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Accueil du site > Actualités > Société > Je suis une femme, pourquoi pas vous ?

Je suis une femme, pourquoi pas vous ?

Voici un livre qui a deux fonctions :

- un rappel des combats féministes des années post soixante huitardes
- un appel à poursuivre un débat utile et nécessaire

«  Je suis une femme,pas vous ? de Martine Storti 1974-1979. Quand je racontais le mouvement des femmes dans Libération... Editions Michel De Maule

Elles ont osé et osaient !

Ne prenons pas l’invitation au pied de la lettre : le titre n’est que la reprise d’un slogan d’une manifestation de femmes.

Il était une fois un quotidien qui avait au moins le mérite de libérer la parole et de permettre des échanges. Pendant plusieurs années ce journal a été un outil de transformation sociale et de débat avant de devenir ce qu’il est aujourd’hui.

L’auteure qui était journaliste au cours de la période 1974-1979 n’idéalise pourtant pas ce quotidien.

Elle rappelle une des premières dérives de ce journal : il y en de de plus égaux que d’autres :

L’intérêt de ce livre c’est de rappeler aux anciens et aux anciennes les débats et controverses de l’époque et d’expliquer aux jeunes d’aujourd’hui comment s’est développé le féminisme et quel a été son apport.

Aujourd’hui, la parité est en construction, le viol est passible des assises et les hommes maltraitants sont poursuivis en justice ;

Aujourd’hui tous les syndicats ouvriers se réclament du féminisme.

Ce fut un long combat difficile, semé d’embûches et le mouvement féministe s’est déchiré bien souvent, certaines se laissant aller à un relativisme de classe qui ressemble un peu au relativisme culturel d’aujourd’hui.

Aujourd’hui des "féministes" cautionnent par leur silence, l’enfermement sexiste de femmes sous le voile, considérant même certaines de ces femmes comme d’authentiques féministes.

Avant hier, des "révolutionnaires se taisaient , oubliant que des idéologies de la libération n’échappaient pas à une sorte de mépris du corps des femmes ! :

"Les maîtres blancs violaient les esclaves noires et Eldridge Cleaver, leader des Panthères noires, décida de se "spécialiser dans le viol" : "J’ai commencé par m’exercer sur les filles noires du ghetto, précise-t-il, puis j’ai franchi la barrière et je suis parti chasser le gibier blanc...Le viol est un acte insurrectionnel."

Il ne fallait pas utiliser la justice de classe contre les viols, disaient certaines...et notamment contre des travailleurs victimes du système !

Le mouvement féministe a fini par se porter partie civile contre les violeurs et à défendre les victimes quelle que soit l’identité de leurs bourreaux.

Le premier mai 1976, les gros bras de la CGT ont cogné les femmes voulant s’intégrer au cortège, n’hésitant à crier des «  slogans  » inqualifiables : «  mal baisées !  », «  elles mouillent  », «  putains  »...

Quelques années après, la centrale prenaient en compte certaines revendications féministes et réunissaient des commissions femmes.

Le livre se termine sur l’année 1979...

Alors que la loi Veil votée en 1974 devait être examinée en automne pour être éventuellement pérennisée, les menaces pesaient sur le droit à l’avortement. La droite mobilisait et les associations catholiques organisaient un lobbying très fort en direction des députés.

Une marche des femmes, impressionnante de plus de 50 000 personnes a pesé dans la décision prise par le parlement de reconduire la loi Veil.

Il ne s’agissait pas de défendre une loi mais d’aller plus loin et d’exiger un "avortement libre et remboursé"....

Jean-François Chalot

Pourquoi ?

- en 1978 des féministes s’en prennent au sexisme de Détective. Le ministre de l’intérieur décide après l’intervention de la ministre déléguée à la condition féminine : "interdiction de vente aux mineurs, de l’exposition et de l’affichage" - Dans Libé Serge July reprend un des slogans de Mai 68 qu’il détourne : «  il est interdit d’interdire, même aux féministes  » ;- la réponse de Martine Storti n’aura droit qu’à une publication dans les pages Champ libre....
 

