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Accueil du site > Actualités > Société > J’épouse ma sœur !

J’épouse ma sœur !

A Quimper, un homme de 29 ans adopté à la naissance, a entamé mardi 3 octobre une procédure de mariage avec sa sœur de sang pour montrer « par l’absurde » les conséquences de l’absence de statut juridique de la famille biologique lors d’une adoption plénière. Hasard de la programmation culturelle : dans cette même ville est jouée ces jours-ci la pièce Andromaque de Racine qui, comme Euripide avant lui, faisait de l’inceste un thème majeur de son œuvre (dans Phèdre notamment).

Sur l’affaire qui défraie la chronique, Alain Gérard (UMP) sénateur-maire de Quimper a indiqué à l’AFP qu’il avait saisi le procureur de la République afin "de ne pas provoquer un mariage incestueux". Il a ajouté qu’il comptait saisir ses collègues parlementaires pour proposer des mesures afin que ne se reproduise pas un cas comme celui de Monsieur L. (NDLR : Le nom est ici gardé secret, bien que l’homme ait témoigné à visage découvert et révélé son nom dans la presse locale).

En attendant, l’homme, Arnaud, constate qu’il peut tout à fait légalement se marier avec sa sœur. Par cet acte symbolique, il milite pour une modification de la législation qui "nie l’existence légale de la famille biologique". Il conteste, par exemple, le fait que son extrait de naissance présenté mardi à la mairie en vue de son mariage stipule qu’il est le fils de ses parents adoptifs sans mentionner le nom de sa famille biologique.

Arnaud a aujourd’hui 29 ans. Il a vu le jour dans une clinique parisienne. Sa mère biologique est kabyle, et l’a abandonné. Ce qui a entraîné l’adoption par les époux L. Arnaud a retrouvé sa "vraie" famille en 1997. Mais en 2002, l’une de ses sœurs est assassinée. Il a voulu se porter partie civile, mais sans filiation légale, cela lui a été refusé. C’est pourquoi, dit-il, il se bat aujourd’hui. Sa sœur Fatima vit à Caen. Elle est bien décidée à le suivre dans sa procédure de mariage. « Sa démarche est légitime. Il faut lui restituer son vrai nom. Mon frère souffre énormément de cette situation. », dit-elle.

La Justice sera saisie rapidement de l’affaire et cela devrait, dans un premier temps, déboucher sur un sursis à célébration du mariage, indique le Parquet.

Analyse sociologique.

Emile Durkeim dans La prohibition de l’inceste et ses origines (1898) dit : " En Égypte, même les gens du commun épousaient souvent leurs sœurs ; c’était aussi la règle en Perse. On signale la même pratique dans les classes élevées du Cambodge ; les écrivains grecs l’attribuaient à peu près à tous les peuples barbares d’une manière générale (Andromaque d’Euripide)." Cette affirmation de Durkeim a été critiquée par d’autres auteurs qui avancent, eux, que l’inceste est interdit dans toutes les sociétés du monde connues. A l’exception, par exemple, des pharaons, des souverains incas, du Mika ou de souverains du royaume bantou. Mais qu’il ne s’agit jamais de l’usage commun ordinaire, de tout un peuple, de toute une société.

Analyse juridique.

En cas d’adoption plénière, la rupture des liens avec la famille d’origine est absolue. Seules les prohibitions à mariages demeurent (Code civil, article. 356, al. 1). L’enfant perd son nom et peut voir son prénom modifié par le tribunal ( art. 357). L’article 356 dit que l’adoption confère à l’enfant une filiation qui se substitue à sa filiation d’origine : l’adopté cesse d’appartenir à sa famille par le sang, sous réserve des prohibitions au mariage visées aux articles 161 à 164. Dont l’article 162, qui dit : « En ligne collatérale, le mariage est prohibé, entre le frère et la sœur (les termes « légitimes ou naturels » ont été supprimés de l’article le 01/07/2006 à la suite d’une ordonnance du 04/07/2005) Mais ici, rappelons-le, la loi considère qu’Arnaud et Fatima ne sont pas frère et sœur !

