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 Accueil du site > Actualités > Société > Je travaille 18 heures par jour, moi, Monsieur !

Je travaille 18 heures par jour, moi, Monsieur !

Il y a quelques jours, un restaurateur rennais, entendu lors d’une réunion, affirmait travailler… 18 heures par jour. Autant que Jean-Louis Borloo sous le poids de ses responsabilités écologiques planétaires, nous apprenait mercredi dernier Le Canard Enchaîné. 18 heures par jour : une spécialité de droite initiée en son temps par l’éphémère ministre de l’Économie et des Finances Hervé Gaymard...

Les journées ne comptant que 24 heures, sauf erreur de ma part, voilà des hommes qui, dans les 6 heures qu’ils ne passent pas à trimer durement pour sortir la nation de son ornière économique, ont le temps de : petit-déjeuner, déjeuner, dîner, se doucher, se peigner, se raser, se laver les dents au moins deux fois par jour, s’habiller, consacrer un moment à l’éducation de leurs enfants et, cerise sur le gâteau, honorer leur épouse.

Un constat duquel on peut logiquement déduire : 1° qu’ils n’ont jamais de loisirs, si ce n’est quelques rares moments le week-end ; 2° qu’ils dorment moins de 3 heures par nuit. Impressionnant, n’est-ce pas ?

À moins que ces travailleurs acharnés ne fassent qu’une station très brève dans la salle de bains, ce qui pourrait être le cas de Borloo, vu l’état de sa coiffure et la puanteur de ses pieds révélée en mars 2008 par Rachida Dati.

À moins, autre hypothèse, qu’ils n’éprouvent pas un grand intérêt pour la copulation et se dispensent de cette corvée. Difficile à croire de la part des hommes de pouvoir dont on sait qu’ils sont très largement portés sur le coït. Plus difficile encore dans le cas de Gaymard dont la ribambelle de futurs petits ultralibéraux élaborés sous la couette avec son épouse Clara (série en cours) nécessite de remettre souvent l’ouvrage sur le métier et le… tenon dans la mortaise ! Encore qu’entre les performances de Rocco Siffredi et celles du lapin Panpan, il y ait moyen de dégager un temps précieux. Qui sait à quelle catégorie appartient Gaymard ?

Bref, on ne croit pas un instant à ces rodomontades visant à nous persuader que ces messieurs n’hésitent pas à sacrifier leur sommeil, leurs loisirs et leur vie de famille au bien-être de leurs administrés ou de leurs clients. Ou alors il faut admettre que les galipettes de Strauss-Kahn avec une collaboratrice hongroise du FMI relevaient de la réunion de travail. Et que la turlute (rien à voir avec un chant québecois) pratiquée par Monica sur l’hypertrophie pénienne de Bill avait été rendue nécessaire pour soulager le Président des États-Unis d’une douloureuse crise de priapisme survenue dans l’exercice de ses fonctions ; une sorte d’accident du travail en quelque sorte.

La majorité des commerçants sont exactement sur la même ligne. Sans mettre en avant leurs 18 heures de boulot quotidien, tel mon restaurateur rennais, nombre d’entre eux affichent 10, 12, voire 14 heures de travail par jour. Y compris ceux ou celles, pourtant très nombreux, qui habitent au-dessus de leur boutique et qui, en attendant le client, lisent le bouquin de Frédéric Mitterrand pour se documenter sur les boxeurs thaïlandais de 40 ans, regardent Les feux de l’Amour, ou testent le vibro-masseur reçu la veille dans un paquet discret.

Des redoutables, ceux-là, qui n’hésitent pas à entrer dans le lard de ces « fainéants de bureaucrates qui se la coulent douce » alors qu’eux-mêmes sont contraints de « bosser comme des forçats », et tout ça pour « se faire plumer par le fisc ». « Ah, ils ne connaissent pas leur bonheur, ceux qui bénéficient des 35 heures ! » ajoutent-ils d’un air pincé. C’est sûr que la vie est tellement plus douce pour le chaudronnier-fraiseur P3 affecté en équipe de nuit dans une unité de production à 50 kilomètres de son domicile, ou pour l’opératrice téléphonique qui, stressée par les cadences imposées et la crainte des appels mystères, doit se payer de surcroît deux ou trois heures de transport en commun par jour entre son centre d’appel et son HLM de banlieue. Le pied !

On touche d’ailleurs là une règle d’or : le petit patron, le commerçant et le travailleur libéral incluent toujours, lorsqu’ils ne résident pas sur place, leur temps de transport dans le temps de travail qu’ils brandissent comme une preuve de leur sacrifice aux yeux d’une société ingrate. Un temps de transport qu’ils refusent pourtant de prendre en compte pour ces privilégiés de salariés, toujours prompts à revendiquer et partisans du moindre effort. Les différences entre les uns et les autres s’en trouvent artificiellement gonflées.

Tout cela pour dire – en restant dans le domaine du plein-temps – qu’il existe d’énormes disparités dans tous les secteurs d’emploi, qu’ils soient publics ou privés, libéraux ou salariés, qu’ils concernent les employés ou les cadres, les salariés protégés par des conventions ou ceux qui sont soumis à l’arbitraire des petits patrons. Tout cela pour souligner également que, du côté des commerçants ou des travailleurs indépendants, on constate de très grandes inégalités entre ceux qui mouillent leur chemise sans compter leurs heures et ceux qui se la jouent galériens en se prélassant dans l’arrière-boutique.

On peut d’ailleurs étendre le constat de cette disparité au monde agricole, marqué lui aussi par d’énormes différences entre les secteurs de production. Rien de commun entre un céréalier, un maraîcher, un producteur d’agrumes, un vigneron, un éleveur traditionnel, un éleveur hors sol ou un aviculteur semi-industriel. Chacun a ses contraintes professionnelles, ses moments de forte charge et ses périodes de relative liberté. Impossible d’évaluer pour eux un horaire quotidien de travail tant cela serait dépourvu de sens entre les journées sans fin au moment des moissons ou des vendanges – pour ne citer que ces exemples – et les longues périodes hivernales de quasi inactivité en raison du repos de la terre ou de l’enneigement des cultures.

En définitive, ce sont les mères célibataires qui effectuent les journées les plus éprouvantes en cumulant emploi, transports, courses, cuisine, éducation des enfants et travaux ménagers. Des mères courage qui, malgré la fatigue accumulée, ne se couchent pratiquement jamais sans s’être assurées préalablement de la qualité du sommeil de leurs enfants. Elles ne font peut-être pas 18 heures de travail par jour, mais ce sont elles qui s’en approchent le plus. Et c’est avant tout à ces femmes-là qu’il convient de rendre hommage !
 


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Les réactions les plus appréciées

  • Par sampiero (---.---.---.184) 7 décembre 2009 12:34

    comment se créent les smicard :

    j’ouvre un restaurant. Ça marche bien. Au bout d’un an j’embauche un cuisinier au smic. C’est un très bon, consciencieux, travailleur.

    Grâce à lui, les clients affluent.
    je dois embaucher un bon serveur, sérieux et travailleur. Au smic évidemment.

    grâce à lui les clients affluent. je dois embaucheur un 2° serveur au smig........
    Etc..............

    au bout de cinq ans, j’emploie dix personne au smig, je suis un patron florissant. je peux me passer désormais d travailler.

    pour les encadrer, j’ai du embaucher un cadre au salaire minimum de la catégorie.
    j’aurais pu promouvoir mon excellent cuisinier mais j’ai trop besoin de lui au poste ou il est.

    tous mes salariés grâce à qui mes affaires ont prospéré sont toujours au smic. (ou pas loin).

    A quoi ça sert qu’ils se décarcassent.

  • Par BA (---.---.---.90) 7 décembre 2009 10:42

    Urgence de reconstruire la nation.

    Urgence de reconstruire un Etat très fort et très centralisé pour sauver ce qui peut encore l’être.

    Urgence de reconstruire un Etat qui intervient dans l’économie et qui nationalise tout ce qui doit être nationalisé.

    Exemple : renforcer les retraites par répartition. Ne pas basculer dans le système suicidaire des fonds de pension.

    Lundi 7 décembre 2009 :

    Les systèmes de retraite n’avaient pas besoin de cela : devant déjà faire face au vieillissement de la population, ils ont été mis à mal par la crise. « Aucun pays, aucun régime de retraite n’est à l’abri »,a prévenu Martine Durand, de la direction des affaires sociales de l’OCDE, lors d’un colloque du Conseil d’orientation des retraites (COR), jeudi dernier. L’effondrement de la Bourse en 2008 a eu de fortes répercussions dans les pays où prédominent les régimes de retraite par capitalisation.« Les fonds de pension ont vu la valeur de leurs investissements baisser de 23 % en 2008, soit de quelque 5.400 milliards de dollars », estime l’OCDE.

    Ce sont les pays anglo-saxons - où les actions constituaient la majorité des actifs détenus par les fonds avant la crise - qui ont été les plus touchés. Avec en tête l’Irlande, l’Australie et les Etats-Unis.

