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Accueil du site > Actualités > Société > L’abolition : après mûre réflexion...

L’abolition : après mûre réflexion...

Récemment était diffusé en deux parties un feuilleton tiré du livre de Robert Badinter, "L’abolition". Outre le plaisir dû à la magnifique interprétation de Charles Berling qui campe un Robert Badinter, avocat charismatique et défenseur acharné de l’abolition de la peine capitale, ce feuilleton m’a donné l’envie de lire ce témoignage de l’ancien Garde des Sceaux de François Mitterrand.

J’avais à peine 8 ans quand a été abolie la peine de mort en France. Cependant, bien des années après, je faisais encore partie de ces Français, longtemps majoritaires, qui étaient favorables à son rétablissement et qui ne comprenaient pas cette obstination qui avait mené ce Robert Badinter à tout mettre en oeuvre pour l’abolir.

Pour moi, le meurtrier d’un enfant ou d’une personne âgée, l’assassin sans scrupule d’un innocent, celui qui se rendait coupable d’un crime atroce, ne pouvait s’en tirer sans que sa tête ne roule à terre après le passage de la lame aiguisée de la guillotine. Je ne pouvais imaginer que cet être ignoble allait passer quelques années en prison pour en sortir un jour et respirer à l’air libre l’oxygène qu’il avait à tout jamais ôté des poumons de sa victime.

Comment, en effet, avoir de la compassion pour celui qui peut tuer de ses propres mains un enfant et anéantir la vie d’une famille ? Quelles peuvent bien être les circonstances atténuantes qui vont venir à son secours ? Toutes les explications du monde, tous les discours portant sur son enfance malheureuse, sa vie tragique et sa grande faiblesse psychologique n’y peuvent rien : il ne mérite nul apitoiement et seule une sentence implacable sera de nature à rendre justice.

A bien réfléchir, si je devais connaître le malheur de tenir à ma merci l’auteur d’un crime odieux à l’encontre d’une personne que j’aime, je pense que j’appliquerai sans nul doute la loi du talion.

Mais cette attitude, toute personnelle qu’elle soit, n’illustre plus ce que je pense de la peine de mort en tant que sanction ultime de notre code pénal. Je distingue la loi du talion de la peine de mort. En tant qu’individu, je défends la loi du talion. Comme citoyen, je prônerais, si elle existait encore, l’abolition de la peine capitale.

A ce moment de mon billet, je dois rendre un hommage appuyé à Messieurs Badinter et Mitterrand qui ont défendu cette abolition alors qu’une très grande majorité de Français y étaient opposés. Il en fallait du courage politique pour défendre cette position et aller au bout de cette conviction. J’ai assez souvent stigmatisé les prises de position et les choix politiques de François Mitterrand pour pouvoir ici lui reconnaître cette qualité d’avoir été, en certaines grandes occasions, un vrai grand chef d’Etat...Et l’abolition fut l’une de ces grandes occasions.

Cela fait quelques années maintenant que ma conviction en ce domaine, a évolué. Depuis mes 8 ans, j’ai pu réfléchir à ce problème. Si durant de nombreuses années, je l’écrivais plus haut, je suis resté convaincu de la nécessité de cette peine, j’ai évolué en plusieurs étapes pour en arriver aujourd’hui à croire que son abolition est consubstantielle à l’idée même que nous pouvons nous faire de la Justice et de l’Etat de Droit.

D’une part, il a été prouvé, sans discussion possible, que la peine de mort n’a jamais été un rampart contre les crimes odieux : elle n’est pas dissuasive. Voilà déjà l’argument le plus fort en faveur de son maintien qui ne tient plus. En effet, si elle était dissuasive, nous pourrions être tentés de penser qu’il vaut mieux la conserver dans l’arsenal judiciaire et l’appliquer de temps à autre pour l’exemple.

D’autre part, certaines erreurs commises par l’institution judiciaire sont ici sans appel. Un condamné à mort, une fois que sa tête aura été coupée, n’aura plus jamais l’occasion d’être réhabilité si jamais sa culpabilité venait à être remise en cause par de nouveaux éléments de l’enquête. On peut toujours remettre en liberté un homme 20 ans après son incarcération (malgré tout ce qui ne lui sera jamais rendu), mais on ne recollera jamais une tête sur un corps sans vie...

Enfin, et c’est le coeur même de ce qui est ma réflexion, une société démocratique basée sur l’Etat de Droit, au sens propre et philosophique de ce que signifie cette expression, ne peut, selon moi, condamner à mort une personne pour quelque crime odieux et abominable que ce soit. Tuer un homme n’est pas la solution et revient à ajouter du sang au sang déjà versé. Ce sang qui viendra couler au pied du bourreau ne sera jamais que le sang d’un homme ; or, notre société en déclarant le caractère sacré de la vie, ne peut vouloir verser ce sang. Il en va de la nature même de notre société.