Parmi les pièces à fournir pour le mariage, il y a le certificat prénuptial datant de moins de deux mois au jour du mariage. Il est établi par le médecin, qui atteste avoir procédé à un examen clinique dont un examen de sang. Le médecin constatera alors l’état de consanguinité entre les deux futurs époux, mais il ne pourra rien faire légalement pour empêcher le mariage.

Alors, Arnaud pourra-t-il publier les bans ? Affaire à suivre...

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36 réactions à cet article    


  • (---.---.180.112) 5 octobre 2006 10:20

    Original comme histoire...

    Ceci dit, la démarche des futurs « époux » est très intelligente : Elle souligne habilement une (des nombreuses) absurdité de la législation Française.

    Leur démarche pourrait effectivement bel et bien changer la loi en vigueur.


    • Thomas JARAI (---.---.226.17) 5 octobre 2006 10:39

      Je souhaite apporter une rectification concernant le Cambodge. Il est vrai qu’il y a des mariages entre cousins et cousines et pas seulement dans les couches aisées. Mais il n’y a pas de mariage entre frères et soeurs.


      • docdory (---.---.180.161) 5 octobre 2006 10:59

        Intéressante situation . A noter que les analyses de sang prénuptiales légales sont incapables d’établir une quelconque consanguinité. Le médecin ne pourra donc pas « constater la consanguinité »

        Cela dit , si la loi finit un jour par autoriser le mariage homosexuel , je ne vois pas pourquoi elle interdirait le mariage frère-soeur , qui était d’ailleurs fréquent en Egypte sous les pharaons . A ce sujet , relire la sulfureuse nouvelle de science fiction « si tous les hommes étaient des frères , pourrait on épouser sa soeur » ( dans l’anthologie « dangereuses visions » de Harlan Ellison )


        • Antoine Diederick (---.---.236.239) 5 octobre 2006 11:24

          encore une bonne thématique, trouble du lien familial et trouble de l’avenir social de l’identité, trouble sociétal et trouble culturel.

          Et pour les philosophes question de l’ontologie.

          En pratique, casse-tête chinois.

          La « prohibition » de la consanguinité est-elle une sauvegarde génétique évitant l’acumulations des tares physiques ?


          • (---.---.41.101) 5 octobre 2006 12:45

            « La »prohibition« de la consanguinité est-elle une sauvegarde génétique évitant l’acumulations des tares physiques ? »

            Ayant fais un minimum de génétique je peux vous confirmer que OUI. (Et soyons clair : Pas qu’un peu en plus !...)

            Maintenant l’élément essentiel qu’il faut souligner c’est que cet interdit n’est aucunement destiné à bénéficier aux futurs époux mais uniquement à la société. D’une certaine façon on peut considérer qu’au travers de ce genre de lois, la société affirmer que les époux sont « sa propriété » et qu’elle protêge « son investissement ».

            Vu comme ça évidement, ce genre de texte apparait soudainement parfaitement hypocrite dans son principe.

            « Rien à cirer des futurs époux, mais hors de question qu’ils menacent d’une quelconque manière mes intérêts ! »


          • Internaute (---.---.21.95) 5 octobre 2006 12:57

            Il semble que la consanguinité concentre les caractères génétiques au sein du groupe qui la pratique. Dans un premier temps les tares s’additionnent, mais les qualités aussi. La sélection naturelle élimine les tarés qui ne peuvent plus se reproduire et le groupe acquiert alors un carctère racial prédictible, reproductible, stable et solide.

            C’est exactement la démarche qu’a suivi notre mère nature, par exemple pour des groupes d’antilopes qui partagent les mêmes espaces mais ne s’accouplent qu’au sein du même groupe et surtout pas avec le groupe voisin qu’elles côtoient pourtant tous les jours.

            C’est aussi la démarche des éleveurs de poulets. On fait bien attention de conserver la consanguinité des poules de Houdan et de ne pas la mélanger avec des poulets de Bresse.