    Si la rente des personnes déjà retraitées est souvent garantie, la chute des marchés a mis en péril les économies des futurs pensionnés. « Aux Etats-Unis, près de 45 % des 55-65 ans détenaient plus de 70 % de leurs actifs dans le cadre de régimes de retraite privés sous forme d’actions », souligne l’OCDE. Et ces derniers n’ont guère le temps d’attendre que la Bourse se redresse pour reconstituer leur épargne…

    En France, « le système par répartition protège les retraités face à la crise et les mécanismes d’acquisition des droits retraite ne sont pas affectés », fait valoir Dominique Libault, directeur de la Sécurité sociale.

    http://www.lesechos.fr/info/france/...

    Le graphique associé à cet article montre l’effondrement des fonds de pension en 2008.

    Voici le rendement réel des fonds de pension en 2008 :
    - Mexique : baisse de - 5,2 %.
    - Allemagne : - 8,5 %.
    - Espagne : - 11 %.
    - Suède : - 16,9 %.
    - Pays-Bas : - 16,9 %.
    - Royaume-Uni : - 17,4 %.
    - Pologne : - 17,7 %.
    - Japon : - 20,1 %.
    - Etats-Unis : - 26,2 %.
    - Irlande : - 37,5 %.

    http://www.lesechos.fr/pop.htm?/med...

    En clair : les retraités irlandais, étatsuniens, japonais, etc. avaient des retraites par capitalisation ; ils sont aujourd’hui ruinés ; ils sont aujourd’hui obligés de continuer à travailler bien après 70 ans.

    Conclusion : fonds de pension, piège à cons.

  • Par Vilain petit canard (---.---.---.65) 7 décembre 2009 11:27
    Vilain petit canard

    Cette histoire de « travailler 18 heures par jour » est éculée, c’est un leitmotiv de tous ceux qui veulent foutre des complexes aux autres, globalement envoyés dans le camps des « feignants » . En France, le feignant, c’est toujours l’autre.

    Faire le décompte comme tu le fais rend explicite le ridicule de la chose. Mais surtout, et c’est pour ça qu’on nous bassine régulièrement avec ses supposés horaires de dingos, celui ou celle qui brandit ses 18 heures de sueur ne se rend même pas compte qu’on puisse ne pas y croire. C’est bien de notre époque, ça : n’importe quelle grosse connerie, on se dit que ça passe.

  • Par Paul Muad Dib (---.---.---.2) 7 décembre 2009 11:24

    salut ,bonne remise en ordre sur le sujet..
    cote restaurateur d’abord, j’ai dirige des restaurants en Irlande , pendant 5 ans..
    genre 9 h du matin jusqu’à 23 heures du soir,je n’invente pas ,avec 1h30 de pause environ,mais tres sportif et résistant ca l’a fait jusqu’au moment ou en 1994 je suis tombe tres malade des intestins, d’après les médecins et moi même c’ était lie a la suractivité réelle, car la je travaillais vraiment voyez vous..aujourd’hui en 2009 je suis remis a 85 % , il reste une fatigue résiduelle ..quand je compare cela avec mon activité de VRP grande distribution être VRP c’était du tourisme du moins pour celui qui est bien organise, ...en outre j’ai aussi bosse en usine agro alimentaire 4 ans , le temps d’attraper assez de tendinites handicapantes aux épaules, aux coudes ,aux pouces,etc.
    parler de moi en soi n’a pas d’intérêt sauf pour une chose commune a toutes ces professions, j’ai pu en effet observer partout ces gens qui n’arrêtaient pas de parler de travail, du travail qu’ils accomplissaient et bla bla bla et bla bla bla...ces gens la étaient toujours et sans exception ceux qui bossaient le moins, de vrais fainéant qui pensaient ainsi échapper au partage des taches...les gens qui bossent bien , on n’en entend jamais parler ....
    alors le restaurateur , encore un gros megalo, mais pour comprendre cela il faut savoir que des gens rentrent dans ces professions de commerçant ou restaurateur par appât du gain et non pas par envie de le faire..ce qui fait que ca les gonfle tout le temps ,d’où d’ailleurs le cote désagréable de beaucoup ,pour eux souvent l’idéal serait en fait d’avoir plein de blé sans rien faire..vous savez une personne qui apprécie ce qu’elle fait s’en tape de ce que peuvent faire ou pas les autres, bien avec soi même est une juste conséquence d’un bon état de l’esprit,non ? donc pas de raisons d’envier les autres, alors bien dans sa peau....

Réactions à cet article

  • Par Mania35 (---.---.---.97) 7 décembre 2009 09:59
    Mania35

    Bonjour Fergus,
    Tu as mauvais esprit de critiquer Borloo et consorts, il ne faut pas oublier que dans ces « 18 heures de travail », il y a une contrainte très pénible pour eux (et le portefeuille des contribuables) : les déjeuners d’affaire voire les diners. Donc ton décompte des activités hors travail est biaisé.
     Sur ce, bonne journée.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 10:10
      Fergus

      Salut, Mania.

      Nombre d’entre nous, du moins pour ceux qui ont eu l’occasion d’en profiter, savent très bien qu’une bonne partie de ces déjeuners d’affaire est en réalité un moment de détente prolongé et parfois généreusement arrosé, avec pour conséquence d’engendrer de peu productifs états de demi-somnolence au retour du restaurant. Cela dit, il y a en effet de véritables repas d’affaire où le contenu de l’assiette et du verre s’efface derrière les enjeux, mais je ne suis pas sûr qu’ils constituent une majorité.

      Bonne journée.

    • Par apami (---.---.---.123) 7 décembre 2009 10:17

      @fergus

      Je crois que le commentaire de Mania était à prendre au 2nd degré...
       :)
      Apami

    • Par Mania35 (---.---.---.97) 7 décembre 2009 10:23
      Mania35

      Exact Apami et même au 3ème....
      Bonne journée

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 10:27
      Fergus

      Merci, Apami, j’avais compris, mais il m’a néanmoins semblé utile de mettre les points sur les ’i".

    • Par Pierre JC Allard (---.---.---.108) 7 décembre 2009 11:27
      Pierre JC Allard
      A l’auteur

      il devrait exister un site ou ne se disent qu’élégamment des choses intelligentes. Où les textes resteraient une semaine et où l’on irait, de temps en temps, un verre de Jerez à la main, pour sourire d’un bon mot ou apprendre un recette de Sandro. L’invective y serait interdite et l’évidence y apparaitrait incongrue. Faites le nécessaire et que ça saute ! Appelez-moi quand ce sera prêt.... 

       PJCA
    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 11:52
      Fergus

      Salut, Pierre.

      J’applaudirais des deux mains une initiative de ce genre. Mais je manque de temps et de compétence pour être à l’origine d’un tel projet.

      Cela dit, d’accord pour ce qui est des invectives. Je pense, comme vous, que l’on peut discuter d’à peu près tous les sujets, et même polémiquer, sans tomber dans les excès. Mais manifestement certains ne partagent pas cette approche... civilisée du débat.

      Bonne journée.

  • Par Actias (---.---.---.22) 7 décembre 2009 10:15
    Actias

    Oui bah, un peu facile de taper sur les petits patrons. Toutes façons ils ne nous sont pas donner en exemple. Quand aux ministres, leur boulot c’est de serrer les mains de biais (pour la photo), faire (lire) des discours et manger.

    Ça aurait peut être été plus percutant de se poser la question « a quoi sert le travail au XXI eme siècle ? ». On a tout pour se libérer de cette malédiction et pourtant on ne jure que par ça.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 10:30
      Fergus

      Salut, Actias.

      Loin de moi l’idée de taper sur les petits patrons. Il m’est d’ailleurs assez souvent arrivé de les défendre contre les agressions dont ils sont souvent l’objet pour cause d’amalgame avec les comportements choquants de quelques grands patrons. Certains mouillent même leur chemise pour des gains médiocres, parfois à peine supérieurs à ceux de leur employés.

    • Par jacques Roux (---.---.---.162) 7 décembre 2009 12:32
      MICHEL GERMAIN

      Actias pose une excellente question en fin de message.

    • Par Traroth (---.---.---.181) 7 décembre 2009 15:41
      Traroth

      @Fergus : il faut dire que les petits patrons ne font rien pour se désolidariser des grands patrons. Il suffit de regarder la CGPME se ranger comme un seul homme derrière le Medef, alors que leurs intérêts n’ont souvent que peu en commun. Les délocalisations sont un exemple parfait : les PME sont souvent des sous-traitants, et les délocalisations leur font énormément de tort. Pourtant, on n’entend pas souvent des patrons de PME s’exprimer contre...

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 16:18
      Fergus

      Bonjour, Traroth.

      Il arrive cependant qu’il y ait des divergences entre le Medef et la CGPME ou l’Association des Jeunes entrepreneurs. Le plus bel exemple en a été donné par la mise en place des 35 heures. Tandis que le Medef était vent debout contre cette mesure, un grand nombre de PME et PMI l’ont accueillie favorablement car elle leur a donné l’occasion de rationnaliser leur activité et de mettre en place une annualisation des temps de travail en échange des 35 heures.