Alors bien sûr, on me rétorquera qu’à défaut d’être dissuasif, la grande qualité de la peine de mort est de régler définitivement le sort d’une personne qui ne mérite plus de vivre au sein de notre société parce que trop dangereux pour elle. En ce cas, évidemment, je suis pour l’incompressibilité de la réclusion à perpétuité. Il n’est pas admissible que notre société condamne à mort ; il n’est pas non plus admissible qu’un certain laxisme permette à des assassins de sortir de prison après une peine de 30 ans. Je n’admets pas qu’un homme de 25 ans ayant violé et tué un enfant puisse sortir un jour de prison et reprenne une vie normale à la cinquantaine.

Evidemment que les conditions d’enfermement n’auront pas été faciles tous les jours pour cet homme...il ne manquerait plus que ça...Evidemment que rester enfermé de l’âge de 25 ans à l’âge de 55 ans ne doit pas être une sinécure...Il ne manquerait plus que ça...Evidemment que cet homme a pu réfléchir à ce qu’il a fait, qu’il a peut être guéri des troubles psychologiques qui l’ont amené à commettre l’irréparable...Mais quoi ? Faudrait-il lui donner une seconde chance ?

Mon opposition à la seconde chance dans ces cas-là est tellement proche de mon opposition à l’abolition que j’éviterai d’être catégorique. Mais, j’ai la faiblesse de croire que si notre société ne peut donner la mort, elle se doit d’être intraitable dans certaines situations. La perpétuité doit être réelle et le condamné doit purger jusqu’à la fin de ses jours cette peine entre quatre murs. Cette position heurtera sans doute celles et ceux qui croient profondément à la rédemption ou encore à la guérison sincère de ceux qui se sont rendus coupables. Un homme peut-il changer ? Oui, sans doute... Mais faut-il pardonner ? La question demeure ouverte...

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38 réactions à cet article    


  • morice morice 17 février 2009 22:58

     Cependant, bien des années après, je faisais encore partie de ces Français, longtemps majoritaires, qui étaient favorables à son rétablissement et qui ne comprenaient pas cette obstination qui avait mené ce Robert Badinter à tout mettre en oeuvre pour l’abolir.

    faut être bête pour encore penser ça. Très bête. Merci de vous en être rendu compte. Etre civilisé, c’est ça, justement, ne pas faire la même chose. Le meurtrier préfère la mort à la prison : c’est ce que n’a cessé de dire Buffet. Bontemps n’a jamais tué personne, on l’a coupé en deux : accepter ça est IMPOSSIBLE à un être humain : vous voilà devenu homme censé. 


    • Schweitzer 17 février 2009 23:32


      Le meurtrier préfère la mort à la prison


      Du coup, l’innocent aussi ! Faut être cohérent jusqu’au bout, M’sieur...

      Si se reveiller au trou, tous les matins, en sachant pourquoi on est là, c’est insupportable, se réveiller au trou, tous les matins, en ne sachant pas pourquoi on est là, c’est l’enfer !!!

      L’argument de l’erreur judiciaire tombe. Pour l’innocent, l’exécution, c’est la fin du cauchemar.


    • Robert M Robert M 18 février 2009 07:57

       @ Morice.

      Qualifier l’auteur de "très bête" parce qu’il pensait cela à une certaine époque est aussi stérile que si je vous qualifiais d’"infantile" parce que vous suciez votre pouce à l’âge de 1 an.

      L’évolution de la pensée d’un homme est un processus respectable, une belle aventure qu’il faut admirer. Ce processus nous concerne tous (normalement), d’une façon ou d’une autre. Le méconnaître est étrange.

      Et même s’il pensait encore cela, ce ne serait pas "très bête". Ce serait... Une opinion différente de la vôtre. 


    • michel 21 février 2009 10:16

      Le mépris manifesté par votre commentaire est surprenant mais si c’est ainsi que vous raisonnez, c’est dommage pour vous....Finalement, je connais des partisans de la peine de mort qui sont bien plus tolérants que vous et bien plus fins dans leurs analyses, même si je ne partage plus leur cause.


    • michel 21 février 2009 10:17

      A Robert M :

      Merci pour votre commentaire smiley


    • Bois-Guisbert 17 février 2009 23:14

      "D’une part, il a été prouvé, sans discussion possible, que la peine de mort n’a jamais été un rampart contre les crimes odieux : elle n’est pas dissuasive."

      C’est archifaux. Hashem Dezhbakhsh, Paul Rubin et Joanna Shepherd auteurs de "The Deterrent Effect of Capital Punishment : Evidence from a “Judicial Experiment” démontrent irréffutablement le contraire.

      On peut ajouter que si l’application de la peine de mort ne sauvait qu’une seule vie innocente tous les dix ans, que ce serait déjà amplement suffisant pour justifier toutes les exécutions de la période.

      Pour nier l’effet dissuasif, les abolitionnistes produisent des statistiques d’homicides pour l’avant et l’après peine de mort, là où elle a été abolie. Ils oublient simplement de préciser que la peine de mort est généralement retirée du Code pénal après une période, plus ou moins longue, d’abandon progressif qui a déjà considérablement amoindri la menace qu’elle représente dans l’esprit des criminels potentiels. L’argument est donc fallacieux.


