manifestants ont des allures de manifestants (style altermondialiste, coco intello, anar ...etc) mais là pas. Les gens ressemblaient à des jeunes cadres un peu hipe (bien propret, style donaldson, chemise vichy ou se genre de truc).
                          • Il y avait des gens avec des pancartes dénonçant les illuminatis (pour pousser les gens à tenir des discours qui les font passer pour des huluberlus ??? Je ne sais pas, bizarre).
                          • Et puis, à un moment donné des gens s’en sont pris à la façade d’une banque et personne n’a rien dit (c’est bizarre vu le style vestimentaire du public, je me suis même vue rétorquée je ne sais plus quoi mais bref que c’était normal de faire ça par des gens qui n’avait pas du tout l’air d’aficionados de black block).
                          • On a fait un très drôle de parcours (d’habitude c’est nord-midi à Bruxelles, pour avoir du public, être vu), là on ne passait que dans des rues désertes (des rues où il n’est pas sensé y avoir grand monde surtout le week-end) pour aboutir derrière la commission. Quelques barrières bloquent le passage. Les policiers ne semblent pas être trops nombreux par rapport à la foule (qui venait de toute l’Europe) que pour forcer le barrage mais là, service d’ordre interne, on ne peut pas y aller (et vu qu’il ne semble pas y avoir grand monde comme vrai militants habituelles ... c’est pas 2 pelés et 3 tondus comme moi qui vont essayer de forcer le passage à nous tous seuls (de toutes façon le service interne nous aurait empoignés).
                          • Puis là, rien ne semble organisé pour tous ces gens qui viennent des 4 coins de l’union (vous savez style bouf, activité culturelle ou militante). Tout le monde s’éparpille et s’en va (quelques pigeons sans logis pour la nuit semblent rester sur place ne sachant que faire).
                          • Je rentre chez moi et je vais sur youtube pour voir s’il y a des vidéos en ligne des événements et là sur quoi je tombe : une vidéo d’un sitting Place Flagey tenu un peu avant où l’on film des gens avec des pancartes de soutient au mouvement en Lybie, pourquoi filmer ça parmi la foule (perso je suis totalement contre les guerres d’ingérence), et une vidéo très professionnelle avec des images des mannifs partout dans le monde sauf que on montre des images de villes dans lesquels il n’y avait pas de mannif organisé dans ce cadre (on pouvait trouver la liste des pays sur le site officielle de l’événement, j’ai vérifié) y compris, très drôle, des images d’une soi-disant mannif en Irak alors qu’il s’agissait des images d’une vielle mannif contre la guerre en Irak sur une place de Lisbonne. Plus tard j’ai essayer de retrouver la vidéo pour poster un lien mais elle avait disparue.
                          • J’entend à la radio que les marcheurs se retrouvent sans logement (le bourgmestre de là où il devait loger ayant refusé) et s’en vont donc camper dans un parc. Je me rend dans le parc (très loin du centre, en zone résidentiel, pas top pour la visibilité), avec quelques vivres. Et là, je trouve quelques campeurs plutôt laissés à eux même, dans le froid, sans grand chose (il y a bien quelques personnes qui viennent les voir mais pas grand monde). L’ambiance est plutôt triste. Les campeurs (des marcheurs qui viennent de France) sont constitués de marginaux (sans abris), d’un idéaliste fleur bleu qui n’y connait rien en politique, d’un jeune bruxellois des quartiers pour qui s’est la première expérience militante, et de deux gas très bizarres, pas très sympathique qui semble encadrer la pauvre troupe. Ils ne parlent pas politique, prennent la parole à la place des autres, donnent des ordres et font régner un drôle de climat, style écologistes déclinistes sauce ambiance fin du monde, retour à l’homme des cavernes.
                          • J’essaye de savoir où se tient l’AG. Les deux semblent vouloir faire en sorte de pas dire l’info pour pouvoir y aller tout seules. Et lorsque je me plein, comme d’autres qu’on arrive pas à trouver les infos sur les lieux et heures de rendez-vous des AG, on me dit qu’il faut chercher, que c’est normal d’avoir plein de mini-endroits dispersés pour diffusé les info (plutôt qu’un blog officiel), qu’il faut chercher.
                          • A l’époque circule fort sur le net une vidéo sur le mécanisme bancaire et une autre sur je ne sais plus quel mouvement de contestation en Allemagne sur le caractère non démocratique d’un truc qui a avoir avec l’union européenne. On en parle au camp (bien sur les deux types qui jouent les encadrant ne prennent pas part à la discussion, comme d’hab). Il y a une jeune dame seule qui vient rendre visite au camp et qui écoute (bizarrement) et insinue des critiques par rapport à notre sujet de discussion (vous savez style l’impression qu’elle nous regarde comme certains intellectuels regardent des gens qui semblent adhérer à des thèses taboues, jugées complotistes, sans vraiment rentrer dans la discussion, de loin).