  • Par brieli67 (---.---.---.123) 7 décembre 2009 10:19

    @ Fergus il parait qu’il y a eu qqs changements depuis mon cursus Les 36 h sur pied de Madame ou Monsieur l’Interne des hôpitaux Prise de service normal à 8 h, en plus "vider la poli des urgences Prise de garde DE 24H à midi taillable et corvéable à toute heure. Et responsable... Classiquement, présenter lors de la contre_visite du soir du Patron les nouveaux admis du service... en espérant que la récolte de « beaux cas » a été bonne et fructueuse.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 10:59
      Fergus

      Bonjour, Brieli.

      J’avoue que je connais fort mal le cas particulier des hôpitaux. Cela dit, il est de notoriété publique que les fonctionnaires qui y travaillent débordent souvent largement leurs heures normales de travail dans les catégories soignantes.

      Cela n’empêche pourtant pas certaines dérives purement comptables des pouvoirs publics, dérives en contradiction totale avec les objectifs de santé annoncés par ailleurs dans les plans de com’.

    • Par Traroth (---.---.---.181) 7 décembre 2009 15:42
      Traroth

      @brieli : ce que vus dites est sûrement vrai, mais on n’arrive sans doute toujours pas à 18 heures de moyenne. Parce que 18 heures de moyenne, ce n’est tout simplement pas tenable !

    • Par eugène wermelinger (---.---.---.172) 7 décembre 2009 16:59
      eugène wermelinger

      Chapeau bas devant Brieli, 

      en effet bien qu’il n’aie pas encore donné sa bio sur AV, on a appris qu’il est pluri-docteur en médecine, en pharmacie, scientifique, aussi paysan (maïsoculteur dans le 67) et inventeur et détenteur de brevets (on ne sait pas de quoi) et toute ces occupations où il n’a sûrement pas compté son temps, lui ont permis de se retirer de la vie de travail à cinquante ans. Le veinard. Maintenant il passe beaucoup de temps ici même - gratuitement, comme vous et moi - pour y distiller sa science et ses vastes (oui, c’est vrai) connaissances formulées en français, allemand, alsacien, anglais et même grec !
      Parfois il est très caustique et un peu mauvaise langue, et s’il s’énerve il ne se retient pas.
      Calmos Brieli, vois les bons côtés de ce post. Merci d’avance. 
      Eugène. 
  • Par JL (---.---.---.182) 7 décembre 2009 10:21
    JL

    Bonjour Fergus. Bonne occasion de mettre un peu les idées au clair sur cette affaire du temps de travail.

    Il est tout à fait dans l’ordre des choses qu’un patron, un artisan, un professionnel libéral, ... travaillent sans compter leurs heures, puisqu’ils travaillent pour eux. En revanche, un salarié travaille d’abord pour un salaire mais aussi pour un patron, et il n’est pas logique que ce dernier lui demande le sacrifice de sa vie extra professionnelle. 

    Ceci pour dire que comparer le temps de travail des premiers avec celui des seconds est une aberration.

    La deuxième chose à dire à ce sujet, c’est que si un patron trouve que le temps de travail légal des salariés est insuffisant, libre à lui de travailler tout seul ! Ce que je veux dire par là, c’est que le salariat est une bonne chose s’il permet le plein emploi. Il devient un mal rédhibitoire dès que le taux de chômage dépasse un certain seuil : le temps de travail salarié devrait être inversement proportionnel au taux de chômage.

    Faites une expérience de pensée : actruellement, le gvt réduit les effectifs de la Fonction publique. Cela a pour effet d’agmenter le taux de chômage. Cela aurait pour effet de réduire le temps de travail salarié. Croyez-vous que les employeurs s’en réjouiraient ?

    Inversement, si le gvt employait augmentait les postes de la Fonction publique, cela aurait pour effet de résorber le chômage, donc d’augmenter le temps de travail salarié. Qui s’en plaindrait ?

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 10:34
      Fergus

      Bonjour, JL.

      Globalement d’accord avec votre analyse, et notamment sur la différence fondamentale qui existe entre ceux qui travaillent à leur compte et ceux qui travaillent pour le compte d’un patron privé en recherche de profit pour lui-même ou pour ses actionnaires. Il fallait que ce ce soit dit, merci de l’avoir fait.

  • Par L’enfoiré (---.---.---.219) 7 décembre 2009 10:24
    L'enfoiré

    Salut Fergus,
     Il y a travail et travail.
     Le travail n’est plus un travail quand il devient un hobby.
     Le temps ne compte plus. J’ai eu cette chance. Cela ne veut pas dire que je ne me suis pas payé de « bonnes tranches » comme on dit chez nous.
     Travailler peut être seulement « penser », de « rêver ». Cette notion tellement essentielle et qui nous fait vivre mieux. Comme je l’écrivais récémment.
     Travailler à la « con », voilà ce qu’il faut éviter et revendiquer de ne plus pratiquer.
     Le travailler plus, pour gagner plus était la pire des conneries.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 10:45
      Fergus

      Salut, L’enfoiré.

      Entièrement d’accord. C’est d’ailleurs ce que je disais également, sur le ton de la provocation, dans un article récent intitulé « Confession d’une « salope  ». Il y était écrit :

      « …le mariage est l’une des formes les plus répandues de la prostitution. Avec le travail, lorsqu’il est subi. Vendre son cul, vendre ses muscles, vendre sa tête, quelle différence ? Seul le plaisir exonère de la prostitution. Plaisir de faire l’amour, plaisir de bâtir, plaisir de diriger, plaisir de travailler tout simplement. Dès que le plaisir s’estompe puis disparaît pour céder la place à une dépendance purement vénale ou à une routine désespérante, la prostitution triomphe de facto. Une prostitution le plus souvent rendue inévitable par les réalités économiques. Mais une prostitution admise, codifiée et affublée d’un faux-nez consensuel qui joue parfaitement son rôle d’alibi, celui de la « réalisation par le travail ». Une réalité pour beaucoup, certes. Mais un leurre pour ceux, toujours plus nombreux, qui se réfugient dans la vie associative ou les activités extra-professionnelles pour fuir ce qu’ils perçoivent, plus ou moins consciemment, comme une aliénation. En définitive, la majorité d’entre nous sont des putes qui s’ignorent. Et nous n’y pouvons rien : tout notre système sociétal est basé sur cette réalité. »
       
      OK, cela décoiffe un peu, mais sommes-nous très éloignés de la réalité vécue par nombre de nos compatriotes ?

    • Par L’enfoiré (---.---.---.8) 7 décembre 2009 14:20
      L'enfoiré

      Fergus,

       Comme j’aime être décoiffé, je n’ai pas eu de mal à faire l’association.
       L’agent liant est le plaisir. (je n’ai pas dit l’argent) A toute chose. Absolument.
       La fameuse dopamine a encore beaucoup de chose à démontrer.
       (moi qui suis exempt de jogging et de vélo pour le moment, j’enrage....)

       Mon prochain article va reprendre l’affaire avec encore plus de recul.

      " En définitive, la majorité d’entre nous sont des putes qui s’ignorent. Et nous n’y pouvons rien : tout notre système sociétal est basé sur cette réalité. »

      J’adore cette réflexion.
      A+

    • Par Lorenzo extremeño (---.---.---.194) 7 décembre 2009 15:50

      Merci l’enfoiré du distinguo !

      Je suis moi même dans la position d’être productif pour moi même,á mon rythme,
      ou de penser et rêver , á ma guise.
      Assurement je vis mieux sans me défoncer au boulot,pour gagner plus et dépenser plus,
      oui c’est de cette spirale infernale dont il faut sortir.

      Cordialement.

    • Par Alain-Goethe (---.---.---.83) 7 décembre 2009 22:30

      Un chanteur français des années 70 , Henri TACHAN avait une chanson, dont le refrain était :

      On est tous des putes
      On est tous maqués
      et si tu veux pas être pute
      Tu seras saqué !

      C’est un type très lucide, avec des chansons contre la guerre etc. ;

  • Par Voris (---.---.---.178) 7 décembre 2009 10:27

    Quand on travaille 18 heures par jour, il faut créer un emploi !

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 10:49
      Fergus

      Salut, Voris.

      Entièrement d’accord. Cela dit, les valeurs de notre république sont contradictoires à cet égard : la liberté voudrait que chacun puisse travailler autant qu’il le veut, et même jusqu’à l’épuisement s’il le souhaite. L’égalité et la fraternité devraient au contraire lui imposer de partager avec le demandeur d’emploi.

    • Par Armog (---.---.---.3) 7 décembre 2009 12:05

      Certes. Malheureusement, il y a les charges et leurs lourdeurs peut empêcher toute embauche.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 15:16
      Fergus

      Exact, Armog, cela contrbue en effet à limiter le partage du travail.
      Mais le principe est recevable, et une société plus solidaire devrait tendre vers ce partage. 