      "D’autre part, certaines erreurs commises par l’institution judiciaire sont ici sans appel. Un condamné à mort, une fois que sa tête aura été coupée, n’aura plus jamais l’occasion d’être réhabilité..."

      « …s’il est vrai (des faits récents le prouvent, hélas) qu’on ne peut jamais être à l’abri d’une exécution injustifiée, il n’en reste pas moins qu’on ne peut abolir une institution au nom de la seule éventualité du mauvais usage qui pourrait en être fait, car bien peu de mécanismes humains résisteraient au tri comme insusceptibles d’abus.  » (Marie-Laure Rassat, professeur de droit pénal à l’Université de Paris XII, in « Contre ou pour la peine de mort », Librairie philosophique J. Vrin, Paris 1979, pp 29-30).

      "...notre société en déclarant le caractère sacré de la vie..."

      Quand une société ne cultive plus de valeurs telles qu’elles l’emportent sur celle de la vie du misérable qui les transgresse, c’est qu’elle est gravement malade, voire moribonde.


      • morice morice 18 février 2009 09:39

        Votre « enquête » ne tient pas debout, et lorsqu’on évoque le « respect de la vie » pour excuser le droit de tuer, on est bien en pleine contradiction : restez donc « pro-life », avec votre pensée du Moyen-Age. On est au XXI, eme, vus n’avez que 7 siècles de retard, là... la peine de mort n’a JAMAIS été dissuasive, toute l’HISTOIRE le démontre. Bref, en prime d’être pro-life avéré, vous est nul en histoire. Souvent, ça va avec, remarquez.


      • Yena-Marre Yena-Marre 18 février 2009 09:59

        Morice , je rend hommage à votre combativité ! Venir ferrailler sur un sujet comme celui ci ! Energie dépensée inutilement , discuter avec un mur , c’est pareil , et encore c’est p’etre moins buté ! Ils n’ont même pas compris que le retour en arrière est impossible ces fachos !


      • Bois-Guisbert 18 février 2009 10:19

        Pour ceux qui sont réceptifs à la vérité et aux démonstrations scientifiques, je précise que The Deterrent Effect of Capital Punishment : Evidence from a "Judicial Experiment" porte sur une période de vingt ans et sur l’impact des exécutions capitales sur la criminalité.

        Les auteurs démontrent que le nombre des homicides enregistrés dans l’ensemble des Etats-Unis régressent dans une fourchette comprise entre 8 et 28, après chaque exécution. 

        Dans un pays, où les homicides sont, en moyenne, de l’ordre de 50 par jour, le "gain" est loin d’être négligeable. Sauf pour les abolitionnistes.

        Qui ne sont pas non plus gênés par le fait que, pendant que les parents de ses victimes, sont écrasés d’un chagrin inextinguible, Fourniret se la coule douce dans une cellule confortable, où il est protégé de la vindicte des autres détenus :

        « Fourniret a toujours été extrêmement solitaire. Il écoute de la musique, joue aux échecs, rédige des textes. Sur ce point, ça n’a pas l’air de beaucoup l’effrayer. Il s’est organisé une vie en milieu carcéral qui n’est pas si désagréable que ça » . Me Thierry Bourbouze, ancien avocat de cette saleté.

        A côté de ces réalités, la sensiblerie modèle Victor Jugo, rectifié XXIe siècle, d’un Morice, fait figure d’indécence.


      • geko 18 février 2009 10:23

        Aux USA depuis 1973, "124 condamnés à l’injection létale ont été libérés après avoir été innocentés. (site d’Amnistie Internationale, section canadienne francophone). Et combien d’innocents ont-ils été exécutés ?"

        On peut ajouter que si l’application de la peine de mort ne sauvait qu’une seule vie innocente tous les dix ans, ça ne dérangerait pas des boisguibert d’assassiner des patrick Dills ?


      • Bois-Guisbert 18 février 2009 10:54

        Aux USA depuis 1973, "124 condamnés à l’injection létale ont été libérés après avoir été innocentés. (site d’Amnistie Internationale, section canadienne francophone).

        Il faudrait quand même produire des sources un peu plus crédibles  smiley smiley


      • Neozenith 18 février 2009 13:47

        Puisque vous voulez parler des Etats-Unis d’Amérique, parlons-en : Quelle est la proportion de délits et crimes dans ce pays prônant la peine de mort comparée à celle dans notre propre pays ? La différence est énorme.

        Et si vous me répondez que les 2 pays ne sont pas comparables (ce qui n’est pas complètement faux), allez vérifier la différence entre un état tel que le Texas (l’état américain qui exécute le plus de personnes par an) avec un état qui ne condamne plus personne depuis des années... La proportion de crime est au moins identique, si ce n’est supérieure dans le Texas !


      • Bois-Guisbert 18 février 2009 15:54
        allez vérifier la différence entre un état tel que le Texas (l’état américain qui exécute le plus de personnes par an) avec un état qui ne condamne plus personne depuis des années...