                          • Je me rend à l’AG et là, qu’ est que je vois ? Qui anime l’AG ? Un gas qui était à l’ULB en même temps que moi et qui à l’époque essayait toujours d’imposer son leadership dans les AG, mais ne réussissait jamais car il était isolé, parlait de manière agressive et se faisait toujours huer par tout le monde. Le gas monopolise la parole, impose ses vues sur ce qu’il faut faire (et ces idées sont plutôt gravos-malhonnête, dénoncer des casseroles à Pivin, le bourgmestre, qui n’ont rien à voir avec le mouvement, pour pouvoir réintégrer le bâtiment prévu). Personnes ou quasi ne reçoit la parole. C’est comme si ceux qui devaient parlé avait été décidé d’avance et il y a une drôle de pratique (comme au camp) qui consiste à ce que certaines personnes prennent la parole pour exprimer ce que d’autres jugés moins à même de s’exprimer ont à dire. L’ambiance au QG n’est pas très ouverte. On ne veut pas dire ouvertement l’heure de la prochaine AG. On semble interdire de se rendre dans les lieux en dehors des rendez-vous des AG (pour participer à la communication, par exemple) mais par contre, des personnes semblent à chaque fois très bien informés des rendez-vous et admises à se rendre sur les lieux en dehors des rendez-vous alors qu’ils se présentent comme des simples sympathisants sans fonction active. L’ambiance n’est pas très chaleureuse.
                          • Les campeurs (l’idéaliste) m’a invité à venir au sitting devant la commission pour remettre les témoignages qu’on récoltés les marcheurs durant leur marche à la commission. Arrivée sur place, moi et d’autre font part de notre réserve quand au faite de donner ces témoignages à la commission. On estime que la commission n’est pas un organe très démocratique, que c’est toujours par la commission que l’on impose au citoyen des choses d’en haut et contestable (style les dossiers de libre-échanges de lOMC et se genre de truc) et que cela aurait plus d’impacte de pouvoir le remettre dans le parlement pour avoir une discussion avec les parlementaires que l’on reconnait eux comme nos représentant légitimes. Mais là, encore, les personnes qui semblent détenir le droit de direction du mouvement balayent la discussion.
                          • Un truc encore très bizarre lors de ce sitting. Une dame est là que je reconnais, c’est une dame qui fait partie d’un parti avec lequel mon parti a été en coalition, un parti jugé sectaire par certaines sources (par les renseignements, je crois), avec laquelle j’ai à plusieurs reprises discuté lors de réunion. Je l’appelle par son prénom et elle me dit qu’elle ne me connait pas, qu’elle ne s’appelle pas comme ça, qu’elle ne fait pas partie de se parti. Étrange car j’avais vraiment l’impression que c’était elle (même l’habillement, les manières, la voix).
                          • Puis, je vais sur facebook pour voir si des amis à moi avait assisté au mouvement, et la curieux, une personne que je considère comme un camarade et même comme un ami (avec laquelle j’ai fait des occupations et qui à l’époque comme moi avait la particularité de n’appartenir à aucun groupe si ce n’est de pouvoir être qualifié probablement d’extrême-gauche ou d’altermondialiste) a participé et soutient le mouvement et a mis le drapeau d’Israël sur ça page facebook (c’est pas que je sois une pratiquante de l’anti-sionisme mais je trouve cela très bizarre pour une personne qui s’affiche de la gauche altermondialiste d’afficher quelque chose qui pourrait être pris comme un symbole d’adhésion à l’occupation des territoires occupés ... ça m’a fait comme si je ne reconnaissais plus quelqu’un que je considérais comme un ami même si il est vrai on s’était déjà perdu de vue).
                          Voilà, c’est pas des choses phénoménales, juste des éléments divers que j’ai trouvés étranges, qui m’ont laissés comme un sentiment de paranoïa. Un mouvement, en tout cas à Bruxelles, ces jours-là dans ces lieux-là, qui se veut politique et dans lequel on ne parle pas politique (peut-être sur le net ou devant les médias mais pas dans les rassemblements, ni les AG), dans lequel rien ne semble fait pour communiquer ou organiser les choses de manière ouverte et conviviale mais en réseau, où on peut se regarder en se disant qui « c’est celui-là, est-ce qu’il serait pas infiltré », où il n’y a pas de leaders, d’organisateurs mais où certains jouent quand même ce rôle et ne semblent pas très ouverts envers les autres.