          • (---.---.233.2) 5 octobre 2006 13:00

            « clairement non. http://fr.wikipedia.org/wiki/Consanguinité »

            Moyennement d’accord...

            Les maladies génétiques récessives ont alors une bien plus grande probabilité de s’exprimer...

            Concernant les maladies génétiques dominantes par contre, et bien là par contre il n’y a effectivement pas d’impact.

            La génétique est un petit peu plus complexe que ce que l’article de Wikipedia laisse suggérer... Ceci dit, c’est clair qu’on obtiendra pas des « monstres »...

            Cependant, les traits récessifs s’exprimeront beaucoup plus probablement... Et quand ceux-ci sont source de maladies génétique, alors évidement... Certains gênes recessifs particulièrement rares (et nous en avons tous soit dit en passant) auront alors une probabilité d’expression plus élevées.

            Ceci dit, le problème est d’emblée rêglé avec par la suite un accouplement exogame.

            A ce propos et histoire de montrer que les croisement répêtés au sein d’une population réduite ne sont pas si domageables que celà, on peut citer deux évênement :

            - L’éruption du volcan du lac Tobah il y a 70000 ans a réduit la population humaine totale à un petit pool de qelques milliers d’habitants (dont nous descendont tous donc...),

            - L’amérique a été peuplée par une population issue en totalité d’un petit groupe d’au maximum une centaine de personnes.


          • (---.---.63.65) 5 octobre 2006 13:05

            « Rien à cirer des futurs époux, mais hors de question qu’ils menacent d’une quelconque manière mes intérêts ! »

            Pour connaître de près (personne proche) les ravages de la consanguinité (famille dynastique), ça menace quand même avant tout les individus. Avec une demi-douzaine de maladies génétiques, dont certaines très graves, regroupées sur une seule personne, la souffrance est quotidienne et omniprésente.


          • gem gem 5 octobre 2006 14:33

            @l’anonyme (pourquoi tu ne prend pas un pseudo quelconque ? il suffit d’un mot dans une case, ça ne mange pas de pain et c’est quand même infiniment plus pratique)

            Les familles d’aristo payent leur protection contre la sélection naturelle. Il est en train d’arriver la même chose à nos peuples de riches bien nourris et bien soignés, et la facture biologique n’a pas fini de grimper.

            C’est vrai que la consanguinité augmente le risque d’apparier deux allèles récessifs nocifs, avec les conséquences nuisibles pour l’individu ... MAIS il ne faut pas se limiter là ! la selection naturelle joue contre l’individu ainsi construit, et contre l’allèle nuisible, qui tend à disparaitre. Globalement, un nouvel équilibre avec moins d’allèle nuisibles se construit. De PLUS, la consanguinité ne fait pas que concentrer les allèles nuisibles, elle fait de même avec les allèles bénéfiques

            Bilan global : plutôt positif POUR un peu de consanguinité !


          • chochotte (---.---.4.88) 5 octobre 2006 18:12

            Dis-moi Gem,t’as encore pris du bide !


          • Xavier (---.---.148.35) 5 octobre 2006 23:23

            L’amérique a été peuplée par une population issue en totalité d’un petit groupe d’au maximum une centaine de personnes

            C’est de l’incitation à la haine raciale au cynisme ! smiley


          • Internaute (---.---.21.95) 5 octobre 2006 13:05

            Le problème posé est tout à fait intéressant. Notre société a tendance à reléguer le père au rang de simple géniteur, que l’on peut remplacer sans dommage par n’importe quelle éprouvette. Mais l’humain qui reste en nous revient au galop et des problèmes de sociétés de plus en plus ardus vont se poser.

            Le cas présent est un cas d’adoption simple mais toutes les techniques de procréation artificielle sont entrain de multiplier ces cas à l’infini. Ne pourrait-on pas dire une fois pour toute que le rôle de la médecine s’arrête à « aider les couples à procréer sans usage des cellules d’une tierce personne » ?