        Ce ne serait pas pertinent non plus. Ce qui change, au Texas, c’est la composition de la population. En 2006, les Noirs étaient 11,9 % et les Hispaniques, 35,7 %, soit au total 47,6 %, soit encore un "Texan" sur deux.

        Ce qui fait qu’entre Etats américains non plus, les comparaisons ne sont guère pertinentes, puisqu’il y a des communautés qui sont plus criminogènes que d’autres. Au Texas, en outre, devrait vraisemblablement s’y ajouter une habitude de violence liées aux conditions de vie "viriles" du XIXe siècle.

        Comment comparer, par exemple, le turbulent Texas avec le placide Maine, où la peine de mort a été abolie en 1887, et où les communautés noire et hispanique ne représentent, au total, que 1,8 % de la population ? 

        Pour parler de cet aspect de la question, et faire des comparaisons vraiment pertinentes, il faudrait disposer d’une grande quantité d’informations que je n’ai vraiment pas le temps de collecter.
         
        Et ça n’en vaudrait pas la peine, puisque je pense avoir déjà fourni suffisamment de bons arguments aux défenseurs de la peine de mort, mon propos n’étant évidemment pas de chercher à convaincre un ou quelques abolitionnistes.

        Sur le plan des "bons arguments", je note que personne n’entre en matière sur la petite vie pépère que Fourniret se fait au placard, mise en parallèle avec l’inextinguible douleur des parents de ses victimes.

      • Emile Red Emile Red 18 février 2009 17:47

        Guisbert, tu pues le racisme à 10 000 lieues.
        S’il y a des populations criminogènes tu sais parfaitement que ce n’est pas dû à leur provenance mais bien à leur niveau social.

        D’autre part puisque tu veux des arguments sensés, je vais t’en donner un imparable : si un criminel pour un meurtre doit être condamné à mort, pourquoi se limiterait-il, s-il sait qu’en tuant plus il peut sauver sa fuite et sa tête ? Tu iras dire aux parents des victimes colatérales que c’est grace à ton souci barbare que leurs enfants sont morts ?

        Tu es vraiment une merde...


      • Bois-Guisbert 18 février 2009 18:59
        «  Guisbert, tu pues le racisme à 10 000 lieues. »
         
        C’est ton tarbouif, c’est ton odorat, c’est donc ton problème !

        « S’il y a des populations criminogènes tu sais parfaitement que ce n’est pas dû à leur provenance mais bien à leur niveau social. »
         
        Vaste sujet qui obligerait à se pencher sur la question de savoir si lesdites populations ont les aptitudes nécessaires pour s’élever socialement. Je veux dire massivement, parce que quelques individus qui réussissent on les trouve toujours (Rice, Powell, Obama), mais en termes de relèvement du niveau social moyen, c’est tout autre chose…
         
        C’est la raison pour laquelle j’observe avec la plus grande attention l’expérience bolivarienne de Chavez. Je pense personnellement qu’elle est vouée à une faillite retentissante du fait de la calamiteuse médiocrité des ressources humaines du Venezuela, mais si les dix prochaines années démontrent que je me suis trompé, je serai prêt à réviser bon nombre de choses.
         
        Si je pense que l’échec est au bout de la route, c’est qu’aucun exemple du passé ne démontre que le relèvement global d’une population de faible qualité soit possible. Cuba a connu quelques succès dans le domaine de l’enseignement et de la médecine, mais le niveau social moyen de la population est resté extrêmement bas, au cours des trente années pendant lesquelles l’économie a été tenue à bout de bras par l’URSS.
         
        Et, franchement, je n’ai pas connaissance d’un peuple qui, pendant cent ou deux cents ans, s’est montré apathique, fataliste, désordonné et futile, soit subitement devenu entreprenant, ingénieux, inventif, besogneux et efficace. C’est cette réflexion de bon sens qui me fait dire qu’Ivo Moralès subira un fiasco en tous points identiques que celui de son homologue de Caracas.

        « D’autre part puisque tu veux des arguments sensés, je vais t’en donner un imparable : si un criminel pour un meurtre doit être condamné à mort, pourquoi se limiterait-il, s-il sait qu’en tuant plus il peut sauver sa fuite et sa tête ?  »
         
        Comme un criminel ne tient pas davantage à aller en prison pour de nombreuses années, « pourquoi se limiterait-il, s’il sait qu’en tuant plus il peut sauver sa fuite et sa » liberté ? Tu parles d’un argument imparable ! smiley ! smiley ! smiley !

      • Neozenith 19 février 2009 09:20

        @Bois-Guibert

        Il semblerait que vos explications racistes sur le nombre plus important d’exécutions aux Texas ne tienne pas vraiment la route :

        "[La peine de mort] tend à être appliqué de manière discriminatoire, en fonction des origines ethniques et sociales"

        Ca, ce n’est malheureusement pas une nouveauté...

        "Aux USA, un Noir qui tue un Blanc a six fois plus de risques de se retrouver sur la chaise électrique qu’un Blanc qui tue un Noir."