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5 réactions à cet article    


  • LADY75 LADY75 1er avril 2010 16:53

    Lady Paname dit :

    « Les Féministes des années 70 ne faisaient pas dans la dentelle. Je m’ rappelle d’une pancarte qui disait :

    - Ce violeur est un homme
    - Cet homme est un homme !

    Quant à Eldridge Cleaver, il a dit parfois des conneries, parfois non.. Mais celle que cite le sieur Chalot me semble douteuse.. D’où sort cette ânerie ? »


    • Lucien Denfer Lucien Denfer 1er avril 2010 18:58

      un bon sujet pour un 1er Avril...


      • corinnemahe 1er avril 2010 23:05

        c’est supposé être drôle ?
        cet article montre que dans plein de domaines on est en complète régression et que le combat féministe est plus que jamais d’actualité.


      • Lucien Denfer Lucien Denfer 2 avril 2010 00:03

        Drôle, n’exagérons pas, mais une farce certainement..

        cet article montre que dans plein de domaines on est en complète régression

        Tout à fait d’accord avec çà...

         et que le combat féministe est plus que jamais d’actualité.

        Là par contre on a pas les mêmes priorités. Les gens vivent de plus en plus dans la misère, homme, femmes, enfants et vous voulez nous faire croire qu’il est encore temps de diviser en fonction du genre.

        Continuez à croire aux contes de fées avec vos histoires à dormir debout. Mais ne demandez pas à tous d’avaler votre poison sans même réfléchir ou le remettre en question...


      • Lucien Denfer Lucien Denfer 3 avril 2010 18:09

        Une nourrice de 40 ans a été placée en garde à vue vendredi dans les locaux de la brigade des mineurs de la sûreté départementale des Yvelines. La justice la soupçonne d’avoir exercé des violences sur un garçon de 6 mois, mardi à Houilles, dans l’appartement où elle exerçait son activité.

        L’enfant était toujours hospitalisé hier soir dans un état critique. 

        Mardi dernier, vers 13 heures, les services du Samu reçoivent l’appel affolé d’une femme. Elle raconte que le bébé qu’elle garde est tombé de « son parc de jeux qui est très haut ». Lorsque les secours arrivent, ils découvrent le petit Matis, inconscient, le visage enfoncé, et de multiples traces d’ecchymoses sur le dos et sur le ventre. Le bébé est entre la vie et la mort. Vers 13 h 45, les forces de l’ordre arrivent sur place et constatent que Géraldine, la nourrice de l’enfant, est ivre.

        Elle explique que le petit « Matis a fait une chute du transat sur lequel il était allongé ». Face au scepticisme des intervenants, elle se ravise et raconte que le petit est tombé de la table à langer, beaucoup plus haute. Les pompiers conduisent l’enfant à l’hôpital Necker (Paris XV e ) où il est opéré. « Les médecins tentent depuis trois jours de stabiliser son état de santé, raconte une source proche de l’affaire. Mais il est toujours dans le coma. Son pronostic vital reste réservé, il y a aussi un risque de séquelles neurologiques. »

        Le rapport des médecins de l’hôpital Necker, rendu jeudi, est en contradiction avec les déclarations de la nounou. Les lésions sont incompatibles avec une simple chute. Lors de la garde à vue, Géraldine raconte finalement qu’elle s’est énervée devant le bébé qui pleurait. Selon son récit, elle a pris le bébé de son siège et l’a jeté sur la table à langer. La tête de l’enfant a alors heurté le meuble « en faisant un grand crac… ». Matis est alors tombé. Géraldine l’a ramassé avant de lui donner des grandes gifles pour le réanimer. Prise de panique, elle a aussitôt prévenu les parents et les secours. « Cette femme a perdu la maîtrise de ses nerfs, ajoute la même source. La mère avait toute confiance dans cette nounou qui est elle-même mère de trois enfants et en gardait deux à la maison. » Elle sera mise en examen aujourd’hui à Versailles.

        Source : le parisien

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