            • José w (---.---.25.142) 5 octobre 2006 13:32

              Excellente article.

              La démarche citoyenne décrite dans cet article remet un peu les choses à leur place : elle montre à nos dirigeants et nos « législateurs fous » que certaines de leurs lois et autres montages juridiques ne résistent pas face à la Réalité (la vraie, avec un grand R).

              « Notre » société s’efforce de nier les droits naturels les plus fondamentaux des individus pour les remplacer par des lois plus ou moins stupides basées sur des idéologies plus ou moins farfelues, poussant certaines situations jusqu’à l’absurde le plus abouti.


              • ZEN zen 5 octobre 2006 13:47

                La prohibition de l’inceste n’est absoument pas fondée sur la génétique. C’est un phénomène culturel qui connaît bien des variations et qui peut ne pas être respecté.Elle a d’abord une fonction d’alliance dans les échanges sociaux entre groupes.

                Claude Levi-Strauss l’a montré de manière irréfutable par ses observations sur le terrain et dans son livre de synthèse :« Les structures élémentaires de la parenté » C’est cependant la seule règle qui soit universelle,celle sans laquelle les notions de « famille » et de « société » structurée n’auraient pas de sens.


                • Antoine Diederick (---.---.179.193) 5 octobre 2006 20:27

                  @zen (IP:xxx.x03.75.247) le 5 octobre 2006 à 13H47

                  Bonsoir, c’est exact, c’est culturel.


                • T21 (---.---.64.135) 5 octobre 2006 14:09

                  Avec le clonage et l’exogénése (lire H .Atlan) ,les developpements juridiques seront encore plus passionnant !


                  • alain (---.---.126.95) 5 octobre 2006 16:31

                    je suis moi meme pere d une enfant adoptee. c est une question que je me suis souvent posee. quoique improbable il n est cependant pas impossible qu elle rencontre un jour un homme possedant un degre de consanguinite eleve. le fait de ne pouvoir connaitre la famille biologique peut dans ce cas la poser probleme. mais,par ailleurs les parents biologiques, pour de tres nombreuses raisons, peuvent ne pas vouloir renouer avec un passe dans la pluspart des cas tres douloureux. que faire ? je ne pense pas qu il existe de reponse simple. cependant votre article met en lumiere une situation dont je pense qu elle est inextricable sur le plan juridique : en effet comment interdire cette union alors que l on ne reconnait pas a cet homme le droit de se porter partie civile pour l assassinat de sa soeur biologique. amicalement


                    • gem (---.---.117.250) 5 octobre 2006 17:32

                      Rassurez vous, en pratique la consanguinité est forcément élevée, a peine moins que si votre fille épousait son père biologique ! Et c’est absolument sans importance !

                      petite anecdote en passant : 25 % du patrimoine génétique des habitants d’asie provient d’un seul et même individu... Tiens, comme c’est bizarre, on connait justement un grand conquérant qui avait l’habitude de violer à tour de bras (si j’ose dire), et dont les descendants ont eux-même eu le même comportement. Gengis Khan.


                    • Rocla (---.---.181.137) 5 octobre 2006 16:55

                      Il a du sûrement arriver des mariages de ce genre de façon tout à fait fortuite , entre frère et soeur adoptés par des familles différentes , par contre si on connait la situation par avance ,c’ est plus simple de se marier avec sa belle-soeur .

                      Rocla


                      • Internaute (---.---.83.92) 5 octobre 2006 19:18

                        Le plus fréquent est encore le « mariage » entre le père et la fille.


                      • Monsieur K (---.---.208.127) 5 octobre 2006 17:05

                        Si la consanguinité n’est pas un réel problème, il faudra m’expliquer pourquoi les caniches sont souvent épileptiques et pourquoi les bergers allemands (les chiens toujours)finissent souvent handicapés. C’est souvent par « mariages » consanguins que l’on a stabilisé certaines caractéristiques pour créer ces races (« race » n’existe pas dans la nature).