        Je suis certain que vous trouvez ce fait simplement normal, et je n’essayerai même pas de vous raisonner. Mais que 2 personnes ne soient pas condamnés de la même manière pour un même crime, c’est ce qu’on appelle de la discrimination !

        "La proportion de Blancs et de Noirs parmi les victimes de meurtre est quasiment égale, mais
        81 p. cent des personnes ayant fait l’objet d’une exécution depuis 1977 avaient été reconnues coupables de crimes envers des victimes blanches"

        "Parmi les personnes exécutées en 2003 :


        - 41 étaient blanches

        - 20 afro-américaines

        - 3 hispaniques

        - 1 indienne de nationalité américaine "

        Chiffres portant sur les exécutions aux Etats-Unis. D’après toutes ces statistiques, ça nous fait 63% de blancs condamnés, et 24 personnes d’autres origines. Hors les personnes d’origine "non blanches" ont six fois plus de risques de se faire condamner à mort pour le même crime. J’ai envie de dire (même si le rapprochement n’est pas tout à fait correct), que sur ces 24 personnes "non blanches", seules 4 auraient du être condamnées.
        Soit 40 blancs contre 4 personnes d’origine étrangère... Etant donné que la proportion blanche aux Etats-unis doit tourner autour de 70%, on pourrait conclure qu’en fait ce sont les blancs qui ont le plus de tendances meurtrières...

         

      • Bois-Guisbert 19 février 2009 09:54

        "Il semblerait que vos explications racistes sur le nombre plus important d’exécutions aux Texas ne tienne pas vraiment la route..."

        J’ai déjà dit qu’il faudrait disposer d’une quantité de paramètres, que je n’ai pas le temps de réunir, pour restituer une vision exacte de la situation.

        Par ailleurs, je ne vois pas ce qu’il y a de raciste dans le fait de dire qu’au Texas, il y a une pratique de la violence remontant à la brutalité du XIXe siècle. Et pas davantage dans le fait que le Maine est un Etat placide - dans lequel le vol d’une chaise en plastique est une information pour le journal local -, tandis que le Texas est un Etat turbulent.

        En outre, il me parait tout à fait évident que si le Maine était subitement envahi par des vagues d’Afroricains et de Latinos, sa qualité de vie ferait un énorme bond en arrière. Il est possible que cette affirmation soit à considérer comme raciste, mais alors il y a quantité d’observations correspondant à la stricte réalité, qu’il faudrait taire pour ne pas heurter la religion des temps modernes. Qui n’a pas avantageusement remplacé les précédentes !

        Pour le reste, vous spéculez beaucoup à partir de données statistiques très fragmentaires, pour ne pas dire douteuses. Il conviendrait, par exemple, de déterminer si l’unanimitlé du jury est requise pour une condamnation à mort et, ce point acquis, ce qu’il en est de la composition ethnique des jurys, puisqu’il est douteux qu’ils soient monocolores...

        Des éléments comme ceux-là qui permettent de faire une réflexion vraiment approfondie, ce qui nous est impossible en l’état actuel des choses. Sauf à nous contenter des affirmations péremptoires des abolitionnistes que leur origine même tend sujettes à caution. Certaines officines se placent tellement au-dessus du jugement commun par leurs objectifs "nobles et élevés", qu’elles en viennent à considérer la vérité comme quelque chose d’assez secondaire.

        A ce propos, j’ai une anecdote révélatrice à rapporter. J’ai parlé, plus haut, de l’étude réalisée par les professeurs Hashem Dezhbakhsh, Paul Rubin et Joanna Shepherd, sous l’édide de l’Université Emory, d’Atlanta. Or, c’est sur un site abolitionniste que j’avais découvert son existence, et bien, depuis, cette référence a été supprimée. C’est que quelqu’un se sera avisé que cet honnête complément d’information était de nature à faire du tort à la Cause. Il reste que le mensonge par omission est aussi un mensonge.


      • Neozenith 19 février 2009 13:32

        "En outre, il me parait tout à fait évident que si le Maine était subitement envahi par des vagues d’Afroricains et de Latinos, sa qualité de vie ferait un énorme bond en arrière. Il est possible que cette affirmation soit à considérer comme raciste, mais alors il y a quantité d’observations correspondant à la stricte réalité, qu’il faudrait taire pour ne pas heurter la religion des temps modernes. Qui n’a pas avantageusement remplacé les précédentes ! "
        Comme dit précédemment, la qualité de vie ne dépend pas de la couleur d’un communauté mais de sa catégorie sociale... Et je ne pense pas que les religions qui précédent "la religion des temps modernes" étaient globalement meilleures, mais ce n’est pas le débat ici...