  • Par BA (---.---.---.90) 7 décembre 2009 10:42

    Urgence de reconstruire la nation.

    Urgence de reconstruire un Etat très fort et très centralisé pour sauver ce qui peut encore l’être.

    Urgence de reconstruire un Etat qui intervient dans l’économie et qui nationalise tout ce qui doit être nationalisé.

    Exemple : renforcer les retraites par répartition. Ne pas basculer dans le système suicidaire des fonds de pension.

    Lundi 7 décembre 2009 :

    Les systèmes de retraite n’avaient pas besoin de cela : devant déjà faire face au vieillissement de la population, ils ont été mis à mal par la crise. « Aucun pays, aucun régime de retraite n’est à l’abri »,a prévenu Martine Durand, de la direction des affaires sociales de l’OCDE, lors d’un colloque du Conseil d’orientation des retraites (COR), jeudi dernier. L’effondrement de la Bourse en 2008 a eu de fortes répercussions dans les pays où prédominent les régimes de retraite par capitalisation.« Les fonds de pension ont vu la valeur de leurs investissements baisser de 23 % en 2008, soit de quelque 5.400 milliards de dollars », estime l’OCDE.

    Ce sont les pays anglo-saxons - où les actions constituaient la majorité des actifs détenus par les fonds avant la crise - qui ont été les plus touchés. Avec en tête l’Irlande, l’Australie et les Etats-Unis.

    Si la rente des personnes déjà retraitées est souvent garantie, la chute des marchés a mis en péril les économies des futurs pensionnés. « Aux Etats-Unis, près de 45 % des 55-65 ans détenaient plus de 70 % de leurs actifs dans le cadre de régimes de retraite privés sous forme d’actions », souligne l’OCDE. Et ces derniers n’ont guère le temps d’attendre que la Bourse se redresse pour reconstituer leur épargne…

    En France, « le système par répartition protège les retraités face à la crise et les mécanismes d’acquisition des droits retraite ne sont pas affectés », fait valoir Dominique Libault, directeur de la Sécurité sociale.

    http://www.lesechos.fr/info/france/...

    Le graphique associé à cet article montre l’effondrement des fonds de pension en 2008.

    Voici le rendement réel des fonds de pension en 2008 :
    - Mexique : baisse de - 5,2 %.
    - Allemagne : - 8,5 %.
    - Espagne : - 11 %.
    - Suède : - 16,9 %.
    - Pays-Bas : - 16,9 %.
    - Royaume-Uni : - 17,4 %.
    - Pologne : - 17,7 %.
    - Japon : - 20,1 %.
    - Etats-Unis : - 26,2 %.
    - Irlande : - 37,5 %.

    http://www.lesechos.fr/pop.htm?/med...

    En clair : les retraités irlandais, étatsuniens, japonais, etc. avaient des retraites par capitalisation ; ils sont aujourd’hui ruinés ; ils sont aujourd’hui obligés de continuer à travailler bien après 70 ans.

    Conclusion : fonds de pension, piège à cons.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 10:53
      Fergus

      Bonjour, BA.

      Un grand merci pour ces précisions et pour ces liens qui montrent la relation entre travail et retraite et le « piège à cons » (j’approuve le terme) dans lequel cherchent encore à nous entraîner les prtisans de l’économie libérale à l’anglo-saxonne.

    • Par Jacky (---.---.---.9) 7 décembre 2009 17:30
      Jacky

      Un peu comme la retraite par répartition française :
      1960 : 35 % de rendement.
      63-90 : 16% de rendement.
      1990 +  : 7 % de rendement.
      Aujourd’hui : 1.2 % de rendement.

  • Par foufouille (---.---.---.6) 7 décembre 2009 10:54
    foufouille

    certains ayant 8 boulot .........
    meme a mi temps 32h/jour

  • Par Trashon (---.---.---.119) 7 décembre 2009 11:12
    Trashon

    En général, les types qui « triment » 18 h par jour ont une autre conception du travail que les ouvriers :

    Les 4 heures hebdomadaires aux restaurant gastronomique sont du temps de travail.
    Les 3 heures de transports par jour au volant de la grosse berline payé par l’entreprise pour se rendre dans le luxueux pavillons de très grande banlieue sont aussi considérés comme du temps de travail.
    Les deux heures chaque matin à lire la majorité des titres de la presse, hé bien du boulot aussi.

    Déjà , sans compter le temps passé à trousser la secrétaire, le temps nécessaire aux frais de représentation (coiffeur, tailleur, etc), la pause digestive, et autre joyeuseté, ils ne turbinent pas plus de 9 heures par jour.......

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 11:14
      Fergus

      Bonjour, Trashon.

      Je ne vous le fais pas dire...

    • Par appoline (---.---.---.48) 7 décembre 2009 18:11
      appoline

      @ Trashon ;

      En principe ceux qui grattent réellement 18 heures par jour ne font pas de vieux os car rares sont les êtres humains qui sont génétiquement nés pour encaisser une telle dose de travail.

      Enfin, dommage pour madame, c’est le moment ou jamais de prendre un amant car 6 heures par jour pour faire tout le reste, ça doit juste être un peu bâclé. Et puis, entre nous, il faut vraiment être con pour se déglinguer la santé, tout cela naturellement pour payer le train de vie de notre nain.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 20:09
      Fergus

      Tout à fait d’accord, Appolline.

  • Par Georges Yang (---.---.---.179) 7 décembre 2009 11:16

    Salut Fergus
    J’aime cet humour decalle > Cela dit, sans atteindre les 18 heures, un type qui possede un bar, un resto ou une petite entrprise et qui habite a deux heures de bagnole, a du mal pour trouver le temps des galippettes, sauf s’il les inclut dans le temps de travail en flute ancilliaire et levrettes sous le comptoir

  • Par caramico (---.---.---.186) 7 décembre 2009 11:19

    Quelques exemples :

    Mon médecin, qui commence ses journées à 8 où 9 heures est souvent encore à son cabinet vers 11 heures ou minuit le soir.
    Je lui souhaite de gagner beaucoup d’argent si telle est sa motivation.

    J’étais jeune, saisonnier dans la restauration et travaillait sans discontinuer de 9 heures du matin à minuit, mais en contrepartie, je ramenais trois où quatre fois le SMIG.
    J’avais laissé un boulot de fonctionnaire où je m’ennuyais à mourir.

    Tout ça pour dire que chacun choisit le type de travail qui correspond le mieux à son caractère, et que ça ne sert à rien de critiquer où d’envier les autres.
    A un de mes clients qui avait fait une remarque dépréciative de mon travail, en sortant l’argument massue « trop payé à rien foutre », je lui avait rétorqué que pour cet emploi, on prenait le premier c.. venu, la preuve, j’avais été embauché, et que donc il avait toutes ses chances.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 11:57
      Fergus

      Eh oui, Caramico, la vérité des uns n’est pas celle des autres. Et chaque travailleur doit être respecté dans ses choix... s’ils n’entravent pas la liberté de travail des autres. Un exemple : le type qui multiplie les heures sup’ non payées dans sa boîte pour se faire mousser, au détriment d’une possible embauche.

  • Par Imhotep (---.---.---.113) 7 décembre 2009 11:20
    Imhotep

    Petite rectification ce ne sont pas seulement les mères célibataires, mais tous les parents isolés parmi lesquels il y a quelques pères célibataires (évidemment pas la majorité) qui se tapent le même boulot.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 11:28
      Fergus

      Bonjour, Imhotep.

      C’est tout à fair exact, et je voulais rectifier ma formule, mais j’ai cliqué trop vite sur l’envoi en modération.
      Merci par conséquent de l’avoir précisé à ma place.

  • Par Paul Muad Dib (---.---.---.2) 7 décembre 2009 11:24

    salut ,bonne remise en ordre sur le sujet..
    cote restaurateur d’abord, j’ai dirige des restaurants en Irlande , pendant 5 ans..
    genre 9 h du matin jusqu’à 23 heures du soir,je n’invente pas ,avec 1h30 de pause environ,mais tres sportif et résistant ca l’a fait jusqu’au moment ou en 1994 je suis tombe tres malade des intestins, d’après les médecins et moi même c’ était lie a la suractivité réelle, car la je travaillais vraiment voyez vous..aujourd’hui en 2009 je suis remis a 85 % , il reste une fatigue résiduelle ..quand je compare cela avec mon activité de VRP grande distribution être VRP c’était du tourisme du moins pour celui qui est bien organise, ...en outre j’ai aussi bosse en usine agro alimentaire 4 ans , le temps d’attraper assez de tendinites handicapantes aux épaules, aux coudes ,aux pouces,etc.
    parler de moi en soi n’a pas d’intérêt sauf pour une chose commune a toutes ces professions, j’ai pu en effet observer partout ces gens qui n’arrêtaient pas de parler de travail, du travail qu’ils accomplissaient et bla bla bla et bla bla bla...ces gens la étaient toujours et sans exception ceux qui bossaient le moins, de vrais fainéant qui pensaient ainsi échapper au partage des taches...les gens qui bossent bien , on n’en entend jamais parler ....
    alors le restaurateur , encore un gros megalo, mais pour comprendre cela il faut savoir que des gens rentrent dans ces professions de commerçant ou restaurateur par appât du gain et non pas par envie de le faire..ce qui fait que ca les gonfle tout le temps ,d’où d’ailleurs le cote désagréable de beaucoup ,pour eux souvent l’idéal serait en fait d’avoir plein de blé sans rien faire..vous savez une personne qui apprécie ce qu’elle fait s’en tape de ce que peuvent faire ou pas les autres, bien avec soi même est une juste conséquence d’un bon état de l’esprit,non ? donc pas de raisons d’envier les autres, alors bien dans sa peau....