                        • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 29 novembre 2011 21:24

                          Je pense que l’Abbé Pierre ayant rejoint les anges, les Français étaient en manque d’un vieux monsieur courageux et sympathique. Voilà à quoi est du le succès de ce livre : le style du personnage. 


                          • Christoff_M Christoff_M 29 novembre 2011 21:32

                            ce livre est bidon et sert surtout à canaliser les masses...

                            Ce monsieur est un pion important des mondialistes.

                            Comme le dit un précédent commentateur, pas besoin de gourous ou de coach pour savoir contre qui et quoi, quand et comment s’indigner...

                            A rapprocher du phénomène du jean qui est devenu tellement porté et tellement tendance qu’il a perdu sons sens premier...

                            La société actuelle passe son temps à envoyer des émissaires avec des messages peu anodins pour canaliser et orienter les foules tout en ayant l’air de dire le contraire ( Attali est mécontent car il s’est fait voler sa place de super conseiller et de super orateur invité sur tous les plateaux)...

                            Je me méfie de ce vieux bonhomme qui fait partie du système et qui est aussi indigné que BHL pour le Nord de l’Afrique quand cela lui permet de faire un succès de librairie...

                            La société actuelle n’a qu’une peur surtout les pétochards qui entourent Sarkozy, c’est une vrai révolte avec des gens qui marcheraient vers l’Élysée et l’Assemblée, la toute l’élite bidon politico médiatique française commencerait à faire dans son froc...

                            Envoyer un mec bien rangé bien dans le système nous parler du terme indigné qui est léger et bien polissé, c’est comme les manifs à date et heures fixes, le pouvoir actuel se régale, cela le fait sourire et occupe des masses qui ont l’impression de faire un grand truc sans rien changer et surtout ne pas toucher la structure monolithique et les strates établis de notre beau pays dit « démocratique », vaste illusion comme l’indignation qui n’est qu’un doigt levé ou il faudrait un poing...


                            • Christoff_M Christoff_M 29 novembre 2011 21:38

                              l’indignation polissée permet d’éviter les vraies manifs et la révolte vigoureuse et franche, la vraie terreur de toutes nos élites bidons mises en place par les mondialistes contre l’interet général des français et du pays...

                              Ce qui est étonnant c’est le peu de réactions de la majorité des français face à une situation de stress, de souffrance, de travail de galérien, et de contraintes diverses, sans parler des taxes records à tous les niveaux dans ce pays qui assomment les plus modestes, étrangement silencieux, inaudibles et peu représentés !!


                            • riorim riorim 29 novembre 2011 22:10
                              Pour mémoire...

                              La rédaction de l’ouvrage a été proposée à Stéphane Hessel par deux journalistes politiquement engagés[7], fondateurs de la maison d’édition, après avoir entendu le discours que celui-ci avait prononcé sur le plateau des Glières[8], lieu de mémoire de la Résistance, pour dénoncer la trahison des principes du Conseil national de la Résistance dont il accuse le chef de l’État Nicolas Sarkozy.

                              Le discours que celui-ci, alors candidat à l’élection présidentielle, avait prononcé entre les deux tours de cette élection le 4 mai 2007 au plateau des Glières avait en effet provoqué l’indignation de l’ancien déporté Walter Bassan[9] et de ses amis, indignation partagée par un certain nombre d’autres résistants qui organisèrent une contre-commémoration annuelle aux Glières[10]. Ils se sont appuyés sur l’esprit de l’Appel à la commémoration du soixantième anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944[11] signé trois ans plus tôt, le 8 mars 2004, par les grandes figures survivantes de la Résistance, Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey[12]. Les amis de Walter Bassan se sont constitués en 2008 en une association, Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui[13], association dont Stéphane Hessel est l’un des parrains, avec Raymond Aubrac et John Berger. L’appel du 8 mars 2004 (déjà lu lors du 1er rassemblement le 13 mai 2007) a été diffusé à nouveau le 17 mai 2009 aux Glières, et a été suivi par un discours[14], prononcé en présence de Raymond Aubrac et de quatre mille sympathisants[9], dans lequel Stéphane Hessel appelait à un devoir d’indignation[8].