        "Pour le reste, vous spéculez beaucoup à partir de données statistiques très fragmentaires, pour ne pas dire douteuses. Il conviendrait, par exemple, de déterminer si l’unanimitlé du jury est requise pour une condamnation à mort et, ce point acquis, ce qu’il en est de la composition ethnique des jurys, puisqu’il est douteux qu’ils soient monocolores... "

        C’est vrai que mes données sont assez éparpillées , mais j’ai récolté ce que j’ai pu, et je n’ai pas trouvé de sources traitant à fond de cette question, d’où ma pêche fragmentée. Je ne considère cependant pas cela comme un problème, puisqu’il a quand même rempli son office, à savoir illustrer mon propos.
        Quand à la composition du jury, celle-ci est sélectionnée "au hasard" (ou du moins devrait l’être). Et si ce n’était pas le cas, ce n’est certainement pas dans un état tel que le Texas qu’on verra une discrimination positive à la sélection d’un jury ! Et puisque vous en parlez, j’ai relevé ce matin en effectuant mes recherches qu’il y ait eu un tolé de ce type, suite à la forte proportion de blancs dans plusieurs jurys qui condamnèrent les accusés à la peine de mort... Mais je n’ai plus le lien, désolé.


      • Bois-Guisbert 19 février 2009 17:59

        Comme dit précédemment, la qualité de vie ne dépend pas de la couleur d’un communauté mais de sa catégorie sociale...

        Elle dépend pour une très large part de l’homogénéité culturelle de sa composition. Parce que c’est de là, et pas de l’appartenance à une classe sociale, que découlent lea affinités réellement profondes.

        "C’est vrai que mes données sont assez éparpillées , mais j’ai récolté ce que j’ai pu, et je n’ai pas trouvé de sources traitant à fond de cette question, d’où ma pêche fragmentée. "

        Il faudrait avoir le temps de prospecter des sites anglophones...

        Dans l’intervalle, j’ai appris ici même, sur un autre fil, que la Floride est le seul Etat à ne pas exiger l’unanimité du jury pour prononcer la peine de mort. A partir de là, l’accusation selon laquelle les accusés noirs sont pénalisés par des jurys blancs est sérieusement redimensionnée... Mais encore une fois, on manque de matériel iinformatif.


      • appoline appoline 20 février 2009 13:47

        @ Morice,
        Pour éviter toute polémique, je dirais, qu’importe que la peine de mort soit dissuasive ou non, elle a le mérite de soustraire de la société des bêtes fauves malfaisantes sans que celle-ci n’ait à supporter les frais de leur incarcération.

        Ce qui est inadmissible, c’est que le référendum nous soit passer sous le nez et pour cause : le gouvernement savait très bien que la majorité des français voulaient le maintient de la peine de mort. Ignorer la voix du peuple est comme le mépris d’un intellectuel qui pense que seule son opinion est digne d’écoute car la masse est trop bête pour réfléchir par elle-même.


        • Grasyop 18 février 2009 10:10

          Je suis à la fois contre la peine de mort et la perpétuité sans espoir de sortie. Je me demande d’ailleurs laquelle de ces deux peines est la plus cruelle. La société ne devrait exercer de violence que le minimum raisonnablement nécessaire à sa sécurité, sans esprit de vengeance. L’expression « il ne mérite pas » me déplaît : je considère qu’un assassin est toujours quelqu’un de plus ou moins dérangé mentalement, victime de lui-même, et que si on doit certes l’empêcher de nuire, on ne doit pas non plus lui infliger plus de souffrance que nécessaire.


          • zoup 18 février 2009 11:43

            Je suis tout à fait d’accord avec vous.


          • Emile Red Emile Red 18 février 2009 17:50

            Tout à fait d’accord...

            Et que diable, pourquoi reprocher à quelqu’un de faire dans l’illégalité ce que la société serait légitimement en droit de faire en toute légalité.
            La peine de mort est un déni de justice, social et humain.


          • saint_sebastien saint_sebastien 18 février 2009 10:48

            A l’auteur : vous confondez Justice et vengeance, voila pourquoi vous êtes favorable à la peine de mort. Dans certains états des Usa, la justice n’est qu’une sorte de Lynchage légal.

            En chine, on execute les drogués, en arabie Saoudite, on coupe la mains des voleurs et on lapide les femmes adultères, est ce de cette justice que vous vous réclamez ?

            Une justice sans peine de mort est la marque d’un pays pacifié, la peine de mort traduit un état de farwest, ya t il moins de crimes au Texas qu’en France ?

            Non un criminel risquant la peine de mort prendra plus de risques de ne pas se faire prendre, augmentant sa propension à tuer des policiers et des civils par exemple...


            • Bois-Guisbert 18 février 2009 11:19

               la peine de mort traduit un état de farwest, ya t il moins de crimes au Texas qu’en France ? 

              Réflexion dénuée de sens ! Les pays du monde où le nombre d’homicides pour 100’000 habitants est le plus élevé ont tous aboli la peine de mort :


              — Colombie  : 60,8 assassinats pour 100’000 habitants

              — Afrique du Sud : 51,4

              — Venezuela : 33,1

              — Russie :28,4

              — Brésil : 23,3

              A titre de comparaison :


              — Etats-Unis : 6,2 homicides pour 100’000 habitants

              — France : 0.7

              — Arabie Saoudite : 0,1

              P.S. - Compte des émeutes que cela pourrait provoquer, il est à peu près certain qu’en France, aujourd’hui, on n’oserait plus exécuter un Maghrébin, comme l’ignoble Hamida Djandoubi, fort justement guillotiné en 1977, pour avoir tué une prostituée après l’avoir torturée trois jours durant.