  • Par Charles Martel (---.---.---.141) 7 décembre 2009 11:27
    Charles Martel

    je connais pas mal de gens qui bossent 18h/jours. La plupart du temps, ils perdent beaucoup de temps en réunion et cafés. Ils sont obligé de faire beaucoup d’heure pour avoir l’impression de travailler et compenser le peu de rendement qu’ils ont.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 12:40
      Fergus

      Bonjour, Charles Martel.

      J’en ai même connu qui traînaient au bureau en faisant des grille de mots croisés ou en lisant L’Equipe pour ne pas rentrer trop tôt chez eux et conforter, auprès d eleur épouse et deleurs enfants, leur image de cadre dynamique et impliqué. En matière de temps de travail, toutes les perversions sont possibles !

  • Par Vilain petit canard (---.---.---.65) 7 décembre 2009 11:27
    Vilain petit canard

    Cette histoire de « travailler 18 heures par jour » est éculée, c’est un leitmotiv de tous ceux qui veulent foutre des complexes aux autres, globalement envoyés dans le camps des « feignants » . En France, le feignant, c’est toujours l’autre.

    Faire le décompte comme tu le fais rend explicite le ridicule de la chose. Mais surtout, et c’est pour ça qu’on nous bassine régulièrement avec ses supposés horaires de dingos, celui ou celle qui brandit ses 18 heures de sueur ne se rend même pas compte qu’on puisse ne pas y croire. C’est bien de notre époque, ça : n’importe quelle grosse connerie, on se dit que ça passe.

  • Par populi (---.---.---.31) 7 décembre 2009 11:35

    Bonjour,

    Je trouve votre article tout en caricature.
     Votre restaurateur exagere certainement, ce qui ne l’empeche pas de travailler beaucoup.
    De la meme facon, l’ouvrier qui travaille 35 heures de nuit, pourquoi n’ajoutez vous pas qu’il doit faire 30 Kilometres a velo pour aller a son lieu de travail, le tableau serait complet.
    Il ya des gens qui travaillent 18 par jours, il ya des gens aux 35h qui ont des postes et des conditions particulierement difficiles, je ne vois pas au nom de quoi les deux n’auraient pas le droit de revendiquer la penibilite de leur travail.
    Et puis si 18h ne constitue pas une generalite, beaucoup de personnes travaillent environ 10 ou 12h par jour (hors temps de transport puisque vous semblez y tenir), ce qui est deja un rythme difficile a tenir, quand on aspire a une vie personelle. C’est mon cas, et je ne suis ni patron, ni en profession liberale.

     Quant aux diners d’affaires auxquels j’ai l’immense privilege de participer, je suis bien conscient qu’il ya pire que de s’assoir autour d’un bon plat, meme si les discussions sont professionelles. Neanmoins, de la a considerer cela comme un loisir ! Posez vous la question : il est 20h,vous sortez de 12h de boulot vous avez le choix entre rentrer voir votre femme et vos enfants ou parler boulot avec votre patron toute la soiree autour d’un biftek. Vous prenez quoi ? Ce que j’entends par la c’est qu’il ne s’agit peut etre pas toujours de travail (au sens « dur labeur » du terme) mais il n’en reste pas moins que vous n’avez pas le choix, et que ce temps la, c’est du temps en moins pour les loisirs, la famille la detente voir le sommeil.
    Parce qu’apres la delicieuse soiree avec les clients, vous rentrez a minuit chez vous, vous ne culbuter pas votre femme, vous vous couchez, parcequ’a 6h faut se lever.
    Vous allez me dire que je suis de droite, ou patron ou que de toute facon j’ai un salaire mirobolant donc c’est normal. Non, je suis un jeune « assimile cadre » et la realite du marche de l’emploi aujourd ’hui ne permets pas de s’autoriser une autre facon de faire. Encore une fois je ne pense pas etre a plaindre compare a beaucoup mais je trouve que votre article est extremement partisan, je me fais donc un peu l’avocat du diable, voila tout

    Je ne dis pas que les personnes ayant cette vie professionelle a ralonge doivent se plaindre plus que les autres, mais je ne vois pas en quoi ils seraient necessairement menteurs, de droite et nourriraient obligatoirement une haine vicerale des fonctionnaires...c’est aussi caricaturale que de dire que les gens qui font 35h sont des faineants...

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 12:54
      Fergus

      Vous avez raison, Populi, mon article est volontairement un peu caricatural. Mais un peu seulement.

      De plus, si vous avez bien lu, je reconnais qu ’il existe effectivement des gens, et cela dans la plupart des milieux, qui ont une amplitude de travail très au-dessus de la moyenne. Pas question pour moi de stigmatiser telle ou telle catégorie de travailleurs, qu’ils appartiennent au secteur privé ou public, mais de dénoncer ceux qui travestissent la réalité de leur temps de travail.

      Quant à ceux qui feraient 18 heures par jour, et vous semblez en connaître, je serais vraiment curieux de les rencontrer tant cela me semble impossible comme je crois l’avoir démontré.

      Un dernier point : j’ai moi aussi été cadre et j’ai toujours combattu ceux qui, entraînés dans cette voie par une ambition dévorante, se laissaient aller à des débordements d’horaire non payés en brisant de facto les conventions de travail et en mettant ainsi en péril les horaires de leurs collègues. La fraternité au travail, ce n’est pas cela, c’est en faire un peu plus lorsqu’un dossier urgent le nécessite, certainement pas en faire une habitude !

  • Par Freebird (---.---.---.130) 7 décembre 2009 11:45

    Les enquêtes-emplois réalisées régulièrement par l’INSEE contredisent entièrement votre propos ; vous pouvez aller sur le site pour vérifier. Oui, les agriculteurs, les artisans-commerçants, les chefs d’entreprise et les professions libérales travaillent beaucoup plus (en temps) que les salariés ; au sein des salariés, les cadres supérieurs travaillent eux-mêmes plus que les autres. De mémoire, les premiers travaillent dans les 60-65 heures par semaine (ce qui fait quand même du 12-13 heures par jour en comptant une semaine de 5 jours), les cadres sont autour de 55-60 heures alors que les employés et ouvriers sont entre 35 et 40.

    • Par foufouille (---.---.---.6) 7 décembre 2009 13:00
      foufouille

      c’est un choix
      pour les cultos, c’est moins difficile qu’avant
      et l’hiver y a peu de boulot

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 13:08
      Fergus

      Bonjour, Freebird.

      Je n’ai pas dis que les cadres, les commerçants ou les agriculteurs travaillaient peu, j’ai simplement souligné qu’il existe dans toutes les catégories d’emploi de fortes disparités.

      Quant aux enquêtes de l’Insee, je ne sais pas comment elles sont faites, mais je sais que, pour ce qui est des cadres ou des professions libérales, elles ne sont pas basées sur des temps conventionnels, mais sur du déclaratif dans la plupart des cas. Avec cette caractéristique que j’ai énoncée dans l’article sur le temps de transport qui est presque toujours compté par ces gens dans leur temps de trravail. De même, nombre de cadres incluent dans leur temps de travail des périodes passées à la maison et censées être consacrées à l’étude de dossiers professionnels. Invérifiable !

      J’en terminerai par les agriculteurs que je connais bien, étant moi-même d’origine paysanne et comptant encore plusieurs exploitants dans ma famille : tous comptent comme temps de travail l’amplitude de leur journée entre le moment où ils terminent leur petit-déjeuner et celui où ils rentrent pour dîner, et cela quelles qu’aient été leurs activités durant la journée. Là aussi il y a lieu de relativiser !

  • Par PtitLudo (---.---.---.244) 7 décembre 2009 11:52
    PtitLudo

    Super article. Et que dire des profs à tout bout de champ stigmatisés, mais dont on occulte les heures de préparations de cours, de corrections et toutes les tâches administratives annexes, sans compter la pénibilité du travail avec des élèves de plus en plus incontrôlables. Je précise que je ne suis pas prof.
    Certes peut-être certains font moins bien leur travail que d’autres mais dans ce cas, ceci n’est pas limité aux profs.