                              Ce sont ces prises de positions, initiées par les mêmes anciens résistants à l’occasion de l’affaire des « sans papiers » de Saint-Ambroise et Saint-Bernard, réaffirmées[15] depuis 2004 qui ont présidé à la rédaction de l’ouvrage. Le texte de l’ouvrage a été élaboré au cours de trois entretiens, durant le printemps 2010[8]. Mis en forme par Sylvie Crossman, il a été approuvé par Stéphane Hessel[16].


                              • Christoff_M Christoff_M 30 novembre 2011 03:47

                                toutes ces références tres bien !!

                                Quel rapport avec le livre et le débat ici...

                                Mitterrand avait bien été resistant et ensuite ami de gens d’extreme droite...

                                On a l’impression que parce que le type a fait partie de la résistance il est intouchable et on a pas le droit de le critiquer...

                                Étrange non cette cette béatitude bêlante à la française, ceci explique peut être en partie l’état du pays actuel et l’accession au pouvoir d’une certaine élite intouchable et inamovible...

                                La naïveté et la crédulité d’une majorité de français est remarquable...

                                Simone Veil soutenait le candidat Sarkozy, cela ne l’empêche pas d’être une catastrophe pour ce pays, le système du réseautage en France qui empêche toute réelle émulation montre tous les jours les limites d’élus ou d’hommes de pouvoir cooptés par des gens très bien...

                                s’il y avait un peu moins d’associations dans ce pays et qu’on adressait la critique directement à l’état et aux élus en vis à vis peut etre que les choses bougeraient un peu plus...
                                Je ne crois pas aux manifs bien gentilles en rang avec des personnalités, cela est depuis longtemps de l’attrape couillon...


                              • riorim riorim 7 décembre 2011 23:17

                                Christoff_M

                                Mon intervention servait juste à re-situer le contexte de l’écrit concerné. S.Hessel n’a pas cherché à écrire un best seller. Il a simplement fait un discours et des éditeurs, présents , lui ont proposé de l’imprimer. C’est peut-être un détail hors sujet pour vous, pas pour moi, c’est tout. Votre tendance à survoler et à classer sans discernement est légèrement puérile !


                              • docdory docdory 29 novembre 2011 23:02

                                @ Gael R

                                Dans ce livre, qui est lisible ( ou illisible ) gratuitement sur internet ( troisième entrée sur Google quand on tape les mots clefs « indignez-vous », la lecture ne prend guère plus de dix minutes) , on apprend que ce qui indigne le plus l’ineffable Stéphane Hessel dans le monde actuel, c’est le conflit israélo-palestinien, conflit dans lequel il prend une position 100 % pro-palestinienne et pour le moins très complaisante avec le mouvement islamofasciste du hamas.
                                Etonnant pour un ancien résistant de prendre la défense de ces infâmes fascistes.
                                Ce qui m’indigne, dans son livre , c’est d’y avoir lu la phrase : «  Je pense bien évidemment que le terrorisme est inacceptable, mais ... »
                                Tout est dans le « mais » ...

                                • COVADONGA722 COVADONGA722 29 novembre 2011 23:30

                                  « Je pense bien évidemment que le terrorisme est inacceptable, mais ... »



                                  bonsoir docdory vous ne devriez pas etre si catégorique ce qui est bon pour les uns aujourd’hui sera peut etre utile et bon pour les « occupés » de demain
                                  yep
                                  asinus : ne varietur


                                • GaelR GaelR 30 novembre 2011 01:37

                                  Je ne suis pas choqué par cette phrase Docdory, le terrorisme est un concept finalement très relatif. Les résistant français qui faisaient péter des ponts ou qui snipait des allemands pendant l’occupation pouvait être considérer par les allemands comme des terroristes, les occupés pouvaient considérer les occupant comme des terroristes. 

                                  L’intervention militaire « Plomb durci » contre gaza peut pour beaucoup être considéré comme terroriste. Envoyer des roquets pour tuer des civil innocents est évidemment du terrorisme.

                                  Mais dans l’absolu on ne pourra jamais définir clairement les limites du terrorismes et dans le lot historique on trouveras tous un exemple d’action terroriste légitime . 

                                   

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