            • saint_sebastien saint_sebastien 18 février 2009 11:55

              lol , d’ou sortent ces chiffres ? prennent ils en comptent les condamnés à mort ? smiley


            • saint_sebastien saint_sebastien 18 février 2009 12:06

              vous oubliez le swaziland :

              88,6 homicides pour 100000 hab et la peine de mort bien appliquée...


            • Bois-Guisbert 18 février 2009 12:49

              Je ne vois pas où vous voulez en venir. Il n’y a plus eu d’exécution capitale au Swaziland depuis 1982.

              Quant à l’origine des chiffres que j’ai fournis, si vous êtes connecté à Internet et si vous savez vous servir de Google, vous devriez pourvoir la trouver par vous-même...


            • geko 18 février 2009 14:21

              Tes sources Boiguibert ?

              "Grâce à des tests ADN, dix-neuf personnes ont été innocentées depuis 2001 de crimes pour lesquels elles avaient été condamnées à de la prison, a expliqué Craig Watkins, procureur du comté de Dallas (Texas), assurant qu’il était "de sa responsabilité" de rouvrir la totalité des dossiers" La suite de l’article


            • geko 18 février 2009 14:27

              Boiguibert et ses racourcis cerveaux primaires qui établit une relation causale entre le nombre d’homicides pour 100000 d’habitants et la peine de mort !

              "Quelques 68 % des 5 760 condamnations à mort prononcées aux Etats-Unis entre 1973 et 1995 ont dû être annulées en appel du fait d’erreurs judiciaires. C’est la conclusion à laquelle est parvenu un rapport explosif publié lundi par l’école de droit de l’université new-yorkaise, Columbia.

              Le rapport intitulé "Un système brisé" a été réalisé par une équipe dirigée par le professeur James S. Liebman est le résultat d’une enquête menée durant neuf ans sur la base des dossiers de l’ensemble des 5 760 condamnés à la peine capitale durant la période concernée. Si jusqu’en 1995, "seulement" 5 % des détenus des couloirs de la mort ont été exécutés, ce taux va en s’accroissant rapidement : en 1995, cinquante-six personnes ont été victimes de l’assassinat légalisé (dont sept avaient abandonné tout espoir et demandé à être exécutées) alors qu’en 1999 ils ont été au nombre de quatre-vingt-dix-huit. 75 % des condamnés dont le procès a été révisé ont vu leur peine commuée, 7 % été acquittés, et 18 % de nouveau condamnés à mort.

              "Il ne s’agit pas seulement de cas isolés, ni dans un seul Etat. Mais des erreurs de niveau épidémique ont été trouvées à travers tout le pays", constate James Liebman. Il indique que les causes essentielles des "erreurs" sont l’incompétence profonde des avocats (37 %) - dans la plupart des cas de réquisition de peine capitale, les défenseurs sont commis d’office et recrutés parmi les moins habiles - et la partialité du procureur (16 %) qui vont souvent jusqu’à retenir des preuves à décharge et en fabriquer d’autres, à charge. Dans de nombreux Etats les équipes d’avocats spécialisés dans ce domaine n’obtiennent plus de subventions publiques. La police est aussi dénoncée notamment pour fabrication de faux témoignages. Le système judiciaire américain est fondé sur le système accusatoire. Partant de là, le pouvoir public, en l’occurrence l’accusateur, recherche en priorité les preuves à charge. La défense, quant à elle, devra compter sur ses propres moyens pour tenter de prouver l’innocence de l’accusé.

              Le rapport cible également des juges qui ont fait de la peine de mort leur "spécialité", choisissant des jurés à leur convenance pour pouvoir mieux les influencer. Notons qu’aux Etats-Unis, un candidat juré qui n’est pas favorable à la peine de mort est légalement récusable.

              L’enquête menée par Columbia n’est pas une dénonciation de la peine de mort, mais il est d’autant plus un terrible réquisitoire contre la pratique de cette forme de châtiment définitif, puisqu’il démontre qu’il n’est pas possible d’arriver à une absence totale d’erreur. Ce qui a d’ailleurs conduit le gouverneur républicain de l’Illinois à prononcer un moratoire, car en cas de peine de mort, une seule erreur est "une erreur de trop". Il est évident que lorsque la condamnation n’est pas la mort, le jugement peut toujours être révisé.

              Commentant le rapport, le porte-parole de George W. Bush, le sénateur texan candidat à l’investiture présidentielle républicaine, Ari Fleischer a cru pouvoir affirmer que le nombre important de révisions engagées "montre qu’il y a un taux de vigilance particulière dans les cas de condamnations à mort". D’ailleurs, a-t-il estimé, il ne s’agit pas d’une "question d’innocence ou de culpabilité mais du choix de la punition appropriée"...