    Quoi qu’il en soit quelqu’un qui travaillerai REELLEMENT pendant 18 heures par jour ne ferai pas long feu. J’ai personnellement eu dans mon expérience professionnelle un passage pendant lequel je partai à 6h de chez moi et je rentrai souvent à 22-23h, ça a duré 2 mois, c’était bien le grand maximum, et pourtant j’étais jeune et en bonne santé. Je n’aurai pas tenu bien plus longtemps à ce rythme.

    Je n’irai pas pleurer sur le sort de quelqu’un qui partirai en dépression ou en maladie après s’être vanté d’un tel rythme de travail.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 13:14
      Fergus

      Bonjour, P’tit Ludo, et merci pour cet article claivoyant.

      Merci également pour les profs (je n’en suis pas non plus), injustement critiqués alors qu’ils doivent effectivement passer beaucoup de temps au travail en dehors des cours. Du moins s’ils exercent avec sérieux leur métier, et j’ai la faiblesse de croire que c’est le cas de la majorité d’entre eux.

  • Par LE CHAT (---.---.---.148) 7 décembre 2009 12:01
    LE CHAT

    oui c’est facile au petit patron de gonfler ses heures :

    ex l’artisan taxi , qui passe des heures à lire le journal et faire des mots fléchés en attendant le client .

    Le médecin généraliste fait lui vraiment beaucoup d’heures , tout comme l’infimière libérale , surtout avec la route , mais certains font la course au pognon , une des rares professions où on peut encore travailler plus pour gagner plus ...

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 13:18
      Fergus

      Bonjour, Le Chat.

      Un petit bémol sur l’artisan taxi : le temps d’attente fait réellement partie du boulot, au même titre que pour les pompiers, présents à la caserne mais inactifs en attendant de « décaler » en urgence.

      Pour ce qui est des médecins ou des dentistes, on est effectivement dans le choix personnel d’horaire : certains multiplient les consultations pour augmenter leur pelote tandis que d’autres limitent leur temps de travail pour privilégier la qualité de leur vie.

    • Par Nobody knows me (---.---.---.11) 7 décembre 2009 16:08
      Nobody knows me

      Bonjour Fergus, je me suis payé une bonne rigolade (sans ironie) avec votre article, merci.
      Vous oubliez tout de même la catégorie probablement minoritaire de médecins et infirmières de campagne qui font du chiffre... parce qu’il n’y a personne d’autre dans les alentours.
      C’est une situation qui je pense va s’aggraver dans les temps prochains vu la pénurie de personnel motivé pour ce rythme là.

      Cdlmt

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 16:27
      Fergus

      Bonjour, Nobody, et merci pour votre commentaire.

      J’ai naturellement pensé aux professions de santé, mais mon article n’avait pas vocation à être exhaustif. Certains commentaires ont d’ailleur abordé la question des personnels de santé.

      Cela dit, il est un fait qu’un nombre croissant de médecins et infirmières en milieu rural (non touristique) doivent faire face à un accroissement non voulu (et parfois excessif) de leur charge de travail.

      Cela commence à devenir un véritable problème, au point que certaines communes en viennent à installer, à leurs frais, des cabinets médicaux et à faire venir des médecins de Pologne ou de Roumanie. 

  • Par sleeping-zombie (---.---.---.7) 7 décembre 2009 12:07

    Bon article, salutaire rappel qu’avant d’asséner un résultat, il faut savoir ce qu’il y a derrière...
    Comme quand on dit « les charges sociales sont plus faibles dans <insérer le nom du pays voulu> », sans préciser toutefois quels droits elles ouvrent.

    Si on compte le temps de transport, si on compte le temps passé chez soi à penser au boulot... facile d’atteindre 18h par jour...

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 13:22
      Fergus

      Bonjour, Sleeping-zombie.

      De la même manière que l’on peut disséquer le temps effectivement passé sur son lieu de travail, il serait intéressant d’observer la « réalité » de ce travail, ô combien différente d’une personne à l’autre sur un même emploi...

    • Par Nobody knows me (---.---.---.11) 7 décembre 2009 16:14
      Nobody knows me

      Hop hop hop, là on titille du doigt le « petit guide d’autodéfense intellectuelle » de Normand Baillargeon.
      En gros, analyser les chiffres, les statistiques, les affirmations avant de les digérer sinon gare à l’indigestion !!
      Petit exemple ici :
      Il prend l’exemple d’un universitaire qui disait devant un auditoire d’intellectuels, il y a quelques années, que 2000 enfants irakiens mouraient chaque heure durant l’embargo américano-britannique sur l’Irak, qui a pris fin avec la chute de Saddam en 2003. « Si 2000 enfants meurent chaque heure, vous ferez facilement le calcul, cela fait 17 520 000 enfants par an, et ce, depuis dix ans ; et cela se passerait dans un pays qui compte 20 millions d’habitants », rétorque Baillargeon.

      Cdlmt

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 17:46
      Fergus

      Excellent lien, Nobody.

      Je n’ai pas encore lu ce bouquin, mais je vais réparer rapidement cet oubli.

  • Par Annie (---.---.---.70) 7 décembre 2009 12:09

    Je trouve tellement inutile et malsain d’opposer les salariés et ceux qui travaillent à leur compte. Surtout que beaucoup d’entre eux ont touché aux deux, et sont capables de faire la comparaison. Et compare-t-on seulement des situations comparables ?
    C’est finalement tomber dans le piège tendu par un gouvernement diviseur qui exploite des fractures sociales parfois bien arbitraires pour nourrir sa popularité.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 13:27
      Fergus

      Bonjour, Annie.

      Loin de moi l’idée d’opposer les salariés à ceux qui travaillent à leur compte. Chacun est libre d’organiser sa vie professionnelle comme il l’entend (ou comme il le peut). C’est pour cela que j’ai mentionné les disparités qui existent en soulignant qu’elles touchent tous les secteurs d’activité.

  • Par Halman (---.---.---.188) 7 décembre 2009 12:18
    Halman

    Si ceux qui ont la santé pour pouvoir travailler 18 heures par jour le peuvent, tant mieux pour eux, ce n’est pas pour cela qu’ils doivent tels des dictateurs imposer leur rythmes de fous furieux à ceux pour qui la santé ne peut pas le permettre.

  • Par sampiero (---.---.---.184) 7 décembre 2009 12:34

    comment se créent les smicard :

    j’ouvre un restaurant. Ça marche bien. Au bout d’un an j’embauche un cuisinier au smic. C’est un très bon, consciencieux, travailleur.

    Grâce à lui, les clients affluent.
    je dois embaucher un bon serveur, sérieux et travailleur. Au smic évidemment.

    grâce à lui les clients affluent. je dois embaucheur un 2° serveur au smig........
    Etc..............

    au bout de cinq ans, j’emploie dix personne au smig, je suis un patron florissant. je peux me passer désormais d travailler.

    pour les encadrer, j’ai du embaucher un cadre au salaire minimum de la catégorie.
    j’aurais pu promouvoir mon excellent cuisinier mais j’ai trop besoin de lui au poste ou il est.

    tous mes salariés grâce à qui mes affaires ont prospéré sont toujours au smic. (ou pas loin).

    A quoi ça sert qu’ils se décarcassent.

    • Par Paul Muad Dib (---.---.---.2) 7 décembre 2009 12:54

      Salut, « j’aurais pu promouvoir mon excellent cuisinier mais j’ai trop besoin de lui au poste ou il est » bien vu, c’est une constante que j’ai toujours vérifié et j’ai fait plein de boulot tres différent...
      salutations...

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 13:34
      Fergus

      Salut, Sampiero.

      Amusant (ou plus exactement consternant !), j’ai connu en effet deux ou trois cas de ce genre au sein de la communauté auvergnate. A cela près que le cuisinier est en général très bien payé s’il s’agit d’un restaurant ayant quelque ambition. Dans les autres, c’est désormais un indo-pakistanais sans réelle formation et mal payé qui tient le poste (cela vaut surtout pour Paris).

    • Par sampiero (---.---.---.184) 7 décembre 2009 13:57

      Salut ami Fergus. Excellent papier
      .
      ce n’est pas deux ou trois cas. C’est la règle générale. Dans les boites qui ont démarré à zéro, le personnel qui a permis l’expansion grâce à son travail n’est jamais récompensé. on a trop besoin de lui là où il est !
      Dès que les affaires marchent on ambauche un cadre tout frais émoulu, qui n’a encore rien fait pour la boite,, et qui ramasse la mise. et joue au chef.

      Aussi, cela provoque souvent des drames ca voyant cela, le petit personnel baisse alors les bras et la boite périclité car ce n’est pas le patron ni le nouveau cadre bien payé qui fait tourner la machine.

    • Par Radix (---.---.---.158) 7 décembre 2009 19:36
      Radix

      Bonsoir Sampiero et Fergus

      Ton exemple est très amusant Sampiero !

      Ce weekend je recevais ma nièce qui bosse comme graphiste dans une boîte de pub parisienne avec son ami.