                        [quote/] L’éruption du volcan du lac Tobah il y a 70000 ans a réduit la population humaine totale à un petit pool de qelques milliers d’habitants. [/quote]

                        C’est vrais, mais il y a un nombre minimal à partir duquel il y a un risque de consanguinité « tolérable » ou nul. Et là on en ait loin.

                        [quote/] L’amérique a été peuplée par une population issue en totalité d’un petit groupe d’au maximum une centaine de personnes. [/quote]

                        L’amérique a été peuplée en plusieurs vagues ça a peut-être suffit. Mais tout ça ça me rappelle le cas de l’île de Pâques qui lors de sa découverte était peuplée d’une poignée d’individus qui avait de gros problèmes de consanguinité (ils ont été nombreux mais ils ont bouffés leurs ressources, du coup guerres, famines et réduction de la population qui n’a pas pu croître et multiplier du fait du manque de ressource d’où reproduction en interne).

                        Et pour finir il y a le cas des familles royales d’Europe qui se marriant entres elles ont eut beaucoup de cas d’hémophilie.


                        • gem (---.---.117.250) 5 octobre 2006 17:45

                          pour les caniches et les bergers allemands, le vice de votre raisonnement c’est d’oublier qu’inversement, les caniches n’ont pas les problèmes des bergers allemands et réciproquement ! Idem pour la population de l’île de pâques, pour les hémophiles royaux ; contrexemple bien connu : le risque hériditaire de luxation de la hanche, qui s’est répandu à partir d’une toute petite région de bretagne, et qui concerne maintenant suffisamment de gens pour que le dépistage en soit généralisé — mais pas la population de têtes couronnées concernée par l’hémophilie !


                        • tchoo (---.---.111.121) 5 octobre 2006 17:50

                          Mais la co sanguinité n’est pas le sujet de cet article.

                          Mais la démonstration par un acte moralment réprouvé l’iniquité de cette loi d’adoption plénière qui ne devrai pas exister.

                          Cet exemple me touche particulièrement de près . C’est un imbroglio incommensurable.

                          Je dis bravo à Arnaud, d’avoir penser à poser le problème ainsi, et j’espère que cela fera bouger les choses.


                          • Antoine Diederick (---.---.179.193) 5 octobre 2006 20:26

                            « Faire bouger les choses », d’accord mais ds quel sens ?


                          • Antoine Diederick (---.---.179.193) 5 octobre 2006 20:36

                            Bonsoir,

                            En fait, il y a quelque chose que je ne comprends pas bien. Pourquoi Arnaud veut-il épouser sa soeur pour éclaircir la situation, sa situation, en quoi ce mariage serait une solution à son trouble et à sa souffrance ?

                            L’article évoque la difficile question de l’adotion.


                            • Antoine Diederick (---.---.179.193) 5 octobre 2006 20:36

                              « adoption »


                            • Gnole (---.---.192.187) 5 octobre 2006 21:34

                              Il ne s’agit pas pour lui d’épouser sa soeur. Il s’agit seulement de démontrer par l’absurde l’idiotie sans fond des texte de loi le concernant !

                              En créant un embroglio judiciaire, il médiatise le problème et le met en lumière pour tout le monde...


                            • Rocla (---.---.181.137) 5 octobre 2006 21:58

                              C’ est pour démonter la mécanique juridique .

                              Rocla


                            • Sam (---.---.106.181) 5 octobre 2006 21:22

                              Le problème est que Arnaud veut que soit apparent le nom de sa famille biologique.

                              Je comprends bien sa demande, mais faut-il que sa demande de transparence contrecarre la volonté de secret exprimée par ses parents biologiques ?..

                              Je crois que la DASS devrait après un certain nombre d’années, faire connaître aux enfants adoptés le nom de leur famille biologique.

                              Peut-être avec la réserve de ne pas révéler officiellement ce nom et/ou de demander l’autorisation, par l’intermédiaire de la DASS, de pouvoir contacter, rencontrer ses parents biologiques, s’il le souhaite.