              Un argument réduit à néant par le rapport qui montre que le taux de révision est lui-même aléatoire. Ainsi, 100 % des condamnations capitales ont été annulées pour erreur judiciaire au Kentucky, dans le Maryland et au Tennessee. Ce taux est de 91 % au Mississippi et seulement de 18 % en Virginie, un Etat qui se situe au deuxième rang, après le Texas, du palmarès de la mort, avec 75 exécutions. Ce qui conduit James Liebman à souligner que l’enquête "révèle qu’un système où la vie et la mort sont en jeu a produit davantage d’erreurs que nous ne tolérerions dans n’importe quel autre champ d’activités moins important". Et ajoute-t-il, "l’étude montre l’énorme inconsistance, une justice soumise aux aléas de la géographie et du hasard, qui caractérise la nature du système de la peine de mort".

              Le rapport confirme aussi un fait déjà empiriquement connu : l’application de la peine de mort n’a pas d’effet sur le taux de criminalité. Au contraire, alors que le taux général américain de meurtre est de 9 pour cent mille habitants, il s’élève à 9,3 % dans les Etats qui pratiquent le meurtre légal.

              A l’inverse, les condamnations à mort ne sont pas proportionnelles au nombre de meurtres commis. Ainsi au Wyoming, 6 % de tous les meurtres commis dans l’Etat se traduisent par une peine de mort, soit quatre fois plus que dans tous les autres Etats assassins, alors que ce taux n’est que de 0,6 % dans le Maryland. De même le nombre de peines capitales prononcées dans des affaires d’homicide varient largement selon les Etats. Les Etats les plus assassins ne sont pas ceux qui prononcent le plus de peines capitales, en revanche ce sont eux qui exécutent le plus rapidement et le plus facilement des condamnés, sans attendre qu’ils aient épuisé tous leurs droits à recours.

              Dernier point, mais pas le moins scandaleux, le rapport souligne que la loi sur l’ "application effective de la peine de mort" approuvée en 1996 par le président Bill Clinton pour soi-disant, abréger le temps qui sépare la condamnation et l’exécution, ne fait qu’accroître le nombre d’erreurs non détectées à temps pour empêcher la mort du supposé coupable. "Si un hôpital avait un taux de deux tiers d’erreurs chirurgicales, combien de temps cela prendrait-il pour le fermer ?" Cette apostrophe du sénateur démocrate Patrick J. Leahy est symbolique du trouble qui frappe depuis quelque temps l’opinion publique américaine quant à la peine de mort. Le nombre de ses partisans est passé 80 % en 1994 à 66 % au printemps 2000.

              Michel Muller"

              Quant à l’origine de texte que j’ai fourni Boaguibert, si vous êtes connecté à Internet et si vous savez vous servir de Google, vous devriez pourvoir le trouver par vous-même... !


            • Bois-Guisbert 18 février 2009 16:20
              Boiguibert et ses racourcis cerveaux primaires qui établit une relation causale entre le nombre d’homicides pour 100000 d’habitants et la peine de mort !
               
              Etes-vous sûr, absolument sûr, d’avoir bien lu et tout compris ? smiley smiley smiley
               
              «  Quant à l’origine de texte que j’ai fourni Boaguibert, si vous êtes connecté à Internet et si vous savez vous servir de Google, vous devriez pourvoir le trouver par vous-même...  ! »
               
              Absolument, et je suis tombé, sans surprise, sur un article de L’Humanité, le quotidien du parti aux cent millions de morts. Des orfèvres, dont il faudrait ressortir les textes qu’ils publiaent au moment de la prise du pouvoir cambodgien par les Khmers rouges.
               
              Sacré geko, je lui préfère ses homophones qui bouffent les moustiques au plafond, dans les chambres des pays tropicaux, dont le Cambodge justement smiley

            • saint_sebastien saint_sebastien 18 février 2009 19:10

              combien de mort tout les jours grace au libéralisme ?


            • Bois-Guisbert 18 février 2009 20:13

              Deux cent mille ?


            • geko 18 février 2009 20:28

              Boisguibert je doute que S. Liebman un professeur de droit à Columbia soit communiste !


            • michel 21 février 2009 10:13

              Je ne confonds absolument pas "vengeance" et "Justice" ... C’est même tout le contraire. Je pense que vous avez lu mon article en diagonale. Relisez-le et vous verrez qu’au contraire je distingue ma réaction d’individu (vengeance) à celle du citoyen (justice)....Merci pour votre commentaire néanmoins.


            • Neozenith 18 février 2009 13:52

              Merci à l’auteur de ce témoignage. Sur le sujet de la peine de mort ou de la condamnation à perpétuité, on ne pourra jamais définir des règles tout à fait justes, et il est bon de savoir quelle tendance adoptent les personnes qui changent peu à peu d’avis à ce sujet...


              • Thoth 24 février 2009 19:06

                Les loubards, eux n’ont pas voté l’abolition de la peine de mort. On le voit tous les jours. smiley

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