      Elle me racontait que son patron, n’ayant jamais rien fait de ses dix doigts et ayant prit la suite de son père, se « la pétait grave » et jouait au « grand chef » en insultant ses employés pour les erreurs qu’il commet !

      Tous les salariés en ont marre et envisagent de se tirer... Mais tous en même temps !

      Car cet andouille n’a pas comprit que la compétence de la boîte vis à vis des clients repose sur les employés !

      En plus les clients sont d’accord pour bosser avec eux s’ils remontent une boîte !

      Parfois voir quelqu’un être confronté au principe de réalité peut-être sympa !

      Radix

    • Par sampiero (---.---.---.184) 7 décembre 2009 19:57

      salut ami radix. reprenons :
      dans le 1er exemple, le patron s’est goinfré grâce au personnel et garde tout pour lui. les gens qui se sont décarcassés sont restés au smic. Ils se découragent, baissent les bras pourquoi vont-ils se crever ? résultat ça capote.

      deuxième cas, ma solution :

      j’ouvre un resto ? Ça marche.
       J’embauche ; le gars est super et me fait décupler ma clientèle !
      Comment je ferais moi dans ce cas ? c’est simple : je lui offre de participer aux résultats. Il continue à bien travailler, on embauche un bon, qui bosse bien : offre de participer aux résultats....ainsi de suite.

      Il faut un cadre ? on nomme le plus méritant et on embauche pour le remplacer...

      résultat : Ca ne capotera jamais, tout le monde peut vivre et prospérer car chacun sait qu’il bosse (aussi) pour lui, pas que pour le patron ou les actionnaires qui n’en foutent pas une..

      Je n’ai rien inventé : ma boite pratiquait cela

      -1966 - 150 personnes siège paris, 2 bureaux de 10 personnes en province.
      -1980 - 2000 personnes, 10 délégations régionales
      -2003 - 6000 personnes, bureaux monde entier.

      jamais de grève, jamais de revendications ;

      personne (les bons) n’est resté smicard, tous les cadres de direction venaient du rang.

      après il y a eu vente, arrivée d’actionnaires et là , ter... mi... né !
      ça plonge ! comme par hasard.

       

    • Par Radix (---.---.---.158) 7 décembre 2009 20:47
      Radix

      Bonsoir Sampiero

      Je connais, dans ma ville il y a une imprimerie qui fonctionne comme cela depuis 30 ans !

      C’est la meilleure pour la qualité du boulot.

      Radix

    • Par 65beve (---.---.---.88) 7 décembre 2009 20:58

      Bonsoir Sampiero,

      Grace à Sarkozy et à sa TVA à 5% le bonhomme peut s’en mettre encore plus dans les fouilles sans augmenter (pour l’instant ?) ses salariés.

      Ce qui est sûr, c’est que si il y a augmentation, ça ne sera pas pour les saisonniers.

    • Par sampiero (---.---.---.184) 7 décembre 2009 21:49

      j’en connais même qui « partagent » les pourboires avec leurs employés.

    • Par brieli67 (---.---.---.123) 7 décembre 2009 22:01

      Hé Papy corse tu rêves ! Nombre de licenciés économiques ont investi leur pactole dans une aventure bistrot, gastronomie....

      Le choc : hormis des copains la salle vide, son idée spécialité andalouseS ou PdT sous toutes ses formes, consistances, couleurs.. proposées aux alentours..... Zinc rutilant, les cartes des ex collèques en vadrouille sous les tropiques au dessus du coin téléphone et caisse.... et seul face à ces boutanches anisées ou autres merveilles à écluser. Le blues... un petit coup pour le moral ! Et c’est la descente... On ne s’improvise pas tavernier ! Ni bourreau d’ailleurs ! Ah les gènes, les clans ... même bon sang saura mentir à l’épreuve.

      Du cuistot toujours encore au tarif d’embauche ? Faudrait voir du côté des avantages en nature. On achète encore 13 à la douzaine sans évoquer la poiscaille qui termine chez nous en Matelote du Rhin et le/s gibiers, les porcelets à la broche, les méchouis grillades... Du clair obscur, deal avec le patron ! Après le coup de feu du Midi, pianos, salamandres .. tout le matos est à sa disposition et vazy que je te fais des conserves artisanales des fonds de sauce au foie gras ? j’approvisionne en produit _ traiteurs les boucheries des environs ou/et les étals des marché_paysans de la région.

      Je te tiens par la barbichette... l’omerta !

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 22:37
      Fergus

      Un petit salut en passant à Radix !

    • Par LOKERINO (---.---.---.237) 8 décembre 2009 09:14
      LOKERINO

      Si c’est si facile pourquoi ne le faites vous pas ? 

      Je me suis toujours demandé pourquoi ceux qui critiquent sans fin les patrons ne le deviennent pas eux même pour montrer l’exemple ? 

      A trop caricaturer, on n apporte pas grand chose au débat , a votre decharge c’est aussi le cas de l’article sujet , alors....

    • Par Luc Paul ROCHE (---.---.---.107) 20 mars 2010 19:52
      Luc Paul ROCHE

      J’ai des amis qui travaillent en restauration et je partage entièrement votre point de vue smiley

  • Par Junior M (---.---.---.108) 7 décembre 2009 13:10
    M.Junior

    Tous auto-entrepreneurs. Aidons les Agents du Pôle Emploi.

    Des jobs à 1 euro pour tous

    Junior M l’emploi

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 15:25
      Fergus

      Bonjour, Juniuor M.

      A propos des auto-entrepreneurs, il semble que seuls 40% aient déclaré un revenu, le plus souvent modeste.

      Cette innovation, excellente sur le papier, se révèle malheureusement un mirage pour beaucoup de chômeurs. Les activités libérales induites par ce statut sont en effet très loin de répondre aux attentes des aspirants auto-entrepreneurs. La faute à une absence d’étude du marché et à une concurrence parfois féroce (ex : dépannage informatique). 

  • Par Paul Muad Dib (---.---.---.2) 7 décembre 2009 13:14

    Et puis, pour être décalé totalement, ayant fait l’expérience en Angleterre dans une école a part, l’expérience de travail collectif volontaire avec salaire égal du directeur au jardinier voici ce que j’en ai tirée : , en un : coopérer volontairement sur un travail issu d’une vision collective pour organiser une bonne société non compétitive mais efficace la ou il faut ,sans être une machine,oui ,tout a fait, 100 fois oui..
    en deux : travailler pour un petit, moyen ou gros patron dans le cadre d’un système marchand de profit qui est la pour le profit personnel, non, c’est une société qu’on m’impose ,je n’en veux pas, alors le gars il travaille 24/24 h franchement je m’en tape de ses objectifs..
    moi je veux un monde non compétitif, donc sans guerres ou la capacité a coopérer est la plus haute des qualités, c’est a dire un monde qui n’a encore jamais existe, presque un monde parallèle..
    compétition ou coopération ,voila les deux seuls choix...non ?
    hélas pour l’instant seul le premier monde de compétition a toujours prévalu, avec son plus haut degré de savoir faire qu’est la guerre..
    c’est fou ce que l’on peut dire sur un tel sujet !
    tiens j’en remet une couche, dans cette école en Angleterre , de par la nature des rapports particuliers entre les personnes, l’efficacité s’en vraiment s’en rendre compte était de mise, contrairement a la propagande qui dit que seul l’appât du gain fait se bouger le cul ce qui est totalement FAUX...

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 15:31
      Fergus

      Merci, Paul, pour ce commentaire que je partage largement.

      Moi aussi, je suis pour cette société de « coopération » (ou de solidarité) qui reste malheureusement du domaine de l’utopie en l’état actuel des mentalités.

      Moi aussi, j’affirme que l’appât du gain n’est pas le seul moteur de la motivation. Si tel était le cas, la moitié des chercheurs auraient abandonné leurs travaux, pour ne citer que cet exemple-là.

  • Par kitamissa (---.---.---.171) 7 décembre 2009 13:46
    kitamissa

    devenir son propre patron,c’est un choix ,périlleux au début quand on n’a que ses propres deniers pour débuter ...

    devenir son propre patron,c’est soit donc par choix,soit par obligation ou opportunité ( mon cas) ,il faut trouver une clientèle,acheter le matériel,la logistique,être en règle avec l’administration,et gagner la confiance des banques et des fournisseurs ....

    ne pas compter ses heures également,et accepter que la vie de famille en subisse le contrecoup ......

    oui,il m’est arrivé de passer des nuits blanches,oui,ma femme partait en vacances avec les enfantset sans moi,et quand j’avais un moment de répit ,j’allais les rejoindre pour quelques jours ....

    et lorsque l’on embauche du personnel,on est responsable et de leur sécurité,et d’assurer les salaires ,et parfois quand le carnet de commande est moins plein,et que des clients ont des retards de paiement,notre propre salaire passe à l’as !.....

    alors bien sûr c’est facile de tirer à boulet rouge sur le petit patron ,mais ce petit partron,c’est la premier employeur de France toutes activités confondues,et ce petit patron il répondra présent même le Dimanche ou les jours fériés ,ou même la nuit ( suivant l’activité bien entendu ) mais le plombier,l’électricien,le chauffagiste,le dépanneur,etc,ils viennent eux ...parce que la conscience professionnelle,ça ne s’apprend pas,on l’a ou pas .