                              En tout état de cause, la méthode d’Arnaud est extrême, mais il faut savoir que le secret des origines est tout ou tard levé, et que son maintien sur une longue durée n’est pas sans répercution sur l’enfant qui sait, tot ou tard, sans avoir confirmation.

                              D’autant que plus le secret cherche à se maintenir, contre l’évidence révélée par un hasard ou une recherche, plus la frustration et la peine de ne pas connaître officiellement son origine sont grands.


                              • Antoine Diederick (---.---.179.193) 5 octobre 2006 21:37

                                ok merci bien.


                              • Antoine Diederick (---.---.179.193) 5 octobre 2006 21:36

                                ok pigé, c’est donc la question du secret des origines qui fait problème.


                                • Sam (---.---.210.35) 6 octobre 2006 22:06

                                  Oui, d’après ce que j’ai compris. Ou alors, j’ai interprété avec mon prisme d’enfant adopté,moi-même...


                                • candidus (---.---.56.163) 6 octobre 2006 08:16

                                  Il n’y a pas lieu de s’énerver comme ça !

                                  C’est un projet de mariage blanc qui doit être interdit en tant que tel, et non pour de supposées considérations sur des filiations hypothétiques.


                                  • La Taverne des Poètes 6 octobre 2006 09:10

                                    Merci à tous pour vos réactions et, parfois, vos compléments d’information qui ont enrichi le débat et l’état de nos connaissances !

                                    Ci-dessous un petit rappel de ce qui a changé depuis la loi de 2002 :

                                    La loi du 22 janvier 2002 relative à l’accès aux origines des personnes adoptées et pupilles de l’État a réformé la procédure d’accès aux origines personnelles :

                                    - Dans certaines situations désormais, alors même que le secret avait pu être demandé à la naissance (accouchement sous X notamment), l’enfant pourra dans certaines conditions avoir accès aux informations concernant ses origines personnelles.

                                    - La loi a créé une instance nationale chargée d’intervenir dans cette procédure d’accès aux origines : le CNAOP (Conseil national d’accès aux origines personnelles). Le Conseil reçoit un certain nombre d’informations : - des demandes d’accès à la connaissance des origines de l’enfant formulées par lui-même s’il est majeur, par ses représentants légaux s’il est mineur, par son tuteur s’il est placé sous tutelle ou par ses descendants directs s’il est décédé (v. no 106) ; - de la déclaration de la mère ou, le cas échéant, du père de naissance par laquelle chacun d’entre eux autorise la levée du secret de sa propre identité (v. no 103) ; - des déclarations d’identité formulées par leurs ascendants, leurs descendants et leurs collatéraux privilégiés ; - de la demande du père ou de la mère de naissance s’enquérant de leur recherche éventuelle par l’enfant. Une copie des demandes et déclarations reçues par le CNAOP est transmise au président du conseil général dans le délai d’un mois suivant leur réception. Elle est versée sans délai au dossier de l’enfant.


                                    • Darwin’s Beagle (---.---.121.157) 13 novembre 2006 11:19

                                      C’est un peu à côté du sujet, mais j’ai trouvé cela intéressant. J’ai cherché « consanguinity » dans les wikipérias anglophones, et j’ai trouvé ceci :

                                      « Historically, some European nobles cited a close degree of consanguinity when they required convenient grounds for divorce, especially in contexts where religious doctrine forbade the voluntary dissolution of an unhappy or childless marriage. »

                                      Historiquement, certains nobles européens prétextaient un proche degré de consanguinité lorsqu’ils avaient besoin de raisons pratiques pour divorcer, en particulier dans les contextes où la doctrine religieuse interdisaient la dissolution volontaire d’un mariage malheureux ou sans enfants.

                                      Je ne sais pas si c’est vrai, ma se non è vero è ben trovato.

                                      En tous cas, c’était un article très intéressant à tous points de vue. Les commentaires de même. smiley

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