    Kitamissa ,retraité,ex chef d’entreprise de bâtiment TCE ,et ensuite prestataire de service auprès des sociétés de location automobile Avis et Europcar .

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 15:42
      Fergus

      Bonjour, Kitamissa.

      Bonjour, Kitamissa.

      Voilà ce que j’ai écrit à 10 h 30 en réponse à un commentaire d’Actias : « Loin de moi l’idée de taper sur les petits patrons. Il m’est d’ailleurs assez souvent arrivé de les défendre contre les agressions dont ils sont souvent l’objet pour cause d’amalgame avec les comportements choquants de quelques grands patrons. Certains mouillent même leur chemise pour des gains médiocres, parfois à peine supérieurs à ceux de leurs employés. »

      J’ai connu des patrons comme vous et je n’ai jamais eu la moindre intention de leur tirer dessus, bien au contraire car ils sont non seulement le coeur du tissu économique français mais également les premiers créateurs de richesse de ce pays et les premiers employeurs. Nous avons par conséquent tous intérêt à assurer leur survie et celle de leurs entreprises.

    • Par Paul Muad Dib (---.---.---.2) 7 décembre 2009 16:03

      désolé kitamissa, mais ca ne va pas me faire pleurer du tout vos nuits blanches, c’est votre choix de société de compétition, pas le mien, votre choix s’impose par la force a la planète entière, le choix d’une société compétitive truquée et injuste et dont on se demande : mais pourquoi ?? pourquoi donc ? la reponse est simple dans un monde collectif ,il est impossible de faire du profit sur le dos des autres, cette societe competitive est responsable de toutes les guerres qui sont toujours des guerres de profit ..point barre...en plus vous n’assumez pas du tout les cotes négatifs de votre monde, un peu facile a mes yeux..votre monde dont le seul but est le profit, et qui arrive a son apogee, c’est a dire faire du pognon donc avoir le pouvoir , sans absolument rien produire, aujourd’hui les meilleurs d’entre vous sont en train de tout démolir,et c’est trop tard...

    • Par kitamissa (---.---.---.171) 7 décembre 2009 18:45
      kitamissa

      non Muadib ...

      ce n’est pas un choix de compétition,c’est un licenciement de masse dans l’entreprise où je bossais qui m’a mis chômeur à 36 ans en 1978 !......,

      plutôt que de pleurnicher ....

      et pour ne plus que ça recommence j’ai décidé de voler de mes propres ailes !

    • Par Paul Muad Dib (---.---.---.2) 7 décembre 2009 23:48

      je t’ai bien lu ,et je comprends bien ,évidemment..mais cette compétition n’est pas obligatoire ni nécessaire en absolue, je voulais en venir la, une autre façon de vivre ensemble est évidemment possible, quasiment personne n’en veut plus par ignorance je pense..
       tu n’es pas superman , moi non plus ,personne d’ailleurs et ne mérite pas de gagner le jack pot parce que tu t’es mis a ton compte, ni ne mérite de perdre non plus, désolé, cela dit comparé a 800 000 euro mensuels de Thierry henry ,.......... ????!!!!
       c’est ton système qui permet cela et bien pire, c’était mon point et je le maintiens...les puissants de ce monde nous balancent ces propos a la con ,comme sarko ,tout en mensonge, tout en pommade dans le dos, etc..
      je réfute totalement que le petit patron ou le commerçant soient la cheville de notre monde ,car le groupe sans patron ,ou décideur , ou organisateur s’il est uni il peut faire quelque chose de tres bien, mais le pseudo individualisme de nos sociétés me fait gerber,
       réellement seul , un individu ne fait rien ou si peu que ca en est négligeable...
      mon propos est donc une critique féroce de ces systèmes marchands de profit, je suis conscient que dans l’idéal plein de taches sont a accomplir, mais elles peuvent l’être en bonne harmonie et partage plutôt que en compétition et de manière forcée, ennuyeuse et répétitive,..tenant si peu compte des talents et envies de chacun..ce qui est tres injuste..
      nul humain n’a le droit de pouvoir sur un autre ! reste a coopérer, et ca peut être le pied de coopérer sans idée de profit, je l’ai déjà fait plusieurs fois.sur de bonnes périodes..et la tous les talents sont nécessaires, pas un n’est supérieur, un seul est nécessaire : la capacité a coopérer volontairement, c’est ca coopérer , l’envie d’être ensemble se moque de qui fait quoi ,l’important est de vouloir faire de bonnes choses mais...ensemble, le plaisir d’être avec d’autres ,de communiquer, d’apprendre ,de montrer ,de rire, etc
      ps.je vis dans un monde parallèle !
      salutations..

  • Par jacques Roux (---.---.---.162) 7 décembre 2009 13:50
    MICHEL GERMAIN

    Le travail. Marx et Illich. Je pense au travail « fantôme », celui qu’effectue la mère, la femme au foyer sans le travail desquelles le reste ne se pourrait. Je pense également à une société, une civilisation, qui met chacun dans une forme de travail permanente : les vacances (congés payés ou retraite) ne sont qu’un moment du travail car existant à partir du travail comme référence. Le weekend est le moment de la récupération de la force de travail (Marx, en gros). Le « tripalium » instrument de torture, à l’origine du mot travail, qui permet peut être d’expliquer cette plainte émise par votre restaurateur qui souffre de travailler tant (selon lui). Le travail dont on ne sait vraiment à quoi il sert, dont on ne voit jamais le résultat, dont on se demande s’il existerait dans une autre organisation sociale ?
    Votre article est intéressant comme beaucoup de ceux que vous proposez. 

    A bientôt.

    • Par Fergus (---.---.---.254) 7 décembre 2009 16:05
      Fergus

      Bonjour, Jacques, et merci pour ce commentaire qui nous interpelle tous dans la mesure où il pose les grandes questions : Qu’est-ce que le travail ? Est-il possible de le définir réellement ? Qui concerne-t-il ? Les travaux domestiques sont-ils du travail ? Les activités de loisir sont-elles du travail ? Etc.

      Vaste sujet aux contenus économiques, sociologiques, philosophiques sur lesquels on a beaucoup écrit et non moins controversé. Peut-être aura-t-on l’occasion d’en débattre plus avant un prochain jour.

      Merci de rappeler l’origine du mot « travail », ce fameux « tripalium » qui servait à soigner ou ferrer les animaux. J’en profite pour rappeler qu’il a subsisté dans la langue française pour désigner l’appareillage servant à ferrer les animaux de trait. Une photo de l’un d’eux illustre mon récent article intitulé « 1965 : un dimanche au village ».

  • Par kitamissa (---.---.---.171) 7 décembre 2009 14:26
    kitamissa

    ah bon ? donc ,pas de travail,on vit d’amour et d’eau fraîche,de cueillette et de pêche !

    faites donc dès ce soir, pour la cueillette ça va être un peu plus difficile d’ici au mois de Juin ,ou alors en attendant , il va falloir faire les poubelles ou la manche auprès de ceux qui travaillent !

    • Par jacques Roux (---.---.---.251) 7 décembre 2009 21:23
      MICHEL GERMAIN

      Cher Kitamissa...Je ne sais pas vraiment qui vous interpellez ici mais je prends la liberté de me sentir concerné et de répondre.

      Ne vous êtes vous donc jamais demandé si les boulots que vous effectuiez étaient bien utiles ? Je ne pense pas à la chaine actuelle des travaux qui se complètent les uns les autres et qui sont donc « utiles » les uns aux autres mais bien à ceux qui seraient en relation directe avec les vrais besoins humains ? Moi oui, je me suis souvent demandé à quoi de fondamental pouvait bien « servir » ce que je faisais. De la, je me suis mis à considérer que bien peu d’emplois, de travaux, entraient dans cette condition de nécessité. Je me suis dit, prolongeant ce constat, que si l’humanité se mettait à ne faire que ce dont elle a besoin (entendre par la ce qui est nécessaire à la bonne vie) il resterait pas mal de temps pour l’amour et l’eau fraiche dans le pastis.


  • Par pyralene (---.---.---.39) 7 décembre 2009 14:42
    Pyrathome
    Je travaille 18 heures par jour, moi, Monsieur !
    FEIGNANT ! moi c’est 25 heures par jour.....
  • Par beuhrète 2 (---.---.---.212) 7 décembre 2009 14:45

    Dieu ( j’ai mis une majuscule parce que le mot est en début de phrase) , n’a mis que 7 jours pour créer le travail. Il a créé. Nuances !!. Il n’avait pas l’obligation de ramener la paye au bercail pour nourrir la marmaille, payer le loyer et la bagnole. J’allais dire pour…

    http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-25835988.html

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